16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 15:48

Le jeudi 13 janvier a été une journée de grève d’une ampleur exceptionnelle. Les annonces faites par le premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale ne sont pas suffisantes.Néanmoins, elles ont montré que la grève des personnels et de l’ensemble des acteurs de la communauté éducative a un impact fort, et que nous pouvons obtenir satisfaction sur nos revendications.

La situation est intenable dans l’Éducation nationale. Le chaos engendré par la gestion de la crise sanitaire mérite des réponses fortes, au-delà des engagements pris par le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale. Il faut immédiatement reporter les épreuves de spécialités de mars et les organiser plus tard sur la base des programmes prévus pour des épreuves en mars, annuler les évaluations de mi-CP, créer tous les postes nécessaires pour assurer les remplacements, au-delà du recours aux listes complémentaires dans le premier degré annoncées, et doter les écoles et établissements en matériel de protection en nombre suffisant, bien au-delà des volumes annoncés et y compris pour les élèves. Personnels, élèves et parents ont besoin de stabilité, pour travailler et étudier dans un environnement serein et sécurisé.

Au-delà, l’école a un besoin urgent d’investissement. Il faut un collectif budgétaire pour permettre des recrutements massifs et réduire les effectifs dans les classes. Il faut augmenter les salaires des personnels, au-delà des annonces du Grenelle de l’Éducation, dans le cadre du dégel du point d’indice et d’augmentations indiciaires. . Il faut répondre aux revendications des AED et AESH, en première ligne face à la crise sanitaire et sa gestion catastrophique

 

La colère des personnels, des parents et des lycéen·nes n’est pas retombée ! L’heure est à la poursuite de la mobilisation !

Pour obtenir satisfaction sur les revendications, nos organisations appellent personnels, parents et lycéen·ne·s :

  • à lister les besoins dans les écoles, les établissements et les services et à se réunir pour discuter des suites de la grève du 13 janvier.

  • à poursuivre et à amplifier les mobilisations engagées et décidées par les personnels dès les prochains jours (par exemple les 18 et 19 janvier),

  • à s’engager dans une nouvelle journée d’action le 20 janvier, y compris par la grève

Cette semaine de mobilisation doit déboucher sur une grève massive le 27 janvier dans le cadre de l’appel interprofessionnel, au côté des salariés du privé et des autres agents du public, confrontés eux aussi aux mesures d’austérité du gouvernement et du patronat.

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 15:47
Ce communiqué a été publié le 14/01/2022

La grève du jeudi 13 janvier a été une réussite incontestable, avec deux tiers d’enseignant·es grévistes dans le second degré et près de trois-quarts dans le premier degré. Les cortèges ont été massifs et dynamiques. Partout, les collègues ont échangé, se sont réunis et ont discuté des suites à donner à la journée de grève.

La fébrilité du gouvernement est manifeste. La réussite de la grève d’hier l’a obligé à recevoir les organisations et à faire de maigres annonces. Le Premier ministre a repris la main sur Blanquer, et l’a contredit en séance à plusieurs reprises. La question du report des épreuves de spécialités est sur la table. Cela doit encourager les personnels mobilisés à continuer. Le rapport de force est en effet monté d’un cran : il s’agit maintenant de renforcer encore la mobilisation pour obtenir satisfaction sur les revendications.

Les annonces faites par le Premier ministre et le ministre ne répondent pas aux revendications.

SUD éducation exige :

  • recrutements immédiats pour faire face aux besoins en termes de remplacements (et pas seulement par le recours aux listes complémentaires),
  • dotation de protection en quantité suffisantes
  • report des épreuves de spécialités et annulation des évaluations de mi-CP,
  • un collectif budgétaire pour donner des moyens à l’éducation, tant en termes de recrutements que salariaux.

Les salaires stagnent dans l’Éducation nationale.

Il est désormais urgent de procéder à des augmentations de salaires pour les personnels, à commencer par les moins bien rémunérés. Les AED et des AESH sont projeté⋅es en première ligne face à la crise. SUD appuie les revendications de ces personnels, en matière de statut comme de rémunération. En somme, il faut sans délai un véritable plan d’urgence pour l’éducation.

Au-delà de ces revendications, SUD éducation réclame la démission de M.Blanquer, et l’a fait de nouveau jeudi 13 janvier en réunion face au Premier ministre. Son inconséquence et son autoritarisme ont achevé de le discréditer aux yeux des personnels d’éducation.

Pour SUD, il faut battre le fer tant qu’il est chaud.

SUD éducation a proposé à l’intersyndicale nationale du vendredi 14 janvier d’appeler à la grève le 20 janvier. Nous souhaitons que l’unité puisse se faire autour de cette proposition. 

SUD éducation appelle les personnels à participer à toutes les initiatives décidées localement la semaine prochaine, dès le mardi 18. 

SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le jeudi 20 janvier et à participer aux manifestations. 

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 15:46

Signez la pétition pour le report des épreuves de spécialité en juin !

https://lespetitions.eu/petition/org/intersyndicales/petition-bac2022

 

Le Bac Blanquer prévoit que les élèves de terminales passent deux épreuves de spécialités à la mi-mars. Ce calendrier est problématique à plus d’un titre. Les professeurs et les élèves sont lancés dans une course contre la montre pour préparer les épreuves : ce calendrier infernal dégrade les conditions de l’enseignement des disciplines concernées et provoque un stress inacceptable chez les élèves. Dans le contexte d’une année une nouvelle fois chamboulée par le Covid19, le calendrier devient intenable. Les classes se vident au gré de cas de Covid et des cas contacts, les absences perlées des élèves conduisent à une forme de discontinuité pédagogique. Préparer sereinement les épreuves dans ce contexte est devenu illusoire. Les inégalités se creusent entre élèves et entre les lycées.

Dans l’immédiat, nous nous opposons à la tenue des épreuves de spécialité en mars et exigeons leur report au mois de juin, leur transformation en épreuves nationales et terminales, et plus généralement, la suppression du contrôle continu et le retour à des épreuves de baccalauréat anonymes, terminales et nationales.

Nous rappelons aussi notre opposition au contrôle continu qui aboutit à une augmentation de la charge de travail des élèves et des personnels, à une augmentation des inégalités entre les élèves, aux pressions multiples contre les enseignantes et les enseignants. Nous continuons de dénoncer la réforme du baccalauréat qui fait perdre le sens de nos métiers et conduit à un baccalauréat maison qui accentue le tri social dans ParcourSup.

Nous exigeons un plan d’urgence pour l’Éducation, pour les lycées, particulièrement frappés par les suppressions de postes en particulier liées à la réforme du lycée.

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 06:17

Compte-rendu audience intersyndicale de l'Orne du 13 janvier

 

A notre demande, l’intersyndicale Education (SNUipp-FSU, UNSA, SUD Education, CGT EDUC’action , FO) a été reçue par le DASEN accompagné de l’A-DASEN et de la secrétaire générale. 

 

En ouverture, le DASEN a reconnu la nécessité de tenir cette audience.

 

Nous avons rappelé notre volonté de garder les classes ouvertes évidemment, mais pas à n'importe quel prix et surtout pas au détriment des élèves, des personnels et des familles en général et nous sommes revenu-es sur les raisons de la mobilisation de ce jour à partir des éléments présents dans notre déclaration intersyndicale :

 

- En premier lieu le sentiment d’exaspération de tous les personnels et de l’ensemble de la communauté éducative envers notre ministre de tutelle et sa gestion de la crise (impression de découvrir le covid 20 mois après le début de la pandémie). Les exemples n’ont pas manqué (communication via les médias, incohérence, impossibilité de mise en œuvre…)

- Charge de travail des directrices/teurs d’école et des équipes, des vies scolaires dans les établissements

- Difficultés de remplacement pour tous les métiers (infirmières, PE…)

- Insuffisance des campagnes de test salivaires

- Question des équipements (accès aux masques chirurgicaux et FFP2, autotests, capteurs CO2)

- Adaptation du protocole à l’économie

 

Nous avons rappelé nos demandes :

- recrutement sur liste complémentaires ;

- une communication qui respecte les personnels ;

- des équipements pour les équipes et les personnels ;

- demande de report des épreuves de spécialité ;

-un collectif budgétaire qui permette des recrutements pérennes.

 

Réponses apportées par le DASEN:

- Soutien clair exprimé au personnel. Il a bien conscience de la grande charge de travail et se rend bien compte de l’état de fatigue et du ras-le-bol général.

- Tentative d'alléger au maximum le travail des enseignant·es et plus encore celui des directeurs·trices en suspendant notamment tout ce qui n'est pas urgent dans leur travail :

- plus d'APC pour les directrices (information déjà diffusée)

- suspension des formations (information déjà diffusée)

- suspension des animations pédagogiques que ce soit en présentiel ou en distanciel excepté quelques unes pour les collègues qui passent le CAFIPEMF au moins jusqu’aux vacances de février

- mise en place d'une ligne spéciale ouverte de 9h à 18h pour aider dans la gestion de la crise et palier les manques de la cellule covid submergée,

- mise en place très rapidement de visio flash (environ 30 min) avec les IEN, sur des temps définis dans la semaine, afin que chaque directrice·eur puisse s'il/elle le souhaite se connecter et avoir des réponses et de l'aide dans la gestion du covid

- Recrutement de contractuel-les : des entretiens sont en cours avec l’A-DASEN

Le vivier de recrutement est faible, mais les directives nationales ne permettent toujours pas de recruter sur la liste complémentaire, ce que nous avons dénoncé encore une fois.

 

Au niveau du matériel :

- Fourniture d'une boite de 50 masques chirurgicaux dans la 2eme quinzaine de janvier, les livraisons sont en cours*

- Autotests : seul un stock de secours sera disponible pour les personnels cas contact à risque dans l'impossibilité de s'en procurer en pharmacie…

L'ARS donne la priorité aux livraisons en pharmacie …

- Les campagnes de tests salivaires se poursuivent dans l'Orne (ce qui n'est pas le cas dans tous les départements), en fonction de la capacité de traitement des laboratoires qui définissent les dates

- Capteurs de CO2 : un courrier co-signé de la préfète et du Dasen a été envoyé à toutes les collectivités territoriales pour rappeler l'importance d'équiper au plus vite les écoles.

 

Une enquête a été envoyée aux directeurs·trices et chef·fes d'établissement pour faire le point sur les besoins afin de faire des remontées mais cela relève de la compétence des collectivités, mairies, CDC, conseil départemental ou régional... Nous avons rappelé que le sujet avait déjà été évoqué lors du CDEN de rentrée, notamment pour dire qu'un seul capteur par collège nous semblait largement insuffisant. Une autre enquête sera envoyée prochainement pour faire le point sur ce qui a été mis en place et ce qui manque encore.

 

En résumé, nous avons eu l'impression d'être écouté·es et non pas juste entendu·es, au moins localement à défaut de l'être nationalement...

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 06:13
Déclaration de la délégation de SUD éducation devant le Premier ministre
M. le Premier ministre,
 
Le monde éducatif s’est mobilisé aujourd’hui dans l’unité. Ce n’est pas contre un virus, comme l’a dit M. Blanquer, de manière méprisante comme à son habitude. C’est contre la gestion catastrophique de la crise sanitaire, et plus largement contre la politique menée par M. Blanquer que se sont mobilisés les personnels.
 
Les revendications sont connues. Nous maintenons qu’elles sont réalistes et dépendent de la volonté politique. Il y a trois revendications immédiates à satisfaire, M. Le Premier ministre :
 
  1. Il faut repousser les épreuves de spécialité de mars à juin et les évaluations de mi-CP. C’est l’affaire d’un arrêté ministériel. La situation est objectivement intenable pour les enseignantes et enseignants chargé-e-s de préparer les élèves à ces épreuves.
  2. Il faut acquérir sur budget d’État le matériel de protection nécessaire, et annoncer dès à présent un calendrier et un volume clairs : masques FFP2, capteurs de CO2, purificateurs d’air, auto-tests.
  3. Il faut immédiatement recruter des personnels titulaires en nombre suffisant pour faire face aux besoins en termes de remplacement. Là encore, les leviers existent : il faut recourir aux listes complémentaires, admettre les admissibles aux concours internes, et même ouvrir des concours supplémentaires.
 
Par ailleurs nous contestons l’évolution des protocoles sanitaires. Nous avions dénoncé cet été le fait que le protocole en quatre catégories ne convenait pas, parce que le passage de l’une à l’autre des catégories relève de la volonté politique et non de critères épidémiques. L’évolution de la situation depuis lors montre que l’on avait raison. Pire, le gouvernement est dorénavant dans une fuite en avant, levant les uns après les autres les freins à la circulation du virus. Tout cela a, couplé par ailleurs au manque de personnels médico-sociaux, un impact important sur la santé psychologique des élèves. Nous revendiquons un protocole sanitaire stable, cohérent et protecteur pour les élèves comme les personnels.
 
Au-delà, il faut un plan d’urgence pour l’éducation, comme nous le revendiquons depuis le printemps 2020. Nous demandons un collectif budgétaire pour permettre, au-delà de la question des remplacements, le recrutement de personnels en nombre suffisant pour faire baisser durablement les effectifs et compenser les inégalités scolaires qui se sont accrues pendant le confinement.
 
Nous souhaitons maintenant dire un mot sur nos collègues AED et AESH. Ils et elles se sont massivement mobilisé⋅es aujourd’hui, étant en première ligne de la crise sanitaire et de sa gestion catastrophique. Nous appuyons leurs revendications sans réserve. À ce titre, en pleine mobilisation, le refus de la majorité d’appuyer la proposition de loi visant à améliorer les conditions d’emploi des AED et AESH est un signal très négatif.
 
Enfin, au nom de notre fédération, nous nous adressons solennellement à vous, M. Le premier ministre, pour demander la démission de M. Blanquer. Il est parvenu à faire une très large unanimité contre lui dans la communauté éducative, et a fait preuve d’un autoritarisme et d’une inconséquence insupportables pendant toute la durée son mandat et particulièrement dans la gestion de la crise sanitaire. Il est temps que cela cesse. Cette revendication est aujourd’hui largement partagée par les personnels. SUD éducation la fait sienne sans réserve. 
 
Il va de soi que faute de satisfaction des revendications, nous appellerons les personnels à poursuivre leur mobilisation. Nous avons d’ores et déjà appelé les personnels à se réunir pour décider des suites, et nous soutiendrons toutes les mobilisations à venir.
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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 06:12
Des annonces, mais insuffisantes : on continue !

SUD éducation était reçue ce soir, avec les organisations autres organisations syndicales et la FCPE, au ministère de l’Éducation nationale, par Castex, Véran et Blanquer. 

Nous y avons porté les revendications des personnels :

  1. Repousser les épreuves de spécialités de mars à juin et annuler les évaluations de mi-CP. C’est l’affaire d’un arrêté. La situation est objectivement intenable pour les enseignantes et enseignants chargé-e-s de préparer les élèves à ces épreuves.

  2. Acquérir sur budget d’État le matériel de protection nécessaire, et annoncer dès à présent un calendrier et un volume clairs : masques FFP2, capteurs de CO2, purificateurs d’air, auto-tests

  3. Recruter immédiatement des personnels titulaires en nombre suffisant pour faire face aux besoins en termes de remplacement.

 

Là encore, les leviers existent : il faut recourir aux listes complémentaire, admettre les admissibles au concours internes, et même ouvrir des concours supplémentaires.

Au-delà, nous avons soulevé la nécessité d’un plan d’urgence, les droits des personnels précaires, AED et AESH. Nous avons également solennellement demandé la démission de Blanquer, dont l’attitude autoritaire et inconséquente n’est plus tolérée par les personnels.

Le ministre Blanquer a annoncé un certain nombre de choses concernant les recrutements, qui sont une première avancée mais encore en-deçà des besoins, et recourant encore trop aux personnels précaires   : 

– recrutement de 3300 contractuels pour la période qui vient :

– nous ferons le recrutement des listes complémentaires dans le premier degré ;

– recrutement de 1500 AED supplémentaires jusqu’à la fin de l’année scolaire ;

– recrutement de 1500 vacataires administratifs dans chaque circonscription pour appuyer un appui dans la gestion quotidienne de la crise.

Le ministre a fait un certain nombre d’annonce sur les questions sanitaires :

– création d’une instance bimensuelle du suivi de la situation sanitaire ;

– dotation de 70 millions de masques chirurgicaux, avec une livraison entre le début de la semaine prochaine jusqu’à la fin du mois de janvier pour les personnels ;

– masques FFP2 : le premier ministre envisage de les distribuer pour les maternelles (qui ne portent pas le masque), et l’on pourrait l’étendre au primaire (où les élèves sont moins vaccinés), pour les personnels qui le souhaitent.

Sur les questions pédagogiques, c’est la cacophonie : le ministre refuse de s’engager sur le report des évaluations de mi-CP et des épreuves de spécialités. Le premier ministre s’est montré prêt à revoir les choses en fonction de l’évolution de l’épidémie.

Ces annonces présentent certaines avancées, en particulier le recrutement des listes complémentaires dans le premier degré, et montre que des revendications peuvent être arrachées dans la période. Néanmoins, elles sont trop éloignées des revendications.

SUD éducation maintient donc son appel aux personnels à participer massivement aux assemblées générales de grévistes qui ont lieu partout, et portera dans l’intersyndicale vendredi, le mandat d’appeler à une date forte dès la semaine prochaine afin d’imposer le rapport de force nécessaire avec le gouvernement.

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:34

Nous ne pouvons accepter les conditions de travail que nous impose Blanquer depuis qu'il est ministre. Le non-respect des personnels, comme des élèves et de leur famille, est maintenant une évidence pour tout le monde. Les protocoles qui changent tout le temps, les informations non diffusées ou bien diffusées sur des journaux payants ou des chaines de télé faisant de la désinformation, le foutage de gueule que nous supportons depuis trop longtemps, tout cela n'est plus supportable. 

Alors, pour montrer notre mécontentement, il ne suffit pas de faire grève, il faut aussi aller manifester notre colère dans la rue.
Retrouvons-nous à 11h devant la DSDEN.
Apportez vos masques usagés de l'EN pour symboliquement les accrocher là-bas.
Avec l'intersyndicale, nous avons déposé une demande d'audience. Quelques représentants syndicaux pourront être reçus. Il faudra faire du bruit, nous comptons sur vous.
L'équipe de SUD éducation
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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:33
L’Education dans l’action en janvier : en grève le 13 pour donner les moyens face à la crise sanitaire, en grève le 27 avec les salarié-es du public et du privé pour une augmentation des salaires et des pensions- communiqué CGT-FO-FSU-SUD éducation

La crise sanitaire agit comme un révélateur et un accélérateur des difficultés de l’Éducation. Le mépris de l’école et de ses personnels se traduit par une gestion chaotique de l’épidémie, faite de changements de pied incessants, de protocoles intenables et d'absence de moyens donnés pour assurer le fonctionnement de l’Éducation. Mobilisons-nous par la grève le 13 janvier, à l’appel de la quasi-totalité des organisations syndicales, les organisations lycéennes et les parents d’élèves, pour faire entendre la colère face à tant de mépris pour l’Éducation et obtenir les conditions de sécurité et de considération pour exercer nos métiers. Nous exigeons les moyens humains nécessaires notamment par la création de postes via les listes complémentaires tout en programmant dès maintenant un collectif budgétaire.

La situation est aussi le résultat d’un quinquennat qui a profondément fragilisé le service public d’Éducation, en commençant par refuser de revaloriser les agent-es autrement que par des mesures partielles, parcellaires et insuffisantes. Le gel de la valeur du point d’indice sur toute la mandature est inacceptable. Il témoigne d’une forme de mépris pour les agents qui tiennent à bout de bras le service public d’Éducation, palliant ainsi l’incurie du gouvernement. La reprise forte de l’inflation aggrave les pertes de pouvoir d’achat. Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es. L’Éducation doit donc prendre toute sa place dans la mobilisation interprofessionnelle du 27 janvier à l’appel de la CGT, FO, FSU et Solidaires, pour revendiquer une véritable augmentation des salaires et des pensions, le dégel du point d’indice, et de meilleures conditions de travail.

Notre École ne peut fonctionner sans moyens supplémentaires et sans personnels revalorisés et reconnus dans leurs expertises professionnelles : nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements, les services pour discuter des suites qu’ils entendent donner au 13 janvier dans la perspective de la grève interprofessionnelle du 27 janvier pour obtenir satisfaction sur les revendications. Nous soutiendrons toutes les initiatives allant dans ce sens décidées par les personnels.

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:32
Nouvelle provocation du premier ministre : pour faire plier le gouvernement, ancrer la grève dans la durée

Le premier ministre est intervenu ce soir au journal télévisé au sujet de l’évolution du protocole sanitaire dans les écoles. La mobilisation oblige le gouvernement à prendre la parole publiquement au sujet de la situation sanitaire et des revendications sanitaires. Il n’est pas venu répondre aux revendications légitimes des personnels mais simplifier les démarches éventuellement chronophages des parents.

Les annonces du premier ministre se sont limitées à trois modifications en cours au protocole sanitaire actuel. D’une part, les élèves ne seront pas envoyés chez eux dès qu’un cas positif sera détecté, mais seulement une fois la journée de classe terminée. D’autre part, les trois tests à effectuer pourront être trois autotests, pourtant moins fiables et pas nécessairement disponibles, il n’y aura plus de test à effectuer obligatoirement en pharmacie ou en centre de dépistage. Enfin, les parents devront faire une attestation unique pour les trois tests, contre une attestation par test actuellement. 

C’est une provocation et une démonstration de cynisme. Le gouvernement va toujours plus loin dans la fuite en avant, levant toujours davantage les freins à la circulation du virus. Il ne répond pas aux revendications portées par les personnels : des campagnes de tests préventifs, un renforcement du protocole, des recrutements d’enseignant·es titulaires pour effectuer les remplacements, des dotations en masques chirurgicaux et FFP2, l’acquisition de capteurs de CO2 et de purificateurs d’air, et enfin un collectif budgétaire pour créer des postes en nombre suffisant pour faire face de manière durable à la crise. 

La colère des personnels, avivée à chaque intervention médiatique et à chaque allégement du protocole, est telle que la mobilisation du jeudi 13 devrait être impressionnante. Il s’agit dorénavant de la durcir et de la faire durer dans le temps pour faire plier ce gouvernement qui ne veut rien entendre. Pour cela, les personnels doivent d’ores et déjà prévoir, sur l’ensemble du territoire, des Assemblées générales pour voter des perspectives et la reconduction de la grève. 

SUD éducation va faire la proposition à l’intersyndicale de se réunir dès le jeudi soir pour décider immédiatement des suites à donner à cette mobilisation historique

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:30
SUD éducation lance un référé-suspension au Conseil d’État contre le protocole sanitaire dégradé

Le nombre de contaminations en milieu scolaire a atteint cette semaine un niveau inédit. Pourtant, le nouveau protocole sanitaire en vigueur est indigne : pire qu’insuffisamment protecteur, il organise la diffusion du virus dans l’espace scolaire.

La santé des personnels (AED, AESH, personnels enseignants et administratifs) comme des élèves n’est pas protégée.

Le ministre, incapable de recruter des personnels malgré les alertes répétées de SUD éducation et des autres organisations syndicales, profite de l’occasion pour s’attaquer également au droit syndical. Le nouveau protocole ouvre la possibilité pour l’administration d’annuler des stages syndicaux sans respecter les textes réglementaires, et invite à restreindre la possibilité d’organiser des réunions syndicales, ce qui relève du jamais-vu.

Dans la mesure où cette nouvelle circulaire porte une atteinte démesurée au droit à la santé et au droit syndical des personnels, SUD éducation lance une action en référé-suspension devant le Conseil d’État.

Pour SUD éducation, cette action en justice est un élément du rapport de force à instaurer avec le ministère, mais ne se substitue pas à la mobilisation : c’est bien par le caractère massif de la grève, localement à partir du 11 janvier, et avec la date de grève intersyndicale du 13 janvier ainsi que ses suites décidées par les personnels que le ministère sera contraint de céder sur les revendications : un protocole qui protège réellement les personnels, dotations d’État en capteurs de CO2 et purificateurs d’air, un plan d’urgence pour l’éducation.

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