9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 09:58
Pronote acquis par La Poste et la caisse des dépôts : SUD éducation dénonce la mainmise du privé sur le numérique éducatif

Ce communiqué a été publié le 07/12/2020

Aujourd’hui, la Caisse des dépôts et consignations ainsi que Docaposte, filiale du groupe La Poste, ont annoncé avoir procédé au rachat de la société Index Éducation qui édite le logiciel Pronote.

Pronote est le logiciel qui gère l’organisation des établissements scolaires sur la majeure partie du territoire, avec près de quinze millions d’utilisateur-ices (personnels administratifs, de Vie scolaire, enseignant-e-s, élèves, parents). Index éducation vise à le développer également dans les écoles.

Ce logiciel est en situation de quasi-monopole dans les établissements du second degré, et l’éditeur est en situation d’imposer ses conditions. Ses tarifs sont élevés, tandis que les établissements n’ont aucun contrôle sur le logiciel. Son code source est conservé secret par la société éditrice. Pourtant, il est par exemple nécessaire de pouvoir s’assurer que l’énorme quantité de données personnelles gérées par ce logiciel ne puissent faire l’objet d’une fuite à la faveur d’un piratage.

Pour mémoire, l’éditeur essaie depuis plusieurs années d’intégrer de la publicité dans son logiciel, soit directement dans un volet de l’application, soit par le biais de QCM réalisés en partenariat avec les éditeurs de manuels scolaires.

Pour SUD éducation, ce rachat montre à quel point pour les grandes entreprises, le numérique scolaire est un marché constitué de clients captifs et un effet d’aubaine.

Pour SUD éducation, plutôt que de financer une rente aux grandes entreprises du numérique, il est nécessaire de développer avec ces fonds un logiciel libre et ouvert, au service de l’intérêt général, facilement accessible à toutes et tous. L’école publique n’est pas une entreprise, et l’éducation n’est pas une marchandise.

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 09:56
Communiqué intersyndical voie professionnelle

Ce communiqué a été publié le 08/12/2020


Jean-Michel Blanquer prétend « revaloriser » la voie professionnelle, pour en faire une voie d’excellence, en réalité, il n’a de cesse de la démanteler et de l’appauvrir, la situation s’aggrave dangereusement dans les lycées professionnels. Personnels et élèves subissent les conséquences désastreuses de la réforme : épuisement, conditions de travail et d’études dégradées, savoir-faire professionnels et généraux au rabais, perte de sens du métier, déprofessionnalisation des formations…
Sa volonté d’imposer l’apprentissage dans nos établissements fragilise nos statuts, dégrade toujours plus les conditions d’exercice de nos métiers et crée de nouvelles difficultés d’organisation pédagogique. Le service public d’enseignement professionnel a pourtant démontré, sa capacité à agir et à s’adapter pendant le confinement pour permettre à nos élèves de poursuivre leur scolarité.
Les personnels ne sont pas dupes, le rejet des politiques Blanquer est massif dans les établissements, comme le confirment d’ailleurs diverses enquêtes. Un récent sondage IPSOS révèle que 67 % des PLP contestent les réformes Blanquer, 68 % déclarent qu’elles ont augmenté leur charge de travail et 70 % les jugent inutiles pour les élèves. Ce constat sans appel montre le discrédit du ministre et de ses réformes.
L’absence de perspective salariale et d’amélioration des carrières est un vrai motif de colère chez les professeurs de lycée professionnel. Les pistes envisagées et les augmentations insignifiantes proposées ne sont pas acceptables et seront probablement conditionnées à une redéfinition de nos missions et de notre temps de travail.
Le ministre refuse d’améliorer nos salaires et orchestre un véritable démantèlement de la voie professionnelle qui va nuire à l’avenir scolaire et professionnel de milliers de jeunes. Ces choix sont d’autant plus contestables que la crise économique exigerait de sécuriser les parcours scolaire et professionnel des jeunes.
Pour nos organisations syndicales SNUEP-FSU, SNEP-FSU, CGT Éduc’action, SUD Éducation, CNT, la voie professionnelle scolaire doit bénéficier d’un plan d’urgence pour permettre à tous les jeunes d’accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme - ce dernier étant un rempart avéré contre les risques de chômage.

Pour nos organisations syndicales :
− le ministre doit renoncer à son projet de supprimer 1 800 postes dans le second degré à la rentrée prochaine et doit engager un plan de recrutement massif ;
− le ministre doit renoncer à sa réforme de la voie professionnelle et légiférer rapidement pour redonner du temps d’enseignement général et professionnel aux jeunes dans l’objectif d’améliorer leur poursuite d’études et leur insertion ;
− le ministre doit rapidement proposer une loi de programmation pour mettre en place des revalorisations salariales et de carrière pour toutes et tous, sans contrepartie.

Nos organisations appellent à poursuivre les mobilisations en cours, à s’engager dans l’action, notamment la grève, le mardi 26 janvier, pour exiger des créations de postes, une abrogation de la réforme de la voie professionnelle, le dégel de la valeur du point d’indice et des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. Elles engagent les personnels à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs, du gouvernement. Nos organisations se reverront début janvier pour proposer aux personnels des cadres unitaires de mobilisations

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 12:47

Depuis le dernier C.A.E.N., un terrible évènement est survenu : notre collègue Samuel Paty a été atrocement assassiné le 16 octobre par un intégriste islamiste et nous tenons à exprimer toute notre horreur face cet assassinat et tout notre soutien à sa famille, ses proches, ses collègues, ses élèves actuel-les et passé-es.

Nous exprimons notre rejet le plus clair du fanatisme religieux, en l’occurrence islamiste, et de toute division de la population sur des bases religieuses, ethniques, racistes.

Samuel n'est pas un « martyr de la République ». C'était un enseignant qui exerçait son métier et sa mission de service public : transmettre des savoirs, éduquer à l’esprit critique, œuvrer à l’émancipation de la jeunesse.

Alors que l'enquête est toujours en cours concernant l'enchaînement des faits et que la transparence doit être faite sur d’éventuelles défaillances de l'institution, nous refusons toute récupération de sa mort par le gouvernement. Nous dénonçons les larmes de crocodile à l'égard des enseignants et enseignantes, qui ne servent qu'à mieux les instrumentaliser pour les forcer à l'union sacrée derrière un gouvernement qui casse l'Éducation tous les jours de l'année.

Le ministre de l’Éducation prétend défendre la liberté d'expression, alors que sa « loi pour une école de la confiance » vise à museler la liberté d'expression des personnels, et alors que la même semaine se tenaient à Poitiers les conseils de discipline de quatre collègues suite à leur grève contre les E3C. Il prétend défendre la laïcité, tout en renforçant les financements de l'enseignement privé, en baissant le recrutement des professeur-es dans le public mais pas dans le privé. Il prétend être à nos côtés, alors que Christine Renon n'a pas eu droit aux « honneurs de la République ».

Nous dénonçons l'instrumentalisation de l'assassinat de Samuel Paty pour attiser les divisions racistes, notamment à l'encontre des personnes musulmanes, d'origine tchétchène ou des habitants et habitantes des quartiers populaires, pour justifier des attaques contre notre liberté d'expression, pour accélérer le passage de la loi Avia ou de la loi contre le « séparatisme ». Nous dénonçons le jeu sordide de la part du gouvernement avec la mort de collègues, comme Christine Renon hier et Samuel Paty aujourd’hui. Nous nous opposerons à toute tentative de discrimination selon l'opinion ou de répression contre les personnels, les élèves et leurs familles.

Nous dénonçons la multiplication des injonctions anti-pédagogiques, l’offensive idéologique de Blanquer via son « cadrage national », et l'utilisation de caricatures non comme support pédagogique mais comme arme idéologique. Le rôle de l’Éducation Nationale pour nous est de prévenir activement toute stigmatisation. C'est à nous, personnels de l'Éducation, de décider des formes pédagogiques appropriées.

Ce dont a besoin l'Éducation, ce n'est ni d’un numéro vert, ni d’un recueil de caricatures au CDI, ni de député-es dans les écoles, ni de davantage de policiers ou policières devant nos établissements, ni même de décorations à titre posthume pour notre collègue.

L’Éducation a besoin de moyens à la hauteur de sa mission de service public, de l'arrêt des suppressions de postes et du démantèlement de l'Éducation prioritaire, d'un plan d'investissement d'urgence, d'embauches massives de personnels de toutes catégories (d'enseignement, de vie scolaire (les AED étaient d’ailleurs en grève ce mardi 2 décembre), d’accompagnant-es aux élèves en situation de handicap, d’agent-es techniques territoriaux/ales pour les établissements scolaires, de médecine scolaire et de prévention, d’administration et d’assistance sociale, etc.), et que ces personnels soient respectés, soutenus et protégés pour pouvoir exercer leurs métiers dans des conditions de travail sûres et sereines.


 

Mais comme si la coupe n’était pas assez pleine, nous avons appris par voie de presse que le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer, des hauts fonctionnaires proches de lui au Ministère comme dans les Rectorats notamment Jean Michel Huart, auraient été directement impliqués dans la création d’Avenir-lycéen en instrumentalisant des lycéens et lycéennes mineur-es et en portant atteinte aux libertés démocratiques, syndicales et associatives. Ces agissements touchent aux fondements même de la démocratie et des valeurs de la République. Le ministre et le gouvernement ne peuvent, d’un côté, faire de grands discours sur la transparence et l’exemplarité, et dans les faits s’exonérer de ces impératifs.

Nous exigeons donc promptement les suspensions suivantes de leur fonction : celle du ministre Jean-Michel Blanquer et celle du recteur de l'académie de Nancy-Metz, Jean-Michel Huart.

 

Pour finir, puisque le C.A.E.N. est censé être présidé par monsieur le préfet de la région Normandie, nous tenons à dénoncer toutes les évacuations de squats notamment sur Caen qui ont eu lieu ces derniers mois, et qui ont eu pour conséquence de jeter à la rue des dizaines de familles avec des enfants en bas âge. Ces mises à la rue, aggravées par la crise sanitaire, touchent des gens parmi les plus précaires et les plus démunis. Quoi de plus cruel que de voir nos élèves de la maternelle au lycée venir en classe fatigué·es, affamé·es, inquiet·ètes et tristes, sous les yeux de leurs camarades de classe. En tant que professeur-es mais aussi pères et mères de famille comment pouvons-nous expliquer à nos élèves, à nos enfants, de tels agissements ?

L’État et ses représentant·es, dont vous M. le préfet, doivent aussi être là pour épauler les plus fragiles. Ce n’est pas ce que vous nous montrez, pour nous la solidarité fait partie de la démocratie que nous voulons.

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:16
3 de Bordeaux : communiqué, visuels, motion et courrier-type

Cet article a été publié le 05/12/2020

Ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de la rectrice. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Depuis l’hiver dernier, les cas de répression se multiplient : Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

SUD éducation exige l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

SUD éducation exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !


Vous trouverez ci-dessous des modèles de motion et de courriers-types :

 

Motion type Bordeaux

Il est important de multiplier les prises de positions de personnels en faveur des 3 de Bordeaux et de tous les personnels victimes de répression anti-syndicale. Le modèle ci-dessous peut être adapté pour les conseils d'école et les conseils d'administration, mais aussi pour les AG, les réunion syndicales.

Pour centraliser les motions, merci de les faire suivre à l’adresse 3debordeaux@sudeducation.org 

 

Ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, Zoé, Véronique et Jean, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de la rectrice indiquant qu’elle engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

 

Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de la rectrice. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.

 

Ce vendredi 27 novembre, nos collègues Zoé, Véronique et Jean, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont fini de consulter leurs dossiers. Ces dossiers confirment ce que nous savions déjà, il s’agit de répression anti-syndicale contre des collègues engagés contre la réforme du bac. Ce même jour, un rassemblement devant le rectorat de Bordeaux a réuni plus de 300 personnes. 

 

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Ces dernières années, les cas de répression se multiplient : le collège République de Bobigny, Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

 

Les personnels de (nom de l’école, du collège, lycée) réunis en Assemblée générale avec leurs syndicats (noms des syndicats) exigent l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

 

Les personnels de (nom de l’école, du collège, lycée) réunis en Assemblée générale avec leurs syndicats (noms des syndicats) exigent l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !

 

---------

 

Courrier type Bordeaux 

Il est important de multiplier les prises de positions de personnels en faveur des 3 de Bordeaux et de tous les personnels victimes de répression anti-syndicale. Un exemple utile est un courrier à la rectrice de Bordeaux et/ou au ministre de l'Éducation nationale. Pour centraliser ces courriers, merci de les faire suivre à l’adresse 3debordeaux@sudeducation.org 

 

À …………., le ………………..

 

À Madame la Rectrice de l'Académie de Bordeaux / À M. le ministre de l'Éducation nationale 

sous couvert du chef d’établissement ou IEN pour le 1er degré,

 

Objet  : abandon des procédures contre les personnels mobilisés de Bordeaux 

 

Nous, personnels de (nom de l’école, du collège, lycée), avons appris que ce vendredi 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, ont reçu une lettre de votre indiquant que vous engagiez contre elles et eux une procédure disciplinaire.

 

Quatre collègues de ce lycée, 9 en tout en Gironde, avaient reçu au mois de mars un courrier de menace de votre part. 9 mois après leur mobilisation contre la réforme Blanquer du Bac, 7 mois après ce premier écrit, les menaces sont donc mises à exécution.

Ce vendredi 27 novembre, nos collègues ont fini de consulter leurs dossiers. Ces dossiers confirment ce que nous savions déjà, il s’agit de répression anti-syndicale contre des collègues engagés contre la réforme du bac. Ce même jour, un rassemblement devant le rectorat de Bordeaux a réuni plus de 300 personnes. 

Ce qui est reproché à nos collègues ? S’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en oeuvre de la réforme du bac Blanquer. Ces dernières années, les cas de répression se multiplient : le collège République de Bobigny, Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle. Encore une fois, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.

Nous exigeons l’abandon immédiat des procédures contre nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

Veuillez croire, Madame la rectrice/M. le ministre, en notre attachement au service public d’éducation

https://www.sudeducation.org/3-de-bordeaux-communique-visuels-motion-et-courrier-type/

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:15
AED en grève : une mobilisation historique !

Cet article a été publié le 01/12/2020

La grève des assistant-e-s d'éducation (AED, AP, APS) a été massivement suivie et soutenue par d'autres catégories de personnels aujourd'hui. Partout sur le territoire des vies scolaires ont été totalement fermées et des dizaines de rassemblement se sont tenus devant le rectorat, DSDEN, établissements employeurs. Cette mobilisation est historique.

En amont la préparation de cette journée grève a donné naissance à plusieurs collectifs auto-organisés d'assistant-e-s d'éducation et a renforcé ceux déjà existant qui étaient à l'origine de cet appel. SUD éducation s'en félicite.

Les établissements scolaires ne fonctionnent pas sans les AED et c'est ce qui a été montré aujourd'hui. Certains ont dû fermer leurs portes.

Pourtant, les assistant-e-s d'éducation ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles-ils ont droit : CDD d'un an renouvelables dans une limite de 6 ans, temps partiels, salaires de misère, absence de formation. Elles-ils sont exlcu-e-s de la prime REP/REP+, tout comme les AESH,et doivent faire face quotidiennement au sous effectif et à l'arbitraire de la hiérarchie : injonctions non-réglementaires, chantage au non-renouvellement, infantilisation. Face à la crise sanitaire que nous vivons actuellement, elles-ils sont en première ligne pour l'application du protocole.

La précarité isole mais aujourd'hui les AED ont montré leur force collective.

SUD éducation appelle l'ensemble des personnels à mettre en place des caisses de grève locales et à se montrer vigilant face aux éventuelles représailles que pourraient subir les collègues grévistes.

SUD éducation appelle à poursuivre la mobilisation et soutiendra les initiatives proposées à la base en mettant son outil syndical à disposition.

SUD éducation met à disposition son préavis de grève spécifique, en plus du préavis général, qui couvre les personnels jusqu’au 19 décembre 2020.

Nous appelons les assistant-e-s d’éducation à se saisir de notre campagne pour l'obtention de la prime REP/REP+ et à proposer des motions au CA.

 

SUD éducation revendique :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant·es d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur-trice scolaire ;

  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;

  • l’accès à une formation et l’augmentation du crédit d’heure pour formation.

  • du matériel de protection fourni par l'employeur et le versement de la prime Covid.

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:14
Exclusion des documentalistes de la prime d’équipement : SUD exige son versement pour toutes et tous

Ce communiqué a été publié le 06/12/2020

Samedi 5 décembre, le gouvernement a publié le décret instituant la prime d’équipement. Cette prime est d’un montant de 176 euros bruts, soit environ 150 euros nets.
Toutefois, le ministère exclut explicitement les quelque 10 000 documentalistes du versement de la prime.
Les professeur-e-s documentalistes sont intégré-e-s au corps des certifié-e-s, au même titre que les autres enseignant-e-s du second degré. Ils et elles ont passé un concours similaire, et ont le même niveau de qualification.
Les documentalistes sont des enseignant-e-s à part entière dont les missions sont de nature pédagogique.
Ces personnels étaient déjà traités différemment, car ils perçoivent une indemnité de sujétion d’un montant nettement inférieur à celle des autres enseignant-e-s du second degré. En les excluant du dispositif de la prime d’équipement, le ministre Blanquer choisit d’accroître une nouvelle fois les inégalités de revenus entre enseignant-e-s, au détriment d’une discipline féminisée à 87 % et dont le temps de service excède 35 heures hebdomadaires.
Pour SUD éducation, cette inégalité de traitement des fonctionnaires au sein d’un même corps n’est pas uniquement injuste, elle est également une marque de la division sexiste du travail dans l’Éducation nationale.

SUD éducation exige que le ministre modifie sans délai ce décret. Le salaire des professeur-e-s documentalistes doit être hissé au niveau du reste des enseignant-e-s du second degré, et le versement de cette indemnité à tous les personnels de l’Éducation nationale (notamment les AED et les AESH).

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 09:11
Moins de postes au concours enseignant 2021 sauf pour le privé

Ce communiqué a été publié le 02/12/2020

Les concours au professorat des écoles offriront 900 postes de moins en 2021 qu’en 2020 avec une baisse pour la plupart des autres concours externes. Au total, 23 216 postes sont offerts aux différents concours externes publics, contre 24 190 l’an dernier. Par ailleurs, 900 postes sont ouverts au concours des maîtres dans les établissements d’enseignement privés sous contrat du premier degré avec une augmentation de 100 postes en un an.

Depuis plusieurs mois, SUD éducation exige la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’éducation. Il s’agit notamment de recruter massivement des personnels titulaires et formés qui pourront compenser sur le long terme les inégalités accrues par les périodes de confinement et remplacer les personnels en congé-maladie et d’alléger les effectifs.

Au lieu de recruter sur les listes complémentaires aux concours internes et externes, de titulariser les contractuel-le-s à temps plein, d’ouvrir des concours de recrutement exceptionnels, le ministère de l’Education nationale a choisi de précariser encore plus la profession en proposant des CDD ne dépassant pas 3 mois

Avec une réduction du nombre de postes au concours enseignant 2021, le ministère poursuit sa politique de casse du service public et précarise les personnels recruté-e-s sous contrat.

SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours 2021.

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 15:53

Chaque jour il apparaît davantage que le “Grenelle de l'éducation” du ministre Blanquer n’est qu’une opération de communication caricaturale destinée à servir d'écran à une politique de casse du service public d'éducation.

Le ministre se livre à une parodie de dialogue social, en faisant présider diverses tables rondes par des personnalités qui n'entretiennent aucun lien avec la communauté éducative. En parallèle se déroule un colloque d’où sont complètement écartées les sciences humaines : pédagogie, sociologie, histoire. De prétendu-e-s expert-e-s, invité-e-s surtout en raison de leur proximité idéologique avec le ministre, se succèdent d’intervention en intervention, tandis que les organisations syndicales qui représentent les personnels sont marginalisées.

Derrière les formules managériales creuses du ministère, il s'agit pour Blanquer de nier aux personnels leur professionnalité afin d'imposer ses propres pratiques, au mépris à la fois de la liberté pédagogique et de leurs conditions de travail.

Le ministre et le gouvernement ont attaqué l'Éducation nationale tous azimuts ces dernières années : suppressions de postes, attaques contre toutes les garanties statutaires avec la fin du contrôle par les commissions paritaires des actes collectifs, réformes du système éducatif qui mettent en place le tri social au lycée et à l’université...

À la gestion libérale et réactionnaire vient désormais s’ajouter une reprise en main autoritaire, avec la mise en œuvre de poursuites disciplinaires contre les équipes syndicales en pointe dans la contestation des réformes, hier à Melle, aujourd'hui à Bordeaux.

La revalorisation salariale des personnels, qui devait aboutir à une loi de programmation sur plusieurs années impliquant plus de dix milliards d'euros s'est transformée en une enveloppe de 400 millions d'euros pour plus d'un million d'agent-e-s. Il ne s'agit que de nouvelles primes, d'un montant souvent dérisoire, et qui excluent une large part des personnels : AED, AESH, personnels administratifs et de santé, enseignant-e-s au-delà du septième échelon…

Pour SUD éducation, l’heure est à la construction d'une mobilisation massive. SUD éducation, avec la FSU, la CGT éduc'action et FO, appelle le 26 janvier prochain à une journée de grève pour une augmentation des salaires de tous les personnels. SUD éducation appelle d'ores et déjà les personnels à se réunir en heures d'informations syndicales et en assemblée générale pour débattre de la construction de la grève sur leur lieu de travail, et faire de cette journée du 26 un point d'appui pour ancrer la grève dans la durée, dans le but d’obtenir des augmentations de salaires pour toutes et tous.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 17:12
Communiqué CGT, FO, FSU, SNCL, SUD éducation

Tout nous conduit à l’exigence de plus d’éducation pour tous les jeunes dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser et où les réformes menées par le ministre les aggravent. Or, le Parlement a adopté un budget qui est loin de traduire l’ambition éducative dont notre pays a besoin. En effet, il ne prend pas la mesure de l’augmentation des effectifs, de la situation sanitaire qui impose particulièrement des mesures pour faire baisser les effectifs d’élèves par classe à court et moyen terme et de l’état de fatigue des personnels, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail.

Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires.

Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité de personnels. Les AED et les AESH en particulier ne se voient rien proposer.

Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es.

Les organisations exigent un budget qui renonce aux suppressions d’emplois et engage un rattrapage des pertes salariales subies, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation et de création de postes pour répondre à tous les besoins, en commençant par les plus urgents.

Elles demandent la mise en œuvre d’une autre politique éducative que celle menée jusqu’à présent par le Ministre de l’Education Nationale.

Les organisations appellent les personnels à poursuivre les mobilisations en cours, à s’engager dans l’action et à préparer une grève le mardi 26 janvier pour exiger des créations de postes, une autre politique éducative, le dégel de la valeur du point d’indice couplé à des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. Elles engagent les personnels à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs, du gouvernement, etc. Les organisations décident de se revoir début janvier.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 17:11

Les deux lois « de programmation de la recherche » et « de sécurité globale » portent gravement atteinte à des libertés indispensables dans une démocratie.

Depuis des mois, la loi de programmation de la recherche (LPR) fait l’objet d’une dénonciation quasi-unanime de la part de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) pour de nombreuses raisons : précarisation des personnels, insuffisance budgétaire, généralisation des appels à projet, privatisation et mise en concurrence exacerbée. En remettant en cause le Conseil national des universités (CNU) et en favorisant ainsi le clientélisme local, la LPR s'attaque frontalement aux statuts des enseignant·es-chercheur·es. Elle s'inscrit dans la même logique que la loi de transformation de la fonction publique qui a dépossédé les instances représentatives du personnel et en particulier les commissions administratives paritaires (CAP) de leurs prérogatives (avancement des personnels IT, BIATSS et enseignant·es de statut 2nd degré). Avec elles, disparaissent des lieux indispensables de parole, de collégialité et de contrôle possible pour les représentant·es du personnel concernant leurs droits et leurs carrières.

Parallèlement, la LPR a étendu aux campus universitaires le délit d'entrave qui existait déjà pour les lycées. Ce délit sera désormais passible de 3 ans de prison et de 45 mille euros d'amende. Il permettra à l’avenir de réprimer de manière arbitraire toute forme de contestation. Les violences policières, qui ont eu lieu en France ces dernières semaines, contre la population, en particulier les migrant·es, les personnes victimes de racisme, les manifestant·es, rendent plus que jamais nécessaire le retrait de la loi de sécurité globale. Sans la liberté d’informer et de rendre compte de ces violences policières, les libertés publiques seraient encore plus sous la menace d’un gouvernement qui, jour après jour, bascule dans l’autoritarisme. Les attaques à l’encontre des enseignant·es-chercheur·es et des chercheur·es par des parlementaires qui, dans le droit fil des propos injurieux de Jean-Michel Blanquer, les ont désigné·es à la vindicte publique et les exposent à une mise en danger sont irresponsables et inacceptables. S’il en était besoin, ces parlementaires donnent une nouvelle preuve de leur totale méconnaissance de la diversité et de la richesse des débats au sein des universités, indispensables pour l’enseignement et la recherche.

Ces débats doivent rester préservés des pressions économiques et des contraintes doctrinales. Les déclarations du président de la république annonçant le maintien de la fermeture des universités jusqu’à nouvel ordre sont inacceptables et portent également atteinte aux missions de service public de l’ESR. Il est absolument nécessaire que les étudiant·es, qui subissent de plein fouet la crise sanitaire et sociale, puissent retrouver leurs lieux d'études et reprendre contact avec les personnels, enseignant·es et BIATSS, pour éviter tant qu’il est encore temps un décrochage massif. Nous exigeons la réouverture immédiate de tous les cours qui peuvent être assurés dans le respect des consignes sanitaires. ll en va de la santé de toutes et de tous et de l’avenir d’une génération d’étudiant·es. Le retour plein et entier des étudiant·es comme des personnels doit s’organiser dès maintenant dans des conditions sanitaires sécurisées dont la mise en place est de la responsabilité du gouvernement. Des solutions existent : mise à disposition de tests et de matériel sanitaire, aération des locaux, dédoublement des groupes, réduction des effectifs et salles permettant le respect des distances physiques, et recrutement en nombre de personnels statutaires comme cela a été fait dans d’autres pays.

Ces solutions imposent que le budget des établissements soit revu à la hausse. Jusqu’à aujourd’hui, le MESRI est resté sourd à nos demandes d’un plan d’urgence plus que jamais nécessaire.

SUD éducation dénonce la loi de transformation de la fonction publique qui nivelle par le bas le droit des agent-e-s du public, en s'alignant sur le code du travail appliqué dans le secteur privé.SUD éducation revendique l’abandon sans délai de ces dispositions rétrogrades.

Les organisations signataires appellent toutes et tous les étudiant·es et collègues à se réunir massivement en assemblées générales, à se mettre en grève le JEUDI 10 DECEMBRE et à rejoindre les manifestations et rassemblements partout sur le territoire pour que la « loi de programmation de la recherche » ne soit pas promulguée et pour le retrait de la « loi de sécurité globale », pour la défense de nos droits et des libertés universitaires, pour la réouverture des universités aux étudiant·es avec les moyens humains et matériels nécessaires.

A Paris, soyons nombreux et nombreuses à la manifestation au départ de Jussieu à 14h vers Matignon.

Dans les régions reportez-vous aux appels intersyndicaux locaux.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNETAP-FSU, FO-ESR, SUD EDUCATION, SUD RECHERCHE EPST, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, FACS ET LABOS EN LUTTE

La manifestation est soumise aux mesures sanitaires imposées par le décret 2020-1262 du 17/10/20 qui prévoit entre autres, le port du masque et la distanciation sociale d’au moins un mètre. Vous pouvez télécharger l’autorisation de déplacement dérogatoire pour un cortège ici.

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Published by SUD 61