23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 14:55

Le ministre Blanquer a fait de l’école inclusive la vitrine de sa politique éducative. Or sur le terrain, les personnels de l’Éducation nationale dressent un constat alarmant de la scolarisation des élèves en situation de handicap. L’école inclusive de Blanquer ne parvient pas à assurer l’accompagnement de la scolarité des élèves en situation de handicap. Voici plusieurs raisons :

L’administration ne parvient pas à recruter des personnels AESH en nombre suffisant pour accompagner les élèves qui ont des notifications MDPH. Pourquoi ? Parce que les conditions salariales sont trop mauvaises !

À cause des temps incomplets imposés, les AESH travaillent en moyenne 24h pour 750 euros !

Parce que l’administration s’entête à parler de « missions » d’AESH et refuse de reconnaître qu’il s’agit d’un vrai métier.

Pour pallier le manque de personnels, les services départementaux mutualisent les moyens dans les PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés). Avec cette mutualisation, les élèves accompagné-e-s perdent des heures d’accompagnement et les AESH prennent en charge davantage d’élèves sur des plus petites quotités horaires, en passant d’un établissement scolaire à l’autre. Dans les PIAL, seule la logique comptable prévaut : ce ne sont pas les besoins qui déterminent les moyens, mais les moyens disponibles qui déterminent la quotité d’accompagnement.

La formation des personnels est toujours insuffisante et le nombre d’élèves par classe reste généralement trop élevé pour véritablement garantir un maximum de réussite aux élèves en situation de handicap.

Les AESH se sont massivement mobilisé-e-s le 8 avril pour revendiquer la reconnaissance de leur métier avec la création d’un vrai statut de la Fonction Publique avec un temps de travail à plein-temps et un salaire complet. La reconnaissance du métier d’AESH est indispensable pour assurer une véritable inclusion scolaire.

Face au mépris du gouvernement et à la casse du service public d’éducation, soyons solidaires !

Pour gagner un véritable statut pour les AESH, il faut se mobiliser massivement, tou-te-s ensemble, AESH, enseignant-e-s, CPE, AED… l’accompagnement de la scolarité des élèves en situation de handicap est l’affaire de tou-te-s.

SUD éducation revendique un statut d’Éducateur-trice Scolaire Spécialisé-e intégré dans la Fonction Publique avec un temps plein d’accompagnement à 24h.

Contactez le syndicat SUD éducation de votre département pour connaître le rendez-vous de mobilisation !

Les droits des AESH, c’est l’affaire de toutes et tous !

Avec les AESH, toutes et tous en grève le 3 juin

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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 17:06

2021 - 05 - 18 ESR courrier intersyndical Premier ministre-page-001.jpg

 
Paris, le 18 mai 2021
 
Monsieur le Premier ministre,
 
La crise sanitaire n’a épargné personne et la jeunesse a été particulièrement affectée par la dégradation des conditions d’enseignement et par les confinements répétés. Pour que les étudiants et les étudiantes ainsi que l’ensemble de la communauté universitaire ne soient pas sacrifiés, l’État, via son budget et le plan de relance, se doit d’investir dans le développement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
 
Afin d’assurer l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, principe constitutionnel, et permettre la réussite de toutes les étudiantes et tous les étudiants, il nous paraît essentiel d’assurer des conditions satisfaisantes d’enseignement et de recherche. Dans le cadre du protocole de déconfinement, vous avez annoncé une jauge de 50 % des effectifs autorisés jusqu’à la fin de l’année universitaire puis une réouverture des universités lors de la rentrée de septembre “en
conditions normales”, si les conditions sanitaires le permettent, ce qui devrait signifier l’accueil de 100 % des étudiant·es sur site. C’est une mesure indispensable La gestion de crise sans accompagnement a en effet conduit certaines universités ou laboratoires à privilégier des solutions privées pour assurer les cours et activités à distance, en contradiction avec le principe de neutralité commerciale. Il est donc essentiel que l’ensemble des établissements soit accompagné dans le mois qui vient (expertise technique, moyens humains et financiers) pour mettre en place
concrètement les nécessaires adaptations de leurs locaux avant la rentrée 2021.
 
Cependant, pour réussir ce retour vers l’université, compte tenu, d’une part, de l’état actuel des conditions d’encadrement et d’études et, d’autre part, de la progression historique du nombre de bacheliers et bachelières en 2020 et 2021, il nous faut anticiper le recrutement d’enseignant·es, d’enseignant·es chercheur·es et de personnels administratifs et techniques, toutes et tous titulaires, à la hauteur des besoins. Dans le même temps, les établissements doivent impérativement se doter de systèmes d’aération et de purification de l’air, associés à de mesure du taux de CO2 afin de prévenir les éventuelles contaminations et permettre l’application des gestes barrières.
 
À ce jour, et alors que de nombreux/ses docteur·es sont en recherche d’emploi, le nombre de postes d’enseignant·es chercheur·es ouvert au concours [1] atteint son niveau le plus bas depuis 20 ans (1935 en 2021 contre 3613 en 2011). Le nombre de postes d’enseignant·es de statut second degré ouverts au recrutement dans l’enseignement supérieur est lui aussi historiquement bas (620 en 2021 contre 800 les années précédentes) et la dotation budgétaire que l’État consacre à chaque étudiant·e ne cesse de baisser depuis 15 ans. Nous sommes arrivés à un seuil critique qui conduit chaque année les enseignant·es titulaires à effectuer 4,4 millions d’heures complémentaires tandis que 1,4 millions d’heures supplémentaires sont assurées par des agent·es contractuel·les. Cela représente l’équivalent de 29 830 charges statutaires annuelles d’enseignant·es-chercheur·es. Dans le même temps, plus de 145 000 vacataires sont également sollicité·es. Cette surcharge de travail conduit à un épuisement professionnel généralisé et réduit
le temps consacré aux missions de recherche.
 
L’accueil des 31 400 bachelier·es supplémentaires en 2021 (chiffre du ministère) - soit près de 91 000 de plus en deux ans - nécessiterait la construction de l’équivalent de trois universités supplémentaires et le recrutement de 9000 fonctionnaires, sans évoquer les mesures propres à la situation sanitaire. La LPR prévoit le recrutement de 700 titulaires et de 1500 contractuel·les dès cette année : outre qu’on serait loin du compte, il semble qu’il ne s’agisse que d’un effet d’annonce puisque, à ce jour, aucun financement n’est dévolu aux opérateurs pour effectuer ces
recrutements.
 
C’est donc avec insistance que nous vous demandons de bien vouloir programmer, dans le projet de loi de finances rectificative estival, les moyens financiers qui permettront aux opérateurs du ministère de recruter des fonctionnaires et de renforcer la qualité sanitaire de leurs infrastructures.
 
Nous vous prions, Monsieur le Premier ministre, de bien vouloir agréer l’expression de nos salutations syndicales et républicaines.
 
Signataires : SGEN-CFDT, SNPTES, Sup'Recherche UNSA, ANCMSP, SNASUB-FSU, SNCSFSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, FO ESR, CGT ferc sup, SNTRS-CGT, CGT INRAE, UNEF, L’Alternative, UNSA-ITRF-BIO, Solidaires étudiant-e-s, Sud éducation, Sud recherche EPST
_______________________________
[1] Arrêté fixant le nombre d'emplois offerts à la mutation, au détachement et au recrutement par concours des professeurs des universités et des maîtres de conférences jusqu'au 31 décembre de l’année précédente
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20 mai 2021 4 20 /05 /mai /2021 17:06

Avec « Devoirs faits », lancé en 2017, des enseignant-e-s et des assistant-e-s pédagogiques ou d’éducation aident les collégien-ne-s à faire leurs devoirs. Ce dispositif n’est pas nouveau puisqu’il remplace l’aide aux devoirs anciennement rémunérée grâce à l’enveloppe d’accompagnement éducatif. En septembre, le ministère de l’Éducation nationale avait déjà instrumentalisé le dispositif “Devoirs faits”. Après 6 mois sans école et en pleine crise sanitaire, le ministre n’a pas réduit les effectifs dans les classes ou généralisé les demi-groupes, il a augmenté l’enveloppe “Devoirs faits” de septembre à décembre. Ces heures imposées hors temps scolaire et sur la base du volontariat ne résorbent pas les difficultés des élèves mais accentuent les inégalités entre les élèves. La secrétaire d’État à l’éducation prioritaire, Nathalie Elimas, annonce le recrutement de 25 000 étudiant-e-s à partir du 10 mai 2021 pour assurer le dispositif en présence ou en visio pour les mois de mai et de juin 2021.

Cette annonce de 25 000 étudiant-e-s recruté-e-s pour assurer « Devoirs faits » en mai et juin ne prend pas la mesure de l’ampleur de la précarité étudiante. Cette annonce est dérisoire et l’aide aux devoirs, y compris en visio, est très insuffisante pour lutter contre les inégalités scolaires qui se sont aggravées depuis le début de la crise sanitaire. Ce n’est pas en fin d’année qu’il faut prendre des mesures pour aider des élèves. Ces moyens sont indécents pour des étudiant-e-s dont les conditions de vie n’ont cessé de se dégrader.

SUD éducation a alerté à de nombreuses reprises le ministre Blanquer des effets dévastateurs de la crise sanitaire sur la scolarité des élèves. Entre les fermetures de classes et les absences de personnels non remplacé-e-s, les élèves ont perdu de trop nombreuses heures de classe.

À la rentrée 2021, 1 800 postes sont supprimés dans le second degré. Le nombre d’élèves par classe explose, en particulier dans les collèges d’éducation prioritaire. Les départements ne disposent pas du budget nécessaire pour ouvrir des classes, par contre les enveloppes d’heures supplémentaires pour rémunérer « Devoirs faits » sont abondantes. Le ministère multiplie les dispositifs reposant sur des heures supplémentaires au lieu de recruter des personnels et de pourvoir suffisamment les DHG des établissements. Par un jeu de vases communicants, il en résulte mécaniquement des suppressions de postes supplémentaires chaque année. Par ailleurs, pouvant être délégués à des associations, « Devoirs faits » peut être un nouveau cheval de Troie de l’externalisation de la lutte contre la difficulté scolaire.

« Devoirs faits » est caractéristique de la politique éducative de Blanquer : imposer et généraliser un dispositif unique pour cacher le manque de moyens. SUD éducation revendique, notamment dans les instances, plus de transparence quant à l’enveloppe de « Devoirs faits » ainsi qu’un véritable bilan du dispositif. En effet, la mise en œuvre de « Devoirs faits » est très hétérogène d’un collège à l’autre : dans certains collèges, très peu d’élèves bénéficient de ce dispositif.

Pour SUD éducation, il faut mettre davantage de moyens pour améliorer les conditions d’apprentissage en classe en baissant le nombre d’élèves par classe et en généralisant l’enseignement en demi-effectif, et renforcer les moyens alloués à l’éducation prioritaire, à rebours du projet ministériel.

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:10
Courrier de l’ intersyndicale éducation aux parlementaires

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

  Les organisations syndicales signataires souhaitent attirer votre attention sur la situation de l’école, déjà structurellement sous dotée, après un an et demi de crise sanitaire. En conséquence, elles demandent un collectif budgétaire afin de corriger dès à présent le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public, insuffisant pour répondre aux besoins, et de préparer la discussion budgétaire de 2022 dans une perspective d’investissement massif dans l’éducation.

Les besoins créés par plus d’une année scolaire de fonctionnement du système éducatif perturbé par l’épidémie de Covid-19 sont énormes.

Nous demandons dans l'immédiat et en urgence les moyens d’assurer les remplacements et de faire face aux contraintes des protocoles sanitaires. Avec seulement quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le ministère n’en a pas donné les moyens suffisants. Le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement et on demande aux personnels en place d’en faire toujours davantage. Nous demandons a minima le réemploi des contractuel.le.s recruté.es dans le cadre de la crise sanitaire.

Par ailleurs, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants particulièrement du fait de la suppression de 1800 emplois dans les collèges et lycées. Nous demandons des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles, les établissements et les services pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, pour répondre aux inégalités qui se creusent, pour améliorer les conditions d’études et l’accompagnement des élèves afin que les conséquences de la crise sanitaire ne reposent pas sur la jeunesse, et pour pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Concernant les besoins de rénovation du bâti et d'équipement (travaux d’adaptation des locaux pour une meilleure aération, équipement en capteurs de CO2 ou en purificateurs d'air, etc.), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales et mobiliser le plan de relance.

L'école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Nos organisations syndicales considèrent qu’en l’état, le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public ne sont pas à la hauteur de l’ambition éducative qui devrait être celle de la nation.

Nous vous prions de croire, Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, en l’expression de nos sentiments respectueux.

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:09
Zoom sur la revendication de SUD éducation !

Les AESH sont les grand-e-s oublié-e-s des revalorisations salariales prévues par le ministre Blanquer. Pourtant à l’heure actuelle, le salaire moyen perçu par les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap tourne autour de 750 euros nets. Les temps partiels imposés et l’indexation du salaire sur l’indice de référence le plus bas maintient les personnels dans une précarité totale.

Un salaire de départ de 1700€ nets pour un temps plein à 24h d’accompagnement hebdomadaire pour les AESH !

1- Face aux inégalités qui se sont accrues pendant la crise sanitaire, il y a urgence à
augmenter le SMIC pour tou-te-s !

2- Il faut que le salaire permette de vivre : de se loger, de se déplacer, de se nourrir, d’avoir
une vie sociale… Selon l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale,
chacun de ces domaines coûte en moyenne :
Un logement = 620 euros             L’alimentation = 220 euros                      La vie sociale = 150 euros
Les transports = 300 euros          L’équipement = 110 euros                       L’habillement = 70 euros
La santé = 60 euros                                  Un SMIC à 1200 euros, c’est insuffisant !

3- Augmenter le salaire des AESH, c’est reconnaître leurs compétences professionnelles.
AESH c’est un métier qui doit pouvoir s’exercer à temps plein avec un vrai salaire !

4- Plus de 9 AESH sur 10 sont des femmes, augmenter les salaires des AESH permettra de réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes et d’aller vers plus d’égalité !

5 – Une hausse des salaires pour transformer l’économie !
Augmenter les salaires permet d’augmenter les cotisations sociales pour financer la Sécurité sociale
et la redistribution des richesses. De même, augmenter les salaires des personnels les moins bien payés, c’est permettre l’accès à une alimentation et à des logements respectueux de l’environnement et qui privilégie leur santé.

Pour lutter pour les droits des AESH, rejoignez le syndicat SUD éducation !

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:08
Il faut organiser la vaccination des personnels maintenant !

Le gouvernement a annoncé que la vaccination deviendrait possible sans critères spécifiques à compter du 12 mai. Il s’agit à ce stade uniquement d’occuper les créneaux de rendez-vous libres. Les inégalités sont criantes d’un territoire à l’autre : certains disposent de nombreuses possibilités de bénéficier du vaccin, tandis qu’elles sont très rares dans d’autres. Ce sont les femmes, largement majoritaires dans l’Éducation nationale qui seront encore pénalisées dans cette situation. En effet, dans les territoires où les créneaux sont rares ou presqu’inexistants, il faudra batailler après la journée de travail pour chercher des créneaux de vaccination.

Cette stratégie du chacun pour soi est largement insatisfaisante. Elle marque l'incapacité du gouvernement à organiser la vaccination massive des personnels au contact du public, en particulier dans l’Éducation nationale. Pour SUD éducation, il est urgent et nécessaire de planifier et mettre en œuvre une vaccination de masse à l’échelle des départements pour tous les personnels de l’Éducation nationale. L’administration doit mobiliser les médecins du travail et réserver des créneaux de vaccination mis à la disposition des personnels, et diffuser l’information. Aujourd’hui, le ministère se contente du silence et de l’inaction. Les personnels sont ainsi renvoyés à la prise de rendez-vous individuels alors que les classes ont repris sur l’ensemble de l’amplitude horaire de la maternelle au lycée, et que les autotests promis depuis deux semaines n’ont toujours pas été livrés dans la majorité des établissements.

Le ministère n’a non plus donné aucune instruction visant à délivrer de manière systématique des autorisations d’absence aux personnels qui auraient obtenu un rendez-vous, par la force des choses la veille pour le lendemain. Cette situation place les personnels dans une situation d’inégalité de traitement. Si les autorisations d’absence sont refusées par la hiérarchie, les personnels comme les AESH et les assistant-e-s d’éducation, ou les personnels administratifs, bénéficieront de possibilités encore plus maigres d’être vaccinées.

Solidaires Fonction publique a soulevé la question lors d’une réunion avec la ministre de la fonction publique. Cette dernière a répondu à Solidaires que cette situation est préoccupante et doit être réglée. SUD éducation ne manquera pas de tenir informé-e-s les agent-e-s de l’évolution de la situation. D’ici-là, SUD appelle tous les personnels qui obtiennent un rendez-vous pour se faire vacciner à exiger de bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence : la santé des personnels ne doit pas être une variable d’ajustement de la gestion de l’établissement

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:07
Le Ministre doit satisfaire les revendications des AED-Communiqué CGT Éduc’action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNALC, FNEC FP-FO, SUD-Éducation

 

Depuis décembre 2020, les personnels de Vie scolaire se mobilisent contre la précarité, pour avoir de vraies perspectives d’avenir, de meilleures conditions de travail et un vrai salaire. Au-delà de la période de crise sanitaire durant laquelle les personnels de Vie scolaire sont en première ligne et depuis plus d’un an voient leurs conditions de travail se dégrader, les services de Vie scolaire sont largement sous dotés et les conditions d’exercice des personnels AED sont inacceptables : des contrats d’un an renouvelable dans une limite de 6 ans, temps partiels parfois imposés, salaires largement insuffisants, temps de formation insuffisant.

Pourtant le ministre refuse de répondre aux revendications légitimes des AED mobilisés : diminution du temps de travail, recrutement massif de postes supplémentaires, augmentation du temps de formation, augmentation de salaire, versement des primes REP et REP+ et de vraies perspectives d’avenir, ce qui passe dans un premier temps par l’arrêt des menaces de licenciements et des licenciements tout court…

Pour toutes ces raisons, les collectifs AED appellent à une nouvelle semaine d’action et de grève le 17 mai 2021 et à une manifestation nationale à Paris le 20 mai, un préavis de grève a été déposé.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNES-FSU, SNUEP-FSU, SNALC, FNEC FP-FO, SUD-Éducation soutiennent la semaine d’action et de grève du 17 mai 2021 des personnels AED.

Paris, le 12 mai 2021

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 07:05

Ce communiqué a été publié le 15/05/2021

Nos organisations syndicales de l'enseignement supérieur et de la recherche en France s'alarment de l'appel lancé par nos collègues des universités publiques de Colombie face à la répression sanglante que subit la population et particulièrement la jeunesse colombienne.

Alors que la pandémie fait rage, le peuple colombien s'oppose depuis plusieurs jours à des réformes impopulaires et se bat pour sa dignité. Ils et elles se sont massivement mobilisé-e-s contre la réforme fiscale exigée par le FMI qui prévoyait une augmentation de la TVA qui touchera les plus pauvres et contre la réforme du système de santé qui bénéficiera aux intérêts privés. La réponse du pouvoir est à ce jour terrible: un bilan encore approximatif de cette barbarie fait état d’une cinquantaine de morts, 500 disparu-e-s, un millier de détentions arbitraires, 200 blessé-e-s dont 18 avec des lésions oculaires, 42 cas d’abus ou d’agressions contre des journalistes ou des membres d’organisations humanitaires, et 10 cas de violence sexuelle et de genre.

Nos organisations rappellent avec nos collègues colombien-ne-s que le droit de manifester et de protester sont des droits constitutionnels en Colombie et parties intégrantes de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme tout comme la liberté d'expression et d'opinion. En soutenant et diffusant l'appel de nos collègues, nous dénonçons la répression d'État que subissent les colombien-ne-s, que cesse le massacre en cours et nous exigeons la justice pour les victimes. Le président Ivan Duque et son gouvernement portent une lourde responsabilité et devront rendre des comptes. À quelques jours après le 1er mai, la solidarité internationale entre les travailleurs.euses de tous les pays doit garder toute sa force et s'exprimer le plus largement possible.

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 15:57

La journée internationale contre les LGBTIphobies a lieu  le 17 mai. Cette année est marquée par les suicides de Doona, étudiante, et de Luna-Avril, lycéenne. Ces suicides rappellent le manque de formation et de moyens pour lutter contre LGBTphobies.

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTIphobes, soit parce qu’ils et elles en sont les victimes. SUD éducation est aux côtés des personnels LGBTI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s !

Une des tâches fondamentales du service public d’éducation est de garantir l’égalité des usagères et usagers et des personnels quelles que soient leurs identités de genre et leurs orientations sexuelles. Le combat contre les discriminations et les inégalités liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre est d’une actualité criante.

Les manifestations de LGBTIphobies directes

Elles peuvent prendre de multiples formes : moqueries et blagues déplacées, ostracisation, harcèlement, insultes, outing, emploi délibéré du prénom et du genre d’état civil assigné à la naissance pour les personnes trans ayant commencé leur transition sociale. Régulièrement la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démarche à l’encontre de l’agresseur-e.

Face aux LGBTIphobies, réagissons !

  • intervenir dans la conversation, reprendre les plaisanteries déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail.
  • prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.
  • inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.
  • rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.
  • rappeler la loi, qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Ce que dit la loi :

  • L’article 225-1 du Code Pénal fait entrer dans le champ des discriminations les critères d’orientation et d’identité sexuelles.
  • Les articles R 624-3 et suivants sanctionnent injures et diffamations non publiques liées à l’identité et l’orientation sexuelles.
  • L’article 132-77 du Code Pénal dispose que « dans les cas prévus par la loi, les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l’infraction est commise à raison de l’orientation ou identité sexuelle de la victime ».
  • L’article 1132-1 du Code du travail précise qu’« aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, [...] en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation ou identité sexuelle, de son âge... ».

C’est par la mobilisation de tou-te-s les LGBTI et de toutes les forces soucieuses d’émancipation et de progrès social, que l’égalité entre tout-e-s pourra être gagnée.

Plus que jamais, nous devons revendiquer et affirmer nos droits à toutes les identités de genre et à toutes les orientations sexuelles, proclamer haut et fort le droit pour les LGBTI d’exister et assumer avec fierté nos choix de vie, pour faire reculer les LGBTIphobies.

SUD éducation, syndicat de transformation sociale, a pour horizon l’émancipation et l’épanouissement de tout-e-s. Et dans ce but, SUD éducation revendique :

  • le respect du prénom et du pronom d’usage, changement d’état civil libre et gratuit en mairie sans intervention des pouvoirs judiciaires et médicaux.
  • l’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions des LGBTIphobie.
  • la nécessité pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, d’où qu’elles viennent (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils/elles puissent effectuer leur parcours sans être mis-e-s en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.
  • la ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative.
  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire.
  • une politique de prévention (campagne d’information sur les ambiances de travail sexistes, affichage de la loi sur le harcèlement sexuel) et de suivi (accompagnement des victimes dans leurs démarches, notamment judiciaires), via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit.
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans tous les INSPE ), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s).
  • un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions.
  • la fin des mutilations, stérilisations, traitements hormonaux non consentis sur des personnes intersexes quel que soit leur âge.
  • le droit à l’autodétermination des personnes intersexes.
  • la formation des personnels éducatifs sur les questions intersexes.
  • une prise en compte non pathologisante des variations intersexes dans les supports pédagogiques.
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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 15:56

L'Union syndicale Solidaires dont fait partie SUD éducation est pleinement investie dans les travaux du collectif “Plus jamais ça” qui regroupe organisations syndicales et ONG luttant pour la défense de l'environnement. SUD éducation relaie les propositions du collectif. Voici l'introduction de la brochure, et le document entier est à télécharger également.

« Pour sauver la planète, il faudrait faire des sacrifices » ; mais aussi « les propositions de la Convention citoyenne pour le climat sont inapplicables, elles détruiraient trop d’emplois » : pour justifier alternativement les politiques d’austérité et l’inaction climatique, le discours dominant ne cesse d’opposer les causes sociale et  environnementale.
Pour nos organisations, au contraire, la pandémie confirme le double diagnostic qui fonde notre coalition : on ne pourra préserver l’environnement sans justice sociale, il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte. La crise sanitaire mondiale manifeste brutalement les limites d’un système capitaliste et productiviste qui détruit à la fois les équilibres sociaux et environnementaux en prétendant justement refuser toute limite. Les mesures de lutte contre la pandémie et les confinements ont entraîné une réduction temporaire des émissions de gaz à effet de serre et autres polluants, mais au prix d’une flambée de la précarité et des inégalités. La récession, la crise économique ne sont en aucun cas une solution à la crise écologique.
Dans l’urgence, des entreprises ont réorienté leur production, démontrant une capacité d’adaptation. Les gouvernements et les banques centrales ont déployé  d’énormes moyens financiers. Mais en l’absence d’une pression sociale suffisante, les plans de relance ne cherchent qu’à reconduire et accélérer les trajectoires  antérieures. Les moyens consacrés à la relocalisation et à la reconversion du système productif vont du dérisoire à l’inexistant.

Au lieu de mettre la science et la technologie au service des besoins humains vitaux, le système les instrumentalise pour entretenir une fuite en avant irresponsable :  l’intelligence artificielle, les biotechnologies, la géoingénierie seraient notre seul salut. De nombreux scientifiques nous alertent sur les nouvelles crises sanitaires,  sociales, écologiques et démocratiques encore plus graves qui se préparent si nous continuons à ravager la planète : pour les éviter, nous devons vite réorienter et  relocaliser nos systèmes productifs, redistribuer les richesses, approfondir la démocratie politique et économique.

Depuis un an, mise en place des gestes barrières, confinement et couvre-feux ont conduit à la limitation de l’action collective, à des tentatives de nous empêcher de  nous réunir, de manifester, d’agir ensemble pour la justice sociale et environnementale. Comme le dit le philosophe Jacques Rancière, la « politique » a dû laisser la  place à la « police », l’inventivité sociale à la gestion sanitaire et sécuritaire. Mais l’épidémie a renforcé notre volonté de travailler ensemble. Dans ces circonstances  adverses, nous avons travaillé et élaboré ensemble ce document destiné à nourrir les débats et les mobilisations sociales à venir. Pour chacun des thèmes évoqués,  nous sommes partis de quelques idées reçues qui trottent dans beaucoup de têtes et bloquent la pensée et l’action commune entre les luttes pour les « fins de mois »  et contre la « fin du monde ». Puis nous avons cherché à définir des principes et des propositions communes, sans chercher à masquer les débats et controverses qui  demeurent. Nous avons souvent été surpris, au cours de ce travail, par l’étendue de nos points d’accord. Mais nous n’avons pas réponse à tout : nous avons laissé  certains débats ouverts, pour les approfondir par la confrontation et l’expérimentation sur le terrain, par la délibération démocratique. Notre pari : que les citoyen·nes  de notre pays s’emparent de ces propositions et de ces controverses pour leur donner vie et les imposer dans le débat public.

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