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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 17:06

CONTRE LA DÉGRADATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL

Personnels et élèves subissent les conséquences désastreuses de la réforme : conditions de travail et d’études dégradées, savoir-faire professionnels et savoirs généraux au rabais, perte de sens du métier, déprofessionnalisation des formations… La crise sanitaire y ajoute de l’épuisement et de la détresse. Les personnels sont ignorés comme l’illustre«le débrouillez-vous» du ministère pour les PFMP, laissant les PLP seul·es face aux difficultés.

CONTRE LA BAISSE DE NOTRE POUVOIR D’ACHAT

Les «augmentations historiques» proposées sont largement insuffisantes et sont conditionnées à une redéfinition de nos missions et de notre temps de travail.  Plus de 70% des personnels restent totalement à l’écart des «revalorisations» ! C’est inacceptable !

CONTRE LE DÉVELOPPEMENT DE L’APPRENTISSAGE DANS LES LYCEES

La volonté d’imposer le mixage des publics dans nos établissements fragilise nos statuts, dégrade les conditions d’exercice de nos métiers et crée de nouvelles difficultés d’organisation pédagogique. L’objectif de ce développement idéologique et concurrentiel de l’apprentissage est de démanteler la voie professionnelle sous statut scolaire.

Adaptation des PMFP, développement de l’apprentissage, …, il y a une volonté permanente d’attaquer le statut et d’annualiser les PLP !

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, CNT, SNALC, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SUD-Éducation appellent les personnels à se mobiliser :

POUR Un plan d’urgence DANS la voie professionnelle

  •  DES CRÉATIONS MASSIVES DE POSTES
  • UN PLAN DE RECRUTEMENT ET DE  TITULARISATION
  • L’ABROGATION DE LA RÉFORME
  • LA RESTITUTION DES HEURES DISCIPLINAIRES
  • L’AUGMENTATION DES SALAIRES
  • UNE CARTE NATIONALE ET AMBITIEUSE DE L’ÉDUCATION PRIORITAIRE
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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 17:06
Ce tract a été publié le 07/01/2021

 

À la suite de la journée de grève inédite des assistant-e-s d'éducation (AED, AP & APS) du 1er décembre dernier, d'autres actions locales ont eu lieu tout au long du mois de décembre : journée de grève, rassemblement, conférence de presse, participation aux manifestations du 5 décembre, happening, etc. Cette mobilisation a trouvé un fort écho dans la presse régionale.

Localement des solidarités avec les autres catégories de personnels ont pu se mettre en place : caisses de grève, vote de motions pour l'obtention de la prime REP, affichage et grève en soutien aux revendications des AED.

Des collectifs d'assistant-e-s d'éducation se sont créés un peu partout sur le territoire, rompant ainsi l'isolement auquel sont soumises les équipes. Des assemblées générales se sont réuni-e-s tout au long du mois de décembre ainsi qu'une coordination nationale afin de décider de la suite à donner au mouvement. Une semaine de grève est appelée en amont de la journée intercatégorielle de grève pour les salaires du mardi 26 janvier 2021 qui constituera le point d'orgue de cet acte 2.

SUD éducation soutient l'auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d'éducation à se réunir et à se saisir de cet appel.

SUD éducation dépose préavis de grève spécifique aux AED pour la période.

SUD éducation ouvre une caisse de grève en ligne pour soutenir financièrement les AED et AESH en grève.

 

SUD éducation revendique :

- la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·trice scolaire ;

- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;

- l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;

- du matériel de protection fourni par l'employeur et le versement de la prime Covid.

 
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8 janvier 2021 5 08 /01 /janvier /2021 17:04

Du 22 mars au 4 avril 2021, les salarié·e·s des particuliers employeurs, des entreprises et des associations comptant moins de 11 salarié·e·s pourront voter par correspondance ou par voie électronique pour des listes régionales de représentant·e·s présenté·e·s par les organisations syndicales, dont Solidaires.

Ces élections, qui concernent près de 5 millions de salarié·e·s, sont importantes pour notre Union syndicale, puisqu’elles permettent de mesurer la représentativité interprofessionnelle, influençant ainsi le nombre de conseillers prud’homaux que chaque organisation peut désigner.

Si pour beaucoup d’entre nous, nous ne sommes pas directement concerné·e·s, en dehors de notre travail, nous en connaissons plein, dans notre famille, parmi nos ami·e·s, là où nous faisons nos courses… alors nous pouvons faire campagne ! Et dès maintenant, les inciter à vérifier leur inscription sur la liste électorale.

Depuis fin décembre, les électeurs et électrices ont reçu un courrier du ministère du travail les informant qu’à partir du 6 janvier 2021, ils/elles pourront vérifier leur inscription consulter les propagandes des organisations syndicales sur le site Internet dédié au scrutin « election-tpe.travail.gouv.fr ».

 

Ceux qui n’ont pas reçu ce courrier peuvent vérifier leur inscription sur le site et faire un recours par voie électronique ou postale jusqu’au 27 janvier 2021 inclus.

 

Tous les détails sur les modalités de vote, comme notre matériel de campagne, sont disponibles sur le site dédié de Solidaires : https://onadesdroits.solidaires.org/

 

Précision :

Pour pouvoir voter, il faut avoir été salarié·e (même quelques heures seulement) par une entreprise ou une association de moins de 11 salarié·e·s, ou d’un particulier employeur (y compris les assistantes maternelles) :

  • au cours du mois de décembre 2019

  • être âgé·e d’au moins 16 ans

  • être inscrit·e sur la liste électorale du scrutin.

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:49
Brochure spéciale salaires – Battons-nous pour nos salaires : en grève le 26 janvier !

Ce tract a été publié le 05/01/2021

Au mois de novembre, le ministre Blanquer a annoncé les grandes lignes de la revalorisation prévue pour les personnels de l’éducation dans le cadre du Grenelle. Comme on pouvait s’y attendre, celle-ci est très insuffisante. L’enveloppe globale est de 400 millions d’euros, et sera intégralement distribuée sous forme de primes et indemnités. C’est inacceptable : pour compenser la baisse du niveau de vie depuis 2010 et le gel du point d’indice, c’est d’une hausse des salaires dont nous avons besoin, pas de primes qui, rappelons-le, ne comptent pas dans les cotisations sociales. Par ailleurs, l’enveloppe globale est ridicule et ne concerne que les enseignant-e-s ! Et pour couronner le tout, le ministre envisage de troquer ces avancées insignifiantes contre des attaques contre nos droits : congés, formation, numérique…

Il est temps de renverser la vapeur : la question des salaires des personnels de l’éducation est une question de choix politique de redistribution des richesses. Pendant que les actionnaires reçoivent des dividendes toujours plus importantes et que l’évasion fiscale atteint des proportions astronomiques, les agent-e-s publics voient leur niveau de vie baisser constamment. Mobilisons-nous pour nos salaires, pour obtenir des augmentations conséquences pour toutes et tous !

Cette brochure de SUD éducation fait le point sur toute la question des revalorisations : les principales annonces du ministère, un tutoriel sur la fiche de paie, les inégalités hommes-femmes…

 


 

Un salaire qui baisse, des annonces insuffisantes

 

Le salaire des personnels de la Fonction publique (titulaires ou contractuel-le-s) est calculé à partir de la valeur attribuée au point d’indice. Depuis 25 ans, l’augmentation de la valeur du point d’indice a été inférieure à l’inflation 21 fois. Rapporté à la situation de 1995, le salaire d’un-e professeure des écoles ou d’un-e certifié-e au 5e échelon (indice 476) est plus bas de 551 euros bruts constants !

Dans le même temps, certain-e-s agent-e-s comme les AED et les AESH perçoivent un salaire si bas que lorsque le SMIC est revalorisé pour tenir compte de l’inflation, leur salaire calculé sur la base de la grille indiciaire se trouve alors en-dessous du SMIC. L’administration est alors obligée de verser une indemnité différentielle pour que les AED et AESH perçoivent le salaire minimum.

Une augmentation en trompe-l’œil de la rémunération

Le gouvernement refuse de prendre toute mesure collective d’augmentation des salaires, et donc d’augmenter la valeur du point d’indice. Il gèle en conséquence les salaires de plus de 5 millions d’agent-e-s des trois fonctions publiques. Le ministère de l’Éducation nationale recourt alors à des mesures qui individualisent les rémunérations et visent à mettre les personnels en concurrence tout en augmentant la charge de travail. Le ministère utilise comme principal levier les heures supplémentaires dans le second degré, augmentant considérablement leur volume attribué aux académies, et supprimant chaque année des postes. Au-delà des économies liées directement aux suppressions de poste, c’est aussi un moyen de rogner les salaires des enseignant-e-s : dès le milieu de carrière, la deuxième HSA est moins bien rémunérée qu’une heure de cours faisant partie des obligations réglementaires de service.

Cette mesure, présentée comme une augmentation de salaire, profite essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes.

Dans la même logique, la mise en place programmée des formations professionnelles durant les congés scolaires constitue une dégradation importante des conditions de travail en échange d’une indemnité dérisoire. Cela peut même conduire à une baisse de ressources si les personnels pour se rendre à ces formations doivent faire garder leurs enfants.

Le Grenelle : une arnaque

La montagne de milliards d’euros évoquée par Blanquer durant le mouvement sur les retraites accouche d’une souris de 400 millions d’euros, essentiellement consacrée à des primes.

Une ”prime d’attractivité” qui ne concerne qu’une minorité de personnels

Le ministre prévoit une “prime d’attractivité” versée entre l’échelon 2 et l’échelon 7 de la classe normale aux enseignant-e-s titulaires, CPE et PsyÉN. Son montant sera dégressif, de 99€ nets mensuels environ à l’échelon 2 à 35€ à l’échelon 7. Cette prime sera déclinée pour les enseignant-e-s contractuel-le-s avec un montant plus faible encore. Le ministre invente 7 nouveaux “paliers” pour attribuer le versement de cette prime, de 54 à 27€ nets mensuels. Les AED, AESH, personnels administratifs et enseignant-e-s stagiaires dont les salaires sont les plus bas se trouvent exclus du versement de la prime. Aucune revalorisation du salaire des personnels enseignants d’un échelon supérieur au septième n’est prévue. En tenant compte de l’inflation, les salaires des personnels ont pourtant baissé de 19,82 % depuis 1995 !

Une prime d’équipement dérisoire

Alors que les personnels (enseignant-e-s, CPE, AED, AESH) ont largement contribué à maintenir le lien avec les élèves durant le premier confinement en dehors de tout cadre réglementaire, le ministre refuse d’indemniser les personnels. Il propose le versement d’une prime annuelle d’équipement 150€ nets annuels versée uniquement aux enseignant-e-s et dont seront exclu-e-s les contractuel-le-s qui ne seront pas embauché-e-s à l’année, ainsi que les professeur-e-s documentalistes ! Pour s’équiper, les personnels ont pourtant toutes et tous besoin d’une dotation initiale importante dès maintenant complétée par cette prime annuelle. Cette prime ne doit pas non plus être un moyen d’imposer à terme le télétravail aux personnels.

Des mesures catégorielles dérisoires

Le ministre prévoit d’autres mesures catégorielles dérisoires, comme la préennisation de la prime exceptionnelle de direction au lieu d’augmenter massivement les décharges de direction et d’embauche des aides administratives, et une augmentation minime du taux de promotion à la hors-classe des enseignant-e-s, de 17 à 18 %.

 


 

« Revalorisation » 2021 : combien vais-je toucher en plus?

 

Brigitte, 25 ans, enseignante titulaire échelon 2

-1400 euros bruts annuels en plus, soit un peu moins de 100 euros nets mensuel
-une prime d’équipement de 150 euros

Sylvain, 34 ans, enseignant titulaire échelon 7

-500 euros bruts annuels en plus, soit environ 35 euros nets mensuel
-une prime d’équipement de 150 euros

Valérie, 43 ans, enseignante titulaire échelon 9

-pas de prime «  d’attractivité »
-une prime d’équipement de 150 euros

Frank, 39 ans, enseignant contractuel, 7e palier

-27 euros mensuels net environ par mois
-une prime d’équipement de 150 euros

Christine, agente administrative

-à déterminer

Inès, Aesh

-pas de prime «  d’attractivité »
-pas de prime d’équipement

Tom, Aed

-pas de prime «  d’attractivité »
-pas de prime d’équipement

 

Le cas particulier des CPE et prof-docs

Les CPE et professeurs documentalistes sont bien concerné-e-s par la prime dite «d’attractivité» mais pas par la prime d’équipement de 150 euros.

Malgré le caractère dérisoire de la prime leur exclusion est inadmissible :

-pour les profs-docs qui se trouvent ainsi traité-e-s comme des enseignant-e-s de seconde classe

-pour les CPE dont l’important travail de suivi des élèves à distance et souvent sur matériel personnel durant le dernier confinement est ainsi nié (sans compter l’usage courant de téléphones « professionnels » aux frais des CPE)

 


Inégalités salariales femmes/hommes

 

Le gouvernement avait annoncé vouloir faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une grande cause du quinquennat. Comme pour le reste, Macron et son gouvernement communiquent sans jamais passer aux actes. Pire, en continuant sa politique de régressions sociales, la casse des services publics et la ruine du système de protection sociale, le gouvernement, comme les précédents, organise l’aggravation de la précarité des femmes. Cela a de graves conséquences notamment dans l’Éducation nationale qui est un des deux ministères les plus féminisés avec 72% de femmes. Les professeur-e-s des écoles sont 83% de femmes.

Assez d’inégalités salariales

Les travailleuses de l’Éducation nationale subissent le sexisme de l’institution dans l’évolution de leur carrière. Dans la Fonction publique, 23% des femmes fonctionnaires sont à temps partiel, contre 6% des hommes. Cela a des conséquences sur la rémunération et sur l’avancement.

Quelques chiffres soulignent les inégalités de salaires :

Pour la retraite, au 31 décembre 2018, le montant moyen des pensions mensuelles brutes de droit direct pour les femmes était de 2 063 euros et de 2 449 euros pour les hommes ;

En 2017, le salaire net mensuel moyen dans la fonction publique d’État est de 2 408 euros pour les femmes et de 2 785 euros euros pour les hommes.

Les salaires et calcul de pension

La contre-réforme des retraites, dont le projet n’est à ce stade pas abandonné mais seulement reporté, creuserait encore plus les inégalités.

Le projet de contre-réforme repose sur un changement majeur : le calcul de la pension sur l’intégralité de la carrière au lieu des 6 derniers mois pour le public et des 25 meilleures années pour le privé actuellement. Cela imposerait un taux de remplacement inférieur à 60% sur le salaire moyen de l’intégralité de la carrière ; c’est très inférieur aux 75% du dernier traitement dans la Fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé. Ce changement de calcul a pour effets principaux de diminuer globalement les pensions et de pénaliser les carrières heurtées. C’est en particulier le cas des femmes, conduites à arrêter momentanément de travailler ou à se mettre à temps partiel pour assumer l’éducation des enfants.

Le gouvernement a pour projet d’ajouter un prétendu âge d’équilibre fixé initialement à 64 ans, amené à reculer encore pour les générations suivantes (jusqu’à 66 ans pour la génération 1987). Il faudra donc travailler encore plus tard pour ne pas subir de décote.

La division sexuelle du travail dans l’éducation nationale

La sociologue Danièle Kergoat la définit comme la forme de division du travail social découlant des rapports sociaux entre les sexes : « elle a pour caractéristiques l’assignation prioritaire des hommes à la sphère productive et des femmes à la sphère reproductive ainsi que, simultanément, la captation par les hommes des fonctions à forte valeur ajoutée (politiques, religieuses, militaires, etc...)».

Elle a des conséquences concrètes sur les personnels féminins en ce qui concerne les disparités d’avancement, de salaires, d’affectations, de souffrance au travail, et de précarité.

Ainsi, les personnels d’encadrement sont, proportionnellement, majoritairement des hommes. Le personnel de direction de l’administration centrale du ministère de l’Éducation nationale comprend 52 % de femmes.

De plus, plus le public auquel on s’adresse est jeune plus la profession est féminisée. Ainsi 83% des enseignant-e-s du primaire sont des femmes alors qu’elles ne sont que le tiers des effectifs des enseignant-e-s à l’université. Or le salaire des enseignant-e-s du supérieur est en moyenne plus élevé.

Les femmes toujours en première ligne face aux crises

Dès la fin du confinement du printemps 2020, les agent-e-s d’entretien ou administratif-ve-s, les AED et les AESH, qui sont le plus souvent des femmes, ont dû et doivent encore parfois faire face à des pressions hiérarchiques tentant de les obliger à venir sur leur lieu de travail même lorsqu’elles sont exposées à un risque de contamination évident. En effet, quand les équipements de protection (gel, gants, masques) manquent, elles doivent tout de même assurer leurs missions qui peuvent les mettre en situation très précaire face au virus.

De plus, les femmes doivent faire tenir de multiples journées en une. Ainsi, elles effectuent la majorité du travail domestique pour lequel elles ne perçoivent bien sûr aucune rémunération. Elles ont dû et doivent encore gérer la vie quotidienne du foyer. Selon une étude de l’Insee effectuée en 2012, les femmes font 72 % des tâches ménagères et prodiguent 65 % des tâches parentales hors période de confinement.

Ces pourcentages ont augmenté dans la situation de crise comme l’a prouvé l’enquête commandée par le Secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur “l’impact du confinement sur les inégalités entre les femmes et les hommes en matière de répartition des tâches au sein des foyers”. Cela a exposé les femmes à une forte augmentation de la charge mentale. Les femmes sont aussi les principales pourvoyeuses d’aide aux personnes âgées qui leur sont proches. Or, on sait que cette catégorie de population est particulièrement vulnérable à la Covid-19.

L’égalité professionnelle : qu’est-ce qu’on attend ?

L’accord du 30 novembre 2018 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique prévoit l’élaboration d’un plan obligatoire qui devrait être effectif en décembre 2020. L’employeur doit mettre en place des mesures concrètes pour résorber les écarts de salaires entre femmes et hommes, notamment en travaillant sur “l’articulation entre vie personnelle et vie professionnelle”. Or en l’absence d’un service public de la petite enfance efficace, c’est trop souvent aux femmes qu’incombe la responsabilité de prendre un congé parental ou de travailler à temps partiel. Cet état de fait a bien sûr de lourds effets sur la rémunération. Pour l’instant aucune mesure n’a été prise pour mettre en oeuvre ce projet.

 


Les revendications de SUD éducation pour les salaires

 

Pour SUD éducation, l’urgence est à l’augmentation des salaires pour l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. Voici quelques-unes des orientations principales défendues par SUD éducation concernant cet enjeu majeur de nos combats à venir.

Ce sont les salaires qui doivent augmenter, pas les primes ni les indemnités.

Pour SUD éducation, l’enjeu principal de la question des rémunérations, c’est celui de l’augmentation des salaires, c’est-à-dire traitement brut, et donc des indices composant la grille salariale de votre corps si vous êtes titulaire. Les primes et indemnités, cela permet d’augmenter la somme reçue à la fin du mois, mais ce n’est pas du salaire.

Quelle est la différence ? Le traitement brut fait l’objet d’un certain nombre de prélèvements destinés à financer les différentes caisses de sécurité sociale : c’est que l’on appelle les « cotisations sociales ». Elles nous permettent de bénéficier du paiement des jours de congés, de la retraite et de l’assurance-chômage (c’est-à-dire des différentes branches de la protection sociale).

À l’inverse, les primes et indemnités sont moins sujettes à cotisations. Les augmenter est évidemment moins cher pour l’employeur que d’augmenter les indices. On ne peut donc s’en contenter, car cela ne se répercute pas sur nos droits en terme de protection sociale. De plus, les primes et indemnités diverses servent souvent à faire accepter une charge de travail accrue ou des conditions de travail dégradées.

Pour SUD éducation, même s’il ne s’agit pas de cracher sur des primes et indemnités dans une période de paupérisation des personnels de l’Éducation nationale, la revendication doit être claire : augmenter les salaires !

Il faut augmenter les salaires en tendant vers l’égalité salariale

Les traitements bruts sont calculés en multipliant l’indice correspondant à son échelon dans la grille de son corps par un coefficient multiplicateur, le point d’indice. Il y a plusieurs raisons de critiquer la nature de ce calcul :

d’une part, la raison d’être du point est de permettre aux grilles salariales de suivre l’évolution des prix à la consommation, car la modulation de la valeur du point permet de jouer sur la totalité des grilles salariales de la Fonction publique. Dans les faits, c’est surtout un moyen de paupériser les personnels : dans la Fonction publique, ils sont ainsi gelés depuis 2010, alors que dans le même temps l’inflation a poursuivi son chemin.

D’autre part, il s’agit d’un coefficient multiplicateur. De ce fait, les écarts sont plus grands entre les indices élevés (en fin de carrière et dans les corps mieux rémunérés) qu’entre les indices bas (en début de carrière et dans les corps plus faiblement rémunérés). Augmenter le coefficient multiplicateur revient ainsi à augmenter tout le monde, mais davantage les personnels bénéficiant d’un indice élevé que les personnels bénéficiant d’un indice faible.

C’est pour cela qu’à SUD éducation, même si nous dénonçons évidemment le gel du point d’indice, nous revendiquons une augmentation des salaires inversement proportionnelle. Cela signifie que si l’ensemble des personnels doivent voir leur rémunération augmenter, l’augmentation doit être plus forte pour les indices plus bas que pour les indices élevés.

Une telle augmentation aurait le mérite de tendre vers l’égalité salariale, ce à quoi nous aspirons en tant de syndicat de transformation sociale luttant pour une redistribution des richesses plus juste.

Les revendications immédiates de SUD éducation

un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros nets;

l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels en activité et à la retraite;

l’intégration des primes et indemnités générales aux salaires, et la compensation des tâches supplémentaires et des conditions difficiles par des réductions des services;

l’abrogation de toutes les journées de carence en cas d’arrêt-maladie pour tous les statuts;

Pour un remboursement intégral des frais de déplacement des personnels dans le cadre de leurs missions, suivant le barème fiscal;

Contre la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires;

Contre le dispositif RIFSEPP et toutes les primes au mérite;

Contre le gel de nouveau du point d’indice;

Pour l'extension de la prime REP-REP+ à tous les personnels.

 


Covid-19 : pour une indemnité couvrant les frais engagés pendant le confinement

 

Trop souvent, les enseignant-e-s pourvoient sur leurs propres deniers à l’achat d’un certains nombre de fournitures allant de la papeterie jusqu’au matériel audiovisuel ou informatique.

Le sous-équipement de certains de nos lieux de travail, le matériel non-fourni ou en quantité insuffisante ou tout simplement le manque de postes de travail conduisent nombre de collègues à s’équiper par eux-mêmes. Rares sont ainsi celles et ceux qui ne possèdent pas aujourd’hui un ordinateur personnel pour préparer leurs séquences.

L’explosion du télétravail a conduit à amplement exploiter ce matériel personnel qui, déjà, était mis au service de notre activité professionnelle.

De plus, des dizaines, voire des centaines d’appels, ont dû être passés pour maintenir le lien avec les élèves et leurs familles. Dans la quasi-totalité des cas, ils l’ont été depuis les téléphones personnels des enseignant-e-s et des personnels de vie scolaire, y compris celles et ceux à qui l’on imposait de demeurer joignables comme les directrices et directeurs d’écoles.

Certains collègues ont ainsi amplement dépassé leur forfait, engendrant des frais importants, sans même évoquer le partage d’un numéro de téléphone personnel qui rend difficile le cloisonnement entre vie personnelle et vie professionnelle. Cette crise sanitaire a révélé la dépendance du système éducatif à l’égard de l’équipement personnel des agent-e-s.

Ces situations posent question. Pour SUD éducation, il est de la responsabilité de notre employeur de nous fournir la capacité d’effectuer nos missions.

SUD éducation revendique l’équipement des personnels de l’Éducation nationale par leur employeur et non plus au hasard des dotations des collectivités territoriales. Un enseignant-e doit bénéficier d’un ordinateur professionnel. Les personnels dont on exige qu’ils et elles soient joignables (chargé-e-s de direction, suivi de PFMP…) doivent disposer d’un téléphone et d’une ligne professionnels.

À défaut, l’employeur doit verser sans délai une indemnité afin de couvrir les frais engagés par la mise en œuvre de la continuité pédagogique, à l’image de ce que le code du travail impose aux entreprises.

Dans le cadre des annonces liées à l’ouverture du «Grenelle», le ministre a promis une «prime d’équipement» de 150 euros nets. Cette prime ne sera versée, en une fois, qu’à partir de septembre 2021. Pour SUD éducation, cette prime, bien que faible, est une avancée. Mais elle ne doit pas dispenser le ministère d’indemniser les personnels pour le travail à distance réalisé durant toute la période du confinement.

https://www.sudeducation.org/tracts/brochure-speciale-salaires-battons-nous-pour-nos-salaires-en-greve-le-26-janvier/

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:47
AESH : pour nos salaires, en grève le 26 janvier !

Ce tract a été publié le 05/01/2021

Les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap se trouvent exclu-e-s des annonces ministérielles concernant la  maigre revalorisation salariale des enseignant-e-s. C'est sans surprise mais néanmoins plein-e-s d'amertume que nous avons appris cela. Le Grenelle de l'éducation est une vaste farce et nous n'en attendions rien.

La mise en place dans certaines académies de la grille de revalorisation salariale n'est que de la poudre aux yeux. Non seulement cette prétendue revalorisation ne représente que quelques euros mensuels mais en plus elle est directement liée à l'évaluation de nos compétences professionnelles. Pour SUD éducation c'est inacceptable. Nous ne pouvons ignorer les pressions hiérarchiques que subissent bon nombre de collègues. La généralisation des PIAL et leur gestion « ultra-locale » ne font qu'accentuer cela.

La question de nos salaires ne peut pas être abordée sans celles de notre statut et du temps de travail. Nous devons en finir avec la précarité structurelle dans laquelle nous sommes maintenu-e-s. C'est par la création d'un véritable rapport de force que nous obtiendrons un vrai statut, un vrai salaire et une vraie formation. C'est pour cela que SUD éducation soutient les mobilisations des personnels contractuels.

SUD éducation revendique pour les AESH une titularisation sans condition pour la création d'un statut d'Éducateur-trice scolaire spécialisé-e, un salaire à 1700 euros net en début de carrière et la reconnaissance d'un temps plein correspondant à 24h d'accompagnement.

Par ailleurs nous revendiquons l'obtention de la prime REP/REP+ pour les accompagnant-e-s travaillant en éducation prioritaire. C'est l'objectif de la campagne que nous menons depuis le début de l'année. Nous appelons tou-te-s les collègues concerné-e-s à se rapprocher du syndicat de leur académie.

Le mardi 26 janvier 2021, une intersyndicale dont SUD éducation est partie prenante appelle l'ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève pour revendiquer de meilleurs salairesLes AESH ont toute leur place dans cette mobilisation, c'est pourquoi SUD éducation les appelle à se mettre massivement en grève et à porter leurs revendications dans les Assemblées générales, heures d'information syndicale et à apparaître visibles dans les manifestations qui auront lieu ce jour-là.

Pour nos salaires, SUD éducation revendique :

À l’heure actuelle le salaire moyen perçu par les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap tourne autour de 750 euros nets. Les temps partiels imposés et l’indexation du salaire sur l’indice de référence le plus bas maintient les personnels dans une précarité totale. Exclu-e-s de l’arnaque du Grenelle, l’immense majorité des AESH vivent en dessous du seuil de pauvreté.

SUD éducation revendique pour les AESH un salaire à 1700 euros net pour un temps plein à 24 heures d’accompagnement, dont l'évolution est déconnectée de toute évaluation professionnelle. Cette revendication s'inscrit dans le projet de transformation sociale porté par l'Union syndicale Solidaires : la hausse des salaires les plus bas et des minima sociaux et la baisse du temps de travail pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses.

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:44
Le ministère veut réduire la maternelle à la réussite aux évaluations de CP

Ce communiqué a été publié le 05/01/2021

À la demande du ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, le Conseil supérieur des programmes (CSP) a publié récemment la « Note d’analyse et de propositions sur le programme d’enseignement de l’école maternelle ». L’enseignement en école maternelle s’y trouvait réduit à la préparation des élèves aux évaluations de CP, avec notamment la mise en place d’évaluations dès la Petite Section.

Les vives critiques suscitées par cette note ont contraint la présidente du CSP à indiquer dans la presse que cette note n’a pour l’heure pas ouvert la voie à une réforme des programmes de maternelles. Cette note est toutefois particulièrement inquiétante.

Les membres du CSP sont nommés par le ministre Blanquer, et l’institution ne présente aucune garantie d’indépendance. Il ne s’agit pour le ministre que de donner un vernis scientifique à ses conceptions libérales et rétrogrades en matière de pédagogie.

Cette note du CSP est un pas de plus vers des apprentissages ciblant de supposés fondamentaux à travers des évaluations comme base d’un système éducatif. Il s’agit de s’inscrire à toute force dans le cadre des comparaisons internationales au détriment de l’identité de l’école maternelle défendue par l’ensemble de la communauté éducative.

Pour SUD éducation, cette note du CSP marque l’intention du ministère de réduire la réussite des élèves aux évaluations standardisées de CP.

SUD éducation s’oppose tout particulièrement aux modalités d’évaluations décrites dans la note : il faut des évaluations formatives plutôt que sommatives, une évaluation dans un cadre pédagogique ne donnant pas lieu à un quelconque « fichage » de l’élève, un temps de réflexion collective pour traiter de l’évaluation dans nos obligations de service.

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6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:44
Reprise de l’épidémie, et toujours pas de plan d’urgence pour l’éducation

Ce communiqué a été publié le 04/01/2021

La reprise de l’épidémie, aujourd’hui manifeste, n’a conduit à aucun changement de la part du ministère de l’Éducation nationale en cette rentrée de janvier. Le ministre Blanquer continue dans sa stratégie de l’autruche, en affirmant contre tout bon sens que le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles et établissements depuis le 2 novembre est suffisant pour éviter que ceux-ci ne deviennent des foyers de contamination. Pourtant, le risque est réel : l’idée que les enfants et jeunes adolescent-e-s sont moins contaminé-e-s que les adultes est aujourd’hui battue en brèche, et les chiffres publiés par Santé publique France sur les contaminations des enfants au cours du mois de novembre sont édifiants. Différents pays européens ont d’ailleurs pris des mesures drastiques pour ce début d’année civile. 

Les seules annonces nouvelles concernent le passage à 18h du couvre-feu dans un certain nombre de départements. Celui-ci doit être accompagné de garanties concernant l’ouverture des établissements au-delà de cette heure pour que les cours de fin de journée ne soient pas rabotés, et également le maintien du transport scolaire dans les amplitudes horaires déjà existantes. En ce qui concerne la campagne de vaccination, elle se réduit à ce stade à une campagne de communication. Au vu du risque sanitaire que représentent les écoles et établissements dans de telles conditions sanitaires, SUD éducation revendique que les personnels de l’éducation puissent en faire partie rapidement s’ils et elles le souhaitent. Enfin, dans l’incapacité d’apporter une réponse claire et pérenne aux inquiétudes des élèves et personnels concernant les examens, le ministère a publié le 26 décembre une ordonnance permettant de modifier les modalités de passation des examens 15 jours avant les épreuves. Le remède est pire que le mal, et plongera les élèves et les personnels dans une situation de stress inacceptable. Les difficultés éprouvées par les personnels et les élèves lors des rentrées précédentes se renouvellent : absence de nouveaux masques, obligation d’aérer les salles alors que les températures sont de plus en plus basses...

Pour SUD éducation, l’objectif est clair : maintenir ouverts le plus longtemps possible les écoles et établissements, tant la faillite de l’enseignement à distance a été manifeste au printemps. Mais pour cela, il faut prendre immédiatement des mesures permettant le respect des gestes barrières et la distanciation physique. Ces mesures, SUD éducation les revendique depuis le printemps : il s’agit de mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’éducation, afin de faire face à l’épidémie et de compenser les inégalités scolaires qui se sont accrues pendant le confinement. Il s’agit tout d’abord de baisser les effectifs, par le recrutement de postes à hauteur des besoins. Celui-ci peut se faire dès à présent, par le biais du recrutement des listes complémentaires, de l’admission des admissibles aux concours internes, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s et de l’ouverture de concours supplémentaires dans les départements où cela s’avérera le plus indispensables. Chacune de ces mesures a déjà été mise en œuvre par le passé, et relève donc d’un choix politique que le gouvernement se refuse aujourd’hui à faire. L’accueil de tou-te-s les élèves nécessitera également des ouvertures de locaux, par le biais de constructions ou de réquisitions. 

SUD éducation dénonce l’inaction du ministère, revendique un plan d’urgence pour l’éducation, et appelle les personnels à mettre en débat les modalités d’action pour obtenir satisfaction sur les revendications, en s’appuyant en particulier sur l’appel intersyndical à la grève du 26 janvier.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:20
Le Conseil Constitutionnel valide la LPR, mais retoque le délit d’entrave !

Ce communiqué a été publié le 22/12/2020

Lundi 21 décembre, le Conseil Constitutionnel a validé la Loi de Programmation de le Recherche (LPR), tant contestée et décriée par l'ensemble de la communauté universitaire. Depuis un an maintenant, le gouvernement s'est acharné à faire passer en force cette loi, dans une année marquée par une fermeture sans précédent des campus, au pas de charge en plein été et à la rentrée, alors que les EC et les étudiant-e-s tentaient tant bien que mal de faire vivre un enseignement et une recherche décente dans des conditions déplorables.

Il ne reste désormais plus que la promulgation présidentielle et les décrets d'applications : c'est sur ce dernier aspect qu'il faut se battre, afin que les dispositifs de la LPR ne soient pas appliqués.

Le Conseil Constitutionnel aura toutefois censuré 2 dispositions, dont l'amendement introduit par la droite au Sénat qui prévoyait un délit d'entrave dans les universités passible d’un an d’emprisonnement et de 7500 € d’amende (3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende si c’était en réunion). Cette mesure liberticide qui visait à criminaliser les mouvements étudiants et de personnels sur les campus, vieille revendication de la droite, a été considérée comme un « cavalier législatif », sans lien avec le texte initial. On peut se satisfaire de ce rejet à l'heure actuelle, mais le Conseil Constitutionnel n'a pas émis d'avis inconstitutionnel sur cet amendement, qui pourra donc redevenir d'actualité dans d'autres projets de lois : prudence donc.

Le Conseil Constitutionnel a aussi émis une « réserve d'interprétation » sur les nouvelles voies de recrutements, les fameuses « chaires de professeur junior ». Celles-ci ne sont pas supprimées, mais les présidents d'universités ne pourront s'immiscer dans le recrutement des candidats.

Au terme d'une année 2020 qui aura vu l'ensemble de personnels, enseignant-e-s, chercheurs-euses, étudiant-e-s, BIATSS se mobiliser contre cette loi qui va entraîner précarité, libéralisation toujours plus accrue de l'ESR, mise en concurrence et soumission aux intérêts privés et à une recherche de résultats immédiat, la mobilisation est désormais devant nous.

Dès la rentrée, discutons, tenons des AG, remobilisons les collègues et les étudiant-e-s qui peuvent insuffler un second souffle nécessaire. Nous serons d'ores et déjà dans la rue le 26 janvier avec les collègues de l'Éducation nationale.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:19
La transphobie tue et monsieur Blanquer regarde ailleurs. Communiqué du Collectif Education contre les LGBTphobies

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

Après le suicide de Doona, étudiante trans de Montpellier en septembre, nous apprenons celui d’Avril ce mercredi, lycéenne trans de 17 ans, élève au lycée Fénelon à Lille. Alors qu’elle aurait été exclue de l'établissement au début du mois car elle portait une jupe, elle avait vécu une vague de soutien de la part d’élèves de la ville. Une enquête devra faire la lumière sur les circonstances de son exclusion et sur la responsabilité d’acteurs et actrices de la communauté éducative dans ce drame.

A cette heure, nous tenons à présenter nos condoléances à tou.te.s les proches d’Avril et appelons à rejoindre le rassemblement prévu ce jour à 12h45 devant l’établissement.

Alors que le rapport 2020 d’SOS Homophobie montre que 42% des actes de transphobie visent des femmes trans, il est urgent que le ministère prenne ses responsabilités. Alors qu’elles sont confrontées à la transphobie du corps médical et des institutions y compris scolaires, le silence de monsieur Blanquer et des services de la Dgesco à nos nombreuses sollicitations revêt une cruelle résonance.

Il est urgent de prendre en compte la transidentité et de lutter contre la transphobie au sein des établissements et des institutions accueillant des élèves et des étudiant.e.s. Le parcours de transition des élèves comme des personnels doivent être pris en considération. L’administration doit notamment faciliter le changement de prénom sur simple demande d’un.e élève. Il est inacceptable qu’encore aujourd’hui, l’identité de genre de membres de la communauté éducative ne soit pas respectée.

Comme nous le demandons depuis de trop nombreuses années, les personnels doivent être formés aux sujets LGBTI, les cours d’éducation à la sexualité et à l’affectivité doivent être dispensés partout par des personnels eux aussi formés.

Aujourd’hui encore, à Montpellier, à Lille et ailleurs les LGBTIphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant.e.s. Des promesses ont été faites par le ministère et par le gouvernement depuis 2018. Nous ne pouvons plus attendre qu’elles se transforment en actions. En octobre 2019, monsieur Blanquer avait notamment annoncé la mise en place d’un groupe de travail ayant comme mission de construire des outils pour aider les équipes à accueillir les élèves trans. Depuis, ce groupe n’a jamais été réuni. Nous avons pourtant relancé le ministère à plusieurs reprises sans obtenir de réponse de sa part. Cette inaction pèse lourdement sur tous et toutes les Avril dans tous les établissements.

#JusticePourAvril

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:14
Annonce du gouvernement : SUD s’oppose au démantèlement du service public national de la médecine scolaire !

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

La ministre des Solidarités et des territoires a annoncé par voie de presse le démantèlement du service public national de la médecine scolaire. Elle a en effet indiqué la volonté du gouvernement de légiférer dans le but de transférer cette compétence aux départements, ainsi que les personnels de médecine scolaire. Les  inégalités territoriales accentuent déjà  les difficultés à l'accès à la médecine scolaire. Ce démantèlement les enracine définitivement. 

Depuis des années, la médecine scolaire est un service public en déshérence .

La visite médicale à 6 ans n'est pas effective, et encore moins en REP/REP+. On compte par exemple 1 médecin scolaire pour 12 000 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand.

La visite médicale à l'université pour les étudiant-e-s n’existe pas, ou est gravement défaillante.

Pourtant les infirmier-e-s et médecins scolaires ont un rôle primordial dans la détection des handicaps, dans le suivi des élèves, dans la lutte contre le décrochage scolaire et dans la prévention des comportements dangereux.

L’Éducation nationale ne parvient pas à pourvoir les postes médico-sociaux ouverts aux concours faute de candidat-e, en particulier dans les zones les plus pauvres.

La nécessité est donc criante d’engager rapidement une revalorisation des carrières médico-sociales de l’Éducation nationale tant en termes de formation, de recrutement, d’augmentation de salaires. Au lieu de cela, le gouvernement choisit de se désinvestir d’un service public essentiel au plan de la santé publique, en confiant sa gestion aux départements, au mépris du statut des personnels de médecine scolaire.

Les inégalités de ressources et d’investissement dans l’éducation entre départements sont déjà criantes. Cela se traduira par une inégalité encore accrue d’accès à la médecine scolaire.

À l’opposé de ce projet gouvernemental délétère, SUD éducation revendique :

  • une augmentation importante des salaires pour les personnels médico-sociaux, 

  • un plan d’investissement conduisant à des recrutements massifs de titulaires de la Fonction publique d’État ;

  • des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein

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