3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 18:31

Tout est censé être prêt pour le baccalauréat 2021 mais, comme sur de nombreux autres sujets, force est de constater que rien n’est prêt. Les rectorats tardent à envoyer les convocations aux élèves et aux enseignant-e-s, les lycées n’ont pas de visibilité sur la façon dont va se dérouler le mois de juin, certaines classes de seconde finissent début juin quand d’autres terminent le 2 juillet, et enfin les précisions sur la façon dont vont se dérouler les épreuves – notamment le grand oral – se font attendre. On a jamais vu une désorganisation aussi grande du baccalauréat !

Les correcteurs et correctrices des épreuves de philosophie et de français se préparent à la lourde tâche de devoir corriger des paquets importants de copie dans un délai très court (entre cinq et huit jours ouvrés) et en version numérique. Malgré les demandes répétées des personnels réclamant de corriger les copies écrites, le ministère s’entête à conserver le tout numérique. Non seulement cette solution expose les copies aux risques du numérique (fuite des copies, dysfonctionnements des serveurs, …) mais nuit à la santé des personnels.

Face à l'absence de réponse du ministère, SUD éducation :

  • appelle les personnels sur le terrain à discuter des modalités d’action qui s’imposent et met à disposition son préavis de grève pour la période
  • revendique la suppression du grand oral.

Pour SUD éducation, au regard des circonstances et afin de garantir l'égalité des candidat-e-s issu-e-s de lycées qui ont appliqué les demi-jauges et les autres établissements, souvent privés, qui se sont soustraits à sa mise en place, la question de la délivrance du baccalauréat à tou-te-s les candidat-e-s se pose.

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 15:56

 

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 15:55
Fin des demi-jauges : le ministre réserve une fois de plus ses annonces aux médias

Vendredi 28 mai, le porte-parole du gouvernement a annoncé dans les médias que « les cours reprendront à 100 % au collège dès lundi » dans la quinzaine de départements concernée par les demi-jauges. Les personnels ont été placés devant le fait accompli de ce retour aux classes entières des classes de 4e et 3e qui entraîne une réorganisation complète des dispositifs pédagogiques mis en œuvre.

La Foire aux questions du ministère de l’Éducation nationale précise désormais que le fonctionnement hybride pourra continuer d’être mis en œuvre si les contraintes locales ou les locaux le justifient.

SUD éducation déplore une nouvelle fois que plus d’un an après le début de la crise sanitaire, le ministère de l’Éducation nationale ne semble capable d’une gestion à courte vue. Depuis un an, le ministre Blanquer se pavane dans les médias pour annoncer des bouleversements du calendrier scolaire. Il faut du jour au lendemain réorganiser l’école pour répondre aux annonces d’un ministre peu soucieux des conditions de travail des personnels qui pense judicieux de procéder par annonces médiatiques soudaines au lieu d’écouter les organisations syndicales.

SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Ce plan doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité, et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces. SUD éducation estime également nécessaire un aménagement des programmes scolaires lors de l’année 2021-2022 : l’année écoulée, passablement perturbée à tous les niveaux d’enseignement, a rendu impossible d’achever une progression déjà trop lourde en temps ordinaire.

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 09:15

Plusieurs situations d'école ont été évoquées et tout particulièrement celles qui accueillent de nombreux élèves à besoins particuliers. La réponse de l’administration est « qu'il y a des élèves à besoins particuliers dans toutes les écoles et que ça ne peut pas être un argument ». SUD éducation a dénoncé ces propos scandaleux.

Ils ont quand même dit qu'ils allaient avoir « une attention particulière » pour les écoles évoquées. Plusieurs de ces écoles ont une moyenne supérieure à la moyenne départementale.

Nous avons demandé à ce que le temps de décharge de direction pour ces écoles soit augmenté car le nombre élevé d'équipes éducatives et d'équipes de suivi de scolarisation demande beaucoup de temps.

Nous avons dénoncé la fermeture scandaleuse à St Langis alors que les effectifs augmentent et augmenteront à nouveau l'année suivante(plus d'arrivées prévues que de départs). Si la fermeture est maintenue, il y aura plus de 30 élèves dans la classe unique avec 5 niveaux du CP au CM2 alors que la moyenne d'élèves par classe dans l'Orne est inférieure à 20.

Besoins important en ASH aussi, notamment en IME et ULIS avec 2 ouvertures au minimum indispensables.

En éducation prioritaire, il est urgent d'ouvrir à Vimoutiers et à Morin la Fontaine. A Jules Verne, le dispositif TPS est plein, 20 inscrits.

A Crouttes, les élèves de CP et CE1 iront 2 jours par semaine à Vimoutiers alors qu'il y a déjà trop d'élèves à Vimoutiers par rapport aux moyens fournis. L'argument d'ouverture pour offrir plus de chance de réussite aux élèves de Crouttes ne tient pas la route. En effet, depuis des années, les élèves de Crouttes font des études plus longues que celles et ceux de Vimoutiers ou du Sap et obtiennent plus de diplômes. A nouveau l’administration n'a pas donné les vrais arguments aux élu.e.s qui craignaient une fermeture et pensaient ainsi l'éviter. Les parents d'élèves de Crouttes sont mobilisés pour lutter contre cette décision qui n'a pas de sens. Soutenons-les dans leur mobilisation.

Certains IEN tentent de convaincre les équipes de modifier les répartitions proposées. Il ne s'agit que de conseils, c'est le/la directeur-trice qui décide après avis du conseil de maitre.sse.s.

Il est essentiel que les CDC ou direction d'école mettent ONDE à jour très rapidement avec toutes les inscriptions prévues car l'administration tiendra compte uniquement de ce qui est validé sur ONDE.

Le CTSD de fin d'année qui votera les ajustements se tiendra le 22 juin.

N'hésitez pas à nous contacter pour avoir des informations complémentaires :  sudeducation61@wanadoo.fr

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 06:59
Conclusions du Grenelle : une revalorisation insuffisante, des inquiétudes sur les contreparties

Ce communiqué a été publié le 27/05/2021

Le ministre Blanquer a annoncé mercredi 26 mai les conclusions du Grenelle de l’Éducation. SUD éducation a dénoncé dès le départ une mascarade, qui visait avant tout à l’auto-promotion du ministre et au renforcement d’une vision managériale de l’école, loin des revendications légitimes des personnels. Par ailleurs, le Grenelle de l’Éducation a montré toute l’étendue du mépris que porte le ministre aux organisations syndicales et aux personnels, en privilégiant des personnalités aux valeurs bien éloignées de celles du service public.

Les conclusions du Grenelle ne nous surprennent pas. Il ne s’agit tout d’abord pas de 700 millions d’euros mais bien de 400 millions, si l’on enlève les 100 millions d’euros permettant le financement de mesures déjà décidées et les 200 millions d’euros destinés à financer la protection sociale complémentaire, qui d’ailleurs ne dépend pas du ministère de l’Éducation nationale. L’enveloppe allouée est donc très insuffisante, rapportée au million de personnels de l’Éducation nationale. Il s’agira de nouveau de primes et indemnités, ce qui ne correspond pas davantage aux besoins : c’est une augmentation indiciaire qui est nécessaire, en particulier pour le financement de la sécurité sociale, et non de nouvelles primes. Il s’agit toujours d’une mesure isolée, et non de la seconde étape d’un plan de programmation pluriannuelle, qui seule serait pérenne par-delà les changements de ministère.

Enfin, de nouveau, tous les personnels ne sont pas concernés : les personnels AED et AESH, en particulier, ne bénéficient d’aucune perspective concrète de revalorisation, même indemnitaire.

Pour SUD éducation, la question de la revalorisation doit être déconnectée de celle de l’évolution des missions et des statuts. Or, de nouveau, le ministre annonce une série de pistes d’évolutions des métiers. Celles-ci vont toujours dans le même sens : promotion de hiérarchies intermédiaires, multiplication des missions d’encadrement, autonomie des établissements. La promotion du travail d’équipe, sans perspective d’allègements de service, se traduira inévitablement par un allongement du temps de travail. Les directions d’écoles risquent de voir la prime de 450 euros, reconduite à la rentrée de septembre 2021, troquées contre de nouvelles missions, ce que le ministre appelle des “directions d’écoles consolidées”.

Pour SUD éducation, les raisons qui ont poussé les personnels à se mettre en grève le 26 janvier pour des revalorisations restent valables. Il est plus que jamais nécessaire de construire une mobilisation d’ampleur pour obtenir des augmentations de salaires sans contrepartie. À ce titre et pour commencer, SUD éducation appelle le 3 juin à une grande journée de grève et de manifestations pour un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH.

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 06:59
Grenelle de l’éducation : RIEN pour les AESH

Ce tract a été publié le 27/05/2021

SUD éducation dénonce le mépris du ministre Blanquer pour les AESH 

La forte mobilisation des personnels de l’Éducation nationale contre la réforme des retraites avait contraint le ministre Blanquer à ouvrir le dossier de la revalorisation salariale dans un “Grenelle de l’éducation”. Les conclusions de ce Grenelle ont été annoncées le 26 mai.

Des annonces décevantes et scandaleuses pour les AESH  

Les personnels AESH sont les grand-es oublié-es des revalorisations salariales : il n’y a aucune annonce chiffrée pour augmenter véritablement les salaires des AESH. Selon le ministre, des discussions devraient s’ouvrir à ce sujet prochainement sans préciser l’enveloppe budgétaire envisagée. Enfin, la seule mesure annoncée par Blanquer concernant les AESH est très insuffisante, il s’agit de la participation de l’employeur au financement de leur mutuelle santé (15 euros par mois). Alors que l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité du ministère de l’Éducation nationale, le ministre Blanquer passe à côté des enjeux. Pourtant les AESH sont fortement mobilisé-es pour la reconnaissance de leur métier et l’abandon de la politique de mutualisation des moyens généralisée par les Pials.

Des personnels sous-payés ! 

Les personnels AESH perçoivent en moyenne un salaire net de 700 euros par mois car ils et elles sont employé-e-s sur des temps incomplets. En effet, le calcul du temps plein, 1607h annuelles, soit 39h hebdomadaires, n’est pas adapté au temps scolaire : les AESH ne peuvent que très rarement être employé-e-s à temps plein. C’est pourquoi les AESH revendiquent la reconnaissance d’un temps plein de 24h d’accompagnement afin de pouvoir bénéficier d’un salaire complet. AESH, c’est un métier qui nécessite des compétences professionnelles et une formation spécifique, il doit être reconnu par un statut de la Fonction Publique.

Une profession féminisé-e et précarisé-e

Plus de 90% des 110 000 personnels AESH sont des femmes. Les bas-salaires subis par les AESH participent aux inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans l’Éducation nationale. En maintenant les AESH dans la précarité, le ministre Blanquer est responsable de la propagation des inégalités entre les hommes et les femmes.

Pour SUD éducation, si Blanquer n’entend pas les revendications des AESH, alors il faut crier plus fort ! 

SUD éducation appelle à rejoindre la grève des AESH le 3 juin pour un vrai statut, un vrai salaire et l’abandon des Pials ! 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 06:58
Les violences sexistes et sexuelles sur les femmes et les mineur-e s sont intolérables dans l’éducation nationale comme ailleurs

Cet article a été publié le 27/05/2021

La crise sanitaire accroît les violences de genre

Les violences sociales déjà subies par les femmes sont accentuées par la crise sanitaire. En effet, les diverses mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du virus (confinement, couvre-feu, etc.) ont eu pour conséquence :

  • une augmentation des charges domestiques majoritairement prises en charge par les femmes.

Durant le premier confinement, 19% des femmes de 20 à 60 ans ont consacré plus de 4h par jour à ces tâches contre 9% des hommes du même âge.

A l’inverse, 40% des hommes de 20 à 60 ans ont déclaré accorder moins d’une heure par jour à ces tâches contre 17% des femmes. 43% des mères contre 30% des pères ont passé plus de 6h par jour à s’occuper des enfants. Il s’agissait donc d’une double journée de travail pour une grande partie des femmes.

  • une accentuation des inégalités salariales et de la précarité des femmes

Nombreux licenciements et temps partiels contraints touchent pour une part importante les femmes.

Deux fois plus de mères que de pères ont dû faire recours à des arrêts de travail ou à des autorisations spéciales d’absence pour la garde des enfants.

  • une augmentation du nombre de violences sexistes et sexuelles avec :

Une augmentation importante du harcèlement de rue durant les confinements

Une augmentation des violences conjugales :

40% de plus de signalements qu’habituellement durant le premier confinement ;

60% de plus de signalements qu’habituellement durant le deuxième confinement

Une augmentation des viols :

+12,5 % des viols sur majeur-e-s en 2020 par rapport à 2019 ;

+ 9,8 % des viols sur mineur-e-s

Une augmentation des violences intrafamiliales en général : + 9% en 2020 par rapport à 2019

  • une mise en première ligne des métiers où les femmes sont majoritaires en augmentant leur charge de travail et en les exposant à un risque important de contracter le COVID-19

7 agent-e-s d’entretien sur 10 sont des femmes

9 caissièr-e-s sur 10 sont des femmes

9 infirmièr-e-s, aides soignant-e-s et préparatrices-eurs en pharmacie sur 10 sont des femmes

Violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation Nationale : l’inaction de l’administration malgré la loi et les promesses

Les violences sexistes et sexuelles ne s’arrêtent pas aux portes du monde du travail. Une enquête de 2014 menée par le Défenseur des droits met en avant qu’1 femme sur 5 affirme avoir vécu une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle et près de 30 % de ces femmes n’en parlent à personne.

Annoncée comme « la grande cause du quinquennat » la lutte contre les violences faites aux femmes, a donné lieu à de nombreuses déclarations. La fonction publique a été mise au cœur de ces annonces « au titre de l’exemplarité, les employeurs publics ont un rôle à jouer » (circulaire du 9 mars 2018). Deux ans après, force est de constater que le compte n’y est pas.

Dans la plupart des établissements scolaires, aucune prévention n’a été mise en place, malgré l’obligation de l’employeur.

  • SUD éducation  dénonce les pratiques de l’administration qui :

n’accuse pas réception des signalements auprès des agent-e-s qui dénoncent les violences sexistes et sexuelles

reçoit les victimes en les culpabilisant, voire en alimentant la culture du viol

ne propose en premier lieu aucune mesure d’accompagnement ou de protection

lorsqu’elle agit, tente de convaincre les victimes d’être déplacées

  • SUD éducation  porte des revendications pour lutter contre les violences faites aux femmes :

la création d’une cellule d’écoute et de conseil capable de répondre aux collègues  dans chaque  rectorat,

la création d’un poste de référente « violences faites aux femmes » qui soit formée et recrutée pour cette mission,  dans chaque  rectorat et chaque DSDEN,

des campagnes de prévention immédiates dans tous les établissements scolaires,

des formations assurées par l’AVFT (Association contre les Violences faites aux Femmes au Travail) pour les équipes qui en font la demande,

des mesures de protection des agentes qui dénoncent les violences sexuelles ou sexistes avec la suspension des agresseurs présumés le temps de l’enquête administrative,

l’application effective des lois, circulaires relatives à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

Violences sexistes et sexuelles au travail, dans l'EN ce sont aussi les mineur-e-s :

L'affaire Duhamel et la vague de témoignages sur les réseaux #Metooinceste a mis en lumière les violences sexuelles sur les enfants et l'omerta qui les accompagne.

En France,  un-e enfant sur 10  est victime d'inceste. Au primaire c'est en moyenne 1 enfant par classe, au secondaire 2 ou 3.

Face à ces chiffres alarmants, l'Éducation Nationale ne donne toujours pas les moyens nécessaires ni pour mener des programmes de prévention qui favorisent l'accueil de la parole et abordent la question du consentement, ni pour assurer la protection et l'accompagnement des victimes.

Le ministère met en place un groupe de travail pour prévenir et détecter à l’école les enfants victimes de violences sexuelles.

L’objectif serait de formuler d’ici fin juin 2021 des propositions pour :

  • "Assurer des temps dédiés à la détection des violences lors des visites médicales de dépistage

  • Inscrire un module spécifique de détection des violences sexuelles à la formation des personnels de l’EN

  • Accompagner et faciliter le déploiement des interventions d’associations spécialisées

  • Compléter l’éducation à la sexualité avec des modules spécifiques de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles

  • Mettre des ressources claires à disposition des professionnels."

Au lieu de recruter des personnels comme des infirmier-e-s, médecins scolaires, assistantes sociaux-ales, psychologues, l’éducation nationale choisit de perdre du temps avec un groupe de travail supplémentaire et ne semble pas mesurer l’urgence.

Dans les textes

Dans les faits

tout personnel de l’EN a le devoir de signaler les cas de violences subies par les élèves (IP, signalement à la CRIP)

les méthodes à appliquer pour recueillir la parole et signaler les cas de violence ne font pas partie de la formation initiale des personnels de l’EN. Un manquement inadmissible d'assistant-e-s sociales-aux pour 2358 élèves, comment faire reposer sur elles et eux seul-e-s ce travail de veille ?

les médecins et infirmièr-e-s scolaires ont un devoir de prévention auprès des élèves, et de formation auprès des personnels

On compte par exemple 1 médecin scolaire pour  13 657 élèves et  1 infirmièr-e pour 1261 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 1 médecin scolaire pour 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand. Ils et elles n’ont pas le temps ni les moyens d’assurer leur mission de prévention et de formation

les élèves doivent bénéficier de séances d’éducation à la vie affective et sexuelle

les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle sont à répartir au bon vouloir des enseignant-e-s qui sont parfois confronté-e-s à une administration réactionnaire

suite à une agression par un élève, l’agresseur doit être mis en éviction le temps de l’enquête et passer en conseil de discipline

Il existerait un protocole clair que les chef-fe-s d'établissement doivent suivre pour protéger les victimes mais il n’est pas accessible au public : la protection des victimes et la sanction des agresseurs sont laissés à l'autorité des chef-fe-s d'établissement. Encore trop souvent c'est la victime qui doit changer d'établissement ;

suite à une agression par un adulte, l’agresseur doit être mis en éviction le temps de l’enquête et poursuivi administrativement

l’administration se décharge de sa responsabilité quand les agresseurs adultes ne sont pas employés de l’Éducation Nationale (employé-e-s de mairie, intervenant-e-s...) alors qu’elle a la possibilité et le devoir d’agir. Et parmi les personnels enseignants les cas d'agresseurs déplacés d'académies en académies, toujours au contact des élèves, sont trop élevés.

SUD éducation porte des revendications pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles sur mineur-e-s:

- l'application des circulaires et lois qui assurent la protection des mineur-e-s victimes de violences sexuelles ;

- la formation de tous les personnels de l’Éducation Nationale à l'accueil de la parole des mineur-e-s victimes de violences sexistes et sexuelles, et à la question du consentement ;

- la suspension immédiate de l’agresseur, qu’il s’agisse d’un personnel de l’Éducation Nationale ou non, dès lors qu’un enfant témoigne de violences ;

- des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein et/ou d'assistant-e-s sociales-aux

- des moyens, du temps, de la formation et des personnels pour une éducation à la sexualité au-delà des 3h annuelles

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 20:09

SUD éducation dénonce le mépris du ministre Blanquer pour les AESH 

La forte mobilisation des personnels de l’Éducation nationale contre la réforme des retraites avait contraint le ministre Blanquer à ouvrir le dossier de la revalorisation salariale dans un “Grenelle de l’éducation”. Les conclusions de ce Grenelle ont été annoncées le 26 mai.

Des annonces décevantes et scandaleuses pour les AESH  

Les personnels AESH sont les grand-es oublié-es des revalorisations salariales : il n’y a aucune annonce chiffrée pour augmenter véritablement les salaires des AESH. Selon le ministre, des discussions devraient s’ouvrir à ce sujet prochainement sans préciser l’enveloppe budgétaire envisagée. Enfin, la seule mesure annoncée par Blanquer concernant les AESH est très insuffisante, il s’agit de la participation de l’employeur au financement de leur mutuelle santé (15 euros par mois). Alors que l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité du ministère de l’Éducation nationale, le ministre Blanquer passe à côté des enjeux. Pourtant les AESH sont fortement mobilisé-es pour la reconnaissance de leur métier et l’abandon de la politique de mutualisation des moyens généralisée par les Pials.

Des personnels sous-payés ! 

Les personnels AESH perçoivent en moyenne un salaire net de 700 euros par mois car ils et elles sont employé-e-s sur des temps incomplets. En effet, le calcul du temps plein, 1607h annuelles, soit 39h hebdomadaires, n’est pas adapté au temps scolaire : les AESH ne peuvent que très rarement être employé-e-s à temps plein. C’est pourquoi les AESH revendiquent la reconnaissance d’un temps plein de 24h d’accompagnement afin de pouvoir bénéficier d’un salaire complet. AESH, c’est un métier qui nécessite des compétences professionnelles et une formation spécifique, il doit être reconnu par un statut de la Fonction Publique.

Une profession féminisé-e et précarisé-e

Plus de 90% des 110 000 personnels AESH sont des femmes. Les bas-salaires subis par les AESH participent aux inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans l’Éducation nationale. En maintenant les AESH dans la précarité, le ministre Blanquer est responsable de la propagation des inégalités entre les hommes et les femmes.

Pour SUD éducation, si Blanquer n’entend pas les revendications des AESH, alors il faut crier plus fort ! 

SUD éducation appelle à rejoindre la grève des AESH le 3 juin pour un vrai statut, un vrai salaire et l’abandon des Pials ! 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 20:08

Le ministre Blanquer a annoncé mercredi 26 mai les conclusions du Grenelle de l’Éducation. SUD éducation a dénoncé dès le départ une mascarade, qui visait avant tout à l’auto-promotion du ministre et au renforcement d’une vision managériale de l’école, loin des revendications légitimes des personnels. Par ailleurs, le Grenelle de l’Éducation a montré toute l’étendue du mépris que porte le ministre aux organisations syndicales et aux personnels, en privilégiant des personnalités aux valeurs bien éloignées de celles du service public.

Les conclusions du Grenelle ne nous surprennent pas. Il ne s’agit tout d’abord pas de 700 millions d’euros mais bien de 400 millions, si l’on enlève les 100 millions d’euros permettant le financement de mesures déjà décidées et les 200 millions d’euros destinés à financer la protection sociale complémentaire, qui d’ailleurs ne dépend pas du ministère de l’Éducation nationale. L’enveloppe allouée est donc très insuffisante, rapportée au million de personnels de l’Éducation nationale. Il s’agira de nouveau de primes et indemnités, ce qui ne correspond pas davantage aux besoins : c’est une augmentation indiciaire qui est nécessaire, en particulier pour le financement de la sécurité sociale, et non de nouvelles primes. Il s’agit toujours d’une mesure isolée, et non de la seconde étape d’un plan de programmation pluriannuelle, qui seule serait pérenne par-delà les changements de ministère.

Enfin, de nouveau, tous les personnels ne sont pas concernés : les personnels AED et AESH, en particulier, ne bénéficient d’aucune perspective concrète de revalorisation, même indemnitaire.

Pour SUD éducation, la question de la revalorisation doit être déconnectée de celle de l’évolution des missions et des statuts. Or, de nouveau, le ministre annonce une série de pistes d’évolutions des métiers. Celles-ci vont toujours dans le même sens : promotion de hiérarchies intermédiaires, multiplication des missions d’encadrement, autonomie des établissements. La promotion du travail d’équipe, sans perspective d’allègements de service, se traduira inévitablement par un allongement du temps de travail. Les directions d’écoles risquent de voir la prime de 450 euros, reconduite à la rentrée de septembre 2021, troquées contre de nouvelles missions, ce que le ministre appelle des “directions d’écoles consolidées”.

Pour SUD éducation, les raisons qui ont poussé les personnels à se mettre en grève le 26 janvier pour des revalorisations restent valables. Il est plus que jamais nécessaire de construire une mobilisation d’ampleur pour obtenir des augmentations de salaires sans contrepartie. À ce titre et pour commencer, SUD éducation appelle le 3 juin à une grande journée de grève et de manifestations pour un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH.

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 20:07

La crise sanitaire accroît les violences de genre

Les violences sociales déjà subies par les femmes sont accentuées par la crise sanitaire. En effet, les diverses mesures prises par le gouvernement pour limiter la propagation du virus (confinement, couvre-feu, etc.) ont eu pour conséquence :

  • une augmentation des charges domestiques majoritairement prises en charge par les femmes.

Durant le premier confinement, 19% des femmes de 20 à 60 ans ont consacré plus de 4h par jour à ces tâches contre 9% des hommes du même âge.

A l’inverse, 40% des hommes de 20 à 60 ans ont déclaré accorder moins d’une heure par jour à ces tâches contre 17% des femmes. 43% des mères contre 30% des pères ont passé plus de 6h par jour à s’occuper des enfants. Il s’agissait donc d’une double journée de travail pour une grande partie des femmes.

  • une accentuation des inégalités salariales et de la précarité des femmes

Nombreux licenciements et temps partiels contraints touchent pour une part importante les femmes.

Deux fois plus de mères que de pères ont dû faire recours à des arrêts de travail ou à des autorisations spéciales d’absence pour la garde des enfants.

  • une augmentation du nombre de violences sexistes et sexuelles avec :

⇒ Une augmentation importante du harcèlement de rue durant les confinements

⇒ Une augmentation des violences conjugales :

40% de plus de signalements qu’habituellement durant le premier confinement ;

60% de plus de signalements qu’habituellement durant le deuxième confinement

⇒ Une augmentation des viols :

+12,5 % des viols sur majeur-e-s en 2020 par rapport à 2019 ;

+ 9,8 % des viols sur mineur-e-s

⇒ Une augmentation des violences intrafamiliales en général : + 9% en 2020 par rapport à 2019

  • une mise en première ligne des métiers où les femmes sont majoritaires en augmentant leur charge de travail et en les exposant à un risque important de contracter le COVID-19

7 agent-e-s d’entretien sur 10 sont des femmes

9 caissièr-e-s sur 10 sont des femmes

9 infirmièr-e-s, aides soignant-e-s et préparatrices-eurs en pharmacie sur 10 sont des femmes

Violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation Nationale : l’inaction de l’administration malgré la loi et les promesses

Les violences sexistes et sexuelles ne s’arrêtent pas aux portes du monde du travail. Une enquête de 2014 menée par le Défenseur des droits met en avant qu’1 femme sur 5 affirme avoir vécu une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle et près de 30 % de ces femmes n’en parlent à personne.

Annoncée comme « la grande cause du quinquennat » la lutte contre les violences faites aux femmes, a donné lieu à de nombreuses déclarations. La fonction publique a été mise au cœur de ces annonces « au titre de l’exemplarité, les employeurs publics ont un rôle à jouer » (circulaire du 9 mars 2018). Deux ans après, force est de constater que le compte n’y est pas.

Dans la plupart des établissements scolaires, aucune prévention n’a été mise en place, malgré l’obligation de l’employeur.

  • SUD éducation  dénonce les pratiques de l’administration qui :

⇒ n’accuse pas réception des signalements auprès des agent-e-s qui dénoncent les violences sexistes et sexuelles

⇒ reçoit les victimes en les culpabilisant, voire en alimentant la culture du viol

⇒ ne propose en premier lieu aucune mesure d’accompagnement ou de protection

⇒ lorsqu’elle agit, tente de convaincre les victimes d’être déplacées

  • SUD éducation  porte des revendications pour lutter contre les violences faites aux femmes :

⇒ la création d’une cellule d’écoute et de conseil capable de répondre aux collègues  dans chaque  rectorat,

⇒ la création d’un poste de référente « violences faites aux femmes » qui soit formée et recrutée pour cette mission,  dans chaque  rectorat et chaque DSDEN,

⇒ des campagnes de prévention immédiates dans tous les établissements scolaires,

⇒ des formations assurées par l’AVFT (Association contre les Violences faites aux Femmes au Travail) pour les équipes qui en font la demande,

⇒ des mesures de protection des agentes qui dénoncent les violences sexuelles ou sexistes avec la suspension des agresseurs présumés le temps de l’enquête administrative,

⇒ l’application effective des lois, circulaires relatives à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

Violences sexistes et sexuelles au travail, dans l'EN ce sont aussi les mineur-e-s :

L'affaire Duhamel et la vague de témoignages sur les réseaux #Metooinceste a mis en lumière les violences sexuelles sur les enfants et l'omerta qui les accompagne.

En France,  un-e enfant sur 10  est victime d'inceste. Au primaire c'est en moyenne 1 enfant par classe, au secondaire 2 ou 3.

Face à ces chiffres alarmants, l'Éducation Nationale ne donne toujours pas les moyens nécessaires ni pour mener des programmes de prévention qui favorisent l'accueil de la parole et abordent la question du consentement, ni pour assurer la protection et l'accompagnement des victimes.

Le ministère met en place un groupe de travail pour prévenir et détecter à l’école les enfants victimes de violences sexuelles.

L’objectif serait de formuler d’ici fin juin 2021 des propositions pour :

  • "Assurer des temps dédiés à la détection des violences lors des visites médicales de dépistage
  • Inscrire un module spécifique de détection des violences sexuelles à la formation des personnels de l’EN
  • Accompagner et faciliter le déploiement des interventions d’associations spécialisées
  • Compléter l’éducation à la sexualité avec des modules spécifiques de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles
  • Mettre des ressources claires à disposition des professionnels."

Au lieu de recruter des personnels comme des infirmier-e-s, médecins scolaires, assistantes sociaux-ales, psychologues, l’éducation nationale choisit de perdre du temps avec un groupe de travail supplémentaire et ne semble pas mesurer l’urgence.

Dans les textes Dans les faits
tout personnel de l’EN a le devoir de signaler les cas de violences subies par les élèves (IP, signalement à la CRIP) les méthodes à appliquer pour recueillir la parole et signaler les cas de violence ne font pas partie de la formation initiale des personnels de l’EN. Un manquement inadmissible d'assistant-e-s sociales-aux pour 2358 élèves, comment faire reposer sur elles et eux seul-e-s ce travail de veille ?
les médecins et infirmièr-e-s scolaires ont un devoir de prévention auprès des élèves, et de formation auprès des personnels On compte par exemple 1 médecin scolaire pour  13 657 élèves et  1 infirmièr-e pour 1261 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 1 médecin scolaire pour 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand. Ils et elles n’ont pas le temps ni les moyens d’assurer leur mission de prévention et de formation
les élèves doivent bénéficier de séances d’éducation à la vie affective et sexuelle les séances d’éducation à la vie affective et sexuelle sont à répartir au bon vouloir des enseignant-e-s qui sont parfois confronté-e-s à une administration réactionnaire
suite à une agression par un élève, l’agresseur doit être mis en éviction le temps de l’enquête et passer en conseil de discipline Il existerait un protocole clair que les chef-fe-s d'établissement doivent suivre pour protéger les victimes mais il n’est pas accessible au public : la protection des victimes et la sanction des agresseurs sont laissés à l'autorité des chef-fe-s d'établissement. Encore trop souvent c'est la victime qui doit changer d'établissement ;
suite à une agression par un adulte, l’agresseur doit être mis en éviction le temps de l’enquête et poursuivi administrativement l’administration se décharge de sa responsabilité quand les agresseurs adultes ne sont pas employés de l’Éducation Nationale (employé-e-s de mairie, intervenant-e-s...) alors qu’elle a la possibilité et le devoir d’agir. Et parmi les personnels enseignants les cas d'agresseurs déplacés d'académies en académies, toujours au contact des élèves, sont trop élevés.

SUD éducation porte des revendications pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles sur mineur-e-s:

- l'application des circulaires et lois qui assurent la protection des mineur-e-s victimes de violences sexuelles ;

- la formation de tous les personnels de l’Éducation Nationale à l'accueil de la parole des mineur-e-s victimes de violences sexistes et sexuelles, et à la question du consentement ;

- la suspension immédiate de l’agresseur, qu’il s’agisse d’un personnel de l’Éducation Nationale ou non, dès lors qu’un enfant témoigne de violences ;

- des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein et/ou d'assistant-e-s sociales-aux

- des moyens, du temps, de la formation et des personnels pour une éducation à la sexualité au-delà des 3h annuelles

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Published by SUD 61