10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 08:00

Une vidéo pour questionner un système autoritaire, pyramidal et infantilisant

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 09:12

SUD éducation a lu une déclaration liminaire (à retrouver sur notre site)

Présentation par la MGEN du Réseau Prévention Aide et Suivi (PAS).

Ces Réseaux PAS s’inscrivent dans le cadre du partenariat entre la MGEN et le ministère de l’Education Nationale. Tous les personnels de l’Education Nationale peuvent en bénéficier.

Domaines d'actions pouvant être pris en charge par le réseau :

  • L'organisation de temps d’information sur les risques psychosociaux en lien avec le plan départemental de formation.

  • Des actions collectives ou individuelles de prévention des risques professionnels : mise en place de temps de rencontre, de groupes d’échanges, d'entretiens individuels, diffusion de documentation spécifique.

  • Des aides et suivis de personnels rencontrant des difficultés : une écoute individuelle peu notamment être proposée. Possibilité d’entretiens individuels avec un psychologue diplômé. Entretiens totalement anonymes.

A noter que SUD n'est pas favorable à la mise en place de ces réseaux : non pas à cause de l'externalisation de la prise en charge psychologique des collègues en difficultés (la neutralité est pour le fait respectée puisque la DSDEN n'est pas partie prenante) mais parce que l'administration se décharge et ne met donc pas en place une véritable politique de prévention et de gestion des risques psycho-sociaux.


Point sur les Documents Uniques d'Evaluation des Risques :

2nd degré : 91% de DU réalisés dans l’académie dont seulement 27% mis à jour régulièrement. NB : Il apparaît que certains chefs d’établissement font externaliser l’évaluation des risques par des sociétés extérieures privées (!), dépensant les fonds de l'établissement au détriment d'autres dépenses, pédagogiques ou autres.

1er degré : 50% réalisés dont 64% mis à jour.

Point sur les conditions de travail des personnels de direction :

Les directeurs d’école estiment passer 15 à 17h de leur travail hebdomadaire à leur charge de direction. 60% d’entre eux ressentent une grosse augmentation de leur charge de travail.


Point sur la gale : des plaquettes d'information sont disponibles sur le portail de l'IA . En effet, il convient de rassurer familles et enseignants sur les mesures d'hygiène simple à prendre pour limiter la contagion. Aucune psychose ne doit s'installer, la gale est certes un problème récurrent mais qui se gère très bien à condition d'être informés.


Des visites du CHSCT auront lieu en décembre et janvier dans un RPI et un pôle scolaire.


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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 07:35

Une série noire sur les moyens et le nombre d’élèves par classe

Un clip de SUD éducation :

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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 07:33

Malgré les conditions générales de travail désastreuses et la grande précarité dans laquelle se trouvent les AVS (et AESH), une mobilisation a démarré l’année dernière à Paris et dans le 92 : des RIS organisées par Sud éducation et largement suivies, une journée de grève, des rassemblements devant les rectorats et une occupation de la Direction du travail, le 18 juin, par des précaires du 92... À Paris, un collectif d’AVS s’est créé avec des listes de diffusion, un facebook et un blog (http://collectifavs75.blogspot.fr/) qui transmet les infos.

Des annonces trompeuses...

Suite aux annonces du ministère à la rentrée 2013, l’attente autour d’une titularisation des personnels AVS-AESH était très forte. En juin 2014, le décret AESH a été publié, décevant celles et ceux qui attendaient la reconnaissance de leur travail. Si les AVS sont devenu-es des AESH (Accompagnant-es d’élèves en situation de handicap), dans les faits, seul le sigle a changé. La précarité, les temps partiels imposés, les salaires de misère restent la norme et les CDI ne concernent que très peu de personnels : environ 4 % des AVS parisiennes ! Ce décret ne change rien aux problèmes de discontinuité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
De plus, les nouveaux contrats AESH, signés en ce début d’année, sont majoritairement des contrats de 65%, à la place des contrats de 75% signés précédemment. Les nouveaux AESH accusent donc une baisse de salaire de 10% alors que leur temps de travail n’a pas été diminué pour autant. Au contraire, on leur demande de faire des formations sur le temps des vacances scolaires.
Enfin, la multiplicité des statuts et les inégalités de traitement entre les différent-es AVS sont maintenus (AVS en CAE- CUI, AESH en CDD, AESH en CDI)

Une rentrée catastrophique...

Quant à la situation à la rentrée, sur l’académie de Paris, elle est toujours aussi désastreuse ! Début octobre, au moins 200 enfants ne bénéficiaient toujours pas d’un-e AVS, de nombreux personnels n’avaient pas été payés, voire n’avaient pas encore signé leur contrat alors qu’ils étaient en poste depuis le début d’année. Nous avons donc organisé, avec le collectif AVS 75 et la CNT, un rassemble- ment devant le rectorat, le 1er octobre, pour réclamer les salaires non payés et la régularisation des collègues qui travaillent sans contrat. Lors de ce rassemblement, une délégation a été reçue par le rectorat. Ce dernier s’est engagé à résoudre le plus rapidement possible ces dysfonctionnements. Cela ne suffira évidemment pas à changer la politique de maintien délibéré des personnels dans la précarité, tou-tes payé-es en-dessous du seuil de pauvreté !
Nouveauté également : depuis cette année, l’académie de Paris « mutualise » les AVS ! Le rectorat affecte un nombre fixe d’AVS par école et tant pis si cela ne correspond pas aux notifications envoyées aux élèves par la Maison départementale des personnes handicapées (surtout dans le cas d’emménagements tardifs ou de notification MDPH en cours d’année) : c’est aux équipes de gérer la pénurie ! Cette situation est également pénalisante pour les élèves dont on ne respecte pas les besoins.

Contre l’exploitation des plus précaires

Enfin, l’académie de Paris poursuit sa politique d’exploitation des plus précaires. Les AVS en CUI travaillent 24h alors qu’elles ou ils sont payé-es 20h. Sur ce point, on observe une différence de traitement importante entre les académies. Par exemple, dans le 92, ces personnels travaillent 20h et sont payé-es 20h. Le 23 mai 2014, l’académie de la Réunion a publié une circulaire stipulant que « la durée hebdomadaire de travail d’un salarié en CUI-CAE est de 20h. Pendant les périodes de fermeture de l’établissement, le salarié est mis en congé de fait : il continue de percevoir ses salaires et n’a pas à rattraper ces heures rémunérées non travaillées ».
Ce problème des heures complémentaires travaillées non rémunérées est toujours d’actualité. Sud éducation a interpellé le rectorat pour qu’il répare cette illégalité. Un recours collectif au Conseil de prud’hommes a aussi été envisagé. Au delà des recours aux Prud’hommes, il faudra sans doute un mouvement de grève des personnels AVS, rejoint-es par les enseignant-es pour qu’enfin ce statut soit reconnu. C’est bien l’utilisation massive de la précarité par l’Éducation nationale et par les gouvernements qui est à combattre !

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 11:07
Elections professionnelles
1 Votez SUD
2 Faites voter SUD
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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:43

Un 4 pages présentant les positions et revendications de SUD éducation

Télécharger le 4 pages présentant les positions et revendications de SUD éducation

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:04

REUNIONS D'INFORMATION SYNDICALE

ARGENTAN Ecole Jean de la Fontaine lundi 10 novembre à 17h

ST GEORGES DES GROSEILLERS Salle municipale lundi 10 novembre à 16h45

ALENCON Ecole Emile Dupont lundi 10 novembre à 17h

L'AIGLE Ecole Mazeline lundi 10 novembre à 17h

MORTAGNE Ecole Aristide Briand mardi 18 novembre à 16h30

LE THEIL SUR HUISNE Ecole primaire lundi 24 novembre à 17h

Au programme : CAPD, mouvement, ineat-exeat, carte scolaire, promotions, santé et sécurité au travail, réforme des rythmes et direction.

N'oubliez pas d'avertir votre IEN de votre participation à cette réunion si vous voulez ne pas assister à 3 heures d'animation pédagogique ou conseil des maîtres d'ici la fin de l'année scolaire. Dans le cas contraire, vous n'avez personne à prévenir de votre participation.

Nom Prénom date

PE ou instit adjoint(e)

école de ..........

téléphone de l'école

à M l'IEN

s/c M (Mme) le Directeur (la Directrice)

objet : réunion d'information syndicale

Conformément au Décret 82-447 du 28 mai 1982, j'ai l'honneur de vous informer que je participerai à une réunion d'information syndicale le JOUR novembre 2014 de HEURE à HEURE à NOM DE COMMUNE à l'invitation de SUD éducation.

En conséquence, je défalquerai 3h des heures de service que je dois effectuer hors de la présence des élèves de la manière suivante :(préciser s'il s'agit d'une animation pédagogique ou d'un conseil des maîtres)

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 14:40

Une vidéo à voir sur la précarisation des personnels de l’éducation nationale.

http://www.sudeducation.org/Clip-Video-Un-contrat-en-or.html

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 12:59

La mise en place généralisée de la réforme des rythmes scolaires a détérioré les conditions de travail des personnels du 1er degré.

Dès la rentrée les IEN ont rappelé aux directeurs et enseignants qu'ils devaient tout mettre en œuvre pour ajuster la coordination du temps scolaire et des NAP.

Des directeurs ont reçu la visite de leur IEN au lendemain de la première passation car celle-ci ne s'était pas déroulée dans les conditions attendues, reprochant de façon culpabilisante aux équipes de ne pas avoir anticipé et mis en place les solutions adéquates. Ceci est une réelle atteinte au professionnalisme des enseignants qui souffrent de devoir endosser seuls des dysfonctionnements qui dépassent largement leur cadre de travail et leur champ de compétences. Ne serait-il pas plutôt aux collectivités de trouver solutions et moyens nécessaires à une coordination qui ne désorganise les équipes ni leur pédagogie ?

Évoquons la situation des brigades du département. Une partie d'entre eux a déjà dépassé le temps de travail hebdomadaire légal devant élèves sans aucune explication sur la manière dont sera traitée leur situation. On évoque à demi mot l'annualisation mais rien n'est clair, rien n'est établi et il s'agit bien là d'une inégalité réelle dans le traitement du temps de travail des enseignants.

Nous souhaitons également évoquer les professeurs nommés sur des postes composites sur 3, 4 voire 5 écoles et exerçant dans des cycles ou niveaux disparates. Ils souffrent de l'instabilité de leur situation, d'emplois du temps décousus modifiés parfois en cours d'année, du temps de préparation écrasant qu'impose la prise en charge de plusieurs niveaux dans une même semaine et de l'impossibilité d'envisager de vrais projets avec une classe. Ces professeurs sont épuisés physiquement, psychologiquement et en arrivent à douter de leur capacité à enseigner.

Quelques mots enfin sur les personnels précaires, AVS et aides à la direction, qui sont elles aussi les grandes oubliées de la réforme avec des affectations sur plusieurs écoles quelque fois éloignées de leur domicile, des déplacements sur 5 jours sans hausse de salaire ni prise en charge des frais annexes liés à leur situation administrative.

Nous voulons conclure sur la mise en place du réseau PAS de la MGEN réseau qui ne constitue en rien une vraie politique de prévention. Il ne s'agit que de mesures curatives individuelles alors que la prévention des risques doit commencer par le préventif collectif, c'est à dire identifier les formes d'organisation du travail qui génèrent de la souffrance afin de les éliminer .

Les points ou situations évoqués dans cette déclaration rappellent que de vrais efforts doivent être faits en matière de prévention collective et d'aide aux personnels . Nous attendons du CHSCT-D l'élaboration de mesures concrètes, claires, précises et ciblées afin d' améliorer nettement les conditions de travail et la santé dans l'éducation nationale.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 08:58

Déclaration de la fédération SUD éducation au Conseil supérieur de l’éducation du 8 octobre 2014

La réunion de ce Conseil supérieur de l’éducation est l’occasion pour vous, Madame la ministre, de lancer une grande conférence nationale sur l’évaluation des élèves, qui avait été annoncée par Benoît Hamon. Dans le même temps, se tient une concertation sur le socle commun et une autre sur les programmes en maternelle. Les sujets sont d’importance, les intentions affichées louables : recherche du consensus, consultation. Mais les délais et les modalités viennent contredire cet affichage. C’est le sens même de l’école qui est en jeu. Et cette question n’est pas indépendante du projet de société que l’on porte.

Madame la ministre,

Vous venez de réaffirmer que le budget de l’Éducation nationale ne serait pas diminué, même il connaîtrait au contraire une certaine augmentation ; la promesse des 60000 postes nous dit-on, sera ainsi tenue. Dont acte, mais nous serons vigilant-e-s sur ces questions : selon un rapport d’avril de la DGESCO l’ensemble de ces postes ne devrait pas être créé. Y a-t-il donc un jeu de dupes ? La question se pose, le contexte demeurant celui de l’austérité gouvernementale avec un « pacte de responsabilité » visant à faire 50 milliards d’euros d’économie sur les dépenses publiques, qui affecte inévitablement l’éducation, comme le montre par exemple la diminution drastique de l’indemnité des tuteurs, ou encore, surtout, la récente confirmation du gel de nos salaires, qui continuent de figurer parmi les plus bas de l’OCDE.

Au-delà, ce début d’année, pour nombre de nos collègues, reste marqué par des réformes problématiques :

En REP+ la réforme de l’éducation prioritaire se met en place en contradiction totale avec les demandes exprimées par les personnels dans les réunions qui ont précédé les assises de l’éducation prioritaire. Dans le 1er degré, elle a souvent désorganisé les services en omettant de prendre en considération la question des remplacements lors des concertations. Dans le 2nd degré les heures de concertation sont le plus souvent inscrites à l’emploi du temps des enseignant-e-s, et comme dans le 1er degré des thématiques sont imposées par l’administration. Les créneaux ne tiennent souvent pas compte des équipes disciplinaires ou pédagogiques. La pondération a le plus souvent été ramenée à 1h30 sans prise en compte des 1,1 en HSA.

La réforme des rythmes scolaires est imposée cette année contre l’avis d’une grande majorité des personnels. Sans surprise, elle confirme les difficultés déjà enregistrées l’an dernier là où elle avait été expérimentée : elle désorganise le temps scolaire et n’a d’autre effet sur les élèves que celui d’accroître leur fatigue, comme celle des personnels. Elle renforce une fois encore une territorialisation de l’École publique avec des dispositifs très inégaux, parfois au sein d’un même département (TAP organisés ou pas dans les communes, payants ou non…).

La situation de nombreux stagiaires demeure très difficile. Les obligations horaires qui vont du mi-temps au plein temps et les inégalités salariales doivent être unifiées au meilleur niveau par le Ministère. Il nous semble par ailleurs inadmissible que le temps de service face aux élèves des certifié-e-s soit plus lourd que celui des agrégé-e-s. Rien ne saurait le justifier, et ce n’était d’ailleurs pas le cas avant la réforme de 2008. Leur situation est encore aggravée par des affectations qui vont les obliger à valider leur Master 2 dans des conditions difficiles, dans une autre académie souvent que celle où ils-elles ont effectué le Master 1. Le nombre de démissions de stagiaires serait stable selon le ministère, mais cette stabilité l’année où justement a été remise en place une année de formation en alternance, constitue un indiscutable symptôme d’une entrée dans le métier qui demeure très difficile.

La réunion de ce Conseil supérieur de l’éducation est l’occasion pour vous, Madame la ministre, de lancer une grande conférence nationale sur l’évaluation des élèves, qui avait été annoncée par Benoît Hamon. Dans le même temps, se tient une concertation sur le socle commun et une autre sur les programmes en maternelle.

Les sujets sont d’importance, les intentions affichées louables : recherche du consensus, consultation. Mais les délais et les modalités viennent contredire cet affichage : le calendrier beaucoup trop resserré ne permet ni le débat ni l’élaboration collective des personnels et les cadres des consultations sont fermés. La question se pose donc : s’agit-il de véritables concertations ou d’une pratique managériale pour des décisions déjà prises ? SUD éducation propose aux équipes de s’emparer du débat en refusant les thématiques imposées par l’administration et en faisant remonter non pas des tableaux contraints mais le fruit de leurs discussions.

Car en effet c’est le sens même de l’école qui est en jeu. Et cette question n’est pas indépendante du projet de société que l’on porte.

Or, dans une société capitaliste, fondée sur la hiérarchie des groupes sociaux, l’exploitation et la domination, l’école est nécessairement assignée à un rôle de légitimation des inégalités. Et quand on a un gouvernement ouvertement pro-business et pro-patronal, il y a lieu de craindre dans les réformes scolaires en cours la poursuite de l’adaptation de l’école et de la formation de la force de travail aux conditions contemporaine de la production.

Ainsi, SUD éducation continuera de combattre tout socle commun qui s’inscrirait dans le cadre de la stratégie libérale de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) en matière de développement des compétences pour l’employabilité et dans la perspective du Livret personnel de compétences, livret ouvrier 2.0 dont nous revendiquons l’abrogation.

Tant que l’école devra trier, orienter et filtrer les élèves pour leur attribuer une place dans la hiérarchie sociale, leur évaluation sera conditionnée par cet objectif ultime : elle peut être plus ou moins brutale et traumatisante – et mieux vaux qu’elle le soit moins que plus –, elle peut organiser la simple reproduction ou favoriser davantage la mobilité sociale, mais elle n’échappera pas à son rôle ultime de justification des inégalités.

Et d’ailleurs les personnels eux-mêmes sont évalués à la même sauce, avec des opérations infantilisantes visant à créer des divisions artificielles entres les « méritant-e-s » et les autres.

Une véritable réforme des programmes et de l’évaluation des élèves suppose une transformation profonde de l’école, pour aller vers une formation polytechnique pour tou-te-s jusqu’à 18 ans, ce qui passe par la fin des filières et l’instauration d’un lycée unique.

Une telle école pour tou-te-s ne peut se construire dans le cadre de l’austérité budgétaire, car cela suppose de réels moyens pour garantir l’égalité du droit à l’éducation, une réduction du nombre d’élèves par classe, une vraie politique de l’éducation prioritaire, des moyens à la hauteur des besoins pour une école réellement inclusive, des rythmes scolaires équilibrés sur la journée, la semaine et sur l’année, à l’inverse des choix actuels.

Un tel projet d’école égalitaire et émancipatrice s’inscrit dans un projet de société solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités. A l’opposé des orientations des gouvernements qui se succèdent mais qui servent toujours les mêmes intérêts. C’est pourquoi SUD éducation agit pour que se construise un rapport de force afin d’imposer une autre école, une autre société.

Nous souhaitons enfin terminer cette déclaration par un une question sur laquelle nous nous sommes déjà exprimé-e-s à plusieurs reprises ici même : parce que nous ne doutons pas de votre sincérité dans votre volonté de faire avancer la lutte contre les inégalités hommes/femmes et contre les discriminations, nous vous demandons de changer radicalement de stratégie en la matière, d’en finir avec les renoncements, de mener la bataille politique et idéologique, sans rien lâcher aux réactionnaires.

Après la manif dite « pour tous » de dimanche dernier, qui semble marquer le pas des mobilisations des adversaires de l’égalité, il y a urgence à mettre en place des dispositifs concrets sur le terrain, comme l’étaient les ABCD de l’égalité, à destination des élèves des écoles comme des collèges et lycées. Le plan qui leur succède ne le prévoit pas. Il y a urgence aussi à développer une formation initiale significative sur ces questions (et selon un volume horaire identique partout) pour tous les personnels travaillant dans les écoles et établissements scolaires (enseignant-e-s mais aussi CPE, AED, agent-e-s) et une formation continue renforcée sur ces questions avec des moyens réels.

Madame la Ministre, donner des gages aux adversaires de l’égalité ne les fera pas reculer. Dans ce combat SUD éducation sera aux côtés de tous ceux et toutes celles qui agiront pour l’égalité.

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