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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 13:01
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministre Blanquer a manifestement un problème avec la liberté d’opinion des fonctionnaires et son corollaire, leur liberté d’expression. Il a ainsi introduit dans l’article 1 de son projet de loi un article qu’il comptait utiliser pour museler les enseignant-e-s.

Dans son étude du projet de loi, le Conseil d’État rappelle que cet article n’a aucune valeur légale et qu’il serait censuré par le Conseil constitutionnel s’il était maintenu en l’état.

La tentative du ministre est donc vouée à l’échec. SUD éducation rappelle que les personnels qui n’ont pas de responsabilité hiérarchique ne sont pas soumis au devoir de réserve.

Nous rappelons qu’il est parfaitement possible pour les personnels de s’exprimer publiquement, y compris à destination des parents d’élèves sur les conditions de travail et d’enseignement ainsi que sur les réformes libérales et réactionnaires du ministre Blanquer.

La liberté d’expression des fonctionnaires est un droit : SUD éducation appelle les personnels à le faire vivre.
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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 08:54

 

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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 18:42

Le ministère a communiqué au Comité technique ministériel du 19 décembre la répartition des créations de postes à la rentrée 2019.

Pour le premier degré, dans 13 académies sur 31 il n’y a aucune création de postes alors que toutes vont devoir dédoubler des classes de CE1.

Cette inégalité est d’autant plus forte que des académies comme Lille et Marseille se retrouvent avec très peu de nouveaux postes alors que d’autres académies sont très favorisées comme Paris qui perd des élèves et se retrouve pourtant avec 40 nouveaux postes.
En tout, plusieurs centaines de postes vont manquer à la rentrée prochaine. Le ministre compte sans doute puiser à nouveau dans les maîtres.sse.s + restant.e.s.
Pourtant, le ministère promet, à qui veut l’entendre, que partout les taux d’encadrement s’amélioreront. Une belle amélioration, avec des classes surchargées en dehors des classes dédoublées en CP et Ce1 Rep. sans oublier les postes Rased et les remplaçant.e.s à recréer !

Dans le second degré, le ministre joue à l’enfumage.

Au lieu de présenter les créations ou suppressions de postes, le ministère a présenté des “moyens annoncés” incluant des heures supplémentaires pour camoufler les suppressions massives de postes. Une première qui empêche de connaître la réalité jusqu’à l’arrivée des dotations horaires des établissements.
Sous prétexte de renforcer le pouvoir d’achat des professeur.e.s, le ministre mise sur sa volonté de doubler les heures supplémentaires obligatoires pour que ce qu’il appelle les « moyens annoncés » correspondent à des équivalents temps pleins. En fait, ces heures supplémentaires ne remplaceront pas des enseignant.e.s qui ne peuvent être à deux postes à la fois. Ces milliers de faux postes vont rendre les emplois du temps encore plus invivables, aggravant les conditions de travail déjà malmenées.
Et comme pour le premier degré, ce sont les mêmes académies qui seront les plus maltraitées.

SUD éducation revendique :

  • Le maintien de tous les postes dans l’éducation nationale et un budget à la hauteur des besoins ;
  • Le maintien d’un réel service public national de l’éducation, contre les inégalités scolaires sur le territoire ;
  • Une réduction des effectifs par classe et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
  • L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
  • Des établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou.te.s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
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10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 18:31

Voici l'affiche du spectacle du vendredi 25 janvier. Il aura lieu à l'Auditorium à partir de 18h45. Vous pouvez réserver vos places à l'office de tourisme à Alençon sur place ou sur le site. Il y a déjà 115 places prises sur les 190 possibles.

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 13:34

4 pages, brochure, affichette, visuels, vidéo de la fédération SUD éducation

Tout le matériel est dans le lien juste au dessus. 

La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en oeuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education. À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

Vous trouverez dans cet article tout le matériel de la fédération SUD éducation pour discuter, échanger, convaincre... et se mobiliser !

Ci-dessous tout le contenu de notre 4 pages

SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education : 
-Derrière la promotion du choix des élèves (apparemment « libres » de choisir leurs spécialités), cette réforme organise concrètement la mise en concurrence des établissements, des territoires et des individus.
-Elle vise également à réduire drastiquement les postes et les dépenses, en permettant de maximiser le nombre d’élèves par classe.
-Elle favorise enfin les milieux sociaux les plus aisés en complexifiant l’orientation et en faisant dépendre la poursuite des études dans le supérieur du choix des spécialités et donc de l’accès à certains lycées.

À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

Pour rappel, voici les horaires disciplinaires prévus :

-Seconde : un tronc commun composé de français (4h), histoire-géographie (3h), deux langues (5h30), SES (1h30), mathématiques (4h), physique-chimie (3h), SVT (1h30), EPS (2h), EMC (18h/an) et « sciences numériques et technologie » (1h30).
-Première : un tronc commun comprenant français (4h), histoire-géographie (3h), deux langues (4h30), EPS (2h), « enseignement scientifique » (2h) et EMC (18h par an) + trois spécialités (4h chacune). Pour la liste des spécialités, voir ci-dessous. 
-Terminale : un tronc commun comprenant philosophie (4h), histoire-géographie (3h), deux langues (4h), EPS (2h), « enseignement scientifique » (2h) et EMC (18h par an) + 2 spécialités (6h chacune) parmi les trois suivies en première.

choix des spécialités - ségrégation sociale et scolaire

La réforme du lycée va renforcer la ségrégation sociale et scolaire, en éclatant l’offre de formation :
p En effet, sur les 12 spécialités prévues, 5 ne font l’objet que d’une carte académique ou nationale qui inclut les lycées privés : arts ; littérature ; langues et cultures de l’Antiquité ; numérique et sciences informatiques ; sciences de l’ingénieur ; biologie-écologie.
p Les 7 autres, au départ annoncées comme devant être présentes dans chaque lycée, devront en réalité être disponibles au sein d’un même bassin : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; mathématiques ; physique-chimie ; SVT ; SES.

Il n’y a donc pas d’offre minimale de formation commune à chaque lycée !

Dans le contexte de la mise en oeuvre de Parcoursup, le choix des spécialités deviendra déterminant dans l’orientation post-bac. Le choix entre tel et tel lycée en fonction des spécialités disponibles n’en sera que plus crucial. Cet effet concurrentiel va se combiner avec la mise en œuvre d’une évaluation des établissements annoncée au premier trimestre 2019, pour aboutir à l’émergence d’un véritable marché des lycées, renforçant les inégalités entre ceux-ci. Dans ce système, les élèves, promu-e-s “auto-entrepreneurs-euses de leur scolarité”, devront jouer des coudes pour bénéficier des meilleures opportunités. C’est à l’opposé de l’école de l’égalité que défend SUD éducation.

Mise en concurrence - Entre lycées, entre disciplines, entre personnels

La réforme du lycée général et technologique va aboutir à une mise en concurrence généralisée :
p entre les lycées pour l’obtention de tel ou tel enseignement de spécialité
p entre les disciplines pour savoir quel volume horaire sera dévolu à telle discipline dans le cadre de certains enseignements de spécialité ou enseignements de tronc commun.
p entre les enseignant-e-s : un volume horaire élevé réduit le nombre de classes et peut permettre de rester sur un établissement souhaité, et l’enseignement dans le cadre d’une spécialité pourrait apparaître comme plus stimulant pour certain-e-s enseignant-e-s. Un jeu malsain de concurrence va s’installer pour en bénéficier.

Faute de réel cadrage national, les arbitrages vont se faire au niveau d’un rectorat pour l’attribution des enseignements de spécialité à tel ou tel lycée, et au niveau de l’établissement pour l’attribution de tel volume horaire à telle discipline ou à tel enseignant-e. Cela va renforcer le règne des petit-e-s chef-fe-s, des hiérarchies intermédiaires et des clientélismes locaux, et entretenir un climat invivable.

Moyens - objectif suppressions de postes

L’un des objectifs principaux de la suppression des filières est clair : pouvoir remplir les classes. Finies les classes de première L à 15 et les classes de terminale S à 35. Dorénavant, avec le jeu des spécialités, les classes seront toujours remplies, parce que l’on pourra prendre des élèves des différents groupes-classes pour les alimenter. C’est à mettre en lien, bien évidemment, avec l’annonce de 2650 suppressions de postes prévues pour le second degré.

Nouveaux programmes - mis en place à la hache, réactionnaires et libéraux

SUD éducation avait boycotté la réunion de présentation des projets de programmes devant le mépris du ministère qui a envoyé ces nouveaux programmes à la dernière minute, empêchant par là-même toute analyse substantielle. Le ministère, une fois les programmes bouclés, organise une parodie de concertation au travers d’un questionnaire QCM infantilisant, allant de « tout à fait d’accord » à « pas du tout d’accord ». Les questions qui y sont posées sont biaisées : elles sous-entendent que nous adoptons cette réforme et les objectifs qui y sont liés, comme lorsque l’on nous demande si les programmes prennent en compte “la construction du projet d’orientation de l’élève” ! 
À l’heure où l’on écrit ces lignes, les programmes ne sont pas finalisés, mais on en voit déjà les contours libéraux et réactionnaires (flagrants dans les programmes de SES) et les restrictions à la liberté pédagogique (comme en Français dans le programme de première).

Baccalauréat - toujours plus d’inégalités territoriales

Le passage à 40% de contrôle continu aux épreuves du Bac, prévu dès la fin de l’année 2019-2020 pour la première génération de “cobayes” de la réforme qui sera alors en première, est une véritable catastrophe en terme d’égalité entre territoires. Les Baccalauréats seront considérés comme “maison”, et n’auront pour les filières comme pour les employeurs-euses pas la même valeur pour l’accès aux études supérieures en fonction du lycée dans lequel il aura été obtenu. Par ailleurs la mise en œuvre du contrôle continu est inacceptable : aucune garantie concernant l’anonymat des élèves et charge de travail supplémentaire massive pour les collègues. Enfin, la réforme remet en cause le baccalauréat comme premier grade de l’enseignement supérieur puisque le choix des spécialités vont servir à sélectionner les bacheliers à l’entrée dans le supérieur.

Orientation - Toujours plus de tri social

La réforme du baccalauréat et du lycée va dans le sens de l’ensemble des réformes Blanquer de mise en œuvre du tri social.
-avec la mise en œuvre de Parcoursup, les élèves sont amené-e-s à choisir leurs spécialités en fonction des attendus des filières post-bac. Cette vision utilitariste du lycée, qui vise à sélectionner de plus en plus tôt, est en opposition avec nos principes d’émancipation. 
-l’orientation ne peut être faite correctement : les psyEN n’occupent désormais qu’un rôle marginal au profit de professeur-e-s principaux-ales qui n’y sont pas formé-e-s. Faute de contenu, les enseignant-e-s ne savent pas quoi faire 54 heures dévolues à l’orientation, et celles-ci peuvent être faite par des personnes extérieures aux établissements ! Tout laisse présager que le poids de l’orientation reposera uniquement sur les élèves et leurs familles, ce qui va encore renforcer le juteux marché des officines privées d’aide à l’orientation. 
-l’orientation est en train d’être démantelée : l’information sur l’orientation est en passe d’être transférée aux régions (et donc centrée sur le bassin d’activité local), et les CIO d’être purement et simplement fermés.

Nos revendications

- L’abrogation de la réforme du lycée et du bac 
- maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritbale anonymat lors des épreuves 
- une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national 
- le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

 

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 13:32

Le ministère a communiqué au Comité technique ministériel du 19 décembre la répartition des créations de postes à la rentrée 2019.

Pour le premier degré, dans 13 académies sur 31 il n’y a aucune création de postes alors que toutes vont devoir dédoubler des classes de CE1.

Cette inégalité est d’autant plus forte que des académies comme Lille et Marseille se retrouvent avec très peu de nouveaux postes alors que d’autres académies sont très favorisées comme Paris qui perd des élèves et se retrouve pourtant avec 40 nouveaux postes.
En tout, plusieurs centaines de postes vont manquer à la rentrée prochaine. Le ministre compte sans doute puiser à nouveau dans les maîtres.sse.s + restant.e.s.
Pourtant, le ministère promet, à qui veut l’entendre, que partout les taux d’encadrement s’amélioreront. Une belle amélioration, avec des classes surchargées en dehors des classes dédoublées en CP et Ce1 Rep. sans oublier les postes Rased et les remplaçant.e.s à recréer !

Dans le second degré, le ministre joue à l’enfumage.

Au lieu de présenter les créations ou suppressions de postes, le ministère a présenté des “moyens annoncés” incluant des heures supplémentaires pour camoufler les suppressions massives de postes. Une première qui empêche de connaître la réalité jusqu’à l’arrivée des dotations horaires des établissements.
Sous prétexte de renforcer le pouvoir d’achat des professeur.e.s, le ministre mise sur sa volonté de doubler les heures supplémentaires obligatoires pour que ce qu’il appelle les « moyens annoncés » correspondent à des équivalents temps pleins. En fait, ces heures supplémentaires ne remplaceront pas des enseignant.e.s qui ne peuvent être à deux postes à la fois. Ces milliers de faux postes vont rendre les emplois du temps encore plus invivables, aggravant les conditions de travail déjà malmenées.
Et comme pour le premier degré, ce sont les mêmes académies qui seront les plus maltraitées.

SUD éducation revendique :

  • Le maintien de tous les postes dans l’éducation nationale et un budget à la hauteur des besoins ;
  • Le maintien d’un réel service public national de l’éducation, contre les inégalités scolaires sur le territoire ;
  • Une réduction des effectifs par classe et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
  • L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
  • Des établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou.te.s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 23:54

L’État est le premier employeur de salarié-e-s précaires. Dans l’Éducation nationale, on ne compte plus les contrats à durée déterminée : assistant-e d’éducation, enseignant-e contractuel-le, personnels administratifs dans les établissements et les DSDEN ou rectorats, accompagnant-e d’élèves en situation de handicap, vacataires à l’université, agent-e-s de laboratoire… la liste est longue.

Tous les personnels qui sont soumis à ces contrats de travail partagent un point commun : leur rémunération est bien plus faible que celle de leurs collègues titulaires, alors qu’ils et elles effectuent des missions indispensables au bon fonctionnement du service public.

Bien souvent, leur rémunération, du fait de la faiblesse de leur salaire horaire ou de temps partiels subis, n’atteint même pas l’équivalent du SMIC.

Le mouvement des gilets jaunes a projeté sur le devant de la scène la question salariale. Le Président a été contraint de demander aux patrons de verser une prime de fin d’année aux salarié-e-s de leur entreprise.

Et pourtant, l’État-patron, notre employeur, n’est même pas capable de s’appliquer ses propres consignes, puisqu’il n’annonce aucune mesure d’augmentation de salaire des personnels, en particulier des plus précaires, et que les salaires n’augmentent plus dans la fonction publique depuis des années.

Dans plusieurs académies, des personnels s’organisent pour exiger une prime de fin d’année de la part du ministère.

SUD éducation soutient ces initiatives qui visent à arracher des augmentations de salaires à l’employeur.

SUD éducation revendique :

– l’alignement de la rémunération des personnels non-titulaires sur celle des titulaires, ce qui inclut par exemple le bénéfice de la prime REP/REP+ à tou-te-s les AED, AP, AESH ;

– une augmentation générale des salaires, et l’intégration des primes au salaire, pour forcer l’employeur à cotiser pour nos retraites, notre sécurité sociale, le chômage ;

– un salaire minimum à 1700€ nets ;

– la titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tous les personnels précaires.

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 14:13
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

La séance des 18 et 19 décembre dernier au Conseil Supérieur de l’Éducation clôturait un processus engagé depuis un an : la réforme du lycée général et technologique.

Il s’agissait pour le ministère d’articuler entre elles plusieurs contre-réformes : baccalauréat, orientation, programmes scolaires, sélection à l’entrée à l’université.

Parcoursup joue le rôle de la machine de tri social en fin de parcours, quand la réforme du lycée permet d’aller vers toujours plus d’inégalités territoriales, organisant la mise en concurrence des élèves, des personnels, et des établissements entre eux.

Cette séance du CSE était consacrée à l’examen des programmes du lycée général et technologique. Le ministère n’a pas varié de comportement : prétendre faire du “dialogue social”, tandis qu’il impose des projets rétrogrades et fait donner la répression policière contre les lycéens et lycéennes qui se mobilisent. À cette occasion, le ministère a été incapable de ne serait-ce que défendre les programmes qu’il avait rédigé. L’objectif était clair : faire passer en force sa réforme des programmes du lycée aux contenus réactionnaires, aberrants et irréalisables.

Avec les syndicats de la FSU et de la CGT, SUD éducation et Solidaires ont donc quitté la séance du CSE du 19 décembre, refusant de participer à cette mascarade et de cautionner davantage ce monologue dogmatique ministériel.

Cette réforme entérine une organisation en cartes de spécialités dont la vocation est de renforcer la ségrégation sociale et scolaire, en éclatant l’offre de formation :

• En effet, sur les 12 spécialités prévues, 5 ne font l’objet que d’une carte académique ou nationale qui inclut les lycées privés ;

• Les 7 autres, au départ annoncées comme devant être présentes dans chaque lycée, devront en réalité être disponibles au sein d’un même bassin.

Il n’y a donc pas d’offre minimale de formation commune à chaque lycée !

Dans le contexte de la mise en œuvre de Parcoursup, le choix des spécialités deviendra déterminant dans l’orientation post-bac. Le choix entre tel et tel lycée en fonction des spécialités disponibles n’en sera que plus crucial. Cet effet concurrentiel va se combiner avec la mise en œuvre d’une évaluation des établissements annoncée au premier trimestre 2019, pour aboutir à l’émergence d’un véritable marché des lycées, renforçant les inégalités entre ceux-ci. Dans ce système, les élèves, promu-e-s “auto-entrepreneurs-euses de leur scolarité”, devront jouer des coudes pour bénéficier des meilleures opportunités. C’est à l’opposé de l’école de l’égalité que défend SUD éducation.

Nous revendiquons au contraire :

• L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;

• Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ;

• Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;

• Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te‑s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 14:02
communication du comité de soutien à Pascal Verrier

 

Ce qui s’est passé depuis que circule cette pétition :

https://www.petitions24.net/verite_et_justice_pour_pascal_verrier1

Grâce aux nombreux et généreux dons recueillis au moyen de la cagnotte de soutien en ligne, le comité a pu doter Pascal d’un avocat choisi avec soin et réputé en particulier pour ses compétences en droit public : Maître Benoit ARVIS.

Il a déposé un recours au Conseil Supérieur de la fonction publique ainsi qu’au Tribunal administratif. Il a également déposé un référé suspension contre l’arrêté qui actait la mise à la retraite d’office de Pascal Verrier.

Premier acte de cette bataille juridique : le 7 novembre dernier, après avoir entendu les anciens élèves de Pascal Verrier témoins des faits et consulté les nombreuses pièces du dossier, le juge des référés a fait droit à notre requête et exigé la réintégration de Pascal Verrier dans sa fonction à compter du 6 décembre 2018. L’un des 13 motifs d’annulation de la décision du ministère se prononçait même sur le fond du dossier ( ce qui n’est en rien nécessaire), relevant le caractère disproportionné de la sanction.

Le Ministère n’ayant pas fait appel, nous avons pu nous réjouir de cette première victoire.

C’est donc avec confiance que le comité, l’avocat et le commissaire paritaire du syndicat Sud éducation ont accompagné Pascal à une convocation au Rectorat le 10 décembre dernier.

Nous pensions qu’il s’agissait d’envisager les conditions de son retour en fonction. Or, il se vit remettre une notification ministérielle de sanction nouvelle.

Le nouvel arrêté exécute le référé en le réintégrant fictivement du 7 novembre au 10 décembre mais en l’excluant sans traitement dès le lendemain pour 18 mois dont 12 avec sursis.

Nous sommes là dans une situation inédite qui a conduit l’avocat à rédiger immédiatement trois recours dont un nouveau référé-suspension en urgence.

Pascal subit en effet l’infliction brutale d’une sanction disciplinaire par un procédé inique car seulement destiné à faire échec à l’exécution d’une décision de la justice administrative.

Par cette résistance abusive le Ministère entend anticonstitutionnellement que soit donnée à une décision administrative (l’arrêté d’exclusion du 10 décembre 2018), une force exécutoire supérieure à celle d’une décision juridictionnelle (l’ordonnance du 7 novembre 2018).

L’arrêté du 10 décembre a en outre été adopté en violation du principe de non cumul des sanctions (non bis in idem). En effet, ajouter à la première sanction de mise à la retraite d’office, une sanction d’exclusion temporaire de 18 mois est radicalement illégal.

Le Comité de soutien à Pascal Verrier

La Fédération SUD Education est membre du comité de soutien à Pascal Verrier

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 08:32
Déclaration de SUD éducation et de l'Union syndicale Solidaires au CSE des 18 et 19 décembre

 

Cette séance du Conseil Supérieur de l’éducation est présentée par le ministère comme l’aboutissement du processus de la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique initié il y a un peu moins d’une année. Un peu moins d’une année pour une réforme d’ampleur qui aurait nécessité de véritables temps de réflexion, de concertation, et la recherche d’un consensus.

 
 

Mais le temps de ce gouvernement et de ce ministère n’est ni à la réflexion, ni à la concertation, pas plus qu’à l’écoute des revendications des lycéen-ne-s et des personnels, de leurs expériences de terrain.
Les réformes mises en œuvre le sont au pas de charge dans un simulacre de concertation alors qu’il n’est que l’expression du monologue dogmatique porté par le ministre.

SUD éducation avait boycotté la réunion de présentation des projets de programmes devant le mépris du ministère qui a envoyé ces nouveaux programmes à la dernière minute, empêchant par là-même toute analyse substantielle.
Une fois les programmes bouclés, il a été organisé une parodie de concertation à l’intention des personnels au travers d’un questionnaire QCM infantilisant, dont les réponses proposées allaient de « tout à fait d’accord » à « pas du tout d’accord ».
Les questions posées ont été biaisées : elles sous-entendaient que les enseignant-e-s adoptaient cette réforme et les objectifs qui y sont liés.
Lors des commissions spécialisées de la semaine passée de nombreuses incohérences et problèmes concernant les programmes ont été soulevés sans que nous n’ayons eu de réponse. Et pour cause : ni les membres du CSP, ni l’inspection générale n’étaient présents pour a minima expliquer ce qui justifiait les orientations et les choix de contenus. Nul doute que les considérations pédagogiques, didactiques et disciplinaires ne font pas partie des priorités de ce ministère.
Nous le disons depuis plusieurs mois, cette réforme va renforcer les inégalités sociales et territoriales dans son déploiement.

Cette réforme va renforcer la ségrégation sociale et scolaire, en éclatant l’offre de formation :

• En effet, sur les 12 spécialités prévues, 5 ne font l’objet que d’une carte académique ou nationale qui inclut les lycées privés : arts ; littérature ; langues et cultures de l’Antiquité ; numérique et sciences informatiques ; sciences de l’ingénieur ; biologie-écologie.
• Les 7 autres, au départ annoncées comme devant être présentes dans chaque lycée, devront en réalité être disponibles au sein d’un même bassin : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; mathématiques ; physique-chimie ; SVT ; SES.
Il n’y a donc pas d’offre minimale de formation commune à chaque lycée !
Dans le contexte de la mise en œuvre de Parcoursup, le choix des spécialités deviendra déterminant dans l’orientation post-bac. Le choix entre tel et tel lycée en fonction des spécialités disponibles n’en sera que plus crucial. Cet effet concurrentiel va se combiner avec la mise en œuvre d’une évaluation des établissements annoncée au premier trimestre 2019, pour aboutir à l’émergence d’un véritable marché des lycées, renforçant les inégalités entre ceux-ci. Dans ce système, les élèves, promu-e-s “auto-entrepreneurs-euses de leur scolarité”, devront jouer des coudes pour bénéficier des meilleures opportunités. C’est à l’opposé de l’école de l’égalité que défend SUD éducation.

Nous revendiquons au contraire :
• L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
• Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ;
• Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
• Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te‑s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
L’opposition aux projets du gouvernement et aux réformes conduites par le ministre de l’Éducation nationale ne désarme pas depuis trois semaines, les lycéen-ne-s de plus en plus conscient-e-s du sort qui les attend avec la mise en place de la réforme du lycée à la rentrée prochaine sont entré-e-s en lutte. Il est temps que le ministère entende leurs voix et cesse de leur répondre par la répression. Nous dénonçons les sanctions qui sont prises par les chef-fe-s d’établissement sans justification (éviction de la cantine scolaire, éviction de l’internat, convocation abusive du conseil de discipline…). La fédération SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires apporte tout son soutien au lycéen-ne-s mobilisé-e-s et sera à leur côté pour lutter contre la répression qu’ils et elles subissent. Une répression qui a déjà fait de nombreux-euses blessé-e-s chez les lycéen-ne-s : ne serait-ce pas plutôt de la violence d’État qu’il faudrait protéger les lycéen-ne-s ?

Nous tenons à dénoncer également les méthodes de certain.e.s DASEN dans les territoires qui ont édicté des consignes quant à la mise en œuvre de la réforme du lycée où ils ou elles demandent aux chefs d’établissement d’interdire les réunions entre parents d’élèves et enseignant-e-s sur le sujet de la réforme ; et demandent aux chef-fe-s d’établissement de signaler toute réunion de cette nature qui viendrait à se tenir. Le ministère a sans doute raison de redouter que les parents d’élèves s’informent : cela les conduit immanquablement à rejeter la réforme.
La fédération SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires appellent les personnels et les salarié-e-s à entrer dans la lutte par la grève et à participer à toutes les actions aux côtés de celles et ceux qui luttent, les personnels de l’éducation nationale doivent se mettre en grève et assurer la protection des lycéen-ne-s mobilisé-e-s. Les élections professionnelles sont passées, il est temps d’entrer dans la lutte pour arracher plus de justice sociale et de dignité dans nos conditions de travail et de vie, et conquérir de nouveaux droits.

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