11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 16:21
 
Les résultats des mutations inter-académiques ont été publiés avec 6 jours de retard. La hausse des barres d’entrée dans les académies montrent que les 8000 suppressions de postes orchestrées par Blanquer depuis son arrivée au ministère de l’Éducation ont des conséquences très concrètes sur la vie des personnels. Les suppressions de postes entravent la mobilité des personnels.


Alors que la question environnementale est au centre de nos préoccupations, il est temps de mettre en œuvre un autre modèle social qui limite les transports pour se rendre sur le lieu de travail et qui permette aux personnels de travailler et de vivre au même endroit. Il faut ouvrir des postes afin de baisser le nombre d’élèves par classe et améliorer les conditions de travail en particulier dans les territoires dans lesquels l’État a le plus de difficulté à fidéliser les agent·es mais il faut également cesser de fermer des classes, des écoles ou des collèges dans les zones rurales.

Lorsque vous aurez pris connaissance des résultats de votre mutation inter-académique, contactez le syndicat SUD éducation de votre département qui pourra vous aider et vous conseiller soit pour faire un recours sur votre résultat, soit pour votre participation au mouvement intra-académique. La réforme du paritarisme a eu pour effet de rendre encore plus opaque les opérations de mutation, c’est pourquoi il est d’autant plus important d’être accompagné·es par SUD éducation. Avant d’effectuer le recours sur l’application Colibris, contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

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10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 12:47

Depuis un an, la mobilisation des AESH ne cesse de s’amplifier. Des milliers de collègues se sont mis·es en grève et sont descendu·es dans la rue sur l’ensemble du territoire, s'imposant dans le débat public et dans l’agenda du ministère de l’éducation nationale. Alors que le ministre Blanquer n’avait rien prévu pour les AESH dans le cadre du Grenelle de l’éducation, il a dû concéder la mise en place d’une grille de salaire nationale qui est cependant bien éloignée des attentes salariales des AESH.

Le 5 avril, on continue : pour nos salaires, pour un statut, pour défendre l’école inclusive !

Ces augmentations misérables de salaire sont loin de nous satisfaire. Si le ministère pensait calmer notre colère avec quelques dizaines d’euros c’est un pari raté  tant cette revalorisation n’est pas à la hauteur des enjeux : sortir 129 000 AESH de la précarité. Les temps incomplets imposés font que la majorité d’entre-nous vivons sous le seuil de pauvreté ; d’une académie à l’autre le temps de travail ne correspond pas à une même quotité. 

 Et l’indemnité REP ?

Face aux refus du ministère d’accorder l’indemnité REP/REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire, une centaine de collègues, accompagné·es par SUD éducation, ont attaqué leur employeur au tribunal administratif. Les dossiers sont en cours d’instruction. Si une décision victorieuse était prise, elle s’appliquerait à toutes et tous !

Cette question des salaires et du temps de travail est indissociable de celle du statut. Les CDD de trois ans et la CDisation au bout de 6 ans ne représentent pas des avancées comme le claironne le ministère. Pour SUD éducation, il s’agit plutôt d’une précarité structurelle. Nos compétences et notre expérience professionnelle doivent être reconnues ! 

C’est une question de choix budgétaire : un statut pour les 129 000 AESH ne représenterait qu’une augmentation de 0,27% du budget de l’éducation nationale. Quand on sait que le ministre Blanquer a rendu des millions d’euros depuis le début de son mandat…

Cette reconnaissance professionnelle est indispensable à la réussite de l’école inclusive que SUD éducation défend sans détour. Mais sans moyens elle n’est qu’un slogan : il faut des postes, de l’argent, de la formation ! À l’inverse, pendant ces 5 dernières années, l’accompagnement des élèves en situation de handicap est devenu un enjeu comptable : le ministère cherche à rentabiliser les moyens existants avec la mise en place des PIAL, outil d’une mutualisation à marche forcée.

SUD éducation revendique : 

  • +400 euros pour les plus bas salaires et la reconnaissance d’un temps plein à 24h d’accompagnement pour les AESH ; l’attribution de l’indemnité REP/REP+ ;
  • un statut de la Fonction publique pour les AESH et la création d’un nouveau métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;
  • des moyens pour l’école inclusive, l’abandon des PIAL et de la logique de mutualisation ; 
  • des moyens pour une politique de formation initiale et continue ambitieuse ; la création de brigades de remplacement. 

SUD éducation, aux côtés de l’intersyndicale, appelle les AESH, et l’ensemble des personnels, à se mettre massivement en grève le mardi 5 avril 2022, pour gagner sur ces revendications. Le rapport de force doit s’amplifier pour faire céder le ministère.

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 13:34

Jusqu’au bout, le ministre Blanquer aura essayé d’empêcher un mineur d’être scolarisé, au motif qu’il aurait peut-être dépassé l’âge de la scolarité obligatoire. Le Conseil d’État a infligé un revers cinglant au ministre de l’Éducation nationale, en rappelant que “la circonstance qu’un enfant ait dépassé l’âge de l’instruction obligatoire ne fait pas obstacle à ce qu’il puisse bénéficier d’une formation adaptée à ses aptitudes et besoins particuliers”.

 

Cette victoire s’imposera pour tous les cas similaires. SUD éducation salue le travail du Groupe d'information et de soutien des immigrés-e-s (Gisti), et de l'Association d'accès aux droits des jeunes et d'accompagnements vers la majorité (l’AADJAM) qui se sont révélés déterminants.

 

Ce camouflet ne doit pas dissimuler que le ministère de Blanquer s’oppose par principe à la scolarisation des jeunes migrant⋅es, et ne se résout à les inscrire que sous la pression.

SUD éducation revendique :

  • la scolarisation immédiate de toutes et tous les mineur⋅es sur le territoire français sans distinction de nationalité ;
  • la régularisation des mineurs⋅es étranger⋅ères une fois leur majorité arrivée, sans condition ;
  • l’accès aux droits fondamentaux pour les enfants : santé, école, logement. ;
  • une scolarisation facilitée, une orientation choisie, avec les moyens nécessaires.
  • la fin du recours aux obligations de quitter le territoire et des interdictions de retours, ainsi que des rétentions administratives.
  • la fermeture sans délai des CRA.
 
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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 13:23

 

Les organisations signataires dénoncent l'agression contre l'Ukraine décidée et mise en œuvre par le gouvernement de la Russie. Il s'agit d'une guerre, en violation de la souveraineté d'un pays, contre le principe du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Alors que plusieurs centaines de victimes civiles sont d'ores et déjà à déplorer, les organisations signataires expriment leur soutien aux populations, et en particulier à tous les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche et à leurs syndicats, ainsi qu’aux étudiant-es. Elles expriment leur soutien à celles et ceux qui en Ukraine et Russie s'opposent à la guerre menée.

 

Elles appellent à l'arrêt immédiat de cette agression, au retrait des troupes russes du territoire ukrainien. Elles appellent à la solidarité internationale pour la paix immédiate ainsi qu’à la mobilisation la plus large pour éviter toute nouvelle escalade militaire et trouver la voie du dialogue. Elles appellent notamment à participer aux marches pour la paix les mercredi 2 mars et samedi 5 mars.

Paris, le 1er mars 2022

Signataires : SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU, FO ESR, FERC Sup CGT, SNTRS CGT, CGT INRAE, SUD-Éducation, SUD-Recherche EPST, SOLIDAIRES Étudiant-e-s, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT INRAE, SGEN-CFDT Recherche EPST, CJC, L'alternative, FAGE, UNEF, A&I UNSA, ITRF BIO-UNSA, SNPTES-UNSA, Sup'Recherche-UNSA

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 13:16

Les constats sont implacables : en janvier 2022, l’inflation sur un an en France atteint 2,9 % avec une forte hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires qui pèse de façon particulièrement importante sur les bas salaires. Face à cette réalité, la politique de gel de la valeur du point d’indice (20 % de perte de pouvoir d'achat depuis 2000) a conduit à l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la fonction publique : dégradation du pouvoir d’achat, baisse de l’attractivité, départs trop nombreux, difficultés de recrutement, sentiment de déclassement, etc.

Dégel du point d’indice et augmentation des salaires et des pensions : il y a urgence !

Le recours à l’emploi contractuel facilité par la loi de transformation de la Fonction Publique se développe au détriment des postes de titulaires. Dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), il sera aggravé par l'émergence de nouveaux types de contrats dans la loi de programmation de la recherche type “chaires de professeur junior” ou encore “contrats de chantier”, alors que les contractuel·les de ce ministère représentent déjà 40 % de ceux de la fonction publique.

 

Les niveaux des grilles de rémunération des agent·es notamment de catégorie B et C ne répondent pas à leurs attentes et besoins ni à une juste reconnaissance de leur engagement et de leurs qualifications. Bien souvent en première ligne durant la crise sanitaire, sans aucune contrepartie, ils et elles subissent dans leur travail quotidien les effets de la politique de casse du service public menée depuis plusieurs années : destruction des collectifs de travail, surcharge de travail liée aux réorganisations permanentes, perte du sens de leur métier, multiplication des burn out… le tout dans l'ESR sur fond de restructuration des établissements universitaires et de multiplication des statuts expérimentaux qui leur confisquent leur outil de travail.

Les mesures catégorielles au coup par coup, comme celles contenues dans le protocole LPR, sont des saupoudrages certes bienvenus dans le contexte de pénurie qui frappe le secteur depuis 20 ans, mais sont limitées et ne concernent que certaines catégories de personnels. Ainsi, les repyramidages des corps d’enseignant·es-chercheur·es et des ITRF augmentent un peu les possibilités de promotions pour ces deux statuts et font écho aux revendications syndicales pour une amélioration du déroulement de carrière. Mais le nombre insuffisant de postes prévu et les suppressions de postes ne permettront pas de corriger la représentation particulièrement injuste des femmes dans les corps supérieurs, comme celui de professeur·e des universités (PU) ou des ingénieur·es de recherche, ni de laisser aux agent·es de catégories B et C une chance d'avoir la possibilité d’une promotion avant la fin de leur carrière.

 

Par ailleurs, les modalités de la mise en œuvre de ce repyramidage et sa lourdeur s’ajoutent à celles de la mise en oeuvre du régime indemnitaire pour les enseignant·es-chercheur·es et les chercheur·es (RIPEC) qui ne fait que reprendre les fondements du RIFSEEP que nous avons toujours dénoncés. Actuellement, la mise en application dans les établissements donne lieu à beaucoup d’inquiétudes et de tension en laissant in fine beaucoup trop de latitude aux président·es pour décider seul·es, ouvrant la voie à nombre de dérives.

Égalité salariale entre les femmes et les hommes : assez de « bla-bla-bla » !

Cette année encore, le 8 mars sera l'occasion de mettre en évidence le fossé qui existe entre les discours et les actes du gouvernement. La soi-disant grande cause du quinquennat ne s’est pas traduite en mesures effectives et financées. Faute d'avoir mis des moyens pour lutter contre les inégalités salariales, les agentes continuent de percevoir des salaires 19 % inférieurs dans la fonction publique. Ces différences salariales ne sont qu'en partie la conséquence des temps partiels très majoritairement féminins, bien souvent non choisis. Les pratiques discriminantes et notamment les nombreux biais de genre et l'usage de normes de réussite masculines pèsent sur le déroulement de la carrière des femmes, tout comme les politiques indemnitaires qui récompensent certaines fonctions principalement exercées par les hommes. A cela s’ajoutent une plus grande précarité pour les femmes et une entrée plus tardive dans la carrière. Au final, toutes ces inégalités se cumulent et conduisent à des retraites plus faibles pour les femmes. De même la précarité étudiante touche d’abord les étudiantes, qui sont, par exemple, touchées par la précarité menstruelle ou encore plus nombreuses à se salarier durant leurs études que les étudiants. Dans cette période d'inflation galopante, sans mesures générales de revalorisation salariale, d'une réforme des bourses, actives, étudiant·es et retraitées vont donc payer le prix fort.

Si le plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) dans l’ESR publié en novembre dernier et le plan d’action égalité professionnelle femmes-hommes du MESRI qui commencent à se décliner aujourd’hui dans les établissements, contiennent potentiellement des avancées, l’analyse du projet de loi de finances 2022 montre que les moyens sont loin de suivre et qu’ils sont même, sur certains programmes pourtant en lien direct avec la mise en oeuvre des axes structurants, en baisse ! De plus, comme le montre l’observatoire étudiant des violences sexistes et sexuelles dans l’ESR, celles ci sont toujours extrêmement fortes sur les étudiantes faute de réelle mise en place du plan et de budget consacré.

 

Les organisations signataires souhaitent agir et peser fortement pour améliorer l’égalité salariale et professionnelle réelle entre les femmes et les hommes et revendiquent notamment la fin des politiques indemnitaires injustes, la revalorisation des filières les plus féminisées, le déblocage des carrières des femmes. Il y a par exemple 28 % de femmes dans le corps des PU en 2020 pour 45 % chez les MCF, 32 % dans le corps des DR pour 41 % dans celui des CR, 38% de femmes ingénieures de recherche contre 53 % de femmes ingénieures d'études. Elles revendiquent également des politiques ambitieuses de lutte contre l'orientation genrée des étudiant·es, qui contribue à créer ensuite des inégalités dans le monde professionnel.

Aussi, les organisations signataires appellent à rejoindre les mobilisations organisées le 8 mars prochain partout sur le territoire pour exiger des mesures concrètes pour l'égalité et la fin des discriminations.

 

Les organisations signataires appellent les personnels de l’enseignement supérieur et la recherche ainsi que les étudiant·es à des journées de grève, d’action et de manifestations les 8 et 17 mars prochains. 

Elles apportent leur soutien aux mouvements en cours et à venir portant notamment sur l'emploi, les conditions de travail et les missions publiques.

Paris, le 2 mars 2022

Signataires : SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, FERC Sup CGT, SNTRS CGT, CGT INRAE, SUD-Éducation, SUD-Recherche EPST, L'alternative, UNEF, SOLIDAIRES Étudiant-e-s

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 13:05

SUD éducation appelle avec son Union syndicale Solidaires et plusieurs centaines d’associations à construire des mobilisations d’ampleur pour la justice climatique et sociale : le 12 mars, marchons ensemble partout en France, et le 25 mars, répondons présent·es à l’appel de la jeunesse à faire grève pour le climat.

La lutte contre le dérèglement climatique ne peut plus attendre : les sept années les plus chaudes jamais mesurées ont toutes eu lieu depuis 2015, année de l’accord de Paris. Les conséquences du réchauffement sont déjà visibles et menacent à court terme l’ensemble de la population mondiale, notamment les plus pauvres qui en sont les premières victimes. Les prévisions scientifiques qui se succèdent vont toutes dans le sens d’un avenir de plus en plus inquiétant et auront des conséquences sur nos systèmes économiques et sociaux (emploi, retraites, accès aux besoins essentiels, sécurité sociale…).

Pourtant, dans le cadre de la crise sanitaire, les gouvernements n’ont conditionné aucun plan d’aide aux entreprises, pourtant principales responsables de la crise environnementale,  à des mesures susceptibles d’entraîner une transformation écologique et sociale de nos économies. Malgré la multiplication des mobilisations pour le climat et la justice sociale ces dernières années, les responsables politiques continuent volontairement de faire du climat une question secondaire.

Alors qu’elle a la responsabilité de former les générations qui recevront de plein fouet les conséquences de nos choix actuels, l’Éducation nationale quant à elle se contente d’une écologie de vitrine. Le verdissement des programmes scolaires se fait ainsi sans donner aux élèves de réelles armes leur permettant d’avoir l’espoir d’inverser la tendance.

Pour imposer d’autres politiques, SUD éducation appelle à rejoindre massivement :

  • les marches pour le climat et la justice sociale qui s’organisent partout en France le samedi 12 mars,
  • la grève pour le climat impulsée par les organisations de jeunesse le 25 mars. 
Changeons la société, pas le climat !

Nous exigeons :

  • Des objectifs de réductions des émissions de CO2 réellement contraignants pour l’État et les entreprises ;
  • Le développement et l’amélioration des services publics à même de répondre aux besoins de la population, en particulier en matière de santé, de transports et d’éducation ;
  • Un statut protecteur des salarié·es afin de réussir la relocalisation et la transformation de notre économie ;
  • Un droit à l’alimentation choisie et de qualité pour tou·tes, s’appuyant sur une agriculture paysanne et des circuits relocalisés ;
  • Un revenu qui permette au plus grand nombre de vivre dignement en conciliant les enjeux de fin du monde et les contraintes de fin de mois.
Changeons l’école, pas le climat !

Nous revendiquons :

  • Des bâtiments scolaires adaptés : végétalisation des cours de récréation, dépollution des sols, maîtrise de la consommation d’eau et d’énergie, diagnostics énergétiques communiqués au personnel et aux usager·e·s, production d’énergie renouvelable sur site ;
  • La gestion et le tri des déchets, en recrutant du personnel en nombre suffisant pour effectuer ce travail supplémentaire : installation de poubelles de tri et de composteurs ;
  • Un usage raisonné, économe et autonome des outils numériques : sortie du tout numérique, collecte et tri des déchets numériques, recrutement de personnel formé à l’entretien et à la maintenance des outils informatiques, usage de systèmes d’exploitation et de logiciels économies en énergie et à longue durée de vie en favorisant les logiciels libres ;
  • Dans les cantines : réduction de la consommation de viande et de poisson, formations à la création de menus végétariens pour le personnel, renforcement des filières locales et biologiques sans hausse du prix du repas, fin des cantines centrales et retour à des cantines sur site ;
  • Des enseignements qui permettent aux élèves de comprendre les mécanismes de la crise environnementale et d’identifier les moyens d’agir dessus.
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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 12:57

SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, condamne l’agression de la Russie contre l’Ukraine et apporte toute sa solidarité à la population qui subit la guerre déclenchée par le gouvernement russe. Elle en subit déjà les conséquences : morts, destructions d’habitations et de l’appareil productif, et déplacements de populations.

Près de 500 000 personnes ont d’ores-et-déjà traversé les frontières. Des camps se dressent dans les États limitrophes de l’Ukraine. Une procédure accélérée est à l'étude par l’Union Européenne, afin de protéger ces réfugié⋅es, en majorité des femmes et des enfants, les hommes étant majoritairement réquisitionnés.

SUD éducation appelle le gouvernement français à prendre largement sa part dans l'accueil de ces réfugié⋅es demande en conséquence l'ouverture de structures scolaires adaptées concernant la scolarisation des enfants, telles que les UPE2A, ainsi que le recrutement d’encadrant⋅es et d’enseignant⋅es titulaires ou titularisables ainsi que la gratuité des frais d’inscription dans les universités et à la Sécurité sociale pour les étudiant⋅es réfugié⋅es.
Une attention particulière devra être portée aux mineur⋅es non-accompagné⋅es : leurs droits fondamentaux à une scolarité, une orientation choisie, la santé, le logement , l’alimentation, doivent être garantis. SUD éducation revendique à cet égard des moyens pour l’amélioration des conditions d’existence des MNA déjà présent⋅es sur le territoire français. Leur place est à l'école ; ni dans un CRA, ni dans la rue, ni dans un avion de retour.

SUD éducation salue la solidarité des peuples d’Europe envers les réfugié⋅es de l'Ukraine. Cette solidarité montre qu’il est possible d’accueillir massivement des exilé⋅es, et qu’il est possible de se donner les moyens d’un accueil digne. SUD dénonce les refoulements et menaces dont sont victimes les réfugié⋅es d’origine extra-européenne lorsqu’ils et elles cherchent à fuir le conflit au même titre que les Ukrainien⋅nes
Toute personne réclamant une protection internationale quel que soit son sexe, son genre, sa religion, sa provenance, son âge doit pouvoir obtenir une protection.

SUD éducation invite les personnels à rejoindre les collectifs de défense de migrant⋅es déjà existants tels que le Réseau éducation sans frontières (RESF).

 
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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:27

 

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28 février 2022 1 28 /02 /février /2022 19:26
Notre corps nous appartient !

 

1° Injonctions vestimentaires

Régulièrement, dans beaucoup de collèges et lycées, de nombreuses élèves reçoivent des avertissements ou se voient refuser l’accès de leur établissement parce que leur tenue est jugée « provocante » ou « indécente ».

Ne nous méprenons pas. Quelle que soit l'argumentation déployée, l'enjeu est toujours le même : contrôler l'habillement des jeunes filles, considérer qu'il n'est pas acceptable que leur corps soit visible.

  • Nous soutenons les jeunes collégien·nes et lycéen·nes dans leur combat pour le droit de s’habiller comme ils et elles l’entendent, et contre les remarques sexistes des adultes.
  • Nous condamnons toutes les démarches qui visent à interdire l'accès à l'établissement scolaire à des élèves sous prétexte d'une tenue inadaptée.
  • Nous condamnons les règlements intérieurs qui se transforment en police vestimentaire et restreignent de manière injustifiable la liberté des élèves et exigeons la réécriture de ces derniers.
  • Nous revendiquons une réelle éducation pour tou·tes les élèves sur les questions de sexisme, de genre et de consentement.

 

2° Grossophobie

En 2019, le terme grossophobie entre dans le dictionnaire : « attitude de stigmatisation, de discrimination envers les personnes obèses ou en surpoids ». Cette entrée est une première victoire symbolique pour les personnes et collectifs qui se mobilisent pour faire entendre la réalité des discriminations systémiques que subissent les personnes grosses ou perçues comme telles. La stigmatisation, les discriminations et le dénigrement que subissent ces personnes sont étroitement liées aux injonctions normatives sur les corps, qui pèsent avec d’autant plus de force sur les femmes.

  • Face à la grossophobie, ce sont toutes les représentations sur les normes de beauté et sur ce qui serait             « acceptable » ou pas dans l’apparence physique qu’il faut déconstruire. Il est urgent que les autorités de santé publique prennent en compte, sans jugement, les variations morphologiques qui existent et qui sont le résultat bien plus des conditions matérielles d’existence que de responsabilités individuelles.
 
3° Assignation de genre

Dès la naissance, les enfants sont assigné·es à un genre, féminin ou masculin, au regard des attributs de leur corps biologique. Les études de genre ont pourtant bien montré la nécessité de dissocier sexe d’une part, et genre d’autre part (c’est-à-dire la construction sociale des identités). De fait, la question des identités trans met en lumière les problèmes que pose l’assignation de genre. Les personnes trans sont obligé·es de se battre quotidiennement pour faire valoir leur identité face aux discriminations et violences transphobes systémiques.

  • L’autodétermination, le respect des parcours de chacun·e et des prénoms et pronoms d’usage doivent s’imposer dans l’ensemble de la société à commencer par l’école (changements de prénom sur les listes d’appel, sur le carnet de correspondance, sur l’ENT, etc.)

 

4° Mutilation des enfants intersexes

Selon la définition de l’ONU, les personnes intersexes sont nées avec des caractères sexuels (génitaux, gonadiques ou chromosomiques) qui ne correspondent pas aux définitions binaires types des corps masculins ou féminins.

C’est d’abord avec l’accord des parents – parfois extorqué sous la pression par les médecins – parfois à leur demande, que les enfants et adolescent·es intersexes sont le plus souvent mutilé·es, opéré·es et soumis·es à des « traitements » hormonaux lourds.

Outre ces mutilations, les personnes intersexes ont à subir stigmatisation et violences, en particulier à l’adolescence : les adolescent·es sont, en effet, obsédé·es – et socialement encouragé·es à l’être – par la transformation de leur corps et sa conformité aux normes de genre dominantes.

  • Les mutilations, stérilisations, traitements hormonaux non consentis sur des personnes intersexes, quel que soit leur âge, doivent cesser.
  • Le droit à l’autodétermination des personnes intersexes doit être reconnu : respect du prénom et des pronoms d’usage des élèves dans l’Éducation nationale, possibilité de changement d’état civil libre et gratuit par simple déclaration devant un officier d’état civil en mairie, sans intervention des pouvoirs médicaux et judiciaires.
  • La formation des personnels éducatifs sur les questions intersexes doit être effective.
  • Une prise en compte, non pathologisante, des variations intersexes dans les supports pédagogiques doit prévaloir.

 

5° Droit à l’IVG

Partout dans le monde le droit à l’avortement est attaqué par le système patriarcal. Près d’une femme sur trois a recours à l’avortement au cours de sa vie. Chaque année, sur 1 000 jeunes de 12 à 14 ans enceintes, 770 ont recours à une IVG. Le droit à l’avortement est un droit légitime et nécessaire pour l’égalité des femmes et des hommes. Ce droit qui progresse en théorie, est remis en cause en pratique en France. Aujourd’hui, des femmes n’y ont plus accès, car les moyens alloués aux hôpitaux et centres IVG ne cessent de diminuer. La montée des extrêmes-droites remet également en cause ce droit fondamental pour les femmes de décider d’enfanter ou pas, quand et avec qui.

  • L’accès à l’avortement est un droit
  • La clause de conscience des professionnel·le·s de santé doit être supprimée de la loi ;
  • Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles sur tous les territoires ;
  • Des campagnes d’information tous publics sont nécessaires pour pouvoir en parler librement sans tabou ni jugement ;
  • L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés.

 

6° PMA pour tous·tes, et maintenant !

Devenir parent·es en dehors du cadre du couple hétérosexuel est un parcours de combattant·es Aujourd’hui en France, nombre de femmes et de personnes trans assignées femmes à la naissance sont confronté·es à des obstacles pour devenir parent·es, dès lors que leur projet d’enfant sort du cadre du couple hétérosexuel.

Depuis la loi bioéthique du 2 août 2021, la PMA est accessible aux femmes célibataires et aux couples de femmes mais pas aux personnes trans assignées femmes à la naissance.

La PMA pour tou·tes est un enjeu important pour la lutte contre les discriminations, notamment pour les femmes lesbiennes et les hommes trans. Qu’iels soient seul·es ou en couple, iels doivent avoir accès à la parentalité comme les couples hétérosexuels.

En plus d’exclure les hommes trans, le projet de loi exclut de nombreuses femmes, ne pouvant se permettre le « luxe » de devenir mères en tant que lesbiennes précaires. La conjointe qui ne porte pas l’enfant se voit confrontée à une immense injustice : celle de ne pas être reconnue comme mère légitime de l’enfant.

Au travail, les femmes qui entreprennent une démarche de PMA ponctuée de nombreux rendez-vous médicaux et subissent parfois les conséquences d’échecs qui peuvent survenir, n’ont pas droit à des autorisations d’absence avec traitement, comme c’est de droit pendant une grossesse. Là encore, il s’agit une discrimination au travail pour les femmes lesbiennes.

SUD ÉDUCATION REVENDIQUE :

Pour les agent·es :

  • la PMA accessible pour tou·tes : femmes seules, lesbiennes précaires et hommes trans
  • le remboursement intégral par la sécurité sociale des frais médicaux
  • l’autorisation d’absence accordée de droit pour tous les RDV médicaux

Pour les élèves :

  • la prise en charge dans les programmes des questions LGBTQIA+ : déconstruction des stéréotypes et discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, diversité des modèles familiaux etc.
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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 13:11
Ce communiqué a été publié le 24/02/2022

La précarité dans laquelle le ministre Blanquer maintient les 200 000 agent·es qui exercent les missions d’AED et d’AESH dans l’Éducation nationale est montrée du doigt par l’ensemble de la communauté éducative.
Les fortes mobilisations des assistant·es d’éducation (AED, AP, APS) lors des journées “Vie scolaire en colère” et de la grève du 13 janvier ont contraint les parlementaires à proposer de maigres améliorations pour ces personnels.

Ce jeudi 24 février, les député·es ont adopté définitivement à l’assemblée nationale une loi sur le harcèlement scolaire. Ce texte prévoit entre-autres la CDIsation des personnels AED après 6 ans de CDD. Les conditions d’application doivent être maintenant définies via un décret, la vigilance et la mobilisation restent donc de mise.

La CDIsation est une réponse insuffisante !

La possibilité pour les assistant·es d’éducation d’accéder à un CDI au bout de 6 ans de contrat met fin à une injustice intolérable : les AED étaient en effet les seuls personnels non-titulaires de la Fonction publique qui ne se voyaient pas proposer de CDI après 6 ans de service dans les établissements scolaires. Cette limite était d’autant plus inacceptable lorsqu’on sait qu'aujourd'hui au moins 75% des AED ne sont pas étudiant·es et que la moyenne d’âge est de 30 ans. Jusqu’alors les AED se retrouvaient au chômage sans perspectives de réemploi dans l’Éducation nationale après avoir pourtant exercé pendant 6 ans des missions indispensables au service public d’éducation.

Cette mesure de CDIsation est toutefois largement insuffisante : avec un CDI au SMIC, le gouvernement maintient les AED dans la pauvreté. Les AED en CDI vont travailler pour un salaire de 1269 euros nets pour un temps plein de 41h par semaine : c’est de l’exploitation !

L'accès au CDI doit permettre aux AED de bénéficier immédiatement de meilleures conditions de travail et salariales : l’attribution de l’indemnité REP/REP+, une grille nationale de progression salariale, une véritable formation, un recrutement académique et non par les chef·fes d’établissement…

Les AED exercent des missions qui sont indispensables au service public d’éducation et qui doivent être reconnues par la création d’un vrai statut juste et protecteur : AED, c’est un métier!

SUD éducation appelle les AED à poursuivre la mobilisation en rejoignant les collectifs de leurs départements et en se syndiquant pour faire entendre leurs revendications et pour décider des suites de la mobilisation !

SUD éducation revendique :
  • la titularisation sans condition de tous les personnels qui le souhaitent par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté ;
  • la baisse du temps de travail ;
  • l’obtention de l’indemnité REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
  • l’attribution d’une prime COVID rétroactive depuis le début de la crise sanitaire ;
  • la suppression du forfait nuit en internat ;
  • la création d’une brigade de remplacement dans les départements pour ne pas faire peser aux AED en poste dans l’établissement le remplacement des collègues absent·es ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation et l’augmentation du crédit d’heure pour formation.
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Published by SUD 61