7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:46

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6 septembre 2020 7 06 /09 /septembre /2020 09:38

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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 16:14

La rentrée 2020 en lycée professionnel s’effectue sous les pires auspices : à la calamiteuse réforme de la voie professionnelle, s’ajoute la mauvaise gestion de la crise sanitaire.

La réforme de la voie professionnelle poursuit sa mise en place cette année en 1re BAC PRO. En plus de la baisse du volume horaire global, elle induit des pertes d’heures disciplinaires généralisées pour abonder des dispositifs n’ayant jamais fait leurs preuves et rejetés par la majorité des enseignante-e-s PLP. Tel le pompeusement nommé “chef d’œuvre”, anciennement Projet Pluridisciplinaire à Caractère Professionnel, la co-intervention imposée ou encore l’inflation du volume d’Aide Personnalisée au détriment des enseignements disciplinaires.

Avec le confinement et la fin d’année scolaire, les enseignant-e-s ont perdu jusqu’à près de la moitié de leurs élèves, bien loin du chiffre fantaisiste des décrocheurs claironné par le ministre. Le retour en classe s’annonce difficile pour des jeunes ayant quitté l’école mi mars et rien n’est prévu pour accompagner ces publics souvent fragiles.

Comme toujours la solution miraculeuse imposée par la loi “pour la liberté de choisir son avenir professionnel” est la généralisation de l’apprentissage qui profite au patronat. Alors que la crise économique à venir et les faillites d’entreprises engendreront de nombreuses ruptures de contrats d’apprentissage, les jeunes apprenti-e-s n’auront alors d’autre solution que de venir grossir les rangs des élèves de lycée professionnel.

 

Pourtant des solutions existent c’est pourquoi SUD éducation revendique:

  • Le retrait de la “transformation de la voie professionnelle”: Le retour du volume horaire des élèves, la suppression du “chef d’oeuvre”, la suppression de la co-intervention imposée, la diminution du nombre d’heures d’AP pour des heures disciplinaires, la fin du regroupement des classes de BAC PRO par “familles de métiers”, le retour des limites d’effectifs en classes de BAC PRO.
  • Le retour au BEP en 2 ans et du BAC PRO en 4 ans.
  • La titularisation des enseignant-es contractuel-les, très nombreu-x-ses en LP.
  • L’embauche massive de PLP titulaires.
  • La fin des regroupement de classes au profit de dédoublements pour un travail en petits groupes, nécessaire pour les élèves de LP.
  • La diminution du volume de PFMP.
  • Contre les épreuves en CCF.
  • Contre “l’oral de contrôle” en BAC PRO

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 13:07
Communiqué de SUD éducation
mercredi 2 septembre 2020

 

Le ministre Blanquer a annoncé dimanche 30 août l’organisation d’un “Grenelle des professeurs” au cours de l’automne, dans lequel seront discutées les perspectives de revalorisation des enseignant-e-s. Le montant avancé par le ministère est de 350 millions à 400 millions d’euros, ce qui représente une goutte d’eau par rapport aux 10 milliards d’euros que le ministre avait dû annoncer au cœur de la mobilisation contre la réforme des retraites pour maintenir la pension des personnels de l’Éducation nationale. 

La question de la rémunération des personnels de l’Éducation nationale est l’une des grandes préoccupations de SUD éducation, mais nos réserves sont nombreuses quant aux annonces ministérielles. Tout d’abord, la question de la revalorisation a déjà fait à de nombreuses reprises l’objet d’annonces de la part du ministère, sans à ce jour d’avancées concrètes sur le plan des salaires. Les cadrages sont également à ce stade très insuffisants : on ne peut par exemple à ce stade pas exclure que le ministre se contente à nouveau de mettre de nouvelles primes ou indemnités sur la table, qui ne sont rappelons-le pas du salaire, dans la mesure où elles ne sont pas soumises à des cotisations sociales. 

D’autre part, le montant avancé est très insuffisant. Si l’on prend l’estimation haute du ministère, cela reviendrait à moins de 20 euros bruts dans le cas où il s’agirait d’augmentation indiciaire et non d’indemnités. Même si les annonces vont dans le sens d’une concentration sur les débuts de carrière, cela donne une idée de ce que cela pourra représenter pour les personnels : c’est évidemment trop faible pour une profession qui subit une baisse importante du niveau de vie depuis la décision de geler le point d’indice des fonctionnaires en 2010.

Par ailleurs, il est inacceptable que le ministère centre la question des rémunérations sur la seule catégorie des enseignant-e-s. L’éducation nationale compte de nombreux fonctionnaires catégories B et C dont le niveau de rémunération est très insuffisant. De même, les personnels non-titulaires sont très insuffisamment rémunérés, et subissent souvent des temps partiels imposés aggravant encore leur situation économique, comme les AED ou les AESH. Il est urgent d’augmenter les salaires dans l’Éducation nationale, et pas seulement ceux des enseignant-e-s ! 

Enfin, SUD éducation craint évidemment les contreparties qui seront avancées par le ministère dans le cadre de ce “Grenelle des professeurs”. Nous connaissons déjà les grandes orientations du ministère en terme de gestion des ressources humaines : allongement du temps de travail (comme la deuxième heure supplémentaire imposée dans le second degré), attaque sur les congés (avec les formations imposées pendant les vacances), télétravail. Toutes ces dégradations des conditions de travail pèseront en premier lieu sur les femmes qui représentent les trois-quarts des effectifs de l’Éducation nationale tout en étant moins bien rémunérées que leurs collègues masculins.

Il est certain que ces annonces seront l’occasion pour le ministre d’accélérer ces attaques contre nos droits et nos garanties statutaires. SUD éducation sera très attentive aux prochaines annonces, et appellera les personnels à faire barrage à toutes les mesures qui iront dans ce sens, tout en luttant pour une augmentation significative des salaires pour toutes et tous les agent-e-s enseignant-e-s ou non de la maternelle à l’université qui aille dans le sens d’une correction des inégalités salariales.

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 09:50
Communiqué de SUD éducation
lundi 31 août 2020

 

Alors que le ministère de l’Éducation nationale a eu plusieurs mois pour se préparer à la rentrée de septembre, dont les deux mois de congés d’été et que ces derniers jours le ministre Blanquer pérorait dans les médias en indiquant que l’institution était prête, ce 31 août, les personnels ont pu constater l’étendue de l’impréparation. Les remontées de terrain de SUD éducation font état de très nombreux dysfonctionnements.

Les dotations d’État en masque ne sont pas arrivées dans les écoles et les établissements scolaires, et leur date de livraison demeure inconnue. Les enseignant-e-s ont hâte de retrouver les élèves dans cette période difficile et sont contraint-e-s de le faire sans matériel de protection mis à disposition par leur employeur. Face à cette gabegie, les établissements scolaires développent des stratégies locales. Certains établissements ont anticipé la faillite de l’administration en achetant des masques sur leur budget propre, privant les établissements de ressources nécessaires par exemple pour le matériel pédagogique. Dans bien des cas cependant, les personnels de direction agissent comme s’il n’était pas nécessaire d’en porter. Certains personnels de direction ont ainsi pu de manière fantaisiste prétendre que le port du masque n’est pas obligatoire en classe dès que l’on se situerait assez loin des élèves. Ils ont pu ainsi convoquer des réunions plénières avec des dizaines de personnels sans porter de masque.
Dans la plupart des écoles et établissements, les personnels en charge de l’entretien ne sont pas assez nombreux pour respecter les fréquences de nettoyages imposées par le protocole sanitaire dans les salles de classe. Il en va de même pour l’éducation physique, la restauration scolaire, la récréation.

Les suppressions de postes des dernières années et les fermetures d’établissement ou de classe et d’école conduisent à accueillir dans des locaux exigus des classes surchargées, ce qui rend d’autant plus difficile le respect des règles de distanciation physique, conjugué au refus du ministère de doter les élèves de masques.

Le ministre Blanquer porte directement la responsabilité du désordre annoncé de cette rentrée pour laquelle il faut déjà anticiper des fermetures partielles ou totales d’écoles ou d’établissements. Ce sont les élèves qui en paieront en premier le prix, alors qu’il est important que le plus grand nombre possible reprenne le chemin de l’école.

Depuis plusieurs mois, SUD éducation alerte sur les conditions sanitaires de la rentrée et revendique la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour permettre d’accueillir le maximum d’élèves dans les conditions sanitaires permettant d’éviter les fermetures d’écoles et d’établissements et qui fassent sens sur le plan pédagogique. Le ministre Blanquer n’a rien fait. Il est urgent de mettre en œuvre dès maintenant les mesures nécessaires à une reprise qui commence sous les pires auspices.

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2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 09:45
Communiqué de SUD éducation
lundi 31 août 2020

 

SUD éducation a été invitée ce 31 août au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation. La ministre Vidal a présenté à cette occasion un protocole concernant l’augmentation de la rémunération des personnels dans le cadre contraint du projet de loi LPPR.

À travers ce projet de loi, le gouvernement affirme vouloir revaloriser les rémunérations des personnels de l’ESR pour rendre plus attractifs les métiers relevant de l’enseignement supérieur et de la recherche. La ministre propose d’une part une modification des primes qui deviendront individualisées pour tous les personnels (le RIFSEEP sera généralisé aux enseignant-e-s et/ou chercheurs et chercheuses), créant la perte d’un cadre statutaire commun. De plus la politique annoncée de primes risque de faire travailler plus les collègues enseignant-e-s, car il est prévu de ne plus pouvoir transformer des primes en décharges d’obligations de service. Le gouvernement prévoit de plus des facilités accrus pour changer de grade ou de corps pour les collègues titulaires, mais là aussi par une politique qui sera individualisée sans assurer à tou-te-s les mêmes droits, et qui risque de fragmenter encore les corps déjà marqués par des différenciations peu pertinentes. Pour les personnels contractuel-le-s, plutôt que d’aller vers leur titularisation, la volonté serait de revaloriser uniquement leurs rémunérations, ce qui ne résorbera en rien la précarité massive dans l’enseignement supérieur.

La ministre Vidal fait miroiter des futures augmentations des rémunérations, mais rien n’assure leur pérennité, car la politique indemnitaire pourra être modifiée chaque année. Ce protocole soumis de façon précipitée pour être intégré à la LPPR n’a pour objectif réel que de calmer la colère actuelle du monde de la recherche contre la LPPR. Ce n’est pas d’un manque d’attractivité dont souffre le monde de la recherche comme en atteste le nombre de candidat-e-s aux postes mis aux concours, mais d’un manque de moyens, avant tout de personnels titulaires et de financements pérennes. L’aggravation de la précarité et l’accentuation du financement par projet que portent la LPPR vont à l’encontre des véritables besoins de l’enseignement supérieur et de la recherche.

SUD éducation s’oppose à la LPPR et à la politique de rémunération associée. SUD éducation revendique :
• un recrutement de titulaires à hauteur des besoins ;
• le financement des équipes de recherche par des budgets pérennes et non plus via des appels à projet ;
• une augmentation significative des salaires pour toutes et tous les agent-e-s enseignant-e-s ou non de la maternelle à l’université qui aille dans le sens d’une correction des inégalités salariales ;
• l’arrêt de toutes les primes individualisées ;
• un déroulement de carrière identique pour tou-te-s les collègues d’un même corps.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:41
Tract de la fédération SUD éducation à destination des stagiaires
dimanche 23 août 2020

 

Bienvenue dans le métier ! Nous vous souhaitons tout d’abord de prendre du plaisir, de vous épanouir, de participer à l’émancipation des élèves, de donner un sens à un métier qui est aussi socialement utile, au service de l’égalité et de la justice sociale.

L’année de stage est un moment particulier de la carrière des enseignant-e-s. Comment débute mon année de stage ? Quel est le calendrier ? Quelle sera ma rémunération ? Comment se déroule la phase d’affectation à laquelle je participerai ?

Pour répondre à toutes ces questions, et faire face aux difficultés de l’entrée dans le métier, il existe un outil incontournable : l’adhésion à un syndicat. C’est grâce au syndicat que l’on obtient les informations importantes sur l’actualité, que l’on peut être aidé-e-s dans les démarches, que l’on peut être défendu-e-s dans les instances paritaires.

Mais adhérer à SUD éducation, c’est aussi adhérer à un syndicat : impliqué dans toutes les luttes syndicales récentes (contre les réformes Blanquer, la réforme des retraites par exemple) qui articule à l’activité syndicale les luttes contre les discriminations : nous sommes résolument antisexistes, antiracistes, anti-lgbtiphobes qui défend l’importance des pédagogies émancipatrices : vous trouverez de nombreux outils sur notre site www.sudeducation.org qui porte un projet d’école émancipatrice, et un projet de transformation sociale fondé sur l’égalité, la solidarité, l’écologie

L’actualité : une rentrée complexe, SUD vous accompagne

Vous commencez votre année de stage dans un contexte de crise sanitaire. Cela rendra difficile l’entrée dans le métier : prise de contact avec des élèves qui auront connu pour la plupart une interruption de plusieurs semaines, voire de plusieurs mois l’année passée, conditions de formation articulant présentiel et distanciel, circulation du virus aux conséquences difficiles à prévoir.
Depuis le début de la crise, SUD éducation est aux côtés des personnels pour défendre leur santé et leurs droits face à l’impréparation du ministère. Nous avons arraché un certain nombre de garanties : sur l’enseignement à distance, sur la présence sur le lieu de travail, sur la progressivité de la réouverture des écoles. Le ministère a pour l’instant refusé de nous entendre concernant d’autres revendications, et notamment celle de l’admission de l’ensemble des admissibles aux concours internes, sur une indemnité liée aux frais engendrés par le télétravail.
La rentrée s’annonce complexe, d’autant que le ministre Blanquer prépare une réforme importante de la formation initiale qui va encore dégrader les conditions d’entrée dans le métier. Raison de plus pour vous protéger : adhérez à SUD éducation !

SUD éducation à vos côtés dans les instances et face à la hiérarchie

Vous rencontrerez des difficultés, que ce soit avec les élèves ou avec l’institution : chef-fe-s d’établissement, inspecteurs-trices, voire parfois tuteurs-trices. C’est normal, tout le monde est passé par là ! Face à ces difficultés, vous n’êtes pas seul-e-s : vous avez le syndicat avec vous. Face à la hiérarchie, vous pouvez compter sur les délégué-e-s SUD éducation pour vous accompagner, à tous les moments de votre année de stage.
En cas de mobilisation (dans votre école ou établissement, à l’échelle de votre INSPE, entre stagiaires d’une académie...), SUD éducation mettra à votre disposition tous les outils syndicaux (préavis de grève, organisation d’heures syndicales).

Dans les instances (commissions administratives paritaires), vous pourrez entrer en contact avec un-e élu-e SUD éducation qui vous transmettra les informations et défendra votre dossier. Au niveau national, SUD éducation siège dans des instances (par exemple le comité de suivi de la réforme de la formation initiale) où sont défendus les intérêts des stagiaires actuel-le-s et futur-e-s.

Les revendications de SUD pour les stagiaires

  • Un allègement de service : pas plus d’un tiers du temps de service devant les classes, comme cela était le cas jusqu’à la masterisation
  • Une formation renforcée sur le temps de service, assurée par des formateurs-trices pour tou-te-s les stagiaires
  • Une formation de qualité avec une décharge de service pour les tuteurs et les tutrices
  • Un dispositif particulier pour soutenir celles et ceux qui sont en difficulté
  • Une formation aux pédagogies coopératives ou alternatives ( Freinet, pédagogie nouvelle, pédagogie institutionnelle, GFEN, etc.) pendant la formation initiale
  • Une harmonisation des procédures de titularisation dans toutes les académies, garantissant l’équité et les droits des stagiaires avec un contrôle paritaire lors des étapes de titularisation.
  • Contre la réforme en cours de la formation initiale et le retour à un concours de recrutement à Bac+3 licence), suivi de 2 années de formation rémunérées et validées par l’attribution d’un Master pour tou-te-s les professeur-e-s.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:38

À quelques jours de la rentrée, le ministre n’a toujours pas donné d’instruction claire permettant de préserver la santé des personnels vulnérables. SUD éducation lui écrit pour l’alerter solennellement.

M. le Ministre,

Les conditions d’organisation de la rentrée soulèvent de nombreuses questions chez les personnels de l’Éducation nationale. Le caractère flou des instructions données par vos services et le renvoi à l’échelon local sans consignes claires ne sont pas de nature à rassurer les personnels.

C’est particulièrement le cas en ce qui concerne les personnels vulnérables. Alors que les signes tangibles d’une reprise de l’épidémie de Covid-19 se multiplient, vous n’avez donné aucune instruction permettant de protéger les personnels les plus vulnérables en cas de contamination par le virus.

Le risque sanitaire auquel sont confrontés ces personnels n’a pas diminué. Il est même amené à augmenter significativement dans la mesure où la rentrée scolaire verra revenir l’ensemble des élèves attendu-e-s, ainsi que bien souvent leur famille.

C’est pourquoi il est urgent et nécessaire que vous indiquiez clairement aux personnels qu’ils ont de nouveau la possibilité de bénéficier de mesures telles que les autorisations spéciales d’absence sur le modèle de ce qui a été mis en place au cours de la période de confinement et de celle qui l’a suivie jusqu’au treize juillet dernier.

Les personnels absents devront naturellement être remplacés : les candidat-e-s admissible aux concours internes et externes de l’Éducation nationale privé-e-s d’une épreuve orale constituent un vivier de recrutement à privilégier, ainsi que la titularisation et le recrutement à temps complet des personnels contractuels. Ces recrutements viendront compenser les absences des personnels vulnérables, et contribueront à soulager les personnels en postes qui en cette rentrée difficile, auront besoin d’effectifs réduits pour mettre en œuvre une pédagogie adaptée à toutes et tous les élèves.

Je vous prie de croire, M. le Ministre de l’Éducation nationale, à notre attachement au service public d’éducation, ainsi qu’à la santé de tous ses personnels.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 15:35

https://www.sudeducation.org/Conditions-de-rentree-SUD-education-lance-une-enquete-en-ligne.html

La fédération SUD éducation a lancé une enquête en ligne au sujet des conditions de rentrée pour les personnels du 1er degré, du 2nd degré, les personnels non titulaires et les personnels administratifs, sociaux et de santé.

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 18:42

Le ministère a publié dans la soirée du vendredi 28 août des fiches thématiques sur la restauration, l'EPS, l'éducation musicale,l'internat et les récréations. Ces fiches thématiques, sont publiées trop tardivement sans que les équipes puissent s'en servir en amont de la rentrée scolaire.

Depuis plusieurs mois, SUD éducation alerte sur la nécessité de préparer sérieusement la rentrée scolaire, et de donner les moyens aux établissements et aux équipes de préparer le plus sereinement possible une rentrée qui s'annonçait compliquée.

L'organisation de la rentrée relève pourtant de l'improvisation.

→ EPS

Sans aucune réduction des effectifs, les professeur-e-s effectuent une activité sportive à l'extérieur ou dans un gymnase sans le port du masque avec une distanciation physique d'au moins deux mètres sauf si cela n'est pas possible.

Aucun personnel supplémentaire pour encadrer la même classe mais les professeur-e-s sont invité-e-s à effectuer des évaluations diagnostiques des élèves « sur le plan physique et psychologique » et de « remettre au centre l'idée du collectif ».

Les élèves sont également invité-e-s à venir en tenue de sport afin de ne pas utiliser les vestiaires.

→ Éducation musicale

Les cours d'éducation musicale auront lieu sans aucune réduction des effectifs, le maintien du port du masque et une distance physique.

Il est recommandé de travailler “la qualité du timbre, la justesse, l'expression (...) sans rechercher la puissance vocale”. Il est également recommandé de mettre en place “la plus grande distanciation physique possible” car “la plupart des salles spécialisées ne comportent pas de tables”. On propose de placer les élèves “en arc de cercle”. Il est possible d’effectuer “un chant choral en plein air” mais il n’est pas précisé si le port du masque reste obligatoire.

Les chorales qui sont facultatives sont maintenues avec les mêmes conditions sanitaires mais il est proposé une réduction des effectifs avec “deux séances hebdomadaires par demi-groupes afin d’assurer une distanciation satisfaisante”.

Il est également demandé aux professeur-e-s de prévoir “des outils de formation à distance”. Il est ainsi demandé aux professeur-e-s de musique de travailler plus pour la mise en place d’un enseignement facultatif.

→ Restauration

Pour protéger au mieux et mettre en place ces recommandations, cela nécessite des personnels en plus : plus d’agent-e-s et plus d’AED.

Le passage au self plus long nécessite plus de personnels aussi bien pour l’élaboration des plats que pour le nettoyage et la désinfection :

Il est recommandé de :

• mettre en place plusieurs services

• dissocier les entrées et sorties

• agencer les élèves en quinconce afin de favoriser au mieux la distanciation physique

• de nettoyer et de désinfecter après chaque service.

À ces recommandations déjà difficiles à appliquer dans des locaux exigus, s’ajoute une liste de recommandations irréalisables sans moyens supplémentaires :

• « Limiter les offres alimentaires en vrac (pains, bars à salades, desserts, corbeilles de fruits, etc.) au profit d’un dressage à l’assiette et/ou au plateau pour éviter les manipulations (adapter les modalités de conditionnement le cas échéant) ;

• organiser le service individuel des plateaux et des couverts ;

• organiser le service de l’eau (utilisation de bouteilles d’eau, manipulation par un adulte respectant une hygiène des mains, mise à disposition de produits hydroalcooliques, etc.) ;

• proposer des plateaux ou repas à emporter (si possible en alternant pour les élèves les repas froids et les repas chauds) ;

• exploiter d’autres espaces que les locaux habituellement dédiés à la restauration ;

• augmenter la fréquence du nettoyage et de la désinfection des tables (après chaque repas par exemple). »

→ RÉCRÉATION

Durant la récréation, les élèves doivent porter un masque mais peuvent ne pas respecter la distance physique même si c’est recommandé. On préconise dans la mesure du possible de réduire les effectifs dans la cour de récréation et de privilégier les mêmes groupes à chaque récréation avec des récréations échelonnées.

Ces recommandations arrivent à quelques jours de la rentrée alors que les emplois du temps provisoires sont déjà constitués. Elles vont constituer un casse-tête insoluble pour les équipes de Vie scolaire.

→ L’internat

Un aménagement des chambres est prévu en respectant une distance d’un mètre. On recommande dans la mesure du possible de regrouper les élèves d’une même classe, d’un même groupe ou d’un même niveau dans les chambres, dortoirs et sanitaires.

La fiche invite à mettre en place des « rotations pour l’accès aux espaces collectifs (salles de bains, salle de restauration ou de vie commune) et à « renforcer la fréquence de nettoyage et de désinfection des locaux et des surfaces ».

L’analyse de SUD éducation

Les atermoiements du ministère ces derniers jours au sujet du port du masque se retrouvent dans la rédaction de ces fiches. Le port du masque est en effet obligatoire en classe, dans la cour et dans tous les déplacements mais il n’est plus obligatoire en EPS ni au réfectoire ou à la cantine. La distance physique est recommandée durant l’activité sportive mais n’est plus obligatoire durant la récréation.

La distanciation physique devient une variable d’ajustement alors qu’elle revêt dans le discours des professionnels de santé la même importance que le port du masque.

Sans moyens supplémentaires et sans personnels en plus toutes ces recommandations seront difficilement applicables. Qui plus est, avec une communication tardive et contradictoire, le ministre entretient et cultive les incertitudes. Le ministère fait peser sur les équipes la responsabilité de l’élaboration locale des mesures de prévention, ce qui ne peut manquer d’accroître le stress des personnels en cette rentrée difficile.

Pour rappel SUD éducation revendique la mise en œuvre d’un plan d’urgence dans l’éducation, qui permette notamment dans les plus brefs délais :

- l’installation de points d’eau et de savons en quantité suffisante

- des créations de postes massives, rendues possibles par le recrutement des candidat-e-s sur liste complémentaire, des admissibles aux concours, et la titularisation à temps plein des enseignant-e-s contractuel-le-s et des AESH afin de réduire les effectifs en classe ;

- un plan de rénovation, agrandissement et construction de nouveaux écoles et établissements scolaires

- renforcement pérennes des équipes la vie scolaire avec plus d’AED et de CPE

C’est en déployant les moyens nécessaires que les élèves et les personnels pourront rentrer en classe le plus nombreux possible en évitant au maximum les risques de fermeture.

 

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