20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:20

Communiqué de la fédération SUD éducation
https://www.sudeducation.org/Confinement-pour-les-services-publics-et-la-solidarite.html

Ce lundi 16 mars, le président Macron a annoncé mettre en œuvre le confinement sur tout le territoire français. Les déplacements devront être réduits mais restent permis pour les salarié-e-s qui ne peuvent basculer en télétravail. Si cette disposition reste en l’état il s’agirait d’une mesure de classe qui exposerait des centaines de milliers de salarié-e-s et toutes celles et ceux avec qui ils et elles seront en contact. Dans une telle période, ce sont les fonctions essentielles qui doivent être maintenues, en garantissant des mesures de protections pour ces travailleurs et travailleuses. 

Si des mesures permettant d’enrayer la pandémie sont nécessaires, elles doivent se prendre dans le respect de la démocratie. Des lois seront prises en urgence, donnant le droit au gouvernement de légiférer par ordonnance. La crise sanitaire ne doit pas induire la suspension de l’état de droit. La rhétorique guerrière du président ainsi que l’appel à l’Union nationale n’est pas à ce titre pour nous rassurer. Nous serons vigilant-e-s quant au respect des libertés publiques et des droits fondamentaux. Nous serons également vigilant-e-s quant aux restrictions concernant les droits et garanties des fonctionnaires. Par ailleurs, partout en solidarité, des enseignant-e-s se sont par exemple porté-e-s volontaires pour assurer l’accueil des enfants des soignant-e-s.

Le président a annoncé que les projets de loi seraient suspendus et notamment sur la réforme des retraites. Il a fallu une crise sanitaire pour suspendre une réforme massivement contestée depuis plusieurs mois par la population, ce qui est le minimum dans la période. Une fois la crise sanitaire surmontée, il nous restera à poursuivre notre combat contre la politique de casse sociale et pour imposer des choix de sociétés plus justes et plus sûrs pour l’avenir. 

Dans l’éducation, aucune nouvelle annonce n’est venue modifier ce que nous savions déjà : fermeture des écoles, collèges, lycées et universités jusqu’à nouvel ordre, et service d’accueil pour les enfants de personnels indispensables au système de santé. Nous dénonçons toujours les conditions anxiogènes dans lesquelles cette mesure a été mise en place durant les derniers jours. Nous revendiquons toujours qu’aucun personnel n’ait à se rendre sur son lieu de de travail pour rien, et demandons que des conditions sanitaires préservant la santé des personnels soit mises en place pour celles et ceux qui choisiront de prendre en charge les enfants des soignant-e-s. En ce qui concerne l’enseignement à distance et le télétravail, les personnels ont pu constater ce jour le fait que rien n’était prêt. Au-delà, pour SUD éducation, l’urgence n’est pas à la mise en œuvre précipitée et hasardeuse du télétravail, mais à la préservation de la santé des personnels et plus largement de la population.

Le président fait mine de découvrir l’importance du service public, de santé en particulier, dans l’effort d’endiguement de l’épidémie. C’est un scandaleux jeu de dupe pour un homme qui a consacré sa carrière notamment politique au démantèlement de ces mêmes services publics au profit des capitalistes. Les 300 milliards mis sur la table pour sauver les entreprises montrent que de l’argent, il y en a, et il aurait dû servir aux services publics, notamment de santé, bien plus tôt. 

S’il faut “tirer toutes les conséquences” de cette période, comme le dit Macron, voici les nôtres. La crise épidémique montre les limites du système capitaliste, de la mondialisation, ainsi que les échanges de marchandises. Il montre la faillite d’un système vorace dévorant les services publics, l’écosystème et les solidarités. 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:16

Enseignement à distance et télétravail : l’urgence est surtout sanitaire

Communiqué de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Enseignement-a-distance-et-teletravail-l-urgence-est-surtout-sanitaire.html

Le ministre Blanquer a déclaré à de nombreuses reprises dans les médias que l’Éducation nationale est prête à mettre en œuvre une prétendue “continuité pédagogique à distance”.

Aujourd’hui, les remontées du terrain démontrent le contraire. Les espaces numériques de travail, plateformes en ligne de communication avec les élèves et les familles, sont inutilisables dans de nombreuses académies : Rennes, Amiens, Créteil, Montpellier, Versailles, Nantes… La plateforme du CNED et nombre d’autres sites institutionnels rencontrent également d’importantes difficultés. La multiplication des supports sans coordination ni formation des personnels semble davantage un outil au service de la communication de crise du ministre. Et cela risque de provoquer une grande confusion pour les personnels comme pour les familles qui risquent de se retrouver perdu-e-s dans cette profusion désordonnée. 

Au-delà de la stricte question du matériel, il demeure pour SUD éducation un sujet d’inquiétude majeur dans cette forme de télétravail particulier qu’est l’enseignement à distance.
Le télétravail est un changement radical d’activité. Il coupe les personnels du collectif de travail, individualise les relations à la hiérarchie et rend les personnels plus vulnérables aux pressions. Ce risque est d’autant plus accru que les consignes se multiplient et se contredisent au gré des annonces ministérielles et des autorités académiques.
De plus, SUD éducation rappelle que les élèves et les familles ne sont pas égaux-ales face au numérique : c’est même un important facteur d’inégalités sociales. Lorsque le ministre Blanquer se contente de dire que seulement 5% des élèves sont concerné-e-s, il oublie d’indiquer que cela représente 650 000 élèves, sans compter les fratries où le poste disponible sera occupé par l’un des deux parents, ou par les autres membres de la fratrie confiné-e-s également. Dans de nombreuses familles, les enfants ne seront pas accompagné-e-s dans les apprentissages, ce qui va accentuer les inégalités entre les élèves pendant cette période... Qui plus est, la surexposition aux écrans des enfants est en temps ordinaire déconseillée : accroître encore la fréquentation de ces appareils constitue aussi un enjeu sanitaire.

La pédagogie ne se réduit pas à la transmission de connaissance, comme semble vouloir le faire croire le ministre, mais se joue dans la relation directe avec les élèves. Elle ne s’improvise pas, et il n’est pas acceptable de réduire ainsi, aux yeux de l’opinion publique, le métier et le savoir-faire des enseignant-e-s. 

Cette injonction au tout numérique enfin, présentée à certains égards comme une “opportunité” par Blanquer lors de sa conférence de presse ainsi que des représentant-e-s de syndicats de chef-fe-s d’établissement, montre que la tentation est bien présente au gouvernement d’utiliser la crise en cours pour servir les capitalistes qui commercialisent les produits nécessaires au télétravail et l’enseignement à distance. C’est inacceptable pour SUD éducation, et la bonne volonté des personnels soucieuses et soucieux de maintenir la relation pédagogique avec les élèves ne doit pas être instrumentalisée par le ministre.
Pour SUD éducation, l’urgence n’est pas à la mise en œuvre précipitée et hasardeuse du télétravail, mais à la préservation de la santé des personnels et plus largement de la population.

SUD éducation appelle les personnels à :

• surtout ne pas se précipiter et à prendre le temps de mettre en place les choses progressivement comme ils et elles le souhaitent et s’ils et elles le souhaitent.
• à borner les temps de consultation des mails et surtout à bien informer les familles que les réponses à leurs sollicitations ne seront pas immédiates. Par exemple, dans le secondaire en ne répondant aux mails que sur les horaires habituels de classe ou dans le premier degré en différant toute réponse de 24h. Crise ou pas, le droit à la déconnexion des personnels doit être respecté.
• rappeler à la hiérarchie parfois tentée par l’excès de zèle que le télétravail n’est pas une obligation : les personnels font de leur mieux dans cette situation de crise grave.

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:14

Droit de retrait COVID-19 : modèle de dépôt

Fiche de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Droit-de-retrait-Covid-19-modele-de-depot.html

Faute de consigne claire de la part de l’employeur, nous disposons d’un outil à utiliser collectivement et individuellement : l’alerte pour danger grave et imminent (DGI) avec exercice du droit de retrait.

Dans son allocution de samedi 14 mars 2020, le Premier ministre a appelé à « impérativement de limiter les déplacements, les réunions, les contacts » et a indiqué que « cela s’applique dans les administrations qui doivent dès lundi et pour les prochaines semaines organiser une action massive du télétravail pour permettre au plus grand nombre de rester à domicile. » Si je ne suis pas en service, rien ne me contraint à me rendre sur mon lieu de travail
Des rectorats annoncent sur leur site la parution pour la fin d’après-midi de consignes qui feraient suite aux annonces du premier ministre samedi 14 mars.
Si ce n’est pas le cas, il est possible d’user du DGI pour ne pas nous rendre sur notre lieu de travail. L’action collective est à privilégier. L’action individuelle est aussi possible. Dans tous les cas, il importe de se mettre en contact avec le syndicat SUD éducation.

Alerter sa hiérarchie, comment faire ?

Etant donné la nature du risque que représente le virus Covid-19, il est possible d’alerter depuis le domicile sans se rendre sur notre lieu de travail.
Un simple courrier électronique depuis votre messagerie professionnelle au/à la supérieur-e hiérarchique suffit. Il est aussi possible d’utiliser le registre de danger grave et imminent dématérialisé mais ce n’est pas une obligation.

Ce droit est prévu par l’article 5-6 du décret 82-453 :
"I. - L’agent alerte immédiatement l’autorité administrative compétente de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection. 

Il peut se retirer d’une telle situation. 

L’autorité administrative ne peut demander à l’agent qui a fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation de travail où persiste un danger grave et imminent résultant notamment d’une défectuosité du système de protection. 

II. - Aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou la santé de chacun d’eux. 

III. - La faculté ouverte au présent article doit s’exercer de telle manière qu’elle ne puisse créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent. 

IV. - La détermination des missions de sécurité des biens et des personnes qui sont incompatibles avec l’exercice du droit de retrait individuel défini ci-dessus en tant que celui-ci compromettrait l’exécution même des missions propres de ce service, notamment dans les domaines de la douane, de la police, de l’administration pénitentiaire et de la sécurité civile, est effectuée par voie d’arrêté interministériel du ministre chargé de la fonction publique, du ministre chargé du travail et du ministre dont relève le domaine, pris après avis du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ministériel compétent et de la commission centrale d’hygiène et de sécurité du Conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat."

Modèle de dépôt de DGI :

« Madame, Monsieur [le titre de votre supérieur-e hiérarchique],
Je vous alerte ce lundi 16 mars 2020, estimant avoir un motif raisonnable de penser que ma situation de travail représente un danger grave et imminent pour ma santé et ma vie en raison du virus Covid-19, en raison du risque sanitaire qu’il représente et de l’anxiété liée à l’exposition à ce risque.
Par conséquent, je fais usage de mon droit de retrait. 
Du fait même du danger, je vous alerte sans me déplacer sur mon lieu de travail. 
Le premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué samedi 14 mars 2020 qu’il s’agissait « impérativement de limiter les déplacements, les réunions, les contacts » et que « cela s’applique dans les administrations qui doivent dès lundi et pour les prochaines semaines organiser une action massive du télétravail pour permettre au plus grand nombre de rester à domicile. »

[nom de l’agent-e] »

Et ensuite ?

L’employeur ne peut vous imposer le retour au travail qu’avec un ordre écrit et nominatif.
Si vous en êtes destinataire, vous pouvez vous tourner vers le syndicat SUD éducation qui pourra vous soutenir, notamment au regard des consignes du gouvernement.
Vous n’avez pas l’obligation de répondre au téléphone à votre supérieur-e hiérarchique ou bien non plus au directeur ou à la directrice d’école dans le premier degré. L’obligation est de conserver le lien, la messagerie professionnelle suffit.

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:13

Face aux injonctions contradictoires du Ministre, SUD éducation appelle les personnels à ne pas risquer de se rendre sur les lieux de travail sauf absolue nécessité

Communiqué de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Face-aux-injonctions-contradictoires-du-Ministre-SUD-education-appelle-les.html

Depuis les annonces de fermeture des établissements scolaires jeudi soir par Macron, les personnels d’éducation sont plongés dans l’incertitude en raison de l’impréparation du Ministère et des ordres contradictoires qui circulent depuis. La communication désastreuse n’a fait ces derniers jours que plonger un peu plus les personnels dans une insécurité qui n’était pas nécessaire en cette période et les a livré-e-s aux lubies scandaleuses de certain-e-s chef-fe-s d’établissements zélé-e-s.

Au-delà de la suspicion du Ministre envers les personnels qui démontre une fois encore la supercherie du slogan « l’école de la confiance », SUD éducation considère que le ministère manque gravement à ses obligations en matière de santé et de sécurité des personnels.

Depuis quatre jours, Blanquer ne cesse d’être contredit par ses propres services, le Premier ministre et le Président de la République.

Il doit cesser de communiquer des ordres contradictoires et anxiogènes pour tous les personnels. Il doit cesser de renvoyer aux échelons locaux les prises de décisions, ce qui multiplie les initiatives hasardeuses des hiérarchies locales (chef-fe-s d’établissement et IEN).

La présence inutile sur le lieu de travail lundi est irresponsable et dangereuse, et contraire à toutes les consignes données par le gouvernement à l’ensemble de la population.
En ce qui concerne l’accueil d’enfants des personnels de santés mobilisés dans la crise, SUD éducation exige que toutes les mesures soient prises pour minimiser les risques de santé.

SUD éducation invite en conséquence tous les personnels à ne pas se présenter dans les établissements scolaires dès le 16 mars si leur présence n’est pas absolument nécessaire.
SUD éducation appelle les personnels à exercer massivement leur droit de retrait par un simple courrier électronique lundi là où la hiérarchie voudrait les faire venir coûte que coûte.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:11

Gestion du COVID-19 à l’Education nationale : Incohérence et double discours ministériels

Communiqué intersyndical

https://www.sudeducation.org/Gestion-du-Covid-19-a-l-Education-nationale-Incoherence-et-double-discours.html

C’est avec stupéfaction et consternation que nos organisations ont reçu les propos tenus ce jour par le Ministre de l’Education nationale dans sa conférence de presse, propos contradictoires avec le discours tenu hier aux mêmes organisations syndicales et appelant à privilégier le télétravail, la présence physique dans les établissements scolaires devant être réduite au strict nécessaire. Le Président de la République l’a exprimé clairement, nous vivons une crise sanitaire de très grande ampleur, imposant à chacun la conduite nécessaire au ralentissement de la propagation du virus, en particulier l’évitement des regroupements inutiles. Cet objectif a été encore renforcé par le premier Ministre lors de son allocution en fin de journée samedi 14 mars. Or, Jean Michel Blanquer entend imposer la présence d’ « une moyenne de la moitié des personnels en permanence » dans les établissements. Il fait ainsi fi de toutes les préconisations des autorités sanitaires, imposant à des milliers de personnels d’emprunter les transports en commun, de mettre ainsi leur santé en péril et d’ajouter à la surcharge des services hospitaliers. Les personnels, conscients de leurs responsabilités envers les élèves, travaillent d’ores et déjà à mettre en place des dispositifs permettant le maintien d’un lien à distance avec les apprentissages, en tenant compte de l’âge des élèves et des possibilités techniques mobilisables. Vouloir les contraindre à une présence physique massive dénuée de sens par rapport aux missions et à l’objectif de contribuer à l’accueil des enfants de soignants est inacceptable et irresponsable.

Si le Ministre s’en tenait à ces injonctions, les personnels pourraient être amenés à user légitimement de leur droit de retrait.

Nos organisations demandent au ministre de prendre ses responsabilités pour préserver la santé des personnels, ce qui est pour lui une obligation statutaire.
Paris, le 15 Mars 2020

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:08

Foire aux questions de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Epidemie-Covid-19-quels-sont-mes-droits-suite-a-l-annonce-de-la-fermeture-des.html

Les éléments généraux donnés dans la présente note sont applicables à toutes les catégories de personnels.

Est-ce que je vais travailler lundi 16 mars ?
Les consignes sont floues et contradictoires. Dans le cadre de l’emploi du temps normal (c’est-à-dire correspondant à mes horaires de service), sauf autorisation spéciale d’absence (parents par exemple, voir ci-dessous, ou vulnérabilité particulière), congé maladie ou instructions particulières de la hiérarchie, je peux être amené-e à me rendre sur mon lieu de travail dès lundi sur convocation nominative. Si je ne suis pas en service, rien ne me contraint à me rendre sur mon lieu de travail. Pour SUD éducation, il est inacceptable que les personnels soient mis en danger par un contact prolongé avec d’autres personnes, dans les transports ou sur le lieu de travail, lundi, sans nécessité. Et ce, d’autant que l’administration est incapable de garantir les conditions sanitaires correctes. 

Les instances des établissements et des écoles sont-elles maintenues ?
Oui. Dans la communication des consignes ministérielles du jeudi 12 mars au soir, le ministère maintient la tenue des conseils de classe dans les établissements qui sont concernés par la fermeture. Cela pose la question de la légitimité de la tenue des conseils et autres instances, en dehors de la présence des membres de droits que sont les délégué·e·s des élèves et les représentant·e·s des parents.

Les consignes ministérielles ne sont pas claires cependant concernant les conseils d’école : aucune consigne spécifique n’est prévue de la part du MEN.

En revanche, le ministère ne considère pas que la tenue des conseils d’administration fasse obstacle à la prévention de la propagation du virus.
La position ministérielle pose également question concernant la démarche de prévention de la propagation du virus en permettant la réunion de personnes (représentant·e·s des personnels, représentant·e·s des parents, représentant·e·s des collectivités), la validation par le CA des DHG.

Nous demandons le report des instances dans le contexte actuel en adéquation avec les précautions et les mesures barrières à adopter.

La deuxième session des E3C peut-elle valablement être maintenue ?
Le ministère a annoncé l’assouplissement du calendrier de passation des E3C. Il a indiqué que la passation des épreuves se ferait à compter du 20 avril jusqu’au mois de juin. Pour SUD éducation, c’est plus que jamais l’abandon des E3C qui est à l’ordre du jour. Voir notre communiqué : Seconde session des E3C : des aménagements loin d’être suffisants !

Je suis personnel remplaçant-e dans le second degré ou le premier degré, que dois-je faire à partir de lundi ?
Les consignes données par le ministère sont particulièrement floues en la matière. Au vu de la situation actuelle, les affectations en suppléance données à partir de lundi pour les enseignant-e-s du premier degré Brigades ou ZIL deviennent sans objet, du fait de la non présence des élèves. Les personnels remplaçant-e-s du premier degré sont donc fondé-e-s à se présenter lundi matin dans leurs écoles de rattachement.

Les enseignant-e-s TZR qui ne sont pas affecté-e-s se présentent dans leur établissement de rattachement administratif. Pour les autres TZR déjà affecté-e-s en suppléance ou en AFA, les personnels se présenteront dans leurs établissements d’affectation.

Cependant, des instructions écrites de la hiérarchie peuvent laisser les personnels libres de ne pas se présenter, ou de choisir le lieu où se présenter. Ces instructions sont applicables.

Ma santé requiert des mesures particulières pour me protéger du covid-19. Que faire ?  
L’employeur a l’obligation légale de protéger les personnels dont la santé est particulièrement vulnérable (personnes immunodéprimées comme les femmes enceintes, les personnes vivant avec une maladie chronique ou encore suivant un traitement curatif). Devant l’indigence des services de médecine de prévention (la médecine du travail de la Fonction publique), les personnels concerné-e-s ont tout intérêt à se tourner vers leur médecin traitant ou leur spécialiste afin d’obtenir un arrêt de travail, et à en demander la prolongation si nécessaire. Il n’est pas acceptable d’envisager que les personnels puissent voir leur état de santé se détériorer du fait du travail.

De la même manière, la Direction générale de l’administration et de la Fonction publique a donné des instructions afin que les mesures d’hygiène élémentaires puissent être respectées, ce qui suppose la fourniture du matériel nécessaire (savon, solutions hydroalcooliques, etc.).

En cas d’obstruction de la part de l’administration, les outils à disposition des personnels concernant les conditions de travail sont à utiliser : Registre santé et sécurité au travail, Registre de danger grave et imminent : voir pages 22 à 26 de notre Brochure "Et voilà le travail !"

Dès lors que les agent-e-s auraient un motif raisonnable de penser que leur santé serait menacée, ils et elles sont fondé-e-s à faire usage de leur droit de retrait en application du décret 82-453.

Les agent-e-s peuvent utilement contacter le syndicat SUD éducation local en cas de besoin.

Suis-je concerné-e par la prise en charge des enfants des personnels soignant-e-s ?
Le premier ministre a annoncé dans son intervention sur le plateau de TF1 le 13 mars que des mesures exceptionnelles pourraient être prises. Dans ce cadre, les personnels de l’Éducation nationale pourront éventuellement se voir réquisitionnés en tenant compte des impératifs de santé posés par la nécessité de limiter la propagation du virus.
Pour l’heure, le ministère et ses services déconcentrés se contentent, avec des variations importantes d’un territoire à l’autre, d’établir des listes d’enfants concernés et de convoquer les personnels enseignant-e-s (hors parents d’enfants de moins de 16 ans et personnes vulnérables) lundi pour le cas échéant prendre en charge les enfants en question. 

SUD éducation veillera au respect du cadre réglementaire applicable au statut des personnels de l’Éducation nationale et de leurs missions, afin que les personnels ne soient pas exposés au risque épidémique et que l’accueil des enfants des personnels soignant-e-s puisse se faire dans des conditions de sécurité satisfaisantes pour les enfants. À ce stade, la demi-pension, la cantine et les temps d’accueil périscolaire sont également remis en cause dans différents endroits. Il n’y a en effet, aucune précision de l’administration à ce sujet.

Mon salaire sera-t-il maintenu ? Qu’en est-il de mes HSE et HSA ?
Dans la mesure où les consignes ministérielles déclinées localement par les DSDEN et les rectorats sont de se présenter sur le lieu de travail à partir de lundi 16 mars, les personnels doivent se présenter sur leur lieu de travail. La réorganisation du service entraînée par la mesure de fermeture exceptionnelle des établissements ne doit pas entraîner d’effets sur la rémunération des agent-e-s. Le ministère s’est engagé au maintien du traitement et des HSA (qui font partie de notre service). Les HSE n’étant rémunérées qu’après service fait, il faut s’attendre à ce qu’elles ne soient pas payées si elles ne sont pas effectuées. 

En conséquence, les HSA et les différentes indemnités (ISEO/ISAE, REP/REP+, IMP...) sont maintenues.

En revanche, le droit de grève et son usage sont maintenus pour les personnels quel que soit leur statut.

Si vous êtes placé-e en congé maladie par un médecin, les textes sont clairs : la journée de carence ne doit pas s’appliquer. SUD éducation veillera à ce que cette disposition s’applique de plein droit pour tous les personnels.

Est-ce que je dois répondre à mon-ma supérieur-e hiérarchique depuis mon domicile ?
Un-e agent-e n’a pas l’obligation de transmettre à l’employeur ses coordonnées personnelles (numéro de portable par exemple), donc il n’y a pas d’obligation à répondre par téléphone. Les personnels ont cependant l’obligation de consulter leur messagerie professionnelle régulièrement.

En tout état de cause, si un-e agent-e bénéficie d’un congé maladie (y compris en raison du risque lié au coronavirus, et même s’il ou elle n’en est pas atteint-e) ou d’une autorisation spéciale d’absence, il n’existe aucune obligation de communication directe et fréquente avec l’administration. 

Je suis parent, quels sont mes droits en terme d’absence ?
Pour les personnels dont les enfants sont concerné·e·s par la fermeture des établissements scolaires, ils/elles peuvent bénéficier d’une autorisation spéciale d’absence pour une durée de 14 jours (en l’état actuel) à raison d’un seul responsable légal de l’enfant par fratrie. Cette autorisation d’absence est de droit. Il suffira de justifier de sa situation auprès du ou de la chef-fe de service avant le début de la garde des enfants à domicile. Une attestation sur l’honneur datée et signée suffit.

Je suis personnel AED-AESH, quels sont mes droits ?
Les consignes données par le ministère et les services déconcentrés sont applicables. Lundi matin les personnels se présenteront à leur établissement ou école d’exercice. Des consignes locales seront données dans 24 à 48 heures par la hiérarchie. Pour l’heure nous sommes en attente d’instructions précises concernant les AED et les AESH. SUD éducation restera vigilant quant au respect des droits et des conditions de travail des personnels AED et AESH.

Concernant les AESH, les missions qui sont confiées sont uniquement celles fixées par la circulaire portant sur les missions des AESH : les personnels AESH sont uniquement affecté·e·s au suivi des élèves en situation de handicap. Les règles applicables à la modulation des horaires restent en vigueur, aucune annualisation n’est possible.

Mes élèves doivent-ils poursuivre leur stage en PFMP ? Dois-je effectuer mes visites de stage ?  
Il est aberrant, alors que la fermeture des lycées se justifie par le fait que les adolescent-e-s sont des propagateurs-trices du virus, que les élèves poursuivent leur stage en entreprise. De même, la visite de stage par les enseignant-e-s ne se justifie aucunement. 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:06

Vacataires à l’université : SUD éducation exige le paiement des heures des personnels

Communiqué de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Vacataires-a-l-universite-SUD-education-exige-le-paiement-des-heures-des.html

Dans plusieurs universités, le couperet tombe pour les personnels embauchés sous le statut de vacataire. Les président-e-s d’universités annoncent que les vacataires, qui ne pourront effectuer leurs heures d’enseignement en raison de la fermeture des lieux de travail, ne seront pas payé-e-s.

Au lendemain du discours présidentiel, ces annonces révèlent l’ampleur de l’hypocrisie du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de la précarité.
SUD éducation exige que les établissements d’enseignement supérieurs qui ont recours aux vacataires appliquent les engagements pris par le gouvernement dans le contexte de la crise sanitaire et de ne pas porter atteinte à la situation financière des personnels les plus fragiles.

SUD éducation exige que les personnels recrutés avec un statut de vacataire par les universités obtiennent la garantie de ne pas voir leur salaire baisser, et qu’aucun retrait sur salaire pour trop-perçu ne soit effectué.
Cette situation met en exergue la précarité extrême dans laquelle travaillent ces collègues.

SUD éducation revendique la fin du statut de vacataire, et la signature immédiate de contrats de droit public pour tous les personnels concernés.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:00

Communiqué de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Seconde-session-des-E3C-des-amenagements-loin-d-etre-suffisants.html
Suite au chaos qui a régné dans un grand nombre de lycées français, Jean Michel Blanquer s’est enfin décidé à prendre des mesures qui reconnaissent que cette première session est un échec cuisant pour le ministère. Si le discours consistant à dire que tout s’est passé pour le mieux semble avoir fait son temps, force est de constater que les décisions sont loin d’être à la mesure de la situation : la seconde session pourra être organisée du 20 avril jusqu’à la fin juin en parallèle des épreuves du bac. Si la situation dans les lycées n’était pas dramatique, il y aurait de quoi rire : ce nouveau bac prétendument simplifié doit, s’il doit être passé dans de bonnes conditions, se dérouler … comme l’ancien qu’il s’agissait de simplifier !

Dans le contexte de l’annonce de la fermeture des lycées jusqu’à nouvel ordre, ces annonces sont désormais en décalage complet avec la réalité. La seconde session est encore plus fragilisée, parce que les enseignements n’auront pas pu se dérouler convenablement.

Le constat est simple pour SUD éducation : ce recul du ministre démontre, sans qu’il le reconnaisse, que les E3C doivent être supprimés. Seul un examen unique à caractère national en fin de terminale sera en mesure d’assurer des conditions dignes de passation de telles épreuves. Mais pour SUD éducation ces mesures ne sauraient suffire : c’est toute la réforme inégalitaire du lycée et du bac qu’il s’agit de supprimer !

SUD éducation appelle donc l’ensemble des personnels à se saisir de ce premier recul pour exiger la suppression de ces réformes mortifères.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 13:59
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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 09:43

Semaine noire en mars

Les syndicats Solidaires souhaitent organiser une semaine noire en mars.

Avec les personnels mobilisés,

SUD éducation rejoint la blackweek contre blackrock !

Communiqué de presse

https://www.sudeducation.org/Avec-les-personnels-mobilises-SUD-education-rejoint-la-blackweek-contre.html

Le projet de loi contre la réforme des retraites est toujours plus impopulaire dans l’opinion. Contrairement à ce qu’essaie de dire le gouvernement, les femmes n’en seront pas les grandes gagnantes, bien au contraire. Le Conseil d’État a rendu un avis négatif sur le projet de loi. La suppression supposée de l’âge pivot apparaît clairement aux yeux de toutes et tous comme un enfumage, destiné essentiellement à donner une porte de sortie à l’UNSA et à la CFDT. Les revalorisations annoncées par le ministère ne sont qu’une diversion pour tenter de faire avaler la pilule du projet de loi : les personnels n’y croient pas une seconde. Un nouveau scandale vient d’éclater, montrant encore une fois le lien organique entre le monde de l’assurance et le projet de loi, avec la révélation des parts détenues dans AXA par le rapporteur du projet de loi, Jacques Maire. En parallèle, la mobilisation contre la mise en place du bac Blanquer prend de l’ampleur, et le ministère y répond par une répression aveugle.

Pour SUD éducation, il s’agit de porter le coup de grâce au gouvernement. Pour cela, chacun-e sait qu’une journée de grève isolée ne sera pas suffisante : c’est bien un mouvement de grève reconductible qu’il s’agit de construire ! La date, posée par l’intersyndicale interprofessionnelle du 31 mars, est l’occasion de réactiver la dynamique du 5 décembre par un travail de conviction approfondi auprès de nos collègues. Elle doit être l’occasion d’un 2e round contre le projet de réforme des retraites, pour mettre KO le gouvernement. Mais le 31 mars ne pourra être une date énorme que si elle s’inscrit dans une dynamique de montée en puissance. À ce titre, le mois de mars représente une opportunité majeure : début de la mobilisation dans l’ESR le 5 mars, grève des femmes le 8 mars, grève contre le climat le 13 mars, manifs gilets jaunes le 14 mars, manif contre le racisme le 21 mars...

Dans l’éducation, de nombreuses assemblées générales de personnels ont décidé de mettre dans le paysage une semaine de mobilisation la semaine du 16 mars. Elles ont choisi de l’appeler “Black week contre black rock”, pour désigner la réforme pour ce qu’elle est : une opportunité majeure d’engraisser encore davantage les véritables gagnants de la réforme que sont les capitalistes. Pour SUD éducation, il est clair que l’auto-organisation doit être au cœur de la dynamique de la grève. C’est pour cela que la fédération SUD éducation rejoint l’appel à une semaine noire contre Blackrock à partir du 16 mars. Pour ne pas en rester aux mots et favoriser concrètement la participation à l’ensemble des actions prévues, SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique sur cette semaine couvrant tous les personnels de la maternelle à l’Université.

Enfin, un coup de force se prépare avec l’utilisation du 49-3 pour faire passer le projet de loi sans vote des parlementaires. Si le gouvernement osait y recourir, SUD éducation appellerait les personnels à participer à toutes les initiatives décidées localement. SUD éducation met à la disposition des personnels son préavis de grève permanent et encourage les professeur-e-s des écoles à déposer une déclaration d’intention de grève sur tout le mois de mars pour être en mesure de débrayer quand elles et ils le décident.

SUD éducation revendique l’abandon du projet de loi Macron-Delevoye.
SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à rejoindre les initiatives prévues dans le cadre de la semaine noire contre Blackrock.
SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à construire et à mettre en débat la reprise de la grève et sa reconduction jusqu’à l’abandon du projet de loi, en prenant appui sur le 31 mars pour réactiver la dynamique de grève reconductible.

Dans l’Orne, la mobilisation s’organise pour la semaine du 16 au 20. Parlez-en autour de vous !

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Published by SUD 61