2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 08:11

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes. 

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. 
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleurs années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes. 
• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. 

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

 
Pour cela, SUD éducation entend : 
• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes. 

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur. 

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté. 

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:59

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’usine chimique Lubrizol de Rouen qui produit des additifs pour huile. Le site stocke des produits très toxiques et il est classé Seveso seuil haut. L’incendie a entraîné des fumées toxiques et des retombées de suie qui inhalées peuvent être néfastes pour la santé. Pourtant, depuis le déclenchement de l’incendie, les services de l’État déclarent que l’impact sanitaire pour la population est faible ! SUD éducation exige plus de transparence.

Selon les premières analyses, il n’y aurait officiellement pas de risque de toxicité aigüe et les autorités tiennent des discours rassurants. Et ce alors même que des fumées, accompagnées de suies, se sont diffusées sur plusieurs kilomètres, incommodant les habitant-e-s, et que des couches d’hydrocarbures se sont répandues partout, polluant durablement sols, nappes phréatiques et réserves d’eau ainsi que la Seine, les barrages installés s’étant révélés insuffisants à limiter la propagation de la pollution.

Dans l’éducation, des écoles étaient fermées vendredi, et des crèches placées en confinement sur ordre du préfet dans un périmètre défini. Cette décision a été prise sous la pression des personnels qui ont du recourir au droit de retrait face à une administration qui leur demandait d’ouvrir les écoles et de prendre en charge les élèves. Ce lundi 30 septembre, au moins trois collèges ont fait usage du droit de retrait. Enfin, ce périmètre défini par les autorités est très restrictif et ne prend pas suffisamment en compte la situation réelle des populations. De nombreuses écoles ne sont pas recensées alors qu’elles ont été touchées par les suies du fait des changements d’orientation des vents.

Sud éducation dénonce :

  • les consignes préfectorales et académiques inadaptées et le manque de réactivité des autorités
  • le non respect du principe de précaution tardivement appliqué et ce sous la pression des personnels

SUD éducation revendique :

  • le contrôle et la dépollution de tous les lieux d’accueil des élèves (gymnases, cantines scolaires, pelouses etc.) par des personnels formés et dotés d’équipements de sécurité adéquats ;
  • la communication publique immédiate des résultats d’analyses effectuées
  • l’organisation « d’un suivi médical spécialisé de tou-te-s les élèves et des personnels exposées aux retombées et aux fumées »
  • une redéfinition des périmètres de sécurité autour des sites industriels ou nucléaires interdisant leur localisation à proximité des établissements scolaires.
  • pour éviter le multiplications des catastrophes, la socialisation des productions d’énergie, la transparence dans leur gestion et la mise en sécurité des équipements.

Le groupe américain, propriété depuis 2011 de la compagnie holding Berkshire Hathaway du milliardaire Warren Buffett, à qui appartient le site est responsable de cette catastrophe sanitaire et écologique. Il doit rendre des comptes ! Le ministère, quant à lui, doit garantir des conditions d’accueil et de travail saines pour les élèves pour tous les personnels. À l’heure où les mobilisations pour la justice sociale et climatique se multiplient, l’incurie de l’administration dans la gestion de l’accident de Lubrizol montre le décalage entre les discours et les actes du gouvernement.

SUD éducation :

  • appelle les personnels à faire usage de leur droit de retrait autant que nécessaire sur cette question, afin de se protéger et de protéger les élèves.
  • apporte son soutien aux collègues qui veillent à assurer un cadre sain et sécurisé pour les élèves et les personnels.
  • soutient toutes les initiatives, rassemblements et manifestations, par exemple à Rouen le 2 octobre

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:57

CP : Nouvelle journée pour la défense du service public d’orientation de l’Éducation nationale et de l’ONISEP, le 15 octobre 2019
Les organisations syndicales ont été reçues par les auteurs du rapport et la conseillère sociale du Ministre suite à la publication du rapport « Charvet » portant sur la refonte de l’orientation.
Ce texte maintes fois annoncé puis repoussé, suscitant ainsi l’exaspération de la profession, a provoqué un très vif mécontentement chez les PsyEN et directeur·rices de CIO mais également chez les enseignants·e·s et les personnels de l’ONISEP
Les propositions de ce rapport sont très éloignées des objectifs affichés et partagés par nos organisations de lutte contre les inégalités, d’élévation du niveau de qualification des élèves...
Après le démantèlement du réseau des DRONISEP résultant de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018, ce texte organise la casse du service public d’orientation de l’Éducation nationale.
L’intersyndicale constate que le rapport reprend les préconisations déjà présentes dans la lettre de mission transmise aux IGEN et s’interroge sur la réalité de la concertation proposée par le MEN.
Celui-ci se défend de vouloir remanier les missions des PsyEN mais les préconisations du rapport transforment les PsyEN en « ingénieurs en orientation » et marginalisent totalement leur apport notamment auprès des collégiens qui ne sont jamais cités. Elles dispersent les DCIO et éclatent leurs missions, créent une certification qui vise à transférer une grande partie des missions des PsyEN vers les enseignants·e·s et les CPE.
C’est un projet idéologique qui réduit les processus d’orientation à la mise en place d’un tri social répondant aux besoins économiques locaux supposés.
La fermeture des deux tiers des CIO, la suppression des postes administratifs et l’affectation des PsyEN en lycée pour mettre en oeuvre les politiques régionales d’information et d’orientation, les pressions exercées sur les DCIO pour qu’ils acceptent une mise à disposition auprès des Régions, tout ceci traduit une régionalisation forcée de l’orientation scolaire qui va bien au-delà du texte de la loi.
Le cadre national de référence, non concerté avec les organisations syndicales, expose les personnels et leurs missions à des dérives préoccupantes et à l’instauration d’un service régional à géométrie variable.
L’intersyndicale se prononce contre une réécriture des missions et du statut des PsyEN et DCIO remettant en cause la qualification de psychologue et les missions, et signant la disparition des DCIO. Elle refuse la substitution des rôles de PsyEN par de nouvelles fonctions données aux enseignants ou aux CPE, demande le maintien du réseau des CIO seuls services publics de proximité et de conseils sur les études et l’orientation, et des moyens pour que l’ONISEP puisse continuer à assurer ses missions de service public. Il faut que tous les personnels des DRONISEP qui le souhaitent puissent rester dans l’Éducation nationale sur des postes correspondants à leurs missions actuelles.
Elle appelle les personnels à informer sur ces projets néfastes de démantèlement
programmé du service public d’orientation de l’Éducation nationale et à décider ensemble des modalités de poursuite de la mobilisations. Dès à présent, elle propose une journée nationale d’action déclinée dans les académies ou dans les régions académiques le 15 octobre 2019 afin de peser sur les décisions qui vont être prises.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:55

Le lien vers la pétition : https://plus-jamais-ca.fr

Le geste désespéré de Christine le samedi 21 septembre, directrice de l’école Méhul à Pantin, bouleverse toute notre profession.

Par un courrier adressé à quelques personnes, notre collègue décrit le difficile exercice de son métier d’enseignante et de sa fonction de directrice. Elle y explique l’impossibilité de faire face, au quotidien, à l’ensemble de ses responsabilités malgré son profond attachement à sa mission, ses élèves et leurs familles comme à ses collègues. Sa lettre explique comment cette impossibilité de faire face a conduit à son épuisement puis à l’irréparable pour mettre un terme à sa souffrance devenue insupportable.

Avec les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, CGT-Educ’action, Sud-Education, en signant cette pétition, j’exprime ma plus vive émotion et mon soutien aux proches de Christine ainsi qu’à ses collègues, aux élèves et aux familles de son école, et exige qu’un chantier portant sur les conditions d’exercices de nos métiers à l’Education Nationale soit ouvert en urgence afin d’obtenir des mesures concrètes d’amélioration de nos conditions de travail.

Cette signature s’ajoute à l’expression de mon émotion et de mon soutien jeudi 3 octobre, jour des obsèques de Christine Renon, par une marque personnelle ou collective de deuil, un moment de recueillement dans mon école avec l’ensemble de mes collègues, les autres personnels de l’école, les parents d’élèves, les élu.es …ou dans le cadre des initiatives prises dans les départements (rassemblements, interpellations, grève...).

Par cette signature je réclame une toute autre qualité de vie au travail et je refuse que le travail engendre des situations de souffrance au quotidien, notamment par des demandes, des prescriptions et autres injonctions, le plus souvent dans l’urgence qui font perdre le sens de nos métiers. Un tel drame ne doit plus se reproduire.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:50

Razia avait déposé 7 plaintes et déménagé 3 fois en changeant de ville. L’Etat aurait du la protéger. C’était lundi, en France, elle était la 111ème victime de féminicides. Hier, la 112ème femme a été tuée. Rassemblement samedi à 10h30 place Lamagdeleine à l’appel du collectif Droits des femmes pour en finir avec ces féminicides.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:45

Suicide de Christine Renon : ne laissons pas le travail nous tuer !

Samedi 21 septembre, Christine Renon, directrice de l’école Méhul à Pantin, s’est suicidée dans le hall de son école. SUD éducation exprime tout son soutien à sa famille et à ses collègues. Se suicider sur son lieu de travail n’est pas un acte anodin, et les lettres qui ont été envoyées pour expliquer ce geste expriment clairement la difficulté d’assumer une charge de travail qui augmente, les demandes excessives de la hiérarchie, un environnement social dégradé. Christine Renon ne raconte rien d’autre qu’un quotidien devenu difficile à affronter, qu’une charge mentale devenue inassumable.  C’est un tragique signal d'alarme qui a été tiré. Dans l’Éducation nationale, mais aussi ailleurs, où les suicides se sont multipliés, les ministres remettent en cause les missions de service public et les salarié-es perdent le sens de leur travail. Cette perte de sens est accentuée lorsque les hiérarchies, des ministres aux rectorats, ne cessent de faire pression et de mettre en place des organisations du travail insupportables. 

Nous invitons tous les personnels de l’éducation nationale et les habitants de Pantin à se joindre à l’hommage organisé en mémoire de Christine Renon, et à demander des comptes à l’Éducation nationale, jeudi 26 septembre 2019 à 18 heures devant l’école Méhul, 30 rue Méhul à Pantin.

En effet, l’administration est pleinement responsable du suicide de Christine Renon dans son école à Pantin. Dans ces lettres, elle pointe l’autoritarisme, l’infantilisation, l’humiliation, l’intimidation, les pressions hiérarchiques qui affectent le travail des personnels et dégradent les conditions de travail. SUD éducation revendique la reconnaissance immédiate des suicides liés au travail.
Le management tue dans l’Éducation nationale, comme à France Télécom, à la SNCF... La souffrance au travail existe bel et bien. Elle touche l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale, tou-te-s exposé-e-s à des conditions de travail pathogènes. Ces enseignant-e-s qui subissent l’extrême dégradation de leurs conditions de travail mettent fin à leur calvaire professionnel en s’ôtant la vie.

L’Institution est responsable ! Il est essentiel de rappeler ici le devoir de protection des agent-e-s qui incombe à l’administration. Comme le prévoit le Code du travail, l’Éducation nationale a des responsabilités et se doit en tant qu’employeur de « prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». En Seine-Saint-Denis, un CHSCT départemental extraordinaire aura lieu jeudi 3 octobre à 14h afin qu’une enquête soit menée par les représentant-e-s du personnel pour établir le lien entre la mort de notre collègue et ses conditions de travail et exiger des vraies mesures de prévention et de protection de la part de la hiérarchie. SUD éducation exige que chaque suicide soit porté sans délai à la connaissance d’un CHSCT et des organisations syndicales. L’intersyndicale du 93 appelle à la grève et à un rassemblement ce jour-là.

Partout en France, les collègues témoignent de leur émotion et de leur révolte face à cette situation inacceptable et des initiatives diverses (grèves, rassemblements) auront lieu.
 

SUD éducation met à la disposition des personnels son préavis de grève pour couvrir tous les personnels qui souhaiteront s’y joindre, et appelle l’ensemble des personnels à y participer.
SUD éducation exige du Ministre que cesse la mise en place d’organisations du travail pathogènes et demande de réelles mesures de prévention et de protection des personnels afin d’éviter que ce drame se reproduise encore.

Le préavis de grève généraliste de SUD éducation qui couvre tous les personnels de la maternelle à l’université permet à toutes et tous de s’emparer des initiatives prévues le 3 octobre.

SUD éducation :

  • soutient toutes les initiatives prises localement pour le 3 octobre (rassemblements, grève) et appelle les collègues à y participer
  • appelle à construire de manière unitaire un mouvement d’ampleur sur cette question
  • revendique le droit des collègues de s’absenter pour assister aux obsèques de leurs collègues

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:41

Compte tenu de l’actualité, les personnels auraient pu légitimement s’attendre à ce qu’une minute de silence soit observée à la mémoire de Christine Renon, directrice d’école à Pantin qui s’est suicidée sur son lieu de travail samedi 21 septembre. Il n’en sera rien.
En revanche, le Premier ministre n’a pas perdu de temps pour publier une circulaire dans laquelle il invite les personnels à observer une minute de silence en hommage à Jacques Chirac lundi à 15 heures.

Ne cédons pas à l’angélisme du moment : Jacques Chirac n’est pas le personnage sympathique que l’on veut nous présenter. C’est un homme politique aux nombreuses sorties publiques sexistes et racistes dont la carrière s’est bâtie notamment :
– sur d’innombrables malversations financières et de détournements d’argent public, qu’il s’agisse de logement social ou du système de corruption communément appelé la “Françafrique”. Il a d’ailleurs été condamné en justice pour prise illégale d’intérêt ;
– sur le sang des Kanaks : alors Premier Ministre, il porte la responsabilité directe de l’exécution par les forces armées françaises des militants Kanaks qui luttaient pour leur indépendance ;
– sur des essais nucléaires dans le Pacifique, dont les retombées sur la santé des peuples riverains ne sont toujours pas admises par le gouvernement.
Jacques Chirac était un homme dont la politique a toujours servi le capitalisme et les intérêts particuliers. Les salarié-e-s et la jeunesse lui ont opposé les deux plus grandes grèves de ces dernières années : en 2006, contre la « loi sur l’égalité des chances » (dont le contrat première embauche qui aurait précarisé encore un peu plus les jeunes), et en 1995 contre la casse du système de retraites que le gouvernement actuel ressort du placard.

Pour SUD éducation, il n’y avait donc aucune bonne raison de rendre hommage à Jacques Chirac. SUD éducation appelle les personnels à ne pas respecter cette minute de silence, et rien ne peut les y contraindre.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:21

Réforme des retraites

Comprendre la réforme

 

Comprendre le système de retraite

 

Se mobiliser, informer

 

Budget 2019 : SUD éducation dénonce une orientation libérale et réactionnaire au détriment du service public d’éducation

SUD éducation a pris connaissance des premiers projets du gouvernement en matière de création et de suppression de postes dans les différents départements ministériels dans le projet de budget. Ce projet est éloquent : alors que l’Intérieur et les armées bénéficieront de hausses conséquentes d’effectifs, l’Éducation nationale perdra environ 2 000 postes. Les autres services publics comme la santé, la culture et le travail sont également concernés par des suppressions de postes.

Une telle orientation se traduit dès cette rentrée par le licenciement massif d’assistant‑e‑s aux élèves en situation de handicap et d’enseignant-e-s contractuel-le-s.

Depuis 10 ans, près de 100 000 élèves de plus sont scolarisé-e-s dans le secteur privé. La subvention accordée aux établissements privés, majoritairement confessionnels, s’élève à plus de 7,6 milliards d’euros. Avec la loi Blanquer qui impose le financement des écoles élémentaires, cette subvention augmentera de plus de 100 millions d’euros.

SUD éducation dénonce le scandale du financement du privé au détriment d’un service public d’éducation. SUD éducation revendique et appelle les personnels à défendre un service public d’éducation de qualité, laïque, gratuit, ouvert à toutes et tous et émancipateur, à l’opposé des orientations libérales et réactionnaires de ce gouvernement.

Des conditions de rentrée inadmissibles pour les AESH

C’est particulièrement vrai pour les AESH (accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap). Ceux et celles-ci devaient signer à la rentrée des contrats de trois ans avec une durée du travail annualisée (1607h sur 41 semaines à temps plein) selon la circulaire ministérielle du 6 juin 2019. Or plusieurs rectorats ont été incapables d’éditer ces contrats à la rentrée (plusieurs milliers), d’autres ont commencé à réinterpréter la circulaire en augmentant le temps de travail hebdomadaire des AESH sans augmentation ni de la quotité horaire contractuelle, ni du salaire. Ces difficultés de rentrée viennent s’ajouter à la précarité que subissent déjà les personnels AESH. Aucune revalorisation salariale n’est prévue à l’heure actuelle, pourtant les salaires des AESH sont insuffisants : entre les temps incomplets imposés, le refus de leur faire bénéficier de la prime « éducation prioritaire » et l’absence d’augmentation salariale au cours de la carrière, le salaire moyen d’un-e AESH peine à s’élever au-dessus de 600 à 800 euros par mois.
Enfin, la mutualisation des personnels AESH, telle qu’elle est prévue dans la circulaire du 6 juin 2019 avec les PIALs (pôle inclusif d’accompagnement localisé) a considérablement dégradé les conditions de travail avec de plus en plus de service partagé sur plusieurs établissements, ce qui signifie un accompagnement beaucoup plus morcelé. De nombreux-ses AESH manifestent aujourd’hui leur désir de démissionner. Du côté des élèves, il y a toujours de nombreuses notifications pour lesquelles il n’y a encore pas d’AESH affecté-es.

Un plan social chez les enseignant-e-s contractuel-le-s

Après avoir massivement eu recours aux contractuel-le-s ces deux dernières années, le gouvernement a entamé d’autre part un plan de licenciement qui ne dit pas son nom. Les contractuel-le-s sont les premier-e-s à subir les suppressions de postes annoncées par le gouvernement Macron. Des centaines de contractuel-le-s enseignant-e-s, mais aussi des contrats aidés, des AESH et des AED n’ont pas été renouvelé-e-s, sans légitimation, ni respect des règles, en arguant de bilans professionnels à charge parfois ignorés du ou de la salarié-e, voire sur des motifs discriminants. Et pourtant il reste des postes vacants et des besoins à couvrir. L’inquiétude monte à juste titre chez les parents d’élèves. Et non contente de ne pas renouveler les contrats, l’administration tarde à délivrer les attestations Pôle Emploi, laissant ces agent-e-s de la fonction publique sans revenu. Cette « restructuration des moyens humains » n’est-elle pas le résultat de la réforme du lycée ou de la généralisation d’une 2ème heure supplémentaire obligatoire ? Toujours moins de personnels, pour de plus en plus de charge de travail, les contractuel-le-s faisant office de variable d’ajustement.

SUD Éducation revendique :

- la titularisation de tou-te-s les agent-e-s de l’Éducation nationale,

- la mise en place d’un système paritaire de gestion des affectations et des renouvellements de contrats,

- une harmonisation des conditions de travail pour tou-te-s les contractuel-le-s sur l’ensemble du territoire

- un renforcement de la CCP,

- une revalorisation salariale à l’ancienneté des contractuel-le-s, ainsi que le même droit aux primes.

SUD Éducation invite les contractuel-le-s à se faire entendre et à organiser la défense de leurs conditions de travail.

 

Contrôle continu au bac : SUD éducation dénonce une usine à gaz

Le ministre prétendait que le baccalauréat d’avant était trop complexe. Pourtant, la publication de la circulaire organisant le contrôle continu ne fera qu’ajouter à la complexité du bac et à la désorganisation qu’on constate partout depuis la mise en place de la réforme.

L’organisation des épreuves du contrôle en cours de formation (CCF) devra s’intégrer aux emplois du temps normaux des élèves et ne permettra pas la banalisation de certaines journées : la charge pour les élèves et les enseignant-e-s sera sans précédent, mais surtout l’organisation des épreuves s’annonce dantesque !

Des tests de positionnement en seconde aux évaluations incessantes, le lycée Blanquer est le lycée de l’évaluation permanente des élèves contre tout intérêt pédagogique. Les notes obtenues au CCF ne pourront, en effet, être prises en compte dans la moyenne du contrôle continu : les évaluations ne feront donc que se succéder lors des trimestres de CCF. Loin de limiter le bachotage, comme le ministère le présentait, ces nouvelles épreuves ne feront que le renforcer au détriment du temps d’apprentissage.

SUD éducation dénonce cette mascarade et revendique encore et toujours le retrait des réformes des lycées et du bac.

Appel des chercheur-se-s précaires

SUD éducation soutient l’appel solennel des chercheur-se-s précaires aux enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs, chercheuses et chercheurs titulaires de la fonction publique.

Depuis sa création, SUD éducation a fait de la lutte contre la précarité et de la revendication de titularisation immédiate et sans condition l’un de ses axes politiques majeurs. Aujourd’hui, sur ce terrain, force est de constater que tout reste à faire.
Plus que jamais, cette orientation fondatrice reste prioritaire pour la fédération. Car, loin de s’améliorer, la situation s’est au contraire dégradée au cours des dernières années et ne devrait pas s’améliorer à l’avenir. En effet, les mesures offertes par la loi de transformation de la fonction publique projettent un recours encore plus massif aux contrats précaires notamment la création d’un nouveau type de contrat à durée déterminée, le contrat de projet, et l’extension significative des possibilités de recruter des agent-e-s contractuel-le-s.
SUD éducation continuera à susciter et soutenir les luttes des précaires sous toutes leurs formes en appuyant les combats qu’ils et elles mènent. Il n’y a de victoire possible contre la précarité que s’il y a une solidarité de lutte de l’ensemble des agent-e-s de la fonction publique. Titulaires et non-titulaires uni-e-s. Nous devons combattre tous les contrats et toutes les situations précaires.
Le bilan de la précarité dans l’ESR est devenu dramatique (30 à 40 % selon les métiers) et inacceptable. Les jeunes chercheuses et chercheurs précaires, docteur-e-s sans poste, doctorant-e-s ont choisi d’agir et nous appellent à réagir. Sans ignorer que la précarité est généralisée et va bien au-delà de leur situation, SUD éducation soutient cet appel et incite chacun-e, dans les établissements, à les soutenir activement, à diffuser cet appel auprès des personnels titulaires de l’ESR, et à organiser des réunions pour discuter des modes d’action à entreprendre, et apporter une réponse cohérente et solidaire.
Appel solennel des chercheur·se·s précaires (
https://appelsolennelprecaires.home.blog/ )

SUD éducation revendique :

• une réelle politique de lutte contre le chômage et d’amélioration de la qualité de vie et de travail par une réduction conséquente du temps de travail,

• un plan de titularisation,

• des créations d’emplois statutaires partout où cela est nécessaire,

• l’arrêt du recours généralisé à l’emploi précaire, la titularisation immédiate des actuel-le-s non- titulaires et un plan d’urgence permettant de pourvoir les milliers d’emplois gelés,

• le financement public de toutes les thèses et une refonte du contrat doctoral garantissant l’égalité et l’indépendance de tou-te-s les doctorant-e-s,

• la transformation des heures « complémentaires » et des heures de vacation en emplois pérennes, jusqu’à résorption complète du problème des docteur-e-s qualifié-e-s sans poste,

• l’abrogation du statut d’agent temporaire vacataire (ATV) pour leur contractualisation.

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 07:18

CTSD : il s’est tenu le jeudi 12 septembre. Vous pouvez consulter le compte-rendu sur le blog.

CDEN : il s’est tenu le lundi 16 septembre. Vous pouvez consulter le compte-rendu sur le blog.

 

Manifestation 11h à Alençon devant la préfecture

 

La résignation est l'abandon de notre avenir aux mains de quelques personnes qui, avec art, ont découragé toute lutte.
Alors,

si vous voulez d'une société inégalitaire, restez dans vos classes ;
si vous soutenez la politique actuelle de démantèlement de services publics, restez dans vos classes ;
si vous êtes satisfait-es de vos conditions de travail et heureu-ses de travailler plus longtemps pour gagner moins, restez dans vos classes.

Sinon, réagissez, manifestez mardi 24 septembre à 11h à Alençon devant la préfecture.

 

VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Le Grenelle des violences conjugales a débuté le 3 septembre. Nous dénonçons une opération de communication alors que des solutions pour endiguer les féminicides sont déjà connues et n'attendent que des moyens d'être mises en œuvre. Une fresque a été collée à Angers. Elle rappelle que 104 femmes sont mortes sous les coups de leurs compagnons depuis le début de l’année. La fresque, réalisée par le street artiste Botero, représente une femme anonyme entourée de 104 feuilles-vulves et surmontée de ce slogan explicite : « On ne veut plus compter nos mortes ».

Pour rappel, en 2018, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon.

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Published by SUD 61
27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 19:44

Motion d’actualité du Conseil fédéral de SUD éducation des 26 et 27 septembre 2019

Publié le vendredi 27 septembre 2019 sur https://www.sudeducation.org/Pour-nos-retraites-toutes-et-tous-ensemble-en-greve-des-le-5-decembre.html

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement Macron-Philippe mène son entreprise de destruction à un rythme soutenu. Dans l’éducation les réformes se sont succédées dans tous les degrés. Cette rentrée voit les réformes des lycées s’appliquer dans un ministère marqué par la grève inédite du Bac 2019. La loi Blanquer, dont SUD éducation revendique toujours l’abrogation, commence également à être appliquée. En dehors de l’Éducation nationale, le gouvernement n’est pas en reste.
Notamment, la loi « de Transformation de la Fonction Publique » du 6 août 2019 entraîne le remplacement des CT et des CHSCT par un organe unique, le “Comité social d’administration”, la diminution du rôle des CAP, le développement de la contractualisation (notamment avec les “CDD de chantier”). 
Il convient de rester extrêmement vigilant car les conséquences de ces réformes n’ont pas fini de se faire sentir et dès les premiers jours de la rentrée les personnels en ont constaté les effets néfastes. 

Dans ce contexte, SUD éducation continuera de soutenir et d’œuvrer à l’amplification des mobilisations des personnels contre ces réformes et de communiquer sur leurs effets. Notons que le ministre a reculé sur les EPSF suite à la mobilisation dans le premier degré.

Combattre le projet de réforme des retraites, porter notre projet de société

Les retraites constituent un enjeu interprofessionnel qui concerne l’ensemble de la population. Nous pouvons espérer construire une mobilisation qui dépasse les carcans catégoriels bien qu’il faudra la construire dans les secteurs en partant des situations sectorielles. À ce titre, les personnels de l’Éducation nationale vont payer un lourd tribut si cette réforme passe. 
Les retraites touchent à de nombreuses questions qui nécessitent de mettre en avant notre projet de société. Dans ce cadre, nous porterons notamment dans nos interventions :
• la lutte contre la précarité : les carrières hachées et les bas salaires touchant des retraites largement amputées
• la lutte contre le sexisme : les femmes ont de nombreuses discontinuités dans leur carrière à cause de la précarité et de l’inégalité, dont la charge de l’éducation, qui repose d’abord sur elles. Leurs salaires sont en général plus bas. Comme la pension sera calculée sur toute la carrière, elles subiront une baisse de pension par rapport à la situation actuelle (qui la calcule sur le salaire ou les meilleures années). À cela s’ajoute l’inquiétude sur les pensions de réversion alors que celles-ci permettent aujourd’hui de limiter l’écart de pension entre hommes et femmes.

• la solidarité intergénérationnelle contre le projet de société du gouvernement.

Après la réussite de la grève du 13 septembre à la RATP et l’appel de l’intersyndicale à une grève illimitée à partir du 5 décembre, cette date serait un point de départ pour une grève reconductible dans certains secteurs. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà déposé un préavis de grève reconductible à partir de cette date. 

Dès maintenant et sans faire l’impasse sur des dates de mobilisation en novembre, SUD éducation appelle les personnels à se mettre en grève le 5 décembre et à mettre en débat dans les assemblées générales sa reconduction, dans l’objectif de construire un vaste mouvement interprofessionnel.


Pour cela, SUD éducation entend : 

• construire la mobilisation par des campagnes d’information, de sensibilisation
• réunir les forces syndicales et plus largement le mouvement social (associations, collectifs, gilets jaunes, etc.) pour gagner, tout en construisant une mobilisation unitaire partant des situations sectorielles
• rassembler une intersyndicale la plus large possible dans son secteur. Dans la perspective du 5 décembre, l’action intersyndicale ne doit pas qu’être “de papier” mais se déployer sur le terrain, par des heures d’information syndicale, des tournées syndicales communes. 

Il s’agit de faire échec au projet du gouvernement et d’obtenir pour toutes et tous :
• un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
• une durée de cotisation de 37 ans et demi,
• pas de pension inférieure au smic,
• l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
• départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

De plus, l’Union syndicale Solidaires est engagée actuellement dans la campagne contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). La fédération SUD éducation s’impliquera dans cette campagne dans son secteur. 

Enfin, la fédération SUD éducation soutient les grèves climat du vendredi (depuis mars 2019) et les mobilisations en faveur de la justice sociale et climatique en déposant des préavis de grève et en appelant à participer aux manifestations. SUD éducation revendique le droit de la jeunesse à faire grève et à manifester en France ! Partout dans le monde les étudiant-e-s, lycéen-ne-s et habitant-e-s se mobilisent pour des changements politiques majeurs, pourtant la France s’est illustrée en réprimant violemment les marches mondiales pour le climat. Cela s’ajoute aux nombreuses exactions policières, aux entraves au droit de manifester et aux condamnations de manifestant-e-s que nous dénonçons avec fermeté. 

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