7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:49
Tract de SUD éducation

Le contexte politique est extrêmement préoccupant. L’extrême-droite est au plus haut dans les sondages. Le gouvernement mène une politique réactionnaire, xénophobe et liberticide (loi sécurité globale, loi séparatisme). Les tribunes publiées par des militaires laissent planer une ambiance de menace sur la démocratie. Les manifestations de policier-e-s mettant en cause la justice, avec le soutien du ministre de l’intérieur et de responsables politiques, sont inquiétantes en termes de séparation des pouvoirs. Les interdictions de manifester se multiplient. Face à cette situation, il est urgent d’organiser une riposte massive, dans l’unité des organisations.

Et dans l’éducation ?

Dans notre secteur également, l’autoritarisme et la réaction sont à l’œuvre. Jean-Michel Blanquer ne cache pas sa proximité avec les franges les plus réactionnaires du monde éducatif, comme SOS éducation. Nathalie Elimas, secrétaire d’État à l’éducation prioritaire, a fait partie des soutiens à la Manif pour tous. Au-delà des affiliations, Blanquer mène une politique autoritaire et réactionnaire. Il multiplie les sorties islamophobes et sexistes. Dans l’enseignement supérieur, la ministre Vidal s’est lancée dans une chasse aux sorcières pour intimider les enseignant-e-s et chercheur-s militant-e-s, notamment des luttes antiracistes. Les raisons pour les personnels de l’Éducation de se mobiliser le 12 juin ne manquent donc pas. Mais au-delà des agissements de nos ministres, le rôle des personnels de l’Éducation, qui oeuvrent au quotidien pour l’émancipation des élèves, est bien de lutter contre l’extrême-droite, l’obscurantisme et l’intolérance. Toutes et tous ensemble, personnels de l’Éducation, mobilisons-nous le 12 juin !

Le 12 juin, les personnels de l’Éducation seront dans la rue !

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à participer massivement aux marches des libertés organisées sur tout le territoire.

Retrouvez les rdv sur www.marchedeslibertes.fr

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:44

 

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:41
Fiche analyse – Grenelle de l’éducation

Le 26 mai dernier, le ministre Blanquer annonçait en grandes pompes les conclusions de son “Grenelle de l’Éducation”. Les mesures annoncées ont vocation à être mises en œuvre au plus tard en janvier 2022. SUD fait le point sur les mesures annoncées.

Revalorisation salariale

Le ministère prétend que ce sont 700 millions d’euros qui seront consacrés à revaloriser les salaires des métiers dans l’Éducation nationale. Mais il s’agit en réalité d’un montant bien inférieur.

100 millions d’euros ne serviront que d’écriture comptable : ils serviront à financer sur une année pleine le dispositif de la prime d’attractivité réservé aux personnels enseignants entre les échelons 2 et 7 de la classe normale.

200 millions d’euros seront effectivement mis au budget de l’Éducation nationale, mais dans le cadre d’un financement de la protection sociale complémentaire des personnels de toute la fonction publique. Si à terme il s’agit, ministère par ministère, de négocier des contrats de prestation sociale complémentaire (mutuelles) payées à 50% par l’employeur, dans un premier temps le dispositif prévoit le versement forfaitaire de 10 à 15 euros mensuels aux agent-e-s à compter de janvier 2022.

SUD formule à cet égard ses revendications :

  • une adhésion obligatoire la plus large possible, pour une prise en charge solidaire;

  • un panier de soin de haut niveau pour toutes et tous, pas en fonction du niveau de revenu ;

  • une couverture élargie aux contractuel-le-s en recherche d’emplois, et les retraité-e-s ;

  • une participation du ministère au-delà du seul panier de soins prévu par la Sécurité sociale ;

  • une inclusion de la prévoyance ;

  • des candidatures réservées aux mutuelles et non les grands groupes assurantiels détenus par des fonds d’investissement.

Lire le tract de SUD sur la protection sociale complémentaire

Ce chantier est suivi de près par SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires qui participe aux négociations à l’échelle de la fonction publique sur ce sujet.

400 millions d’euros seulement seront consacrés à de nouvelles mesures qui ne seraient cette fois pas uniquement réservées aux personnels enseignants. Rapporté aux près de 1,2 millions de personnels, cela revient à un effort moyen d’un peu moins de 28 euros bruts mensuel par agent-e. On est bien loin d’une revalorisation significative du salaire des personnels.

À ce stade, aucune mesure concrète n’est annoncée. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit une nouvelle fois de mesures indemnitaires et de primes, sans doute systématiquement réservées à des catégories de personnels : aucune revalorisation globale n’est engagée.

Les dangers des primes

Les primes c’est du pouvoir d’achat, mais pas du salaire

Quelle  est  la  différence  ?  Le  traitement   brut   fait   l’objet   d’un   certain   nombre   de   prélèvements   destinés   à   financer  les  différentes  caisses  de  sécurité  sociale  :  c’est  que  l’on  appelle  les « cotisations sociales ». Elles nous permettent de bénéficier du paiement des jours de congés, de la retraite et de l’assurance-chômage   (c’est-à-dire   des   différentes  branches  de  la  protection  sociale). À  l’inverse,  les  primes  et  indemnités  sont  moins  sujettes  à  cotisations.  Les  augmenter est évidemment moins cher pour  l’employeur  que  d’augmenter  les  indices. On ne peut donc s’en contenter, car cela ne se répercute pas sur nos droits  en  termes  de  protection  sociale.  

Les primes et indemnités visent à faire accepter une surcharge de travail

De  plus,  les  primes  et  indemnités  diverses  servent  souvent  à  faire  accepter  une  charge  de  travail  accrue  ou  des  conditions de travail dégradées. Dans l’éducation nationale, les heures supplémentaires ont par exemple en partie cette fonction. Présentées par le ministre comme une hausse de la rémunération, elles visent surtout à rendre acceptable une dégradation des conditions de travail et les suppressions de poste.

Les primes et indemnités augmentent les inégalités entre les personnels, en particulier les inégalités femmes/hommes

Les primes et indemnités ne sont pas versées de manière uniforme à tous les personnels : elles dépendent parfois du temps de service, des heures supplémentaires, des tâches et responsabilités supplémentaires… Il ne faut pas oublier dans ce contexte que 23% des femmes sont à temps partiel dans l’Éducation nationale (féminisée à 72%) contre seulement 6% des hommes. Les hommes prennent en charge une quantité plus importante d’heures supplémentaires (en moyenne 1,8 pour les hommes et 1,4 pour les femmes dans l’enseignement), et ont en conséquence une rémunération supérieure, tandis que les femmes prennent en charge de nombreuses tâches domestiques.

Les primes et indemnités ne sont donc pas un outil qui tend vers l’égalité salariale femmes/hommes, mais bien souvent ont pour conséquence une augmentation de ces inégalités.

Il faut augmenter les salaires !

Pour  SUD  éducation,  même  s’il  ne  s’agit  pas  de  cracher  sur  des  primes  et indemnités  dans  une  période  de  paupérisation  des  personnels  de  l’Éducation  nationale,  la  revendication  doit  être claire : augmenter les salaires !

En matière de salaires, SUD revendique notamment :

un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros nets pour tous les personnels ;  l’indexation  des  salaires  sur  l’inflation  pour  garantir  le  maintien  du  niveau  de  vie  des  personnels  en  activité  et à la retraite;

l’intégration  des  primes  et  indemnités  générales  aux  salaires,  et  la  compensation  des  tâches  supplémentaires  et  des  conditions  difficiles  par  des  réductions des services.

À plus long terme, SUD revendique des augmentations de salaires d’autant plus forte que le salaire est bas, afin de tendre vers l’égalité salariale : notre projet syndical de transformation sociale est la redistribution au plus juste des richesses.

https://www.sudeducation.org/tracts/brochure-speciale-salaires-battons-nous-pour-nos-salaires-en-greve-le-26-janvier/ → Brochure salaires 

Atteinte aux statuts des personnels

Sous couvert d’assurer une “continuité pédagogique efficace”, le ministre tente de ressortir du placard les remplacements de Robien en interne à l’établissement effectués en heures supplémentaires. Inefficace et massivement boudé par les personnels, le dispositif n’est que très peu appliqué. Le ministère envisage de confier une partie des remplacements à des AED, ou via des cours en ligne.

SUD éducation s’opposera frontalement à de telles mesures qui remettent en cause le travail pédagogique des personnels et appelle les personnels à y résister collectivement : ce sont des personnels titulaires remplaçants qu’il faut, pas des cours en lignes standardisés.

Pêche aux chef-f-e-s

La mesure 2 consiste essentiellement à fusionner la direction générale des ressources humaines du ministère avec les services liés à la gestion des personnels d’encadrement. Concrètement, la traduction sur le terrain de cette mesure consistera à lancer des campagnes pour essayer de convaincre les personnels d’accepter de prendre des responsabilités hiérarchiques. Pour SUD éducation, cette mesure montre que le ministère ne comprend pas que la crise que traverse le ministère de l’Éducation nationale est avant tout dû à l’autonomie sans cesse accrue de la hiérarchie, en parallèle la dépossession des personnels de terrain de leur organisation du travail.

Pour SUD, il est au contraire nécessaire de recruter, titulariser, former davantage de personnels qui rendent effectivement le service au public, et leur laisser le temps de s’organiser. Cela passe pour les personnels enseignants et d’éducation par une réduction du temps face aux élèves.

Carrière

Le ministère indique entamer une réflexion sur les carrières. Il s’agit de favoriser la reprise d’ancienneté des nouvelles et nouveaux personnels et d’augmenter marginalement les taux de promotion à la hors-classe d’une part, et de favoriser les mobilités internes en termes de type d’emploi d’autre part. Cette annonce recouvre plusieurs aspects. Il s’agit ainsi notamment de requalifier la filière administrative et d’y favoriser les détachements, ainsi que les détachements interministériels. SUD sera cependant attentif au suivi de ces mesures, car l’intention affichée de faciliter les mobilités entre lycée professionnel et lycée général et technologique par exemple peut devenir un nouveau moyen pour le ministre de contourner les statuts des personnels.

Formation des personnels

Le volet “formation des personnels” est, au-delà des effets d’annonces, extrêmement pauvre. Il s’agit essentiellement de créer des “écoles académiques de la formation continue” qui auraient pour vocation de coordonner les différents dispositifs de formation professionnelle. Si le ministère indique vouloir enrichir le programme de la formation continue et pouvoir la rendre diplômante en partenariat avec les INSPÉ, aucune annonce concrète ne vient étayer cette ambition. Ainsi, le ministère demeure discret sur la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation pour des formations librement choisies sur temps de service. De même, aucune mesure n’est prévue, par exemple pour faciliter l’obtention d’un permis de conduire pour les personnels affectés en zone rurale qui le souhaiteraient.

Resserrer l’étreinte sur les personnels enseignants

Derrière le vocabulaire managérial se dissimule une nouvelle fois l’obsession du ministre Blanquer pour le contrôle de l’activité des personnels. Il s’agit de créer de nouvelles hiérarchies intermédiaires chargées de suppléer les corps d’inspection dans les premier et second degrés. 

Dans le même temps, le ministre évoque carrément un “carré régalien” autour des recteurs et rectrices sur les “valeurs de la République, radicalisation, violences, harcèlement”. Il ne faut pas s’y tromper. Il ne s’agira pas de protéger les personnels des abus de la hiérarchie, des conditions de travail dégradées ou d’agressions dont ils seraient victimes mais bien pour le ministre d’imposer ses idéaux réactionnaires. Le récent exemple d’une enseignante convoquée pour port du masque arc-en-ciel en est à cet égard éloquent.

Pour SUD, nul besoin d’une nouvelle strate hiérarchique dans un ministère qui en compte déjà bien trop : ce qu’il faut, c’est du collectif, et donner les moyens aux personnels de travailler ensemble selon les modalités qu’ils estiment les plus adaptées aux situations de terrain.

Un faux comité d’entreprise

Les prestations sociales au ministère de l’Éducation nationale sont faibles et inadaptées. Le ministère, au lieu de mettre en œuvre un véritable comité des œuvres sociales qui organiserait la solidarité entre les agent-e-s, choisit de créer une association aux contours et l’administration flous, “Préau”. Cette association aura vocation à fournir des prestations à ses adhérent-e-s. Il semble que ces prestations seront essentiellement destinées à consommer.

L’association commencerait ses activités selon le calendrier suivant :

  • Septembre 2021 : ouverture des adhésions du personnel et des premières offres

  • Premier trimestre 2022 : premières adhésions d’associations d’action sociale

  • Mars-avril 2022 : désignation des représentants des adhérents

  • Mai 2022 : assemblée générale ordinaire

En revanche, rien de neuf n’est annoncé concernant l’action sociale à destination des personnels qui en ont besoin. Le ministère n’annonce aucune augmentation des prestations sociales ni de nouvelles prestations. Il se contente d’annoncer un meilleur recensement des mesures qui existent déjà, mais sont extrêmement faibles. En matière d’accès au logement, par exemple, les prestations sociales sont presqu’inexistantes.

Pour SUD, ce type de prestations doivent être du ressort des futurs comités sociaux d’administrations et mis en œuvre sous contrôle des organisations syndicales dans la plus grande transparence : ce sont les personnels, via leurs organisations qui doivent décider de ce qui est bon pour eux, pas le ministre.

https://www.sudeducation.org/fiche-analyse-grenelle-de-leducation/

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:41
Lycée Blaise Pascal (63) : rassemblement le 16 juin devant le rectorat de Clermont-Ferrand pour dénoncer la répression anti-syndicale – Communiqué de SUD éducation

Le samedi 18 janvier avait lieu devant le lycée Blaise Pascal, à Clermont-Ferrand, un rassemblement contre les E3C, à l’appel des organisations syndicales, regroupant plus de 200 personnes. Les manifestant-e-s ont pu entrer dans l’établissement et faire des prises de paroles dans la cour, avec l’aval de la direction de l’établissement. Comme dans d’autres établissements par la suite, les E3C ont été annulées.

Cette mobilisation s’est déroulée dans le calme, dans le cadre du répertoire normal du mouvement social. Or, la réponse a été une répression anti-syndicale immédiate. Le ministre Blanquer a immédiatement appelé à la fermeté contre la mobilisation naissante contre les E3C. Quelques jours plus tard, des responsables syndicaux départementaux de SUD éducation, SNES-FSU, CGT éduc’action et UNEF, ainsi qu’un lycéen d’un autre établissement en lutte, étaient convoqué-e-s au commissariat suite à une plainte du rectorat. Par ailleurs, les responsables SNES-FSU, CGT éduc'action, ainsi qu’un responsable SN-FO-LC, ont reçu de la part du rectorat un courrier de “mise en garde”.

Ce 27 avril 2021, les syndicalistes convoqué-e-s au commissariat ont reçu une amende de 400 euros, ainsi qu’une inscription au casier judiciaire B2 pour "intrusion non autorisée dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement".

Il s’agit donc d’une entreprise de répression anti-syndicale, sur le plan pénal, ce qui est inédit. La méthode du rectorat, qui consiste à cibler des responsables syndicaux identifiés, est claire : il s’agit d’attaquer les organisations syndicales elles-mêmes. Elle s’inscrit dans une série de répression contre des équipes mobilisées contre les E3C à Melle, Carcassonne, Dôle, Strasbourg ou Bordeaux.

Pour SUD éducation, la réponse doit être à la hauteur de l’enjeu. Un rassemblement est organisée par l’intersyndicale devant le rectorat de Clermont-Ferrand le 16 juin à 15h. 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à y participer, pour faire de ce rassemblement une mobilisation d’ampleur contre la répression anti-syndicale et la politique de Blanquer. 

SUD éducation appelle les personnels à écrire des motions de soutien (de réunions syndicales, de Conseils d’administration ou de Conseils d’école) et de diffuser sur les réseaux sociaux des messages de soutien.

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:39
Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation désavoue Patrick Cohen

Le 19 octobre 2020, Patrick Cohen s’en prenait violemment dans une chronique de l’émission C à vous à SUD éducation. Au lendemain d’un rassemblement Place de la République à Paris auquel participait SUD éducation en hommage à Samuel Paty, Patrick Cohen est allé dans sa chronique jusqu’à prétendre que SUD éducation faisait partie des organisations ou personnes qui “excusent les bourreaux”. Il s’appuyait sur une altération des propos tenus par un cosecrétaire fédéral de SUD éducation au micro de France inter.

Le CDJM a pu relever que l’intervention de ce cosecrétaire reposait sur « deux idées : premièrement le deuil, le recueillement et la solidarité, et deuxièmement le refus d’une exploitation de l’assassinat de Samuel Paty dans un “déferlement d’islamophobie” ».

Il était donc contraire aux règles élémentaires de la déontologie journalistique de déclarer comme l’a fait M. Cohen que « ce qui inquiète d’abord ce syndicaliste c’est le risque d’offense aux musulmans ».

Le CDJM a donc estimé que la saisine formée par SUD éducation était fondée.

SUD éducation se félicite de cette décision du CDJM, et rappelle son attachement à la liberté de la presse comme la liberté d’expression.

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 18:32

Ce jeudi 3 juin, les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap se sont une nouvelle fois mobilisé-e-s par une grève massive et des rassemblements et manifestations sur l'ensemble du territoire, devant les DSDEN, rectorat et à Paris au ministère.

L'ampleur de cette grève est inédite : les AESH ont exprimé leur colère face au déploiement des PIAL, à la dégradation de leurs conditions de travail, à l'absence de statut et de reconnaissance, au salaire indécent.

De nombreux-euses autres personnels ont également exprimé leur soutien aux revendications des AESH : des écoles étaient totalement fermées, des lycées et collèges très fortement perturbés.

Le ministre Blanquer doit arrêter de jouer la sourde oreille et mépriser 110 000 AESH. Les revendications sont claires et ne peuvent attendre :

  • un statut de la Fonction publique,
  • une hausse importante de salaire,
  • la reconnaissance d'un temps plein à 24h d'accompagnement,
  • une réelle formation initiale et continue,
  • l'abandon des PIAL et de la logique de mutualisation.

Nous continuerons la lutte tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction sur l'ensemble de ces points.

SUD éducation appelle les AESH à se réunir en assemblées générales, à construire des collectifs unitaires locaux pour faire vivre la mobilisation AESH et gagner !

SUD éducation appelle les AESH à se syndiquer massivement afin de défendre leurs droits et de porter leurs revendications le plus largement possible.

AESH = un vrai statut, un vrai salaire !

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 18:31

Tout est censé être prêt pour le baccalauréat 2021 mais, comme sur de nombreux autres sujets, force est de constater que rien n’est prêt. Les rectorats tardent à envoyer les convocations aux élèves et aux enseignant-e-s, les lycées n’ont pas de visibilité sur la façon dont va se dérouler le mois de juin, certaines classes de seconde finissent début juin quand d’autres terminent le 2 juillet, et enfin les précisions sur la façon dont vont se dérouler les épreuves – notamment le grand oral – se font attendre. On a jamais vu une désorganisation aussi grande du baccalauréat !

Les correcteurs et correctrices des épreuves de philosophie et de français se préparent à la lourde tâche de devoir corriger des paquets importants de copie dans un délai très court (entre cinq et huit jours ouvrés) et en version numérique. Malgré les demandes répétées des personnels réclamant de corriger les copies écrites, le ministère s’entête à conserver le tout numérique. Non seulement cette solution expose les copies aux risques du numérique (fuite des copies, dysfonctionnements des serveurs, …) mais nuit à la santé des personnels.

Face à l'absence de réponse du ministère, SUD éducation :

  • appelle les personnels sur le terrain à discuter des modalités d’action qui s’imposent et met à disposition son préavis de grève pour la période
  • revendique la suppression du grand oral.

Pour SUD éducation, au regard des circonstances et afin de garantir l'égalité des candidat-e-s issu-e-s de lycées qui ont appliqué les demi-jauges et les autres établissements, souvent privés, qui se sont soustraits à sa mise en place, la question de la délivrance du baccalauréat à tou-te-s les candidat-e-s se pose.

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 15:56

 

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31 mai 2021 1 31 /05 /mai /2021 15:55
Fin des demi-jauges : le ministre réserve une fois de plus ses annonces aux médias

Vendredi 28 mai, le porte-parole du gouvernement a annoncé dans les médias que « les cours reprendront à 100 % au collège dès lundi » dans la quinzaine de départements concernée par les demi-jauges. Les personnels ont été placés devant le fait accompli de ce retour aux classes entières des classes de 4e et 3e qui entraîne une réorganisation complète des dispositifs pédagogiques mis en œuvre.

La Foire aux questions du ministère de l’Éducation nationale précise désormais que le fonctionnement hybride pourra continuer d’être mis en œuvre si les contraintes locales ou les locaux le justifient.

SUD éducation déplore une nouvelle fois que plus d’un an après le début de la crise sanitaire, le ministère de l’Éducation nationale ne semble capable d’une gestion à courte vue. Depuis un an, le ministre Blanquer se pavane dans les médias pour annoncer des bouleversements du calendrier scolaire. Il faut du jour au lendemain réorganiser l’école pour répondre aux annonces d’un ministre peu soucieux des conditions de travail des personnels qui pense judicieux de procéder par annonces médiatiques soudaines au lieu d’écouter les organisations syndicales.

SUD éducation revendique depuis le printemps un plan d’urgence pour l’éducation, à même de garantir les meilleures conditions de travail possibles pour les personnels, dans des conditions sanitaires acceptables. Ce plan doit notamment comprendre des recrutements massifs de personnels, la titularisation de l’ensemble des non-titulaires sans condition de concours ni de nationalité, et un plan d’investissement massif dans la construction et la rénovation du bâti scolaire permettant d’accueillir les élèves avec davantage d’espaces. SUD éducation estime également nécessaire un aménagement des programmes scolaires lors de l’année 2021-2022 : l’année écoulée, passablement perturbée à tous les niveaux d’enseignement, a rendu impossible d’achever une progression déjà trop lourde en temps ordinaire.

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 09:15

Plusieurs situations d'école ont été évoquées et tout particulièrement celles qui accueillent de nombreux élèves à besoins particuliers. La réponse de l’administration est « qu'il y a des élèves à besoins particuliers dans toutes les écoles et que ça ne peut pas être un argument ». SUD éducation a dénoncé ces propos scandaleux.

Ils ont quand même dit qu'ils allaient avoir « une attention particulière » pour les écoles évoquées. Plusieurs de ces écoles ont une moyenne supérieure à la moyenne départementale.

Nous avons demandé à ce que le temps de décharge de direction pour ces écoles soit augmenté car le nombre élevé d'équipes éducatives et d'équipes de suivi de scolarisation demande beaucoup de temps.

Nous avons dénoncé la fermeture scandaleuse à St Langis alors que les effectifs augmentent et augmenteront à nouveau l'année suivante(plus d'arrivées prévues que de départs). Si la fermeture est maintenue, il y aura plus de 30 élèves dans la classe unique avec 5 niveaux du CP au CM2 alors que la moyenne d'élèves par classe dans l'Orne est inférieure à 20.

Besoins important en ASH aussi, notamment en IME et ULIS avec 2 ouvertures au minimum indispensables.

En éducation prioritaire, il est urgent d'ouvrir à Vimoutiers et à Morin la Fontaine. A Jules Verne, le dispositif TPS est plein, 20 inscrits.

A Crouttes, les élèves de CP et CE1 iront 2 jours par semaine à Vimoutiers alors qu'il y a déjà trop d'élèves à Vimoutiers par rapport aux moyens fournis. L'argument d'ouverture pour offrir plus de chance de réussite aux élèves de Crouttes ne tient pas la route. En effet, depuis des années, les élèves de Crouttes font des études plus longues que celles et ceux de Vimoutiers ou du Sap et obtiennent plus de diplômes. A nouveau l’administration n'a pas donné les vrais arguments aux élu.e.s qui craignaient une fermeture et pensaient ainsi l'éviter. Les parents d'élèves de Crouttes sont mobilisés pour lutter contre cette décision qui n'a pas de sens. Soutenons-les dans leur mobilisation.

Certains IEN tentent de convaincre les équipes de modifier les répartitions proposées. Il ne s'agit que de conseils, c'est le/la directeur-trice qui décide après avis du conseil de maitre.sse.s.

Il est essentiel que les CDC ou direction d'école mettent ONDE à jour très rapidement avec toutes les inscriptions prévues car l'administration tiendra compte uniquement de ce qui est validé sur ONDE.

Le CTSD de fin d'année qui votera les ajustements se tiendra le 22 juin.

N'hésitez pas à nous contacter pour avoir des informations complémentaires :  sudeducation61@wanadoo.fr

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