24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 18:09

Cela fait maintenant près de deux ans que, face à la crise sanitaire, le système éducatif ne tient que par l’engagement sans failles de ses personnels. Pendant ces deux ans, le ministère n’a pas pris la mesure des besoins des établissements scolaires afin qu’ils restent des lieux où on apprend, et pour qu’ils puissent répondre aux conséquences pédagogiques de cette crise. Il a fallu attendre la grève massive du 13 janvier dernier pour que des moyens, qui restent insuffisants, soient débloqués. Depuis deux mois, la vague Omicron a eu des conséquences catastrophiques avec des absences d’élèves, d’enseignants et d’AESH qui n’ont pas permis à tous les élèves d’apprendre et de progresser. Tous les professionnels font le constat d’une difficulté accrue des apprentissages, d’une perturbation du rythme de travail, du fait de collectifs-classes abîmés où les habitudes nécessaires à des apprentissages efficaces sont à reconstruire. C’est pour cela que les syndicats du premier degré ont tous demandé l’annulation ou la suspension des évaluations de mi-CP, prévues au départ en janvier. Le ministère a finalement fait un autre choix, privilégiant dogmatiquement le report de ces évaluations au retour des congés d'hiver. Pourtant, de l’aveu même de la DEPP (direction de l'évaluation du ministère), ces évaluations ne pourront même pas être utilisées en comparaison des années précédentes du fait de leurs conditions perturbées de passation et des conditions d’apprentissage dégradées depuis la rentrée. Non, l’urgence n’est pas d’imposer ces évaluations. L’urgence est de soutenir pleinement les personnels de terrain dans le difficile tissage des liens pédagogiques rompus par des semaines de crise, pour réengager tous les élèves dans les apprentissages et limiter le creusement des inégalités scolaires.

Par ailleurs le ministère annonce le report des épreuves de spécialité en lycée, et un aménagement de l’épreuve anticipée de français. Il s’agit d’une victoire de la forte mobilisation contre un ministre qui refusait d’entendre raison : c’est une preuve que la grève est un outil efficace aux mains des personnels. Pour SUD éducation, ce report montre qu’il est possible d’obtenir l’abandon complet des épreuves de spécialités en cours d’année. SUD éducation continue de revendiquer :
— l’abrogation de la réforme du baccalauréat, du lycée général et technologique et de parcoursup, véritables rouages du tri social des élèves, et vecteurs d’inégalités.
— la suppression du contrôle continu pour reconstruire des épreuves nationales, terminales et anonymes.
— un diplôme du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant accès à toutes les filières postbac sans sélection
— un plan de rattrapage avec l’ouverture des dizaines de milliers de places à l’université permettant d’accueillir tous et toutes les bachelier-e-s qui en font la demande.


 

Le ministre Blanquer a nommé par arrêté Mark Sherringham comme président du Conseil supérieur des programmes, à la place de Souâd Ayada. Pour SUD éducation, c’est une nouvelle preuve de la dérive concordataire du ministère, qui s’éloigne toujours davantage du principe de laïcité. Cette nomination s’inscrit dans le contexte du retour du catholicisme d’État actuellement à l'œuvre. En effet, Mark Sherringham s’est exprimé à plusieurs reprises sur le sujet, déclarant vouloir “réintroduire explicitement le christianisme dans le débat éducatif”. Plus récemment, il a participé à des sessions de formation pour permettre aux directions d’école privées hors contrat de préparer les inspections du ministère de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, c’est en tant que responsable de l’élaboration des programmes qu’il sera en mesure de mettre en œuvre ce projet résolument anti-laïque. SUD éducation dénonce le peu de considération pour la laïcité et la neutralité de l’État à l'œuvre, de la part d’un ministère par ailleurs prompt à faire des procès en laïcité aux personnels et à leurs organisations.

Nous avons pu voir comme des millions de françaises et de français une enquête de France 2 dans le cadre de son journal télévisé du 20H diffusée le mercredi 16 février 2022 à une heure de grande écoute. L’image du département de l’Orne en ressort ternie. Le conseil départemental avait été alerté à l’époque, lors de la location du site du palais d’Argentré (propriété du Conseil départemental) sur les risques que pouvaient engendrer l’implantation de cette école hors-contrat à vision d’intégrisme religieux confirmant son implantation après La Croix des vents. Une autre demande avait été formulée lors d’un CDEN pour demander à la DASEN quelles étaient les mesures prises et effectuées à propos de ces écoles hors-contrat. Ce n’est donc pas un problème nouveau mais, compte-tenu des propos tenus et des images montrées dans ce documentaire, nous vous demandons ce que les pouvoirs publics entendent mettre en œuvre pour y faire face.


 

Le 11 février 2005, la Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était promulguée. Cette loi a permis la scolarisation de milliers d’enfants en situation de handicap. SUD éducation défend sans détour une école inclusive, c'est-à-dire une école qui se donne les moyens d’accueillir tou·tes les élèves. Mais, force est de constater que 17 ans après les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus en difficulté, à commencer par les élèves en situation de handicap. Le ministère Blanquer a beau se gargariser d’être celui de l’école inclusive, sur le terrain la réalité est tout autre : il n’y a pas assez de personnels, pas assez de formation, trop d’élèves par classe. L’accompagnement des élèves en situation de handicap se fait dans des conditions inadmissibles : les AESH ont des conditions salariales et statutaires au rabais tandis qu’il leur est demandé d’accompagner de plus en plus d’élèves pour de moins en moins d’heure. La mise en place des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé accompagne cette logique de mutualisation comptable des moyens. Pour une école réellement inclusive, qui accueille tou·tes les élèves, SUD éducation revendique :

  • une baisse du nombre d’élèves par classe de la maternelle au lycée, permettant la mise en œuvre d’une adaptation pédagogique nécessaire à l’inclusion ;

  • l’ouverture et le renforcement des dispositifs d’aide et d’inclusion (RASED, ULIS…) ;

  • une politique ambitieuse de formation des personnels, en accord avec les besoins rencontrés ;

  • le recrutement de personnels supplémentaire, enseignant·es, AESH, personnel médico-sociaux ;

  • la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, la hausse des salaires et l’abandon des PIAL.

 

Comme à chaque CDEN, nous souhaitons attirer votre attention sur la non-scolarisation ou la scolarisation trop tardive des mineurs isolés pris en charge par le département. Retarder leur scolarisation, c'est les condamner à l'échec. Nous vous demandons à nouveau de tout mettre en œuvre pour faciliter la scolarisation de ces jeunes même si leur minorité n'est pas encore prouvée. Nous nous devons de les accompagner dans ce premier pas vers l'intégration.

 

Notre inquiétude grandit aussi face aux familles toujours plus nombreuses qui choisissent la scolarisation à domicile. Nous vous demandons la plus grande vigilance envers ces élèves déscolarisés afin de s'assurer du suivi et des conditions de leurs apprentissages.

 

Pour ce qui est de la carte scolaire, SUD éducation espérait un moratoire sur les fermetures et l'ouverture de postes de RASED afin de lutter contre les difficultés croissantes des élèves consécutives à la crise sanitaire et aux problèmes sociétaux que nous constatons toutes et tous. Nous sommes bien déçus face aux mesures proposées.

 

Pour le second degré, les moyens ne sont pas au rendez-vous. Nous attendions beaucoup mieux. Nous sommes inquiets pour plusieurs établissements et tout particulièrement pour le collège de Rémalard où les classes vont être particulièrement chargées sur un secteur où les difficultés scolaires ne sont plus à démontrer. Une rallonge conséquente d'heures s'impose.

Quant au collège de Val au Perche, nous attendons toujours le résultat de l'audit et souhaiterions être informé.e.s au plus vite des conclusions.

 

Pour finir, nous sommes absolument scandalisé.e.s d'apprendre que La ligue de l'enseignement, partenaire essentiel de l'éducation dans ce département comme dans tant d'autres, n'est plus membre de ce CDEN. Nous demandons des explications sur cette décision et dénonçons les conditions de son application. La ligue n'a même pas été informée de cette décision alors qu'elle est une partenaire historique de cette instance.

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 18:08

Monsieur le préfet, Monsieur le représentant du conseil départemental, Monsieur le Directeur académique,

Au titre des 3 organisations représentées au CDEN, la FSU, l’UNSA et Sud Education, nous vous interpellons sur deux points :

  • Nous constatons, après le renouvellement de la composition du CDEN, la mise à l’écart de la ligue de l’enseignement de l’Orne, qui avait jusqu’à présent toujours représenté les associations complémentaires de l’enseignement public. Nous nous en étonnons et souhaiterions connaitre les raisons qui ont conduit à ce changement inédit.

  • Suite à la diffusion sur France 2 du reportage sur Academia Christiana et ses liens supposés avec l’institut La Croix des Vents, nous sommes très inquiètes et inquiets par rapport aux propos tenus pendant ce reportage. Nous vous alertons et demandons d’ores et déjà la communication du ou des rapports d’inspection sur ces écoles hors-contrat.

 

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 12:57

Dans l’enseignement supérieur, les femmes sont toujours les plus précaires : quels que soient les emplois (enseignant·e·s, chercheur·e·s ou BIATSS) le pourcentage de contractuelles parmi les femmes est supérieur à celui des hommes, et le taux de féminisation des populations contractuelles est toujours supérieur à celui des titulaires. Il y a donc un réel avantage masculin pour sortir de la précarité. Le recours accru aux contractuel·le·s que nous prépare la mise en œuvre de la LPR, risque fort d’aggraver encore cette discrimination.

À cela s’ajoutent des discriminations qui s’exercent au sein même des populations de titulaires : avec seulement 28% de femmes professeures alors qu'elles représentent 45% des MCF, cette ségrégation des corps entraîne une inégalité salariale sur toute une carrière. L’indice d’avantage masculin pour être professeur parmi les enseignant·e·s chercheur·e·s est de 1.68 et au rythme auquel il évolue il faudra attendre au moins 2038 pour qu’il soit égal à 1.

Si le déroulement de la carrière va agir sur la part indiciaire de la rémunération, à cela se rajoute la part indemnitaire qui accentue les inégalités: les primes, les heures complémentaires, la PEDR... tout cela renforce les inégalités salariales femmes-hommes.

Chez les personnels BIATSS, les femmes représentent plus des 2/3 des catégories B et C et sont sur-représentées parmi les personnels travaillant à temps partiel: situation qui s'explique par l'inégalité de partage des tâches, les femmes effectuent 72 % des tâches ménagères et 65 % des tâches parentales. Cette division genrée du travail a des conséquences sur la rémunération et sur l’avancement.

Avec près de 60% de femmes en Licence/Master, un décrochage massif s'opère entre le Master 2 et le doctorat. La précarité salariale imposée aux doctorant·e·s est certainement le facteur principal de cette ségrégation qui s'opère alors. Pour les doctorantes, face aux difficultés de financement et aux divisions genrées du travail domestique, il faut alors mener une triple journée : ses heures d'enseignements, ses recherches et le travail domestique.

Pour cela SUD éducation revendique un salaire pour tou·te·s les doctorant·e·s, l'obligation de crèche dans les universités, la prise en compte de la maternité dans le parcours de thèse...

 

Les revendications de SUD éducation pour l'égalité salariale :

✔︎ L’égalité salariale entre les hommes et les femmes, avec un salaire unique aligné sur le plus favorable
✔︎ L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite
✔︎ La neutralité des congés maternité, un congé parental mieux réparti entre les parents et mieux rémunéré,
✔︎ Les évaluations et promotions doivent être profondément réformées pour mettre fin aux mécanismes de cooptation patriarcale en instaurant enfin la fusion des corps d'EC
✔︎ La suppression de la précarité (dont sont victimes majoritairement les femmes), par une titularisation sans condition de toutes et tous les précaires, et l’arrêt du recrutement de nouveaux et nouvelles précaires
✔︎ La fin des primes et autres mécanismes indemnitaires qui renforcent les inégalités
✔︎ Le développement des services de la petite enfance (modes de garde individuels et collectifs) pour que les choix professionnels (temps partiels, disponibilités, congés parentaux...) puissent en être vraiment.

 

Luttons contre les violences sexistes et sexuelles au travail, à l'université comme ailleurs !

Dans les universités, les labos, les services, les salles de cours... comme dans la société, existent des rapports de pouvoir qui conduisent à des dominations et des discriminations. Là comme ailleurs, les stéréotypes liés au sexe véhiculés favorisent un maintien des inégalités entre les femmes et les hommes et la perpétuation d’agissements discriminatoires voire violents.

La précarité, les rapports de pouvoirs qui existent au sein de l'ESR (entre une doctorante et son directeur de thèse par exemple), la sur-représentation des hommes dans les instances de directions... tous ces mécanismes rendent difficiles l'expression de la parole pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles dans l'ESR.

Lutter contre les violences qui s’exercent contre les femmes, c’est lutter pour les droits de toutes les femmes.

Les revendications de SUD éducation contre les violences sexistes et sexuelles :

✔︎ Des campagnes de prévention des violences sexistes et sexuelles
✔︎ Des dispositifs d’information, de communication et de sensibilisation auprès de l’ensemble des personnels
✔︎ La définition et la mise en œuvre d’un dispositif de signalement et de traitement des violences sexistes et sexuelles
✔︎ La protection et l’accompagnement des victimes : l’employeur a la responsabilité de protéger les personnels
✔︎ De sanctionner les auteurs des violences

Le 8 mars, tou·tes en grève : nous ne nous tairons pas !

 
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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 12:49

Jean-Michel Blanquer a une façon bien singulière de répondre au bilan de la réforme du lycée dressé par ses propres services, aux sociétés savantes de mathématiques et aux organisations syndicales. Dans son mail du 17 février adressé aux enseignant·es de mathématiques, il affirme que « Ces interrogations ont pu se nourrir de la vigilance légitime par rapport à un sujet fondamental mais aussi de propos approximatifs et de références biaisées ou erronées ». Et suit une longue liste de rectificatifs.

Au-delà du mépris exprimé par cette phrase, ces mesures déjà prises ne permettront pas de répondre aux problèmes constatés. Il y a bien un abandon des mathématiques à partir de la classe de première pour  31 % des élèves de première. En 2019, on comptait 47,5% de filles en Terminale S et en 2021 il y a 39,8% de filles en spécialité maths :  en deux ans de réforme du lycée la part des filles à choisir les mathématiques est revenue au niveau de 1994. Il en est de même lorsque l’on étudie les choix de spécialités en fonction de l’origine sociale des élèves.

La disparition des mathématiques dans le tronc commun de la filière générale pose problème. Les élèves souhaitant s’orienter vers des filières comme la sociologie ou l’économie, ou s’orienter vers des cursus généraux, notamment pour devenir professeur⋅es des écoles, auront arrêté les mathématiques en fin de seconde, sauf à devoir suivre un enseignement de spécialité de mathématiques aussi difficile que les mathématiques de l’ancienne filière S et donc inadapté à de nombreux⋅ses élèves.

Comité sur la place des mathématiques : prendre les mêmes pour ne rien changer

Un comité sur la place des mathématiques vient d’être créé pour répondre aux questions soulevées. Les objectifs fixés en marquent déjà la limite. Ainsi il faudra “encourager encore plus de filles à choisir la spécialité mathématiques en première”, comme si le nombre de filles à effectuer ce choix était très important et qu’il fallait le renforcer.  L’énoncé de l’autre objectif, de "renforcer la place des maths dans l’enseignement scientifique" en limite la portée car on ne pourra renforcer la culture mathématique de l’ensemble des élèves qu’en la sortant d’un « enseignement scientifique » fourre-tout et en la faisant enseigner par des professeur·es de mathématiques.

Le choix des membres de cette commission est tout aussi significatif de la volonté de Blanquer de ne rien changer. Nous retrouvons ainsi Pierre Mathiot, architecte de la réforme du Lycée, Stanislas Dehaene, neuroscientifique qui pense l’enseignement comme répétition et technique d’apprentissage en niant les dimensions didactiques et pédagogiques, et Charles Torossian, auteur des actuels programmes de mathématiques.

SUD éducation revendique toujours :

  • l’abrogation de la réforme du lycée et du baccalauréat ;
  • la suppression de Parcoursup et l’accès à tous les bacheliers et bachelières dans la filière de leur choix ;
  • la création des dizaines de milliers de places nécessaires dans l’enseignement supérieur.
 
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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 14:50

Carte scolaire du premier degré

Prévisions rentrée septembre 2023 : - 340 élèves dans le public / -115 élèves dans le privé

Prévision P/E = 6,66 dans l'Orne / 5,89 en Normandie / 5,84 au national

10 postes de moins à la rentrée restitués à l'académie

24 retraits de postes devant élèves

14 ouvertures

Le e/c passe de 19,34 à 19,30

Demandes des syndicats

  • Nous espérions un moratoire suite à l'année difficile que nous avons traversée mais les mesures de fermetures de classes proposées sont nombreuses. Nous avons voté unanimement contre cette proposition de carte scolaire qui sera présentée au CDEN jeudi 24 février. Un CTSD de repli est prévu mardi 1er mars et si vote majoritaire contre au CDEN, un CDEN de repli sera organisé le 3 mars. Les mesures prises seront officielles à compter de cette date.

  • Nous avons demandé la réouverture de postes RASED. 42 postes ont été fermés depuis 2008. Trop peu d'élèves en difficulté peuvent être aidés.

  • Nous avons aussi demandé l'ouverture de postes de brigades afin d'éviter les problèmes de remplacement rencontrés cette année.

  • Nous avons de mandé à ce que plus de personnel.le.s, notamment les brigades mais pas uniquement, soit formé.e.s pour enseigner aux élèves en situation de handicap.

  • Nous avons dénoncé le fait que des classes ferment pour des baisses temporaires d'effectifs alors que ces derniers seront en hausse l'année suivante.

  • Nous avons demandé une vigilance particulière dans les écoles accueillant des élèves plus fragiles ou/et à besoins particuliers.

  • Enfin, nous avons demandé des ouvertures de classe là où ça nous semblait important et dénoncé quelques annonces de fermetures qui nous semblaient peu justifiées une fois les chiffres revus.


 

Liste des mesures proposées

Circonscription d’Argentan

1 création d’emploi sur l’école de Prévert/Maupassant, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école Anne Frank, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école de Gouffern-en-Auge (Chambois)

1 retrait d’emploi sur l’école de Trun

Circonscription d’Alençon

1 création d’emploi sur l’école Albert Camus, Alençon

1 création d’emploi sur l’école Jules Ferry, Alençon

1 création d’emploi sur l’école de Saint-Germain-du-Corbéis

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Mégissier, Cerisé

1 retrait d’emploi sur l’école Jean Monnet, Damigny

1 retrait d’emploi sur l’école d’Essay

1 retrait d’emploi sur l’école de Macé (RPI 14)

Circonscription de Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Aristide Briand, Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Pierre Perret, Soligny-la-Trappe

1 retrait d’emploi sur l’école de la Donnette, Bretoncelles

1 retrait d’emploi sur l’école de Perche-en-Nocé (Préaux-du-Perche)

Circonscription de L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Victor Hugo, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école La Ribambelle, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Millet, Nonant-le-Pin (RPI 83)

Circonscription de Flers

1 création d’emploi sur l’école Rémy Poirier, Banvou

1 retrait d’emploi sur l’école Le Petit Nicolas, Athis-Val-de-Rouvre (Athis-de-l’Orne)

1 retrait d’emploi sur l’école Lancelot du Lac, Céaucé

1 retrait d’emploi sur l’école Saint-Front, Domfront-en-Poiraie (Domfront)

1 retrait d’emploi sur l’école Écoles publiques Fertoises, La Ferté-Macé

1 retrait d’emploi sur l’école de Rives-d’Andaine (La Chapelle-d’Andaine)

1 retrait d’emploi sur l’école André Breton, Tinchebray-Bocage (Tinchebray)

1 retrait d’emploi sur le RPI 44 (La Coulonche, St Maurice-du-Désert, La Sauvagère)

1 retrait d’emploi sur le RPI 56 (St Fraimbault, St Mars-d’Égrenne, Passais-Villages)

1 retrait d’emploi sur le RPI 64 (Tinchebray-Bocage : Frênes, Montsecret-Clairefougère : Montsecret)

1 retrait d’emploi sur le RPI 85 (Cerisy-Belle-Étoile, St Pierre-d’Entremont)

Éducation prioritaire :

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Molière, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Les Vallées, Flers

1 création de poste ordinaire sur l’école Morin/La Fontaine, Flers

1 création de dispositif dédoublement sur l’école G.Flaubert/La Varende,Vimoutiers


 

Dispositifs particuliers :

 

Dispositif EMILE (Enseignement de Matières par l’Intégration d’une Langue Étrangère) : fermetures de postes ordinaires et ouvertures de postes dédiés au dispositif EMILE :

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Yvonne Sillière, Mortrée

3 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Louis Forton, Sées

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Des Cailloutins, Chailloué

 
École inclusive :
      • 1 transfert du dispositif ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) de l’école Robert Desnos à Alençon vers l’école Jean Monnet à Damigny

 
Brigade de remplacement départementale :

6 transferts d’emplois des brigades de remplacements ASH vers la brigade de remplacement ordinaire

 

Infos diverses

  • Évolution de structures : pas de fusion d'écoles ni de direction unique envisagée.

  • Cité éducative d'Alençon : projet activé entre DSDEN, Préfecture et communauté urbaine. Il s'agit d'une convention triennale qui porte sur 3 axes : ambition, ouverture culturelle, vivre ensemble.

  • TER de Vimoutiers : dernière phase avant signature de la charte.

  • Listes complémentaires : 6 collègues ont été recruté.e.s (5 à ½ temps et 1 à temps complet). Ils/elles seront accompagné.e.s dans leur pratique par un.e conseiller.e pédagogique.

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 19:15

Le 11 février 2005, la Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était promulguée. Cette loi a permis la scolarisation de milliers d’enfants en situation de handicap. SUD éducation défend sans détour une école inclusive, c'est-à-dire une école qui se donne les moyens d’accueillir tou·tes les élèves. Mais, force est de constater que 17 ans après les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus en difficulté, à commencer par les élèves en situation de handicap. Le ministère Blanquer a beau se gargariser d’être celui de l’école inclusive, sur le terrain la réalité est tout autre : il n’y a pas assez de personnels, pas assez de formation, trop d’élèves par classe.

L’accompagnement des élèves en situation de handicap se fait dans des conditions inadmissibles : les AESH ont des conditions salariales et statutaires au rabais tandis qu’il leur est demandé d’accompagner de plus en plus d’élèves pour de moins en moins d’heure. La mise en place des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé accompagne cette logique de mutualisation comptable des moyens.

Pour une école réellement inclusive, qui accueille tou·tes les élèves, SUD éducation revendique :

  • une baisse du nombre d’élèves par classe de la maternelle au lycée, permettant la mise en œuvre d’une adaptation pédagogique nécessaire à l’inclusion ;

  • l’ouverture et le renforcement des dispositifs d’aide et d’inclusion (RASED, ULIS…) ;

  • une politique ambitieuse de formation des personnels, en accord avec les besoins rencontrés ;

  • le recrutement de personnels supplémentaire, enseignant·es, AESH, personnel médico-sociaux ;

  • la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, la hausse des salaires et l’abandon des PIAL.

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 22:43

Depuis le 10 janvier 2022, les personnels accompagnant·es des élèves en situation de handicap du Val-de-Marne sont en grève illimitée. Elles et ils refusent les avenants à leurs contrats de travail qui leur sont imposés par la DSDEN et le Rectorat.

À travers ces avenants, l'académie de Créteil entend poursuivre le déploiement des PIAL. Ces Pôles inclusifs d'accompagnement localisés sont un outil de mutualisation des moyens d'accompagnement et ont comme conséquences :

la dégradation des conditions d'accompagnement des élèves qui bénéficient de moins en moins d'heures d'aide humaine à leurs côtés par semaine ;

la dégradation des conditions de travail des AESH qui voient leur zone d'intervention étendue, leur emploi du temps changer régulièrement et qui ne peuvent plus mener à bien leurs missions.

L'école inclusive, sans moyens à la hauteur des besoins, n'est qu'un slogan publicitaire. La logique d'économie budgétaire va à l'encontre de celle d'un service public d'éducation de qualité pour toutes et tous les élèves.

Les AESH du 94 dénoncent également les bas salaires et les temps incomplets imposés. Les ridicules augmentations de salaires concédées par Blanquer ne résolvent en rien la question de la précarité. Preuve en est, l'indice de rémunération de l'échelon 1 est repassé sous le niveau du SMIC au 1er janvier 2022, obligeant le ministère à revoir une nouvelle fois la grille.

La grande majorité des AESH ont des contrats à temps incomplets, réduisant d'autant les revenus, jusqu'à passer sous le seuil de pauvreté.

Aux côtés des grévistes du 94 et des organisations syndicales qui les soutiennent, SUD éducation revendique:

  • l'abandon des PIAL ;
  • de réelles augmentations de salaires ;
  • un temps de travail à taux pleins pour 24h d'accompagnement hebdomadaire ;
  • la titularisation dans un corps de fonctionnaire des AESH.

Les journées de grève nationale (8 avril, 3 juin et 19 octobre) démontrent que les AESH sont déterminé·es à faire entendre leurs revendications et à obtenir satisfaction.

Mardi 8 février, les AESH du 94 manifesteront au ministère, à 14h au métro Solférino. SUD éducation se tient à leurs côtés !

Une caisse de grève en ligne est ouverte pour leur permettre de tenir :

https://www.leetchi.com/c/caisse-de-solidarite-avec-la-greve-illimitee-des-aesh-du-val-de-marne

 

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 15:11

Le ministère annonce aujourd’hui le report des épreuves de spécialité en lycée, et un aménagement de l’épreuve anticipée de français.
Les épreuves de spécialité initialement prévues en mars sont reportées aux 11, 12 et 13 mai. Le programme des épreuves, qui était prévu pour la date initiale, reste inchangé.

Pour l’épreuve anticipée de français, le nombre de textes présentés est réduit à 9 en voie technologique, et à 16 en filière générale.
Pour SUD éducation, il s’agit d’abord d’une victoire de la forte mobilisation contre un ministre qui refusait d’entendre raison : c’est une preuve que la grève est un outil efficace aux mains des personnels.
Ce que Blanquer a lâché sous la contrainte de la grève l’a été a minima. Ces changements ne concernent que les épreuves de cette année, ce qui lui permet de sauver sa réforme du baccalauréat avec le maintien des épreuves en cours d’année et l’intégration du contrôle continu dans Parcoursup.
Pour SUD éducation, ce report montre qu’il est possible d’obtenir l’abandon complet des épreuves de spécialités en cours d’année.

SUD éducation continue de revendiquer :
— l’abrogation de la réforme du baccalauréat, du lycée général et technologique et de parcoursup, véritables rouages du tri social des élèves, et vecteurs d’inégalités.
— la suppression du contrôle continu pour reconstruire des épreuves nationales, terminales et anonymes.
— un diplôme du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant accès à toutes les filières postbac sans sélection
— un plan de rattrapage avec l’ouverture des dizaines de milliers de places à l’université permettant d’accueillir tous et toutes les bachelier-e-s qui en font la demande.

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28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 15:09

Communiqué de Solidaires 44

 

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27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 08:25
Expression de la fédération Sud éducation
Des démissions massives ...

En 2020-2021, on compte plus de 1648 démissions : un chiffre qui a explosé et ne cesse de croître depuis 2008.  De plus, l'administration n'a accordé que 296 ruptures conventionnelles pour 4 fois plus de demandes.

Ce sont les professeur·es stagiaires et les titulaires de moins de 5 ans qui démissionnent le plus : premières victimes d'une formation initiale dégradée par les réformes successives. En effet, les désillusions sont grandes entre les attentes d'un métier porteur de sens, la réalité du travail et le peu de reconnaissance obtenue.

En conséquence, un quart des enseignant·es se demandent s’ils et elles n’auraient pas mieux fait de choisir un autre métier. Et encore, ces enquêtes - rarement revendiquées par JM Blanquer - ne prennent pas en compte les effets des réformes récentes comme celle du lycée et les impacts multiples de deux années de protocoles sanitaires sur les conditions d'exercice. Enfin, ces études, insuffisantes en nombre et en portée, ne portent que sur les enseignant·es, masquant les expositions aux risques professionnels des autres catégories de personnels.

...Liées à la dégradation des conditions de travail

Loin d’être privilégiés, les personnels de l'Éducation nationale ont des conditions de travail souvent plus dégradées que dans les autres secteurs d’activité. Ils et elles sont même particulièrement exposé·es aux Risques Psychosociaux (RPS) générés par une organisation du travail dangereuse pour la santé mentale, physique et sociale :

- Près de la moitié des enseignant·es n’ont pas de repos de 48 heures consécutives

- Plus d’un quart des enseignant·es ont travaillé plus de 40h la semaine passée.

- Les enseignant·es emportent 7 fois plus de travail à domicile que dans les autres secteurs

- Les enseignant·es sont plus nombreux.ses que les autres cadres et professions intermédiaires à déclarer être joint·es en dehors de leurs horaires de travail pour des questions relatives à celui-ci, notamment depuis la Covid19.

- 2 enseignant·es sur 5 déclarent/estiment ne pas avoir les moyens matériels adaptés et suffisants pour effectuer correctement leur travail (2 fois plus que dans les autres secteurs).

(source : Enquête DARES-SUMER 2017)

En s'appuyant sur ces enquêtes, la Cour des comptes souligne aussi l'impact du manque de soutien hiérarchique et l'isolement des enseignant·es face à la montée d’agressions verbales ou physiques,  dont les effets sur la santé, comme l'épuisement professionnel ou les troubles musculo-squelettiques, peuvent être désastreux. Plus de 66% des enseignant·es déclarent ainsi des contraintes posturales et articulaires et près de 50% une exposition au bruit.

Enfin, la situation pandémique n'a fait que rendre visible une exposition très forte aux agents biologiques. Déjà plus sujets que les autres agents publics à certaines maladies transmissibles (grippe, gastro-entérite) et si les études sur le sujet manquent encore, les enseignant·es et les autres personnels en contact avec les élèves ont particulièrement été exposés au Covid-19 du fait de l'insuffisance des protocoles et moyens de protection collectifs et individuels mis en œuvre. L'incohérence et la multiplicité des protocoles ont par ailleurs généré par eux même des risques psychosociaux dont les effets sur la santé se matérialisent par l'épuisement constaté au sein des équipes.

Face à l'alourdissement continu de la charge de travail et la multiplication des tâches, les agent·es portent de plus en plus la responsabilité de l'organisation du travail sans les moyens pour y parvenir : 60% des enseignant·es déclarent ainsi être allé·es au travail malades contre 43 % pour les autres cadres et professions intermédiaires (note d'information de la DEPP 21.18). Évidemment, il s'agit d'une conséquence directe de la disparition progressive des remplacements et de la culpabilisation ressentie à devoir quitter son poste.

Dans ces conditions, comment s'étonner que moins de 2 enseignant·es sur 5 pensent pouvoir exercer leur métier jusqu'à la retraite ?

Agir pour ne plus subir

C'est l'obligation légale de l'employeur d'assurer notre santé et notre sécurité au travail (articles L4121-1 du Code du travail)  ! Il doit aussi évaluer, réduire ces risques et mettre en œuvre une organisation du travail adaptée (articles L4121-2 et suivants du Code du travail).

SUD Éducation revendique :

  • Le recrutement massif et la titularisation de l'ensemble des personnels contractuels
  • La diminution des effectifs dans les classes: 20 en milieu ordinaire, 16 en REP et REP+ et 12 en milieu spécialisé
  • Permettre à un maximum de personnels stagiaires et contractuels d’être titularisé·es puis d'être accompagné·es avec une formation par les pairs tout au long de leur carrière
  • La création d'instances de proximité permettant une réelle capacité de décision des équipes sur leurs conditions de travail
  • Le recrutement massif de médecins du travail et de personnels de prévention pour permettre une réelle prévention et un suivi de la santé au travail pour tous les personnels
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Published by SUD 61