28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:50
Formation des enseignant-es : la position de SUD
Niveau du recrutement

La fédération revendique un recrutement à Bac + 3 et deux années de formation, rémunérées, comme Fonctionnaire stagiaire en institut supérieur de formation.

Dans les cas des spécialités PLP ne disposant pas de master ou d’une licence ou de leur équivalent, nous revendiquons la possibilité de se présenter au concours après un diplôme professionnel de niveau IV et 3 ans d’activité professionnelle.

Déroulé et contenu de la formation

La première année de formation, la fédération SUD éducation revendique uniquement des stages d’observations.

Au niveau Bac +4 :

Des stages d’observation sur l’ensemble des publics potentiels selon qu’on se destine au primaire, au secondaire général et technologique ou au professionnel.

Des enseignements de didactique présentant les pédagogies dans leur diversité, la psychologie des enfants et des ados, la spécificité de certains publics.

Des modules de perfectionnement scientifiques en lien avec leur transmission didactique dans le niveau d’enseignement prévu.

Au niveau Bac +5 :

Des modules de perfectionnement scientifiques en lien avec leur transmission didactique dans le niveau d’enseignement prévu.

1/3 temps de service d’abord en pratique accompagnée puis avec des périodes de responsabilité totale dans sa fonction.

2/3 de suivi par un tuteur dans l’école ou l’établissement et par une formation groupée dans le cadre de l’université et retour de réflexion en formation notamment sur ces « stages ».

Nous demandons l’abrogation des certifications (comme le CLES et le C2I2E) et revendiquons des formations réelles intégrées dans le cursus mais sans certifications spécifiques.

Lieu de la formation

La formation doit se faire dans une école du supérieur qui peut relever de l’université.

Le volet disciplinaire doit se faire avec la participation des UFR, car les cours doivent être en prise sur la recherche. Mais la formation professionnelle doit se faire notamment avec les personnels des IUFM qui seront recyclés dans les ESPE et la participation d’enseignant-e-s du premier et second degré et/ou de maîtres formateurs/trices. Les écoles de formation ne délivrent pas des masters disciplinaires mais des masters professionnalisant.

Temps de travail des stagiaires

Dans le 2nd degré, SUD éducation préconise 1/3 temps maximum pour les stagiaires. Le mi-temps du projet Peillon c’est bien trop ! Dans le 1er degré, il faut prévoir une alternance stages/retours en classe équivalente au tiers temps.

Temps de travail des néo-titulaires et formation continue des personnels

Nous revendiquons un service en 1ère année de titulaire de 2/3 en responsabilité et de 1/3 de temps de formation.

La fédération revendique un minimum de 3 semaines de formation, institutionnelles ou non, par an sur le temps de travail après les premières années d’entrée dans le métier.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 13:30

Pourquoi SUD n'a pas signé ?

Le ministère de l'éducation nationale a invité les organisations syndicales à signer un protocole d'accord sur des mesures touchant certaines catégories de personnels. SUD éducation ne signera pas ce protocole. Explications.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 09:39

Si vous n'avez pas encore transmis votre fiche de suivi (en pièce jointe), n'oubliez pas de le faire, car nos élues ont besoin de tous les éléments pour intervenir en CAPD pour que les règles soient respectées et que le mouvement s'effectue avec la plus stricte équité.

Si vous avez postulé pour un des postes de l'ASH restés vacants, merci de bien vouloir le noter sur la feuille.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 08:09

1 – Réforme des rythmes scolaires :

22 écoles publiques et 1 école privée appliquent la semaine de 4 jours et demi dès la rentrée de 2013. Il est à noter que cette réforme n'est pas obligatoire pour les écoles privées. Cela représente 11,79% des écoles de l'Orne.

Les communes ont émis des propositions au DASEN qui a transmis au conseil général. Ce dernier a donné son accord pour tous.

18 demandes de dérogation dont une seule effective (pour les 17 autres c'est le cumul des heures de classe et d'APC qui amène à dépasser les 6h de temps d'enseignement pour une journée.)

Pour deux écoles, des désaccords persistent quant à l'organisation du temps scolaire à la rentrée.

Le premier comité de suivi de la réforme aura lieu bientôt, une pré-réunion a eu lieu le 7 juin.

Le DASEN remet en cause le fait que des collègues aient pu subir des pressions et que la réforme se fasse à marche forcée.

Un syndicat s'inquiète du fait que la réforme pourrait inciter les parents à se tourner vers le privé. L'IEN adjointe répond qu'au contraire et à ce qu'elle sait, la réforme aurait plutôt un effet inverse.

Les principaux problèmes soulevés par les syndicats sont le manque de temps pour mettre en place la réforme, la prise en charge des élèves le mercredi midi, le fait que le maire seul décide (même s'il faut ensuite la validation du DASEN) alors qu'avant, le conseil d'école était décideur des changements d'horaires des écoles, l'inquiétude sur la qualité de l'encadrement proposé.

A la rentrée, le DASEN relancera les associations partenaires de l'école afin de les inciter à s'impliquer dans la nouvelle organisation scolaire.

2- Le dispositif plus de maitres que de classes :

« Il s'agit d'un dispositif directement lié à la refondation de l'école afin de mieux répondre aux difficultés des élèves. Ce dispositif confirme la priorité donnée à l'école primaire. »

23 projets ont été rédigés par les écoles, puis validés par les IEN qui les ont transmis au DASEN. Ce dernier a dressé la liste des 5 écoles bénéficiaires car 5 postes avaient été réservés à cet effet.

Il s'agit de :

circonscription de l'Aigle : Gacé E. Degas

circonscription d'Alençon I : Alençon Point du Jour

circonscription d'Argentan : Trun

circonscription de Flers : Tinchebray A. Breton

circonscription de Mortagne au Perche : Condé sur Huisne

Les critères retenus étaient : le pourcentage d'élèves en difficulté, les effectifs, le retard scolaire, le nombre d'élèves repérés en difficulté en mathématiques et en français, le nombre de PPRE, le nombre d'équipes éducatives, le nombre de recueils d'informations préoccupantes et enfin la cohérence du projet.

Les personnes nommées sur ces postes n'y exerceront pas obligatoirement , le conseil des maitres réfléchira à une organisation pédagogique cohérente.

3 postes « accueil des TPS » sont créés. Une formation départementale de deux jours est prévue avec des professionnels de la petite enfance.

Vote à l'unanimité.

3- La répartition des Assistants d'Education (AED) :

Dans le second degré, la dotation est équivalente à l'an passé.

La dotation est de 120,85 équivalents temps plein, 119,6 sont affectés. Il y a une réserve d'ajustement de 1,25.

Une création d'un poste suite à l'ouverture d'une ULIS à L'Aigle.

1 poste de remplacement au lieu de 2 l'année passée car pas utilisé complètement en 2012/2013.

Les critères d'attribution sont amalgamés.

La dotation départementale est supérieure à ce que propose le barème académique.

Seule la dotation pour le collège de Rémalard semble injustifiée car inférieure aux établissements aux critères équivalents. Seuls les deux représentants de SUD éducation ont voté contre la dotation telle quelle mais ont voté pour s'il est ajouté 0.25 de dotation pour Rémalard (ce qui réduirait à 1 la réserve d'ajustement. Tous les syndicats ont voté pour cette dernière proposition.)

Dans le premier degré, le dispositif est amené à disparaître lorsqu'il ne s'agit pas d'accompagnement d'élèves en situation de handicap. Il sera remplacé par le dispositif avec les emplois d'avenir. A cet effet, 3,5 équivalents temps plein AED ont été supprimés.

4- Questions diverses :

Est-ce que la répartition est bien de la compétence des directeurs, directrices après avis de leur conseil des maitres, maitresses et non de la compétence des IEN ? La réponse est qu'effectivement la répartition est de la responsabilité du directeur et du conseil des maitres mais que le supérieur hiérarchique est en droit d'annuler cette décision de répartition s'il ne la trouve pas adaptée. Nous avons cité deux décrets indiquant le contraire mais il nous a été rappelé que l'IEN, puis le DASEN, le recteur et enfin le ministre, en tant que supérieurs hiérarchiques pouvaient imposer leur choix aux personnes sous leur autorité.

Est-il possible d'augmenter la quotité de décharge d'une école car elle comprend 8 classes sur deux communes différentes (ce qui alourdit la tâche du directeur)? C'est impossible pour cette année. Il faudra revoir la situation en 2014 mais il est peu probable d'obtenir satisfaction.

Est ce que chaque notification MDPH proposant l'octroi d'une AVS est bien suivi d'effets ? Oui. Les demandes faites jusqu'en mars ont été satisfaites alors que ce n'est pas une obligation. Les demandes sont satisfaites à 98%, car des problèmes se posent parfois avec pôle emploi, problèmes d'inéligibilité ou manque de candidatures.

Les collègues se plaignent d'absences non remplacées, pouvez vous nous fournir des données chiffrées précises ? Un tableau nous est remis indiquant un taux de non remplacement de 0,8% au maximum. Les congés qui ne sont pas des congés maladies sont moins bien remplacés que les autres.

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:14
Zéro éliminatoire au CRPE : le ministère aurait-il décidé de ne pas pourvoir tous les postes ?

Un scandale manifeste

Des centaines de canditat-e-s au concours externe de recrutement des professeurs des écoles (CRPE) ont été recalé-e-s par un zéro éliminatoire à une épreuve orale, alors qu’ils/elles auraient été reçues avec n’importe quelle autre note. Le site du Café pédagogique a révélé une partie de l’ampleur du phénomène [1].

Les recalé-e-s ont tou-te-s au moins le Bac, une Licence et un Master. Qui peut imaginer que leur prestation orale soit nulle au point de valoir un zéro pointé ? Pire, certain-e-s candidat-e-s titulaires d’une Licence de Lettres ont reçu un zéro… à l’oral de Français !

Cela ne peut avoir qu’une seul cause : une volonté délibérée de recaler des candidat-e-s et de ne pas pourvoir tous les postes mis aux concours. Par exemple, dans l’académie de Créteil il n’y aura que 879 professeur-e-s des écoles recrutées sur les 1055 postes annoncés.

Le Roi est nu

Alors que François Hollande vient d’annoncer lors de son discours d’ouverture de la « conférence sociale » que l’année 2014 sera une année d’économie budgétaire, on a déjà trouvé une niche de réduction des dé-penses : les postes de l’Éducation nationale.

On voit bien toute la mauvaise foi du gouvernement lorsqu’il prétend donner la « priorité à l’éducation » et essaie de légitimer ainsi l’austérité (pardon, le « sé-rieux-budgétaire-qui-n’est-pas-et-ne-sera-jamais-de-l’austérité ») dans tous les autres secteurs :

  • L’augmentation annoncée du budget est un trompe-l’œil. SUD éducation l’a dénoncé depuis septembre [2]. V. Peillon lui-même nous a donné rai-son (en reprenant même notre vocabulaire !) dans sa réponse au rapport de la Cour des comptes en rappelant que « La hausse des moyens comptabilisée par la Cour ne s’explique que par un trompe-l’œil dû à l’augmentation de la charge des pensions. » [3] Le budget de l’éducation pour 2013, une fois les pensions déduites, a augmenté de 0,6% seulement, ce qui ne compense pas la hausse des prix. En valeur, les moyens du service public d’éducation ont donc diminué !
  • Les promesses de création de postes ne seront pas tenues. Ce n’est pas une surprise, tant les conditions de vie et de travail des personnels de l’éducation sont dégradées. Les 60 000 postes annoncés ne permettaient pas de compenser les suppressions subies les années passées (là encore, le ministère contestait les 80 000 suppressions que nous dénoncions, mais dans la même réponse à la Cour des comptes V. Peillon a confirmé ces chiffres : « 80 000 postes ont été en réalité supprimés pour cette période »2). On attendra les résultats des concours, en particulier pour les disciplines du second degré les plus en tension, pour en faire un premier bilan, mais il est pré-visible que tous les postes ne seront pas pourvus. Ces éliminations commanditées de candidat-e-s au CRPE viennent mettre en lumière un autre ressort du ministère : il n’a aucune intention d’essayer de créer réellement les postes annoncés. Avec un budget insuffisant, une loi de programmation budgétaire qui n’est pas du tout à la hauteur, il faut bien faire des économies !

Besoins et qualifications existent

L’administration ne peut nier qu’il y a pourtant des besoins en postes et en moyens. Il est déjà annoncé que des contractuel-le-s seront recruté-e-s sous contrats précaires pour faire le travail que les recalé-e-s auraient dû faire sous statut de titulaire… Assez qualifié-e-s pour être mis-es devant les élèves, pas assez pour avoir un statut !

La fédération SUD éducation :
Refuse l’éviction des candidat-es par un zéro éliminatoire et demande leur admission ;

Dénonce le recrutement de nouveaux précaires, revendique la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tous les précaires et la création réelle de postes à la hauteur des besoins, et pour commencer la restitution des 80000 postes supprimés par Sarkozy

Dénonce l’hypocrisie des discours gouvernementaux sur le budget de l’éducation, combat les politiques d’austérité, et appelle à construire un mouvement d’ensemble pour imposer des alternatives.

20 juin 2013

1 - ww.cafepedagogique.net, l’Expresso du 17/06/2013

2 -www.sudeducation.org/Un-budg...

3 - www.education.gouv.fr/cid719...

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:06

Une déclaration préalable de la FSU et une déclaration préalable de SUD éducation (reproduite ci-dessous).

Réforme des rythmes scolaires :

Les représentants du personnel découvrent le document en séance et posent quelques questions.Sur le document, il manque les horaires des APC, le nombre de personnels concernés.

A la demande de SUD éducation, le DASEN affirme que les écoles du Perche pratiquant la semaine de 4 jours 1/2 à titre dérogatoire depuis quelques années ont eu le choix entre pratiquer la semaine de 4 jours ou la semaine de 4 jours et 1/2 à la rentrée prochaine. Nous n'avions pas la même information.

Visites d'établissements :

Cette partie de l'ordre du jour a occupé la majeure partie de la réunion du CHSCT, l'administration reproduisant la même pratique de blocage que lors des séances précédentes, renvoyant à chaque fois à une échéance lointaine la possibilité pour les membres du CHSCT d'exercer leur droit. Un groupe de travail sera réuni à la rentrée pour définir les sujets d'étude et un CHS fin septembre devrait définir la liste des établissements qui seront visités.

Les textes officiels (Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique ) définissent les prérogatives des CHSCT.

« Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail procède à l'analyse des risques professionnels.
Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail contribue en outre à la promotion de la prévention des risques professionnels et suscite toute initiative qu'il estime utile dans cette perspective . Il peut proposer notamment des actions de prévention du harcèlement moral et du harcèlement sexuel.

Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail suggère toute mesure de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail, à assurer l'instruction et le perfectionnement des agents dans les domaines de l'hygiène et de la sécurité. Il coopère à la préparation des actions de formation à l'hygiène et à la sécurité et veille à leur mise en œuvre.

Les membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail procèdent à intervalles réguliers à la visite des services relevant de leur champ de compétence. Ils bénéficient pour ce faire d'un droit d'accès aux locaux relevant de leur aire de compétence géographique dans le cadre des missions qui leur sont confiées par ledit comité. »

Accidents de service

Nous avons découvert en séance un tableau sur lequel nous avons pu poser quelques questions. Les délégués ont réitéré leur demande de disposer des documents avant les séances. A noter qu'il n'y a eu aucun accident grave.Nous avons posé la question de la reconnaissance en accident de service des accidents survenant aux collègues se rendant dans leur établissement le week-end ou pendant les vacances scolaires. Il faudrait que cela passe par un accord explicite de la mairie (et en tout état de cause, aucune couverture possible le dimanche, qui ne peut pas être considéré comme un jour de service)

Déclaration Sud Éducation

au CHS-CT Départemental du 13 juin 2013

De par la diversité des tâches et leur parcellisation, le travail des professeur-es est polymorphe. S’il s’exerce sur près de 40 heures hebdomadaires, le travail enseignant doit en outre surmonter quotidiennement de nombreux obstacles et supporter de nombreuses réformes qui impactent leurs conditions de travail.

Ces atteintes quotidiennes aux conditions de travail pèsent sur l’ensemble des personnels du service public d’éducation : Atsem, personnels de vie scolaire, de santé, administratifs, ouvriers et de service… Ce qui se manifeste encore plus dès lors que l’on est précaire. Le fait que les enseignant-e-s n’aient pas bénéficié de la réduction du temps de travail, qu’ils et elles aient une organisation de leur travail où la frontière entre vie privée et professionnelle s’est considérablement effacée, contribue à la surcharge.

Certains chiffres nationaux sont éloquents ! En 2011, 24% des personnels de l’Éducation nationale sont en état de tension au travail (contre 12% des cadres), 14% sont en situation d’épuisement professionnel. 17% des professeurs sont victimes d’épuisement contre 11% dans les autres professions. 21% des actes de harcèlement répertoriés sont le fait de supérieurs hiérarchiques. Ces chiffres sont ceux de la MGEN qui « accompagne » chaque année 15 000 personnels en souffrance au travail.

Un constat est très largement partagé : de nombreux/ses enseignant-es du1er comme du 2nd Degrés ressentent que la pression en quantité de travail a nettement augmenté. La surcharge de travail administratif est la raison la plus souvent invoquée. Ils ont l’impression de répondre à un nombre d’injonctions administratives croissantes qui relèvent plus de la logique quantitative que qualitative. Ces heures passées à remplir des tableaux, à réduire à une information quantitative la complexité de leur travail réel, sont frustrantes.

La qualité ou quantité de leur travail ne se mesure pas uniquement dans le face-à face avec les élèves car une partie du travail se fait en dehors des murs de l’école ; la surcharge de travail conduit bon nombres d'enseignant-es à rapporter du travail à la maison et consacrent pendant l’année scolaire une partie de leur week-end à leur activité professionnelle. A ce sujet, nous demandons avec force que les enseignant-es soient protégé-es quel que soit le jour de leur travail dans les établissements

Un dernier point est à ajouter quand on parle du temps de travail, celui des transports. Dans notre département, de nombreux collègues changent de postes tous les ans et peuvent aller aux quatre coins du département, et d'autres, souvent chargés de famille, sont bloqués dans le département de l'Orne, sans espoir de pouvoir rejoindre le département dans lequel ils vivent, ce qui implique des temps de transport quotidiens conséquents ou une séparation familiale.

Enfin, nous devons absolument prendre en compte les AVS, ces personnes qui travaillent au quotidien avec les enseignant-es, dans les classes, auprès d'élèves en situation de handicap. Ces personnes sont employées sous des contrats précaires et sont priées de retourner à Pôle emploi après 2 ans de bons et loyaux services , sans avoir pu suivre de formation professionnelle comme l'exige la loi. En attendant qu'une loi reconnaisse ce métier comme une véritable profession, il serait plus que nécessaire que les personnes arrivée en fin de contrat puissent être reconduites, Quand on parle de souffrance au travail, on ne peut pas faire l'impasse sur ces personnel qui aiment leur métier, ont acquis de l'expérience et se trouvent contraintes de repartir à zéro. La précarité dans l'éducation nationale ne devrait pas exister tant il y a besoin d'emplois pérennes.

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Published by SUD 61
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 19:44

Une délégation de SUD éducation a été reçue mardi 11 juin à la direction départementale de l'éducation nationale (ex inspection académique).

Nous avons été reçus par le directeur académique, le secrétaire général et l'IEN adjointe au DASEN

Nous avons replacé notre intervention dans le cadre de l'action nationale de SUD éducation contre la précarité. Comme il y a une audience prochaine au rectorat, notre intervention portait uniquement sur les précaires dans le 1er degré dans le département de l'Orne.
Après avoir rappelé nos revendications, nous avons demandé des explications sur les annonces ministérielles de réembauche dont la presse a fait écho. Selon le DASEN, le ministère a juste promis de reconduire les contrats, mais rien n'a changé en ce qui concerne les conditions de réemploi des CUI. Il est possible que les choses évoluent prochainement, mais il est aussi possible que l'actuelle discussion au parlement de la nouvelle loi de décentralisation bloque tout changement rapide de statut des personnels recrutés sous contrat précaire.

Donc, la rentrée 2013 risque de s'effectuer comme la rentrée 2012, avec sans doute davantage de CUI pour répondre à une demande croissante de scolarisation des enfants handicapé-es.
Sur notre remarque concernant l'absence de formation qualifiante pour les personnes recrutées en CUI, ils ont reconnu qu'ils ne savaient pas le faire, qu'il y avait carence de la part de tous les ministères sur ce sujet.

Donc, pas de perspectives de changement à court terme.

A nous de nous mobiliser pour que l'accompagnement des élèves handicapé-es soit effectué par des personnels titulaires qualifiés.

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Published by SUD 61
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 18:51

Nouveauté cette année : Les collègues restés sans poste à l'issue de la phase principale de la CAPD peuvent postuler sur les postes suivants :

- CLIS, A Briand à Mortagne

- Educateur homme, EREA à La Ferté Macé

- ULIS Racine à Alençon

- ULIS Sévigné à Flers

- ULIS Dolto à L'AIGLE

- Centre éducatif fermé à Sainte Gauburge

Attention, les candidatures sont à adresser à la DSDEN avant le 17 juin 2013.

Toutes les informations sont sur I-prof.

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Published by SUD 61
11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 13:25

Les DASEN des trois départements réunis hier ont décidé de ne rien décider et ont gelé (provisoirement ?) toute procédure d'ineats exeats, au mépris le plus total des engagements pris lors du dernier Comité Technique Académique.

Nous continuons à intervenir sur cette question, conscients des souffrances que cela engendre chez les personnels concernés et leurs familles.

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Published by SUD 61
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 17:11

Monsieur le recteur,

Nous tenons à porter à votre connaissance les dysfonctionnements qui affectent la mobilité des personnels du premier degré dans l’académie.

A plusieurs reprises cette année, vous nous avez fait part de votre volonté de résorber les problèmes de mobilité au sein de l'académie en agissant particulièrement sur les ineats. Vous aviez notamment annoncé, lors du comité technique académique du 25 mars, qu'au moins dix professeurs des écoles de l'Orne pourraient obtenir un ineat dans le Calvados à la rentrée 2013, ainsi qu'un nombre significatif vers la Manche.

Pourtant, depuis quelques jours, certaines déclarations dans les départements vont à l'encontre de cette annonce. Ainsi les Directeurs académiques des services départementaux de l’Éducation Nationale ont laissé entendre qu'il y aurait moins d'ineats qu'annoncés de l'Orne vers le Calvados, et même aucun de l'Orne vers la Manche.

Nous souhaitons que de la clarté soit apportée à ce sujet. Il nous paraît important que le mouvement soit conforme à la mesure que vous avez annoncée le 25 mars, qui est attendue par les personnels et revendiquée par les syndicats depuis plusieurs années. Nous demandons également que le barème soit l'indicateur unique pour départager les collègues qui ont formulé une demande d'ineat.

Nous vous prions de croire, Monsieur le recteur, en notre attachement au service public de l'éducation nationale.

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