15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:40
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le premier ministre a annoncé aujourd’hui le projet du gouvernement contre nos retraites, sous la pression du mouvement social. L’essentiel de la réforme consiste bien en une baisse des pensions et un allongement du temps de travail : c’est donc une attaque du capital contre nos salaires. Jamais Édouard Philippe n’aura évoqué la question des cotisations qui est l’enjeu principal de la solidarité dans notre société.

Le gouvernement renonce à appliquer son projet de contre-réforme pour les travailleurs et travailleuses né-e-s avant 1975. Dans le même temps, il essaie d’imposer son projet encore plus tôt aux jeunes salarié-e-s, qui le verraient s’appliquer dès 2022 pour celles et ceux qui auraient 18 ans à ce moment. Il promet des avancées pour les femmes et la famille, or chaque mesure annoncée est inférieure en droit à celle qui existe déjà dans le système actuel.

Concernant les personnels de l’éducation, et en particulier les enseignant-e-s, le gouvernement n’évoque que des mesures vagues de compensation de la baisse des retraites programmée par quelques primes. Il s’est montré incapable de chiffrer ses mesures. Et pour cause, pour maintenir un niveau de pension comparable au régime actuel, il faudrait augmenter les enseignant-e-s, par exemple, de près 1 500 euros par mois en moyenne ! Plus grave, il assume le fait d’ouvrir le chantier de la carrière et du temps de travail, avec des concertations prévues dès le premier semestre 2020 : il s’agit de remettre sur le tapis la réduction des vacances scolaires et l’augmentation du temps de travail. Les personnels de l’ESR sont aussi menacés par une telle remise en cause de leurs droits. Le gouvernement promet d’inscrire dans la loi un niveau de retraites comparable aux autres cadres A de la fonction publique mais rien ne garantit que leur pension ne sera pas baissée par rapport à l’ancien système. Le ministre considère que cette réforme est une solution pour les travailleurs, travailleuses qui subissent la précarité, alors que celle-ci s’est aggravée avec les lois Macron et est au cœur de la loi transformation de la Fonction publique, qui touche directement notre secteur.

Pour SUD éducation, il est évident que le projet Macron-Delevoye est un projet de régression sociale majeure qu’il faut combattre frontalement par la grève. Aujourd’hui, le gouvernement est sous pression : chaque journée de grève est un coup porté au gouvernement et au patronat qu’il sert. L’impact sur les profits des entreprises à l’approche des fêtes de fin d’année est de nature à contraindre le gouvernement à lâcher son projet. Le rapport de force est en notre faveur : les révélations concernant les liens de Delevoye avec le monde de l’assurance achèvent de le déconsidérer, le gouvernement et notamment notre ministre de l’éducation apparaissent fébriles. À cet égard, des épisodes de violence policière se multiplient contre des grévistes, mais aussi des lycéen-e-s et étudiant-e-s.
Pour obtenir le retrait total du projet de loi, amplifions la grève, générale, interprofessionnelle et reconductible !

Durant la fin de la semaine, le jeudi 12 décembre et le week-end auront une grande importance dans l’amplification de la mobilisation. La grève doit être utilisée pour organiser des manifestations, tourner, diffuser du matériel, entraîner toujours plus de collègues dans la grève, préparer les manifestations, organiser des Assemblées générales et converger avec les autres secteurs professionnels en grève à travers notamment des actions de blocage économique.

Dans le cadre de la construction de la grève générale interprofessionnelle pour l’obtention de l’abandon du projet de loi, il s’agit également de frapper un grand coup, à travers une véritable démonstration de force à même de faire vaciller le gouvernement et le patronat : dans cette perspective, le mardi 17 décembre doit être une réussite : soyons massivement en grève et en manifestations.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:39
Communiqué de la fédération SUD éducation
 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:37
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministère profite de la fin de l’année scolaire pour financer en catimini par décret le privé à hauteur de 11 millions d’euros prélevés sur le budget de l’État.
Fin 2018, deux notes de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) montraient que la hausse de fréquentation de l’enseignement privé s’opérait au détriment de l’enseignement public.
En dix ans, ce sont près de 100 000 élèves de plus qui accomplissent leur scolarité dans le privé.
Le ministre Blanquer profite également de la fin de l’année pour augmenter par arrêté de 1,12% la subvention de l’État accordée aux établissements privés sous contrat du second degré. Les écoles, collèges, et lycées sous contrat sont pourtant déjà financés à plus de 73% sur fonds publics.
Cette évolution n’a rien d’étonnant : d’une part, en supprimant des postes le ministère organise son propre démantèlement. D’autre part, en subventionnant toujours davantage le privé par rapport au public, le ministère favorise sa propre mise en concurrence et, in fine, la privatisation progressive du service public d’éducation.
SUD éducation rappelle également que cette loi dite « pour l’école de la confiance » a permis le financement des écoles maternelles privées par l’État à travers les communes (estimé entre 100 et 150 millions). SUD éducation rappelle que ce sont 10 milliards d’euros qui sont versés chaque année à l’enseignement privé, majoritairement confessionnel. Cela est en complète contradiction avec le principe de laïcité.

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :

  • des créations de postes à hauteur des besoins
  • la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:36

Hier, après les annonces d’Édouard Philippe, le ministre Blanquer s’est montré aussi incapable que le Premier ministre de détailler les mesures prétendument prévues pour les personnels d’éducation. Il s’est contenté d’inviter les syndicats à une réunion vendredi.

SUD éducation ne se rendra pas à une telle mascarade.

Les annonces de Blanquer ne sont en effet que des miettes :

  • arrimer les pensions des enseignant-e-s et CPE sur celles des fonctionnaires catégorie A de la fonction publique, alors que toutes les pensions sont amenées à baisser ;
  • 400 millions d’euros de rémunération pour les personnels de l’Éducation (soit 39 euros bruts mensuels par personnel), en échange d’une “redéfinition des missions”, c’est-à-dire de suppression de postes et d’une nouvelle dégradation des conditions de travail : vacances, missions supplémentaires. Et le ministre refuse désormais de confirmer ce chiffrage ridicule !

SUD éducation, ainsi que l’Union syndicale Solidaires, ne se rendront à aucun rendez-vous ni dans aucune instance dans la période de mobilisation d’ampleur, et boycotteront notamment le Conseil Supérieur de l’Éducation du 18 décembre prochain.

L’heure n’est pas la négociation avec un gouvernement fébrile et discrédité. Pour SUD éducation, l’augmentation des salaires des personnels de l’éducation est une priorité. Mais elle ne doit pas servir de caution à la mise en œuvre du projet de retraite à points.

L’heure est donc au renforcement de la grève, le 17 décembre, avant, après, jusqu’au retrait complet du projet Macron-Delevoye.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:35
communiqué intersynsyndical

 

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN constatent que le mouvement contre le projet de réforme des retraites s’est inscrit depuis le 5 décembre dans la durée avec notamment des reconductions importantes de grève.

La journée du 10 décembre a été un nouveau temps fort de cette mobilisation.

L’opinion publique tout comme les personnels de l’Éducation ne se laisseront ni abuser par les opérations médiatiques du Gouvernement, ni par les tentatives d’opposer les uns aux autres. Les organisations syndicales dénoncent toutes entraves au droit de grève et de manifestation plus particulièrement envers les jeunes.

Les organisations syndicales de l’Éducation pointent la responsabilité du gouvernement sur la situation sociale. C’est pourquoi, elles attendent que lors de sa prise de parole, le premier Ministre tienne compte du rejet massif exprimé par les mobilisations du projet de régime universel à point et retire ce dernier. Elles confirment leur appel à l’ouverture de réelles négociations sans préalable sur la base des propositions des organisations syndicales pour le renforcement et l’amélioration du système actuel par répartition, solidaire et intergénérationnel.

Contrairement aux annonces gouvernementales, nos organisations syndicales exigent des augmentations de salaires sans contrepartie.

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN appellent l’ensemble des personnels à poursuivre et renforcer la grève. Elles soutiennent les assemblées générales qui décident la reconduction de la grève. Elles appellent à organiser et à participer aux actions locales du 12 décembre, puis du week-end, et à faire du 17 décembre une nouvelle journée interprofessionnelle massive de grève et de manifestations.

Paris le 11 décembre

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:34
Saisine du Défenseur des droits, droit à l’éducation à Mayotte

 

Sur l’ensemble du territoire de la République française, les normes nationales et internationales protègent l’intérêt supérieur de l’enfant et un accès à l’instruction égal pour tous assuré par l’Etat. Pourtant, à Mayotte, de nombreux jeunes étrangers sont exclus du système éducatif par des obstacles discriminatoires.

Il s’agit d’obstacles à la scolarisation que rencontrent les enfants étrangers même entre 6 et 16 ans à l’âge où la scolarité est obligatoire. Au-delà de seize ans, l’inégalité des chances de rester dans le système éducatif pour y compléter sa formation ou d’accéder à une formation supérieure ne fait que s’accentuer.

SUD éducation est cosignataire de cette saisie.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:32
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le syndicat SUD éducation a pris connaissance du projet de livret scolaire unique pour l’examen du baccalauréat qui devrait être présenté au Conseil Supérieur de l’Éducation le 18 décembre prochain.

SUD éducation appelle le ministère à renoncer à ce nouveau projet inutile qui alourdira la charge de travail des enseignant-e-s des lycées.

Le Livret scolaire unique vient remplacer les livrets propres à chaque filière. Il sera utilisé dans le cadre des jurys du baccalauréat. C’est pour le ministère l’occasion d’aller plus loin dans la transformation d’un baccalauréat vidé de sens et dévalué.
Les enseignant-e-s seront conduit-e-s à noter sur 4 les compétences du livret scolaire unique. On remarque néanmoins que les compétences évaluées ne sont ni celles du programme des classes de première, ni de terminale, ni celles sanctionnées dans Parcoursup. Les enseignant-e-s devront donc évaluer des compétences qu’ils et elles n’auront pas travaillées pendant l’année. L’expression orale est entièrement absente de ce livret scolaire unique.
Certaines compétences ont des intitulés dont la subjectivité rend impossible leur évaluation. C’est le cas par exemple en EPS avec « construire durablement sa santé » ou encore « accéder au patrimoine culturel en tant que pratiquant, spectateur ou critique ». En EMC, les enseignant-e-s devront évaluer la compétence de « mobiliser à bon escient les connaissances, méthodes et outils ».
Enfin, la dernière partie du livret scolaire est consacrée à sanctionner l’engagement de l’élève. Or, l’engagement des élèves ne devrait pas faire l’objet d’une évaluation dans le cadre du baccalauréat. Cette évaluation est normative et creuse les inégalités entre les élèves qui ont le patrimoine culturel et financier nécessaire à un engagement citoyen au lycée valorisé par l’institution d’une part, et entre ceux et celles qui n’y ont pas accès d’autre part.

Derrière un prétendu livret “unique” se dissimule en fait un troisième système de notation qui s’empile sur les deux précédents : les compétences à évaluer s’ajoutent aux notes et aux appréciations des bulletins. SUD éducation dénonce ce projet de livret scolaire conçu dans la précipitation : il participe à la dégradation des conditions de travail des enseignant-e-s induite par la réforme des lycées. Ce livret s’ajoute au refus du ministère de rémunérer les corrections des E3C, à l’absence de banque données pour préparer les élèves à ces épreuves, aux difficultés à préparer les élèves à un Grand Oral dont on ne connaissait pas le contenu à la rentrée 2019 ainsi qu’aux nombreux dysfonctionnements dûs à la casse des filières voulue par le ministre.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:30
Les personnels massivement en grève ce 10 décembre : on continue jusqu’au retrait du projet Macron-Delevoye !
 

 

Ce mardi 10 décembre, la reconduction de la grève est forte chez les personnels de l’éducation. Les personnels ont compris que seul un mouvement reconductible massif permet de construire un rapport de force avec le gouvernement à même de nous permettre de gagner nos revendications.

Des AG sont organisées sur l’ensemble du territoire, votant largement la reconduction. La date du jeudi 12 décembre doit être un prochain moment d’élargissement et d’ancrage de la grève reconductible. La grève doit être utilisée par les personnels pour tourner, diffuser du matériel, préparer les manifestations, organiser des AG et converger avec les autres secteurs professionnels en grève à travers notamment des actions de blocage économique.
SUD éducation a ouvert une caisse de grève : celle-ci a vocation à être complémentaire avec les caisses de grève déjà existantes localement où dans d’autres secteurs.

Le gouvernement est aujourd’hui clairement fragilisé, et la proximité de Delevoye avec le monde de l’assurance achève de le discréditer aux yeux de l’opinion. D’après les sondages, le soutien à la grève est très majoritaire dans la population. Des secteurs de plus en plus nombreux rejoignent la grève ou se mettent en grève reconductible. Le rapport de force est en notre faveur, continuons le combat jusqu’à la victoire !

Remontée des mobilisations par Académie

→ Aix-Marseille
Marseille grosse manif 100 000
Interpro : Rail tient bien, plus difficile à la Poste, raffineries en grève (perlée)
Appel intersyndical éduc va sortir pour "arrêter le travail à partir de lundi 16"
Actions sur ronds-points
→ Caen
Manif 10000 personnes. AG éduc
→ Dijon
Convergence AG cheminots/éduc
→ Grenoble
Des AG éduc, interpro, étudiantes
Convergence avec Gilets Jaune
Des lycées bloqués : répression
→ Lille
Blocage port de Boulogne
→ Lyon
beaucoup d’AG locales (par secteur)
administratifs bien présents
→ Nantes
Angers : répression ciblée des jeunes avec matraquage et gazage de lycéen-nes. Manif en soutien devant le commissariat
→ Orléans-Tours
Jonction grévistes et étudiant-es
AG féministe contre le patriarcat&capitalisme
→ Paris
Manifestation : 180 000 à Paris avec un très gros cortège éducation
→ Rouen
Les CRS ont battu en « retraite » face au cortège qui voulait passer
→ Strasbourg
Des vies scolaires entièrement en grève
Face aux restrictions, des manifs sauvages

Et partout

  • Des blocages : devant les lycées, les dépôts de bus, dans les zones industrielles, devant des Universités …
  • Des AG éduc, interpro … qui reconduisent
  • Des caisses de grève se mettent en place

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:17

Alençon : mardi 17 décembre 11h à la préfecture

Appel de de l’intersyndicale ESR pour mardi 17 décembre 2019 publié le vendredi 13 décembre 2019

Suite au succès du 5 décembre, la mobilisation s’amplifie, et après la RATP et la SNCF, la grève pour le retrait de la réforme des retraites s’élargit à de nouveaux secteurs. Salarié.e.s du public comme du privé, retraité.e.s, étudiant.e.s, lycéen.ne.s, tous peuvent et doivent rejoindre ce mouvement.

Les annonces du premier ministre confirment, un système par points, la fin des 42 régimes existants dont le code des pensions civiles et militaires, la fin du calcul sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires et le plafonnement de la part des dépenses de retraite du pays à 14 % du PIB quels que soient les besoins et la démographie. L’objectif est de baisser fortement le montant des pensions et d’obliger à travailler plus longtemps, notamment avec la mise en place d’un « âge d’équilibre » à 64 ans qui s’appliquerait à toutes et tous très rapidement (début à 62 ans et 4 mois en 2022, pour atteindre 64 ans en 2027).
De plus, cette réforme cherche à diviser les générations entre celles qui échappent au système par points et les jeunes qui n’y échapperont pas : qui peut accepter pour les plus jeunes d’entre nos collègues ou pour les étudiant·es une réforme inacceptable pour toutes et tous ?
E. Philippe a confirmé que le système par points amènerait une forte baisse des pensions pour les personnels de l’Enseignement supérieur et la Recherche, comme pour ceux de l’Éducation Nationale, dès lors que le calcul prendrait en compte toute la carrière, y compris les faibles rémunérations de départ, et non les 6 derniers mois… mais s’est « engagé » à ce que cette baisse soit « comparable » à celle des autres fonctionnaires ! Il a évoqué très vaguement une future revalorisation de nos rémunérations… alors que le gouvernement a décidé de bloquer la valeur du point d’indice jusqu’en 2021. Quel crédit donc accorder aux promesses de revalorisation des rémunérations par des primes, impliquant des contreparties de surcroît ? De plus, les annonces concernant la loi pluriannuelle de programmation de la recherche (augmentation de la précarité, CDD de projet et « tenure tracks », choix « darwiniens » à faire dans les pistes de recherche, favoriser le financement de « l’excellence » au détriment de tous…) ne peuvent qu’inquiéter.

Les organisations signataires de cet appel, revendiquent :

  • Le retrait du projet Macron-Delevoye sur les retraites

  • Le maintien du code des pensions civiles et militaires ; maintien du calcul du montant de la pension basé sur les 6 derniers mois d’activité.

  • Une pension d’au moins 75% du revenu net d’activité (pour une carrière complète) sans que celle-ci ne puisse être inférieure au SMIC.

  • La ré-indexation des retraites sur le salaire annuel moyen et non sur l’inflation, facteur de décrochage de pouvoir d’achat entre les actifs et les retraités.

  • La revalorisation de la rémunération des agents de la Fonction publique.

  • La suppression des décotes et des surcotes.

  • La prise en compte des années travaillées à l’étranger.

  • La prise en compte de l’ensemble des années d’études et de formation.

Les organisations soussignées appellent à poursuivre et à renforcer la grève, elles appellent les personnels de l’Enseignement supérieur et la Recherche à se réunir en AG partout pour décider de la grève jusqu’au retrait du projet Macron-Delevoye sur les retraites.

 

SNTRS-CGT, CGT FERC-SUP, CGT-INRA, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, FO ESR, SUD RECHERCHE EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, UNEF, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, ALTERNATIVE

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 17:14

Alençon : mardi 17 décembre 11h à la préfecture

 
Communiqué de SUD éducation du 12 décembre

Ce jour, de nombreux personnels de l’éducation, parmi d’autres secteurs, avaient reconduit la grève.
Et pour cause, les annonces faites par le premier ministre hier n’ont dupé personne :
– l’annonce de la garantie que les pensions des enseignant-e-s seront au même niveau que celles des catégories de fonctionnaires équivalentes ne s’explique que par le fait que tou-te-s les fonctionnaires vont voir leurs pensions baisser ;
– les annonces de revalorisation des enseignant-e-s sont ridicules : les 400 millions d’euros mis sur la table la semaine passée (et jamais repris depuis) correspondent à une revalorisation d’environ 39 euros brut par mois, alors que ce sont près de 1 500 euros mensuels qu’il faudrait aligner pour maintenir le niveau de pension du régime actuel ;
– le gouvernement annonce que ces miettes seront troquées contre une remise à plat de nos missions, c’est-à-dire une attaque à prévoir contre nos droits et notre temps de travail.

Les personnels de l’éducation, partout en France, en ont profité pour organiser des AG, tourner dans les écoles et établissements, et participer aux nombreuses actions interprofessionnelles de blocages (dépôts de bus, ports, centres commerciaux, zones d’activités, axes routiers…).

Les personnels exigent le retrait pur et simple du projet Macron-Delevoye, et refusent que leurs légitimes revendications concernant l’augmentation des salaires puissent être instrumentalisées par le gouvernement dans son projet de casse des retraites. C’est pour cette raison que SUD éducation refusera de se rendre à toute négociation, et même à toute réunion au ministère, et boycottera notamment le Conseil supérieur de l’éducation du 18 décembre.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à décider en AG la reconduction de la grève, et à multiplier les actions de blocage, les tournées et à poursuivre le travail de conviction pour entraîner toujours plus de collègues dans la grève. Pour aider les grévistes à s’organiser dans la durée, SUD éducation a mis en place une caisse de grève : caissedegreve.sudeducation.org.
Dans cette perspective d’ancrage et d’élargissement de la grève reconductible, le mardi 17 décembre peut être un tournant dans le rapport de force avec le gouvernement : faisons-en, toutes et tous ensemble, une puissante journée de grève et de manifestations

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