10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 09:33

À la suite des changements de programmes pour l’école primaire et le collège et dans le cadre d’une pseudo réforme de « l’évaluation » pour les élèves, le ministère a décidé d’imposer, en remplacement du Livret Personnel de Compétences, un Livret Scolaire Universel Numérique (LSUN) pour les cycles 2, 3 et 4. Sa mise en œuvre doit se faire dès l’année scolaire 2016/2017.

Simplification des outils d’évaluation ?

Ce LSUN est censé répondre, d’après le ministère, à la nécessité de simplifier les outils de suivi des élèves en les uniformisant sur l’ensemble du territoire pour les rendre plus lisibles et accessibles aux familles, qui pourraient ainsi enfin comprendre ce que font leurs enfants à l’école et ce sur quoi ils sont évalués.

Il regroupe deux éléments distincts qui sont néanmoins indissociables : le Livret Personnel de Compétences (les bulletins de fin de cycle) et les bulletins scolaires périodiques (trimestriels ou bi trimestriels). Le LPC regroupe un peu plus d’une quarantaine d’items regroupés en 7 ou 8 domaines. Les bulletins scolaires périodiques regroupent les différentes compétences et « sous-compétences » travaillées correspondant aux différents domaines répertoriés dans les programmes officiels. Compte tenu de la complexité du LSUN et du nombre d’items à évaluer qu’il contient, pour la lisibilité et la simplification pour les familles, on repassera.

 

Pédagogie ou injonctions institutionnelles normatives ?

Nous considérons que l’évaluation des élèves ne peut pas relever d’injonctions institutionnelles normatives. Les évaluations et leurs rendus doivent être des outils construits par les enseignant-e-s dans le cadre de leurs pratiques pédagogiques pour faire progresser les élèves à leurs rythmes en s’appuyant sur les acquis et les recherches des pédagogies alternatives et coopératives.

Contre le formatage pédagogique et pour des alternatives aux évaluations normatives imposées par l’institution SUD éducation revendique :

  • une évaluation formative plutôt que sommative
  • une évaluation dans un cadre pédagogique ne donnant pas lieu à un quelconque fichage de l’élève
  • la réduction du temps d’enseignement pour permettre une réflexion collective sur l’évaluation
  • Contre le fichage des élèves et la constitution d’un casier scolaire,
  • Contre la soumission des pratiques pédagogiques à un formatage institutionnel,
  • Contre une nouvelle augmentation de la charge de travail des enseignant-e-s,

La fédération SUD éducation revendique l’abrogation du Livret Scolaire Universel Numérique.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 18:20

21 collègues quittent le département tandis que 15 l'intègrent. 

La plupart des départs se font vers les départements limitrophes (le Calvados, la Manche et l'Ille et Vilaine).

Le taux de satisfaction s'élève à 13%.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 15:17

Jeudi 27 et vendredi 28 avril 2017 de 9h à 16h à ALENCON

Ateliers d'échanges et de pratiques sur les pédagogies

Adressez votre demande avant le 27 mars 2017

Toutes les informations dans la pièce jointe ci-dessous

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:37

En finir avec le vote électronique !

Le Ministère de l’éducation nationale veut reconduire le vote électronique lors des prochaines élections professionnelles. La fédération SUD éducation est plus que jamais opposée au vote électronique et réitère son exigence d’un retour au vote à l’urne.

Deux expériences calamiteuses

Les deux derniers scrutins ont été caractérisés par de nombreux et graves problèmes posés par le vote électronique.

Ce fut un fiasco en matière de participation. Avant le vote électronique, le taux de participation aux élections professionnelles dans l’Éducation nationale était toujours supérieur à 60%. En 2011, année où le « e-vote » a été instauré, la participation était tombée à 38,54%. En 2014, il était de 41,73%.

L’organisation des opérations a été calamiteuse pour les personnels administratifs qui en ont eu la charge comme pour les organisations syndicales. Lors du dernier scrutin, les électeurs et électrices ont été saturé-e-s par le nombre de messages électroniques reçus simultanément sans possibilité de se désinscrire des listes. La procédure de vote et celle qui a été imposée aux organisations syndicales pour le dépôt des listes et des candidatures étaient d’une grande et inutile complexité.

Le dernier scrutin a surtout été entaché de nombreuses irrégularités.Les procédures et les informations manquantes ou contradictoires ont empêché des personnels de voter. Il y a eu rupture d’égalité dans la communication officielle des organisations syndicales. La fraude était facile, comme nous l’avons fait constater par huissier. Il était impossible pour le ministère, qui ne dispose pas de base de données des numéros de portable ou des adresses électroniques personnelles des électeurs/trices, de vérifier que l’adresse ou le téléphone utilisé dans la procédure de récupération de l’identifiant de vote étaient bien celui de l’électeur-trice concerné-e. Il était ainsi possible de voter à la place d’électeurs et électrices, à leur insu.

Des dangers fondamentaux, des objections de principes

Comme nous l’annoncions il y a 5 ans, le vote électronique dans l’Education nationale préfigurait son extension à toutes les élections professionnelles. En 2018, c’est quasiment l’ensemble de la fonction publique qui votera par voie électronique. A ce rythme, il ne faudra sans doute pas longtemps avant qu’elle soit également appliquée aux élections politiques. Pourtant, aucun système de vote électronique n’est suffisamment sécurisé, aucun ne garantit la sincérité du scrutin.

Le vote électronique est une juteuse source de profits pour les entreprises privées qui “l’organisent” (4,5 millions d’euros versés par le ministère de l’éducation nationale à ATOS Origin en 2011). Mais c’est au détriment du caractère pleinement démocratique de l’élection.

Le vote traditionnel possède deux caractéristiques simples mais essentielles qui peuvent garantir son caractère transparent et l’honnêteté de ses résultats :

- L’urne est un réceptacle passif : elle ne fait pas de traitement, ce qui entre dans l’urne est ce qui en sort ;

- Toutes les manipulations sont effectuées publiquement.

Le vote électronique ne dispose pas de ces caractéristiques essentielles :

- L’urne est un réceptacle passif : elle ne fait pas de traitement, ce qui entre dans l’urne est ce qui en sort ;

- Toutes les manipulations sont effectuées publiquement.

Le vote électronique ne dispose pas de ces caractéristiques essentielles :

- Comme pour toute application internet, la sécurité des données ne peut être totalement garantie, l’histoire déjà longue des piratages massifs de sites hautement sécurisés nous le démontre. Ces problèmes essentiels sont communs à toutes les procédures de vote sur des ordinateurs. Mais les possibilités de fraudes et d’usurpation d’identité sont encore accentuées par le choix du ministère de l’Education nationale d’un vote par internet.

Le choix du vote électronique pose donc des problèmes de principe sur le contrôle des opérations, sur le secret du vote, sur la sincérité du scrutin. Il dessert la participation des personnels et la représentativité des organisations syndicales.

La fédération SUD éducation exige l’arrêt des votes électroniques et le retour à des opérations de vote démocratiques et contrôlables, avec des bulletins papiers et des urnes physiques.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:28

La circulaire de la rentrée 2016 introduit une nouveauté concernant la liaison CM2/6ème : la participation des professeur-e-s des écoles aux conseils de classe des sixièmes et réciproquement la participation des professeur-e-s du second degré aux conseils de cycle des écoles : “dans les écoles élémentaires, à partir de la rentrée scolaire 2016, le conseil du cycle 3 accueillera des professeurs exerçant en classe de sixième dans le collège du secteur de recrutement ; réciproquement, des professeurs de ces écoles pourront participer aux conseils des classes de sixième du collège de leur secteur.

Bien que la présence à ces réunions se fasse sur la base du volontariat, nous voyons bien, à raison de trois trimestres et plusieurs sixièmes dans chaque collège et plusieurs écoles pour chaque collège, quelle charge considérable de travail et de temps cela représente.

Actuellement seul le refus de participer à ces réunions peut empêcher qu'elles ne deviennent de fait des obligations institutionnelles sans prise en compte des heures effectuées dans le temps de travail des enseignant-e-s ou sans décharge de service.

  • La fédération SUD éducation appelle les professeur-e-s des écoles à refuser toute participation aux conseils de classe du collège.

  • La fédération SUD éducation appelle les collègues professeur-e-s des collèges à refuser toute participation aux conseils de cycles des écoles élémentaires.

Pour un véritable travail en équipe et une école égalitaire et émancipatrice, SUD éducation revendique :

  • Du temps de concertation pour les équipes :

  • Pour les professeur-e-s des écoles, 6 heures de concertation et de travail en équipe.

  • Pour les professeur-e-s du secondaire, 3 heures soustraites des obligations de service pour être consacrées à la concertation.

La réduction du temps de travail :

  • Pour les professeur-e-s des écoles, baisse du temps d'enseignement à 18 heures de classe par semaine.

  • Pour les professeur-e-s du secondaire, baisse du temps d'enseignement à 14 heures de classe par semaine.

  • L'autonomie des équipes, vers l'autogestion des écoles et des établissements du second degré.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:24

Le 8 mars toutes et tous en grève !

Dans une semaine, le 8 mars, se déroulera la journée internationale de luttes pour les droits des femmes. Une occasion de rappeler que ce sont les luttes qui ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. Les lois sont là, elles sont même nombreuses et touchent à tant de domaines : les salaires, le champ professionnel (de l’embauche à la promotion en passant par les conditions de travail), le droit à disposer de nos corps, contre les violences... Malgré cela, en 2017, les inégalités persistent : aussi bien en termes de salaires, d’emploi, de sexisme...

Ce jour-là, plusieurs organisations syndicales dont Solidaires, la FSU et la CGT, mais aussi des organisations féministes et altermondialistes appellent à en faire une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes. Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, elles appellent à des arrêts de travail et des rassemblements à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail. Cet horaire correspond, pour une journée théorique de 8h (de 9h à 17h, avec une heure de pause déjeuner), à l’heure à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées quotidiennement, au vu des différences de salaires entre femmes et hommes.

Egalité entre femme -homme : et à l’éducation nationale ?

Dans l’éducation, les syndicats SUD éducation et la CGT éduc’ation appellent à la grève et à l’action.

En effet, à l’éducation nationale, les raisons de faire grève et de se mobiliser ne manquent pas. La domination patriarcale y est à l’œuvre comme dans l’ensemble de la société. Les hommes sont surreprésentés dans les filières et postes considérés comme « prestigieux ». Chez les agent-e-s administratives, les femmes composent l’essentiel des personnels précaires et de catégorie C. Les inégalités salariales entre enseignant-e-s sont de l’ordre de 13 % soit 4000EUR par an entre hommes et femmes. Cet écart considérable est dû aux grandes disparités d’avancement entre femmes et hommes (écart de note pédagogique, promotion différenciée) et à la non prise en compte dans l’avancement des congés maternité.

Les jurys de concours, corps d’inspection, largement masculins, perpétuent les mécanismes de cooptation masculine.

Chez les agent-e-s territoriaux/ales, aux hommes les postes de techniciens, de chefs cuisine, aux femmes les tâches « polyvalentes » (ménage, service repas). Les agents chefs nommés par la direction sont souvent des hommes. La double hiérarchie multiplie les pressions et rend plus difficile la lutte contre le harcèlement sexuel.

Education à l’égalité en friche

Du côté des élèves, les orientations dans les filières au lycée sont très genrées : une majorité de filles dans les filières littéraires et de gestion et une majorité de garçons vers les filières scientifiques et techniques.

La lutte pour l’égalité fille-garçon est encore en friche. Face aux pressions des réactionnaires, le gouvernement a reculé et a abandonné les ABCD de l’égalité.

Le ministère n’assure même plus le minimum de prévention : les heures d’éducation à la sexualité ne sont pas effectuées. Les campagnes de prévention des LGBTIphobies sont diffusées en catimini par le ministère et trop tardivement dans l’année scolaire.

Dans le cadre de la journée du 8 mars, nous appelons les femmes à se regrouper dans des AGs de femmes, à se mobiliser et à se rassembler pour faire entendre leurs voix et construire leurs revendications.

CUI-CAE : halte au travail gratuit !

Comme nous l’avons souligné plus haut, une majorité de femmes sont précaires. La précarité est en constante augmentation. Plus les années passent et plus le volume de personnels précaires est en hausse dans l’éducation nationale. Pour les personnels les plus précaires qui relèvent de contrats type CUI-CAE, pendant trop longtemps, leur temps de travail était annualisé par les établissement recruteurs. Or depuis le début nous disons que c’est illégal. La justice nous a donné raison avec encore 3 victoires aux prud’hommes ! Le ministère a reconnu son erreur en validant que les CUI-CAE ne peuvent pas travailler au-delà du temps de travail spécifié sur leur contrat sous prétexte de compenser les semaines de congés scolaires. De trop nombreuses académies et de trop nombreux départements continuent d’annualiser le temps de travail des personnels CUI-CAE. Il est temps que cela s’arrête et que l’éducation nationale applique le droit pour que cesse le travail gratuit des personnels en contrat CUI-CAE.

C’est pourquoi SUD éducation appelle tous les personnels concernés à se réunir pour discuter d’une action commune afin de mettre fin au travail gratuit et pour demander le paiement des heures complémentaires effectuées.

Qui veut la peau des RASED ?

Dans la suite des votes des textes concernant le CAPPEI, nous souhaitons revenir sur le devenir de l’enseignement spécialisé et redire que nous considérons qu’avec l’introduction du CAPPEI en remplacement du CAPA-SH, signe la fin de l’enseignement adapté et spécialisé et à terme la disparition des RASED. Nous avons aussi découvert une étude assassine de l’IREDU (institut de recherche sur l’éducation ) qui tombe à point nommé, et qui met en avant un impact prétendument négatif qu’auraient les RASED sur les apprentissages des élèves. En ne se basant que sur des études statistiques réalisées en 1997 par la DEPP (Direction de l’évaluation et de la prospective), sans enquête de terrain dans les écoles, l’institut soutient la politique de destruction des RASED poursuivie depuis 2008 avec 5000 postes supprimés n’ayant jamais été recréés. Si on consultait, pour une fois, les professionnel-le-s qui sont sur le terrain, dans les écoles et en particulier dans les réseaux REP et REP+, on s’apercevrait de l’efficacité des RASED, quand ils ont les moyens d’assurer leur mission, ce que démontrent d’ailleurs d’autres études.

Nous continuons de réclamer la recréation des 5000 postes de RASED supprimés depuis 2008, afin de permettre de prendre réellement en compte les difficultés des élèves et de permettre leur réussite scolaire.

Le 19 mars, en marche pour la justice et la dignité

Enfin nous voulons terminer par une alerte sur le climat particulièrement tendu dans les lycées suite aux violences policières et au viol dont a été victime Théo Luhaka à Aulnay sous bois. Des mouvements de solidarité chez les lycéen-ne-s ont vu le jour, certains lycées ont été bloqués.

Ce fut une fois de plus l’occasion d’assister à un déferlement de violence de la part de la force publique qui face à la jeunesse et aux mouvements sociaux n’a pour seule expression que la répression et la violence. Nous apportons notre solidarité à tous les acteurs/trices du mouvement social qui s’expriment contre les violences policières. Nous exigeons que les personnes interpellées pendant les mouvements ne soient pas poursuivies, ni que les lycéen-ne-s ne soient traduit-e-s devant les conseils de discipline des établissements comme cela a été le cas pendant le mouvement contre la Loi Travail.

Le 19 mars prochain, nous marcherons pour la dignité et pour dénoncer les violences policières et les crimes qui ont eu lieu depuis les morts de Zyad et Bouna en 2005 et plus récemment celui d’Adama Traore jusqu’à l’agression et le viol de Théo aujourd’hui et exiger justice.

Nous serons dans la rue le 19 mars pour dénoncer les politiques sécuritaires qui permettent ces crimes, exacerbées par les stigmatisations racistes permanentes, alimentées et portées au plus haut niveau de l’état à l’encontre des roms, des étranger-e-s, des réfugié-e-s, des habitant-e-s et de la jeunesse des banlieues et des quartiers populaires.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 13:43

Le ministère est en train de mettre en place un nouveau diplôme, le CAPPEI, en remplacement des CAPASH et 2CA-SH. Ce diplôme commun aux enseignant-e-s des premier et second degrés, fait disparaître les options (A, B, C, D, E, F et G). La « spécialisation » porte désormais sur le type de poste occupé, avec une formation qui n’offre que 52 heures « d’adaptation au type de poste »(1).

Pour les personnels des RASED, ce nouveau décret annonce la fin des deux missions distinctes jusqu’ici assurées par les maître-sse-s E et maître-sse-s G. Les enseignant-e-s suivront désormais la même formation quelle que soit leur mission au sein du RASED (aide à dominante pédagogique ou aide à dominante relationnelle). Ceci signifie que ces personnels seront interchangeables au sein des pôles ressources.

Cette nouvelle formation et l’ensemble des mesures adoptées dans l’enseignement spécialisé depuis 2013 et la loi de Refondation de l’école nient la spécificité de l’adaptation scolaire qui s’adresse à des élèves qui ne relèvent ni du champ médical ni du handicap. Or, la difficulté scolaire est, pour beaucoup, la conséquence de conditions sociales et concerne en premier lieu les enfants de milieux populaires.

Les élèves en grande difficulté scolaire, au lieu d’avoir des enseignements adaptés à leur situation, sont ainsi renvoyé-e-s à des traitements médicaux ou paramédicaux, ou conduit-e-s vers des structures externes au service public d’éducation. Cette disparition de l’adaptation implique logiquement la liquidation des RASED, des SEGPA, des EREA…

À point nommé, sort au même moment une étude assassine de l’IREDU (institut de recherche sur l’éducation ) sur l’impact prétendument négatif qu’auraient les RASED sur les apprentissages des élèves. En ne se basant que sur des études statistiques réalisées en 1997 par la DEPP (Direction de l’évaluation et de la prospective), sans enquête de terrain dans les écoles, l’institut soutient la politique de destruction des RASED poursuivie depuis 2008 avec 5000 postes supprimés n’ayant jamais été recréés. D’autres études de terrain montrent pourtant l’efficacité des RASED (2) ... lorsqu’ils ont les moyens d’assurer leurs missions.

SUD éducation réaffirme le rôle positif des RASED et la nécessité de l’enseignement adapté. Nous revendiquons la baisse des effectifs des classes spécialisées et des classes ordinaires, du temps dégagé pour le travail en équipe, la restitution des 5000 postes de RASED supprimés, le développement de RASED complets et de proximité.

Pour SUD éducation, une école réellement inclusive ne peut être mise en œuvre sans modifications importantes des politiques actuelles, sans repenser la formation, sans concevoir un réel budget à la hauteur des ambitions, sans repenser le cadre global de la société.

(1) Cf notre analyse sur notre site : http://www.sudeducation.org/Le-Cert...

(2) Revue Recherche didactique n°26 – janvier 2017

Ecouter l’enfant, aider l’élève, Jean-Jacques Guillarmé, 2010

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:45

Pour la neutralité du service public et le logiciel libre

 

Le logiciel de vie scolaire Pronote, développé par l’entreprise Index Education, est massivement utilisé au sein des établissements du second degré. En janvier 2017, une publicité directe pour un musée national est apparue sur la page de connexion, même lorsque l’utilisateur-rice dispose d’un bloqueur de publicité. Le logiciel déguise déjà depuis longtemps une publicité pour un éditeur de manuels scolaires, sous la forme de QCM prêts à l’emploi.

Ces pratiques transgressent le principe de neutralité de l’école et des services qu’elle propose (art L511-2 du Code de l’éducation). Elles contreviennent aussi aux diverses circulaires qui interdisent la publicité à l’école et qui sont synthétisées dans celle du 28 mars 2001. Les concessions qui peuvent y être faites (« L’insertion dans une publication administrative d’encarts publicitaires est toutefois possible si elle peut être "regardée comme répondant à un intérêt public ou comme le complément ou le prolongement de l’activité de service public, qui est ici aussi l’information des fonctionnaires et des administrés" ») ne s’appliquent pas ici.

Ces pratiques ne seraient pas possible si l’État et les collectivités territoriales développaient leurs propres outils, fondés sur des logiciels libres, au service de l’intérêt général. Au lieu de cet investissement, le service public externalise à un partenaire privé, bientôt en situation de quasi-monopole, un service basé sur des logiciels propriétaires, aux licences exorbitantes, et pour lesquels les équipes éducatives, les directions, n’ont aucun droit de regard. Comment s’étonner que de tels « partenaires » imposent de la publicité au mépris des principes de neutralité et de pluralisme ?

SUD éducation demande la suppression de toute publicité, directe ou déguisée, sur Pronote et les services associés. Nous demandons qu’un rappel à la loi soit fait à Index Éducation. Nous demandons un investissement public pour le développement de logiciels libres, au service de l’intérêt général et respectueux du principe de neutralité et de pluralisme.

Alors que le Livret scolaire unique numérique se met en place avec tous les dangers que cela implique*, nous appelons enfin à une réflexion collective dans chaque école et chaque établissement sur l’utilisation des ressources informatiques, présentée comme une évidence ou un progrès, sans aucun recul critique, notamment sur les risques de fichage ou le droit à l’oubli.

 

* Voir à ce sujet notre communiqué : www.sudeducation.org/Contre-le-livret-scolaire.html 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:43

Modulation/annualisation du temps de travail des CUI-CAE, le grand capharnaüm de l’Éducation nationale

Depuis la mise en place de l’annualisation des contrats CUI-CAE, SUD éducation dénonce cette pratique comme étant illégale. La justice nous donne raison, encore 3 victoires aux prud’hommes ! Le ministère reconnaît aujourd’hui son erreur. Alors pourquoi l’annualisation persiste-t-elle dans certaines académies ? SUD éducation demande une nouvelle audience au ministère et agit localement pour mettre fin à cette pratique abusive.

Depuis la mise en place de l’annualisation des contrats CUI-CAE, SUD éducation dénonce cette pratique comme étant illégale.

Pour ces contrats de droit privé, le code du travail s’applique. Les semaines basses ne peuvent pas être de 0h. Les semaines de vacances sont des semaines de fermeture de l’établissement. C’est donc l’article L.3141-29 qui s’applique. Il stipule que : « lorsque qu’un établissement ferme pendant un nombre de jours dépassant la durée des congés légaux annuels, l’employeur verse aux salariés, pour chacun des jours ouvrables de fermeture excédant cette durée, une indemnité qui ne peut être inférieure à l’indemnité journalière de congés ».

Cet article du code du travail, qui est toujours en vigueur, prévoit donc une indemnité au moins égale au salaire pendant les périodes de fermeture des établissements qui dépassent la durée des congés payés légaux.

La justice nous donne raison, encore 3 victoires aux prud’hommes dans le 91 !

Le conseil des prud’hommes d’Évry, dans un jugement du 7 novembre 2016, a reconnu l’annualisation de CUI-CAE faite par le rectorat de Versailles (26h effectuées sur 36 semaines pour une rémunération sur la base de 20h) comme abusive et a condamné ce dernier à payer le rappel de toutes les heures complémentaires sur toute la durée du contrat.

Au passage l’État perd encore 28 500EUR pour ces 3 jugements, le cadre du contrat CUI-CAE n’étant par ailleurs pas respecté non plus pour l’obligation de formation et l’accompagnement du retour à l’emploi !

Le ministère reconnaît aujourd’hui son erreur

Contrairement aux propos qui nous avaient été tenus en audience en 2014, le ministère a reconnu récemment que la modulation permet des semaines « hautes » et des semaines « basses », mais qu’elle implique un temps de travail moyen de 20 heures sur l’ensemble des 36 semaines travaillées de l’année scolaire – ce qui n’est pas le cas avec l’annualisation, qui débouche sur des semaines de 24 heures hebdomadaires, voire de 26 heures, durant les 36 semaines travaillées de l’année scolaire.

Enfin ! Le ministère reconnaît donc que les CUI-CAE ne peuvent pas travailler au-delà du temps de travail spécifié sur leur contrat sous prétexte de compenser les semaines de congés scolaires.

Il s’engage à « sensibiliser » le réseau des gestionnaires de CUI-CAE. Il avait donné des instructions dans ce sens dès la rentrée 2016 aux inspecteurs d’académie.

Alors pourquoi l’annualisation persiste-t-elle dans certaines académies ?

SUD éducation appelle tous les personnels concernés à se réunir pour discuter d’une action commune afin de mettre fin au travail gratuit et pour demander le paiement des heures complémentaires effectuées.

Si vous êtes sous contrat CUI-CAE et que votre temps de travail est annualisé (22h, 24h ou pire encore 26h effectuées payées 20h), contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

SUD éducation demande une nouvelle audience au ministère et agit localement pour mettre fin à cette pratique abusive.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:14

Le nouveau système d’évaluation entrera réellement en en vigueur à la rentrée 2017. Mais des dispositions transitoires de janvier à juin 2017 ont été transmises aux inspecteurs et aux inspectrices ; certain-e-s enseignant-e-s vont devoir être inspecté-e-s alors qu’ils ou elles ne devaient pas nécessairement l’être.

Classe normale

A moins d’avoir récemment subi une inspection, doivent être inspecté-e-s d’ici juin 2017 uniquement (sauf décisions particulières de type inspection-sanction) les enseignant-e-s :

- au 6e échelon ayant au 1er septembre 2016 une ancienneté inférieure ou égale à un an dans cet échelon ;

- au 8e échelon ayant au 1er septembre 2016 une ancienneté comprise entre six et dix-huit mois dans cet échelon.

Rappelons que 30% des enseignant-e-s seulement pourront bénéficier l’année suivante de l’accélération de carrière d’un an prévue par le nouveau décret.

Les notes qui seront encore attribuées durant cette période transitoire seront transformées en avis définitif du DASEN pour le 1er degré ou du Recteur ou de la Rectrice pour le 2nd degré, selon des modalités qui restent floues tout comme les critères de choix des collègues qui bénéficieront de l’accélération de carrière prévue.

Pour les autres collègues les promotions d’échelons dans la classe normale suivent cette année leur cours normal.

Hors-classe

Pour l’accès à la hors-classe au 1er septembre 2017, il n’y a pas de modifications. Les promotions se feront sur l’ancien calcul de barème.

Pour les années suivantes, les promotions se feront à partir d’un nouveau barème prenant en compte « l’appréciation de la valeur professionnelle » et l’ancienneté. Celle-ci sera calculée à compter de deux ans dans le 9e échelon selon une pondération qui reste à déterminer.

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Nous ne sommes pas des ressources humaines !

SUD éducation a toujours rejeté le système basé sur l’inspection-notation, mais nous sommes tout aussi défavorables au système d’inspection-entretien qui vient est en train de le remplacer. Nous continuons à combatte l’inspection et à accompagner les personnels qui refusent de se faire inspecter.

Le ministère emprunte au modèle de l’entreprise privée une nouvelle culture de « gestion des ressources humaines ». Dans cette nouvelle approche hiérarchique, IEN, IPR et chefs d’établissement deviennent des sortes de managers de carrière, de gestionnaires en formation continue alors, que celle-ci n’en finit pas de disparaître et que les injonctions se multiplient.

Nous refusons que certain-e-s d’entre nous avancent plus lentement que les autres dans leur carrière et nous sommes opposé-e-s à toute forme de salaire au mérite. La seule solution reste, pour nous, la déconnexion complète entre l’évaluation et l’évolution des carrières et des rémunérations. Nous revendiquons la réduction du temps de service des personnels en présence des élèves et un un droit réel à la formation continue choisie sur temps de service pour favoriser la concertation des équipes et les échanges pédagogiques entre collègues.

Lire notre dossier sur le projet d’évaluation et signer la pétition « Nous ne sommes pas des ressources humaines ! » sur notre site.

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