2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:21

Réforme des retraites

Comprendre la réforme
 
Comprendre le système de retraite
 
Se mobiliser, informer

 

Budget 2019 : SUD éducation dénonce une orientation libérale et réactionnaire au détriment du service public d’éducation

SUD éducation a pris connaissance des premiers projets du gouvernement en matière de création et de suppression de postes dans les différents départements ministériels dans le projet de budget. Ce projet est éloquent : alors que l’Intérieur et les armées bénéficieront de hausses conséquentes d’effectifs, l’Éducation nationale perdra environ 2 000 postes. Les autres services publics comme la santé, la culture et le travail sont également concernés par des suppressions de postes.

Une telle orientation se traduit dès cette rentrée par le licenciement massif d’assistant‑e‑s aux élèves en situation de handicap et d’enseignant-e-s contractuel-le-s.

Depuis 10 ans, près de 100 000 élèves de plus sont scolarisé-e-s dans le secteur privé. La subvention accordée aux établissements privés, majoritairement confessionnels, s’élève à plus de 7,6 milliards d’euros. Avec la loi Blanquer qui impose le financement des écoles élémentaires, cette subvention augmentera de plus de 100 millions d’euros.

SUD éducation dénonce le scandale du financement du privé au détriment d’un service public d’éducation. SUD éducation revendique et appelle les personnels à défendre un service public d’éducation de qualité, laïque, gratuit, ouvert à toutes et tous et émancipateur, à l’opposé des orientations libérales et réactionnaires de ce gouvernement.

Des conditions de rentrée inadmissibles pour les AESH

C’est particulièrement vrai pour les AESH (accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap). Ceux et celles-ci devaient signer à la rentrée des contrats de trois ans avec une durée du travail annualisée (1607h sur 41 semaines à temps plein) selon la circulaire ministérielle du 6 juin 2019. Or plusieurs rectorats ont été incapables d’éditer ces contrats à la rentrée (plusieurs milliers), d’autres ont commencé à réinterpréter la circulaire en augmentant le temps de travail hebdomadaire des AESH sans augmentation ni de la quotité horaire contractuelle, ni du salaire. Ces difficultés de rentrée viennent s’ajouter à la précarité que subissent déjà les personnels AESH. Aucune revalorisation salariale n’est prévue à l’heure actuelle, pourtant les salaires des AESH sont insuffisants : entre les temps incomplets imposés, le refus de leur faire bénéficier de la prime « éducation prioritaire » et l’absence d’augmentation salariale au cours de la carrière, le salaire moyen d’un-e AESH peine à s’élever au-dessus de 600 à 800 euros par mois.
Enfin, la mutualisation des personnels AESH, telle qu’elle est prévue dans la circulaire du 6 juin 2019 avec les PIALs (pôle inclusif d’accompagnement localisé) a considérablement dégradé les conditions de travail avec de plus en plus de service partagé sur plusieurs établissements, ce qui signifie un accompagnement beaucoup plus morcelé. De nombreux-ses AESH manifestent aujourd’hui leur désir de démissionner. Du côté des élèves, il y a toujours de nombreuses notifications pour lesquelles il n’y a encore pas d’AESH affecté-es.

Un plan social chez les enseignant-e-s contractuel-le-s

Après avoir massivement eu recours aux contractuel-le-s ces deux dernières années, le gouvernement a entamé d’autre part un plan de licenciement qui ne dit pas son nom. Les contractuel-le-s sont les premier-e-s à subir les suppressions de postes annoncées par le gouvernement Macron. Des centaines de contractuel-le-s enseignant-e-s, mais aussi des contrats aidés, des AESH et des AED n’ont pas été renouvelé-e-s, sans légitimation, ni respect des règles, en arguant de bilans professionnels à charge parfois ignorés du ou de la salarié-e, voire sur des motifs discriminants. Et pourtant il reste des postes vacants et des besoins à couvrir. L’inquiétude monte à juste titre chez les parents d’élèves. Et non contente de ne pas renouveler les contrats, l’administration tarde à délivrer les attestations Pôle Emploi, laissant ces agent-e-s de la fonction publique sans revenu. Cette « restructuration des moyens humains » n’est-elle pas le résultat de la réforme du lycée ou de la généralisation d’une 2ème heure supplémentaire obligatoire ? Toujours moins de personnels, pour de plus en plus de charge de travail, les contractuel-le-s faisant office de variable d’ajustement.

SUD Éducation revendique :

- la titularisation de tou-te-s les agent-e-s de l’Éducation nationale,

- la mise en place d’un système paritaire de gestion des affectations et des renouvellements de contrats,

- une harmonisation des conditions de travail pour tou-te-s les contractuel-le-s sur l’ensemble du territoire

- un renforcement de la CCP,

- une revalorisation salariale à l’ancienneté des contractuel-le-s, ainsi que le même droit aux primes.

SUD Éducation invite les contractuel-le-s à se faire entendre et à organiser la défense de leurs conditions de travail.

 

Contrôle continu au bac : SUD éducation dénonce une usine à gaz

Le ministre prétendait que le baccalauréat d’avant était trop complexe. Pourtant, la publication de la circulaire organisant le contrôle continu ne fera qu’ajouter à la complexité du bac et à la désorganisation qu’on constate partout depuis la mise en place de la réforme.

L’organisation des épreuves du contrôle en cours de formation (CCF) devra s’intégrer aux emplois du temps normaux des élèves et ne permettra pas la banalisation de certaines journées : la charge pour les élèves et les enseignant-e-s sera sans précédent, mais surtout l’organisation des épreuves s’annonce dantesque !

Des tests de positionnement en seconde aux évaluations incessantes, le lycée Blanquer est le lycée de l’évaluation permanente des élèves contre tout intérêt pédagogique. Les notes obtenues au CCF ne pourront, en effet, être prises en compte dans la moyenne du contrôle continu : les évaluations ne feront donc que se succéder lors des trimestres de CCF. Loin de limiter le bachotage, comme le ministère le présentait, ces nouvelles épreuves ne feront que le renforcer au détriment du temps d’apprentissage.

SUD éducation dénonce cette mascarade et revendique encore et toujours le retrait des réformes des lycées et du bac.

Appel des chercheur-se-s précaires

SUD éducation soutient l’appel solennel des chercheur-se-s précaires aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.

Depuis sa création, SUD éducation a fait de la lutte contre la précarité et de la revendication de titularisation immédiate et sans condition l’un de ses axes politiques majeurs. Aujourd’hui, sur ce terrain, force est de constater que tout reste à faire.
Plus que jamais, cette orientation fondatrice reste prioritaire pour la fédération. Car, loin de s’améliorer, la situation s’est au contraire dégradée au cours des dernières années et ne devrait pas s’améliorer à l’avenir. En effet, les mesures offertes par la loi de transformation de la fonction publique projettent un recours encore plus massif aux contrats précaires notamment la création d’un nouveau type de contrat à durée déterminée, le contrat de projet, et l’extension significative des possibilités de recruter des agent-e-s contractuel-le-s.
SUD éducation continuera à susciter et soutenir les luttes des précaires sous toutes leurs formes en appuyant les combats qu’ils et elles mènent. Il n’y a de victoire possible contre la précarité que s’il y a une solidarité de lutte de l’ensemble des agent-e-s de la fonction publique. Titulaires et non-titulaires uni-e-s. Nous devons combattre tous les contrats et toutes les situations précaires.
Le bilan de la précarité dans l’ESR est devenu dramatique (30 à 40 % selon les métiers) et inacceptable. Les jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteur-e-s sans poste, doctorant-e-s ont choisi d’agir et nous appellent à réagir. Sans ignorer que la précarité est généralisée et va bien au-delà de leur situation, SUD éducation soutient cet appel et incite chacun-e, dans les établissements, à les soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des personnels titulaires de l’ESR, et à organiser des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.
Appel solennel des chercheur·se·s précaires (
https://appelsolennelprecaires.home.blog/ )

SUD éducation revendique :
• une réelle politique de lutte contre le chômage et d’amélioration de la qualité de vie et de travail par une réduction conséquente du temps de travail,
• un plan de titularisation,
• des créations d’emplois statutaires partout où cela est nécessaire,
• l’arrêt du recours généralisé à l’emploi précaire, la titularisation immédiate des actuel-le-s non- titulaires et un plan d’urgence permettant de pourvoir les milliers d’emplois gelés,
• le financement public de toutes les thèses et une refonte du contrat doctoral garantissant l’égalité et l’indépendance de tou-te-s les doctorant-e-s,
• la transformation des heures « complémentaires » et des heures de vacation en emplois pérennes, jusqu’à résorption complète du problème des docteur-e-s qualifié-e-s sans poste,
• l’abrogation du statut d’agent temporaire vacataire (ATV) pour leur contractualisation.
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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:18

CTSD : il s’est tenu le jeudi 12 septembre. Vous pouvez consulter le compte-rendu sur le blog.

CDEN : il s’est tenu le lundi 16 septembre. Vous pouvez consulter le compte-rendu sur le blog.

 

Manifestation 11h à Alençon devant la préfecture

 

La résignation est l'abandon de notre avenir aux mains de quelques personnes qui, avec art, ont découragé toute lutte.
Alors,

si vous voulez d'une société inégalitaire, restez dans vos classes ;
si vous soutenez la politique actuelle de démantèlement de services publics, restez dans vos classes ;
si vous êtes satisfait-es de vos conditions de travail et heureu-ses de travailler plus longtemps pour gagner moins, restez dans vos classes.

Sinon, réagissez, manifestez mardi 24 septembre à 11h à Alençon devant la préfecture.

 

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le Grenelle des violences conjugales a débuté le 3 septembre. Nous dénonçons une opération de communication alors que des solutions pour endiguer les féminicides sont déjà connues et n'attendent que des moyens d'être mises en œuvre. Une fresque a été collée à Angers. Elle rappelle que 104 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons depuis le début de l’année. La fresque, réalisée par le street artiste Botero, représente une femme anonyme entourée de 104 feuilles-vulves et surmontée de ce slogan explicite : « On ne veut plus compter nos mortes ».

Pour rappel, en 2018, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon.

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 19:44

Motion d’actualité du Conseil fédéral de SUD éducation des 26 et 27 septembre 2019

Publié le vendredi 27 septembre 2019 sur https://www.sudeducation.org/Pour-nos-retraites-toutes-et-tous-ensemble-en-greve-des-le-5-decembre.html

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes. 

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. 
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleures années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.

• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. 

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.


Pour cela, SUD éducation entend : 

• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes. 

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur. 

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté. 

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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 19:40

 Communiqué de la fédération SUD éducation

Publié le vendredi 27 septembre 2019 sur https://www.sudeducation.org/SUD-education-denonce-le-scandaleux-silence-de-l-education-nationale-face-au.html

Nous avons appris le suicide d’une directrice d’école à Pantin, Christine Renon. Nous souhaitons à notre tour présenter nos condoléances à la famille et aux proches. Il est essentiel de rappeler ici le devoir de protection des agent-e-s qui incombe à l’administration. Comme le prévoit le Code du travail, l’Éducation nationale a des responsabilités et se doit en tant qu’employeur de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».

L’école n’a été fermée que le jour où le corps de notre collègue a été découvert. Lors de l’hommage qui lui a été rendu, aucun-e représentant-e de l’institution n’a daigné se présenter : ni DASEN, ni IEN, ni ministre. Jean-Michel Blanquer n’est même pas capable dans son message écrit tardivement sous la pression médiatique sur Twitter de reconnaître la réalité pour ce qu’elle est : le suicide d’une agente sur son lieu de travail en raison de ses conditions de travail.

Pourtant, Christine Renou établit elle-même clairement les responsabilités de l’administration dans le dernier courrier. Elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels. La souffrance au travail existe bel et bien, souterraine et culpabilisante. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tou-te-s exposé-e-s à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant-e-s qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.
Ces derniers mois, plusieurs départements comme le Val d’Oise, l’Hérault ou les Alpes de Haute-Provence ont été endeuillés par des suicides en lien avec le travail.
Lundi 23 septembre, le suicide de cette directrice est encore un suicide de plus et de trop.
Face à ces suicides, le ministre n’apporte aucune solution. Bien au contraire, ses réformes délétères dégradent les conditions de travail des collègues.

SUD éducation a interpellé les autres organisations syndicales afin d’approfondir un travail unitaire sur les suicides liés au travail.

SUD éducation exige que le ministre communique les chiffres qui permettraient de prendre conscience de l’ampleur des suicides dans l’éducation nationale.

SUD éducation revendique :
- le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques
- la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail
- que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales
- la fin du management pathogène, cause directe de la souffrance au travail et du suicide des personnels.

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:49

Mesures d’ajustements 1er degré :

  • Abandon de l’ouverture à l’école Courteille confirmée
  • ½ temps de décharge supplémentaire pour la direction à l’école Point du Jour

5 candidatures retenues pour les directeurs-trices de vie scolaire

1 direction unique à Gouffern en Auge

Inquiétude des syndicats pour le RPI 43 car moyenne par classe élevée et GS/CP à 27. Pas d’ouverture car problème de locaux disponibles.

MDPH : 6 mois de retard pour traiter les dossiers. Les missions y sont de plus en plus lourdes, il y aurait besoin de créer des postes.

Ecole inclusive : toujours autant d’inquiétude du côté des syndicats et de la ligue de l’enseignement quant à sa mise en place et aux moyens accordés.

Mesures d’ajustements 2nd degré :

  • Ouvertures de divisions à : Alençon (Balzac), L’Aigle (Dolto), Briouze, Bellême et Vimoutiers.
  • Fermetures de division à : Alençon (St Exupéry), Rémalard, Gacé, Flers (SEGPA Monnet).

Au collège de Rémalard, 4 divisions sur 9 comptent 30 élèves. Est-ce vraiment ainsi que l’on envisage de lutter contre la difficulté scolaire !!!

Nouveau règlement type départemental : après quelques modifications demandées, il est voté.

Scolarisation des migrants : 34 mineurs ne sont pas scolarisés, la moitié est en cours de positionnement. Tous ne sont pas suivis par l’ASE, c’est scandaleux car obligatoire.

Plateforme décrochage scolaire : 39 élèves non scolarisés doivent être pris en charge- 24 à L’Aigle, 10 à Flers et 5 à Alençon.

Plan de réhabilitation des collèges :

  •  Collège Molière à L’Aigle : coût global d’environ 15 millions d’euros, durée prévue 30 mois. Des bâtiments modulaires provisoires vont être installés.
  • Collège Racine à Alençon : coût global d’environ 22 millions d’euros. Entièrement construit à neuf, les cours pourront se poursuivre dans l’ancien collège en attendant la fin des travaux.
  • Collège Monnet à Flers : coût global d’environ 15 millions d’euros, durée prévue 30 mois. Des bâtiments modulaires provisoires vont être installés.

 

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:47

L’année scolaire 2018-2019 s’est achevée sur une mobilisation d’une ampleur inédite dans l’éducation, autour de la grève des examens et de la rétention de notes. Elle a été le point d’orgue d’une mobilisation tout au long de l’année scolaire : contre la réforme du lycée professionnel en septembre, contre les réformes des lycées et Parcoursup en hiver, et bien sûr la mobilisation massive, en particulier dans le premier degré, contre la loi Blanquer au printemps.  Ces mobilisations n’ont certes pas obtenu satisfaction sur toutes les revendications portées par les personnels, loin de là. Cependant, elles ont permis d’obtenir l’abandon, du moins pour l’heure, du projet d’Écoles publiques des savoirs fondamentaux, qui auraient fait des principaux-ales de collèges les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles, en plus de l’inspection de l’Éducation nationale. Elles ont également obtenu le retrait des dispositions nauséabondes introduites par le Sénat concernant l’interdiction faite aux mères voilées d’accompagner des sorties scolaires ou la suppression des allocations familiales pour les élèves en décrochage scolaire. Au-delà de ces victoires, c’est un rapport de force massif entre les personnels et le ministère qui se construit. Ce rapport de force ne doit pas s’arrêter là : les revendications d’abrogation des contre-réformes sont toujours d’actualité, comme l’ensemble des revendications pour les droits des personnels et pour une école publique, gratuite, laïque et émancipatrice. Au-delà de l’école, de nouveaux mauvais coups vont pleuvoir, même si certains ont été retardés par l’ampleur du mouvement des gilets jaunes : réforme de la fonction publique, de l’assurance-chômage, et bien sûr des retraites.

La rentrée scolaire est chaotique. Dans le premier degré, la mise en œuvre de la scolarisation dès 3 ans suscite de nombreuses difficultés d’organisation, notamment en ce qui concerne la propreté. En collège, les suppressions de postes, ainsi que l’ensemble des postes non pourvus, font que de nombreuses classes se retrouvent sans enseignant-e-s. En lycée, la mise en œuvre des réformes suscitent d’innombrables dysfonctionnements : emplois du temps dégradés, multiplication du nombre de professeur-e-s par classe, augmentation des effectifs. Face à cette situation, de nombreux établissements ont décidé de se mettre en grève dès les premiers jours de la rentrée.

Les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, SOLIDAIRES, FA-FP, CFE-CGC, et CFTC réaffirment leur opposition à la loi de transformation de la fonction publique votée ce 23 juillet au Sénat après le vote du 18 juillet à l’Assemblée nationale. Cette loi contourne le statut de la fonction publique, garant de la neutralité du service rendu et de l’égalité des droits des agentes et agents mais aussi des usagères et usagers. Elle va également réduire les capacités des organisations syndicales à défendre collectivement les droits des agentes et des agents publics en termes de carrière et de santé et sécurité au travail par l’affaiblissement des commissions administratives paritaires (CAP) et la suppression des comités d’hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT). Cette loi va encourager et accentuer la précarité avec des contrats à durée déterminée non renouvelables, ne permettant ni l’accès au CDI, ni à la titularisation. Enfin, les différents outils dits « de ressources humaines » contenus dans cette loi comme la rupture conventionnelle ou le détachement d’office pourraient être utilisés pour pousser les fonctionnaires à quitter la fonction publique ou pour les obliger à suivre leurs missions concédées au secteur privé. Dans un contexte difficile et face à un gouvernement ayant un double langage, nos organisations syndicales appellent les personnels à se rassembler autour de leurs organisations syndicales représentatives pour continuer de défendre collectivement leurs droits et un service public porté par les valeurs républicaines de liberté, égalité, fraternité et laïcité. Enfin, elles invitent le gouvernement et les ministres en charge de la Fonction publique à s’inscrire dans un véritable dialogue social constructif et respectueux, source de progrès social tant dans l’intérêt des personnels que des usagères et usagers. Ce 23 juillet restera un mauvais coup porté à la fonction publique, à l’emploi public, au service public et à l’ensemble de la population.

Dans la droite ligne du rapport Borloo, le ministère de l’Éducation nationale met en œuvre un label “cité éducative” dans quatre-vingts quartiers populaires. Une “cité éducative” consiste à mettre en réseaux des écoles autour d’un collège dont le ou la chef-fe d’établissement sera responsable du fonctionnement. Le ministre réintroduit ainsi sans le dire les établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) contre lesquels les personnels du premier degré se sont fortement mobilisés l’année dernière et en ont obtenu l’abandon. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du démantèlement de l’éducation prioritaire, et plus largement du service public d’éducation, à travers notamment la généralisation de la contractualisation entre les établissements et l’administration. C’est cette contractualisation qui sera le déterminant de l’attribution de ces nouvelles ressources en fonction d’une prétendue “stratégie ambitieuse et partagée”. Le ou la principal-e disposera d’un fonds de 30 000 euros qu’il lui sera possible de dispenser, aux écoles, mais aussi à des associations ou bien même aux entreprises qui accueillent des stagiaires. C’est donc bien un système opaque et clientéliste qui se dessine à travers les cités éducatives. Il est impossible de ne pas voir dans ce nouveau dispositif une tentative pour remplacer le dispositif actuel d’éducation prioritaire. On peut craindre que les moyens supplémentaires attribués à l’éducation prioritaire (qui se traduisent par des effectifs réduits, les dédoublements en CP-CE1, les primes et la pondération en REP+) s’en trouvent ainsi à terme remis en cause. SUD éducation considère que l’éducation prioritaire telle qu’elle existe ne répond déjà pas aux besoins dans les quartiers populaires, et qu’aller plus loin dans son démantèlement accentuera encore davantage les inégalités. Enfin, le coût global de cette opération serait d’environ 100 millions d’euros sur trois ans d’après le ministère. Rapporté au budget de l’éducation nationale, d’environ 70 milliards d’euros par an, cela montre le mépris porté par le ministère à la question de l’éducation prioritaire. Il s’agit donc avant tout d’un effet d’annonce alors même que les établissements scolaires en REP et REP+ sont trop peu nombreux et sous-dotés.

Quant à la circulaire du 5 juin dernier, présentée par les ministres Blanquer et Cluzel comme une grande avancée pour les personnels n’est que de la poudre aux yeux. Pour les AESH, c’est toujours la précarité qui est à l’ordre du jour. Incapable de proposer un statut suffisamment attractif pour pourvoir tous les postes comme de se donner les moyens de répondre aux besoins des élèves et de leur famille, M. Blanquer se retranche, avec la création des PIAL, dans une stratégie d’optimisation des ressources au mépris des conditions de travail des AESH comme des élèves suivis. Là où une solution individuelle est nécessaire, le ministre répond « mutualisation » ! Les économies ne doivent se faire ni au détriment des conditions de travail, ni à celui du service rendu.

SUD éducation réclame une autre école. Une école pour toutes et tous, une place pour chacun et chacune : moins d’élèves par classe ! Une école publique, laïque et gratuite. Des méthodes et des programmes adaptés, qui favorisent l’expérimentation, l’esprit critique, la coopération et qui réaffirment la dimension polytechnique et l’importance de tous les enseignements. Une évaluation au service des élèves et des personnels, opposée à toute idée de compétition et de concurrence. Une école adaptée aux tout-es petit-es : la reconnaissance de la spécificité de l’accueil et de l’encadrement en classes maternelles. Une organisation du temps scolaire repensée, débarrassée du zonage des vacances scolaires, qui prenne en compte les besoins des enfants sur la journée, sur la semaine, mais aussi sur l’année, tout en respectant les statuts des personnels. Un temps de classe différencié et adapté à l’âge des enfants. L’égalité sur tout le territoire, y compris dans les zones prioritaires, rurales et outre-mer… Un financement équitable des écoles et du service public d’éducation, indépendant des inégalités entre les communes. L’abolition du financement public de l’enseignement privé. Un droit des élèves à la continuité de l’enseignement : remplacements systématiques et stables par des personnels titulaires. Une école qui lutte contre toutes les formes de discrimination et qui revendique et assure l’égalité filles-garçons. Une prise en charge de la difficulté scolaire par l’éducation nationale sur le temps de classe, des réseaux d’aide complets et des personnels spécialisés partout. Des moyens matériels et humains conséquents : plusieurs enseignant-es formé-es et du personnel médico-social dans chaque classe si besoin, pour une scolarisation de tou-tes les élèves dans une dimension inclusive. Une organisation du temps scolaire qui permette plus d’adultes que de classes : 18 heures devant les élèves et 6 heures de concertation.

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:40

SUD éducation soutient l’appel solennel des chercheur-se-s précaires aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.

Depuis sa création, SUD éducation a fait de la lutte contre la précarité et de la revendication de titularisation immédiate et sans condition l’un de ses axes politiques majeurs. Aujourd’hui, sur ce terrain, force est de constater que tout reste à faire.
Plus que jamais, cette orientation fondatrice reste prioritaire pour la fédération. Car, loin de s’améliorer, la situation s’est au contraire dégradée au cours des dernières années et ne devrait pas s’améliorer à l’avenir. En effet, les mesures offertes par la loi de transformation de la fonction publique projettent un recours encore plus massif aux contrats précaires notamment la création d’un nouveau type de contrat à durée déterminée, le contrat de projet, et l’extension significative des possibilités de recruter des agent-e-s contractuel-le-s.
SUD éducation continuera à susciter et soutenir les luttes des précaires sous toutes leurs formes en appuyant les combats qu’ils et elles mènent. Il n’y a de victoire possible contre la précarité que s’il y a une solidarité de lutte de l’ensemble des agent-e-s de la fonction publique. Titulaires et non-titulaires uni-e-s. Nous devons combattre tous les contrats et toutes les situations précaires.
Le bilan de la précarité dans l’ESR est devenu dramatique (30 à 40 % selon les métiers) et inacceptable. Les jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteur-e-s sans poste, doctorant-e-s ont choisi d’agir et nous appellent à réagir. Sans ignorer que la précarité est généralisée et va bien au-delà de leur situation, SUD éducation soutient cet appel et incite chacun-e, dans les établissements, à les soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des personnels titulaires de l’ESR, et à organiser des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.


Appel solennel des chercheur·se·s précaires (https://appelsolennelprecaires.home.blog/ )

SUD éducation revendique :
• une réelle politique de lutte contre le chômage et d’amélioration de la qualité de vie et de travail par une réduction conséquente du temps de travail,
• un plan de titularisation,
• des créations d’emplois statutaires partout où cela est nécessaire,
• l’arrêt du recours généralisé à l’emploi précaire, la titularisation immédiate des actuel-le-s non- titulaires et un plan d’urgence permettant de pourvoir les milliers d’emplois gelés,
• le financement public de toutes les thèses et une refonte du contrat doctoral garantissant l’égalité et l’indépendance de tou-te-s les doctorant-e-s,
• la transformation des heures « complémentaires » et des heures de vacation en emplois pérennes, jusqu’à résorption complète du problème des docteur-e-s qualifié-e-s sans poste,
• l’abrogation du statut d’agent temporaire vacataire (ATV) pour leur contractualisation.
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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:36

La circulaire du 5 juin dernier, présentée par les ministres Blanquer et Cluzel comme une grand avancée pour les personnels n’est que de la poudre aux yeux. Pour les AESH, c’est toujours la précarité qui est à l’ordre du jour. En cette rentrée, SUD éducation fait le point.

Le PIAL, rentabilisation à marche forcée des personnels au mépris du service rendu.

Incapable de proposer un statut suffisamment attractif pour pourvoir tous les postes comme de se donner les moyens de répondre aux besoins des élèves et de leur famille, Blanquer se retranche, avec la création des PIAL, dans une stratégie d’optimisation des ressources au mépris des conditions de travail des AESH comme des élèves suivis. Là où une solution individuelle est nécessaire, le ministre répond « mutualisation » !Les économies ne doivent se faire ni au détriment des conditions de travail, ni à celui du service rendu.

Que dit la circulaire ?

Conditions de recrutement

Durée des contrats

Accès au CDI

Modifications de contrat
Période d’essai

Rémunération

Entretien professionnel

Membre de la communauté éducative

Fonctions exercées

Lieux d’exercice

Temps et quotité de service

Le droit à la formation

Pour les AESH, SUD éducation revendique :
  • Un vrai statut intégré à la Fonction publique de l’État avec la titularisation sans conditions de diplôme ou de nationalité.
  • L’arrêt du recrutement de personnels non-titulaires.
  • Une augmentation des salaires avec une entrée dans le métier à 1700€ nets et de véritables évolutions salariales tout au long de la carrière.
  • La fin des temps incomplets imposés et la reconnaissance des « tâches invisibles » des AESH (formation – coordination…) qui permettent de constituer un temps complet.
  • L’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires qu’importe la durée du contrat.
  • Des moyens pour une véritable formation initiale et continue.
  • De meilleures conditions d’affectation :
    • Création de commissions paritaires pour les affectations des AESH pour garantir le droit à la mobilité
    • Affectation sur 2 établissements au maximum
    • Constitution d’une brigade de remplacement AESH - l’étude en CCP de tous les cas de non-renouvellements
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Published by SUD 61
26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:32

La précarité touche de plus en plus de personnels. Aujourd’hui, 1 enseignant­-e sur 10 est contractue-l­le. Si on compte l’ensemble des agent­-e­-s de l’Education Nationale (Enseignant-­e­-s, AED, AESH, Agent-­e­-s techniques et administratif­-ve­-s), 1 personnel sur 4 est contractuel­-le. Si vous êtes dans cette situation, sachez que le syndicat Sud éducation est à vos côtés, dans vos démarches, tout au long du parcours semé d’embûches qui attend malheureusement les contractuel­-le-s, depuis l’affectation jusqu’à la fin du contrat. Ce journal vous présente, étape par étape, vos droits, pour que vous puissiez les faire respecter.
Mais pour Sud éducation, lutter pour les droits des contractuel­les et plus largement des non-­titulaires, ce n’est pas seulement défendre des situations individuelles C’est aussi se battre collectivement, pour acquérir de nouveaux droits.
SUD éducation revendique la titularisation sans condition de toutes et tous. Et en attendant d’obtenir cette revendication indispensable, SUD lutte pour que les contractuel­-le-s aient les mêmes droits que les titulaires : système barêmé et contrôle paritaire sur les affectations, fin des avis défavorables des chef-fe-s d’établissement, conditions de reclassement acceptables…

Ce guide vous présente, étape par étape, les revendications pour lesquelles SUD éducation se bat.

Sommaire

1 Votre contrat : statut, affectation, lire son contrat et renouvellement
2 CDI et titularisation
3 Salaires
4 Congés

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GUIDE des non-titulaire 2019

 

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 09:30

Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale, 1 personnel sur 4 est contractuel-le : assistant-e-s d’éducation, accompagnant-es d’élèves en situation de handicap, assistant-es pédagogiques, enseignant-e-s et administratif-ves contractuel-le-s, agent-e-s d’entretien…

Les Assistant-es d’éducation et les Assistant-e-s pédagogiques travaillent sous des contrats de droit public de la Fonction publique d’État. Ces contrats offrent très peu de protections collectives : bas salaires, temps incomplets imposés, pressions sur les renouvellements de contrats…

Les contrats qui offrent peu de garanties créent de la précarité. Sur le terrain, cette situation se traduit par le non-respect des missions des AED, une quasi-absence de formation, des abus d’autorité de la part du-de la chef-fe ou des CPE, la non-reconnaissance du rôle pédagogique et éducatif du travail, l’absence de fiches de poste précises (avec pour conséquence la multiplication des tâches demandées, qui peuvent être assez éloignées des missions).

Se défendre pour faire respecter nos droits !

C’est l’objectif de ce guide qui s’adresse plus particulièrement aux personnels effectuant des missions de surveillance et d’éducation, AED et AP. Connaître ses droits et les faire respecter est un premier pas, mais nous devons aller plus loin et exiger de véritables améliorations dans le statut et dans les conditions de travail des personnels de Vie scolaire. Ce guide consacré aux droits des AED et des AP a été écrit à partir de l’expérience de militant-e-s syndicaux-ales AED et AP.
La Fédération SUD éducation, syndicat de lutte, revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’éducation, sans conditions de concours ni de nationalité, la réduction du temps de travail et l’augmentation des salaires.

SUD éducation revendique un vrai statut d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps.

Nous pensons que la précarité au travail doit disparaître au même titre que la précarisation généralisée de la société.

C’est pour cela que SUD éducation se bat pour une autre école et une autre société, à l’opposé des politiques libérales et réactionnaires du gouvernement.

Au sommaire :

  • Le contrat
  • Le service
  • Le salaire
  • Protection et action sociale
  • Santé et sécurité au travail
  • Absence et congés
  • Droits syndicaux

Vous trouverez toutes ces informations détaillées dans notre guide de 56 pages, téléchargeable ci-dessous.

PDF - 2.8 Mo PDF - 2.8 Mo

Guide AED 2019-2020

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