18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 18:20

Après le suicide de Doona, étudiante trans de Montpellier en septembre, nous apprenons celui d’Avril ce mercredi, lycéenne trans de 17 ans, élève au lycée Fénelon à Lille. Alors qu’elle aurait été exclue de l'établissement au début du mois car elle portait une jupe, elle avait vécu une vague de soutien de la part d’élèves de la ville. Une enquête devra faire la lumière sur les circonstances de son exclusion et sur la responsabilité d’acteurs et actrices de la communauté éducative dans ce drame.

A cette heure, nous tenons à présenter nos condoléances à tou.te.s les proches d’Avril et appelons à rejoindre le rassemblement prévu ce jour à 12h45 devant l’établissement.

Alors que le rapport 2020 d’SOS Homophobie montre que 42% des actes de transphobie visent des femmes trans, il est urgent que le ministère prenne ses responsabilités. Alors qu’elles sont confrontées à la transphobie du corps médical et des institutions y compris scolaires, le silence de monsieur Blanquer et des services de la Dgesco à nos nombreuses sollicitations revêt une cruelle résonance.

Il est urgent de prendre en compte la transidentité et de lutter contre la transphobie au sein des établissements et des institutions accueillant des élèves et des étudiant.e.s. Le parcours de transition des élèves comme des personnels doivent être pris en considération. L’administration doit notamment faciliter le changement de prénom sur simple demande d’un.e élève. Il est inacceptable qu’encore aujourd’hui, l’identité de genre de membres de la communauté éducative ne soit pas respectée.

Comme nous le demandons depuis de trop nombreuses années, les personnels doivent être formés aux sujets LGBTI, les cours d’éducation à la sexualité et à l’affectivité doivent être dispensés partout par des personnels eux aussi formés.

Aujourd’hui encore, à Montpellier, à Lille et ailleurs les LGBTIphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant.e.s. Des promesses ont été faites par le ministère et par le gouvernement depuis 2018. Nous ne pouvons plus attendre qu’elles se transforment en actions. En octobre 2019, monsieur Blanquer avait notamment annoncé la mise en place d’un groupe de travail ayant comme mission de construire des outils pour aider les équipes à accueillir les élèves trans. Depuis, ce groupe n’a jamais été réuni. Nous avons pourtant relancé le ministère à plusieurs reprises sans obtenir de réponse de sa part. Cette inaction pèse lourdement sur tous et toutes les Avril dans tous les établissements.

#JusticePourAvril

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 16:24

La ministre des Solidarités et des territoires a annoncé par voie de presse le démantèlement du service public national de la médecine scolaire. Elle a en effet indiqué la volonté du gouvernement de légiférer dans le but de transférer cette compétence aux départements, ainsi que les personnels de médecine scolaire. Les  inégalités territoriales accentuent déjà  les difficultés à l'accès à la médecine scolaire. Ce démantèlement les enracine définitivement.

Depuis des années, la médecine scolaire est un service public en déshérence .

La visite médicale à 6 ans n'est pas effective, et encore moins en REP/REP+. On compte par exemple 1 médecin scolaire pour 12 000 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand.

La visite médicale à l'université pour les étudiant-e-s n’existe pas, ou est gravement défaillante.

Pourtant les infirmier-e-s et médecins scolaires ont un rôle primordial dans la détection des handicaps, dans le suivi des élèves, dans la lutte contre le décrochage scolaire et dans la prévention des comportements dangereux.

L’Éducation nationale ne parvient pas à pourvoir les postes médico-sociaux ouverts aux concours faute de candidat-e, en particulier dans les zones les plus pauvres.

La nécessité est donc criante d’engager rapidement une revalorisation des carrières médico-sociales de l’Éducation nationale tant en termes de formation, de recrutement, d’augmentation de salaires. Au lieu de cela, le gouvernement choisit de se désinvestir d’un service public essentiel au plan de la santé publique, en confiant sa gestion aux départements, au mépris du statut des personnels de médecine scolaire.

Les inégalités de ressources et d’investissement dans l’éducation entre départements sont déjà criantes. Cela se traduira par une inégalité encore accrue d’accès à la médecine scolaire.

À l’opposé de ce projet gouvernemental délétère, SUD éducation revendique :

  • une augmentation importante des salaires pour les personnels médico-sociaux,
  • un plan d’investissement conduisant à des recrutements massifs de titulaires de la Fonction publique d’État ;
  • des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein 
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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 15:58

M. le Ministre de l'Éducation nationale,

 

Le 5 juin 2019 vous avez publié une circulaire cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH). Force est de constater qu’un an et demi après, sa mise en application laisse place à des inégalités de traitement des personnels d’une académie à l’autre.
Le calcul de la quotité horaire et sa corrélation avec un temps de travail hebdomadaire n’est pas partout la même. Cela a des conséquences sur les salaires perçus pour un même temps d’accompagnement. Par ailleurs, alors qu’aucune consigne n’est donné concernant une quotité prédéfinie, certaines DSDEN fixent des quotités de travail immuables en fonction du degré d’enseignement dans lequel l’agent intervient.

La mise en place de la grille de revalorisation indiciaire laissée au libre arbitre des comités techniques académiques vient renforcer ces inégalités salariales.
Dans certaines académies ou certains départements aucune action de formation initiale n’est mise en place tandis que l’offre de formation continue est quasiment inexistante.

Nous souhaitons en outre attirer votre attention sur le cas de la Bourgogne où la répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines est sujet à une réinterprétation qui contrevient à ce qui est indiqué dans la circulaire puisqu’un à deux tiers des heures des semaines en sus des 36 semaines de temps scolaire sont systématiquement reportées sur du temps d’accompagnement.

SUD éducation demande à ce qu’un cadrage clair soit établit concernant le calcul de la quotité de travail, des salaires, la mise en place de la grille indiciaire et des actions de formation.

Les inégalités de traitement des personnels accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap doivent cesser.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, à notre attachement au service public d’éducation, ainsi qu’au respect des droits des personnels.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 15:57

Le mouvement interacadémique s’annonce d’ores et déjà catastrophique dans le second degré.

De nouveau, la circulaire ministérielle et les lignes directrices de gestion concernant le mouvement ont été publiées à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du mouvement. Il a été ainsi très difficile aux personnels de s’approprier ces textes qui régissent le mouvement des personnels.

Dans les rectorats, les dysfonctionnements se sont multipliés : les services de gestion des personnels, débordés, n’ont pas été en mesure de prendre en charge les sollicitations des personnels. De nombreux-euses agent-e-s contractuel-le-s peu ou pas formé-e-s affectées sur ces postes ont été dans l’incapacité de répondre aux demandes des enseignant-e-s.

Les remontées de SUD éducation font également état de dysfonctionnements récurrents comme des erreurs dans le calcul des barèmes. Il est dans ces cas nécessaire aux personnels d’accomplir des démarches supplémentaires, alors que les délais pour retourner la confirmation de demande de mutation sont très courts.

Le ministère a même été incapable d’envoyer dans les délais la confirmation de demande de mutation.

SUD éducation dénonce depuis plusieurs années cette incapacité du ministère à gérer correctement les opérations de mutation. Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les syndicats sont écartés du contrôle de la gestion des mutations comme des promotions par l’administration. Chaque année, les organisations syndicales relevaient de nombreuses erreurs, en plus d’imposer le respect du barème pour tous les personnels par souci d’équité entre les collègues. Ce n’est désormais plus le cas.

SUD éducation invite tout-e-s les enseignant-e-s ayant demandé leur mutation interacadémique à se montrer particulièrement vigilant-e-s, et à contacter SUD éducation pour se faire aider en cas de question particulière relative à leur demande de mutation.

SUD éducation revendique un contrôle par les organisations syndicales du mouvement comme des promotions, afin de limiter l’arbitraire et les effets des erreurs de l’administration.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 15:57

Le ministère a indiqué son projet de répartition des postes entre académies le 16 décembre. Dans le premier degré, le projet prévoit quelques maigres créations de postes dans un certain nombre d’académies.

Toutefois, ces créations sont manifestement insuffisantes pour compenser les dédoublements et baisser les effectifs, et indiquent que le ministère se refuse à augmenter significativement la quotité de décharge pour les directions d’écoles.

Dans le second degré, le ministère prépare directement la suppression de 1800 suppressions de postes. Annonce vouloir compenser ces suppressions de postes par 1847 équivalents temps-plein en heures supplémentaires. Ce tour de passe-passe n’a pour vocation que de réaliser des économies, car les heures supplémentaires permettent au ministère de verser des cotisations bien inférieures. Depuis la rentrée 2018, le ministre aura donc supprimé plus de 5 000 postes dans le second degré, alors que sur la même période plus de 100 000 élèves entraient dans le second degré.

Pour les personnels, ces suppressions de poste vont se traduire par une nouvelle dégradation des conditions de travail. Le ministre cherche à imposer ainsi une augmentation généralisée de leur temps de service. Cela signifie aussi qu’il y aura immanquablement moins d’adultes dans les établissements. Cette baisse du taux d’encadrement conduira à une hausse des effectifs par classe, avec toutes les conséquences négatives qu’elles entraînent pour les élèves. Cela signifie aussi moins d’adulte pour réguler les tensions qui surviennent dans les établissements.

Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit d’accroître encore la pression qui pèse sur les enseignant-e-s. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en Assemblée générale et en heure d’informations syndicales pour s’opposer à ces suppressions de postes massives.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:46

Alençon Marche de solidarité avec les migrantes et les sans-papiers

A l'automne, parties de Marseille, Lille, Strasbourg et Rennes, des centaines de marcheur/euses sans-papiers ont convergé vers Paris, pour exiger : la régularisation de tous les sans-papiers, la liberté de circulation, et d'installation, l'égalité des droits, le droit au logement et la fermeture des centres de rétention. Sur Alençon, nous RESF61 avions accueilli la Marche du Grand Ouest, et accompagné les marcheurs pendant deux étapes.
A l'arrivée des marches, avec tous ceux et toutes celles qui étaient venus de toute la France, nous étions plus de 60 000 à manifester à paris le 17 octobre.

Et depuis rien n'a changé, toujours l'enferment dans les centres de rétention, les délais infernaux pour obtenir un simple rv en préfecture, la rue ou le mal mogement pour beaucoup. Pire, les violences policières ont augmenté, comme l'expulsion violente de centaines de migrantEs qui avaient planté leurs tentes place de la République à Paris, ou comme l'évacuation violente des migrantEs à Calais.

Beaucoup de ces personnes vivent un exil forcé dü au pillage de leur pays, à la misère et aux guerres. Face à tant de mépris des centaines d'organisations appellent partout en France à se rassembler et à manifester pour la reconnaissance effective des droits des migrantEs, le vendredi 18 décembre, Journée Internationale des migrants et des migrantes.

Sur Alençon RESF 61, et toutes les organisations associatives, syndicales et politiques qui la composent donnent RV
le vendredi 18 décembre à 18h place Lamagdeleine
pour ensuite rejoindre la Préfecture.

Venez avec des lumières, bougies et lampions !

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 13:43
Battons-nous pour nos salaires ! En grève le 26 janvier ! Tract et visuel SUD éducation

Ce tract a été publié le 14/12/2020

Le ministre Blanquer a annoncé en grande pompe une augmentation de 400 millions d’euros (soit 29 euros bruts mensuels par agent-e) pour les personnels de l’Éducation nationale inscrite dans le projet de loi de finances 2021. C’est une somme dérisoire rapportée aux plus de un million cent-trente-mille personnels dans l’Éducation nationale. Alors que les salaires stagnent voire baissent depuis de nombreuses années, l’heure est à la mobilisation pour imposer de réelles augmentations de salaires sans une nouvelle dégradation de nos conditions de travail.

 

Un salaire qui baisse

Le salaire des personnels de la Fonction publique (titulaires ou contractuel-le-s) est calculé à partir de la valeur attribuée au point d’indice. Depuis 25 ans, l’augmentation de la valeur du point d’indice a été inférieure à l’inflation 21 fois. Rapporté à la situation de 1995, le salaire d’un-e professeure des écoles ou d’un-e certifié-e au 5e échelon (indice 476) est plus bas de 551 euros bruts constants !

Dans le même temps, certain-e-s agent-e-s comme les AED et les AESH perçoivent un salaire si bas que lorsque le SMIC est revalorisé pour tenir compte de l’inflation, leur salaire calculé sur la base de la grille indiciaire se trouve alors en-dessous du Smic. L’administration est alors obligée de verser une indemnité différentielle pour que les AED et AESH perçoivent le salaire minimum.

 

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

 

Le Grenelle : une arnaque

La montagne de milliards d’euros évoquée par Blanquer durant le mouvement sur les retraites accouche d’une souris de 400 millions d’euros, essentiellement consacrée à des primes.

Une ”prime d’attractivité” qui ne concerne qu’une minorité de personnels

Le ministre prévoit une “prime d’attractivité” versé entre l’échelon 2 et l’échelon 7 de la classe normale aux enseignant-e-s titulaires, CPE et PsyÉN. Son montant sera dégressif, de 99€ nets mensuels environ à l’échelon 2 à 35€ à l’échelon 7. Cette prime sera déclinée pour les enseignant-e-s contractuel-le-s avec un montan plus faible encore. Le ministre invente 7 nouveaux “paliers” pour attribuer le versement de cette prime, de 54 à 27€ nets mensuels. Les AED, AESH, personnels administratifs et enseignant-e-s stagiaires dont les salaires sont les plus bas se trouvent exclus du versement de la prime. Aucune revalorisation du salaire des personnels enseignants d’un échelon supérieur au septième n’est prévue. En tenant compte de l’inflation, les salaires des personnels ont pourtant baissé de 19,82 % depuis 1995 !

Une prime d’équipement insuffisante

Alors que les personnels (enseignant-e-s, CPE, AED, AESH) ont largement contribué à maintenir le lien avec les élèves durant le premier confinement en dehors de tout cadre réglementaire, le ministre refuse d’indemniser les personnels. Il propose le versement d’une prime annuelle d’équipement 150€ nets annuels versée uniquement aux enseignant-e-s et dont seront exclu-e-s les contractuel-le-s qui ne seront pas embauché-e-s à l’année, ainsi que les professeur-e-s documentalistes ! Pour s’équiper, les personnels ont pourtant toutes et tous besoin d’une dotation initiale importante dès maintenant complétée par cette prime annuelle. Cette prime ne doit pas non plus être un moyen d’imposer à terme le télétravail aux personnels.

Des mesures catégorielles dérisoires

Le ministre prévoit d’autres mesures catégorielles dérisoires, comme la préennisation de la prime exceptionnelle de direction au lieu d’augmenter massivement les décharges de direction et d’embauche des aides administratives, et une augmentation minime du taux de promotion à la hors-classe des enseignant-e-s, de 17 à 18 %.

 

Nous avons des revendications :

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :

  • l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;

  • l’intégration des primes et indemnités au salaire ;

  • une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent-e est bas, pour réduire les inégalités salariales.

SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires, une augmentation du Smic à 1700€ nets ; la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 10:32
Face à la mascarade du “Grenelle” : imposons par la grève les augmentations de salaire pour toutes et tous !

Chaque jour il apparaît davantage que le “Grenelle de l'éducation” du ministre Blanquer n’est qu’une opération de communication caricaturale destinée à servir d'écran à une politique de casse du service public d'éducation.

Derrière les formules managériales creuses du ministère, il s'agit pour Blanquer de nier aux personnels leur professionnalité afin d'imposer ses propres pratiques, au mépris à la fois de la liberté pédagogique et de leurs conditions de travail.

Le ministre et le gouvernement ont attaqué l'Éducation nationale tous azimuts ces dernières années : suppressions de postes, attaques contre toutes les garanties statutaires avec la fin du contrôle par les commissions paritaires des actes collectifs, réformes du système éducatif qui mettent en place le tri social au lycée et à l’université...

La revalorisation salariale des personnels, qui devait aboutir à une loi de programmation sur plusieurs années impliquant plus de dix milliards d'euros s'est transformée en une enveloppe de 400 millions d'euros pour plus d'un million d'agent-e-s. Il ne s'agit que de nouvelles primes, d'un montant souvent dérisoire, et qui excluent une large part des personnels : AED, AESH, personnels administratifs et de santé, enseignant-e-s au-delà du septième échelon…

Pour SUD éducation, l’heure est à la construction d'une mobilisation massive. SUD éducation, avec la FSU, la CGT éduc'action et FO, appelle le 26 janvier prochain à une journée de grève pour une augmentation des salaires de tous les personnels. SUD éducation appelle d'ores et déjà les personnels à se réunir en heures d'informations syndicales et en assemblée générale pour débattre de la construction de la grève sur leur lieu de travail, et faire de cette journée du 26 un point d'appui pour ancrer la grève dans la durée, dans le but d’obtenir des augmentations de salaires pour toutes et tous.

Après les 4 de Melle, les 3 de Bordeaux : on ne touche pas à nos camarades !

Ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Depuis l’hiver dernier, les cas de répression se multiplient. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 Moins de postes au concours de l’enseignement sauf pour le privé

Les concours au professorat des écoles offriront 900 postes de moins en 2021. Par ailleurs, 900 postes sont ouverts au concours des maîtres dans les établissements d’enseignement privés sous contrat du premier degré avec une augmentation de 100 postes en un an. SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours

https://www.sudeducation.org/tracts/panneau-syndical-82-decembre-2020-pour-nos-salaires-toutes-et-tous-en-greve-des-le-26-janvier/

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 10:32
Motion d’actualité du Conseil Fédéral de novembre

Ce communiqué a été publié le 10/12/2020

Mercredi 28 octobre, Macron a annoncé un nouveau confinement, qui représente autant de contraintes pour les salarié-es que d’aubaines pour les capitalistes. Les salarié-e-s paient en effet triplement le prix de la crise sanitaire : en étant exposé-e-s face au virus sans protections suffisantes, en étant en première ligne face à la crise sanitaire et en subissant les restrictions, qui touchent essentiellement la sphère privée.

Dans l’éducation, les mesures sanitaires sont très loin de protéger efficacement les personnels, les élèves et les familles comme le montre la croissance exponentielle des cas Covid dans les établissements scolaires en dépit des chiffres tronqués du ministère. Les protocoles successifs n’ont rien changé ou presque, mis à part des dédoublements dans certains lycées obtenus grâce aux mobilisations, et qui nécessitent encore des garanties notamment en ce qui concerne la liberté pédagogique, le temps de travail et les obligations de service. L’enseignement à distance ne compensera jamais les inégalités scolaires impliquées par les fermetures d’écoles ou d’établisssments : SUD éducation est pour le maintien des écoles, collèges et lycées ouverts le plus longtemps possible, dans l’intérêt des élèves. Pour cela, il faut se donner les moyens de faire face à long terme à la crise sanitaire : par des dédoublements généralisés, des recrutements massifs et par un plan d’urgence pour l’Éducation. Alors que des milliards sont prévus pour sauvegarder l’économie capitaliste, aucun moyen n’est prévu pour l’éducation.

Suite à l’assassinat de Samuel Paty, le MEN a mis en place un temps d’hommage sans laisser le temps aux équipes de se concerter et de le mettre en oeuvre dans le cadre de leur liberté pédagogique. Des enseignant-e-s et/ou directeurs-trices ont contacté directement la police ou des procureurs afin de signaler les propos ou comportements de certains enfants.  SUD éducation dénonce cette criminalisation du comportement des élèves mineur-e-s, qui bien souvent ne mesurent pas la portée des propos, parfois inadmissibles, qu’ils et elles peuvent proférer. La plupart du temps, ces situations peuvent trouver leur solution au plan pédagogique, dans l’établissement ou l’école. 

Dans le supérieur, les attaques se multiplient: vote accéléré d'une LPR dénoncée par l'ensemble de la communauté universitaire, dénonciations calomnieuses et réactionnaires contre des universitaires, mesures liberticides et répressives contre toute contestation sur les campus. Alors que Macron a décidé de les maintenir fermés encore pendant des semaines et qu'un investissement massif est nécessaire dès maintenant pour permettre leur réouverture et de bonnes conditions d'études, le gouvernement en profite pour réaliser son vieux rêve d'une université précarisée et libérale, muselée. Il faut prendre la mesure de l'ampleur des attaques , cette séquence liberticide est inquiétante pour le monde universitaire mais plus largement aussi pour l'ensemble de la société. A la suite des mobilisations des 17 et 24 novembre, SUD éducation appelle les personnels à faire front et à construire dès à présent les mobilisations nécessaires.

Pendant ce temps, le gouvernement continue à s’attaquer à nos droits. Dans l’Éducation nationale, le Grenelle organisé par le ministère est très insuffisant sur le plan salarial, avec à ce stade seulement 400 millions mis sur la table, et ce sous formes de primes. Cette pseudo-concertation pourrait être l’occasion pour le ministre de mettre en cause les missions, en alourdissant la charge de travail, en s’attaquant aux congés scolaires et au statut. La généralisation du télétravail se poursuit, hors de tout cadrage réglementaire et sans moyens dédiés. SUD éducation dénonce la mascarade de dialogue social que représente le Grenelle. 

Fidèle à son dogme libéral, le gouvernement continue de pressurer les salarié-e-s comme  l’illustre le maintien des jours de carence, dans le privé comme dans le public. Ainsi, alors que les plans de licenciements se multiplient, nous devons contribuer à la reconstruction du rapport de force à la fois dans notre secteur et dans l’inter-professionnel. La mobilisation du samedi 5 décembre contre le chômage et la précarité en constituera une première étape. Nous soutiendrons également les luttes des personnels soignant et des travailleurs et travailleuses du  social, notamment lors de la journée de grève nationale du secteur social et médico-social du 3 décembre. La loi de « sécurité globale » actuellement en débat à l’Assemblée représente un tournant supplémentaire et inacceptable vers une impunité quasi totale de la police alors que nous ne cessons de dénoncer les violences policières qui se sont accentuées largement ces dernières années. Des manifestations importantes contre cette loi sont organisées un peu partout. 

Il est en effet temps de renverser la vapeur ! La crise sanitaire est appelée à durer : nous ne pourrons pas rester passifs face à la casse de nos droits sociaux. Dans notre secteur, la mobilisation, largement impulsée par SUD éducation et des équipes combatives, du début du mois de novembre, est à ce titre un sursaut très intéressant. Malgré le confinement, malgré la fatigue, malgré l'assassinat de Samuel Paty, malgré la répression, les personnels ont trouvé l'énergie de se mobiliser à la rentrée pour défendre la protection des élèves et la leur. Il s’agit de renforcer la dynamique en faisant, partout, vivre nos revendications, par des Assemblées générales, des droits de retraits, des grèves. Les équipes SUD éducation seront partout aux côtés des personnels en lutte pour défendre leur santé et leurs droits. Ainsi, les AED, qui subissent de plein fouet la surcharge de travail liée à la crise sanitaire, ont décidé de lutter pour améliorer leurs conditions de travail et se mobilisent ce mardi 1er décembre. SUD éducation les appelle à la grève ce jour-là, et sera présent à leurs côtés dans ce combat. 

Les militant-e-s de SUD éducation sont en première ligne des mobilisations des personnels. La réponse répressive du ministère est à la hauteur de l’investissement de SUD éducation dans les mobilisations. Suite à la répression anti-syndicale subie par les quatre camarades de Melle, c'est à présent au tour de trois camarades du lycée Mauriac de Bordeaux de faire l’objet de poursuites disciplinaires pour faits de grève. Pour SUD éducation, on ne touche pas aux camarades ! 

Alors que cette répression, diligentée par Blanquer, s’abat sur les camarades, la presse révèle que Blanquer est prêt à financer grassement une organisation lycéenne créée à sa main pour faire taire toute opposition.

SUD éducation cherchera à faire rendre des comptes au gouvernement, et exige dès à présent la démission du ministre Blanquer.

SUD éducation saisira la Défenseuse des droits sur les questions du respect de l'activité syndicale et de la discrimination syndicale au ministère de l’Éducation nationale. 

 

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 15:48

Comme partout en France, en Gironde, des enseignant-e-s ont contesté la réforme du Bac, imposée à marche forcée, au mépris des avis des instances de concertation et dans la précipitation. De nombreux-ses enseignant-e-s ont répondu à l’appel intersyndical à s’opposer à cette réforme inégalitaire par la grève et d’autres actions syndicales dans de nombreux lycées de France. 

En Gironde, 9 de ces enseignant-e-s de différents lycées du département ont reçu en février, la veille des vacances de printemps, un courrier de la rectrice les menaçant de sanction. En juin, l’un d’entre eux s’est vu barrer l’accès à la hors classe au nom de son « positionnement », c'est-à-dire pour s’être opposé au ministère en usant de ses droits syndicaux.

La Rectrice de Bordeaux a franchi une nouvelle étape en lançant le vendredi 20 novembre une procédure disciplinaire contre 3 de ces 9 enseignant-e-s en poste au lycée Mauriac. Dans ce lycée, la mobilisation des enseignant-e-s et des élèves, qui avaient largement exprimé leur refus de modalités d’évaluation enlevant au bac son caractère de diplôme national, a conduit à ce qu’aucune épreuve des « E3C » n’a pu se tenir en janvier.

Cette situation en Gironde n’est pas isolée. Au mois d’octobre, ce sont quatre enseignant-e-s du lycée de Melle dans les Deux Sèvres qui ont été sanctionné-e-s après un conseil de discipline pour avoir participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer. 

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre 3 enseignant-e-s du lycée Mauriac de Bordeaux.

Nos organisations exigent l’annulation des sanctions prises contre les personnels s’étant mobilisés contre les E3C, l’arrêt de la répression anti-syndicale, l’arrêt des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Bordeaux, à Melle comme ailleurs.

Les personnels de l’Education nationale ont besoin d’être respectés, soutenus et protégés pour pouvoir exercer leurs métiers dans des conditions de travail sûres et sereines. Ils ne doivent pas être réprimés quand ils expriment leur opposition à des réformes incessantes qui dégradent leurs conditions de travail en même temps qu’elles fragilisent le service public d’éducation.

Nos organisations, SNES-FSU, FNEC-FP-FO, CGT éduc’action et SUD éducation, appellent les personnels à soutenir les collègues, à prendre position dans les établissements, à signer la pétition lancée par l’intersyndicale académique, à participer aux initiatives décidées localement pour imposer l’arrêt des procédures lancées contre elles et eux (grèves, rassemblements…).

 


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Paris, le 10 décembre 2020       

 

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

de la jeunesse et des sports

110 rue de Grenelle, 75007 Paris

 

Objet : abandon des procédures disciplinaires contre les 3 enseignant-e-s du lycée Mauriac, Bordeaux 

 

M. le ministre, 

Comme partout en France, en Gironde, des enseignant-e-s ont contesté la réforme du Bac, imposée à marche forcée, au mépris des avis des instances de concertation et dans la précipitation. 

De nombreux-ses enseignant-e-s ont répondu à l’appel intersyndical à s’opposer à cette réforme inégalitaire par la grève et d’autres actions syndicales dans de nombreux lycées de France. 

En Gironde, 9 de ces enseignant-e-s de différents lycées du département ont reçu en février, la veille des vacances de printemps, un courrier de la rectrice les menaçant de sanction. En juin, l’un d’entre eux s’est vu barrer l’accès à la hors classe au nom de son « positionnement », c'est-à-dire pour s’être opposé au ministère en usant de ses droits syndicaux.

La Rectrice de Bordeaux a franchi une nouvelle étape en lançant le vendredi 20 novembre une procédure disciplinaire contre 3 de ces 9 enseignant-e-s en poste au lycée Mauriac. Dans ce lycée, la mobilisation des enseignant-e-s et des élèves, qui avaient largement exprimé leur refus de modalités d’évaluation enlevant au bac son caractère de diplôme national, a conduit à ce qu’aucune épreuve des « E3C » n’a pu se tenir en janvier.

Cette situation en Gironde n’est pas isolée. Au mois d’octobre, ce sont quatre enseignant-e-s du lycée de Melle dans les Deux-Sèvres qui ont été sanctionné-e-s après un conseil de discipline pour avoir participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer. 

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre 3 enseignant-e-s du lycée Mauriac de Bordeaux.

Nos organisations exigent l’annulation des sanctions prises contre les personnels s’étant mobilisés contre les E3C, l’arrêt de la répression anti-syndicale, l’arrêt des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Bordeaux, à Melle comme ailleurs.

Veuillez croire, M. le ministre, en notre attachement au service public d’éducation,

SUD Education

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Published by SUD 61