12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:51
Communiqué de SUD éducation

 

Les conditions d’affectation des stagiaires du second degré se sont encore dégradées pour cette rentrée scolaire 2020.
En raison notamment des dysfonctionnements de l’administration déjà constatés l’an passé, et des modifications des épreuves de recrutement liées à la crise sanitaire, les affectations des stagiaires dans les académies ont eu lieu seulement à la fin du mois de juillet. La phase de mutation intra y a presque immédiatement succédé, ce qui empêche les personnels de saisir utilement l’administration en cas d’erreur dans les affectations.

Les lauréat-e-s doivent en effet remplir un dossier comprenant de nombreuses pièces, sans aucune aide de l’administration. Le caractère tardif des affectations a empêché les organisations syndicales de conseiller et d’accompagner efficacement les personnels.
Les affectations dans les académies ont cette année été entachées d’un nombre particulièrement important de dysfonctionnements, qui s’est traduit par un nombre important de saisines des syndicats de la fédération SUD éducation. Malgré leur vœux et leur situation familiale, de nombreux personnels qui demandaient à être affecté-e-s dans des académies pourtant largement déficitaires comme Créteil ou Amiens n’ont pas obtenu satisfaction contre toute attente, et l’administration refuse de s’expliquer.
Qui plus est, les affectations des candidat-e-s actuellement placé-e-s sur liste complémentaire sont inadmissibles. Après une première sélection fin juillet, l’administration contactera dans l’ordre de la liste les candidat-e-s, pour chaque poste non pourvu en académie. Si le ou la candidat-e ne peut se rendre dans l’académie où se trouve le poste proposé, l’administration demandera aux suivant-e-s sur la liste.

Les organisations syndicales n’ont pas la possibilité de contrôler les affectations des stagiaires. Ce cas de figure désastreux donne une illustration claire de la diminution des attributions des commissions paritaires, produit de la loi de transformation de la fonction publique.

En cette rentrée particulière qui pèsera lourdement sur les collègues stagiaires, SUD éducation exige que la plus grande attention soit accordée aux lauréat-e-s amené-e-s à prendre leur poste au premier septembre.
SUD éducation revendique donc la transparence totale de l’affectation des stagiaires, des réponses rapides de l’administration et la correction sans délai des dysfonctionnements.

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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:48
Communiqué de SUD éducation

 

Les conditions d'affectation des stagiaires à la rentrée 2020 semblent scandaleuses voire insolites.
Avec la disparition des CAP, les syndicats sont mis à l'écart. Ils ne peuvent plus défendre l'intérêt de tous personnels ni s'assurer du respect des règles et de l'équité entre les personnels. Jusqu’alors, le système était relativement simple : les barèmes sont présentés aux organisations syndicales en commission paritaire. Le barème de chaque personnel demandant sa mutation est calculé de manière vérifiable, sur la base de critères objectifs : ancienneté dans le poste, rapprochement du lieu de résidence de la ou du conjoint-e, handicap, etc. Les vœux sont ensuite accordés en fonction du barème. Le contrôle par les organisations syndicales garantit ainsi un niveau minimal de transparence des mutations, et les contestations étaient peu nombreuses. Avec la disparition des CAP, les passe-droits, erreurs, manque d'information aux personnels sont amenés à se multiplier. Les personnels des services administratifs ne sont pas assez nombreux pour absorber ce surcroît de travail énorme : ce qui se profile actuellement, c'est le fiasco des mutations pour cette rentrée.

SUD éducation, qui a pris connaissance d'une série d’affectation des plus saugrenues, dénonce et condamne l’opacité des affectations des stagiaires pour cette rentrée. Des stagiaires ont effectué des vœux en IDF et se retrouvent affecté-e-s dans d'autres académies dont certaines à plus de 500 km de leur domicile. Les situations familiales et classement aux concours ne semblent pas avoir été pris en compte. Il est très étonnant que les académies de Versailles et de Créteil accessibles dès 21 points et employant des contractuel-le-s ne puissent affecter des stagiaires.
SUD éducation a également pris connaissance d'un manque d'information ou de communication sur la saisie des vœux par les stagiaires. La crise sanitaire a bouleversé le calendrier des affectations et l'administration refuse de faire preuve de bienveillance à l'égard des nouveaux et nouvelles professeur-e-s en modifiant les affectations qui ne correspondent aux vœux des stagiaires. Les dates de vœux d’affectation étaient disponibles sur le site du SIAL depuis le 31 juillet mais les stagiaires ne sont pas familiers de ces plateformes qu'ils et elles n’ont pas le réflexe de consulter notamment en période de vacances. Aucun mail n’avait été envoyé pour les en informer.
Il ne s'agit pas pour SUD éducation d'idéaliser un paritarisme dont on connaît les limites. Mais derrière les compétences des CAP, ce sont bien les droits de toutes et tous à la mobilité qui sont menacés. En effet, en vidant les CAP de leurs compétences, il s'agit pour le ministre de faire sauter les verrous en ce qui concerne un certain nombre de droits collectifs, et de renforcer la gestion managériale des carrières.

SUD éducation exige :
- La prise en compte de la crise sanitaire
- la transparence dans les affectations des stagiaires.
- le respect des vœux de tou-te-s les stagiaires pour cette rentrée particulière et exceptionnelle
- Un service public garant des droits des personnels ;
- L'abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique ;
- La suppression dans la loi fonction publique de toutes les dispositions visant à abolir dans le Statut Général les droits des personnels, dont certains sont acquis depuis la Libération, notamment la consultation des Commissions Administratives Paritaires en matière de mutations et de gestion des carrières (avancements, promotions) ;

 
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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:46
Communiqué de SUD éducation

 

Le 9 juillet, le ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports a produit un quatrième protocole sanitaire réduit à peau de chagrin. L’objectif avoué est d’assurer l’accueil de tou-te-s les élèves dans tous les établissements scolaires, sans aucune anticipation du risque sanitaire que tout indique à la hausse.

Ainsi, la distanciation physique n’est plus obligatoire alors qu’il est toujours recommandé de respecter les gestes barrière qui demeurent « les mesures de prévention individuelles les plus efficaces contre la propagation du virus ». De même, toutes les mesures permettant de limiter le brassage dans les salles de classes n’ont désormais vocation à s’appliquer que « dans la mesure du possible ».

Le port du masque n’est plus obligatoire dans le cas où la distance d’au moins un mètre est respectée, ce qui est pratiquement impossible à mettre en place avec l’accueil de tou-te-s les élèves. Tous les personnels auront à leur disposition deux masques pour chaque jour de présence dans les établissements mais les parents devront fournir des masques à leurs enfants, ce qui est parfaitement scandaleux.

Alors qu’ailleurs d’autres choix ont été effectués (en Italie par exemple, création de 84 000 postes et réduction des effectifs par classe), en France le ministère préfère maintenir les effectifs par classe très élevés en continuant à supprimer des postes. Six mois après le début de la crise sanitaire, l’Éducation nationale ne s’est toujours pas donné les moyens de préparer au mieux la rentrée : SUD éducation dénonce l’irresponsabilité du gouvernement qui ne prend toujours pas les mesures nécessaires afin d’assurer une rentrée sereine pour tous et toutes. Rappelons qu’au printemps, SUD éducation avait porté la revendication d’un plan d’urgence conséquent, ayant pour objectif de permettre une rentrée convenable sur le plan sanitaire et permettant de compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.

Par ce nouveau protocole et cette impréparation de la rentrée, une fois de plus Blanquer affiche son mépris envers les personnels et les élèves.

SUD éducation se montrera très vigilante concernant l’évolution de la situation sanitaire, et appelle les personnels à tout mettre en oeuvre pour protéger leur santé sur leur lieu de travail.

SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation pour permettre une reprise des cours dans des conditions sanitaires et pédagogiques convenables, et notamment :

  • la réduction des effectifs pour permettre le maintien de la distanciation physique, et la création de tous les postes nécessaires
  • L’investissement dans les thermomètres pour contrôler la température de tous les personnels et des élèves
  • La gratuité des masques pour tou-te-s les élèves
  • La mise en place d’une politique de tests dans les établissements scolaires
  • le recrutement massif de personnels médico-sociaux (assistance sociale, infirmerie, psychologue)
  • l’agrandissement des locaux avec des constructions d’extensions, de nouvelles écoles et de nouveaux établissements
  • L’installation des points d’eau et du savon en quantité suffisante
  • L’accompagnement des collectivités pour aménager les locaux et les aider à recruter du personnel d’entretien
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12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:41

Communiqué de SUD éducation

Depuis le 25 juillet, le gouvernement jordanien a ordonné la fermeture dans tout le pays du syndicat des enseignant-e-s pour une durée de 2 ans et arrêté 51 de ses membres.

Il leur est officiellement reproché des « infractions financières » mais cette décision intervient trois jours après une manifestation à l’appel du syndicat pour exiger que le gouvernement ne gèle pas les salaires et honore l’accord sur leur revalorisation arraché l’année dernière après un mois de grève.

Le gouvernement de Jordanie tente par l’arrestation de ces 51 syndicalistes de s’attaquer à la mobilisation des enseignants et enseignantes pour des revenus dignes et souhaite ainsi paralyser les luttes par l’instauration de la peur.

La fédération SUD éducation exige la libération des 51 enseignant-e-s, l’abandon de toutes les poursuites contre eux et elles , le respect de l’accord de revalorisation des salaires, et le respect du droit syndical.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:47

Communiqué du 20 juillet 2020 de l'Union syndicale SOLIDAIRES

Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !

Et donc revoilà la réforme des retraites à points ! Qui plus est cette fois assortie de la suppression promise des régimes spéciaux ! La réforme de l’assurance chômage fera simplement l’objet d’ « ajustements » car nul doute que diviser par deux les allocations chômage pour des centaines de milliers de personnes, c’est relancer l’activité et sortir les gens de la pauvreté ! Le fait d’un report sur 2021 de ces deux dossiers ne change rien au problème : c’est l’abandon de la réforme des retraites et l’abrogation pure et simple de celle de l’assurance chômage que nous revendiquons !

Sans compter que sous le prétexte de la crise et des déficits sociaux, comme celui de la caisse de retraites, on nous parle à nouveau de travailler « davantage », et donc travailler plus et surtout plus longtemps ! Combien de fois faudra-t-il rappeler que la France en 2019, selon les données d’eurostat, c’est 37,4 h de durée hebdomadaire du travail quand la Suède c’est 36,4 h et l’Allemagne 35 (moyenne de la zone euro : 36,6) !

De nouvelles baisses d’impôts sont programmées pour les entreprises en plus d’exonérations de cotisations patronales soit-disant pour permettre l’embauche de jeunes (jusqu’à 1,6 SMIC), mesure pourtant éculée qui n’a jamais eu d’effet significatif sur l’emploi et qui a surtout contribué à fabriquer des travailleurs-euses pauvres ! Les services publics sont sommés d’efficacité, de simplification, en clair de payer les pots cassés de la crise pour que les capitalistes se gorgent toujours plus de dividendes !

Et qui plus est, tout cela est habillé d’un discours sécuritaire, d’un soutien indéfectible aux forces de l’ordre et à leurs violences, d’une stigmatisation des quartiers populaires et des révoltes sociales accusées respectivement de « communautarisme » et de violences. Pendant ce temps-là, par pure provocation, le gouvernement soutient deux ministres l’un soupçonné de viol, l’autre proférant des propos sexistes et infamants contre les militantes et combats féministes !

Le monde d’après, c’est donc à nous de le construire et l’imposer. Un monde d’égalité, de justice, de paix. Les luttes menées par les professions invisibles, qu’ils et elles soient soignant-es, personnels de ménage, agent-es territoriaux, livreurs-euses ubérisé-es, éboueurs-euses etc…, les luttes menées par les travailleurs-euses des usines et des entreprises que l’on ferme au prétexte de n’être pas assez rentables quand bien même elles seraient gorgées d’aides publiques, les luttes des quartiers populaires contre le racisme et toutes les formes de discriminations, …

Toutes ces luttes montrent le chemin, ensemble, d’un monde d’émancipation.

Le 17 septembre, par la grève et la manifestation, posons dans un cadre le plus unitaire possible une première pierre à l’édifice pour faire plier celles et ceux pour qui rien ne doit changer et qu’au contraire l’occasion est rêvée de se gaver encore plus.

Pour un monde social, féministe, écologiste, c’est ensemble, dans les entreprises, dans les administrations, dans la rue que nous l’obtiendrons.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:32

Communiqué de presse de la fédération SUD éducation, 27 juillet 2020

Dimanche 26 juillet a été annoncée la création d’un nouveau secrétariat à l’Éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Éducation nationale. La nouvelle secrétaire d’État est Nathalie Elimas, ancienne députée de la majorité. Pour SUD éducation, la création d’un secrétariat d’État à l’Éducation prioritaire est le signe de la volonté du ministère d’aller au bout, au plus vite, de sa réforme de l’Éducation prioritaire.

 

Rappelons que les grandes lignes de cette réforme sont prévues par le rapport Mathiot-Azéma, publié en octobre 2019. L’aspect le plus saillant est la disparition pure et simple prévue pour l’ensemble des Réseaux éducation prioritaire (REP), seuls les Réseaux éducation prioritaire renforcés (REP+) étant maintenus. Pour le reste, les perspectives sont en cohérence avec la politique libérale menée par le ministère : absence de moyens supplémentaires, contractualisation des moyens et territorialisation (dans la lignée de la mise en place des “cités éducatives”), attaques sur les garanties statutaires (en adossant notamment une tranche de la prime REP+ à des formations pendant les congés). La seule mesure de bon sens, l’attribution de la prime REP+ aux personnels AED et AESH, est trop limitée et reste sujette à caution, étant explicitement soumise à des arbitrages budgétaires ultérieurs.

 

SUD éducation dénonce la casse des REP prévue dans la réforme annoncée de l’éducation prioritaire. Ce nouveau signe d’une accélération à prévoir du calendrier de la réforme doit alerter les personnels : SUD éducation les appelle à multiplier les prises de position et à mettre en débat dès à présent les perspectives de mobilisation contre ce projet délétère.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:29

Il aura fallu que les personnels attendent le 10 juillet pour que le ministre publie la circulaire de rentrée 2020 supposée permettre aux équipes d’organiser au mieux la nouvelle année scolaire. Cette publication tardive montre une fois de plus, si besoin en était, le peu de considération que le ministre Blanquer a pour les personnels.

Cette circulaire ne constitue qu’une opération de communication destinée à masquer à peu de frais l’impréparation. Aucun scénario de reprise de la pandémie n’est en effet envisagé par le ministère, qui a pourtant eu plusieurs mois pour s’y préparer. Le lien vers le “plan de continuité” promis par la circulaire renvoie vers une page… qui n’existe pas.

La circulaire évoque à cet égard le numérique, en réussissant le tour de force de ne parler de l’équipement ni des élèves, ni des personnels, encore moins d’une formation pour les logiciels. La solution du Cned, à l’authentification trop facile, a conduit à de nombreux débordements durant la période d’enseignement à distance. Le ministre continue à la mettre en avant sans annoncer le moindre changement, ce qui expose les personnels à des séances perturbées et aux mêmes incivilités dont ils et elles ont été les victimes.

Dans l’éventualité d’une hausse du nombre de cas à compter de septembre, les personnels devront de nouveau composer avec l’improvisation totale du ministre. Pour SUD éducation, c’est inacceptable.

Au-delà de l’opération de communication à laquelle se livre le ministre dans la circulaire, c’est aussi une confirmation de la poursuite de la même orientation délétère pour le service public d’éducation : à la fois réactionnaire, autoritaire, libérale et irresponsable.

Le ministre y annonce la poursuite des réformes que les personnels combattent largement, au rang desquelles se trouvent la poursuite de la mise en œuvre de la réforme des lycées et les évaluations nationales standardisées.

La multiplication des évaluations en tout genre (évaluations communes qui remplacent les E3C, tests de positionnements, évaluations nationales dès le 14 septembre, conjuguée à une réforme de la formation initiale et continue des enseignant-e-s montre sans ambiguïté une volonté de mise au pas des personnels.

Dans ce contexte, les annonces de hausses de moyens vantées par le ministre dans la circulaire de rentrée ne trompent personne : il ne s’agit en aucun cas d’un engagement ferme de recrutement de personnels titulaires, seul gage d’une amélioration des conditions de travail et d’étude. Le ministre préfère annoncer une nouvelle augmentation du nombre d’heures supplémentaires, alors que les personnels sont déjà épuisés. Qui plus est, les programmes ne sont pas allégés, malgré la revendication portée par plusieurs organisations syndicales dont SUD éducation.

Quant aux assistant-e-s d’éducation en contrat de préprofessionnalisation, le ministre envisage purement et simplement de les redéployer entièrement sur le dispositif “devoirs faits”, dont le volume horaire est très important : 4 heures pour chaque élève en classe de sixième, 3 heures pour les autres. Il est évident qu’au-delà des AED, la pression sur les personnels à effectuer des heures supplémentaires va s’accroître, et ce d’autant plus que 36 heures sont supposées être consacrées par chaque élève de troisième à son orientation.

Pour SUD éducation, la circulaire de rentrée ne répond absolument pas aux enjeux liés à la rentrée scolaire 2020. Pire, elle va conduire à dégrader encore un peu plus le service public d’éducation. SUD éducation revendique des recrutements massifs pour une baisse des effectifs en classe à tous les niveaux d’enseignement, notamment par le recrutement de toutes et tous les admissibles aux concours de l’enseignement.

 

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:26

Dans un message adressé aux enseignant-e-s encadrant les Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s, la DGESco demande que les élèves de la 6ème à la 4ème des UPE2A ( Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants), ne se présentent pas à la session décalée du DELF (Diplôme d’études en langue française ) en octobre prochain pour cause de COVID et d’économies soi-disant engendrées par ce report. Le ministère définit ainsi un public « prioritaire » , SUD éducation le dénonce au nom de l’accès pour toutes et tous à une école publique émancipatrice garantissant une égalité de traitement sans condition.

Dans un courrier adressé au Recteur de l’Académie de Marseille, les syndicats SUD éducation de l’académie rappellent que ce sont près de 80 % d’élèves qui seront ainsi écartés de l’examen du DELF. Les services du Rectorat décalent d’un an leur session alors qu’il aurait été possible une validation dans les temps.

Le DGESco semble faire abstraction des conséquences de l’extension d’une scolarité de 4 à 5 années en collège. Les services préfectoraux le prendront ils en compte lorsque seront traités les dossiers administratifs de leurs parents ?

SUD éducation dénonce le caractère discriminatoire de cette décision : seul est concerné le public scolaire étranger par ce type de mesure .

SUD éducation soutiendra toutes les initiatives des personnels revendiquant la réouverture de la session du DELF d’octobre 2020 aux Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s de 6ème à la 4ème.

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:23

Le 2 juillet dernier, SUD éducation a assisté au comité de suivi de la réforme de la formation des enseignant-e-s. Non dupes de cette mascarade de dialogue social, nous avons rappelé notre opposition à cette contre-réforme ainsi que nos revendications quant au recrutement et à la formation des enseignant-e-s stagiaires.

Plus particulièrement, en ce qui concerne la rentrée 2020 et les conditions exceptionnelles qui s’annoncent, l’administration a fait des déclarations tendant à rassurer, notamment sur le suivi et l’accompagnement renforcé des enseignant-e-s stagiaires, les inspecteurs-trices et chef-fe-s d’établissement ayant été « alerté-e-s » sur ce point. Certes, nous faisons les mêmes constats : les futur-e-s stagiaires ont subi un concours 2020 modifié, ils-elles auront à faire face à des élèves à besoins particuliers compte-tenu du contexte sanitaire, à une formation qui s’annonce « hybride » (en distanciel et en présentiel) dans les INSPE, à des conditions de titularisation encore obscures (oral prévu en fin d’année de stage) .

Mais aucun moyen n’est annoncé pour faire face à ces problématiques, et compte-tenu des situations de titularisation de certain-e-s stagiaires que nous avons défendu-e-s et qui témoignaient d’inégalités de traitements, d’irrégularités, de malveillances institutionnelles, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter de cette prochaine rentrée !

Concernant la mise en place de la réforme en tant que telle, nous maintenons notre opposition aux dispositifs qui nous ont été présentés :

• La création des « classes prépa » pour les futur-e-s PE. Quel sera le statut des inscrit-e-s ? Quelle rémunération auront-ils-elles ? Ces classes entreraient en concurrence avec la formation universitaire qui manque cruellement de moyens. C’est aussi le risque d’une orientation trop précoce pour des étudiant-e-s qui souhaiteraient changer de cursus par la suite...

• La formation des stagiaires qui serait assurée pour un tiers par des enseignant-e-s de terrain. Mais quid des professeur-e-s d’INSPE et de l’apport de la recherche universitaire ? Serait-ce des suppressions de postes déguisées à l’université ? Quid des transformations des missions des maitres-ses formateurs-trices qui suivent actuellement les stagiaires sur le terrain ?

• Le statut des futur-e-s étudiant-e-s en M1, M2 en alternance qui deviendront des contractuel-le-s mal payé-e-s en lieu et place des fonctionnaires stagiaires payé-e-s à temps plein !

• Le développement des contrats de pré-professionnalisation avant le Master MEEF qui induit de fait une précarisation du métier et permet au ministère d’avoir accès à une main-d’œuvre corvéable à merci !

• Les concours qui seront à partir de 2022 placés en fin de M2, rendant cette année impossible pour des étudiant-e-s mal payé-e-s, pressurisé-e-s par le passage du concours, la validation du Master, et la classe à mener !

Dans le cadre du comité de suivi de cette contre-réforme, nous avons revendiqué le retrait de la réforme des INSPE. Nous demandons le retour à un concours à bac +3, suivi de deux années de formations rémunérées avec entrée progressive dans le métier. Nous proposons que la formation des enseignant-e-s stagiaires soit assurée par les pairs, car l’équipe disciplinaire sur place connaît les élèves et les problématiques de l’établissement et le travail serait mieux réparti (particulièrement dans contexte Covid). Nous avons exprimé qu’il ne faut pas surcharger les formations déjà lourdes écartelant les stagiaires entre la formation et l’enseignement et, ce dans un contexte angoissant pour la rentrée 2020.

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:21

Le gouvernement a publié le 3 et le 5 avril , un arrêté et un décret qui rendent obligatoire de passer un examen d’anglais dans un organisme privé pour obtenir les diplômes de licence, licences professionnelles, BTS et DUT.

En 2018, SUD éducation dénonçait déjà la volonté du gouvernement d’alors, celui d’Edouard Philippe à externaliser la certification en langues. À l’époque, le Premier ministre annonçait l’introduction d’une “logique d’attestation de niveau en langues étrangères” de faire passer des certifications proposées par des organismes privés qui seront « financées par l’État ».

Les textes publiés conduisent à financer le secteur privé avec de l’argent public, ce qui constitue un pas de plus vers la privatisation de l’éducation. D’autre part, imposer l’anglais comme langue prioritaire confirme que la seule priorité du gouvernement est l’anglais commercial, à l’opposé du plurilinguisme comme moyen d’une compréhension interculturelle entre les peuples.

SUD éducation revendique l’abrogation de ce décret qui hiérarchise les langues, renforce la logique de marché au sein du service public d’éducation et contribue à appauvrir encore le service public de l’enseignement supérieur.

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