28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 13:29
Fiche et analyse de SUD éducation

1- Quelles sont mes responsabilités en tant qu’enseignant-e-s ?

Les missions des enseignant-e-s en tant que fonctionnaires sont fixées dans les textes qui régissent les corps des professeur-e-s certifié-e-s et agrégé-e-s, ainsi que les professeur-e-s des écoles et les directeur-rice-s d’école.
En tant que personnel de l’Éducation nationale, l’enseignant-e est responsable de la sécurité des élèves qui lui sont confié-e-s sur le temps scolaire dans le cadre de la salle de classe, dans le cadre des sorties et des activités qu’il/elle encadre. L’enseignant-e doit suivre les consignes de sécurité notamment sanitaires qui sont édictées par l’administration.

2- Ma responsabilité peut-elle être engagée (cas général) ?

Oui, mais dans un certain nombre de cas strictement encadrés. Il faut alors distinguer la responsabilité civile (articles 1382, 1383, 1384 du Code civil) et la responsabilité pénale (article 121-3 du code pénal).
La responsabilité civile désigne la responsabilité d’une personne en cas de dommages causés par une action, volontaire ou involontaire, ou par l’absence d’action. Elle impose à la personne en faute la réparation des dommages causés à un ou plusieurs individus, qu’ils relèvent de son fait ou de personnes, animaux ou objets dont elle a la responsabilité.
En pareil occasion, l’État se substitue au/à la fonctionnaire, s’il devait y avoir une condamnation civile, cela signifie que l’administration endosse la responsabilité en lieu et place de l’agent-e.
La responsabilité pénale des enseignant-e-s est engagée dans deux cas :
- Violation délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement.
- Faute caractérisée exposant l’élève à une situation d’une particulière gravité que l’enseignant-e ne pouvait ignorer ;
Ce sont des cas extrêmement rares. Il faudrait qu’il y ait eu une négligence ayant conduit à un accident pour que cela soit possible.

3- Ma responsabilité peut-elle être engagée dans le cadre de l’épidémie de COVID-19 ?

La situation liée à la crise sanitaire est certes exceptionnelle mais ne change rien concernant les procédures habituelles lorsqu’un enfant est malade ou se blesse dans le cadre du temps scolaire. Quand on constate qu’un-e élève semble souffrant-e, dans le second degré on l’adresse à l’infirmier-e scolaire qui avise ensuite les parents en fonction de l’état de santé de l’enfant ; dans le premier degré, les directeur-rices ou les enseignant-e-s prennent contact avec la famille de l’élève.
Les enseignant-e-s n’ont pas de compétences en matière sanitaire et médicale, qui ne font nullement partie de leurs missions ou de leur formation. Ils et elles ne sont donc tenu-e-s qu’à l’obligation de prudence normale qu’ont les adultes au contact du public. Ils et elles ne peuvent être tenu-e-s responsables de n’avoir pas détecté un symptôme ou une maladie. La règle qui s’applique reste celle de la prévention et d’un renvoi pour avis vers le médecin scolaire ou la famille pour consultation. De même, les enseignant-e-s n’ont aucune obligation de moyen ou de résultat en matière de prévention ou de santé, qui demeurent la responsabilité exclusive de l’administration (et donc de la hiérarchie). L’administration ne peut en aucun cas se défausser de sa responsabilité sur un personnel devant un juge.

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:52
Fiche-analyse SUD éducation

 

Le ministère a publié, tardivement, plusieurs textes de préparation de la rentrée :
• la circulaire de préparation de la rentrée, parue le 10 juillet 2020 ;
• le protocole sanitaire dans sa quatrième version, révisée fin juillet, publiée début août 2020 ;
• enfin, un “plan de continuité pédagogique”.
Ce dernier document, qui s’appuie sur la circulaire de rentrée et renvoie essentiellement à des fiches éduscol, évoque deux scenarii possibles en cas de reprise importante de l’épidémie.
Ce texte est présenté comme une circulaire sur le site du ministère, mais il n’est ni daté, ni signé. Sa valeur est donc largement sujette à caution.

Précisons que SUD éducation rejette le terme de “continuité pédagogique”, qui laisse entendre qu’en cas de confinement l’enseignement peut se poursuivre dans des conditions normales. Pour SUD éducation, ce postulat conduit mécaniquement à accroître les inégalités scolaires, du fait des conditions matérielles très différentes d’une famille à l’autre. Pour SUD éducation, il faut parler de “lien scolaire” : en période de confinement, les enseignant-e-s font tout ce qu’ils et elles peuvent pour maintenir un lien avec leurs élèves, éviter le décrochage, proposer des activités. En revanche, nous dénonçons la pression qu’exerce le ministre sur les enseignant-e-s, les élèves et leurs familles en laissant entendre au grand public avec l’expression “continuité pédagogique” que de nouvelles notions ou éléments de programmes doivent être assimilés par les élèves.

Premier scénario : l’hypothèse du renforcement du protocole sanitaire

Pour la première fois, le ministère admet à demi-mot qu’un nouveau renforcement du protocole sanitaire est envisageable, en cas de reprise importante de l’épidémie.
Dans ce cas, il faudrait s’attendre à un protocole similaire à celui qu’ont connu les personnels lors du déconfinement, avec pour principale orientation la scolarisation obligatoire de toutes et tous les élèves, même si elle aura lieu de manière réduite.
Le texte prévoit dans ce cas que le mode d’organisation retenu sera supposé permettre de :
 “recréer le lien social entre les élèves et entre les élèves et les équipes éducatives ;
• offrir aux élèves un cadre bienveillant, permettant la reprise des apprentissages dans les meilleures conditions possibles ;
• offrir un accompagnement adapté à chaque élève, en particulier ceux qui risquent de rencontrer des difficultés les empêchant de suivre le rythme des apprentissages”.

Les élèves porteurs et porteuses de handicap, sont présenté-e-s comme “prioritaires”, tandis que les élèves de CP et CE1 en REP et REP+ devront “impérativement” être scolarisé-e-s à temps plein, sans que les modalités soient précisées.

Pour SUD éducation, il est évident que les moyens manqueront d’autant plus cruellement pour assurer la poursuite des apprentissages qu’ils font déjà défaut. Une fois de plus, le ministre renvoie à l’échelon local la responsabilité de gérer une crise sanitaire au plan pédagogique sans moyens. Les autorités médicales s’inquiètent déjà des conséquences en termes de risques psycho-sociaux de ce type de management. Le ministre Blanquer, responsable de la santé et de la sécurité au travail des personnels, porte la responsabilité de la dégradation des conditions de travail.

Pour faire face aux enjeux, SUD éducation revendique la mise en œuvre d’un plan d’urgence dans l’éducation, permettant notamment :
• la réduction des effectifs.
• l’aménagement des programmes,
• l’abandon de Parcoursup et de la sélection à l’entrée à l’université,
• des moyens supplémentaires dans les établissements scolaires ordinaires pour permettre une réelle inclusion des élèves en situation de handicap également accueilli-e-s dans des CMS.
• Des dispositifs d’aide et de prévention complets : 1 RASED complet par groupe scolaire et 1 enseignant-e supplémentaire pour cinq classes (pour le 1er degré)
• Un recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
• l’admission de l’ensemble des admissibles, aux concours internes comme externes,
• l’organisation de concours exceptionnels,
• L’embauche de personnels aidant à la direction pour le primaire, avec un réel statut
• L’embauche et la titularisation massive d’AESH

Second scénario : en cas de fermetures d’écoles ou d’établissements

Dans le cas où des écoles ou établissements seraient amenés à fermer, le texte prévoit d’imposer l’enseignement à distance “intégralement”.
Il faut d’abord noter que les moyens alloués aux familles pour suivre cet enseignement à distance quel que soit leur niveau de revenu ou de maîtrise de la langue n’ont fait l’objet que d’annonces vagues du ministre Blanquer ou se réduit à des déclarations de bonnes intentions dans des fiches éduscol, et ne sont pour l’heure suivies d’aucun effet. Les facteurs d’inégalité sont multiples : accès à un appareil, nombre de dispositifs utilisables par enfant dans le foyer, qualité de la connexion Internet lorsqu’elle est disponible, capacité à utiliser les dispositifs pour n’en citer que quelques uns.

Ce second scénario pose aussi la difficulté du télétravail pour les personnels, pour lesquels le ministère ne répond toujours pas aux critères légaux.

1) Le télétravail :
Le télétravail a une définition simple : toute forme d’organisation du travail dans laquelle les fonctions qui auraient pu être exercées par un agent dans les locaux où il est affecté sont réalisées hors de ces locaux en utilisant les technologies de l’information et de la communication (décret 2016-151). Le télétravail est encadré strictement par les textes réglementaires.
L’organisation du télétravail :
• L’administration doit en principe attendre une demande de l’agent-e ;
• Elle peut ensuite accorder son autorisation, qui doit comporter les formes suivantes :
- Les fonctions exercées en télétravail
- Le lieu d’exercice du télétravail
• Les modalités de mise en œuvre, les plages horaires durant lesquelles l’agent-e doit être joignable, sans excéder les plages horaires habituelles
• La période (date de début et de fin) du télétravail
Le cadrage du télétravail pour les personnels n’a toujours pas été défini.

2) équipements des personnels

Il est demandé aux personnels de contacter les élèves une fois par semaine et de poursuivre le travail en distanciel. SUD éducation revendique l’équipement des personnels de l’Éducation nationale par leur employeur. Un-e enseignant-e doit bénéficier d’un ordinateur professionnel. Les personnels dont on exige qu’ils et elles soient joignables (chargé-e-s de direction, suivi de PFMP…) doivent disposer d’un téléphone et d’une ligne professionnels. L’administration doit verser sans délai une indemnité afin de couvrir les frais engagés par la mise en œuvre de la « continuité pédagogique », à l’image de ce que le code du travail impose aux entreprises.

3) Impréparation de l’enseignement à distance

Après 6 mois de débordement, Le CNED n’est toujours pas sécurisé. À de nombreuses reprises, les outils de communication entre enseignant-e-s et élèves dans le cadre de l’enseignement à distance, y compris les outils mis à disposition par le CNED, ont fait l’objet de “troll”, c’est-à-dire d’utilisation anonyme, malveillante et de l’ordre du harcèlement. Le ministère n’a toujours rien mis met en place pour assurer la protection des personnels. Les plateformes existantes ne sont ni sécurisées ni sécurisables. La “classe virtuelle” mise à disposition par le CNED peut en effet permettre à des élèves de se connecter avec un pseudonyme sans aucun mode d’authentification.
Faute de garanties rapides données quant à leur sécurisation, SUD éducation exigera l’arrêt immédiat des classes virtuelles qui n’assurent la protection ni des personnels ni des élèves.

SUD éducation revendique :
• la protection de la santé des personnels, l’intérêt et l’égalité des usager-e-s avant tout,
• que le numérique ne soit pas un outil de casse des liens sociaux au travail et avec les usager-e-s ni un outil de contrôle des personnels et des populations, ni un outil de rente pour les firmes privées,
• le droit à la déconnexion avec le respect du temps de repos, de congés, ainsi que la vie personnelle, et familiale.

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:51
Communiqué de SUD éducation

 

Les conditions d’affectation des stagiaires du second degré se sont encore dégradées pour cette rentrée scolaire 2020.
En raison notamment des dysfonctionnements de l’administration déjà constatés l’an passé, et des modifications des épreuves de recrutement liées à la crise sanitaire, les affectations des stagiaires dans les académies ont eu lieu seulement à la fin du mois de juillet. La phase de mutation intra y a presque immédiatement succédé, ce qui empêche les personnels de saisir utilement l’administration en cas d’erreur dans les affectations.

Les lauréat-e-s doivent en effet remplir un dossier comprenant de nombreuses pièces, sans aucune aide de l’administration. Le caractère tardif des affectations a empêché les organisations syndicales de conseiller et d’accompagner efficacement les personnels.
Les affectations dans les académies ont cette année été entachées d’un nombre particulièrement important de dysfonctionnements, qui s’est traduit par un nombre important de saisines des syndicats de la fédération SUD éducation. Malgré leur vœux et leur situation familiale, de nombreux personnels qui demandaient à être affecté-e-s dans des académies pourtant largement déficitaires comme Créteil ou Amiens n’ont pas obtenu satisfaction contre toute attente, et l’administration refuse de s’expliquer.
Qui plus est, les affectations des candidat-e-s actuellement placé-e-s sur liste complémentaire sont inadmissibles. Après une première sélection fin juillet, l’administration contactera dans l’ordre de la liste les candidat-e-s, pour chaque poste non pourvu en académie. Si le ou la candidat-e ne peut se rendre dans l’académie où se trouve le poste proposé, l’administration demandera aux suivant-e-s sur la liste.

Les organisations syndicales n’ont pas la possibilité de contrôler les affectations des stagiaires. Ce cas de figure désastreux donne une illustration claire de la diminution des attributions des commissions paritaires, produit de la loi de transformation de la fonction publique.

En cette rentrée particulière qui pèsera lourdement sur les collègues stagiaires, SUD éducation exige que la plus grande attention soit accordée aux lauréat-e-s amené-e-s à prendre leur poste au premier septembre.
SUD éducation revendique donc la transparence totale de l’affectation des stagiaires, des réponses rapides de l’administration et la correction sans délai des dysfonctionnements.

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:48
Communiqué de SUD éducation

 

Les conditions d'affectation des stagiaires à la rentrée 2020 semblent scandaleuses voire insolites.
Avec la disparition des CAP, les syndicats sont mis à l'écart. Ils ne peuvent plus défendre l'intérêt de tous personnels ni s'assurer du respect des règles et de l'équité entre les personnels. Jusqu’alors, le système était relativement simple : les barèmes sont présentés aux organisations syndicales en commission paritaire. Le barème de chaque personnel demandant sa mutation est calculé de manière vérifiable, sur la base de critères objectifs : ancienneté dans le poste, rapprochement du lieu de résidence de la ou du conjoint-e, handicap, etc. Les vœux sont ensuite accordés en fonction du barème. Le contrôle par les organisations syndicales garantit ainsi un niveau minimal de transparence des mutations, et les contestations étaient peu nombreuses. Avec la disparition des CAP, les passe-droits, erreurs, manque d'information aux personnels sont amenés à se multiplier. Les personnels des services administratifs ne sont pas assez nombreux pour absorber ce surcroît de travail énorme : ce qui se profile actuellement, c'est le fiasco des mutations pour cette rentrée.

SUD éducation, qui a pris connaissance d'une série d’affectation des plus saugrenues, dénonce et condamne l’opacité des affectations des stagiaires pour cette rentrée. Des stagiaires ont effectué des vœux en IDF et se retrouvent affecté-e-s dans d'autres académies dont certaines à plus de 500 km de leur domicile. Les situations familiales et classement aux concours ne semblent pas avoir été pris en compte. Il est très étonnant que les académies de Versailles et de Créteil accessibles dès 21 points et employant des contractuel-le-s ne puissent affecter des stagiaires.
SUD éducation a également pris connaissance d'un manque d'information ou de communication sur la saisie des vœux par les stagiaires. La crise sanitaire a bouleversé le calendrier des affectations et l'administration refuse de faire preuve de bienveillance à l'égard des nouveaux et nouvelles professeur-e-s en modifiant les affectations qui ne correspondent aux vœux des stagiaires. Les dates de vœux d’affectation étaient disponibles sur le site du SIAL depuis le 31 juillet mais les stagiaires ne sont pas familiers de ces plateformes qu'ils et elles n’ont pas le réflexe de consulter notamment en période de vacances. Aucun mail n’avait été envoyé pour les en informer.
Il ne s'agit pas pour SUD éducation d'idéaliser un paritarisme dont on connaît les limites. Mais derrière les compétences des CAP, ce sont bien les droits de toutes et tous à la mobilité qui sont menacés. En effet, en vidant les CAP de leurs compétences, il s'agit pour le ministre de faire sauter les verrous en ce qui concerne un certain nombre de droits collectifs, et de renforcer la gestion managériale des carrières.

SUD éducation exige :
- La prise en compte de la crise sanitaire
- la transparence dans les affectations des stagiaires.
- le respect des vœux de tou-te-s les stagiaires pour cette rentrée particulière et exceptionnelle
- Un service public garant des droits des personnels ;
- L'abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique ;
- La suppression dans la loi fonction publique de toutes les dispositions visant à abolir dans le Statut Général les droits des personnels, dont certains sont acquis depuis la Libération, notamment la consultation des Commissions Administratives Paritaires en matière de mutations et de gestion des carrières (avancements, promotions) ;

 

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:46
Communiqué de SUD éducation

 

Le 9 juillet, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports a produit un quatrième protocole sanitaire réduit à peau de chagrin. L’objectif avoué est d’assurer l’accueil de tou-te-s les élèves dans tous les établissements scolaires, sans aucune anticipation du risque sanitaire que tout indique à la hausse.

Ainsi, la distanciation physique n’est plus obligatoire alors qu’il est toujours recommandé de respecter les gestes barrière qui demeurent « les mesures de prévention individuelles les plus efficaces contre la propagation du virus ». De même, toutes les mesures permettant de limiter le brassage dans les salles de classes n’ont désormais vocation à s’appliquer que « dans la mesure du possible ».

Le port du masque n’est plus obligatoire dans le cas où la distance d’au moins un mètre est respectée, ce qui est pratiquement impossible à mettre en place avec l’accueil de tou-te-s les élèves. Tous les personnels auront à leur disposition deux masques pour chaque jour de présence dans les établissements mais les parents devront fournir des masques à leurs enfants, ce qui est parfaitement scandaleux.

Alors qu’ailleurs d’autres choix ont été effectués (en Italie par exemple, création de 84 000 postes et réduction des effectifs par classe), en France le ministère préfère maintenir les effectifs par classe très élevés en continuant à supprimer des postes. Six mois après le début de la crise sanitaire, l’Éducation nationale ne s’est toujours pas donné les moyens de préparer au mieux la rentrée : SUD éducation dénonce l’irresponsabilité du gouvernement qui ne prend toujours pas les mesures nécessaires afin d’assurer une rentrée sereine pour tous et toutes. Rappelons qu’au printemps, SUD éducation avait porté la revendication d’un plan d’urgence conséquent, ayant pour objectif de permettre une rentrée convenable sur le plan sanitaire et permettant de compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.

Par ce nouveau protocole et cette impréparation de la rentrée, une fois de plus Blanquer affiche son mépris envers les personnels et les élèves.

SUD éducation se montrera très vigilante concernant l’évolution de la situation sanitaire, et appelle les personnels à tout mettre en oeuvre pour protéger leur santé sur leur lieu de travail.

SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation pour permettre une reprise des cours dans des conditions sanitaires et pédagogiques convenables, et notamment :

  • la réduction des effectifs pour permettre le maintien de la distanciation physique, et la création de tous les postes nécessaires
  • L’investissement dans les thermomètres pour contrôler la température de tous les personnels et des élèves
  • La gratuité des masques pour tou-te-s les élèves
  • La mise en place d’une politique de tests dans les établissements scolaires
  • le recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
  • l’agrandissement des locaux avec des constructions d’extensions, de nouvelles écoles et de nouveaux établissements
  • L’installation des points d’eau et du savon en quantité suffisante
  • L’accompagnement des collectivités pour aménager les locaux et les aider à recruter du personnel d’entretien

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:41

Communiqué de SUD éducation

Depuis le 25 juillet, le gouvernement jordanien a ordonné la fermeture dans tout le pays du syndicat des enseignant-e-s pour une durée de 2 ans et arrêté 51 de ses membres.

Il leur est officiellement reproché des « infractions financières » mais cette décision intervient trois jours après une manifestation à l’appel du syndicat pour exiger que le gouvernement ne gèle pas les salaires et honore l’accord sur leur revalorisation arraché l’année dernière après un mois de grève.

Le gouvernement de Jordanie tente par l’arrestation de ces 51 syndicalistes de s’attaquer à la mobilisation des enseignants et enseignantes pour des revenus dignes et souhaite ainsi paralyser les luttes par l’instauration de la peur.

La fédération SUD éducation exige la libération des 51 enseignant-e-s, l’abandon de toutes les poursuites contre eux et elles , le respect de l’accord de revalorisation des salaires, et le respect du droit syndical.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:47

Communiqué du 20 juillet 2020 de l'Union syndicale SOLIDAIRES

Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !

Et donc revoilà la réforme des retraites à points ! Qui plus est cette fois assortie de la suppression promise des régimes spéciaux ! La réforme de l’assurance chômage fera simplement l’objet d’ « ajustements » car nul doute que diviser par deux les allocations chômage pour des centaines de milliers de personnes, c’est relancer l’activité et sortir les gens de la pauvreté ! Le fait d’un report sur 2021 de ces deux dossiers ne change rien au problème : c’est l’abandon de la réforme des retraites et l’abrogation pure et simple de celle de l’assurance chômage que nous revendiquons !

Sans compter que sous le prétexte de la crise et des déficits sociaux, comme celui de la caisse de retraites, on nous parle à nouveau de travailler « davantage », et donc travailler plus et surtout plus longtemps ! Combien de fois faudra-t-il rappeler que la France en 2019, selon les données d’eurostat, c’est 37,4 h de durée hebdomadaire du travail quand la Suède c’est 36,4 h et l’Allemagne 35 (moyenne de la zone euro : 36,6) !

De nouvelles baisses d’impôts sont programmées pour les entreprises en plus d’exonérations de cotisations patronales soit-disant pour permettre l’embauche de jeunes (jusqu’à 1,6 SMIC), mesure pourtant éculée qui n’a jamais eu d’effet significatif sur l’emploi et qui a surtout contribué à fabriquer des travailleurs-euses pauvres ! Les services publics sont sommés d’efficacité, de simplification, en clair de payer les pots cassés de la crise pour que les capitalistes se gorgent toujours plus de dividendes !

Et qui plus est, tout cela est habillé d’un discours sécuritaire, d’un soutien indéfectible aux forces de l’ordre et à leurs violences, d’une stigmatisation des quartiers populaires et des révoltes sociales accusées respectivement de « communautarisme » et de violences. Pendant ce temps-là, par pure provocation, le gouvernement soutient deux ministres l’un soupçonné de viol, l’autre proférant des propos sexistes et infamants contre les militantes et combats féministes !

Le monde d’après, c’est donc à nous de le construire et l’imposer. Un monde d’égalité, de justice, de paix. Les luttes menées par les professions invisibles, qu’ils et elles soient soignant-es, personnels de ménage, agent-es territoriaux, livreurs-euses ubérisé-es, éboueurs-euses etc…, les luttes menées par les travailleurs-euses des usines et des entreprises que l’on ferme au prétexte de n’être pas assez rentables quand bien même elles seraient gorgées d’aides publiques, les luttes des quartiers populaires contre le racisme et toutes les formes de discriminations, …

Toutes ces luttes montrent le chemin, ensemble, d’un monde d’émancipation.

Le 17 septembre, par la grève et la manifestation, posons dans un cadre le plus unitaire possible une première pierre à l’édifice pour faire plier celles et ceux pour qui rien ne doit changer et qu’au contraire l’occasion est rêvée de se gaver encore plus.

Pour un monde social, féministe, écologiste, c’est ensemble, dans les entreprises, dans les administrations, dans la rue que nous l’obtiendrons.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:32

Communiqué de presse de la fédération SUD éducation, 27 juillet 2020

Dimanche 26 juillet a été annoncée la création d’un nouveau secrétariat à l’Éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Éducation nationale. La nouvelle secrétaire d’État est Nathalie Elimas, ancienne députée de la majorité. Pour SUD éducation, la création d’un secrétariat d’État à l’Éducation prioritaire est le signe de la volonté du ministère d’aller au bout, au plus vite, de sa réforme de l’Éducation prioritaire.

 

Rappelons que les grandes lignes de cette réforme sont prévues par le rapport Mathiot-Azéma, publié en octobre 2019. L’aspect le plus saillant est la disparition pure et simple prévue pour l’ensemble des Réseaux éducation prioritaire (REP), seuls les Réseaux éducation prioritaire renforcés (REP+) étant maintenus. Pour le reste, les perspectives sont en cohérence avec la politique libérale menée par le ministère : absence de moyens supplémentaires, contractualisation des moyens et territorialisation (dans la lignée de la mise en place des “cités éducatives”), attaques sur les garanties statutaires (en adossant notamment une tranche de la prime REP+ à des formations pendant les congés). La seule mesure de bon sens, l’attribution de la prime REP+ aux personnels AED et AESH, est trop limitée et reste sujette à caution, étant explicitement soumise à des arbitrages budgétaires ultérieurs.

 

SUD éducation dénonce la casse des REP prévue dans la réforme annoncée de l’éducation prioritaire. Ce nouveau signe d’une accélération à prévoir du calendrier de la réforme doit alerter les personnels : SUD éducation les appelle à multiplier les prises de position et à mettre en débat dès à présent les perspectives de mobilisation contre ce projet délétère.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:29

Il aura fallu que les personnels attendent le 10 juillet pour que le ministre publie la circulaire de rentrée 2020 supposée permettre aux équipes d’organiser au mieux la nouvelle année scolaire. Cette publication tardive montre une fois de plus, si besoin en était, le peu de considération que le ministre Blanquer a pour les personnels.

Cette circulaire ne constitue qu’une opération de communication destinée à masquer à peu de frais l’impréparation. Aucun scénario de reprise de la pandémie n’est en effet envisagé par le ministère, qui a pourtant eu plusieurs mois pour s’y préparer. Le lien vers le “plan de continuité” promis par la circulaire renvoie vers une page… qui n’existe pas.

La circulaire évoque à cet égard le numérique, en réussissant le tour de force de ne parler de l’équipement ni des élèves, ni des personnels, encore moins d’une formation pour les logiciels. La solution du Cned, à l’authentification trop facile, a conduit à de nombreux débordements durant la période d’enseignement à distance. Le ministre continue à la mettre en avant sans annoncer le moindre changement, ce qui expose les personnels à des séances perturbées et aux mêmes incivilités dont ils et elles ont été les victimes.

Dans l’éventualité d’une hausse du nombre de cas à compter de septembre, les personnels devront de nouveau composer avec l’improvisation totale du ministre. Pour SUD éducation, c’est inacceptable.

Au-delà de l’opération de communication à laquelle se livre le ministre dans la circulaire, c’est aussi une confirmation de la poursuite de la même orientation délétère pour le service public d’éducation : à la fois réactionnaire, autoritaire, libérale et irresponsable.

Le ministre y annonce la poursuite des réformes que les personnels combattent largement, au rang desquelles se trouvent la poursuite de la mise en œuvre de la réforme des lycées et les évaluations nationales standardisées.

La multiplication des évaluations en tout genre (évaluations communes qui remplacent les E3C, tests de positionnements, évaluations nationales dès le 14 septembre, conjuguée à une réforme de la formation initiale et continue des enseignant-e-s montre sans ambiguïté une volonté de mise au pas des personnels.

Dans ce contexte, les annonces de hausses de moyens vantées par le ministre dans la circulaire de rentrée ne trompent personne : il ne s’agit en aucun cas d’un engagement ferme de recrutement de personnels titulaires, seul gage d’une amélioration des conditions de travail et d’étude. Le ministre préfère annoncer une nouvelle augmentation du nombre d’heures supplémentaires, alors que les personnels sont déjà épuisés. Qui plus est, les programmes ne sont pas allégés, malgré la revendication portée par plusieurs organisations syndicales dont SUD éducation.

Quant aux assistant-e-s d’éducation en contrat de préprofessionnalisation, le ministre envisage purement et simplement de les redéployer entièrement sur le dispositif “devoirs faits”, dont le volume horaire est très important : 4 heures pour chaque élève en classe de sixième, 3 heures pour les autres. Il est évident qu’au-delà des AED, la pression sur les personnels à effectuer des heures supplémentaires va s’accroître, et ce d’autant plus que 36 heures sont supposées être consacrées par chaque élève de troisième à son orientation.

Pour SUD éducation, la circulaire de rentrée ne répond absolument pas aux enjeux liés à la rentrée scolaire 2020. Pire, elle va conduire à dégrader encore un peu plus le service public d’éducation. SUD éducation revendique des recrutements massifs pour une baisse des effectifs en classe à tous les niveaux d’enseignement, notamment par le recrutement de toutes et tous les admissibles aux concours de l’enseignement.

 

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:26

Dans un message adressé aux enseignant-e-s encadrant les Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s, la DGESco demande que les élèves de la 6ème à la 4ème des UPE2A ( Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants), ne se présentent pas à la session décalée du DELF (Diplôme d’études en langue française ) en octobre prochain pour cause de COVID et d’économies soi-disant engendrées par ce report. Le ministère définit ainsi un public « prioritaire » , SUD éducation le dénonce au nom de l’accès pour toutes et tous à une école publique émancipatrice garantissant une égalité de traitement sans condition.

Dans un courrier adressé au Recteur de l’Académie de Marseille, les syndicats SUD éducation de l’académie rappellent que ce sont près de 80 % d’élèves qui seront ainsi écartés de l’examen du DELF. Les services du Rectorat décalent d’un an leur session alors qu’il aurait été possible une validation dans les temps.

Le DGESco semble faire abstraction des conséquences de l’extension d’une scolarité de 4 à 5 années en collège. Les services préfectoraux le prendront ils en compte lorsque seront traités les dossiers administratifs de leurs parents ?

SUD éducation dénonce le caractère discriminatoire de cette décision : seul est concerné le public scolaire étranger par ce type de mesure .

SUD éducation soutiendra toutes les initiatives des personnels revendiquant la réouverture de la session du DELF d’octobre 2020 aux Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s de 6ème à la 4ème.

 

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Published by SUD 61