23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:07

 

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De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des banques, ici ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers partout dans le monde. C’est cet argent qui ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale.

C’est cet argent qui manque en fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux.

 

Partout, on nous dit que nous coûtons trop cher, alors que ce sont les salariés par leur travail qui créent la richesse ! 

 

Il est temps de mettre les pieds dans le plat !

 

Pour sortir de la crise :

 

Augmentons d’abord les salaires.

A partir de la revalorisation du SMIC, exigeons la reconstruction de l’ensemble des grilles de salaires.

Ce sont les salaires qui alimentent les caisses de la protection sociale, pour la santé, la retraite, l’assurance chômage.

Partout dans le monde il faut un salaire minimum pour empêcher le dumping social !

 

Développons l’emploi.

Nous refusons la mise en concurrence des sites, des salariés entre eux dans les différents pays. Tous les travailleurs et les entreprises en souffrent !

Les banques, les financiers doivent être contraints de diriger l’argent vers l’investissement productif créateur d’emplois.

 

Nous exigeons des mesures immédiates pour arrêter de brader nos outils de production comme par exemple à Florange, chez Pétroplus ou encore chez Peugeot. Il faut au contraire des mesures permettant le développement de notre appareil productif, de services publics de qualité et permettre une reconquête industrielle.

 

Protégeons les salariés des aléas de la vie professionnelle et sociale. Nos acquis sociaux (sécurité sociale, retraite par répartition, assurance maladie, assurance chômage) sont issus des luttes des travailleurs avec le mouvement syndical. Non seulement nous les défendons mais nous proposons de les étendre. Partout dans le monde, les travailleurs ont besoin de cette protection et nous envient.

 

C’est à cette protection sociale qu’aspirent les travailleurs en Chine, au Bangladesh, en Amérique latine et dans tant de pays. Ils aspirent à un droit protecteur pour les salariés, à la reconnaissance du droit syndical. Or c’est ce droit qui est remis en cause dans la loi qui transpose l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier signé par le patronat et trois syndicats.

 

Cette loi protège les employeurs et flexibilise davantage les salariés.

Comment croire un moment qu’un accord jugé historique par le MEDEF soit favorable aux salariés, à l’emploi.

 

Il faut, au contraire, sécuriser l’emploi, redonner de réels droits aux salariés dans les entreprises !

 

Le 1ermai, mobilisons-nous pour l’emploi, pour le progrès social, contre l’austérité !


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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:05

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 14:00

 

Le 14 mai, les délégués du personnel sont invités à participer à un groupe de travail qui traitera de quelques collègues nécessitant (pour des raisons de santé ou autre)'un traitement particulier. Si vous pensez être dans ce cas, contactez votre IEN et SUD éducation.

 

Le 28 mai, se tient un groupe de travail : vérification des barèmes de tout-es les postulant-es au mouvement. Nous ne pourrons contrôler, voire contredire les données de l’administration que si nous disposons de vos fiches de vœux

Quelques jours avant la CAPD du 11 juin, l'inspection académique vous enverra un message pour vous faire part du poste que vous êtes susceptible d'obtenir. Autant vous dire que pour presque tout le monde, c'est le poste que vous aurez réellement et que pour quelques-un-es, c'est une annonce qui ne sera pas confirmée le jour de la CAPD, parce que des erreurs auront été trouvées, soit par les services de l'IA soit par un syndicat après étude des documents du mouvement.

 

Le 11 juin, les délégués du personnel sont convoqués pour étudier les documents du mouvement.

Il arrive parfois que des erreurs soient constatées dans les jours qui suivent le mouvement : ces erreurs sont rectifiées et le poste annoncé après la CAPD se révèle ne plus être le bon : tant que vous n'avez pas d'arrêté de nomination, vous ne pouvez pas être sûr à 100% que vous avez bien obtenu le poste annoncé, même si ces erreurs sont infimes et pourraient être évitées si tous les collègues faisaient la démarche suivante : remplir la fiche de suivi syndical et la renvoyer au syndicat (envoi sur simple demande à sudeducation61@wanadoo.fr)).

 

Cette année, il n’y a pas d’affectation protégée pour les titulaires première année; par contre, 20 postes seront réservés lors de la première phase aux Professeurs des Ecoles Stagiaires, ces postes ont été publiés sur le site DSDEN (nouveau nom de l'IA) en même temps que la circulaire du mouvement.

Vingt autres postes d'adjoint-es seront attribués en priorité aux PES lors de la phase d’ajustement. 

 

Une vingtaine de contractuels (admissibles au deuxième concours 2013) seront affectés à tiers temps sans que nous sachions les modalités d’affectation.

 

Si certains collègues n'obtenaient rien le 11 juin, leur situation serait réétudiée le mardi12 juillet, le DASEN ayant refusé notre demande que cette date soit avancée.

Ces collègues, malgré la demande syndicale, n'auront pas la possibilité d'émettre de nouveau des vœux, sauf pour certains postes de l’ASH restés vacants (ITEP, EREA et classes relais), vœux à émettre du 12 au 18 juin.

Et si jamais certains n'avaient aucune affectation le 12 juillet, ils seraient nommés en cours d'été ou la veille de la rentrée.

 

Si vous êtes titulaire d’un poste et que vous postulez et si vous n’obtenez aucun de vos vœux, vous restez titulaire de votre poste.

Toute affectation sur un poste demandé et obtenu ne pourra pas être contesté.

Si vous obtenez un poste adjoint maternelle en école primaire, vous n’exercerez pas nécessairement en maternelle (et inversement), RENSEIGNEZ VOUS AUPRES DES ECOLES

Ne demandez aucun poste sur lequel vous n’êtes pas prêt-e à exercer.

Les zones géographiques ont été modifiées. Pour chaque zone, il existe différents vœux possibles (direction, adjoint-e maternelle, élémentaire, décharge direction, brigade …). Il est préférable d’émettre des vœux en zone géographique pour favoriser votre affectation lors de la phase d’ajustement.

 

Ce qui précède est la manière dont le DASEN a fixé les règles, malgré le désaccord de SUD éducation concernant certaines modalités. Notre rôle de déléguées consiste maintenant à vérifier que ces règles soient bien respectées. Vous nous y aidez en nous retournant la fiche de suivi.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 15:49

Lyon, Strasbourg, Montpellier, Metz, Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre, Toulon, Lille, Saint-Etienne,… alors que le ministre de l’éducation espérait arriver au seuil des 50% de villes qui adopteraient effectivement la réforme des rythmes scolaires l’an prochain, celle-ci ne sera finalement mise en place que dans 18,6% des municipalités de France (Le monde du 02/04) !

Bien qu’attendue, cette information rendue aujourd’hui officielle, claque comme un coup de tonnerre. Si l’adhésion de Paris semble à première vue "sauver l’honneur", à y regarder de plus près on constate que celle-ci, très politique, s’est faite "en force", contre les collègues et les parents en lutte depuis plusieurs semaines contre ce projet dans la capitale et toute l’Ile de France.

De même, le rejet par les municipalités de droite n’est pas une surprise mais le large désaveu des grandes municipalités socialistes révèle le malaise face à la précipitation du ministre de l’éducation aujourd’hui très isolé.

Après avoir été rejetées au Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) et au Comité Technique Ministériel (CTM), aucune organisation syndicale ne votant pour, les dispositions relatives à l’application de la réforme ont été retoquées le 11 janvier par l’association des maires de France (AMF) lors de la Commission Consultative d’Evaluation des Normes (CCEN) et largement critiquées ensuite par les fédérations de parents (abstention de la FCPE au CSE du 09/01, demande de report et pétition par la PEEP le 24/01).

Pour SUD éducation, la très forte mobilisation lors de la journée de grève du 12 février a joué un rôle majeur dans le renoncement de nombreuses municipalités. Cette grève a eu lieu à l’appel des fédérations CGT, FO, CNT, FAEN et SUD éducation, le SNUipp ayant rejoint l’appel sur ses propres bases.

En plein débat parlementaire sur le projet de loi, ce camouflet illustre le très large front d’opposition contre cette réforme et les modalités de sa mise en place, front qui refuse de faire passer au second plan l’intérêt des enfants et les conditions de travail des personnels.

- SUD éducation demande l’abrogation de ce décret. Il symbolise une politique qui, tout en refusant de créer les conditions d’une véritable refondation, prône une territorialisation accrue du service public d’éducation de la maternelle à l’université. Cette territorialisation est synonyme d’inégalités, et elle est porteuse de remise en cause des statuts. SUD éducation mènera le combat :
- contre une politique qui s’entête à soumettre l’école au néo-libéralisme
- pour l’élaboration d’un projet d’école égalitaire et émancipatrice

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 13:30
Quelles perspectives après la grève du 28 mars ?
mardi 2 avril 2013

 Après l’importante grève du 12 février, les fédérations FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation et FTE-CNT appelaient à une nouvelle grève nationale de toute l’éducation le 28 mars  Malgré des dispari-tés géographiques, la mobilisation a été en baisse, en-deçà du rapport de force nécessaire pour obtenir sa-tisfaction sur les revendications, en particulier l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires  Ce niveau de mobilisation ne permet pas d’envisager à court terme des suites sous la même forme et avec les mêmes objectifs  Pour autant, il n’est pas question de se résigner aux régressions tous azimuts que le gouvernement et le patronat veulent imposer 

Nous en avons vite fait le constat : la « refondation » annoncée n’en a que le nom faute de rupture avec les politiques précédentes. Programmation budgétaire in-suffisante sous contrainte d’austérité, maintien de la plupart des contre-réformes de la droite, développement de la précarité, refus de titulariser les précaires, blocage des salaires, poursuite de la dégradation des conditions de vie et de travail, accentuation du démantèlement du service public via la territorialisation, le tout inscrit dans la continuité du projet d’adapter toujours davantage l’école à l’économie néolibérale.

SUD éducation n’aura pas ménagé ses efforts pour construire la mobilisation la plus large. Dès l’automne, nous avons proposé avec insistance à toutes les organisations syndicales de se réunir en vue d’engager des mobilisations pour que les « concerta-tions » et « négociations » ne se déroulent pas sans l’intervention des personnels. Nous n’avons eu de cesse de créer les conditions de l’unité dans la lutte. Depuis le départ de la concertation, dans ses expressions propres et dans les cadres intersyndicaux, SUD éducation a mis en évidence la nécessité d’une lutte globale et inter-catégorielle contre la politique scolaire du gouvernement et cherché à éviter la focalisation sur la seule question des rythmes.

Les organisations majoritaires ont refusé la construction d’un rapport de force. Le SGEN-CFDT et l’UNSA ont soutenu le ministère et ses projets, en votant pour la loi d’orientation, en refusant de s’opposer au décret sur les rythmes, en ne participant à aucune réunion intersyndicale de mobilisation. La FSU et ses syndicats (SNES, SNUIPP, SNUEP, SNEP…) se sont contentés d’émettre des critiques circonscrites et mesurées, se sont abstenus sur la loi d’orientation, ont refusé de construire des mobilisations pour imposer les revendications, ont divisé les luttes et les personnels.

Après avoir voté contre le projet de loi et contre le décret sur les rythmes, les fédérations SUD éduca-tion, FO et CGT ont décidé de proposer à tous les personnels la grève le 12 février, avec la CNT et la FAEN, pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. La FSU a refusé de se joindre à cet appel. Le SNUIPP a ensuite décidé d’appeler les seul-e-s enseignant-e-s du primaire à la grève, et sur ses propres bases revendiquant uniquement le report et la réécriture du décret sur les rythmes. Cette grève a été massive, en particulier dans le 1er degré. Elle aura permis de témoigner d’une capacité importante de mobilisation et de mettre à nu la méthode du ministère : passer en force malgré l’opposition des personnels. Cette grève qui explique en partie le report à 2014 de la contre-réforme dans 75% des municipalités, n’aurait pas eu lieu sans l’appel des fédérations SUD, FO, et CGT.

Il était de la responsabilité des syndicats de donner à la mobilisation du 12 février un prolongement par la grève avant fin mars. De nombreuses AG de grévistes avaient exprimé cette attente. C’est ce qu’ont proposé les fédérations SUD, FO, CGT et CNT. La FSU et ses syndicats ont refusé d’envisager tout appel à la grève. La FSU a proposé uniquement aux autres organisations de s’associer à un appel à manifestation nationale le samedi 6 avril, sur une plateforme imposée ne comprenant ni l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, ni le retrait du projet de loi d’orientation sur l’école.

En refusant d’appeler à la grève et en décidant unila-téralement un appel à une manifestation le 6 avril, la FSU et ses syndicats ont cassé la dynamique naissante et créé une situation de concurrence des initiatives qui a été démobilisatrice. Cette opération est loin d’avoir été sans conséquence par exemple sur le niveau de mobilisation du 28 mars. S’il était de notre devoir de proposer cette grève, nous prenons acte que les personnels n’ont pas massivement répondu à l’appel de nos fédérations.

La manifestation de la FSU du samedi 6 avril ne s’inscrit pas dans la construction d’un rapport de force : nous n’en serons pas. Une telle manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de mobilisation et de grèves, non comme un événement sans avant ni après. Cette initia-tive isolée, sans perspective, est une opération d’auto-affirmation d’une organisation qui a montré qu’elle refu-sait de construire un bras de fer avec le ministère pour imposer les légitimes revendications des personnels. Les quelques milliers ou dizaines de milliers de manifestant-e-s du 6 seront bien peu de chose comparés aux centaines de milliers de grévistes du 12 février. Aucune autre fédération ne s’est d’ailleurs associée à cet appel.

Pourtant, il y a toutes les raisons de construire un rapport de force, car ce sont toujours les mêmes poli-tiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public. Politique sécuritaire de répression sociale et anti-immigré-es, austérité budgétaire, augmentation de la TVA et réduction des dépenses publiques (Etat et protection sociale), « réformes structurelles » cassant les droits des travailleurs/euses du privé et bientôt du public (Accord National Interprofessionnel, démantèlement des services publics (via notamment la décentralisation). Ces orientations sont faussement légitimées par la prétendue contrainte de la dette publique. Elles consis-tent en réalité à faire payer aux salarié-e-s et classes populaires une crise du système capitaliste dont ils ne sont nullement responsables. La politique scolaire actuelle ne peut se comprendre que replacée dans ce cadre global.

C’est une lutte d’ensemble de grande ampleur qu’il faut préparer, en résistant pied à pied à toutes les contre-réformes et en portant la nécessité d’une alternative au capitalisme. C’est dans cette perspective que les syndicats SUD éducation, réunis en conseil fédéral les 28 et 29 mars 2013, se sont donnés comme feuille de route pour les mois qui viennent :

Amplifier notre campagne nationale sur nos condi-tions de travail, qui continuent de se dégrader et pour lesquels les outils existants doivent être utilisés (visites médicales, registres obligatoires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail).

Mobiliser contre le projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) qui entérine la loi LRU et pousse encore plus loin les logiques d’assujettissement de l’ESR aux pouvoirs des entreprises et de la Région.

S’opposer au développement de l’école du socle et des compétences, avec une campagne nationale de boycott du Livret Personnel de Compétences.

Lutter contre la précarité avec une campagne natio-nale pour la titularisation et le réemploi de tous les précaires, avec un rassemblement devant tous les rectorats le mercredi 5 juin.

Développer la mobilisation interprofessionnelle contre l’accord d’insécurisation de l’emploi, avec comme prochaine étape la journée nationale d’action du 9 avril. Cet accord institue le chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des ho-raires. L’ANI, c’est moins de droits collectifs et in-dividuels en cas de licenciements.

Combattre les projets de territorialisation et l’acte III de la décentralisation, à commencer par un pou-voir accru aux collectivités territoriales dans les conseils d’école et dans les conseils d’administration des établissements, la régionalisa-tion de l’enseignement professionnel et de l’orientation scolaire, avec des rassemblements le mercredi 10 avril devant tous les rectorats. Avec la décentralisation, un cap supplémentaire serait fran-chi dans une logique de territorialisation et de con-tractualisation de l’école incompatible avec l’égalité du service public national, et destructrice pour les statuts des personnels.

Appuyer la résistance à l’Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en mobilisant pour la grande chaîne humaine organisée sur place le 11 mai, contre ce symbole d’une politique productiviste qui privilégie l’intérêt des actionnaires sur les enjeux sociaux, en-vironnements et démocratiques.

Préparer un affrontement interprofessionnel majeur pour refuser la nouvelle attaque contre les retraites, F. Hollande ayant annoncé le 26 mars une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation. C’est la baisse des pensions de retraites pour tou-te-s qui est pro-grammée !


Retrouvez les éléments liés à ces campagnes et initiatives sur notre site : www.sudeducation.org

Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise. SUD Éducation s’inscrit dans un combat général pour que, des luttes, sorte une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Cela sera difficile, mais nous n’avons pas le choix. Chaque résistance y contribue. Chaque résignation nous en éloigne.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:12
Préparons la riposte !
mardi 2 avril 2013

 Dans son discours télévisé du jeudi 28 mars, F. Hollande a confirmé l’accentuation de la politique de cadeaux au patronat et d’austérité pour la ma-jorité de la population  Il a annoncé de nouvelles attaques contre les retraites, avec une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une re-traite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation  En clair, c’est la baisse des pensions de retraites pour toutes et tous qui est programmée ! 

Augmenter la durée de cotisation, c’est diminuer les pensions Même le Conseil d’Orientation sur les Retraites (COR), l’organisme de collaboration qui prône sans cesse de nouvelles régressions, affirme que l’augmentation du nombre d’annuités exigibles ne modifie pas la durée réelle de cotisation, qui restera en moyenne à 37 ans. Avec une nouvelle augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à un taux plein, le taux de remplacement effectif serait donc en baisse. Ce phénomène serait amplifié par des décotes encore plus importantes, les femmes étant les premières touchées. Les futur-e-s retraité-e-s partiraient donc avec des retraites plus faibles, et ce même si le gouvernement ne touche « pas à l’âge légal » de départ à la retraite fixé à 62 ans, comme le promet Ayrault pour essayer de nous endormir. Ainsi le véritable but de ce gouvernement est bien, comme ses prédécesseurs, de diminuer la part des richesses qui reviennent aux salarié-e-s.

Désindexer les retraites, c’est diminuer les pensions Cette indexation permet aujourd’hui de maintenir à peu près le niveau de vie des retraité-e-s : les pensions sont automatiquement augmentées en fonction de l’évolution des prix. La désindexation signifierait que les pensions de retraites, si elles augmentent, augmenteraient moins que l’inflation, c’est-à-dire moins que les prix. Autrement dit, en valeur, les pensions diminueraient. Cela signifie que le gouvernement programme sans détour que le niveau de vie des retraité-e-s baissera progressivement pendant leurs années de retraites.

Partir avec des pensions plus basses qui diminueront encore tout du long de nos retraites, voilà le programme du gouvernement On le voit, ce sont toujours les mêmes politiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public : précarisation et flexibilisation de l’emploi avec l’Accord National Interprofessionnel, réduction des dépenses publiques, démantèlement des services publics via la décentralisation, destruction des solidarités collectives et de la protection sociale…

Il faut préparer une lutte d’ensemble de grande ampleur Cela doit désormais être clair pour tout le monde : nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations pour stopper la spirale sans fin des régressions sociales et imposer des alternatives. La question des retraites touche l’ensemble des salarié-e-s, du public et du privé, avec ou sans emploi, précaires ou statutaires. Il faut préparer un mouvement interprofessionnel majeur, un affrontement central avec le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent continuer à nous faire payer une crise du capitalisme dont nous ne sommes nullement responsables. SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, y mettra toutes ses forces.

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:45

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 14:42

 

Compte rendu CTA lundi 26 mars

 

Suite au blocage du rectorat par les élèves de Victor Lépine, le CTA a commencé à 14H30. Une délégation a été reçue par le Secrétaire Général .

 

 

Lire sur notre blog les deux déclarations de SUD éducation :

déclaration générale

déclaration LP

Carte scolaire 2ndDegré : 157 postes réservés pour les stagiaires,

 

Postes spécifiques : l'UNSA a tenu à préciser qu'ils étaient opposés à notre déclaration sur les postes spécifiques : "ce ne sont pas des moyens pour détourner le barème, il y a des personnes qui s'investissent beaucoup pour acquérir les compétences nécessaires à l'exercice sur ces postes..."

 

CPE : Intervention d'un expert syndical, disant notamment que si nous sommes davantage consultés, nous ne sommes pas plus entendus qu'avant, déficit de 30 postes dans l'académie, l'administration intègre la présence des principaux ou proviseurs adjoints dans le calcul des besoins en CPE.

 

 

Fermeture annoncée du collège Lemière à Caen pour 2014.

 

Postes ATSS : L'UNSA est intervenu et a obtenu une réduction de la dotation en emplois administratifs de deux établissements (de 1 poste à 1/2 poste) pour permettre la création de deux 1/2 postes dans deux autres établissements.

 

 

Redéploiements des postes d'infirmiers dans la Manche (diminution de la dotation d'infirmière dans 3 LP (Doucet, La Roquelle, Les Sapins) et suppression pure et simple à Corot : Vives protestations de SUD et de la FSU (ateliers, contraception...) le DASEN fait une nouvelle proposition en redonnant un 1/2 poste à Corot.

 

Résultat des votes :

Carte scolaire : Contre 6, Abst 4, Pour 0

SPEA : Contre 6, Abst 0, Pour 4

Direction, CPE : Contre 8, Abst 0, Pour 2

Infirmières et labo : Contre 8, Abst 1, Pour 1

A noter qu'il n'y a jamais eu de vote unanime négatif sur les propositions du Rectorat.

La FSU et SUD rappellent qu'ils tiennent au vote des Tableaux de Répartition des Moyens par Discipline dans les CA des établissements.

 

Ensuite, une courte information sur l'ESPE. Les syndicats ne sont pas directement associés au groupe de travail, mais peuvent faire des contributions à envoyer au rectorat.

 

Emplois Avenir Professeur : le Recteur a contredit notre déclaration ; pour lui, les EAP sont une chance de promotion, pas de la précarité. 34 contrats signés au 25 mars, 27 dans le Calvados, 7 dans la Manche, ils ont déjà commencé et ont chacun un (ou plusieurs) tuteurs qui se partagent donc la prime de 300€. . Les EAP ont un contrat de 12h annualisé (est-ce que ça ne va pas revenir à 20h par semaine ?) Les contrats sont signés jusqu'en septembre 2013, renouvelables.

 

La formation continue : 68% sont à public désigné.

 

Questions diverses :

- Il était prévu 7 créations de postes de PLP, au final 14 suppressions sont demandées, pourquoi ?
Pas de réponse claire


- Comment expliquer que sur les 7 lycées les plus touchés par une réduction de leur DHG (> à 50 heures), 4 sont des lycées technologiques à vocation industrielle ?
Pour Granville, fermeture de STI2D, Lisieux fermeture STT, Tellier fermeture de secondes

- De même comment expliquer que 13% des postes supprimés touchent des collègues de disciplines industrielles (les collègues STI ne représentant que moins de 3% des enseignants en lycées)
Explication confuse, "il y en a d'autres"...
Remarque de SUD : n'est-pas l'illustration de la volonté de faire disparaître les lycées technologiques à moyen terme ? Silence...


- Comment encore expliquer que tous les enseignants STI ne sont pas touchés par le changement de nomenclature ?
Les enseignants en BTS changeront de nomenclature plus tard.


- Ce fameux changement de nomenclature des disciplines technologiques s'appuie sur un arrêté du 17 décembre 2012. Pouvez-vous nous fournir une copie de cet arrêté ?

Nous avons enfin une copie de cet arrêté qui stipule "Sur la demande des intéressés" 

Mutations 1er degré dans l'académie : les DASEN des trois départements se sont engagés  à favoriser  les possibilités de mutation inter-académique. 

Le DASEN de l'Orne devrait donc laisser partir au moins 10 PE vers le Calvados et un nombre significatif vers la Manche  (sans vouloir en préciser le nombre exact). Le DASEN   du Calvados devrait  par conséquent accepter au moins 10 ineats et  celui de  la Manche un nombre (non communiqué) conséquent également. 

Concernant les incidences des intempéries sur le personnel, la gestion en est confiée aux DASEN. Le Calvados a bénéficié d'un arrêté préfectoral pour mardi et mercredi, la Manche seulement pour mercredi !



 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 08:24

La circulaire est parue le 27 mars. Vous avez un message dans i-prof et elle est en ligne sur le site de l'IA à cette adresse : http://www.ac-caen.fr/mediatheque/ia61/personnels/enseignants/circulaire_exeat_ineat_2013.pdf

Vous pouvez envoyer la demande et les documents dès maintenant et jusqu'au 13 mai.

Prenez contact avec nous (sudeducation61@wanadoo.fr ou 06 83 70 38 48) en cas de besoin, et transmettez nous un double de votre demande pour que nous disposions de toutes les informations lors de la CAPD du 11 juin.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 18:16

Le décret sur les rythmes scolaires doit être abrogé et il faut mettre en chantier un autre projet qui réponde aux besoins des élèves et aux revendications des personnels. La politique gouvernementale sur la question des rythmes scolaires s’inscrit dans la logique de la loi d’orientation et aussi dans celle de la loi de décentralisation. Toutes les deux vont dans le sens d’une territorialisation de l’école et d’un éclatement du cadre de référence national qui ne garantiront pas l’égalité entre les usagers du service public d’éducation sur tout le territoire.

En ce qui concerne la formation professionnelle, nous restons opposés à la mise en œuvre par les régions de la formation professionnelle initiale et continue.

Il est à craindre un développement de formations qui enfermeront les jeunes et les salariés dans le seul marché de l’emploi ou du chômage local. L’inégalité de moyens entre les régions va entraîner deux type de formations : celle qui auront l’accord de l’État et sa participation financière et celle qui resteront à la seule initiative des régions. Sur ces dernières le risque est grand de voir se développer des formations uniquement pilotées par les régions hors des cadres nationaux diplômant pour les élèves et statuaires pour les enseignants.

En ce qui concerne l’apprentissage. …. Avec le passage aux régions des CFA ce qui restait de cadrage national va disparaître avec la réglementation locale qui est inscrite dans la loi. Nous rappelons ici que pour nous les Lycées Professionnel et Technologique (en post-bac) sont les seuls lieux, contrairement aux Centre de Formation d’Apprentis qu’ils soient publics ou privés, qui permette d’associer enseignement professionnel et enseignement général apportant aux lycéens autonomie et esprit critique dans la construction de leur formation professionnelle et personnelle. Les régions et l’État font conjointement la promotion de la formation par alternance depuis plusieurs années mais n’arrivent pas à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Une des raisons principales réside dans la sélection par les entreprises de ceux et de celles dont le niveau assure rapidement intégration et productivité.

L'UIMM s'invite (ou plutôt voit se dérouler un tapis "rouge") dans les lycées technologiques, elle peut à loisir y vanter les mérites de ses formations même si celles-ci sont en concurrence directe avec celle assurées dans le public. Le candidat Hollande n'est-il pas venu le 5 janvier 2012 faire sa campagne sur la formation professionnelle à Caen, au CFAI ? Tout est dit.

Sur de nombreux autres sujets, le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes. Aucune augmentation des salaires n’est envisagée, les fondements mis en place par la loi Fillon de 2005 ne sont pas remis en cause, la programmation budgétaire est très insuffisante, comme le confirme la communication des mesures de carte scolaire et des dotations horaires pour la rentrée 2013.

Le recours aux postes spécifiques est de plus en plus répandu, la plupart du temps sans réel motif à part celui de choisir les enseignants qui vont rester. Encore 10 postes transformés dans l'académie qui échapperont aux règles communes du mouvement.

Encore 14 postes supprimés en lycées, en revanche les établissements embauchent du personnel avec des contrats privés précaires, nous parlons ici des Emplois d’Avenir Professeur. Sur les 40 supports budgétisés, 35 sont en cours de recrutement. Seuls 2 établissements ont été clairvoyants en refusant ces embauches. On supprime des postes de fonctionnaires titulaires et on embauche des précaires, quelle belle évolution du service public d’éducation !

 

Les conditions de vie et de travail, pour de trop nombreux élèves et personnels vont continuer à se dégrader ; c’est ce que vient encore d’illustrer la publication d’extraits du rapport du CHSCTA de Nancy-Metz par le café pédagogique, montrant la souffrance au travail des enseignants de STI2D sans parler de ceux qui subissent des reconversions contraintes ou perdent leur poste consécutivement à la « réforme ».

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