21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:21

Lorsque le ministre annonce qu'il n'y aura pas de fermeture de classe en milieu rural sans l'accord des élus et qu'il mettra des moyens à disposition pour cela, on aurait envie de se réjouir. Mais hélas, la réalité est toute autre. 3 postes supplémentaires sont accordés au département de l'Orne, le moins bien loti proportionnellement dans l'académie de Normandie. Le nombre de fermetures prévu étant de 30, nous sommes bien loin du compte. Quant au second degré, rien du tout. On fait comme si de rien n'était, comme si les élèves n'avaient pas « raté » plusieurs mois de classe.

1- CTSD pour le second degré :

  • AED :

    SUD éducation fait remarquer que certains établissements semblent défavorisés mais l'administration nous explique que le barème est appliqué. Il n'est pas toujours facile de vérifier car plusieurs critères sont à prendre en compte.

  • DHG : SUD éducation dénonce le nombre de BMP de 18h !

Alençon Louise Michel : un BMP18h d'arts plastiques / Argentan SEGPA Rostand : BMP 18h maçonnerie / Briouze Le Houlme : BMP18h lettres classiques / Tinchebray Camus : BMP 18h histoire-géo / L'Aigle F. Dolto : BMP 18h lettres modernes / L'Aigle Molière : BMP 18h espagnol / Val au Perche Y. Montand : BMP 18h physique-chimie
Comment expliquer tous ces BMP au lieu d'opter pour des créations de postes. On nous répond qu'il s'agit parfois de besoins ponctuels et qu'il est parfois difficile d'opter pour des postes partagés car c'est complexe pour pourvoir les supports. SUD éducation fait alors remarquer que c'est parfois possible en restant sur Alençon, ce qui ne semble pas si complexe.

  • SUD éducation s'inquiète de la situation en espagnol dans le département. C'est une discipline qui revient très régulièrement dans les BMP. Des postes partagés seraient possibles à Alençon, voire sur d'autres regroupements. En lettres, beaucoup de BMP aussi. La réponse de l'administration n'évolue pas.

  • 4 créations : création de 2 ULIS collège : Bellême et Trun + création d'1 UP2A à Alençon + création d'un poste d'espagnol à Moulin la Marche.

  • 5 suppressions : SEGPA Argentan et Mortagne au Perche, allemand à Flers , musique à Tinchebray et mathématiques à Val au Perche.

2- CTSD pour le premier degré :

  • 3 ouvertures de classes :

Circonscription d’ Argentan : Argentan , Fernand Léger/Marcel Pagnol + RPI 43 (Exmes/Le Bourg St Léonard)

Circonscription de Flers : RPI 56 (St Fraimbault/St Mars d'Egrenne/Passais la Conception)

+ 3 ouvertures en éducation prioritaire : Alençon (J.Verne et Molière) et Flers (Les Vallées).

5 fermetures de classes :

Circonscription de L’Aigle: La Ferté Fresnel.

Circonscription d’ Argentan: Carrouges

Circonscription de Flers : Sévigné/Paul Bert,

Circonscription de Mortagne au Perche : Fermeture à Madeleine Puyravau, / Chartrage - après fusion des deux écoles maternelles) – Fermeture de l’école maternelle Puyravau Mortagne + fermeture à Aristide Briand

  • Fermeture de tous les PMQC ! Tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agit pourtant d'un dispositif efficace !

  • Fermeture de 20 postes de brigade ! SUD éducation a alerté la DASEN sur ce nombre catastrophique, d’autant plus que l'on peut supposer que le Covid 19 continuera à rendre les gens malades et qu'il sera impossible de maintenir un taux « correct » de remplacements avec cette baisse du nombre de brigades. Qu'en sera-t-il de la formation qui est déjà réduite à peau de chagrin ?Nous ne savons pas encore quels postes ferment, les personnes nommées à titre provisoire ont été évoquées mais sans plus de renseignements. Peut-être en saurons nous plus au CDEN du 20 avril. Les brigades concernées sont prévenues personnellement par le service de RH.

  • D'autres mesures diverses : n'hésitez pas à nous contacter (de préférence par mail) si vous voulez en savoir plus.

  • Le solde de postes disponible est de zéro.

     SUD éducation a dénoncé le manque d'ouvertures et les fermetures, le fait que nous n'avons quasiment plus de RASED (la création d'un poste de psychologue a été annulé), plus du tout de PMQC et que nous aurons en plus maintenant trop peu de brigades. Nous avons aussi insisté sur les tâches trop chronophages et souvent non indispensables qui incombent aux directeurs-trices.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:15

Nous vivons actuellement une situation inédite et fort inquiétante. L'ensemble des personnels applique au mieux les recommandations officielles, comme le confinement notamment, tout en veillant à préserver leur santé dans ce contexte singulier. Ils-elles font face à une crise sanitaire sans précédent en assurant la continuité du service public (enseignement à distance, continuité administrative, suivi, orientation, accompagnement social des élèves, etc.), en accueillant pour certains les enfants de soignants (le plus souvent sans protection, sans réel suivi médical ni dépistage malgré les demandes portées par nos organisations). Néanmoins, même si le contexte est particulier, les injonctions contradictoires envoyées par certains services ne rassurent pas et il est fort regrettable que les annonces gouvernementales soient l'objet d'interprétations.

Le télétravail coupe les personnels du collectif, individualise les relations à la hiérarchie et rend les personnels plus vulnérables aux pressions. Ce risque est d’autant plus accru que les consignes se multiplient et se contredisent au gré des annonces ministérielles et des autorités académiques.

De plus, il est certain que les élèves et les familles ne sont pas égaux-ales face au numérique et à l'aide possible des parents dans l'enseignement à distance : cette période de confinement risque d'accentuer considérablement les inégalités sociales et de favoriser les violences intrafamiliales. Qui plus est, la surexposition aux écrans des enfants est en temps ordinaire déconseillée : accroître encore la fréquentation de ces appareils constitue aussi un enjeu sanitaire.

La pédagogie ne se réduit pas à la transmission de connaissance, mais se joue dans la relation directe avec les élèves. Enseigner est un métier avec des savoir-faire qu'il est primordial de ne pas dénaturer aux yeux de l’opinion publique. La bonne volonté des personnels soucieuses et soucieux de maintenir la relation pédagogique avec les élèves ne doit pas être instrumentalisée par le ministre.

Pour SUD éducation, l’urgence n’est pas à la mise en œuvre précipitée et hasardeuse du télétravail, mais à la préservation de la santé des personnels, des élèves et de leur famille. D'autant plus que l'Education Nationale n'est pas prête contrairement aux annonces de M. Blanquer.

Mme Moncada, nous vous avons alertée quant aux conditions de travail des personnels et continueront à le faire car notre inquiétude est grande. Il y a les conditions sanitaires de travail, mais aussi le télétravail, les nombreuses attentes envers les directeurs-trices, les nombreuses injonctions, la pression sur les professeurs de collèges ou de lycée en vue du baccalauréat... On aurait pu imaginer une gestion de crise qui aurait été tout simplement humaine. Au lieu de ça, certain-es professeur-es ont l'impression qu'on fait d'eux et elles des policiers : en tant que professeurs principaux, ils doivent sans cesse dénoncer les élèves qui ne travaillent pas, qui ne rendent pas les devoirs. Pour toutes et tous, cette façon de travailler génère un malaise voire de l'angoisse, du dégoût.

C’est dans ces circonstances que se tiennent des CTA , des CTSD et CDEN pour décider des ouvertures et fermetures de postes. Le Président de la République a lui-même reconnu la nécessité, dans le contexte actuel, de « changer de logiciel ». Etant données les circonstances, il nous aurait semblé essentiel d'opter pour un moratoire des instances.

Au niveau national, 440 créations de postes étaient prévues et 1 248 ont été ajoutés, en réaction à la crise sanitaire. En 2019, le ministère avait annoncé des dédoublements en cycle 2 en éducation prioritaire et la limitation à 24 élèves par classe de la GS au CE1. Cette dernière mesure entraînerait à elle seule l’ouverture d’environ 5 000 classes. Or, si 4211 postes étaient créés en 2017, seuls 3680 l’étaient en 2018, 2 300 en 2019 puis 440 pour 2020, ce qui était parfaitement scandaleux. La décision du ministère corrige en partie le tir en ramenant ces créations de postes à 1 688, mais les comptes ne sont toujours pas bons, ne serait-ce que pour permettre au gouvernement de tenir ses promesses. Elles ne seront pas tenues, sauf à prendre sur d’autres moyens (remplacements, PMQC, RASED…), comme cela s’est malheureusement fait ces dernières années pour les dédoublements en CP et en CE1. De plus, ces créations de postes dans le premier degré se font à moyens constant à l’échelle de l’Education nationale, et correspondent à des baisses de moyens dans d’autres secteurs. Au-delà des annonces ministérielles, l’objectif est toujours la cure d’austérité pour le service public d’éducation. Pour rappel, le nombre de postes au CRPE ne cesse de baisser. Alors que cette dotation “exceptionnelle” pour le 1er degré est soudainement possible, rien n’est prévu pour les collèges, lycées et lycées professionnels. Ce sont pourtant bien des créations de postes à hauteur des besoins dans l’ensemble des secteurs de l’éducation que nous réclamons ! Il aura fallu une crise sanitaire pour faire reculer le gouvernement sur la suppression des postes qui étaient initialement prévue. Cette situation montre une chose : si le gouvernement décide de créer des postes, il le peut.

Mme Moncada, suite à la demande du ministre, vous avez renoncé à de nombreuses fermetures. Mais à quel prix ! 24 postes de brigade en moins, alors que l'on peut supposer que le Covid-19 continuera son étendue l'année scolaire prochaine et que les besoins en remplacement seront sans doute considérables ; enfin, la fermeture des postes de PMQC alors que ce dispositif a été reconnu efficace par toutes et tous.

Et qu'en est-il du second degré ? Les collégiens auront besoin d'aide et d'attention plus que jamais, c'est en effet une situation inédite que de ne pas aller en classe pendant plusieurs mois. Rien n'est prévu pour eux. Pourquoi ne pas se donner du temps, voir quelle est la durée de ce confinement, et attendre que le ministère débloque des postes supplémentaires pour parer à cette problématique.

Par ailleurs, la rumeur dit que les cours ne reprendront pas avant septembre. Peut-être avez-vous des informations à ce sujet à nous donner. Si cela se confirme, le gouvernement va devoir accorder de très gros moyens supplémentaires à l'Education nationale afin de limiter les dégâts provoqués. Les quelques postes supplémentaires qui ont été ajoutés pour l'instant sont trop peu nombreux et ne concernent que le premier degré. Cette situation n'est pas acceptable. Il aurait fallu, dans le premier degré, créer au minimum des postes de maitre-sses E et des postes de PMQC afin d'aider les élèves qui auront le plus souffert de cette situation ; et dans le second degré, créer de nombreux postes afin d'alléger le nombre d'élèves par classe et permettre ainsi une meilleure différenciation.

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:47

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:46

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:37

Réouverture des écoles et établissements : SUD éducation saisit le Conseil scientifique

Communiqué de presse et courrier de SUD éducation

Réouverture des écoles et établissements le 11 mai : SUD éducation saisit le Conseil scientifique

SUD éducation a écrit aujourd’hui aux membres du conseil scientifique sur le COVID-19 afin d’obtenir des garanties quant aux fondements de la décision annoncée par le Président de la République lundi 13 avril de rouvrir les écoles, collèges et lycées pour le 11 mai.

Nous attendons que l’instance, présidée par le professeur Jean-François Delfraissy, se prononce sur un certain nombre d’enjeux :
• Le 12 mars, Emmanuel Macron annonçait la fermeture des écoles parce que « nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus ». L’évaluation des connaissances depuis un mois permet-elle de lever ce risque ?
• Le conseil scientifique estime-t-il que les conditions qu’il a lui-même émises à un déconfinement, notamment en matière de distanciation sociale, de mise à disposition de protection ou de dépistage seront remplies pour que les personnels et les élèves retournent en classe ?
• Comment le conseil scientifique évalue-t-il la motivation du Président de la République, qui affirme vouloir rouvrir les écoles pour compenser les inégalités sociales face au confinement ?
• Nous demandons enfin au conseil scientifique de rappeler ses recommandations sur les conséquences psychologiques du confinement, aggravées par les annonces chaotiques du gouvernement et le refus de tout dialogue.

Pour SUD éducation, il est irresponsable d’avoir décidé l’ouverture des écoles et établissements sans avoir des éléments de réponse sur ces questions incontournables. 

SUD éducation s’opposera à la réouverture des écoles et des établissements tant que la situation sanitaire ne le permettra pas, et pourra appeler les personnels à user de leur légitime droit de retrait. Les garanties que nous exigeons sont claires : 

• dépistages systématiques et réguliers des personnels et des élèves (et non uniquement des cas symptomatiques) ;
• un plan de suivi sanitaire rapproché des personnels et des élèves, et à court terme la constitution d’une médecine de prévention en mesure d’assurer une partie de ces missions ;
• mise à disposition du matériel de protection nécessaire pour tous les personnels et les élèves (masques, gels hydro-alcooliques) et désinfection régulière des locaux ;
• octroi de moyens supplémentaires dès la réouverture des classes pour permettre une baisse des effectifs à même de garantir la distanciation sociale dans les salles de classe.


 

Le courrier aux membres du conseil scientifique :

Aux membres du comité scientifique sur le COVID-19

 

Objet : fondements scientifiques des annonces du Président de la République pour une réouverture des écoles, collèges et lycées le 11 mai

Mesdames, Messieurs,

Notre organisation syndicale vous sollicite afin de connaître les fondements scientifiques qui ont conduit le Président de la République à annoncer lundi 13 avril une réouverture des écoles, collèges et lycées le 11 mai. Mesdames, Messieurs les membres du comité,

1/ Dans votre avis du 12 mars, vous recommandiez la fermeture des écoles et établissements au nom « des premières données montrant des taux d’attaque intra-domiciliaires (Bi et al, 2020) et des concentrations virales identiques chez les enfants comparés aux adultes(Xu et al,2020), de l’augmentation de la proportion d’enfants infectés avec la progression de l’épidémie en Chine (Liu et, al, 2020), du rôle important de la fermeture des lieux d’enseignement dans le contrôle des épidémies liées à des virus respiratoires comme la grippe(Cauchemez, et al, 2008 ; Livinova et al, 2020), et de la gravité de la situation épidémiologique ».
Affirmant fonder ses décisions sur vos recommandations, le Président de la République avait notamment déclaré le 12 mars 2020 : « Dès lundi et jusqu’à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés pour une raison simple : nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques toujours, sont celles et ceux qui propagent, semble-t-il, le plus rapidement le virus, même si, pour les enfants, ils n’ont parfois pas de symptômes et, heureusement, ne semblent pas aujourd’hui souffrir de formes aiguës de la maladie. C’est à la fois pour les protéger et pour réduire la dissémination du virus à travers notre territoire. »

Nous souhaitons donc tout d’abord savoir si, depuis le 12 mars 2020, l’évolution des connaissances sur le virus du COVID-19 chez les enfants permet bien de lever le risque que mentionnait le Président de la République il y a à peine un mois.

2/ D’autre part, vous posiez un certain nombre de conditions à la levée du conditionnement dans votre avis du 2 avril, notamment : 

« - le choix des mesures de distanciation sociale qui seront maintenues pendant la période de post-confinement ;
 la disponibilité des protections matérielles comme les gels hydro-alcooliques et les masques à l’usage des personnels soignants, des personnes en situation d’exposition au virus en priorité [ce que seront élèves et personnels, ainsi que leurs familles, si les écoles sont bien réouvertes au 11 mai] […]
 des capacités de diagnostic rapide d’infection aiguë et de rendu des résultats aux patients avec transfert des données en temps réel aux systèmes de surveillance épidémiologique ; »

Or ces conditions, et toutes les autres que vous mentionnez comme « des capacités hospitalières et de médecine de ville restaurées dans les régions qui ont été les plus touchées » ne nous semblent pas pouvoir être remplies d’ici le 11 mai :
• Les mesures de distanciation sociale nous semblent impossibles à faire respecter, soit à cause de l’âge des enfants, soit à cause de l’exiguïté des locaux (salles de classe, cantines scolaires, internats, couloirs, cours de récréation…) et du manque de moyens, soit encore à cause des transports, scolaires ou en commun.
• Les problèmes d’accès à des produits d’hygiène aussi basiques que le savon sont en temps normal une réalité récurrente à l’école, en collège, en lycée. Nous ne voyons pas comment ils pourraient être réglés en situation de crise. Par ailleurs, les annonces autour des masques, chaotiques depuis des mois, n’augurent pas de leur disponibilité pour tous les élèves le 11 mai, le président de la République ayant fini par annoncer une mise à disposition suffisante pour la fin juin.
• Il en est de même pour les capacités de dépistage et la rapidité des rendus de résultat. La France s’est mise très en retard sur cette question. Si l’offre s’étend, elle reste en deçà des annonces prévues par le ministre de la santé qui a du mal à tenir le calendrier annoncé. De même, les entraves technologiques liées à l’usage massif de plateformes fermées contribuaient à ralentir le rendu des résultats puisqu’il était nécessaire d’envoyer les prélèvements dans les CHU qui étaient les seuls à disposer des automates ouverts. Nous ne savons pas si ce frein a été levé. Enfin, le président de votre conseil, dans un entretien au quotidien italien du 12 avril, faisait part de ses inquiétudes sur l’immunisation et les risques de recontamination.

Le président du Conseil national de l’Ordre des médecins s’est par ailleurs opposé à une réouverture des écoles le 11 mai. Qui plus est, le rapport de situation numéro 9 du laboratoire Epidemic in Complex Environments sous la tutelle de l’Inserm et de Sorbonne Université intitulé Expected impact of lockdown in Île-de-France and possible exit strategies (12 avril 2020) indique qu’un déconfinement trop proche pour la région la plus touchée par la pandémie aurait des conséquences catastrophiques sur le système de santé.

Nous souhaitons donc savoir si, au vu des connaissances à votre disposition, les conditions que vous posiez le 2 avril vous semblent pouvoir être remplies pour une réouverture des écoles, collèges et lycées le 11 mai. De même, nous souhaitons savoir si le maintien des examens et concours (épreuve anticipée de français du baccalauréat, épreuves écrites et orales des concours, BTS …) se fonde sur toutes les garanties empêchant des contaminations massives. 

3 / Le Président de la République a justifié la réouverture des écoles, collèges et lycées non en s’appuyant sur des recommandations scientifiques, mais en faisant valoir les inégalités sociales face au confinement. Votre comité étant transdisciplinaire et ouvert à la société civile, nous souhaitons savoir si une telle motivation est fondée. Votre premier avis alertait en effet sur la question de l’adhésion à des mesures aussi difficiles que le confinement. Mais nous craignons qu’en ouvrant les écoles pour les enfants des classes populaires, pour lesquel-les le confinement est effectivement en général plus dur, nous ne fassions qu’exposer plus les personnes de ces classes sociales, ceux pour qui le confinement est moins dur préférant restés confinés. Les conséquences tendraient donc renforcer les inégalités et les vulnérabilités au lieu de les lever, ce qui ne peut en aucun cas aider à l’adhésion des mesures de santé.

4/ Depuis plus d’un mois, les annonces officielles sont très chaotiques et souvent contradictoires, notamment sur ce qui concerne l’école. Le 12 mars, quatre heures avant que le Président de la République n’en annonce la fermeture, le ministre de l’Éducation déclarait cette option inenvisageable au micro de BFM TV. De même, au lendemain de l’annonce d’une réouverture pour le 11 mai, Jean-Michel Blanquer semblait faire volte-face.
Nous comprenons parfaitement qu’une crise de cette ampleur prenne tout le monde de court. Nous sommes par ailleurs conscient-es des incertitudes scientifiques et de l’évolution rapide des connaissances. Nous insistons cependant sur les conséquences psychologiques de cette gestion chaotique, qui ajoute à l’anxiété des élèves, familles et personnels confinés. Nous insistons aussi sur le fait que de nombreuses annonces contradictoires ou angoissantes auraient pu être évitées avec un véritable travail de dialogue et de consultations, de transparence sur l’état des connaissances et les incertitudes, les hypothèses de travail pour construire ensemble les solutions en fonction des incertitudes scientifiques.

Ce dialogue, recommandé dans plusieurs de vos avis ainsi que dans celui du CCNE du 13 mars 2020, a été absent. Il nous paraît indispensable de rappeler son importance au gouvernement, ainsi que de lui rappeler la nécessité d’une prise en charge des personnels et des élèves. A cet égard, obliger à reprendre le 11 mai alors que tout le monde aura télé-travaillé dans des conditions difficiles, et que les « vacances » de printemps n’auront en aucun cas permis distraction et dépaysement risque de renforcer les problèmes psychologiques liés au confinement ou les décompensations à leur sortie. Nous nous demandons si un tel risque est mesuré.

En vous remerciant de votre attention, en restant à votre disposition pour plus d’information et dans l’attente de vos recommandations et réponses en la matière, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations distinguées,

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:36

Réouverture annoncée des écoles à partir du 11 mai :

SUD éducation réclame toutes les garanties nécessaires

Communiqué de SUD éducation

Lundi 13 avril à 20:00, le président Macron a fait un certain nombre d’annonces concernant la poursuite du confinement, et ses suites qui seraient précisées d’ici fin avril.

Concernant l’éducation, la principale annonce réside dans la réouverture progressive des écoles et établissements scolaires tandis que l’enseignement supérieur resterait fermé jusqu’à la rentrée de septembre. Faire reprendre les élèves et non les étudiant-e-s, cela montre bien que la priorité est de faire prendre en charge les enfants des salarié-e-s, et non une question pédagogique.

La fédération SUD éducation se montrera particulièrement vigilante quant aux modalités de cette reprise afin qu’elle ne comporte aucun risque : aucune autre considération que la santé des élèves et des personnels ne doit entrer en compte et surtout pas l’intérêt des entreprises dont les salarié-e-s seraient bloqué e s à domicile par la garde d’enfants. Dans ces conditions, une éventuelle réouverture des écoles et établissements ne doit se faire qu’à certaines conditions indispensables :
– dépistages systématiques et réguliers des personnels et des élèves (et non uniquement des cas symptomatiques) ;
– un plan de suivi sanitaire rapproché des personnels et des élèves, et à court terme la constitution d’une médecine de prévention en mesure d’assurer une partie de ces missions ;
– mise à disposition du matériel de protection nécessaire pour tous les personnels et les élèves (masques, gels hydro-alcooliques) et désinfection régulière des locaux ;
– octroi de moyens supplémentaires dès la réouverture des classes pour permettre une baisse des effectifs à même de garantir la distanciation sociale dans les salles de classe.
Les personnels seront légitimement en situation de se poser la question de leur sécurité ainsi que de celle des élèves, et le droit de retrait pourra s’imposer comme un mode d’action incontournable. En fonction de l’évolution de la situation sanitaire et de la mise en œuvre sur le terrain de la réouverture des classes, SUD éducation pourra appeler les personnels à utiliser leur droit de retrait et les soutenir dans cette démarche.
Le gouvernement portera la responsabilité des conséquences sanitaires de décisions qui seraient guidées d’abord par des motifs liés à la relance de l’économie au détriment de la santé et de la vie des personnels et des familles/entourage des élèves ainsi que les risques pour l’ensemble de la société.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 15:55

Tribune parue dans Médiapart

 

À l’heure du Covid-19, dans les quartiers populaires, « les inégalités sociales et raciales contribuent à tuer les habitants à petit feu ». Conditions de confinement et accès aux soins difficiles, travailleurs en première ligne, criminalisation dans la rue et dans les médias... Face à la gestion « catastrophique voire criminelle » de la crise, un large collectif de citoyens exige que soient prises des mesures d’urgence pour protéger ces populations, « bouc émissaire facile d’un pouvoir aux abois ». Vous trouverez ci-dessous la totalité d’une tribune, parue dans Mediapart le 14 avril.

Dans cet article, vous trouverez une tribune parue dans Mediapart, à retrouver ici.

Depuis plusieurs semaines le monde est frappé par l’épidémie de Covid-19 et particulièrement la France, qui est devenue en l’espace d’un mois l’un des pays les plus frappés par le virus.

Si le virus ne fait pas de distinction entre les êtres humains, peu importe leur origine ou leur classe sociale, ce sont les inégalités sociales créées par les politiques gouvernementales successives et la gestion catastrophique voire criminelle du gouvernement actuel qui vient faire un tri social et racial dans la population.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’ensemble des propos de certains politiques ou éditorialistes, visant à faire passer les gens des quartiers populaires pour des animaux, pour des irresponsables. Le confinement est tout autant respecté dans les quartiers populaires qu’ailleurs.

Depuis le début de cette crise, les personnes issues de l’immigration et des quartiers populaires sont en première ligne face à cette épidémie. Ils sont dans le milieu de la santé, dans les maisons de retraite, les Ephad, les hôpitaux ; ce sont les aides-soignantes, les ASH, les infirmières, etc.

On les retrouve également dans les professions essentielles à la vie de la population : agents de nettoyage, cheminots, traminots, caristes, magasiniers, livreurs, caissières, etc. Ces personnes des quartiers populaires sont également contraintes par la pression du gouvernement et des patrons à travailler dans des entreprises non essentielles à la vie du pays pendant l’épidémie, comme dans le bâtiment, l’automobile ou l’industrie métallurgique, les mettant ainsi en danger.

C’est aussi dans ces quartiers populaires qu’une solidarité active se met en place par des jeunes et des moins jeunes de manière spontanée. Des portages de repas, de gants, de masques, d’explications sur la nécessité du confinement aux échanges de paroles avec les personnes les plus isolées ; la solidarité est totale et souvent de la part des plus démunis.

Nombre de personnes ont eu des proches atteints gravement par le virus, et beaucoup sont morts. Les premiers chiffres en attestent, avec l’augmentation de plus de 40% du taux de mortalité en un mois en Seine-Saint-Denis. Si le virus provient du pangolin, ce n’est pas lui le responsable. Par contre, ce sont bien les inégalités sociales et raciales qui contribuent à tuer ces habitants à petit feu.

Depuis des décennies, les moyens pour la santé sont de plus en plus rares. Les lits en réanimation par habitants sont moins nombreux dans les quartiers populaires et certaines campagnes qu’ailleurs. Concernant les médecins, on compte 54,6 médecins généralistes pour 100 000 habitants dans le 93 contre 71,7 en Ile de France. Les gens meurent car il est devenu de plus en plus difficile pour eux d’avoir accès aux soins. Les inégalités perdurent pendant le confinement.

Il y a celles et ceux qui se promènent dans les beaux quartiers, et les habitants des quartiers qui sont réprimés en bas de chez eux parfois en allant faire leurs courses. Nombre de personnes ne savent ni lire ni écrire, pourtant elles doivent elles aussi fournir une attestation pour aller faire des courses. Presque 10% des contraventions du pays ont été signifiées dans le seul département du 93, c’est dire le niveau de répression.

Comment ne pas vouloir également prendre l’air et respirer, lorsque l’on vit confiné depuis 4 semaines, dans des appartements exigus et souvent insalubres ? C’est d’ailleurs parfois et paradoxalement le confinement dans des logements exigus et sur-occupés du fait du manque de logements sociaux, qui tue.

Voilà la manière dont sont traités les gens issus de l’immigration vivant dans les quartiers populaires, criminalisés dans la rue comme dans les médias, alors qu’ils paient souvent un plus lourd tribut face au Covid-19.

Les inégalités ne s’arrêtent pas là. Transports insuffisants, chômage qui explose, multiplication des licenciements ou des fins de contrats, sans oublier une jeunesse des quartiers qui vit de plein fouet l’inégalité sociale dans l’apprentissage, manquant de moyens et d’aides concrètes.

Nous ne tomberons pas dans cette arnaque de l’unité nationale, qui voudrait que nous laissions mourir les plus faibles sans rien dire, comme si c’était une fatalité.

Nous exigeons d’urgence l’arrêt des entreprises non essentielles dans tout le pays.

Nous exigeons des moyens suffisants pour protéger celles et ceux en première ligne face au virus, dans la santé comme dans la production.

Nous exigeons des tests massifs pour toute la population, ainsi que la réquisition des logements vides et des hôtels, afin de protéger les familles qui en ont besoin.

Nous exigeons des transports permettant à ceux qui travaillent pour la survie de la population, de le faire sans danger, en lien avec les revendications des salariés et syndicats des entreprises concernées.

Nous exigeons que les aides sociales soient rehaussées pour que les précaires puissent vivre plus dignement.

Nous exigeons que soient interdits les licenciements, les ruptures de contrat et que le salaire soit maintenu à 100%.

Nous exigeons que les loyers, les charges notamment énergétiques soient gelées.

Nous exigeons un plan d’envergure pour l’hôpital public.

Nous exigeons la fin des contrôles au faciès qui génèrent des violences policières insupportables.

Nous exigeons la mise à l’abri ainsi que la régularisation de la situation administrative des migrants et des sans papiers.

Les habitants des quartiers populaires ne seront pas une fois de plus le bouc émissaire facile d’un pouvoir aux abois.

Face à un gouvernement au service des grands patrons, ce n’est pas à nous de payer ni leur crise économique, ni leur gestion catastrophique de la crise sanitaire.

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 15:54

Communiqué de SUD éducation

 

Aujourd’hui, le ministre Blanquer a multiplié les interventions médiatiques pour annoncer une réouverture progressive des écoles et des établissements à compter du 11 mai.

Le ministre montre dans ses interventions que le ministère de l’Éducation nationale n’est pas prêt et ne maîtrise pas la réalité du terrain dans les établissements scolaires.

Blanquer annonce dans tous les médias que la reprise se fera progressivement avec des effectifs réduits si les conditions sanitaires sont réunies. Cependant, le ministre s’exprime avec son flou habituel. Aucune consigne claire, aucune information précise ne permettent de saisir la réalité de la mise en œuvre d’un retour progressif des 12 millions d’élèves dans les écoles et établissements scolaires.

Ce flou, qui risque une nouvelle fois d’entraîner un renvoi au local, est particulièrement anxiogène pour les élèves et leur famille d’une part, pour les personnels de l’Éducation nationale d’autre part, d’autant plus que la communauté scientifique émet des réserves sur la pertinence d’un déconfinement aussi rapide.

Ce que révèle cette annonce, c’est avant tout l’instrumentalisation des élèves, et notamment les plus défavorisé-e-s, par le ministre au service des capitalistes qui veulent imposer la reprise des activités à leur profit. Les conditions de travail à la reprise ne manquent pas d’inquiéter, car le ministre a sous-entendu qu’il serait possible de conjuguer enseignement à distance et en classe au mépris des conditions de travail des personnels.

Une éventuelle réouverture des écoles et établissements ne pourrait se faire qu’à certaines conditions indispensables :

  • dépistages systématiques et réguliers des personnels et des élèves (et non uniquement des cas symptomatiques) ;

  • un plan de suivi sanitaire rapproché des personnels et des élèves, et à court terme la constitution d’une médecine de prévention en mesure d’assurer une partie de ces missions ;

  • mise à disposition du matériel de protection nécessaire pour tous les personnels et les élèves (masques, gels hydro-alcooliques) et désinfection régulière des locaux ;

  • octroi de moyens supplémentaires dès la réouverture des classes pour permettre une baisse des effectifs à même de garantir la distanciation sociale dans les salles de classe.

Pour SUD éducation, le ministre et le gouvernement sont une nouvelle fois en-dessous de la réalité de la situation.
SUD éducation s’opposera à la réouverture des écoles et des établissements tant que la situation sanitaire ne le permettra pas.
SUD éducation veillera au respect des droits des personnels dans la période et à l’égal accès des élèves à l’enseignement.

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 15:53

Communiqué de presse

 

Depuis le début du confinement, des personnels techniques et ouvriers ont été sommés de rester sur leur lieu de travail pour assurer l’entretien des bâtiments du CROUS où les étudiant-e-s n’ont pas pu ou voulu rejoindre le domicile parental ; comme c’est aussi le cas pour les écoles encore ouvertes accueillant les enfants des personnels soignants.

Ces personnels sont en première ligne face au virus. Ils doivent nettoyer des locaux qui sont potentiellement infectés. Nous rappelons que les articles L4121-1 et L4121-2 du code du travail définissent les obligations de l’employeur quant aux mesures à prendre pour la sécurité et la protection de la santé physique et morale des travailleuses et travailleurs. Les personnels d’entretien doivent avoir à leur disposition des masques, des gants, des gels désinfectants, des serviettes jetables et suffisamment de pauses pour se laver les mains régulièrement. Sans ces conditions, SUD éducation soutiendra toutes celles et ceux qui feraient usages de leur droit de retrait.
SUD éducation rappelle que la hiérarchie a le devoir de communiquer sur la propagation du virus. Dès qu’un cas de contamination est confirmé, l’administration doit avertir l’ensemble des personnels qui ont été en contact avec lui-elle : elle le fait pour certaines catégories de personnels, il est inacceptable que d'autres soient oubliées.
Au delà du climat angoissant et des conditions de travail qui mettent en péril leur santé et leurs vies, ces personnels subissent souvent des pressions hiérarchiques, des ordres contradictoires, des consignes illogiques. Face à des sous-effectifs importants, la hiérarchie se doit d’être cohérente et de prioriser les tâches les plus importantes. Nous demandons des procédures claires et précises qui tiennent compte à la fois du volontariat des personnels et du travail nécessaire inscrit dans le plan de continuité d’activité résultant du CHST ministériel du 26 mars 2020. Nettoyer les lieux collectifs est prioritaire sur le nettoyage des chambres inoccupées des étudiant-e-s, par exemple.
Concernant les personnels confinés, nous nous assurerons que toutes et tous bénéficieront de la totalité de leur indemnité et ne subiront pas de menaces de sanction, ni aucune pression pour revenir sur leur lieu de travail.

Face à l’exposition à la contamination et à une situation particulièrement anxiogène, SUD éducation revendique :

  • toutes les informations et toutes les mesures de protection nécessaires ;

  • le maintien de l’intégralité de tous les traitements et salaires ;

  • la prolongation de tous les CDD d’une période au moins égale au confinement ;

  • une prime conséquente pour les personnels exposés aux risques

Nos vies plutôt que leurs économies !

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 15:52

Courrier de la fédération SUD éducation

 

Objet : aides sociales à la restauration scolaire

La crise sanitaire que le monde traverse a conduit, le 12 mars dernier, le Président de la République à fermer l’ensemble des établissements scolaires pour protéger les plus vulnérables et freiner la progression du virus. Les élèves demi-pensionnaires ne se voient plus assurer la distribution de leur déjeuner quotidien, quatre ou cinq fois par semaine.
Pour les familles au revenu le plus faible, le repas du midi était le repas essentiel de leur journée, car complet et équilibré. De plus, le coût de ce repas était largement pris en charge soit par les CCAS grâce à des tarifs sociaux dans le premierdegré, jusqu’à la gratuité selon les situations, soit par l’intervention des fonds sociaux en collège et lycée.
Désormais, le coût de ce déjeuner est assumé intégralement par les familles. 
Le risque est réel que les élèves ne soient plus en mesure de consommer au moins un repas correct par jour.
Dans la crise sanitaire que traverse le pays, il semble indispensable que le système de solidarité continue à fonctionner pleinement. 
 Au-delà de la crise sanitaire, cette période de confinement jette une lumière crue sur les inégalités sociales dont souffrent nos élèves, en particulier des quartiers populaires : confort de vie dans les appartements et maisons, accès aux outils numériques, alimentation.
 C’est la raison pour laquelle SUD éducation vous demande solennellement ainsi qu’au gouvernement de donner des instructions claires permettant le versement sans démarches préalables aux familles du montant des prestations sociales qui auraient dû leur être versé en l’absence de confinement. Assurer à toutes et tous l’équilibre alimentaire est une mesure de justice sociale qui s’impose dans une période déjà troublée.
 Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de notre attachement au service public d’éducation pour toutes et tous, laïc, gratuit, émancipateur.

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61