15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 17:00

Aucun mot. Le premier ministre J. Castex n’aura donc eu aucun mot pour les étudiant-e-s et l’Enseignement Supérieur et la Recherche lors de sa conférence de presse du 7 janvier. Ils et elles sont pourtant 2,73 millions en France. Selon la ministre F. Vidal, il ne faut « absolument pas » acter qu’il s’agit d’une année blanche pour les étudiants (entretien sur RTL du 12 janvier). Si l’on ne peut être que d’accord avec elle pour dire que « on ne peut pas dire qu’il n’y a pas eu de cours », de quels cours parle-t-on ? En dehors des TP présentiels autorisés au compte-goutte par les rectorats, l’immense majorité des cours dans les universités se sont résumés au premier semestre à des visioconférences ou à la consultation de documents électroniques.

Le 19 décembre dernier, la ministre F. Vidal publiait une “circulaire” non-contraignante laissant envisager un possible retour de petites cohortes d’étudiant-e-s “fragiles” sur les campus à partir du 4 janvier. Alors que ce sont des dizaines de milliers d’étudiant-e-s qui sont en situation de décrochage, de difficultés pédagogiques, de détresse sociale et de souffrance psychologique, les universités devraient choisir quelques étudiant-e-s pour un retour sur site avec leurs enseignant-e-s ? Sur quels critères ? Sur quelle réalité pédagogique, sociale et psychologique les enseignant-e-s doivent-elles et ils donc exclure la majorité de leurs étudiant-e-s d’une éducation et d’un enseignement réel en présentiel ? Dans plusieurs universités, les présidences proposent du tutorat ou du parrainage étudiant pour pallier les manques : ce sont pourtant bien d’enseignant-e-s, de dédoublement de TD dont ont besoin les étudiant-e-s !

Après plusieurs mois de fermeture totale des campus l’année dernière, et désormais plusieurs semaines pour cette année universitaire, il est grand temps que les universités rouvrent et que le Ministère propose des mesures d’ampleur pour les étudiant-e-s, actuellement délaissé-e-s et méprisé-e-s par ce gouvernement. Tous les indicateurs sont au rouge et l’ensemble de la communauté universitaire en a pleinement conscience : décrochage, destruction des liens sociaux et pédagogiques, isolement, pertes d’emplois et de revenus, voire de logement… jusqu’à la mort volontaire. Cette situation est d’autant plus scandaleuse qu’elle met en lumière et aggrave les inégalités sociales entre les étudiant-e-s des universités et celles-eux des CPGE ou des BTS qui continuent à aller en cours. Dans plusieurs universités, les présidences ont imposé des examens en présentiel, après des mois d’enseignement à distance, pour sauvegarder la prétendue « valeur des diplômes ». Dans certaines universités où les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s contre cette gabegie, la seule réponse a encore une fois été le refus du dialogue et la répression par les forces de l’ordre ou des sociétés de sécurité privées.

Pour les personnels enseignant-e-s, le confinement, la fermeture des universités et le recours à l’enseignement en distanciel, engendrent un épuisement professionnel, une perte du sens pédagogique, une surcharge de travail, des liens individuels distendus avec les étudiant-e-s. Pour les BIATSS, le télétravail ou l’alternance font des dégâts importants : déséquilibre des temps professionnels et personnels, surcharge de travail, troubles musculo-squelettiques et risques psycho-sociaux quand ce n’est pas contrôle accru par la hiérarchie ou par les pairs.

  • Pour SUD éducation, il est plus qu’urgent que le gouvernement et les universités organisent dès à présent un retour des étudiant-e-s et des personnels sur site en garantissant leur sécurité sanitaire, tout en maintenant la possibilité pour les personnes vulnérables de s’isoler si elles le souhaitent. Un programme d’investissement d’ampleur doit être lancé pour la rénovation des systèmes de ventilation des locaux (incluant des capteurs de CO2 pour le contrôle de la ventilation) et pour constituer des stocks d’équipements de protection (masques FFP2, gel hydroalcoolique). Cela ne pourra se faire que par un engagement financier et humain massif : si des milliards sont trouvés pour soutenir des entreprises (qui ne se privent pas de licencier), il doit en être de même pour les universités !

  • Pour assurer des conditions sanitaires dignes, il faut un allègement de service pour les enseignant-e-s, sans perte de salaire, sans pertes d’heures de cours pour les étudiant-e-s et donc par l’embauche de personnels enseignants. Cela passe par la titularisation de tou-te-s les précaires de l’ESR qui le souhaitent.

  • Pour les BIATSS, cela passe aussi par une réduction du temps de travail et le recrutement de personnels sur des postes pérennes.

  • Nous demandons le respect des principes garantis par le code de l’éducation, à savoir l’égalité d’accès au service public d’éducation, de pair avec l’égalité de traitement des usagers, mais aussi le principe de gratuité de tous les degrés de l’éducation, bafoués en permanence par un gouvernement refusant de prendre en compte la charge économique des outils numérique en distanciel pour les étudiant-e-s et les enseignant-e-s. Nous demandons enfin le respect de la neutralité commerciale normalement garantie par le code de l’éducation, en arrêtant les subventions publiques à l’égard de plateformes privées pour l’enseignement distanciel (licences privées, “zoom rooms”, etc.).

 

SUD éducation appelle tou-te-s les personnels des universités à se mobiliser et se mettre en grève le 26 janvier prochain, avec les collègues de l’Éducation nationale, pour imposer nos revendications et la réouverture des universités aux étudiant-e-s avec les moyens nécessaires, des créations de postes, l’amélioration de nos salaires et de nos carrières et pour défendre nos conditions de travail et d’études. Le 4 février, journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle intersyndicale, sera l’occasion de combattre ce gouvernement qui fait payer la crise aux travailleurs-euses et à la jeunesse.

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 17:00

Monsieur le Premier ministre,

Nous avons appris par voie de presse que les “représentants de la communauté universitaire” seraient reçus vendredi 15 janvier à Matignon pour évoquer “la détresse des étudiants” et la situation dans l’enseignement supérieur. A ce jour nous n’avons pas été contactés ni invités.

Nous vous rappelons que les personnels que nous représentons font partie également de la communauté universitaire : que serait une université sans ses agent·e·s ? La rentrée pour le deuxième semestre est pour toutes et tous un sujet très préoccupant. La détresse des étudiant·e·s se double évidemment de celle des agent·e·s.

Il est urgent de construire avec l’ensemble des représentant·e·s de la communauté universitaire des réponses durables qui
permettent de sortir de cette situation tout en assurant la sécurité sanitaire de toutes et tous.
Nous traversons un moment particulièrement critique. La demande que nous avons formulée à plusieurs reprises depuis plus de deux mois d’entrevue avec le MESRI et le Premier ministre n’a toujours pas été entendue. Tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche doivent être entendus.

La persistance à ignorer les personnels de l’ESR, dans les discussions qui les concernent, est vécue comme un manque de considération.

Nous sollicitons donc à nouveau d’urgence un rendez-vous avec vous pour échanger sur la situation et vous faire part de nos analyses, nos craintes et nos propositions.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à notre attachement au service public
de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Signataires : SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNTRS CGT, CGT FERC sup, CGT Inrae, SGEN-CFDT, SNPTES,

SUD Education, UNSA, FO ESR, SUD recherche EPST, Sup’ Recherche-UNSA, A&I-UNSA, UNSA-IRTF.BiO

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 16:59

La journée de grève des AED du 1er décembre a été incontestablement un succès.

Les services de vie scolaire, en première ligne depuis le début de la pandémie pour l’application du protocole sanitaire, sont au bord de l’implosion. Au-delà de la période de crise sanitaire, ces services sont largement sous-dotés et les conditions d’exercice des personnels AED sont inacceptables : des contrats d’un an renouvelable dans une limite de 6 ans, temps partiels parfois imposés, salaires largement insuffisants, temps de formation insuffisant.

Il est temps d’exiger pour ces personnels une amélioration des conditions de travail (diminution du temps de travail, créations de postes supplémentaires, augmentation du temps de formation), une augmentation de salaire, et de vraies perspectives d’avenir, versement des primes REP et REP+.

Dans le cadre du Grenelle, ces personnels ont été complètement ignorés et aucune revalorisation n’est pour l’instant planifiée.

Pour toutes ces raisons, les collectifs AED appellent à une nouvelle journée d’action et de grève le 19 janvier 2021, un préavis de grève a été déposé.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNES-FSU, SNALC, SNFOLC, SUD-Éducation soutiennent la journée d’action et de grève du 19 janvier 2021 des personnels AED.

Elles les appellent à se réunir et préparer activement la journée de grève dans l’Éducation du 26 janvier, afin d’exiger des conditions de travail dignes, des postes supplémentaires, une augmentation des rémunérations, l’accès à un plan de formation initiale et continue.

Montreuil, le 13 janvier 2021

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 16:59

Aujourd’hui, SUD éducation a écrit au Premier Ministre pour lui demander de modifier le décret 2015-1087 du 28 août 2015 qui instaure les primes Rep et Rep+. SUD éducation lui demande d’ajouter les assistant-e-s d’éducation aux personnels susceptibles de bénéficier des primes REP et REP+.

Ces indemnités, d’un montant important pour des salarié-es rémunéré-es au Smic (1734 € annuels en Rep, 4646 € annuels en Rep+), sont versées à tous les personnels rémunérés par l’État des collèges en zone d’éducation prioritaire à l’exception des assistant‑es d’éducation et des AESH.

Pourtant, ces personnels, les moins bien rémunérés dans les établissements, accomplissent leurs missions au contact des élèves dans un contexte aussi difficile que leurs collègues.

Cette démarche initiée par SUD éducation est le préalable nécessaire avant une action en justice pour faire reconnaître les droits des assistant-es d’éducation à percevoir cette prime.

SUD éducation soutient les mobilisations en cours des AED, qui seront en grève pour revendiquer des augmentations de salaires et un véritable statut à compter du 19 janvier, et en particulier lors de la grève à l’appel de l’intersyndicale le 26 janvier prochain.

SUD éducation revendique, en plus du versement de la prime Rep une augmentation significative du salaire des AED et leur titularisation par la création d’un corps d’éducateur-trice scolaire.

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 16:59

Crise sanitaire : l’improvisation domine 

Le ministre Blanquer continue d’improviser sur les plateaux de télévision. Après avoir assuré à plusieurs reprises que les dédoublements devraient cesser, il doit de nouveau manger son chapeau. L’enseignement dit « hybride » est amené à se prolonger avec l’arrivée de la troisième vague épidémique que le ministre persiste à ne pas anticiper.

 

1 - Bac général et technologique 

Le contrôle continu aggrave les inégalités ! 

Le ministre Blanquer a annoncé au premier trimestre dans la presse que les évaluations communes de la classe de terminale sont remplacées par les moyennes annuelles de la classe de terminale dans les matières concernées. Avec cette décision,le poids du « livret scolaire » va passer de 10 % à 40% !

Il est inadmissible que les règles de la notation soient changées en cours d'année. 

Les commissions d’harmonisation « prennent connaissance de ces notes et procèdent à leur harmonisation », l’administration a même prévu qu’elles puissent prendre en compte 

des moyennes annuelles du livret scolaire l’année scolaire 2018/2019 dans les enseignements correspondants ainsi que des notes obtenues par les candidats de la session 2019 aux épreuves terminales correspondant aux enseignements concernés. Cette prise en compte des notes des années précédentes pose d’autant plus problème que les conditions d’enseignement depuis 2019 ont été fortement perturbées (réforme des retraites, E3C, crise sanitaire).

 

Avancer pour mieux sauter 

Aucune information n’a été communiquée concernant le maintien des épreuves de spécialités et du grand oral. Pourtant les épreuves de spécialités doivent avoir lieu en mars ! La crise sanitaire et la gestion locale de l’organisation scolaire ont considérablement ralenti les apprentissages. 

SUD éducation revendique l’annulation des épreuves de spécialités et du grand Oral et le rétablissement d’épreuves terminales nationales dès cette session. 

 

2- Examens professionnels 

L’aménagement des examens professionnels par le ministère se borne à réduire les PFMP. Or cet aménagement est insuffisant ! SUD éducation revendique également un  aménagement des programmes et la suppression du chef-d’œuvre. Le cumul des difficultés depuis la rentrée 2019 n’a pas permis aux enseignant-e-s d’accompagner les élèves dans la réalisation du chef d’œuvre.

Pour SUD éducation il faut revenir à des épreuves ponctuelles nationales en fin d’année pour toutes les disciplines. 

 

3- L’application des réformes contre l’intérêt des élèves et des personnels 

Les réformes des lycées, du bac et de l’orientation ont été imposées par le ministre Blanquer. Depuis leur promulgation, ces réformes montrent que leur application est dommageable pour les élèves. L’action du ministre est déterminée par la volonté d’appliquer coûte que coûte sa réforme et non celle d’assurer la réussite des élèves. C’est inacceptable ! 

 

SUD éducation revendique : 

  • De rétablissement d’épreuves de baccalauréat nationales et anonymes en fin d’année et l’arrêt de la prise en compte du contrôle continu dans l’obtention du bac.
  • des allègements de programmes négociés avec les organisations syndicales. À plusieurs reprises, SUD s’est adressée à ce sujet au Conseil Supérieur des Programmes et a participé aux commissions par discipline mises en place.
  • L’abrogation des réformes du lycée, du bac et de l’orientation.
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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 16:58
Ce tract a été publié le 12/01/2021

À la suite de la journée de grève inédite des assistant-e-s d’éducation (AED, AP & APS) du 1er décembre dernier, d’autres actions locales ont eu lieu tout au long du mois de décembre : journée de grève, rassemblement, conférence de presse, participation aux manifestations du 5 décembre, happening, etc. Cette mobilisation a trouvé un fort écho dans la presse régionale.

Localement des solidarités avec les autres catégories de personnels ont pu se mettre en place : caisses de grève, vote de motions pour l’obtention de la prime REP, affichage et grève en soutien aux revendications des AED.

Des collectifs d’assistant-e-s d’éducation se sont créés un peu partout sur le territoire, rompant ainsi l’isolement auquel sont soumises les équipes. Des assemblées générales se sont réuni-e-s tout au long du mois de décembre ainsi qu’une coordination nationale afin de décider de la suite à donner au mouvement.

Les collectifs d’assistant-e-s d’éducation appellent à une semaine de grève et de mobilisation à compter du 19 janvier 2021.

SUD éducation soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d’éducation à se réunir, à se saisir de cet appel et à se mettre en grève massivement aux dates décidées localement ainsi que le 26 janvier, journée de grève dans l’éducation nationale pour les salaires.

SUD éducation dépose préavis de grève spécifique aux AED pour la période.

SUD éducation ouvre une caisse de grève en ligne pour soutenir financièrement les AED et AESH en grève.


SUD éducation revendique :

- la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur-trice scolaire ;

- l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

- l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

- le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement, pour un recrutement académique ;

- l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;

- du matériel de protection fourni par l’employeur et le versement de la prime Covid.

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15 janvier 2021 5 15 /01 /janvier /2021 16:58

Il faut rétablir le baccalauréat national !

Le contexte de la crise sanitaire révèle au grand jour une réforme au calendrier intenable. La tenue d’épreuves de spécialité dès mars n’est pas compatible avec l’assimilation de connaissances solides et exigeantes dans une discipline. Les élèves ont subi un enseignement incomplet dès la Première et, pour beaucoup d’entre eux, les horaires sont divisés par deux depuis novembre 2020. Dans l’immédiat, pour répondre aux difficultés rencontrées dans les établissements, nos organisations demandent le report à juin des épreuves de mars et la suppression du grand oral, pour lequel les élèves sont insuffisamment préparés.

La réforme du lycée général introduit une désorganisation dans les établissements. Les programmes sont difficiles à tenir du fait que les horaires disciplinaires ne sont souvent pas suffisants et que les dédoublements nationaux n’ont pas été rétablis. Pour l’ensemble des personnels, la réforme dégrade considérablement les conditions de travail.

Les organisations syndicales SNES-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SUD Education, SNALC et SNCL-FAEN réaffirment leur attachement aux épreuves terminales, nationales, ponctuelles et anonymes, garantes de la valeur nationale du diplôme et de l’égalité des candidats face à l’examen.

Elles demandent leur rétablissement dès cette année et l'abandon du contrôle continu.

Enfin, nos organisations condamnent fermement et demandent le retrait de l'ordonnance du 24 décembre 2020 qui prévoit l'adaptation des épreuves qui pourront porter « sur leur nature, leur nombre, leur contenu, leur coefficient ou leurs conditions d’organisation, qui peut notamment s’effectuer de manière dématérialisée. » « Les adaptations apportées [...] sont portées à la connaissance des candidats par tout moyen dans un délai qui ne peut être inférieur à deux semaines avant le début des épreuves. »

Les organisations appellent les personnels à poursuivre les mobilisations en cours, à s’engager dans l’action et à préparer une grève le mardi 26 janvier pour exiger le rétablissement des épreuves terminales et nationales du baccalauréat, des créations de postes, le recours et l’abondement des listes complémentaires pour couvrir tous les besoins, une autre politique éducative, le dégel de la valeur du point d’indice couplé à des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. Elles engagent les personnels à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs et du gouvernement.

à Paris, le 12 janvier 2021

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:57
Brigade et Freinet : quelques activités coopératives faciles à mettre en place en tant que remplaçant en maternelle

Cet article a été publié le 28/11/2020

Voici une fiche ressources sur quelques activités coopératives faciles à mettre en place en tant que remplaçant dans le 1er degré en maternelle.

 

https://www.sudeducation.org/brigade-et-freinet-quelques-activites-cooperatives-faciles-a-mettre-en-place-en-tant-que-remplacant-dans-le-1er-degre-2/

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:55
Les pédagogies critiques (ou radicales)

Cet article a été publié le 28/11/2020

Origine des pédagogies critiques (ou radicales) :

Les pédagogies critiques (appelées aussi radicales aux USA) trouvent leur origine dans l’œuvre du pédagogue brésilien Paulo Freire (1921-1997). Elles constituent un courant international qui s’est développé dans différents pays en particulier de langue anglaise, hispanique ou encore portugaise à partir du début des années 1980. Paradoxalement, les pédagogies critiques se sont peu développées dans les pays de langue française jusqu’à présent.

Objectif des pédagogies critiques :

Elles sont orientées vers la lutte contre les discriminations et vers l’engagement pour la justice sociale et environnementale.

Sous-courants des pédagogies critiques :

pédagogie critique féministe, pédagogie queer (questions LGBTQI+), pédagogie critique anti-raciste, pédagogie critique de la norme et pédagogie anti-oppressive (lutte contre les discriminations multiples), éco-pédagogie (écologie)….

Les domaines des pédagogies critiques :

éducation populaire hors-école, alphabétisation des adultes, pédagogie universitaire, pédagogie scolaire (de la maternelle à l’université), application dans différentes disciplines scolaires….

Éducation à : éducation à la citoyenneté, éducation à la lutte contre les discriminations, éducation aux médias, éducation aux droits humains…

L’agir éthique :

Les pédagogies critiques ou radicales se situent au niveau de l’agir éthique. Elles constituent une action-réflexion concernant la lutte contre les discriminations et les inégalités sociales dans l’enseignement et dans la société. Pour cela, elles visent à développer des vertus chez les professionnels par la pratique et l’exercice : la cohérence entre les valeurs et l’action, l’ouverture au dialogue, le respect de la dignité de la personne humaine, l’espoir (contre le fatalisme)…

La pédagogie critique vise d’abord la conscientisation des professionnel/le avant de conscientiser les apprenant-e-s.

Les principes :

Les pédagogies critiques ou radicales ne se caractérisent pas par des outils ou des techniques, mais par des principes qu’il s’agit d’adapter au contexte social dans lequel on agit :

  • la prise en compte de l’expérience sociale des apprenant-e-s.

  • le dialogue (ou pratique dialogique) entre savoirs d’expérience sociale et savoirs théoriques

  • la problématisation de la réalité sociale : «1. Qui bénéficie de cette situation ? 2. Y-a-t-il un groupe dominant ? 3. Qui définit la façon dont les choses doivent être structurées ? 4. Qui définit ce qui doit être valorisé ou dévalorisé ? »

  • la conscientisation : la prise de conscience de l’existence de rapports sociaux de pouvoir qui structurent la société.

  • la démythification : la critique des empêchements à agir pour transformer la société

  • l’empowerment ou développement du pouvoir d’agir.

La didactique critique :

Elle ne doit pas être confondue avec la pédagogie critique et occupe une place secondaire par rapport à l’agir éthique. Il s’agit de l’ensemble des outils qui peuvent être développés pour aider à mettre en œuvre les principes de la pédagogie critique : enquête sociale de conscientisation, groupe de conscientisation, activités expérientielles comme « la ligne de privilège » (ou « pas en avant »)…

Pour aller plus loin :

  • Livres :

Paulo Freire, Pédagogie de l’autonomie, Eres, 2013

bell hooks, Apprendre à transgresser, Syllepses, 2019.

Irène Pereira, Paulo Freire, Pédagogue des opprimé-e-s, Libertalia, 2017.

 

  • Site Internet :

Les cahiers de pédagogies radicales

Chaîne vidéo de l’Institut bell hooks/Paulo Freire

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11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 13:55
Comment lire sa fiche de paie ?

Cet article a été publié le 05/12/2020

Savoir lire une fiche de paie, c'est pouvoir comprendre comment on est payé-e !

Les fiches de paie dans l'Éducation nationale sont peu lisibles. Suivez le lien puis cliquez sur le PDF  ou sur l'image pour télécharger une fiche de paie commentée et détaillée.

https://www.sudeducation.org/lire-sa-fiche-de-paie/

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