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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 11:12
Guide AED – spécial lutte

Guide Second degré

Ce guide a été publié le 19/01/2021

Alors que la mobilisation AED bat son plein, il est important que chaque équipe de vie scolaire puisse avoir à sa disposition les outils nécessaires pour lutter de façon efficace et organisée et imposer ses revendications. Cela passe par une connaissance de vos droits syndicaux et des solutions à votre disposition. L’Éducation nationale joue bien souvent avec le manque d’informations des personnels et particulièrement des plus précaires pour éviter que les mouvements de contestation ne se développe et ne prennent de l’ampleur. Ce guide est là pour répondre à vos questions et vous proposer des pistes de réflexions et d’actions. Il sera régulièrement mis à jour en fonction des besoins. N’hésitez pas à vous en servir, à le faire circuler et à nous contacter en cas de question, à la page https://www.sudeducation.org/contact/

Sommaire

  1. Le droit de grève

    1. Dois-je signaler mon intention de faire grève ?

    2. Peut-on remplacer un AED gréviste ?

    3. Peut-on me sanctionner en cas de grève ?

    4. Et pour mon salaire ?

    5. Dans le cas des grèves reconductibles

  2. S’informer, s’organiser, se coordonner

    1. L’heure mensuelle d’information syndicale

    2. Ai-je le droit de m’exprimer librement ?

    3. Faites connaître vos revendications

    4. Affichez vos actions et revendications !

    5. Ne restez pas isolé-e s et organisez la solidarité !

1 - Le droit de grève

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En tant qu’AED vous avez parfaitement le droit de vous mettre en grève comme tous les personnels de l’Éducation nationale qu’ils-elles soient fonctionnaires ou non-titulaires. Il s’agit là d’un droit fondamental et constitutionnel incontestable.

En théorie pour faire grève, il faut qu’il y ait un préavis de grève. Toute structure syndicale dont les statuts sont déposés (le syndicat départemental comme le syndicat national) peut user du droit d’appeler à la grève et de déposer un préavis de grève.

Il doit être adressé à l’autorité compétente (DSDEN, recteur-rice) en principe au plus tard 5 jours francs à l’avance (c’est à dire : 5 jours plus celui d’expédition et celui de la grève).

En règle générale si vous avez besoin d’un préavis de grève informez-nous suffisamment à temps de votre demande.

Dans la réalité, c’est une question de rapport de force lorsqu’il est favorable, on peut se moquer des délais et de la forme du préavis, voire se passer de préavis tout court, surtout en cas d’urgence ou de nécessaire réaction.

ATTENTION : les préavis de grève couvrent l’ensemble des catégories de personnels qui y sont mentionnées et pas uniquement les syndiqué-e s de l’organisation syndicale qui dépose ce préavis.

1.1 - Dois-je signaler mon intention de faire grève ?

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Non, en tant que personnels du second degré si vous avez l’intention de faire grève, vous n’avez en aucun cas l’obligation de vous déclarer gréviste, sous aucun délai que ce soit. Si comme certains collègues vous faites le choix de vous déclarer gréviste c’est par choix et non par contrainte. Aucun délais non plus ! Par conséquent, en fonction de votre choix, vous pouvez vous déclarer gréviste, une semaine à l’avance, 48h, 24h ou pas du tout. Y compris le jour même de la grève, vous n’avez rien à faire remonter. C’est à l’administration de faire la preuve de votre absence. Vous recevrez dans les jours qui suivent (ce n’est pas automatique), un courrier dans votre casier constatant l’absence de service fait. Cette procédure est tout à fait normale, pas d’inquiétude à avoir. L’administration et votre hiérarchie ne seraient en aucun cas faire pression sur vous pour exiger une telle déclaration d’intention.

Prévenir ou pas, mais agir collectivement

Si généralement ce n’est pas le cas lorsqu’un e AED fait grève de façon isolée, lorsque toute une vie scolaire fait grève, un établissement peut vite être désorganisé. Même si ce n’est pas l’objectif premier de la grève c’est clairement une façon de montrer l’importance des vie scolaires et des assistant-e s d’éducation au sein d’un établissement. En fonction de la situation, du rapport de force, du fonctionnement de l’établissement, certaines équipes ont fait le choix de ne pas se déclarer grévistes pour faire naître une prise de conscience chez les autres personnels et les directions.

Dans ce cas de figure, inutile de se voiler la face, il arrive que des pressions existent et soient exercées par les directions qui culpabilisent ainsi les AED, évoquent la mise en danger des élèves, exigent un délai de prévenance, jouent sur la corde sensible. Cela est parfaitement déplacé et anormal, vous ne devez subir aucune pression en raison de votre participation à la grève ! Les préavis sont déposés pour cette raison et c’est à l’administration et à la direction de l’établissement de s’organiser en conséquence. Cela relève de leurs responsabilités.

C’est donc à vous de réfléchir collectivement à la façon de procéder en fonction des objectifs que vous cherchez à atteindre : faire réagir, mettre toute la vie-scolaire en grève…

1.2 - Peut-on remplacer un AED gréviste ?

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Pour casser la grève et décourager son recours, les directions ont régulièrement appel au remplacement des personnels grévistes, principalement quand il s’agit d’AED. Ce remplacement se fait bien souvent sur la base du volontariat lorsque celui-ci est effectué par des agent-e s ou des professeur-e s.

Difficile dans ce cadre de s’y opposer, il faut qu’un travail de conviction soit fait auprès de ces collègues pour les décourager d’invisibiliser votre mouvement de grève.

Les AESH peuvent refuser le remplacement des AED

Ces dernier-e s sont eux-elles aussi victimes de pressions et de chantages et on leur « demande » souvent de remplacer les AED grévistes. Bien souvent on ne leur laisse pas le choix. La loi est pourtant bien clair à ce sujet et leur permet de refuser puisque les missions des AED ne sont pas les leurs comme le prévoit la circulaire du 3 mai 2017. Les collègues AESH peuvent donc refuser ce remplacement mais doivent être soutenu dans cette démarche auprès de la direction par les autres personnels de l’établissement.

1.3 - Peut-on me sanctionner en cas de grève ?

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Comme dit plus haut, le droit de grève est un droit constitutionnel et fondamental. Aucune sanction ne peut être prise à votre encontre et vous ne pouvez pas être licencié e pour ce motif. Le licenciement en cours de contrat doit passer devant une Commission consultative paritaire et ne peut être prononcé qu’en cas d’insuffisance professionnelle ou en cas de faute grave.

En revanche, des pressions existent et sont régulièrement exercées sur les collègues AED qui revendiquent leurs droits et se mobilisent. Infantilisations, mesures de vexations, chantage au renouvellement ne sont malheureusement pas rares et les personnels de direction qui sont aussi les employeurs se servent de leur pouvoir de renouvellement et de la précarité des contrats AED pour s’imposer.

Mais là encore, ils-elles n’ont pas tous les droits et une équipe soudée peut faire changer les choses. En matière de non-renouvellement, les chef-fes d’établissements pensent à tort qu’ils  elles n’ont aucun compte à rendre. C’est faux.

Si dans la loi, aucune justification n’est effectivement attendue ou clairement indiquée, un personnel de direction doit prendre toutes ses décisions au nom de l’intérêt du service. Il-elle doit donc être capable de justifier ces choix, ce qu’il-elle ne parviendra pas à faire en cas de licenciement pour motif syndical déguisé.

La justice nous a donné raison !

SUD éducation vient d’ailleurs d’obtenir une décision de justice qui fait désormais jurisprudence en faisant condamner à 7000 euros d’indemnité un collège marseillais pour non-renouvellement abusif.

Si vous sentez que l’un e d’entre vous est menacé e, il n’est jamais trop tôt pour agir. Contactez SUD éducation et rapprochez-vous des autres personnels de l’établissement. Le temps et la solidarité sont essentiels dans cette situation.

1.4 - Et pour mon salaire ?

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Les retraits pour fait de grève sont calculés sur la base d’un trentième du salaire en moins par jour de grève, c’est à dire le traitement, les primes et indemnités. Quant aux primes versées annuellement elles sont également incluses proportionnellement au nombre de jours de grèves à l’exception des prestations sociales, avantages familiaux, remboursements (décisions du Conseil d’Etat du 11/07/73 et du 22/03/89).

C’est le-la chef-fe d’établissement qui fait remonter le nombre de jours de grève au rectorat. Il doit tenir ce décompte de manière claire et accessible par tou-te s. En cas d’erreurs, ces chiffres sont contestables et in fine les jours de grève indûment comptés peuvent être remboursés avec un intérêt.

Cela étant, les sommes ne peuvent pas être prélevées en un seul coup en cas de grèves longues (art L. 145 – 2 et R. 145 – 2 du Code du Travail). Les quotités ou parts du salaire saisissables sont proportionnels aux revenus et déterminent l’étalement des prélèvements (les seuils prennent aussi en compte les personnes à charge).

Et concernant la grève dans les internats ?

Légalement une journée de grève s’étend sur la durée du service le jour prévu, (par exemple de 8h à 20h). A l’internat, le service et donc la grève débute la veille (19h00-20h00) jusqu’au lendemain (19h00-20h00). Les horaires exactes peuvent varier d’un établissement à l’autre et doivent être inscrites dans le règlement intérieur. Si la direction de l’établissement décide de fermer l’internat, vous ne pouvez pas être considéré-e s comme grévistes.

1.5 - Dans le cas des grèves reconductibles

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Dans le cas de figure des grèves reconductibles, l’administration peut faire le choix d’appliquer l’arrêt Omont décision du conseil d’État du 7/07/78). Il s’agit d’une décision de justice qui permet à l’administration de prélever l’ensemble des journées comprises entre le premier jour de grève et le dernier jour de grève inclus. Il s’agit alors clairement d’une tentative de répression de la grève.

Les jours décomptés vont théoriquement du premier au dernier jour de grève inclus. De façon concrète, si vous faites par exemple grève le jeudi, que vous ne travaillez pas le vendredi, et que vous faites à nouveau grève le lundi pour reprendre le travail le mardi, l’administration peut vous compter gréviste pour le jeudi, le vendredi, le samedi, le dimanche et le lundi, alors que vous n’avez fait que deux jours de grève en réalité. Cette mesure particulièrement injuste est là pour intimider et casser la grève. Elle a été appliquée par le ministère lors de la mobilisation contre la réforme des retraites de 2003 mais aussi de 2019/2020.

Cela dit, ce n’est ni automatique, ni obligatoire. C’est le/la chef-fe d’établissement qui fait remonter les jours de grèves. Dans le logiciel dédié à la gestion des absences (MOZART), il est parfaitement possible de vous placer en reprise sur un jour sur lequel vous ne travaillez pas. Le-la chef-fe d’établissement ne peut pas se cacher derrière l’aspect technique.

2 - S’informer, s’organiser, se coordonner

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2.1 - L’heure mensuelle d’information syndicale

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Les organisations syndicales sont autorisées à tenir pendant les heures de service, une réunion mensuelle d’information.

Le principe général est le suivant : chaque agent e, y compris un e AED à le droit de participer, a son choix à l’une de ces réunions mensuelles d’information dans la limite d’une heure par mois. La durée de chaque réunion ne peut excéder une heure (sauf si elle a lieu pendant la dernière heure de service et elle peut alors se prolonger au-delà de la fin du service en application de l’article 4 du décret n°82 – 447). Le salaire est bien entendu maintenu durant chacune de ces heures (que l’on soit en service ou non).

Pour être accordée, la demande doit être déposée auprès du-de la chef-fe d’établissement au moins une semaine avant la date de la réunion. Lorsque vous déposez une demande d’HMI, c’est vous qui proposez la date et l’heure. Contactez votre syndicat SUD éducation local.

Les intervenant-e s extérieur-e s

Tout e représentant e syndical e mandaté e à cet effet par une organisation syndicale a libre accès aux réunions tenues par cette organisation à l’intérieur des bâtiments administratifs, même si elle-il n’appartient pas au service dans lequel se tient la réunion. La venue de ce/cette représentant e n’est pas subordonn e à une autorisation préalable du-de la chef-fe d’établissement ou de service, qui doit simplement en être informé e avant le début de la réunion.

Restrictions de la participation

Dans les cas des AED, un e chef-fe d’établissement peut s’opposer à ce que l’ensemble d’une équipe participe à l’HIS, en invoquant « l’intérêt du service » puisque les élèves ne pourraient pas être accueillis ou surveillés dans l’enceinte de l’établissement. C’est parfois de mauvaise foi, mais aussi parfaitement contournable. Il suffit d’organiser cette HIS en dehors de votre service, par exemple un soir après la fermeture de l’établissement. Vous n’avez qu’à demander par la suite un rattrapage de cette heure, en commençant plus tard votre service ou en le finissant plus tôt un autre jour.

2.2 - Ai-je le droit de m’exprimer librement ?

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Oui, dans les limites imposées par la loi, c’est à dire sans avoir recours à l’injure et la diffamation. La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires et est inscrite dans la fonction publique (article 6 de la loi 83 – 634, dite loi Le Pors, Titre I du Statut Général). Son corollaire la liberté d’expression est donc également garantie. En l’absence de texte contraire qui viendrait limiter la parole des personnels contractuels comme les AED, de telles garanties sont également valables pour les personnels non-titulaires.

Nombreux-ses sont celles et ceux qui nous rapportent avoir reçu des reproches, voire des menaces, de la part de leurs supérieurs hiérarchiques Ces reproches, ces menaces, peuvent se résumer ainsi : « vous n’avez pas respecté le devoir de réserve, vous n’avez pas à vous exprimer publiquement ! ».

Que ce soit de manière volontaire ou non, ces dernier-es se trompent lourdement. SUD éducation affirme haut et fort qu’il s’agit là d’une légende urbaine. Une expression publique est donc tout à fait possible et souhaitable, et lorsqu’elle se fait dans un cadre syndical notamment, elle est inattaquable. Le devoir de réserve, s’il existe, s’applique en réalité principalement et proportionnellement aux supérieurs hiérarchiques. Ne gardez donc pas votre langue dans la poche !

2.3 - Faites connaître vos revendications

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Lorsque l’on mène une lutte, il faut le faire savoir ! Le meilleur moyen, c’est encore de réaliser un communiqué de presse, d’organiser une conférence de presse, ou de faire venir les médias à un rassemblement pour médiatiser votre action. C’est une façon de faire comprendre ce que vous faites et d’obtenir le soutien de la population. C’est aussi l’occasion de mettre la pression sur l’administration et de tourner les regards vers elle, c’est aussi une manière de s’adresser aux autres AED pour les convaincre de rejoindre la mobilisation.

N’hésitez pas non plus à informer les parents d’élèves de votre mobilisation. En effet, en dehors de votre temps de service, vous avez le droit de vous adresser aux parents d’élèves. Cela peut se faire en remettant aux élèves un courrier cacheté (agrafé ou sous enveloppe) et adressé aux parents d’élèves, aux élèves eux-elles mêmes. Vous ne pourrez ainsi pas être accusé d’enfreindre votre devoir de neutralité (ce qui n’est pas la même chose que le devoir de réserve…).

Adressez-vous à votre syndicat SUD éducation local qui pourra vous fournir une liste précise et locale de journalistes à contacter. Nous pourrons aussi diffuser sur nos réseaux votre communiqué pour augmenter la visibilité de votre lutte.

2.4 - Affichez vos actions et revendications !

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Dans la salle des personnels, un panneau d’affichage syndical doit être installé dans tous les établissements. Chaque organisation syndicale y a accès et il est tout à fait possible pour vous de communiquer sur la situation de la vie scolaire, sur vos revendications et actions. N’hésitez donc pas à vous en servir si vous êtes vous-même syndiqué-e s. Le cas échéant, demandez aux camarades des organisations syndicales présentes dans votre établissement pour qu’une place soit faite à vos communiqués, tracts et infos.

2.5 - Ne restez pas isolé-e s et organisez la solidarité !

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C’est aux AED de mener cette lutte et de décider des suites à lui donner. Mais pour réussir toute mobilisation, il est important de ne pas rester isolé-es et d’organiser à plusieurs niveaux la solidarité. C’est ce qui donnera de la force à ce mouvement et lui permettra de durer et de gagner.

Penser à informer les autres personnels de l’action que vous menez. Trop souvent, vie-scolaires et salles des professeurs restent dos à dos. Il vous faut entraîner d’autres personnels dans votre action pour y participer ou apporter son soutien.

Faites des caisses de grève, en ligne ou de la main à la main. Les caisses locales sont plus efficaces que les caisses générales.

Faites jouer la solidarité à l’intérieur de votre vie-scolaire en vous servant sur les différences entre temps-pleins et temps partiels. Si vous décidez ponctuellement de participer à une journée de grève et tout le monde ne travaille pas ce jour-là pourquoi ne pas s’entraider financièrement ? Par exemple si la grève à lieu le mardi et que plusieurs d’entre vous ne travaillent pas mais veulent quand même participer, pourquoi ne pas reverser une partie de votre salaire aux grévistes ?

Des collectifs d’AED se sont créés un peu partout sur le territoire. N’hésitez pas à entrer en contact avec eux et s’il n’y en a pas à en créer un.

SUD éducation fait de la lutte contre la précarité un des axes centraux de son action. Préavis de grève, guides catégoriels, caisse de grève pour les AED et AESH… De nombreux outils sont mis à disposition des personnels pour défendre leurs droits et construire les luttes. Rendez-vous sur le site www.sudeducation.org.

Pour nous la lutte menée par les AED, est l’affaire de chacun e !

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Published by SUD 61
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 11:11
AESH : les grand-es oublié-es de la revalorisation (vidéo)

Ce communiqué a été publié le 20/01/2021

Les AESH sont les oublié-es de la revalorisation salariale.

Une présentation des positions de SUD éducation dans cette vidéo .

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Published by SUD 61
1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 10:54
 Tract de SUD éducation

Ce tract a été publié le 19/01/2021

SUD éducation a lancé une grande campagne afin de gagner l’indemnité REP/REP + pour les personnels AESH et AED qui exercent en éducation prioritaire. En première ligne, ils et elles doivent percevoir cette indemnité comme les autres personnels ! 

 Où en est-on de la campagne pour les AED ? 

 Vous avez été nombreux et nombreuses à vous manifester par des recours gracieux auprès de votre hiérarchie. Certain-e-s d’entre vous ont reçu des réponses négatives, d’autres n’ont pas eu de réponses. 

Nous pensons, pour des raisons juridiques et stratégiques, que nous aurons plus de chances de gagner l’indemnité REP/REP+ pour les AED, en élargissant notre démarche vers une action plus collective. Les recours envoyés vont appuyer une demande de SUD éducation au Premier ministre pour qu’il réforme le décret 2015-1087 afin qu’il ajoute les AED dans la liste des bénéficiaires de l’indemnité. En cas de réponse négative, toute une série de démarches juridiques collectives seront alors possibles. 

 Pour les AESH nous allons poursuivre les recours juridiques.

 Comment gagner ? 

 Les recours individuels que vous avez écrits sont essentiels, ils permettront d’argumenter de la nécessité de cette indemnité pour les AED mais cela ne sera sans doute pas suffisant, il faut continuer à se mobiliser afin de contraindre le gouvernement à prendre cette mesure égalitaire. 

 La mobilisation des personnels de Vie scolaire depuis décembre 2020 crée les conditions d’une victoire. Il faut continuer à se mobiliser et amplifier la mobilisation pour gagner cette reconnaissance financière du travail effectué en éducation prioritaire. 

 La grève des AED montre à quel point le service public d’éducation a besoin de ses Vies scolaires ! 

 Et une augmentation des salaires !

 Pour SUD éducation, il y a urgence à revaloriser les salaires et en particulier les plus bas salaires qui doivent augmenter plus rapidement que les salaires les plus élevés. Le ministère de l’Éducation nationale est responsable de l’aggravation des inégalités lorsqu’il emploie des personnels pour des salaires aussi faibles.

 SUD éducation revendique :

 - la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·trice scolaire ;

- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;

- l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;

- du matériel de protection fourni par l'employeur et le versement de la prime Covid.

 Les collectifs d’assistant-e-s d’éducation appellent à une semaine de grève et de mobilisation à compter du 19 janvier 2021. SUD éducation soutient l'auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d'éducation à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève massivement aux dates décidées localement ainsi que le 26 janvier, journée de grève dans l'éducation nationale pour les salaires. Un préavis de grève spécifique a été déposé pour toute la période.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 16:13

SUD éducation a déjà eu l’occasion de dénoncer la mainmise du secteur privé sur le marché du numérique éducatif. Pronote, logiciel de gestion d’établissement, a récemment fait l’objet d’un rachat par des entreprises privées comme Docapost. Pronote, qui jouit d’une situation de quasi-monopole dans son secteur, peut ainsi imposer ses publicités à l’ouverture du logiciel.

Récemment, c’est un partenariat commercial avec le magazine L’Étudiant qui est apparue sur de nombreux écrans d’utilisateurs et utilisatrices du logiciel.

 

Il s’agit de proposer un QCM aux enseignant-e-s sur la question de l’orientation à destination des élèves de terminale. Ce type de publicité est profondément inacceptable : il matérialise à la fois l’intrusion du secteur privé dans l’école à la faveur des réformes successives du système éducatif, et montre à quel point le démantèlement par le ministre Blanquer du service public d’orientation favorise les intérêts privés.

SUD éducation exige le retrait immédiat de cette publicité et des mesures d’interdiction de toute forme de publicité ou partenariat commercial en milieu scolaire.

SUD éducation revendique la fin du démantèlement du service public d’orientation, et le recrutement massif de personnels qualifiés que sont les PsyÉN pour accompagner les élèves dans leur orientation.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 16:12

Mercredi 27 janvier est le jour où les agent-e-s de la fonction publique perçoivent leur salaire.

C’était l’occasion pour les personnels de vérifier ce que vaut la parole du ministre, qui avait promis le versement d’une prime d’équipement informatique d’un montant de 150 euros aux enseignant-e-s dès janvier 2021.

Les personnels ne seront pas surpris de remarquer que cette prime n’est pas venue s’ajouter au salaire des personnels. Les personnels de l’Éducation nationale étaient massivement en grève le 26 janvier pour une augmentation générale des salaires. Le retard dans le versement de cette prime résonne à cet égard comme une nouvelle provocation d’un ministre incapable de tenir les engagements qu’il a pris en public à l’occasion du Grenelle de l’éducation.

Le ministre a volontairement exclu du versement de la prime d’équipement les AESH, les CPE, et professeur-e-s documentalistes. Pour SUD éducation, cette division entre les personnels est inacceptable : toutes et tous doivent pouvoir obtenir sans délai le montant de cette prime.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

La DEPP (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) a annoncé la réalisation d’une enquête expérimentale de janvier à mars 2021 auprès d’un panel de 35 000 enfants de petite section qui seront suivi-e-s toute leur scolarité.

Il s’agit d’une grille d’observation du comportement des élèves d’une vingtaine de questions par page. Les questions, nombreuses, revêtent la forme d’une analyse comportementale de l’enfant : “répond-il mal à l’adulte”, “réagit-il de façon excessive”, “a-t-il des accès de colère”, “perd-il ses vêtements”...

Ce questionnaire nominatif suivra les enfants durant toute leur scolarité et cette enquête sera complétée par une interrogation des parents sur leur situation familiale et leur implication dans les études de l'enfant.

Cette enquête s’apparente à un fichage des enfants et de leur famille. Inquiétante, elle semble préparer le terrain à la constitution d’un véritable casier scolaire, au service de la normalisation et du profilage des élèves.

Cette enquête a un précédent fâcheux : le projet de loi sur la prévention de la délinquance, il s’agissait du “dépistage précoce des enfants présentant des troubles du comportement” qui allait de pair avec la création d’un carnet de comportement. Ce projet mis en place en 2005 a été abandonné en 2007 suite à la levée de bouclier des syndicats et associations de parents d’élèves.

 

SUD éducation dénonce le fichage des élèves et la constitution d’un casier scolaire.

SUD éducation dénonce cette stigmatisation inacceptable des enfants et de leur famille.

SUD éducation revendique une prise en charge égalitaire des élèves de la maternelle à l’université.

La fédération SUD éducation appelle tous les personnels à se mobiliser contre cette enquête expérimentale et à informer les familles de ses dangers.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

Depuis plusieurs mois, SUD éducation alertait avec l’intersyndicale sur le danger à vouloir faire se dérouler les épreuves de spécialités.

Les élèves de lycée voient leurs enseignements fortement perturbés en raison des adaptations rendues nécessaires pour éviter la fermeture complète des établissements. Ces adaptations ont été arrachées par la mobilisation des personnels au ministre qui feignait de croire que la situation ne justifiait aucun changement.

Les élèves ne sont nullement préparé-es à passer les épreuves de spécialités qui étaient prévues du 15 au 17 mars 2021. Aujourd’hui, le ministre signait le 15 janvier une circulaire qui prévoyait des stages durant les congés d’hiver pour préparer les élèves aux épreuves de spécialité.

Aujourd’hui, le ministre Blanquer est contraint de tenir compte du réel en écrivant aux personnels pour leur annoncer l’annulation des épreuves de spécialité.

Pour SUD éducation, l’indécision du ministre, attaché à essayer de mettre en œuvre sa réforme délétère du baccalauréat envers et contre tout, a produit une angoisse intense parmi les futures candidat-e-s au baccalauréat, comme aux personnels qui s’efforçaient de les y préparer dans des conditions particulièrement difficiles.

Ce premier pas, bien mince, du ministre, ne doit pas faire oublier qu’en s’acharnant ainsi, Blanquer conduit une nouvelle fois à changer les règles des épreuves en cours d’année scolaire. Il en profite également pour pousser davantage encore le contrôle continu. Pour cette raison, la charge de travail des enseignant-e-s sera encore amenée à s’accroître : augmentation du nombre de devoirs surveillés, et réunions d’harmonisation pour lisser les résultats du contrôle continu.

Le ministre Blanquer fait une nouvelle fois la démonstration de l’improvisation avec laquelle il organise le système éducatif, tout entier à la poursuite de son objectif de démantèlement du baccalauréat comme diplôme national.

SUD éducation revendique :

— dans l’immédiat, la suppression des EC, et de l’épreuve du grand oral ainsi que le retour à des épreuves nationales et anonymes ;

— la suppression des réformes du lycée et du bac qui, à l’épreuve de la réalité, n’en finissent pas de montrer l’étendue de leurs défaillances.

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 17:16

Depuis leur création en 1990, les RASED sont à la croisée des chemins d’une école réellement inclusive.

Personnels de terrain intégrés aux équipes éducatives, les membres des RASED apportent leur éclairage, leurs connaissances et leurs pratiques spécifiques à l’analyse et à l’accompagnement des situations les plus difficiles : grande difficulté scolaire, mal-être infantile, comportements inadaptés ou perturbateurs, etc... Chaque jour, aux côtés des collègues, des familles, des élèves.

 

Sous la présidence Sarkozy, la suppression massive de postes (1/3 des effectifs) avait déjà fortement impacté le fonctionnement des réseaux.

 

Les fondements idéologiques qui régissent la gouvernance actuelle de l’Éducation Nationale ne font qu’aggraver davantage cette situation.

 

Alors oui, quand les enseignant-e-s qui devraient être spécialisé-e-s ne sont plus formé-e-s et qu’ils-elles sont en nombre insuffisant, il est plus aisé d’affirmer que les RASED ne servent finalement à rien et qu’il vaut mieux les supprimer.

Triste manœuvre, grossière et malhonnête.

 

Avec la crise que nous traversons, le discours médiatique au sein du Ministère de l’Éducation Nationale s’est orienté vers des considérations « sociales » (sic). Les élèves décrocheurs, déconnectés, en difficulté, les familles fragiles et fragilisées.

 

Les missions des RASED ont, de tout temps, été dédiées à l’accompagnement de ce public.

Mais depuis plusieurs années, il est de plus en plus difficile d’exercer pleinement ces missions : diminutions des moyens, détournement des fonctions, personnels en sous-effectifs, secteur d’intervention trop larges, nombre d’élèves par secteur trop important, remboursement partiel des frais de déplacement, absence de formation…

 

Alors même que les RASED auraient dû voir leur nombre augmenter, au mieux il reste à effectif constant, au pire ils sont diminués.

Les suppressions de postes à la rentrée 2020 ? « Une exception » d’après notre Ministre, un chiffre négligeable pour des personnels négligés.

Si notre Ministre peut parfois insister sur le rôle primordial des psychologues, dans la cadre de la recherche d’une « résilience », et qu’ il est heureux qu’il reconnaisse enfin l’importance de leur travail et de leurs missions spécifiques, il serait alors de bon ton de leur donner les moyens d’assurer leurs missions. Au sein des RASED, mais aussi dans le second degré où ils sont en nombre chimérique ou dans les CIO qui ont, pour la plupart, fermés…

 

L’intérêt de Blanquer pour les neurosciences n’est sans doute pas dénué de lien avec la tendance à la médicalisation et à l’externalisation de la prise en charge des élèves aux profils spécifiques.

Il n’est pas rare de voir des élèves, relevant de la difficulté scolaire mais n’ayant pu être accompagnés efficacement faute de moyens, « glisser » vers le champ du handicap alors même qu’ils n’auraient jamais dû en relever.

Et allons-y ensuite pour la valse des consultations et suivis en libéral, souvent non remboursés et détachés du cadre scolaire, sans prise en compte de l’enfant dans sa globalité.

Cette dérive tend à nier le travail d’adaptation des personnels spécialisés, à médicaliser, à externaliser le traitement de la difficulté scolaire.

 

Est-ce donc cela que notre Ministre appelle « école inclusive » ?

Une école qui ne donne pas les moyens à tous les élèves de réussir à leur rythme, qui supprime petit à petit les aides existantes et propose de les externaliser hors de l’école, qui creuse les inégalités sociales et territoriales, qui standardise et normalise les attendus par le biais d’une évaluationnite aigüe, qui abandonne les enseignant-e-s et les laisse se débrouiller seul-e-s face à des situations de plus en plus complexes et difficiles…

 

A votre tour d’être « résilient » M. Blanquer et de reconnaître que votre idée de l’école est excluante !

 

Les personnels exerçant en RASED ne peuvent que dénoncer le mépris de l’institution face à leurs missions et s’inquiéter des perspectives à moyen terme.

 

Nous ne devons pas laisser Blanquer rédiger pour les RASED la chronique d’une mort annoncée.

 

C’est pourquoi SUD Éducation appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser pour la défense des RASED, dans le cadre d’un réel plan d’urgence pour l’école, en restant informé et vigilant, en déposant des motions en Conseil d’École, en communiquant auprès des familles.

 

Pour des créations massives de postes de RASED dans les 3 spécialités

Pour un accès renforcé à la formation initiale et continue

Pour le respect des missions spécifiques des membres des RASED

Pour une école réellement inclusive

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Published by SUD 61
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 14:06

Le podcast d’information syndicale de SUD éducation

Avec le podcast de SUD éducation, soyez informé-e-s !
SUD éducation vous propose des émissions qui traitent de questions juridiques, de vos conditions de travail, de l’histoire du syndicalisme et des mouvements sociaux, de pédagogie… Mieux connaître notre histoire, nos droits, nos luttes pour être plus fort-e-s collectivement !
Chaque émission peut s’écouter en entier et par séquence, n’hésitez pas à les télécharger et à les diffuser autour de vous.

La première émission intitulée L.B.D, La Base Décide, c’est l’actualité du mois de janvier en 40 minutes !

Au programme : les annonces quant aux classes de maternelle, tout savoir sur les salaires, le devoir de réserve et bien sûr la grève exemplaire des AED !

Séquence 1 - Les annonces quant aux programmes de maternelle - du début à 3’
Séquence 2 - Sacrés salaires ! qu’est-ce que le salaire? - de 3’ à 7’
Séquence 3 - En direct du local syndical - Mieux comprendre les inégalités salariales pour mieux les combattre - de 7’ à 17’
Séquence 4 - Vie Scolaire en grève ! les raisons de la colère - de 17’ à 35’30
Séquence 5 - Question de droit : le devoir de réserve, histoire d’un mythe - de 35’30 à la fin

 Pour vous abonner avec une application, vous pouvez cliquer sur les liens suivant :

https://www.sudeducation.org/lbd1-le-premier-episode-du-podcast-de-sud-education/

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Published by SUD 61
18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 14:05
S’organiser pour se projeter – Communiqué unitaire

Ce communiqué a été publié le 18/01/2021

Nous avons écouté avec attention, Monsieur le Ministre, vos interventions médiatiques et nous ne partageons pas les mêmes constats ni les mêmes perspectives pour les enfants et les jeunes qui fréquentent les établissements scolaires aujourd’hui. Les élèves ont besoin de stabilité et de sérénité dans leurs apprentissages et plus encore dans la crise sanitaire qui réduit drastiquement les interactions sociales, les activités sportives et culturelles.

C’est la raison pour laquelle nous réitérons notre demande d’une embauche massive d’enseignant-e-s, de personnels éducatifs, sociaux et sanitaires pour accompagner au mieux la continuité des parcours scolaires des élèves comme leur développement psycho-social. Nos organisations sont particulièrement inquiètes pour les élèves préparant des examens. Pour construire un cadre structurant afin qu’ils se projettent dans cette période difficile et incertaine, il leur faut connaître et
maîtriser en premier lieu les modalités claires des examens à venir et ce avant les vacances de février. Cette demande vaut pour les candidat-e-s au baccalauréat des voies générale, technologique et professionnelle comme pour tous les diplômes de la voie professionnelle et le brevet des collèges.

En outre, une adaptation des programmes tenant compte des conditions hétérogènes d’apprentissage (élèves en présence, en hybride ou à distance) nous paraît indispensable. Depuis l’an passé, nous vous alertons sur cette situation. Les aménagements inhérents au protocole sanitaire, avec la mise en place de demi-groupes réduisent considérablement le temps initial alloué à des programmes déjà très denses. A cela, s’ajoutent les protocoles d’isolement des malades de la COVID et des cas contacts pendant sept jours. Le travail personnel solitaire face à un écran devant des notions jamais abordées dans le groupe classe ne peut pas être considéré comme une condition facilitante d’apprentissage, et les élèves ne disposent pas tou-te-s des mêmes équipements informatiques. Les inégalités scolaires, territoriales et entre établissements s’aggravent toujours plus. Il n’est pas soutenable d’imaginer que des candidat-e-s se trouveraient évalués sur des notions qu’ils auraient étudiées différemment voire qu’ils n’auraient pas étudiées en classe avec les enseignants et avec leurs pairs. Il s’agit bien de préserver l’égalité de traitement des candidat-e-s et la valeur du diplôme.

Au vu de cette situation dégradée, il n’est pas possible de maintenir les épreuves de spécialité du baccalauréat général et technologique en mars.

Il faut poser collectivement le cadre d’évaluation des apprentissages des élèves et notamment pour les examens. De plus, des règles sont à travailler pour la tenue des commissions d’harmonisation. Toutes ces questions ne peuvent pas se traiter dans les seuls comités de suivi des réformes des lycées.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, nos organisations, au cœur des réalités du terrain se portent volontaires pour construire collectivement les mesures à mettre en place, avec un calendrier clair, pour la réussite de tous les élèves, quelle que soit la situation sanitaire dans laquelle le pays se trouvera dans les mois à venir.

Le 15 janvier 2021

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