29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 17:21

Alors que la circulation virale est toujours alarmante, les semaines d'enseignement à distance et de vacances n’ont pas été mises à profit pour une réouverture des établissements scolaires dans des conditions de sécurité sanitaire optimum. De plus, les problèmes numériques n'ont toujours pas été totalement résolus en cette première journée de reprise particulière.
Alors que la vaccination de tous les personnels volontaires est une condition indispensable pour maintenir les établissements ouverts, elle est largement chaotique pour les plus de 55 ans et la planification pour les autres agentes et agents de l'Education nationale n'est toujours pas actée.

L'absence d'anticipation du ministère de l’Éducation national a conduit à une situation sanitaire critique et à la fermeture des établissements. Néanmoins et suite à la pression de l'intersyndicale CGT, CNT-FDE, SNALC, SNEP-FSU, SNUEP-FSU et SUD-Education certaines mesures ont été prises mais leurs modalités restent à préciser quand d'autres nécessitent des réponses urgentes notamment :
–Les demi-jauges doivent être appréciées au niveau de la classe et non au niveau de l'établissement pour éviter ’’l'irresponsabilité sanitaire’’ de certaines directions locales.
–L’application transparente et immédiate de la règle 1 cas positif = fermeture de la classe dont la mise en œuvre doit relever de la responsabilité de l’établissement.
–Le déploiement des autotests pour les élèves sous la responsabilité de personnels de santé compétents pour cet acte médical et dans des lieux spécifiques dédiés. Cette tâche ne doit en aucun cas incomber aux personnels d'enseignement et d’éducation. Les modalités d’accès doivent être rapidement définies pour les élèves qui seront en PFMP.
–La fourniture gratuite de masques chirurgicaux aux élèves et aux personnels.
–L’accélération de la vaccination pour les collègues volontaires avec un calendrier et des modalités d’accès précis.
–L'équipement des locaux en capteurs de CO2.

Concernant les examens, le ministre Blanquer n’a pas eu un seul mot lors de sa conférence de presse pour les lycéennes et lycéens professionnels ce qui est fortement anxiogène pour eux et les personnels. L'intersyndicale rappelle ses exigences concernant la neutralisation de l’oral du chef-d’œuvre en CAP, des aménagements pour les épreuves ponctuelles terminales et un allègement des CCF.

Un grand plan d'urgence pour la voie professionnelle doit être engagé rapidement. Le ministre doit mener une politique de titularisation des personnels contractuels et de recrutements statutaires en nombre dans tous les métiers (PLP, PsyEN, Personnels administratifs, santé, sociaux et vie scolaire). Il doit aussi anticiper avec les collectivités territoriales les besoins en bâti scolaire. Toutes ces mesures sont indispensables pour répondre aux enjeux d'égalité fortement mis à mal depuis la crise sanitaire et préparer la rentrée 2021 dont la stabilité sanitaire n'est pas acquise.

L'intersyndicale a déposé un préavis de grève pour soutenir les personnels dans leurs actions, démarches et mobilisations afin d'obtenir des conditions sanitaires satisfaisantes et avoir les moyens de mener à bien leurs enseignements et la préparation aux examens.

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 17:21
Devenir enseignant-e = un vrai parcours du combattant
Rejetons une "réforme" qui précarise encore davantage les étudiant-es et pénalise les titulaires !

À travers leurs "réformes", M. Blanquer et Mme Vidal prétendent « renforcer l’attractivité du métier d'enseignant » et rendre la formation « plus efficace ». En réalité, cette « réforme » vise à faire des économies sur le dos des étudiant-es en les utilisant comme moyens d’enseignement et en déniant leur droit à une véritable formation universitaire et professionnelle, avant de se retrouver seul-es face aux élèves. Elle les appauvrira et augmentera leur charge de travail pendant l’année de M2 alors que celle-ci, déjà très lourde aujourd’hui, mériterait d’être allégée.

Une année de M2 en enfer !
Situation actuelle Réforme
Concours à bac+4 Concours à bac+5

Année de M2 :

Statut de fonctionnaire stagiaire rémunéré 1500€/ mois, effectuant :

- 1 stage en responsabilité à mi-temps en établissement ;

- 1 formation universitaire validant le M2

En vue de la titularisation.

Année de M2 :

Statut d’étudiant-e effectuant :

- soit 1 stage en responsabilité à tiers-temps en tant que contractuel-le rémunéré-e 722 € net /mois ,

- soit 1 stage d'observation et de pratique accompagnée de 12 semaines ;

- 1 formation universitaire validant le M2

- la préparation du concours

En vue de devenir fonctionnaire stagiaire…

 

Que deviendront celles et ceux qui valideront le M2 sans être admis-e-s au concours ? Un stock d’enseignant-e-s précaires sans vrai statut et corvéables à merci par le Ministère de l’Éducation Nationale, qui annonce déjà que la « réforme » permettra à terme de faire baisser le nombre de postes au concours !

Les actuel-le-s contractuel-le-s jeté-e-s au rebut et des titulaires bloqué-es dans leurs mutations avec des emplois du temps encore plus dégradés

Les rectorats chargés de faire appliquer cette « réforme » n'ont pas reçu de moyens spécifiques. Que deviendront les actuel-le-s contractuel-le-s ? Ils et elles seront au chômage, remplacé-e-s par des étudiant-e-s sans véritable expérience de l'enseignement. Pour les titulaires, c'est l'assurance d'une difficulté accrue à obtenir une mutation, puisque des temps-plein vacants sont transformés en supports pour les M2 en responsabilité. C'est également, dans le secondaire, l'assurance d'emplois du temps encore dégradés, puisque l'emploi du temps des M2 en responsabilité devra être groupé sur deux jours. Et quel-le-s collègues accepteront d'encadrer les « stages » alors que l'indemnité associée à la fonction de tuteur n'a cessé d'être réduite ?

Et les élèves ?

On ne peut enseigner en pleine responsabilité face à des élèves qu'après une formation validée par un diplôme et un concours. Cette réforme est inacceptable en l'état. Pour rendre le métier attractif, il faut consacrer du temps et de l'argent à une formation de qualité.

La jeunesse n'a pas besoin d'être davantage précarisée !

Ce gouvernement doit admettre que former des enseignant-e-s est un investissement pour l'avenir et non une charge. Il doit retirer cette "réforme" ! Les étudiant-e-s et les personnel-le-s des INSPE en lutte appellent les collègues du secondaire et du primaire, et plus généralement les personnels de l'éducation à discuter de cette réforme et à s'organiser pour lui faire barrage !

Tout le monde est concerné .

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:10
Vœux parcoursup : Blanquer favorise le privé

Ce communiqué a été publié le 26/04/2021

Les commissions commencent à se réunir pour classer les candidat-e-s aux formations dans le supérieur. Parmi les critères se trouvent toujours la mention du lycée d’origine, et les activités extrascolaires qui conduisent à opérer un tri social entre les candidat-e-s aux formations. Les élèves des lycées prestigieux en sortent en effet naturellement favorisé-e-s.

À ces éléments de mise en concurrence entre lycées organisés par les réformes Blanquer vient aussi s’ajouter, en cette période de crise sanitaire, la mention des “choix pédagogiques de l’établissement”. En utilisant cet intitulé, les établissements peuvent indiquer qu’ils n’ont pas ou très peu respecté la règle des demi-jauges obtenue par les personnels à la faveur d’une grève massive en novembre dernier.

Ainsi, un certain nombre d’établissements se félicite d’avoir fait passer la santé du plus grand nombre derrière l’image de marque de leur établissement.

C’est particulièrement le cas chez les établissements du secteur privé, qui ont échappé à tout cadrage strict qui aurait dû être imposé par le ministère de l’Éducation nationale.

Depuis plusieurs mois, SUD éducation revendique l’application d’un cadrage strict au plan national pour tous les établissements, dans l’intérêt de la santé des personnels et des familles comme de l’équité au regard du traitement des élèves.

Jean-Michel Blanquer a fait le choix de renvoyer le plus possible les décisions au local : ce choix a pour conséquence une inégalité de traitement à craindre pour les lycéens et lycéennes.

SUD revendique la suppression sans délai des mentions d’établissement d’origine, activités extra-scolaires, et de choix pédagogique des établissements dans parcoursup, et que ces critères soient écartés des algorithmes mis en œuvre par les établissements du supérieur. SUD revendique plus généralement la fin du système parcoursup, qui n’est autre qu’un dispositif de tri social accroissant les inégalités.

 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:06
Répression antisyndicale contre les 4 de Melle : Blanquer désavoué par le Conseil d’État

Ce communiqué a été publié le 26/04/2021

Les quatre camarades de SUD éducation au lycée de Melle ont comparu devant un conseil de discipline à l’automne 2020 en raison de leur participation au mouvement de grève contre la réforme Blanquer. La rectrice projetait initialement de déplacer d’office les camarades de Melle. Les séances des conseils de discipline qui ont mis au jour la répression antisyndicale à l’œuvre, ainsi que l’incompétence de la hiérarchie à tous les niveaux, les mensonges de l’administration, le non-respect des garanties élémentaires de la défense, les erreurs de procédure. L’enquête administrative reposait sur des questions posées aux personnels concernant leur appartenance syndicale et leurs opinions politiques. Les représentant-e-s des personnels ont unanimement refusé toutes les sanctions mises aux voix par l’administration.

La rectrice a dû renoncer au déplacement d’office pour trois des quatre de Melle, mais elle a persisté à vouloir déplacer notre camarade Sylvie.

Le juge administratif a rapidement suspendu en urgence cette sanction, en raison de son caractère manifestement disproportionné et illégal. Le ministre, obsédé à l’idée de sanctionner des enseignant-e-s mobilisé-e-s contre sa réforme, a porté l’affaire devant le Conseil d’État. 

Aujourd’hui, la décision du Conseil d’État est sans appel : ce dernier rejette la demande du ministre sans même une audience. C’est à nouveau un désaveu cinglant infligé à Jean-Michel Blanquer.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des sanctions contre les personnels victimes de répression anti-syndicale et leur rétablissement dans leurs droits, à Melle comme ailleurs, dernièrement à Châteaudun où une camarade de SUD éducation est menacée de sanction pour avoir exercé son droit syndical.

 


 

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28 avril 2021 3 28 /04 /avril /2021 08:05
Reprise ce lundi 26 avril : toujours largement insuffisant

Ce communiqué a été publié le 26/04/2021

Aujourd’hui, les écoles primaires rouvraient leurs portes, tandis que les personnels du second degré poursuivaient l’enseignement à distance.

Le décalage entre les annonces du ministre Blanquer et la réalité du terrain s’est une nouvelle fois fait pleinement sentir.

Dans les écoles, de nombreux personnels manquaient à l’appel en raison de l’épidémie : cas contacts, vulnérables, malades, de très nombreux personnels enseignants et AESH n’étaient pas en capacité de se trouver face aux élèves ce lundi. Pourtant, les recrutements nécessaires réclamés par SUD éducation dans le cadre d’un plan d’urgence depuis plus d’un an n’ont pas été faits. Ainsi, de nombreux parents n’ont pu laisser leur enfant à l’école ce matin là où la consigne de non-répartition des élèves dans d’autres classes était respectée. Dans d’autres écoles, la hiérarchie a fait pression, contre les instructions ministérielles, pour obtenir des équipes un accueil inconditionnel des élèves.

Dans ce cadre, les livraisons de masques, et d’autotests connaissent déjà des retards. La campagne de tests salivaires n’a toujours pas commencé, faute de matériel comme de personnel qualifié.
Rien n’est prévu en ce qui concerne la restauration scolaire qui est un lieu important de contamination des élèves mais n’est pas considéré par les protocoles sanitaires successifs.

Sur le plan de la vaccination, les remontées de terrain de SUD éducation montrent que le prétendu accès prioritaire aux personnels d’éducation de plus de 55 ans à la vaccination n’existe pas. Les centres de vaccinations sont en effet peu nombreux, parfois réduits à un seul centre par département, ou bien les créneaux réservés à la vaccination sont si réduits qu’il est impossible d’obtenir un rendez-vous. Les personnels sont légitimement inquiets de reprendre sans s’être fait vacciner : ils doivent faire l’objet d’une réelle priorisation dans le calendrier gouvernemental de vaccination.

Dans le second degré, les dysfonctionnements dans l’enseignement à distance étaient encore notables aujourd’hui, que ce soit dans le Val d’Oise, la Normandie, les régions Grand-Est, et Rhône-Alpes. Le ministère n’a toujours pas tiré les leçons de ses deux échecs précédents.

Pour SUD éducation, il est manifeste que les personnels doivent une nouvelle fois composer avec l’impréparation de l’administration qui les met en danger. Partout où cela sera nécessaire, SUD éducation appuiera les équipes qui choisiront de se mettre en droit de retrait ou de faire grève pour obtenir satisfaction sur leurs revendications. SUD éducation met ainsi à disposition des équipes son préavis de grève.

Pour faire face à la crise de manière durable, il est nécessaire de recruter massivement pour permettre une baisse des effectifs sans diminution des heures de cours en présentiel. C’est le sens du plan d’urgence pour l’éducation que revendique SUD éducation depuis le printemps 2020.

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 07:12
AESH en grève : quels sont mes droits ?

Le droit de grève est un droit fondamental et constitutionnel incontestable. Les personnels accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap ont donc le droit de se mettre en grève, comme tous les personnels de l’Éducation nationale, qu’ils-elles soient fonctionnaires ou non-titulaires.

1) Comment ça marche ?

En théorie pour faire grève il faut qu’il y ait un préavis de grève déposé par une organisation syndicale. Il doit être adressé à l’autorité compétente (DSDEN, recteur ou rectrice, ministre) en principe au plus tard 5 jours francs à l’avance (c’est à dire 5 jours plus celui de l’expédition et celui de la grève). Les préavis de grève couvrent l’ensemble des catégories de personnels qui y sont mentionnées et pas uniquement les syndiqué-e-s de l’organisation syndicale qui dépose ce préavis.

SUD éducation dépose un préavis de grève généraliste quotidien qui permet d’être couvert-e pour les grèves ponctuelles, reconductibles ou locales : https://www.sudeducation.org/agir/preavis-de-greve/

Des préavis de grève spécifiques et ponctuels sont également déposés lorsqu’il y a des appels à la grève.

Dans l’éducation nationale la grève est décompté par journée : on peut faire grève seulement une partie de la journée mais c’est une journée entière que sera décomptée.

2) Dois-je me déclarer gréviste à l’avance ?

Non, les personnels AESH, qu’elles-ils travaillent dans le premier ou le second degré, n’ont pas à déclarer leur intention de faire grève, ni 48h à l’avance, ni le jour même. Si certain-e-s collègues font le choix de se déclarer gréviste c’est par choix et non par contrainte. Dans tous les cas, c’est à l’administration de faire la preuve de votre absence.

3) On me met la pression, que faire ?

Si on vous met la pression pour vous déclarer gréviste à l’avance vous pouvez ne rien en faire, vous êtes protégé-e par le préavis de grève et la loi.

Le chantage à la culpabilité, « mais comment va faire l’élève que vous accompagnez si vous n’êtes pas là » ne doit pas être un frein et c’est à l’administration de se débrouiller. L’utilisation de tels arguments pour tenter de vous empêcher d’exercer votre droit de grève est parfaitement déplacé et inadmissible.

Lorsque vous êtes en grève vous êtes détaché-e de tout lien de subordination hiérarchique. Votre supérieur-e hiérarchique, ou quiconque, n’a pas le droit de vous appeler pour vous demander de vous justifier ou d’exercer une quelconque pression. Ce serait considéré comme une entrave au droit de grève.

De même, après la grève lorsque vous retournez travailler aucune remarque et aucune menace de sanction ne peut vous être faite. Le fait de faire grève n’est pas un motif légitime pour ne pas renouveler votre contrat de travail.

Si vous vous retrouvez dans ce genre de situations n’hésitez pas à contacter le syndicat SUD éducation de votre département.

4) Et après, que se passe-t-il ?

Aucun tableau de gréviste ou courrier de déclaration post-grève ne peut vous être présenté. Le seul document que vous devez normalement recevoir est un « constat de service non fait ». Cela n’est pas toujours le cas et il n’y a pas à le signer ou à le retourner (seulement si vous contestez votre absence).

Une journée de grève entraîne une retenue sur salaire d’1/30e, quel que soit votre temps de travail ce jour là. C’est le-la supérieur-e hiérarchique direct-e qui fait remonter le nombre de jours de grève au rectorat ou à la DSDEN et cela est retiré sur votre salaire dans les mois suivants (souvent plusieurs mois après). Si vous travaillez sur plusieurs écoles / établissements le jour de la grève, un seul trentième doit vous être retiré. En cas d’erreur il faut contester et les sommes indûment prélevées doivent vous être remboursées.

En cas de grève reconductible, autant de trentième que de jour de grève doivent vous être retirés. Cependant, l’administration peut faire le choix d’appliquer l’arrêt Omont décision du conseil d’État du 7/07/78. Il s’agit d’une décision de justice qui permet à l’administration de prélever l’ensemble des journées comprises entre le premier jour de grève et le dernier jour de grève inclus. Il s’agit alors clairement d’une tentative de répression de la grève. Si par exemple vous faites grève un vendredi et le lundi suivant, l’administration peut vous retirer 4/30e de votre salaire, mais ce n'est pas systématiquement appliqué.

Le prélèvement des jours de grève doit être échelonné : tous les jours de grève ne peuvent pas vous être retirés d’un coup sur le même salaire, respectant la règle du montant maximum saisissable sur le revenu.

Les caisses de grève

La grève, si elle est l’arme des travailleuses et des travailleurs, a un impact financier d’autant plus important pour les personnels non-titulaires qui perçoivent des salaires très bas. La solidarité financière doit jouer pour permettre à toutes et tous de participer à une action collective. C’est le principe de la caisse de grève, qui permet aux collègues qui ont des revenus plus faibles de recevoir une aide afin de limiter les pertes. Les syndicats SUD éducation disposent de caisses de grève et des caisses peuvent également être mises en place à l’échelle d’une école ou d’un établissement, d’une ville, etc. Les règles de redistribution doivent être discutées et décidées collectivement.

⚠ En cas de problème, contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 07:12
Lettre adressée au ministre sur les injonctions faites aux personnels AED par les chef-fe‑s d’établissement

Monsieur le ministre,

SUD éducation a été alertée par ses adhérent-e-s d’injonctions faites aux personnels  de se rendre dans leur établissement scolaire d’exercice. 

SUD éducation a appris  ainsi que certain-e-s chef-fe-s d’établissements ont demandé à des AED d’être présent-e-s pour effectuer des tâches administratives ou de jardinage, à des personnels contractuels de prendre en charge les enfants des personnels prioritaires, ou à des AESH de prendre en charge les élèves en situation de handicap, ceci, sans que la question du volontariat ne se pose. 

Pourtant, le président Macron a indiqué le mercredi 31 mars que le télétravail devait être la règle pour éviter la propagation du virus. En l’absence de consigne nationale, les personnels sont soumis à l’arbitraire des chef-fe-s d’établissement, et les disparités sont grandes d’un établissement à l’autre. 

SUD éducation vous rappelle que :

 - les personnels doivent être volontaires et leurs tâches circonscrites à l’accueil des élèves des personnels prioritaires. Il n’intervient pas dans les missions des AED de faire du secrétariat, de faire du jardinage,  trier des bulletins ou mettre à jour des PAP. 

- le télétravail est encadré dans la Fonction Publique (Décret 2016-151 modifié par le Décret n° 2020-524) : il se fait à la demande de l’agent·e et l’administration doit fournir les équipements en respectant les normes d’équipement en vigueur. 

La Fédération SUD éducation vous demande de rappeler ces règles aux chef-fe- s d’établissement afin que cessent ces pratiques par lesquelles les personnels  les plus précaires sont inutilement exposés au virus, d’autant que  l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des personnels .  

Veuillez croire, monsieur le ministre de l’éducation nationale,  en notre attachement sincère au service public de l’éducation

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 07:04
  1. Vaccins

Les annonces concernant les créneaux réservés pour les personnels de plus de 55 ans sont très insuffisantes : seulement 13,26% des personnels concernés, catégories entières exclues de la mesure (PsyEN, CPE, AED...), créneaux difficiles à obtenir. Encore une fois, le ministre met en danger la santé des personnels en rouvrant les écoles le 26 avril dans ces conditions. SUD éducation revendique que dès à présent la vaccination soit rendue possible pour tous les personnels qui le souhaitent. Au-delà, SUD éducation revendique la levée des brevets sur les vaccins.

2. Tests

La règle de la fermeture des classes dès le premier cas devrait être maintenue. Sauf qu’en l’absence d’une politique de tests ambitieuse, elle sera de fait caduque. Les campagnes de tests organisées jusqu’à présent sont en nombre très insuffisant, et les tests naso-pharyngés sont peu acceptés par les élèves. SUD éducation revendique dès à présent la mise en place de campagnes massives de tests salivaires ou d’auto-tests gratuits et le respect d’un protocole de fermeture de classes permettant de briser les chaînes de contamination.

3. Protocole sanitaire

Les protocoles sanitaires successifs mis en œuvre par le ministère ont prouvé leur inefficacité, et ont dégradé les conditions de travail des personnels. Ceux-ci sont les mieux placés pour décider des mesures à mettre en œuvre : SUD éducation revendique que partout où les personnels le jugeront nécessaire, des dédoublements soient mis en place dès à présent, en particulier en collège, et dans la stricte limite des obligations de service des enseignant-e-s. Masques et gels doivent être fournis en nombre et gratuitement.

4. Plan d’urgence

Pour faire face à la crise de manière durable, il s’agit au-delà de ces revendications immédiates de recruter massivement pour permettre une baisse des effectifs sans diminution des heures de cours en présentiel. C’est le sens du plan d’urgence pour l’éducation que revendique SUD éducation depuis le printemps 2020 et pour lequel une mobilisation d’ampleur est plus que jamais nécessaire.

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 07:04
1er mai – Journée internationale des travailleuses et des travailleurs

Le premier mai, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs sera une journée de mobilisation essentielle dans le contexte actuel. SUD éducation appelle plus que jamais à participer massivement aux manifestations. 

https://solidaires.org/Journee-internationale-de-lutte-des-travailleuses-et-des-travailleurs

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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 06:12

Communiqué unitaire  CFDT, FSU, SNALC, SUD Education, UNSA Education

La reprise scolaire se fait dans un contexte sanitaire toujours préoccupant. Jeudi soir, le gouvernement a annoncé les modalités de cette reprise : retour en classe dès le 26 avril pour le premier degré, école à distance jusqu'au 3 mai pour le second degré.

Les demandes portées conjointement par nos organisations ont amené le ministre à annoncer des mesures plus fortes que celles appliquées précédemment pour cette reprise : maintien des fermetures de classes à partir d’un cas de covid, arrêt de la répartition des élèves dans les autres classes des écoles en cas de non remplacement, montée en charge de la politique de tests ou encore extension des demi jauges à tous les lycées et à certains collèges. Ce sont des mesures indispensables non seulement pour assurer le fonctionnement des écoles et établissements scolaires, mais aussi pour l'ensemble de la société afin que les écoles ne soient pas des vecteurs d’une nouvelle accélération de l'épidémie.

Il est maintenant nécessaire d’aller plus loin pour maintenir sur le long terme l’ouverture des écoles en assurant la sécurité des personnels et des élèves. La question de la vaccination des personnels n'a pas véritablement avancé, et aucune politique n'est aujourd'hui définie pour vacciner tous les personnels qui en font la demande. Les personnels sont légitimement inquiets à l’idée de reprendre sans pouvoir se faire vacciner, ils doivent faire l’objet d’une priorisation de la part du gouvernement. La stratégie de mise en œuvre de la politique de tests reste floue, sans que l'on sache si les objectifs ambitieux affichés se traduiront réellement sur le terrain. La volonté d'organiser les auto tests à l'intérieur des lycées pour les élèves pose toute une série de problèmes. Les "demi jauges" doivent être plus nombreuses, y compris hors des départements en tension, et avoir pour objectif de limiter les effectifs globaux et de classes ou groupes d’élèves trop chargés. La généralisation des demi-groupes doit être acceptée partout où elle est jugée nécessaire par les équipes. Elles nécessitent des recrutements immédiats. La suspension des classes en cas d’absence doit être précisée ; à ce jour personne ne sait qui assurerait les enseignements à distance. Cela ne peut, en tout état de cause, se solder par une remise en cause des obligations réglementaires de service.

L'école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Concernant les besoins de rénovation du bâti et d'équipement (en capteurs de CO 2, en purificateurs d'air, etc), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales. Les besoins en moyens humains, eux, n'ont fait l'objet que de quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement. L’annonce de 5000 recrutements doit encore se traduire dans les faits. En outre, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants, alors que les besoins créés par plus d'une année d'école en mode dégradé sont énormes. Nous demandons dans l'immédiat les moyens d’assurer les remplacements, et des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles et les établissements pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, répondre aux inégalités qui se creusent, et pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Les examens, en collège comme dans les trois voies du lycée, ne pourront pas se tenir comme prévu puisque l'année n'a pas été normale, nous demandons que des décisions rapides soient prises pour clarifier l'organisation et les attentes de l'ensemble des examens.

L'école restera à distance pour le second degré sur la semaine du 26 avril. Là aussi, la semaine avant les congés a montré que peu de choses ont été anticipées, laissant les collègues improviser des solutions avec des élèves inquiets et absolument pas préparés à cet enseignement à distance annoncé brutalement.

Ce sont les personnels qui permettent au service public d'éducation de tenir. Les organisations CFDT (SGEN et FEP), FSU, SNALC, Sud Education, UNSA Education les soutiennent, partout, en continuant d’intervenir pour que leur sécurité soit assurée, que leur santé soit préservée et que leurs conditions de travail soient améliorées dans l'immédiat et sur le plus long terme. Nos organisations décident de se revoir sous 15 jours pour faire un bilan de la reprise et envisager des suites.

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