4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:14
Annonce du gouvernement : SUD s’oppose au démantèlement du service public national de la médecine scolaire !

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

La ministre des Solidarités et des territoires a annoncé par voie de presse le démantèlement du service public national de la médecine scolaire. Elle a en effet indiqué la volonté du gouvernement de légiférer dans le but de transférer cette compétence aux départements, ainsi que les personnels de médecine scolaire. Les  inégalités territoriales accentuent déjà  les difficultés à l'accès à la médecine scolaire. Ce démantèlement les enracine définitivement. 

Depuis des années, la médecine scolaire est un service public en déshérence .

La visite médicale à 6 ans n'est pas effective, et encore moins en REP/REP+. On compte par exemple 1 médecin scolaire pour 12 000 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand.

La visite médicale à l'université pour les étudiant-e-s n’existe pas, ou est gravement défaillante.

Pourtant les infirmier-e-s et médecins scolaires ont un rôle primordial dans la détection des handicaps, dans le suivi des élèves, dans la lutte contre le décrochage scolaire et dans la prévention des comportements dangereux.

L’Éducation nationale ne parvient pas à pourvoir les postes médico-sociaux ouverts aux concours faute de candidat-e, en particulier dans les zones les plus pauvres.

La nécessité est donc criante d’engager rapidement une revalorisation des carrières médico-sociales de l’Éducation nationale tant en termes de formation, de recrutement, d’augmentation de salaires. Au lieu de cela, le gouvernement choisit de se désinvestir d’un service public essentiel au plan de la santé publique, en confiant sa gestion aux départements, au mépris du statut des personnels de médecine scolaire.

Les inégalités de ressources et d’investissement dans l’éducation entre départements sont déjà criantes. Cela se traduira par une inégalité encore accrue d’accès à la médecine scolaire.

À l’opposé de ce projet gouvernemental délétère, SUD éducation revendique :

  • une augmentation importante des salaires pour les personnels médico-sociaux, 

  • un plan d’investissement conduisant à des recrutements massifs de titulaires de la Fonction publique d’État ;

  • des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:06
Déclaration des organisations syndicales CGT, SGEN-CFDT, SNESUP-FSU, SUD EDUCATION, membres du CTU 18 décembre 2020

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

Les membres du CTU des organisations syndicales CGT, SGEN-CFDT, SNESUP-FSU et SUD EDUCATION actent que le ministère les invite à un point d’information sur les modalités de concertation relative à l’article 5 de la loi de Programmation de la Recherche (LPR). Cette invitation parvient à la veille des vacances de Noel, alors que cette loi a été votée et est en cours d’examen au Conseil Constitutionnel. Les membres du CTU relèvent que le ministère n’a jamais jugé bon de les solliciter sur la loi elle-même, même pour information, en dépit de leur demande unanime datant du mois de novembre, qui n’a à ce jour reçu aucune réponse.
Le contournement initial du CTU dans ce processus, l’absence de réponse à notre demande unanime de convocation d’un CTU et les conditions de convocation tardive confirment l’absence de considération par la ministre des instances représentatives des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses.
Les membres du CTU, comme la très grande majorité de la communauté universitaire et scientifique, rejettent la loi de programmation pour la recherche (LPR) telle qu’adoptée par l’Assemblée nationale le 20 novembre dernier et dénoncent les dispositions délétères qui ont été ajoutées par les parlementaires avec l’accord du gouvernement.
Ce texte – sorti et examiné en pleine crise sanitaire – résonne comme une provocation vis-àvis de notre communauté alors que celle-ci est pleinement mobilisée depuis plusieurs mois pour faire face à la pandémie et pour accompagner les étudiants afin d’éviter qu’ils ne décrochent massivement.
Les dérogations aux recrutements des maîtres de conférences et la suppression de la qualification pour le recrutement des professeurs d’université ont été introduites sans aucune concertation après que le ministère ait tout fait pour évacuer ce sujet des discussions. Cette remise en cause du rôle du CNU et des principes de transparence des procédures et d’égalité
de traitement entre les candidats est particulièrement inappropriée. Elle ne permet pas une réflexion saine, approfondie et experte sur les processus de recrutement des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses.
De plus, il n’y a pas de justification objective à ce que les enseignants-chercheurs aient la particularité parmi les  fonctionnaires d’État d’être recrutés directement à un échelon local alors même que les fonctionnaires territoriaux passent un concours national avant leur recrutement au niveau local. Nous entendons en conséquence œuvrer au maintien d’une procédure nationale de qualification.
Les Chaires de professeur junior et le renforcement des appels à projets comme mode de financement privilégié de la recherche aggravent la casse des missions de service public et  des conditions de travail de la communauté universitaire en son entier.

Non, définitivement non, la LPR ne répond pas aux attentes de la communauté universitaire et scientifique pourtant exprimées unanimement.
Nous continuerons de porter nos revendications mais ne nous laisserons pas imposer un calendrier ramassé et un faux semblant de concertation pour discuter de choses aussi fondamentales que le recrutement des enseignants-chercheurs.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:06
Inégalité de traitement des AESH : SUD écrit au ministre

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

M. le Ministre de l'Éducation nationale,

 

Le 5 juin 2019 vous avez publié une circulaire cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH). Force est de constater qu’un an et demi après, sa mise en application laisse place à des inégalités de traitement des personnels d’une académie à l’autre.
Le calcul de la quotité horaire et sa corrélation avec un temps de travail hebdomadaire n’est pas partout la même. Cela a des conséquences sur les salaires perçus pour un même temps d’accompagnement. Par ailleurs, alors qu’aucune consigne n’est donné concernant une quotité prédéfinie, certaines DSDEN fixent des quotités de travail immuables en fonction du degré d’enseignement dans lequel l’agent intervient.

La mise en place de la grille de revalorisation indiciaire laissée au libre arbitre des comités techniques académiques vient renforcer ces inégalités salariales.
Dans certaines académies ou certains départements aucune action de formation initiale n’est mise en place tandis que l’offre de formation continue est quasiment inexistante.

Nous souhaitons en outre attirer votre attention sur le cas de la Bourgogne où la répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines est sujet à une réinterprétation qui contrevient à ce qui est indiqué dans la circulaire puisqu’un à deux tiers des heures des semaines en sus des 36 semaines de temps scolaire sont systématiquement reportées sur du temps d’accompagnement.

SUD éducation demande à ce qu’un cadrage clair soit établit concernant le calcul de la quotité de travail, des salaires, la mise en place de la grille indiciaire et des actions de formation.

Les inégalités de traitement des personnels accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap doivent cesser.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, à notre attachement au service public d’éducation, ainsi qu’au respect des droits des personnels.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:02
Mutations dans le second degré : une catastrophe annoncée

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le mouvement interacadémique s’annonce d’ores et déjà catastrophique dans le second degré.

De nouveau, la circulaire ministérielle et les lignes directrices de gestion concernant le mouvement ont été publiées à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du mouvement. Il a été ainsi très difficile aux personnels de s’approprier ces textes qui régissent le mouvement des personnels.

Dans les rectorats, les dysfonctionnements se sont multipliés : les services de gestion des personnels, débordés, n’ont pas été en mesure de prendre en charge les sollicitations des personnels. De nombreux-euses agent-e-s contractuel-le-s peu ou pas formé-e-s affectées sur ces postes ont été dans l’incapacité de répondre aux demandes des enseignant-e-s.

Les remontées de SUD éducation font également état de dysfonctionnements récurrents comme des erreurs dans le calcul des barèmes. Il est dans ces cas nécessaire aux personnels d’accomplir des démarches supplémentaires, alors que les délais pour retourner la confirmation de demande de mutation sont très courts.

Le ministère a même été incapable d’envoyer dans les délais la confirmation de demande de mutation.

SUD éducation dénonce depuis plusieurs années cette incapacité du ministère à gérer correctement les opérations de mutation. Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les syndicats sont écartés du contrôle de la gestion des mutations comme des promotions par l’administration. Chaque année, les organisations syndicales relevaient de nombreuses erreurs, en plus d’imposer le respect du barème pour tous les personnels par souci d’équité entre les collègues. Ce n’est désormais plus le cas.

SUD éducation invite tout-e-s les enseignant-e-s ayant demandé leur mutation interacadémique à se montrer particulièrement vigilant-e-s, et à contacter SUD éducation pour se faire aider en cas de question particulière relative à leur demande de mutation.

SUD éducation revendique un contrôle par les organisations syndicales du mouvement comme des promotions, afin de limiter l’arbitraire et les effets des erreurs de l’administration.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:01
Blanquer supprime encore 1800 postes et dégrade de nouveau les conditions de travail

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le ministère a indiqué son projet de répartition des postes entre académies le 16 décembre. Dans le premier degré, le projet prévoit quelques maigres créations de postes dans un certain nombre d’académies.

Toutefois, ces créations sont manifestement insuffisantes pour compenser les dédoublements et baisser les effectifs, et indiquent que le ministère se refuse à augmenter significativement la quotité de décharge pour les directions d’écoles.

Dans le second degré, le ministère prépare directement la suppression de 1800 suppressions de postes. Annonce vouloir compenser ces suppressions de postes par 1847 équivalents temps-plein en heures supplémentaires. Ce tour de passe-passe n’a pour vocation que de réaliser des économies, car les heures supplémentaires permettent au ministère de verser des cotisations bien inférieures. Depuis la rentrée 2018, le ministre aura donc supprimé plus de 5 000 postes dans le second degré, alors que sur la même période plus de 100 000 élèves entraient dans le second degré.

Pour les personnels, ces suppressions de poste vont se traduire par une nouvelle dégradation des conditions de travail. Le ministre cherche à imposer ainsi une augmentation généralisée de leur temps de service. Cela signifie aussi qu’il y aura immanquablement moins d’adultes dans les établissements. Cette baisse du taux d’encadrement conduira à une hausse des effectifs par classe, avec toutes les conséquences négatives qu’elles entraînent pour les élèves. Cela signifie aussi moins d’adulte pour réguler les tensions qui surviennent dans les établissements.

Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit d’accroître encore la pression qui pèse sur les enseignant-e-s. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en Assemblée générale et en heure d’informations syndicales pour s’opposer à ces suppressions de postes massives.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:54
AESH des inégalités territoriales accrues : SUD éducation s’adresse au ministère et appelle les accompagnant·e·s à renforcer la mobilisation

Ce communiqué a été publié le 16/12/2020

SUD éducation a adressé le 15 décembre un courrier au Ministre de l'éducation nationale Jean Michel Blanquer concernant les disparités importantes d'application de la circulaire n°2019-090 du 5 juin 2019 relative au cadre de gestion des AESH d’une académie à l’autre, voir entre deux départements d’une même académie.

Cette circulaire pose un cadre national sans pour autant sortir les accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap de la précarité structurelle dans laquelle le ministère les place. Cependant, certaines académies et DSDEN semblent penser que ce cadre ne s’impose pas à elles. Ainsi, subsistent de profondes inégalités entre les personnels d’un territoire à l’autre.

Les disparités de salaire pour un même temps de travail hebdomadaire varient de plus de 100 euros. D’un département à l’autre, une même quotité ne correspond pas à un même temps d’accompagnement. La grille de revalorisation indiciaire ministérielle n’est mise en place que dans quelques académies tandis que les frais de déplacements ne sont parfois même pas pris en charge.

La répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines donne lieu à des comptes d'apothicaire, chaque service gestionnaire y allant de son propre mode de calcul : quand dans certaines académies 24h d’accompagnement hebdomadaire correspondent à une quotité de travail de 62 % ailleurs il est question de 60 %. Les avenants aux contrats n’ont toujours pas été proposés sur l’ensemble du territoire alors que la circulaire a plus d’un an.

Parfois c’est carrément une réinterprétation des textes qui est faite. Le cas de la Bourgogne est édifiant puisque une partie des heures correspondant aux activités connexes est répartie sur le temps d’accompagnement. Face au refus des services académiques d’entendre les objections des collègues ces dernière·e·s ont été dans l’obligation d’intenter des actions en justice.

La généralisation des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé a en revanche les mêmes conséquences sur l’ensemble du territoire : une mutualisation à outrance des accompagnements, des conditions de travail dégradées pour les AESH et conditions d’accompagnement au rabais pour les élèves. SUD éducation continue de s’opposer à cette nouvelle organisation du travail qui fait des AESH une variable d’ajustement des politiques ministérielles de l’école inclusive.

L’organisation de formations à destination des AESH est elle aussi laissée à la libre interprétation des académies. Nulle part la formation initiale n’est organisée en amont de la prise de poste alors que cela est recommandé par la circulaire. Les actions de formation continue sont quasiment inexistantes.

La réalité des conditions de travail et d’exercice des accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap est très loin des affichages du ministère qui se gargarise pourtant de leur avoir accordé une reconnaissance professionnelle.

SUD éducation revendique pour les AESH :

- l’abandon des PIAL

- la titularisation sans condition des AESH par la création d’un statut de fonctionnaire et d’un métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;

- un salaire à 1 700 euros nets en début de carrière ;

- la reconnaissance d’un temps plein à 24 heures d’accompagnement plus les heures de travail invisible ;

- une réelle formation initiale et continue.

Le mardi 26 janvier, une intersyndicale dont SUD éducation est partie prenante appelle l'ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève pour revendiquer de meilleurs salaires. Les AESH ont toute leur place dans cette mobilisation, c'est pourquoi SUD éducation les appelle à se mettre massivement en grève et à porter leurs revendications dans les Assemblées générales, heures d'information syndicale et à apparaître visible dans les manifestations qui auront lieu ce jour là.

Plus généralement SUD éducation soutien les mobilisations des AESH, appelle à les renforcer et tient son outil syndical à leur disposition.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:53
3 de Bordeaux : la rectrice recule !

Ce communiqué a été publié le 15/12/2020

Le 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, recevaient un courrier leur indiquant que la rectrice engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

La rectrice reproche aux collègues de s’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en œuvre de la réforme du bac Blanquer. Après Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.
Aujourd’hui, nos camarades ont reçu un courrier leur indiquant la sanction décidée par la rectrice : suspension de trois jours sans traitement pour l’une, blâme pour les deux autres. La rectrice de Bordeaux a renoncé à réunir des conseils de discipline : les dossiers sont vides, et il s’agit de sanctionner des faits de grève.
Ces sanctions, si faibles soient-elles au regard de l’ambition initiale de la rectrice, sont néanmoins inacceptables.
SUD éducation exige le retrait immédiat des sanctions de nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

SUD éducation exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:52
École optionnelle avant les vacances : SUD éducation dénonce la désinvolture du gouvernement

Ce communiqué a été publié le 15/12/2020

Aujourd’hui, le Premier ministre annonçait par voie de presse, que les parents sont invité-e-s à garder au domicile familial les élèves en prévision des fêtes de fin d’année.

Le ministre Blanquer est une nouvelle fois contredit. Il prétendait jusqu’ici, contre l’évidence, que l’école était le lieu le plus sûr pour éviter les contaminations, alors que les statistiques ministérielles sont démenties par celles de Santé publique France. Le Premier ministre souhaite que les enfants se confinent dès le jeudi afin de respecter une période d’incubation de 6 jours. Au lieu d’avoir pris les mesures nécessaires pour que les élèves puissent continuer à se rendre sur leur lieu d’étude jusqu’aux congés, par exemple par le recrutement de personnels titulaires pour aider à la désinfection des locaux et la fourniture de masques à tou-te-s les élèves, le gouvernement préfère, en dehors de tout cadre légal amoindrir le caractère obligatoire de la scolarisation.

Cette situation risque d’accroître les inégalités sociales entre élèves et entre les familles. Pour profiter de cette mesure, il faudrait que l’un-e des deux parents demeure au foyer puisqu’il s’agit de procéder à un confinement anticipant les fêtes. Ce serait alors prioritairement sur les femmes que pèserait ce fardeau. De même, les élèves de classes populaires, qui ont le plus besoin dans la période que nous traversons de continuer les apprentissages, se verraient privé-e-s de deux jours de classe juste avant les congés.

Les personnels quant à eux ont appris la nouvelle par la presse. Certaines académies n’ont toujours pas pris la peine d’indiquer aux enseignant-e-s que cette nouvelle règle est en vigueur. Alors que dans un contexte difficile, ils et elles cherchent à exploiter au mieux le temps d’étude des élèves, ils et elles risquent de voir leurs efforts balayés par un absentéisme validé par le gouvernement.

SUD éducation, une nouvelle fois, dénonce la désinvolture et l’amateurisme qui président aux décisions prises par le gouvernement et le ministère en matière de gestion de la crise sanitaire dans l’Éducation nationale.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:50
Retrait de l’oral de titularisation- Communiqué intersyndical

Ce communiqué a été publié le 14/12/2020

La FSU, la FNEC FP-FO, la CGT Educ’action, SUD Education et le SNCL-FAEN demandent le retrait de l’oral de titularisation imposé aux stagiaires de la session 2020 et dont la grille d’évaluation est présentée aux organisations syndicales le 10 décembre. Le ministre ne veut pas reconnaître le caractère exceptionnel de ces concours et il a donc décidé, contre l’avis unanime des organisations syndicales, d’instaurer un entretien professionnel, donnant lieu à un avis supplémentaire pour la titularisation.

Alors que le contexte sanitaire rend cette année déjà compliquée, cet oral est une source supplémentaire d’inquiétude, d’incertitude, de pression sur 20 000 stagiaires. Ce sont des lauréats à part entière. Ils n’ont pas besoin d’être fragilisés alors que leurs conditions d’entrée dans le métier sont extrêmement difficiles. Tout au contraire, ils ont besoin du soutien de l’institution. Cet entretien professionnel ne va pas dans ce sens, et les avis nécessaires à la titularisation couvrent déjà l’ensemble des champs.

Par ailleurs, comme nos organisations syndicales FSU, FNEC FP-FO, CGT, SUD, SNCL, l’ont rappelé dans leur communiqué commun du 3 décembre d’appel à la grève le 26 janvier 2021, « Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires », force est de constater que cet oral est une barrière supplémentaire au recrutement. L’urgence est à la création de postes.

Nous demandons au ministre le retrait de cet oral de titularisation.

Montreuil, le 13 décembre 2020

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:47
Pour augmenter les décharges des directions , il faut des remplaçantes et des remplaçants .

Ce communiqué a été publié le 14/12/2020

Le ministère annonce l’augmentation de décharge de direction de deux jours pour les écoles de 1 à 3 classes et probablement aussi pour celles de 9 à 13 classes.

La mesure de pérennisation de la prime annuelle de direction d’école qui serait de 450 euros bruts est également prévue.

À la rentrée 2021, les mesures suivantes concerneraient 38 % des 44 262 écoles :

  • pour les écoles à une classe (3 483 écoles) : passage de 4 à 6 jours de décharge annuelle ;

  • pour les écoles de 2 et 3 classes (11 094 écoles) : passage de 10 à 12 jours de décharge annuelle ;

  • pour les écoles élémentaires de 9 classes (1 544 écoles) : passage d’un tiers de décharge hebdomadaire à une demi-décharge ;

  • pour les écoles élémentaires de 13 classes (734 écoles) : passage d’une demi-décharge hebdomadaire à trois quarts de décharge.

SUD éducation revendique une décharge de 10 jours/an pour les écoles 1 classe, 20 pour les 2/3 classes, 25% par semaine pour les 4 à 6 classes, ◦ 33 % par semaine pour les 7 à 9 classes, 50 % par semaine sur les 10 à 13 et un temps plein au-delà.

Des annonces ne suffisent pas. Il faut des moyens, car aujourd’hui le constat est fait, les jours de décharge ne se font pas faute de remplaçantes et remplaçants.

C’est pourquoi SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours 2021.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61