24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 22:21

Tribune intersyndicale

Dans un discours prononcé le 25 novembre 2017, Emmanuel Macron prenait l’engagement solennel que son gouvernement ferait de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail la « grande cause de son quinquennat ». Plus de deux ans après, les faits démentent le discours. Les enseignantes seront dans la rue le 23 novembre à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Dans un collège de Villejuif en mai 2019, une enseignante demande au rectorat de la protéger suite à la plainte qu’elle dépose pour viol contre un collègue.

Dans un collège d’Épinay-sur-Seine, neuf enseignantes demandent en juin 2019 à leur hiérarchie de les protéger d’une situation de harcèlement sexuel qui perdure pour certaines d’entre elles depuis plusieurs années.

Dans un collège à Toulouse, à la fin du mois d’octobre 2019, une assistante d’éducation dénonce auprès du rectorat des viols perpétrés par des collégiens sur des collégiennes aux alentours de leur établissement.

Dans un grand lycée de Nancy, en octobre 2019, un enseignant a été placé en détention préventive pour des faits de harcèlement, d’agressions et de viol sur des élèves. Les faits, dont certains remontent à 2012, avaient alors été classés sans suite.

Dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, nous sommes régulièrement alerté-e-s sur des situations très alarmantes et inacceptables que vivent de trop nombreuses doctorantes et étudiantes, ainsi que des personnels.

Généralement, l’administration leur oppose un silence intolérable. Aucune mesure d’accompagnement des victimes n’est mise en place par l’administration. Pire encore, l’institution tente souvent d’étouffer les affaires qui la secouent : elle conseille aux personnels, et parfois même aux organisations syndicales, de garder le silence. Elle va jusqu’à enjoindre les victimes à accepter des mutations dans l’intérêt du service, comme si elles étaient la cause d’un dysfonctionnement. On se heurte également trop souvent au silence complice de l’administration lorsque ce sont des élèves qui sont victimes de violences sexuelles. Ce problème, bien qu’inacceptable, est invisibilisé dans les bilans sociaux produits par le ministère et les rectorats. Dans les faits, l’Éducation nationale garantit l’omerta et l’impunité aux agresseurs, qu’ils soient élèves ou personnels. L’administration se réfugie derrière le secret professionnel ou conditionne sa réponse à une éventuelle décision de justice.

Alors qu’une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel au travail au cours de sa vie, les procédures prévues par la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la Fonction Publique ne sont jamais appliquées dans l’Éducation nationale, ministère pourtant féminisé à plus de 68 %. Dans l’accord Égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, il est écrit explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance 0. Or le ministère de l’Éducation nationale n’a toujours pas mis en place de négociations pour rendre ses mesures effectives dans des textes réglementaires.

Toutes les six minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol. Quand elles trouvent le courage de porter plainte, dans 70 % de cas elle est classée sans suites, et quand elle est instruite, les crimes sont souvent déqualifiés en agressions sexuelles. Le ministre de l’Éducation nationale est directement responsable de la santé et de la sécurité des personnels qui travaillent dans son administration et de celles des élèves. Il doit mettre en œuvre sans délai une véritable politique de lutte contre les violences faites aux femmes.

Nous n’acceptons de subir ni le sexisme ordinaire, ni les agressions, ni les viols dans la société comme au travail.

Nous exigeons une véritable campagne de prévention et de formation pour tous les personnels afin que plus jamais un supérieur hiérarchique ne se permette de demander à une femme qui dénonce une agression sexuelle quelle était sa tenue au moment des faits.

Nous exigeons que cesse cette culture du viol qui veut que les victimes, à défaut d’être secourues et assistées, soient rendues coupables.

Nous exigeons la mise en place de formations contre la culture du viol et sur le consentement, tant pour les personnels que pour les élèves et étudiant-e-s ; ainsi que la mise en place de cellules d’écoute et de cellules psychologiques pour soutenir les victimes.

Nous exigeons des mesures effectives de protection des victimes, aujourd’hui contraintes de choisir entre côtoyer quotidiennement leur agresseur ou quitter leur poste ou l’établissement dans lequel elles suivent leur scolarité ou font leurs études.

Nous exigeons que des procédures disciplinaires à l’encontre des agresseurs soient engagées indépendamment de plaintes pénales, comme le prévoit la loi et que les victimes soient protégées et puissent occuper leur poste ou poursuivre leur scolarité dans des conditions sereines.

Nous exigeons que des mesures conservatoires immédiates soient prises à l’encontre des membres de l’institution ayant laissé dégénérer cette situation, qu’ils appartiennent ou non à l’établissement.

Nous exigeons que les victimes ayant dénoncé cette situation ne subissent aucune forme de pression et bénéficient immédiatement de la protection fonctionnelle à laquelle elles ont droit.

Les femmes sont les premières victimes d’une administration sourde aux préoccupations et aux souffrances des personnels. Avec un médecin de prévention pour 20 000 agent-e-s et des suppressions de postes toujours plus importantes chez les personnels administratifs, techniques, sociaux et de santé, l’Éducation nationale comme l’Enseignement Supérieur et Recherche ne se donnent pas les moyens de lutter sérieusement contre les violences faites aux femmes.

À l’heure où la lutte contre les féminicides et le mouvement #metoo ont jeté une lumière crue sur l’ampleur des violences sexistes et sexuelles dans la société française, le ministère ne peut plus mener la politique de l’autruche.

Il est nécessaire et urgent, de créer les conditions dans lesquelles les victimes seront écoutées pour briser ce mécanisme d’oppression des femmes, qui sont toujours placées dans une situation d’inégalité au travail : salaires moins élevés que leurs collègues masculins, temps partiels imposés, pensions plus faibles…

Sophie Abraham (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sylvie Aebischer (CGT Éduc’action, représentante au CSE), Lisa Badet (vice-présidente de la FIDL), Cendrine Berger (secrétaire générale de la CGT FERC Sup, élue CTMESR), Marie Buisson (secrétaire générale de la FERC CGT), Louise Bihan (commission antipatriarcat de Solidaires étudiant-e-s syndicats de luttes), Luce Desseaux (chargée des questions femmes au SNUipp-FSU), Sigrid Gérardin (co-secrétaire générale SNUEP FSU), Janique Guiramand (secrétaire nationale de SUD Recherche EPST, élue CTMESR), Pauline Guittot (représentante SUD éducation en CAPN), Louise Gury (co-secrétaire fédérale SUD éducation, représentante au CSE), Armelle Mabon (SUD éducation, élue CNESER), Mélanie Luce, Présidente de l’UNEF, Francette POPINEAU (co-secrétaire générale SNUipp-Fsu), Héloïse Moreau (présidente de l’UNL), Emmanuelle Puissant (CGT FERC Sup, élue 5e section du Conseil National des Universités), Cécile Quantin (SUD éducation, élue CTU), Christele Rissel (secrétaire nationale de la CGT Educ’action, élue CAPN), Anne Roger (Co-secrétaire générale SNESUP-FSU), Frédérique Rolet (secrétaire générale SNES FSU), Aurélia Sarrasin (secrétaire nationale SNES FSU), Fatna Seghrouchni (co-secrétaire fédérale SUD éducation) Valérie Sipahimalani (secrétaire générale adjointe SNES FSU), Josiane Tack (secrétaire générale du SNTRS CGT, élue CTMESR), Maud Valegeas (représentante SUD éducation au CSE), Charlotte Vanbesien (secrétaire fédérale de la FERC CGT), Sophie Vénétitay (sécrétaire générale adjointe SNES FSU), Isabelle Vuillet (secrétaire nationale de la CGT Educ’action, élue CTMEN)

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:59
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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:47

4 pages de la fédération SUD éducation : violences sexistes et sexuelles : elles doivent cesser

https://www.sudeducation.org/Violences-sexistes-et-sexuelles-elles-doivent-cesser.html

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:46

Violences sexistes et sexuelles, elles doivent cesser !

Alors que Macron avait annoncé faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles la « Grande cause de son quinquennat », SUD éducation constate qu’aucune mesure n’a été mise en place ni pour prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail ni pour accompagner les victimes.
Chaque jour, en France, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Tous les deux jours, une femme est assassinée par son conjoint ou ex-conjoint : déjà
133 féminicides depuis le 1er janvier 2019 (en augmentation par rapport à 2018 où l’on avait recensé 121 féminicides )

Stop aux agressions sexuelles sur nos lieux de travail

Dans l’Éducation Nationale, les violences sexistes sont communes, courantes et impunies. Si 1 femme sur 5 affirme avoir vécu des situations de violences au travail, seulement 5 % portent plainte pour les dénoncer. Elles comprennent insultes, discriminations, harcèlement, menaces, chantage, mais aussi les agressions physiques et sexuelles. Les femmes les plus exposées au harcèlement sont celles qui subissent des discriminations liées à leur origine et à leur identité de genre et/ou leur orientation sexuelle. Dans le cadre du travail, ouvrières et salariées précaires et dans une moindre mesure les professions intermédiaires subissent une pression sexuelle plus intense que celle des autres catégories sociales.

La circulaire du 9 mars 2018, qui prévoit la protection des victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, n’est pas appliquée : les collègues qui ont dénoncé les violences subies n’ont bénéficié ni de protection ni d’accompagnement convenables. Pourtant l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des agent-e-s sur leurs lieux de travail !

Assez d’inégalités salariales

De plus, les travailleuses de l’Éducation Nationale subissent aussi le sexisme de l’institution dans l’évolution de leur carrière. 12 % des femmes sont à temps partiel, contre 3 % des hommes, avec des conséquences sur la rémunération et sur l’avancement. Plus les élèves sont jeunes plus la profession est féminisée : en 2006, 80 % des enseignant-e-s du primaire sont des femmes alors qu’elles ne sont que 35% dans les universités. Chez les agents-e-s, la répartition du travail est sexuée : aux hommes les postes de techniciens et de chefs cuisine, aux femmes les tâches dites polyvalentes (nettoyage ou service des repas)

Ras-le-bol de l’éducation aux inégalités

Le système scolaire perpétue les violences de genre et contribue à les fabriquer auprès des élèves. Quel exemple la hiérarchie donne-t-elle aux élèves en ne protégeant pas les personnels victimes de violence et en octroyant l’impunité aux agresseurs sexuels ? Quel modèle social l’institution propose- t-elle aux élèves en n’agissant pas pour abolir le système patriarcal et la division sexuée du travail ?

L’éducation proposée aux élèves véhicule l’invisibilisation et l’infériorisation des femmes, et, les enferme dans des rôles binaires en fonction des genres stéréotypés filles/garçons qui entravent leur émancipation. D’ailleurs, les femmes, absentes ou très minoritaires dans les programmes scolaires ne sont pas érigées en modèles. Et pourtant, elles existent !

A l’école : une éducation nécessaire aux sexualités

Rappelons qu’à l’école, si les garçons sont plus exposés à la violence (insultes, bagarres…), les filles, subissent plus d’agressions sexuelles et sexistes (baisers imposés, jeux où on doit toucher leurs fesses dans la cour de récré, et surtout cyber harcèlement). Afin que cessent les violences, l’école doit éduquer aux sexualités, dans une perspective non hétéro-centrée, en insistant sur l’éducation au consentement.

Contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion des journées de luttes du 23 au 25 novembre.
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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:41

Grève mondiale pour le climat le 29 novembre

Lors de la grève climat du 20 septembre 2019, le président Macron avait alors conseillé à la jeunesse française mobilisée, d’aller plutôt nettoyer les plages corses ou encore de manifester en Pologne.

Or, la réponse du président de la République et du gouvernement reste bien en-deçà de l’urgence environnementale et le charbon polonais n’est pas seul responsable du dérèglement climatique ! D’ailleurs, les élèves participent déjà aux opérations “Nettoyage nature” à maintes reprises au cours de leur scolarité et ils-elles savent bien que ces petites actions (bien que nécessaires) ne sauveront pas la planète et ne permettront pas d’enrayer la 6ème extinction de masse de la biodiversité.

Par ailleurs, la fédération SUD éducation rappelle le droit de grève des lycée-ne-s et étudiant-e-s et leur droit à choisir librement leur mode d’expression et continuera de soutenir les mobilisations de la jeunesse lors des grèves climat.
À ce titre, SUD éducation dépose pour la journée du 29 novembre un préavis de grève couvrant tous les personnels de la maternelle à l’université, et sera présent dans la rue aux côtés des élèves, des lycéen-ne-s et des étudiant-e-s, avec les personnels mobilisés. La mobilisation des lycéen-ne-s doit se poursuivre avec l’implication des parents d’élèves et de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale !
En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, SUD éducation dans le cadre de l’Union syndicale Solidaires revendique une transition sociale et écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources à l’échelle nationale et mondiale afin de garantir une vie digne pour tous et toutes.

Dans le secteur de l’éducation, SUD éducation revendique :

• réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments
• réduction des consommations énergétiques et en eau,
• des outils pour mettre en place la diminution des déchets, et leur recyclage s’ils ne sont pas évitables.
• renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire ; réduction de la consommation des produits animaux (les élevages ont plus d’impact que les cultures).
• Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements.
• La prise en compte des risques environnementaux par les CHS et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021,
• La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-ses notamment celles et ceux exposé-e-s au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres…).
• Un vrai plan de formation professionnelle orienté vers les nouveaux métiers : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à une agriculture respectueuse de l’environnement et de la santé, dans les filières du bâtiment renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc.

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:38

Annonces de Blanquer suite au suicide de Christine Renon : SUD éducation dénonce les manœuvres d’un ministre discrédité

Suite aux différents suicides ayant eu lieu depuis la rentrée dont celui de Christine Renon, directrice d’école, les personnels qui se sont mobilisés massivement ces dernières semaines ont mis en lumière la responsabilité du ministère et plus largement de l’administration de l’Éducation nationale dans la dégradation de leurs conditions de travail.

Le ministère a été contraint d’admettre la dégradation des conditions de travail des personnels, mais les réponses de l’administration aux revendications des personnels sont très largement en-deçà des enjeux.
Le ministre a été contraint par la mobilisation des personnels d’accepter le principe de diminution du nombre de tâches imposées aux chargé-e-s de direction d’école jusqu’à la fin de l’année scolaire. Le ministère a dû également annoncer qu’une journée de décharge supplémentaire serait attribuée aux personnels jusqu’à la fin de l’année scolaire, sans que les modalités ne soient davantage précisées.

Plutôt que de prendre la mesure du malaise qui traverse l’Éducation nationale, le ministre concentre ses annonces sur les chargé-e-s de direction, alors que c’est l’ensemble des personnels qui est concerné. Au-delà de Christine Renon, ce sont au moins 11 personnels, de l’aveu même du ministère, qui se sont suicidés, de toutes les catégories. C’est traiter par le mépris les revendications de l’ensemble des personnels qui se sont mobilisés à cette occasion pour revendiquer une diminution du nombre d’injonctions administratives et une amélioration des conditions de travail.
D’une manière scandaleusement cynique, le ministre, une fois de plus, tente d’instrumentaliser la dégradation des conditions de travail des personnels pour justifier son projet de statut de directeur ou directrice rejeté par les personnels au printemps dernier, alors même que le gouvernement met en œuvre le démantèlement des CHSCT et de la médecine de prévention.
Le ministre profite en effet de ces annonces pour diffuser un questionnaire aux directeurs et directrices d’école dans lesquelles les questions sont biaisées. On y trouve en effet des questions comme : “En tant que directeur/directrice d’école, souhaiteriez-vous ou non être associé à l’évaluation des professeurs de votre école : uniquement pour ce qui concerne leur coopération et contribution à l’action de la communauté éducative ? ou dans tous les domaines, dont la classe ?” On assiste donc à la mise en place d’un statut de supérieur hiérarchique en incitant à l’évaluation des collègues, instaurant toujours plus un climat managérial de suspicion et de délation au sein des collectifs de travail.
Pour SUD éducation, cette manœuvre est inacceptable. Les vraies réponses à la dégradation de travail des personnels réside dans des créations de postes massives dans les écoles et établissements ainsi que dans les services administratifs, et dans une augmentation des moyens alloués aux personnels pour exercer convenablement leurs missions.

SUD éducation revendique des directions d’école collégiales avec une répartition des tâches et une relation de travail horizontale, ainsi que de réels moyens pour une école publique égalitaire, autogérée et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société solidaire et démocratique. De manière plus générale, SUD éducation refuse les logiques managériales et milite pour l’auto-organisation des équipes, que ce soit dans le primaire ou le secondaire.

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:33

Soutien aux enseignant-es en lutte en Irak

La Fédération SUD éducation exprime sa solidarité avec les enseignant.e.s des universités et établissements scolaires d’ Irak qui ,à l’appel de syndicats irakiens, ont participé à la grève nationale lancée fin octobre et aux manifestations du 13 novembre en défense des droits et soutien aux revendications de la population. Ils et elles luttent pour la justice, la liberté, l’emploi, contre la corruption des mafias et contre le sectarisme.

La Fédération SUD éducation condamne la répression et la persécution des manifestant.e.s dont de nombreu.x.ses syndicalistes, ainsi que les pressions exercées sur les enseignants et enseignantes pour les empêcher d’exercer leur droit de faire grève.

La Fédération SUD éducation soutient fermement la lutte des collègues en Irak jusqu’à la satisfaction des revendications de la population.

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 08:33

CP IS LP enquête de rentrée

Les résultats de l’enquête menée par l’intersyndicale CGT, CNT, SNCL-FAEN, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SUD Éducation, SNALC et le collectif « touche pas à mon LP » confirment que la réforme Blanquer de la voie professionnelle a des impacts négatifs immédiats sur le travail des personnels et élèves de lycée professionnel et ce, dès cette rentrée alors même que seules les classes de seconde bac pro et première CAP sont concernées.

91 % déclarent que cette réforme dégrade leurs conditions de travail. Ils et elles sont d’ailleurs déjà nombreuses et nombreux à avoir travaillé davantage cet été sur leur temps de repos. En cause, les nouveaux programmes dans toutes les disciplines générales et les nouveaux dispositifs, notamment la co-intervention et le chef-d’œuvre qu’ils dénoncent fortement. Les personnels sont 93 % à estimer que la réforme va dégrader les parcours scolaire et professionnel des jeunes car elle risque de diminuer la qualité des diplômes et les acquis nécessaires à leur citoyenneté. De plus, ils et elles sont 88,7 % à estimer être insuffisamment rémunéré-es au regard du travail effectué.
Dans le contexte dramatique que l’on connait où les épuisements professionnels sont nombreux, où des filières entières, comme GA, subissent de plein fouet les conséquences de choix politiques irresponsables, où des collègues commettent des actes irréparables, il est urgent que le ministre apporte des réponses concrètes à cette souffrance des personnels et retire la réforme de la voie professionnelle.

Dans l’Éducation nationale, le projet de réforme des retraites implique inéluctablement une baisse drastique des pensions. Pour contenir cette baisse, la seule piste évoquée par le ministère est de lier une évolution indemnitaire à une évolution des métiers et de nouvelles missions qui conduiraient à un allongement du temps annuel de travail. C’est un chantage que nous ne pouvons accepter alors même que la réforme en cours alourdit déjà la charge de travail des enseignant-es.

Pour nos organisations syndicales, c’est non ! Nos salaires doivent être augmentés sans condition par une revalorisation du point d’indice et de nos grilles salariales. Ce projet de réforme des retraites doit être abandonné.
C’est ensemble que nous devons nous mobiliser pour mettre un coup d’arrêt aux attaques que nous subissons !
C’est pourquoi, nos organisations syndicales CGT, CNT, FA-EN, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, SUD Éducation, SNALC et le collectif « touche pas à mon LP » appellent les personnels à préparer et réussir la grève interprofessionnelle du 5 décembre et à construire ses suites.

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 10:45

20 novembre : mobilisation massive pour les AESH

Nous appelons les AESH et les organisations syndicales à  poursuivre et  à  développer les actions locales. Nous  appelons  à  participer à  une nouvelle journée de mobilisation nationale intersyndicale le 20 novembre 2019 pour porter les revendications des AESH. Localement, les AESH se  réuniront en AG pour débattre ensemble  des suites de la mobilisation  et se rassembleront devant les DSDEN, rectorats avec demande d’audience pour porter leurs légitimes revendications.

Un rassemblement aura lieu devant le Ministère  de l’Éducation nationale, l’intersyndicale demandera une audience au ministre.

SUD éducation 61 propose une caisse de grève pour permettre aux AESH de montrer leur mécontentement. SI vous aussi pensez qu’il est intolérable de les laisser exercer dans ces conditions, alors versez 1% de votre salaire à la caisse de grève AESH et permettez-leur de s’exprimer ! 

Non au projet de retraite universelle par points

Les conséquences du projet sont claires :

  • travailler plus longtemps
  • baisse drastique de nos pensions
  • renforcement des inégalités femmes – hommes

PRÉPARONS ET RÉUSSISSONS ENSEMBLE LA GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE DU 5 DÉCEMBRE

ET DÉCIDONS COLLECTIVEMENT DES SUITES À DONNER

https://www.sudeducation.org/NON-projet-de-retraite-universelle-par-points.html

 
Conditions de travail et suicides dans l’Éducation nationale :
SUD éducation dénonce l’inaction du ministère

 

https://www.sudeducation.org/Conditions-de-travail-et-suicides-dans-l-Education-nationale-SUD-education.html

Le mercredi 6 novembre un comité d’hygiène, sécurité et conditions de travail extraordinaire s’est tenu à la demande des organisations syndicales. Devant ce CHSCT, qui va disparaître avec la loi dite de "transformation de la fonction publique", le ministre Blanquer a tout fait pour éviter de rendre des comptes.

Alors que les signaux sont alarmants depuis des années, que les démissions de fonctionnaires stagiaires sont en hausse dans le premier comme dans le second degré, que de nombreux-ses enseignant-e-s sont en arrêt maladie pour cause de souffrance au travail, le ministère feint de découvrir l’ampleur des dégâts.
Le ministère refuse d’admettre que la cause profonde de la souffrance des personnels réside dans le management abrutissant, la multiplication des tâches et des injonctions, le travail empêché par le manque de moyens et la perte de sens dans les missions de service public alors que le nombre de postes diminue continuellement. La dégradation des conditions de travail des personnels est le corollaire direct de la dégradation du service public d’éducation.
Dans ce contexte, alors que l’Éducation nationale compte un-e médecin de prévention pour 20 000 agent-e-s en moyenne, le ministre prétend se contenter de lancer une campagne de recrutement de ces dernier-e-s dans plusieurs mois.

Alors que nous apprenons du ministère que plus d’un-e collègue a mis fin à ses jours chaque semaine l’année dernière ainsi que depuis la rentrée de septembre, SUD éducation s’interroge sur les raisons qui ont poussé le ministère, depuis des années, à refuser de divulguer ces informations dans le bilan social annuel.
SUD éducation exige également que la transparence soit faite sur les chiffres et la comptabilisation des suicides, dans un contexte où les rectorats refusent très largement d’admettre la responsabilité du service dans le cas des suicides et tentatives de suicides.
 
Rapport Mathiot-Azéma :
SUD éducation dénonce le démantèlement programmé de l’éducation prioritaire

 

https://www.sudeducation.org/Rapport-Mathiot-Azema-SUD-education-denonce-le-demantelement-programme-de-l.html

Le 5 décembre dernier, un rapport rédigé par Pierre Mathiot et Ariane Azéma sur l’éducation prioritaire a été publié. Pierre Mathiot est déjà tristement célèbre pour avoir rédigé le rapport qui a servi de base à la réforme des lycées et du bac contre laquelle les personnels se sont mobilisés massivement l’année dernière. Le mépris pour les personnels de l’éducation prioritaire est visible à toutes les pages du rapport. Ses auteur-e-s vont jusqu’à indiquer que les fermetures d’écoles et d’établissements contre lesquelles luttent les personnels et les parents d’élèves ne seraient que des « psychodrames ».

Le rapport préconise la fin des réseaux d’éducation prioritaires (Rep) et le seul maintien des réseaux d’éducation prioritaires renforcés (Rep+), et propose le gel de la carte nationale des établissements Rep+ jusqu’en 2022.

 

Préprofessionalisation

SUD éducation dénonce l’exploitation et la précarisation des AED

 

Le 6 novembre, le ministère a publié une circulaire relative à la « préprofessionnalisation » des assistantes et assistants d’éducation applicable à compter de l’année scolaire 2020-2021. Cette circulaire prévoit un changement statutaire d’ampleur pour les AED, à mi-chemin entre enseignant-e stagiaire et surveillant-e.

L’objectif affiché du ministère est de former les assistant-e-s d’éducation pour les préparer à effectuer leur mission d’enseignement. Mais le véritable enjeu pour le ministère est d’avoir à sa disposition un volant de personnels encore plus précaires et moins rémunérés que les contractuel-le-s enseignant‑e‑s.
https://www.sudeducation.org/Preprofessionnalisation-SUD-education-denonce-l-exploitation-et-la.html

 

Contre les violences faites aux femmes

Toutes et tous dans la rue le 23 novembre contre les violences faites aux femmes !

Alors que Macron avait annoncé faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles la « Grande cause de son quinquennat », SUD éducation remarque qu’aucune mesure n’a été mise en place ni pour prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail ni pour accompagner les victimes.

Manifestations du 23 au 25 novembre Contre les violences faites aux femmes

préavis de grève 23 novembre 2019 de Sud éducation


Le 4 pages de Sud éducation :

  • Violences sexistes et sexuelles : des chiffres inquiétants !
  • Harcèlement sexuel : comment le repérer ?
  • Quelques exemples de harcèlement sexuel au travail
  • Revendications : SUD éducation revendique l’application de la circulaire du 9 mars 2018

 

Lettre d’information nationale de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/lettre/fede/2019/11/10112019.html

 

Un camarade de Solidaires étudiant-es s’immole par le feu :

nous n’en pouvons plus de la précarité

https://www.sudeducation.org/Un-camarade-de-Solidaires-etudiant-e-s-s-immole-par-le-feu-nous-n-en-pouvons.html

Hier, un camarade membre de Solidaires étudiant-e-s et membre de son secrétariat fédéral s’est immolé par le feu à Lyon. Il est aujourd’hui entre la vie et la mort.

Son acte ne saurait être réduit au seul désespoir, c’est aussi à la portée politique. Dans son message, notre camarade décrit la précarité qu’il subit, conséquence des politiques libérales, et le racisme quotidien.

La précarité s’étend ; elle broie de plus en plus de vies, y compris la vie des étudiant-e-s.

SUD éducation apporte tout son soutien à celles et ceux qui lui sont proches, à sa famille, à ses camarades de Solidaires étudiant-e-s Lyon ainsi qu’à celles et ceux de toute la fédération Solidaires étudiant-e-s. Nous souhaitons pouvoir retrouver notre camarade à nos côtés au plus vite.

Comme notre camarade nous le demande dans son message avant son geste, « nous poursuivrons la lutte pour en finir définitivement avec tout ça » : SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, continuera inlassablement de lutter pour imposer un autre partage des richesses et permettre enfin à toutes et tous de vivre dignement.

 

Fin de contrôle des mutations contrôlées par les CAP :

SUD éducation dénonce un projet managérial

Le 5 novembre dernier se tenait un Comité technique ministériel consacré à la présentation de la mise en œuvre de la loi dite de “transformation de la fonction publique” à l’Éducation nationale.

Quel est le but du ministère ?

Jusqu’alors, le système est relativement simple : les barèmes sont présentés aux organisations syndicales en commission paritaire. Le barème de chaque personnel demandant sa mutation est calculé de manière vérifiable, sur la base de critères objectifs : ancienneté dans le poste, rapprochement du lieu de résidence de la ou du conjoint-e, handicap, etc. Les vœux sont ensuite accordés en fonction du barème.

Sous couvert de simplification, le ministère :

  • vide les CAPA et CAPD de leur substance en leur retirant la compétence d’élaboration des barèmes. À la place, des “lignes directrices de gestion” seront présentées en comité technique ;
  • empêche les élu-e-s de contrôler la bonne application du barème avant que les décisions ne soient prises par l’administration ;
  • augmente fortement la proportion de postes à profils qui échappent à tout contrôle.

https://www.sudeducation.org/Fin-des-mutations-controlees-par-les-CAP-SUD-education-denonce-un-projet.html

Tems de travail des AESH

Pour mieux comprendre :

https://www.sudeducation.org/Le-temps-de-travail-des-AESH-8851.html

 

Mobilisation du 5 décembre contre la réforme des retraites

AG à 10h30 salle Beaudelaire.

Manifestation : départ de la préfecture à 13h, arrivée place Foch.

 

AESH

Parce que leur rôle est essentiel, parce qu’ils-elles sont sous payé-es, parce qu’ils-elles ne sont pas considéré-es, parce qu’ils-elles sont exploité-es :

  • Soutenez-les avec la caisse de grève.
  • Aidez-les à s’informer en leur faisant connaitre les publications de SUD éducation.
  • Incitez-les à assister aux RIS : il y en a une jeudi 14 novembre à 9h à l’école de Préaux du Perche

 

Se syndiquer pour mieux lutter

Pour vous défendre, pour combattre la politique éducative du gouvernement, pour obtenir de nouveaux droits, choisissez un syndicat au service des luttes et des droits de tous les personnels.

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Published by SUD 61
13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 10:31

Le 6 novembre, le ministère a publié une circulaire relative à la « préprofessionnalisation » des assistantes et assistants d’éducation applicable à compter de l’année scolaire 2020-2021. Cette circulaire prévoit un changement statutaire d’ampleur pour les AED, à mi-chemin entre enseignant-e stagiaire et surveillant-e.

L’objectif affiché du ministère est de former les assistant-e-s d’éducation pour les préparer à effectuer leur mission d’enseignement. Mais le véritable enjeu pour le ministère est d’avoir à sa disposition un volant de personnels encore plus précaires et moins rémunérés que les contractuel-le-s enseignant‑e‑s.
À partir du M1, les AED pourront en effet se voir chargé-e-s de mission de remplacement, dans le premier comme dans le second degré, pour une rémunération brute de 1219 € mensuels.

Ce nouveau statut instaurera de multiples inégalités et de la compétition entre ces nouveaux et nouvelles AED et une complexité dans l’organisation des services. Ils et elles auront des statuts différents en fonction de leur niveau d’études qui conditionnera leur rémunération, et se verront placé‑e‑s en concurrence par l’administration.

Les étudiant-e-s en M1 qui prépareront les concours ne bénéficieront que de quelques heures de formation supplémentaires et de quelques euros supplémentaires par rapport à des étudiant-e-s en 2e année de licence.
SUD éducation s’oppose à l’exploitation et précarisation des étudiant-e-s, ainsi que le renforcement de la concurrence entre les personnels : entre enseignant-e-s et non enseignant-e-s, entre enseignant-e-s et AED-enseignant-e-s, et entre AED et AED-enseignant-e-s !

Pour SUD éducation, c’est un fait que la mastérisation (la nécessité d’être titulaire d’un master pour être enseignant-e titulaire) a écarté toujours davantage des métiers enseignant-e-s les étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires. La “pré-professionnalisation” des AED dès le M1 ne peut être une réponse à cet état de fait : ce n’est d’ailleurs pas une préoccupation du gouvernement qui entend par ailleurs passer les épreuves d’admission du concours en M2.

Il ne s’agit pas d’un pré-recrutement : cela introduit un nouveau contrat de trois ans (avec un an renouvelable en cas de redoublement) permettant à de nombreuses heures de cours d’être assuré-e-s par des précaires, et d’autre part, cela conduira des cohortes supplémentaires vers le concours, suite auquel de nombreux et nombreuses AED “pré-professionnalisé-e-s” ayant échoué seront réembauché‑e‑s… comme contractuel-le-s. Cela ne favorisera pas d’une quelconque manière les étudiant-e-s AED, mais cela permettra d’aller toujours plus loin dans le recours aux contractuel-le-s, comme préconisé par la loi de transformation de la Fonction publique.

Pour SUD éducation, la solution réside toujours dans un concours au niveau licence suivi de deux années de formation sous statut de fonctionnaire stagiaire validées par l’obtention du master. De même, pour SUD éducation, il est urgent d’arrêter le recours à la précarité, dont on voit bien qu’il ne se résorbe jamais avec l’empilement de telles mesures depuis des décennies. La seule solution sérieuse réside dans la titularisation sans condition de toutes et tous les non-titulaires sur des emplois sous statut de fonctionnaires.

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