31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:07

En 2012, les personnels des GRETA de l'académie de Caen ont mené des actions massives pour s'opposer à la création des GIP-GRETA ; la décision ministérielle de revenir sur ce point de la loi Warsmann a donc été reçue positivement. Il s'agit maintenant de conforter le service public de formation continue de l'Education nationale dans le respect des personnels et des usagers.

Lors du CTA du 21 janvier 2013, l'administration a voulu imposer tout un pan de l'ex-projet GIP précipitamment et sans débat : la fusion des quatre GRETA de l'académie en un seul. Les organisations syndicales représentées au CTA, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, SUD-Education ont émis un vote unanime contre ce projet précipité. Dans l'académie, il faut prendre le temps de réfléchir pour mettre en application dans les meilleures conditions le nouveau cadre réglementaire ; il faut notamment prendre en compte la nouvelle articulation entre GRETA et GIPFCIP, lequel se trouve doté de prérogatives supplémentaires.

Les personnels des GRETA de l'académie de Caen se prononcent pour une réflexion sérieuse, impliquant tous les partenaires et notamment les personnels, dans le cadre du calendrier ministériel. Ils refusent un passage en force, en contradiction avec le respect affiché du dialogue social.


Télécharger la pétition

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:43

Ne laissons pas détruire le service Public d’orientation de l’Education


NON À LA DÉCENTRALISATION DE L’ORIENTATION SCOLAIRE

 

Nous voulons le maintien et le renforcement d’un véritable service public d’orientation de et dans l’éducation nationale, au service premier de tous les élèves et de leur famille ! Or, via ses projets de loi, ce gouvernement organise sa disparition.

Les jeunes scolarisés ne sont pas des adultes en miniature ! Il faut donc préserver la spécificité de l’orientation scolaire et professionnelle des élèves. En quoi la mise en place d’un service territorialisé, prétendument public, différent d’une région à l’autre, dédié à toutes les catégories de publics et mélangeant organismes publics et privés par le biais de labellisations / externalisations, serait-elle mieux adaptée aux besoins des élèves et de leur famille que l’actuel service public d’orientation de l’Education Nationale ?

NON au transfert des CIO et de leurs missions aux régions.

C’est la conception même de l’orientation scolaire qui est en jeu ! Rabattue sur l’information, assujettie à l’insertion professionnelle, elle correspond à l’idéologie d’une école conçue de plus en plus ouvertement comme une fabrique « de chair à patrons »

NON au transfert des personnels.

DCIO, COP, personnels administratifs : tous doivent demeurer fonctionnaires de l’Éducation Nationale et être nommés en CIO, SAIO ou DRONISEP, sans mise sous tutelle de la Région.

Décentralisation : L’enseignement professionnel en LP dévoyé

L’ouverture et la fermeture des sections de formation arrêtées par la Région, c’est livrer le service public au bon vouloir des entreprises du bassin d’emploi.
- Appauvrissement de la carte des formations
- Inégalités entre les Régions
- Suppression de postes et fermetures de sections, de LP / ou transformation en CFA
- Vœux d’orientation des élèves non respectés

L’école primaire n’échappe pas elle non plus à la territorialisation !

Sous couvert de nouveaux rythmes scolaires, une partie du temps scolaire serait définie et financée localement, au travers des Projets Educatifs Territoriaux.

La Refondation Peillon, ce n’est pas celle que nous voulons !

 

En grève le 31 janvier, tous à Paris le 8 février !

- Le jeudi 31 janvier, avec toute la fonction publique, les personnels d’orientation sont appelés à la grève par le SNES, la CGT éduc’action et SUD éducation. C’est la première étape d’une mobilisation de plus grande ampleur qu’il faut construire sur le terrain, à la base, dans des assemblées générales de personnels.

- Le vendredi 8 février, à l’appel des mêmes organisations, toutes et tous à Paris – en grève pour ce faire si nécessaire ! - pour signifier à la ministre en charge de « l’acte III de la décentralisation » notre refus de la décentralisation de l’orientation scolaire.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 09:34

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 20:37

Le Gouvernement affirme qu’il fait de l’éducation sa priorité. Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de recherche prétendent « refonder » l’école. La réalité est très éloignée de ces discours.

La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. Elle ne permettra pas de recréer les postes supprimés alors qu’il en manquait déjà avant la purge subie sous Sarkozy. Elle se fait à postes publics constants, au détriment des autres services publics avec la poursuite de fait de la RGPP.

Les politiques éducatives s’inscrivent dans la continuité avec celles de ces dernières années, quelques corrections limitées mises à part. La loi d’orientation et de programmation a un contenu très pauvre. Les contre-réformes sont pour la plupart maintenues. Et d’autres sont programmées.

Les conditions de vie et de travail des personnels continuent de se dégrader. Certains projets du ministère vont encore aggraver cette situation. Les réformes de Monsieur Peillon, faites sans les personnels, sont très largement faites contre les personnels.

Une nouvelle fois, nous déplorons le fait que le C.A.E.N. n’ait pas siégé avant ce CTA, les règles démocratiques sont bafouées. En effet, le C.A.E.N. est une instance d’échanges entre tous les acteurs/actrices concerné-e-s par la formation professionnelle (les organisations patronales, les élu-e-s locaux/locales, les organisations syndicales), qui n’ont donc pas pu s’exprimer publiquement et donner un avis sur votre politique de formation professionnelle.

- En ce qui concerne les Lycées Professionnels, à la lecture des documents qui nous sont présentés, nous ne constatons aucune remise en cause de la « rénovation » de la voie professionnelle imaginée et mise en place par le gouvernement précédent.

Ne serait-ce qu’au niveau des heures postes, les 7 postes créés dans les LP cette année ne pourront faire oublier les 200 postes supprimés depuis 2007 ! Ces créations de postes pourront juste répondre aux besoins de la rénovation de la filière ASSP et n’amélioreront pas les conditions d’enseignement à la rentrée 2013.

Les effectifs prévus ne sont que la résultante de la politique de formation commune entre la région et le rectorat et ne sauraient en aucun cas justifier la suppression des postes subie depuis de nombreuses années.

L’offre de formation de niveau V, réduite au CAP car le BEP n’est plus qu’un vulgaire diplôme sans formation spécifique, n’a pas été revue pour permettre d’accueillir les élèves demandeurs/demandeuses en fin de troisième et les élèves décrocheurs/décrocheuses du BAC PRO 3 ans.

Les places vacantes en CAP s’expliquent davantage par une mauvaise implantation géographique que par une insuffisance de la demande. Devons-nous rappeler que ces élèves potentiel-les de CAP sont très peu mobiles pour des raisons socio-économiques. Ils/elles ne visent qu’une formation de proximité.

Le BAC PRO 3 ans n’est pas remis en cause. Nous continuons de penser que le BAC PRO 3 ans baisse la qualité de la formation (-1000 heures de formation) et met les élèves en difficulté (voir les résultats en baisse de plus de 5,6% à la session de juin 2012 par rapport à celle de 2011 au niveau national, et les difficultés vécues en BTS).

Bien que diminuant légèrement, le nombre d’ HSA représente encore l’équivalent de 183 ETP soit 13 % des moyens alloués, ce qui contribue à la dégradation des conditions de travail de nos collègues et à la qualité de la formation.

Nous dénonçons aussi le financement de l’accompagnement personnalisé pour 20 % en heures supplémentaires effectives ce qui est inacceptable pour un enseignement obligatoire. De plus les moyens alloués ne sont pas compatibles avec une véritable « personnalisation » de cet accompagnement. La mise en place de l’AP est un exercice pédagogique difficile, les instructions ministérielles sont confuses et de ce fait créent de la souffrance au travail pour le personnel enseignant.

Malgré nos nombreuses interpellations sur le sujet, la pétition des moniteurs-trices SST, le cahier de doléances remis l’an dernier, les moyens nécessaires à la formation SST pour l’ensemble des élèves de LP n’apparaissent toujours pas dans la DHG rectorale.

Enfin, nous sommes sans cesse interpellés par nos collègues enseignant dans les 3èmes Préparatoires à la voie Professionnelle qui évoquent des élèves en très grande difficulté et des conditions d’accueil et de travail malheureusement en inadéquation avec le public accueilli. Comment motiver ces élèves à suivre une formation professionnelle dans ces conditions ? Or les moyens octroyés pour l’année prochaine ne permettront pas d’enseigner à des groupes à effectif réduit, seule garantie d’une re-motivation et d’un moyen de lutter contre le décrochage scolaire. La situation est d’une telle gravité qu’il nous a semblé nécessaire d’interpeller Monsieur Le Recteur lors du prochain CHS-CT-A à ce sujet.

Nous déplorons une DHG insuffisante qui ne pourra pas nous donner l’assise nécessaire pour mener une formation professionnelle de qualité, une DHG bien en deçà des besoins réels des élèves qui leur permettraient non seulement de s’intégrer professionnellement mais aussi de se construire en tant qu’adultes citoyen-ne-s responsables.

- Concernant les collèges, en considérant les chiffres globaux de la dotation, nous notons une augmentation de 0,4 % des moyens en heures entre les années 2012 et 2013 : quelle insignifiance par rapport aux pertes subies rentrée après rentrée, quel changement !

A propos de l’offre d’enseignement , le rapport H/E moyen est en baisse continue (exceptée l’année 2007) depuis 2002, une fois encore le nombre d’heures d’éducation que chaque élève reçoit de la part de l’État ,de l’Académie, diminue pour la rentrée prochaine, c’est quand le changement tant annoncé ? Un seul exemple le collège Dunois, qui doit accueillir à la rentrée 80 % des élèves en grandes difficultés du collège Jacquard voit ses moyens diminuer, le H/E passant de 1,25 en 2012 à 1,18 en 2013 .

C’est vraiment ne pas se soucier des élèves, et se moquer de leurs familles. Sans oublier les conditions de travail encore dégradées des personnels qui doivent obtenir de meilleurs résultats pour les élèves qui leur sont confié-e-s avec moins de moyens .

Quant à l’octroi de 10 postes d’enseignant-es pour 63 collèges dans le département du Calvados et de 2 postes dans les autres départements, quel est le but de ce saupoudrage, où est l’efficacité que l’on nous serine à chaque instant, à part les effets d’annonce ?

En même temps le nombre d'Heures Sup Années augmente encore, + 6%, le total représentant dans l'absolu 2457/18  soit 136 ETP . Quand aux HSE distribuées au coup par coup et hélas aussi utilisées pour du soutien scolaire, leur nombre n'apparaît pas dans les tableaux des DHG.

- Pour ce qui est des lycées, la DHG pour l'académie augmente d'à peine 6 Equivalents Temps Plein malgré une augmentation de près de 400 élèves. De nombreux dédoublement vont encore disparaître, au détriment des élèves et des conditions de travail ? De plus en plus d'heures obligatoires (en particulier l'AP) sont assurées en HSE ou en vacation ce qui est absolument anormal.

- La rémunération des heures assurées pour les CFA passe de 2/3 à 21/36 ème pour une heure effectuée, devrons-nous bientôt payer pour enseigner ? Les à-cotés de l'enseignement à des apprentis n'est absolument pas pris en compte (mixité des publics, décalages incessants avec les lycéens ou étudiants...), nous renouvellons ici notre opposition au recours exagéré à l'apprentissage, à la transformation de sections scolaires en sections par apprentissage.

Non, l'apprentissage n'est pas la panacée.

- Concernant le 1er degré, même si l'Académie se voit enfin attribuer des postes supplémentaires (27) , le compte n'y est pas non plus (55 enseignants sont partis en retraite rien que dans laz Manche). La dotation est loin de permettre de satisfaire les besoins : comment réimpulser l'accueil des enfants de deux ans, attribuer, plus de maîtres que de classes, relancer la formation continue, revitaliser (a-fortiori recréer) les RASED avec si peu de moyens ?



Pour l’école et ses personnels, nous exigeons les bases d’une véritable refondation :

 L’abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement(masterisation, aide personnalisée, SMA, socle commun, LPC, réformes des 3 lycées, Libertés et Responsabilités des Universités, …) et l’abandon des sanctions contre les militant-es.

 Le retrait des projets inacceptables de V. Peillon, en particulier la décentralisation de l’orientation et de la carte de l’enseignement professionnel, et son projet de réforme des rythmes scolaires qui va dégrader encore les conditions de vie et de travail des personnels sans améliorer la situation pour les élèves.

 Les conditions d’un véritable service public d’éducation et de recherche : baisse des effectifs par classe à tous les niveaux pour améliorer les conditions de travail et d’étude ; développement de RASED complets partout ; une vraie politique d’éducation prioritaire ; une carte scolaire garantissant la mixité sociale ; gratuité réelle de la maternelle à l’université ; l’argent public doit être réservé à l’école publique…



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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 10:02


Rejoignez la FCPE

pour une manifestation

le samedi 26 janvier 14 h

place Neustadt à la Ferté-Macé,

 juqu'à la salle Guy Rosselini

où un goûter festif sera organisé à 16 h 30 suivi de deux débats :

1. La réforme des rythmes scolaires à la Ferté-Macé

2. L'accueil des petits et tout petits, ou comment bien commencer une scolarité ?



Rentrée 2012 :

- 1 fermeture de classe à Paul Souvray

- 1 poste d'enseignant spécialisé supprimé

- 1 classe supprimée à la maternelle Charles Perrault.

Résultats : dans cette école les enfants de moins de 6 ans s'entassent à 29 par classe et les moins de trois ans ne peuvent plus être accueillis !!

Rentrée 2013 : des risques de fermeture pour :

- 1 classe en maternelle Jacques Prévert avec les mêmes conséquences qu'à Charles Perrault

- 1 classe en élémentaire Jacques Prévert alors que les effectifs resteront inchangés !



Nous aurions en 2 rentrées 5 postes d'enseignants de primaires en moins sur la Ferté-Macé !

Quelle école pour nos enfants ?

- Signez la pétition FCPE

- Rejoignez-nous le samedi 26 janvier 14 h 00

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:37

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:36

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:10

L’Union syndicale Solidaires juge inacceptable le texte sur lequel vienne de tomber d’accord le patronat et des organisations syndicales. 

Cet accord : 
- institutionnalise davantage la précarité par la généralisation des contrats de projets et les contrats à durée indéterminée intermittents. 
- instaure une super-flexibilité par de nouvelles mesures de mobilité, la généralisation de l’accord compétitivité/emploi, et de nouvelles modalités pour les PSE, en se dégageant systématiquement des obligations légales et conventionnelles du licenciement économique. 
- spolie les salariés-es par une barèmisation plafonnée en cas de licenciements sans cause réelle et sérieuse. 
- réduit les délais de recours des syndicats en matière de licenciements économiques collectifs et de contestation aux prud’hommes. 

La logique patronale est claire : renforcer la flexibilité de la force de travail, poursuivre la destruction du code du travail et la hiérarchie des normes. 

Il n’y a pas de sécurisation de l’emploi mais sécurisation des droits, déjà exorbitants, des patrons. L‘union syndicale Solidaires s’emploiera à construire les mobilisations nécessaires pour rejeter cette régression sociale historique. 

Paris, 11 janvier 2013

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:42

Séance spéciale sur le projet de réforme des rythmes scolaires

La fédération des syndicats SUD éducation invite les personnels à résister à cette réforme néfaste, soutient les mobilisations qui se construisent d’ores et déjà et dénonce l’absence de volonté politique pour défendre et servir des politiques publiques garantes de l’intérêt des citoyens et citoyennes et respectueuses de la dignité des agent-e-s qui les mettent en œuvre.

Personnels mobilisés contre la loi de refondation de l’école, contre cette réforme des rythmes, avec nos camarades, au sein de l’union syndicale Solidaires, nous serons en grève le 31 janvier avec toute la Fonction Publique pour l’abrogation des contre-réformes du gouvernement précédent, une amélioration des conditions de travail des personnels, la titularisation des précaires, pour des salaires décents et l’abrogation du scandaleux jour de carence, pour une vraie refondation des missions de services publics et un autre partage des richesses.

Comité Technique Ministériel du 11 janvier 2013

Déclaration liminaire de la Fédération SUD éducation

Madame la directrice des Ressources Humaines, Mesdames et Messieurs,

L’ambition affichée de ce projet de décret relatif à l’aménagement du temps scolaire dans le primaire était d’alléger la journée des écoliers. Mais en créant des Activités Pédagogiques Complémentaires après la classe et en permettant aux municipalités d’inscrire dans un Projet Éducatif Territorial l’allongement de la pause méridienne, ce projet aboutit en fait à l’augmentation de l’amplitude du temps de travail des élèves et des personnels. C’est sûr qu’avec ce changement, on est bien avancé...

Quatre journées quasiment aussi lourdes qu’avant... et un lever matinal et une demi-journée supplémentaires dans la semaine, les enfants seront plus en forme ! 

Pour les professeur-e-s et autres personnels, leur temps de présence dans l’école ne diminuera pas vraiment mais leur temps de trajet et ses dépenses vont augmenter... contrairement à leur salaire qui a même diminué depuis quatorze mois maintenant, rappelons-le...

Les RASED ne sont toujours pas rétablis dans leurs effectifs souhaitables, et on maintient – bien que sous une forme remaniée – le dispositif qui a justifié leur suppression. Pire, la refonte de l’Aide Personnalisée en Activités Pédagogiques Complémentaires, organisées conjointement avec les municipalités, ouvre la porte à de grandes inégalités entre les élèves de communes qui auront les ressources budgétaires et humaines pour proposer des activités variées aux enfants et ceux de communes moins favorisées qui ne pourront qu’assurer tant bien que mal une pseudo-aide aux devoirs, inadaptée aux élèves en difficulté.

Nombre de ces élèves souffriront en outre de l’attribution de moyens supplémentaires non plus sur critères de seuils, mais sur contrats d’objectifs, qui risque de dégrader les conditions d’enseignements en Zone d’Éducation Prioritaire.

Ni l’égalité ni l’équité de traitement des élèves ne sont donc assurées par ce texte.

Or, celui-ci n’est pas isolé, mais adossé au projet de refondation de l’école, dont la Loi en son article 35 annonce que le poids réel de la municipalité dans le conseil d’école est repoussé à un futur décret. Pour le second degré, cette même loi renforce le rôle du conseil général ou régional en instaurant des contrats d’objectifs tripartites. Nous avons tout lieu de redouter une ingérence sans précédent dans l’organisation pédagogique et pratique des écoles.

La territorialisation de l’École est cohérente avec la régionalisation du service d’orientation dans le second degré voulu par ce gouvernement, avec l’acte trois de la décentralisation qui confiera aux régions la carte de la formation professionnelle, avec la co-éducation dont parlait le ministre dans les Echos du mois d’octobre...

C’est cette politique de décentralisation de l’Éducation Nationale, soumise à la recherche d’une « compétitivité des territoires » - en fait la concurrence de tous contre tous - qui est le véritable fond de cette réforme. Ce sont prudemment les annexes qui l’expriment le plus clairement : « la réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial » qui sera plus cohérent avec les besoins locaux, dont ceux à courts termes et des plus pragmatiques...

Ni la question du rythme, ni celle de l’encadrement éducatif de l’enfant n’est au cœur du dialogue qu’engagent les ministères avec les communes pour une amélioration du système. Au contraire, le premier ministre promet aux maires de France dans son courrier du 18 décembre un assouplissement du taux d’encadrement en centre de loisirs, sous réserve toutefois d’un encadrement de ce dispositif dans un projet éducatif territorial.

Plus que les rythmes scolaires, c’est cette contractualisation locale qui est l’enjeu fondamental de ce projet, même si ce n’est pas ainsi que la communication ministérielle a présenté les choses, orientant la couverture médiatique sur des aspects secondaires.

Face aux inégalités de traitement entre les élèves que ce texte rend possible, et aux graves attaques sur le cadre national du service public d’enseignement qu’il contient, SUD éducation votera contre le texte, et s’emploie à alerter les enseignants, les enseignantes et les parents sur sa dangerosité.

Notre fédération condamne cette stratégie cynique qui consisterait à passer en force en achetant une réforme précipitée à coups de fonds exceptionnels pour les mairies volontaires.

« Passer en force est toujours contre-productif. Il faut arriver à convaincre tous les acteurs du bien-fondé des réformes que nous devons conduire » déclarait le ministre en octobre.

Prenons-le au mot :
- bien que ce projet n’a reçu le soutien d’aucune, je dis bien aucune, organisation représentative des personnels, et qu’une large majorité de cette représentativité s’y oppose fermement ;
- bien qu’on nous avait promis concertation, dialogue et « changement de gouvernance », que le mépris c’en était fini ;
- droit dans ses bottes, le ministre voudrait faire la sourde oreille : les enseignantes et enseignants ne veulent pas de ce projet ! Nous le redisons solennellement en ce CTM, le ministre doit le retirer, reporter la réforme, engager une consultation réelle de l’ensemble des personnels concernés.

La fédération des syndicats SUD éducation invite ces derniers à résister à cette réforme néfaste, soutient les mobilisations qui se construisent d’ores et déjà et dénonce l’absence de volonté politique pour défendre et servir des politiques publiques garantes de l’intérêt des citoyens et citoyennes et respectueuses de la dignité des agent-e-s qui les mettent en œuvre.

Personnels mobilisés contre la loi de refondation de l’école, contre cette réforme des rythmes, avec nos camarades, au sein de l’union syndicale Solidaires, nous serons en grève le 31 janvier avec toute la Fonction Publique pour l’abrogation des contre-réformes du gouvernement précédent, une amélioration des conditions de travail des personnels, la titularisation des précaires, pour des salaires décents et l’abrogation du scandaleux jour de carence, pour une vraie refondation des missions de services publics et un autre partage des richesses.

Fédération SUD éducation

lundi 14 janvier 2013

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:24

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