22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 16:05

Le ministère de l’Éducation nationale est dans l’obligation de décliner l’accord du 30 novembre 2018 relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique. Cet accord prévoit de supprimer les situations d’écarts de rémunération et de déroulement de carrière, de mieux accompagner les situations de grossesse, la parentalité et l’articulation des temps de vie professionnelle et personnelle et de renforcer la prévention et la lutte contre les violences sexuelles, le harcèlement et les agissements sexistes.

Près de 3 ans après la signature de cet accord, on remarque que le ministère de l’Éducation nationale est très en retard dans son application alors même que 73% des personnels de l’Éducation nationale sont des femmes.

Les causes de l’aggravation des écarts de rémunération entre les hommes et les femmes

La rémunération des agentes de l’Éducation nationale relève d’une grille indiciaire commune aux hommes et aux femmes. Alors d’où viennent ces écarts de salaire?

 

Les hommes sont sur-représentées dans les postes les mieux rémunérés

83% des professeur·es des écoles sont des femmes mais elles ne représentent que 52% des agrégé·es.

De même, seul·es 36% des recteurs et rectrices d’académie et 29% des DASEN sont des femmes.

Les femmes sont sur-représentées dans les postes les moins bien rémunérés

On compte 129 000 personnels AESH en 2021. Le salaire moyen des AESH est de 750 euros nets par mois. Or le ministre Blanquer refuse de reconnaître leur métier en créant un vrai statut de la Fonction publique pour les AESH avec un temps plein à 24 d’accompagnement par semaine. Rémunéré· es au SMIC, ces personnels subissent les temps incomplets imposés car les conditions d’emploi dans les écoles et dans les établissements scolaires ne permettent pas aux AESH de travailler à temps plein.

La politique du “tout-indemnitaire” et l’augmentation des heures supplémentaires est défavorables aux femmes

Alors que les hommes sont très largement minoritaires chez les professeur· es des écoles, ils sont sur-représentés dans les postes qui donnent accès à des primes et indemnités spécifiques : 17% d’entre eux exercent une fonction de direction et 40% sont conseillers pédagogiques. Ainsi le salaire net des hommes est de 11% plus élevé que celui de leurs collègues femmes, l’écart de primes est de 43% entre les femmes et les hommes

Du côté des certifié·es, on observe un écart de salaire de 8%. Les hommes gagnent plus entre autres raisons car ils effectuent davantage d’heures supplémentaires (+51%) que les femmes et prennent en charge des missions qui donnent droit à des indemnisations et des primes (29% de plus que les femmes). Par ailleurs, les femmes sont sur-représentées chez les personnels qui, du fait de leur temps partiel, ne peuvent se voir imposer d’heures supplémentaires.

La politique de Blanquer de l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires à absorber pour les personnels est donc responsable d’une aggravation des écarts de rémunération entre hommes et femmes.

 

La sur-représentation des femmes parmi les personnels à temps partiel

Dans la Fonction publique, 23% des femmes fonctionnaires travaillent à temps partiel contre seulement 6% des hommes. Les femmes sont sur-représentées parmi les personnels travaillant à temps partiel car le partage des tâches reste encore aujourd’hui inégal dans la société : 72% des tâches ménagères et 65% des tâches parentales sont effectuées par les femmes. De même, les salaires des femmes étant majoritairement inférieurs à ceux de leurs conjoints, ce sont les femmes qui travaillent à temps partiel ou bénéficient du congé parental.

 

Mieux accompagner les situations de grossesse, la parentalité et l’articulation des temps de vie professionnelle et personnelle?

On peut interroger l’action du ministère de l’Éducation nationale sur cet axe pourtant important de l’accord de 2018. L’Éducation nationale a fait le choix de ne pas aller plus loin que les dispositions générales à la Fonction publique (pas de jours de carence pour les congés maladie en période de grossesse par exemple).

L’allongement de la durée du congé « paternité » à 28 jours dont 7 jours obligatoires et le passage de dix à seize semaines du congé des familles adoptant un enfant, votés à l’Assemblée nationale, sont de petites avancées pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes mais elles sont largement insuffisantes. Aujourd’hui encore, l’essentiel de la charge liée aux enfants, qu’elle soit mentale, sociale ou professionnelle, repose sur les femmes.

SUD éducation revendique :

  • la suppression du terme congé « paternité » et le remplacement par « congé 2ème parent » , plus inclusif, notamment pour les couples lesbiens.

  • l’obligation d’un congé second parent et son allongement à 9 semaines avec une possibilité de le fractionner.

  • la possibilité d’allongement jusqu’à 16 semaines comme pour le congé maternité.

     

Une politique de prévention et de traitement des violences sexuelles et sexistes au travail insuffisante : l’omerta doit cesser !

Sur le papier, alors que le ministère affiche des objectifs fondamentaux : mettre en place un dispositif de signalement, de traitement et de suivi des actes de violences sexistes et sexuelles auprès des services de l’Éducation nationale, former les publics prioritaires à la prévention et à la lutte contre les discrimination, les actes de violence, de harcèlement moral ou sexuel et les agissements sexistes et accompagner les agent·es victimes de violence.

La théorie :

Dans le plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes 2021-2023, L’Axe 5 intitulé “Prévenir et traiter les discriminations, les actes de violences (dont les violences sexistes et sexuelles), de harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes” traite ce sujet en mesures :

La mesure 1 rappelle que “la lutte contre les discriminations, les actes de violences, de harcèlement moral ou sexuel ainsi que les agissements sexistes,” est “ une thématique obligatoire du plan national pour l’égalité professionnelle des MENJS et MESRI et de ses déclinaisons dans les académies et dans les établissements”. Cette obligation s’appuie sur loi TFP du 6 août 2019 et sur le décret du 4 mai 2020.

La mesure 2 évoque la mise en “place un dispositif de signalement, de traitement et de suivi des actes de violences, discriminations, harcèlement moral ou sexuel, agissements sexistes auprès des services centraux, déconcentrés et des opérateurs” qui se réduit à un numéro de téléphone et une adresse mail.

La mesure 3 évoque la formation des “publics prioritaires à la prévention et à la lutte contre les discriminations, les actes de violences, de harcèlement moral ou sexuel et les agissements sexistes”

La mesure 4 évoque l’accompagnement des “agents victimes de violences”

Cet accompagnement peut mobiliser plusieurs leviers :

la médecine de prévention ;

les services sociaux du personnel ;

les services d’action sociale : aide au logement, aide financière, etc. ;

les services RH pour faire cesser les faits en prenant toutes mesures conservatoires (protection de la victime et neutralité de l’enquête administrative) ou pour des mesures de gestion, notamment dans le cadre des demandes de mobilité qui pourront être traitées hors barème pour le MENJS et hors campagnes de mobilité. À l’inverse, il importe de ne pas déplacer systématiquement la victime, sauf volonté contraire de l’intéressé(e) ;

les services RH et/ou juridiques pour faciliter l’octroi de la protection fonctionnelle. Par ailleurs, toute personne ayant qualité de témoin cité dans le cadre d’une procédure disciplinaire et qui s’estime victime notamment de violences sexistes ou sexuelles et/ou de discriminations de la part du fonctionnaire convoqué devant l’instance disciplinaire, peut demander à être assisté, devant cette même instance, d’une tierce personne de son choix ;

les acteurs et dispositifs de soutien psychologique internes ou externes (MGEN, etc.).”

 

La mesure 5 traite de “Responsabiliser les employeurs dans la conduite de l’action disciplinaire”

Les MENJS et MESRI mettent en oeuvre une politique disciplinaire ferme à l’encontre des auteurs de discriminations, actes de violences, de harcèlement moral ou sexuel et d’agissements sexistes. Cette politique doit être visible, assumée et garantir la mise en œuvre du principe de « tolérance zéro ». Elle implique de mobiliser l’ensemble des dispositifs juridiques relatifs à la sanction de ces actes. Dès lors, doivent être mises en œuvre sans délai, comme le rappelle la circulaire du 9 mars 201828, tant les procédures répressives prévues par le Code pénal que les procédures disciplinaires prévues par les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. La procédure disciplinaire peut être menée indépendamment de toute procédure pénale en cours. ”

La réalité du terrain

Sur le terrain, la réalité est toute autre. Les équipes SUD éducation accompagnent des personnels dont la parole n’est pas entendue ou discréditée par l’administration. Les supérieurs hiérarchiques minimisent trop souvent les violences sexuelles ou sexistes qui sont dénoncées et refusent de prendre des mesures conservatoires pour protéger les victimes. Dans certains départements, des formations concernant la prévention et le traitement des violences sexuelles et sexistes au travail à destination des équipes de direction ont été mises en place mais les personnels de direction n’y participent que trop rarement. Les référent·es égalité professionnelle, diversité et lutte contre les discriminations déployés depuis 2018 dans les rectorats sont souvent les responsables des Ressources Humaines, au contraire cette mission nécessite un emploi à plein temps afin d’être pleinement accomplie.

Sur le terrain, on remarque que lorsque des violences sont dénoncées, ce sont les victimes qui sont déplacées ou qui mutent afin d’y échapper. De même, l’administration refuse d’octroyer la protection fonctionnelle tant qu’une plainte n’a pas été déposée au pénal et lorsque c’est le cas, elle borne l’exercice de la protection fonctionnelle à un hypothétique remboursement des frais de justice alors qu’elle devrait prendre des mesures de protections de la victime.

Le silence complice de l’administration est une épreuve de plus pour les personnels qui sont victimes de violences sexuelles et sexistes sur leur lieu de travail.

Un bilan d’activité de ces dispositifs doit être présenté dans les instances académiques et dans les CHSCT, réclamons-les !

SUD éducation revendique l’application de la circulaire du 9 mars 2018 qui prévoit:

  • une campagne de prévention et de formation sur les violences sexistes et sexuelles ;

  • des dispositifs d’information, de communication et de sensibilisation auprès de l’ensemble des personnels avec la diffusion d’un numéro vert, le rappel de la loi, l’organisation de réunions de sensibilisation ;

  • la définition et la mise en œuvre d’un dispositif de signalement et de traitement des violences sexistes et sexuelles : ce dispositif est aujourd’hui inexistant ! Les signalements des personnels restent sans réponse de l’administration.

  • la protection et l’accompagnement des victimes : l’employeur a la responsabilité de protéger les personnels : il doit prendre des mesures conservatoires !

  • de sanctionner les auteurs des violences : aujourd’hui, bien souvent l’administration se contente de déplacer soit la victime soit l’auteur des violences ou attribue une sanction parmi les plus basses aux auteurs de violences sexistes ou sexuelles !

Quelques chiffres concernant les violences sexuelles et sexistes en France :

  • 93 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol chaque année,

  • 32% des femmes ont déjà subi du harcèlement sexuel au travail,

  • 1,2 million de femmes sont la cible d’injures sexistes chaque année.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 09:51

Dans le cadre de la réforme de la formation et des concours de l'enseignement, imposée à marche forcée depuis cette rentrée, le ministère a annoncé, dans un projet de décret au Comité Technique Ministériel, que les enseignant·es stagiaires lauréat·es du concours après leur année de M2 seraient en service à plein temps avec très peu de formations.

La réforme de la formation des enseignant·es déplace le concours en M2, année lors de laquelle aura également lieu un stage (soit un stage Stage d’Observation et de Pratique Accompagnée dit SOPA, soit un stage sous statut de contractuel·le  alternant·e à tiers temps). Le ministère semble considérer ce stage comme suffisant pour, après l'obtention du concours, exercer à temps plein en tant que fonctionnaire stagiaire si le-la stagiaire a suivi un master MEEF. Cela lui sert surtout à faire des économies  de postes ( un·e futur·e fonctionnaire stagiaire effectuera le service de deux actuel·les fonctionnaires stagiaires). Ce stage à plein temps était déjà la situation des lauréat·es des concours entre 2010 et 2013. Le constat était sans appel durant ces 3 années:  un grand nombre de démissions dues à une entrée dans le métier particulièrement difficile. Une mobilisation importante, autour du collectif “stagiaires impossibles “, à laquelle avait largement pris part SUD éducation, avait permis un retour à une quotité horaire acceptable pour les stagiaires.

Selon SUD éducation, l’entrée dans le métier doit impérativement se faire progressivement pour qu'elle soit réussie. Ce stage à plein temps semble indiquer que le métier s'apprend uniquement "sur le tas" selon une autorité et des compétences « naturelles ».

Le projet du ministère qui tendait à revaloriser et à rendre attractif le master MEEF pour devenir enseignant·e est fortement mis à mal! Il y a en effet fort à parier qu'il va devenir plus populaire de faire un master non MEEF que MEEF car dans ce cas, le·la stagiaire aura un service à mi-temps et une formation sur le reste du temps...

Dans le même temps, le ministère a annoncé une prime annuelle de  1200€ : touchée en totalité pour les fonctionnaires stagiaires issu·es d'un master MEEF, au prorata de leur temps de service pour les autres… Serait-ce pour mieux faire passer la pilule à ces stagiaires à plein temps avec formation ?

Pour SUD éducation, cette prime est une fausse réponse pour les collègues entrants dans le métier qui ont besoin, comme tous·tes les personnels de l’Éducation nationale, d'une véritable revalorisation salariale et de meilleures conditions de travail.

SUD éducation dénonce cette annonce de stage à plein temps qui s'inscrit dans la droite ligne de la formation en alternance en M2. SUD éducation revendique  toujours le retour à un concours à bac +3, suivi de deux années de formations rémunérées validées par un Master et avec une entrée progressive dans le métier.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 09:50

Mardi 19 octobre, le ministre Blanquer a présenté au Conservatoire national des Arts et métiers son plan de formation de la laïcité. Celui-ci est tiré du rapport Obin, dénoncé par SUD éducation comme faisant partie d’une vaste entreprise de dévoiement de la laïcité à des fins de mise au pas des enseignant·es.

De fait, Blanquer est allé plus loin encore que le rapport. D’une part, il diffame les personnels de l’Éducation, en disant qu’une partie de ceux-ci ne respectent pas les valeurs de la République, à commencer par la laïcité. D’autre part, il menace les personnels, comme il en a l’habitude, en sous-entendant que certain·es devraient “sortir du métier”, et qu’il pourrait y avoir des mesures sur le plan de la “gestion de la carrière des personnes”.

Si on le prend au mot, c’est bien le ministre et le gouvernement qui ont un problème avec les principes qui fondent la République :

  • la liberté, et notamment la liberté syndicale, mises à mal par plusieurs années de répression généralisée et d’autoritarisme ;
  • l’égalité, foulée au pieds notamment par la mise en œuvre de la casse du baccalauréat national, la réforme des lycées et parcoursup ;
  • la fraternité, remise en cause par des années de discours haineux et stigmatisants de la part du ministre, par les expulsions de familles sans-papiers et en bafouant le droit à la scolarisation des mineur·es étrangers·ères

En particulier, c’est bien le ministre Blanquer qui ne respecte pas la laïcité comme il le devrait :

  • en augmentant chaque année la part du privé dans le budget de l’Éducation nationale, au détriment de l’enseignement public ;
  • en intégrant des établissements de l’enseignement privé catholique dans les expérimentations à venir de l’Éducation prioritaire ;
  • en publiant une campagne d’affichage qui dévoie la laïcité sur des bases racistes et islamophobes ;
  • en prenant des positions publiques contraires aux dispositions de la loi et du statut de la fonction publique sur la laïcité, concernant l’accompagnement des sorties scolaires par les parents d’élèves notamment. 

SUD éducation dénonce fermement les propos du ministre et réaffirme que la laïcité est du côté de celles et ceux qui défendent l’école publique, et non de ses fossoyeurs.

SUD éducation demande que le ministre revienne immédiatement sur ses propos et s’excuse auprès des personnels de ses propos inacceptables.

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22 octobre 2021 5 22 /10 /octobre /2021 09:50
Ce communiqué a été publié le 19/10/2021
 

Après celles des 8 avril et 3 juin dernier, c’est aujourd’hui la troisième journée de grève nationale des AESH à l’appel de l’intersyndicale. Nous nous félicitons de la réussite de cette grève : les AESH ont encore une fois démontré leur capacité de mobilisation et leur détermination. Plusieurs milliers de collègues se sont mis·es en grève et plus d’une centaine de rassemblements et manifestations ont eu lieu devant les DSDEN, rectorats et devant le ministère de l’éducation nationale.

Cette rentrée 2021 a été marquée par la généralisation des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisés (PIAL), outil de la mutualisation des moyens d’accompagnement. À l’inverse de l’évaluation des besoins des élèves au plus près de la réalité, c’est une logique de rentabilité et d’économie des moyens qu’impose le ministère. Les conditions d’accompagnement des élèves sont de plus en plus détériorées, les conditions de travail des AESH de plus en plus difficiles.

Pour les personnels, le ministère continue d’imposer sa logique de contractualisation et de précarisation : avec un salaire moyens de 750 euros, les AESH enchaînent les années de CDD. Au bout de 6 ans, la CDIsation n’offre aucune garantie statutaire. Cela pousse bon nombre de collègues à démissionner et les difficultés de recrutement sont prégnantes. Les revalorisations salariales annoncées par le ministre Blanquer à la fin de l’été ne sont qu’un leurre tellement elles sont faibles.

Après cette journée de grève massive, la mobilisation doit marquer le pas. Pour gagner il faut instaurer un rapport de force puissant. SUD éducation appelle les AESH à constituer des collectifs locaux auto-organisés, pour s’opposer aux conséquences des PIAL (démultiplication des lieux de travail et du nombre d’élèves à accompagner, mutations forcées, pressions hiérarchiques, etc.) et imposer des avancées locales aux académies (offre de formation, brigades de remplacement, gestion des personnels, etc.).

Au plan national, SUD éducation portera au sein de l’intersyndicale la construction d’une nouvelle date de grève pour continuer d’imposer un rapport de force au ministère sur la question des salaires et du statut.

Aux côtés des AESH, SUD éducation revendique :

- la création d’un statut d’éducatrice/éducateur scolaire spécialisé·e et une titularisation sans condition dans un corps de fonctionnaire ;

- la reconnaissance d’un temps plein pour 24 heures d’accompagnement auxquelles s’ajoutent les heures connexes pour le travail de préparation, de suivi et de concertation ;

- l’accès à la prime REP/REP+ au même titre que les autres personnels ;

- l'abandon des PIAL et de la logique de mutualisation ;

-  une véritable formation initiale et continue.


SUD éducation a chiffré le coût financier de ses revendications : créer un statut de fonctionnaire pour 129 000 AESH avec un temps plein à 24h et un salaire net à 1 700 euros coûterait 0,211 milliards d’euros, soit une augmentation de 0,27 % du budget du ministère de l’éducation nationale.
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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 18:07

 

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18 octobre 2021 1 18 /10 /octobre /2021 18:05

 

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 19:06
Mejdi et Dalila sont scolarisé.e.s ici, vivent ici avec leurs parents : La famille reste ici !

A Rouen, le préfet ordonne le retour par avion de Burhan Sallahu, Kosovare, le mercredi 20 octobre, laissant le reste de la famille ici. Il est urgent d’agir.

Les deux enfants Dalila (8 ans) et Mejdi (6 ans) de la famille Sallahu sont tout.es les deux scolarisé.es en élémentaire, à l’école Honoré de Balzac, à Rouen.

Depuis 5 ans en France, toute la famille  participe à la vie associative , notamment Ardita, la maman, suit une formation de langue française à l’Alliance Française.

Localement, la famille bénéficie d’un soutien total, tant scolaire, qu’associatif, ou tout simplement humain. 

Les deux enfants ont des parrains et marraines républicain.es :

- Pour Mejdi : parrainé en 2019 par Nicolas Mayer-Rossignol maire actuel de Rouen et Karine Diakité (ancienne maîtresse de Mejdi)

- Pour Dalila : parrainée à la même époque par Claire Andrieu (ancienne maîtresse de Dalila et actuelle maîtresse de Mejdi) et Florence Hérouin-Léautey (adjointe au maire de Rouen).

C’est donc avec une totale détermination que le collectif de défense composé d’enseignant.es, de parents d’élèves, des membres du RESF 76, d’élu.es, combat la décision de retour au Kosovo pour le père de famille, Burhan, mercredi 20 octobre.

Un premier rassemblement prévu le 14 octobre à 8h, devant l’école Balzac, une pétition en ligne,  la Fédération des syndicats SUD Éducation appelle à amplifier la mobilisation autour de cette famille dans les prochains jours.

La fédération  SUD Éducation appelle les travailleurs.euses de l’Éducation Nationale, mais aussi plus largement, les travailleurs.euses de tout secteur dans le cadre interprofessionnel à rejoindre la mobilisation.

La fédération SUD Éducation appelle à la régularisation de tou.tes les sans papiers sans condition.

 Le lien vers la pétition : https://chng.it/DdWhwc6wPt

 Le lien vers RESF 76 pour suivre les appels à mobilisation :

 https://fr-fr.facebook.com/pages/category/Community/RESF-76-Rouen-1987712778159794/

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 19:04
Répression contre la famille d’accueil de Madama Diawara retour du délit de solidarité ? Communiqué intersyndical

Jeudi 16 septembre 2021, Véronique De Marconnay et Eric Durupt, le couple qui avait accueilli le jeune Malien Madama Diawara, était convoqué par la Police Aux Frontières de Gerzat dans les locaux de la gendarmerie de Loudes (Haute-Loire).

A 8h, ils se sont présentés à la gendarmerie et ont été immédiatement séparés et placés en garde à vue par les fonctionnaires de la PAF. A partir de ce moment et jusqu'à la fin de la garde à vue, qui s’est terminée dans l'après-midi, ils n'ont pas été autorisés à communiquer l'un avec l'autre.

Leur domicile a été perquisitionné, sous leurs yeux. La perquisition s'est soldée par la saisie de leurs deux ordinateurs personnels et d'un téléphone portable. De retour à la gendarmerie, Eric Durupt et Véronique de Marconnay ont subi, séparément, un interrogatoire dans le cadre d'une enquête préliminaire dont l'objet serait des soupçons sur une supposée affaire de faux papiers, en lien avec les deux mineurs étrangers qu'ils avaient accueillis chez eux pendant près de deux ans. En toute légalité, puisque les deux jeunes leur avaient été confiés par une Juge pour Enfants afin qu'ils puissent s'occuper d'eux (santé, éducation, intégration...) et veiller sur eux en tant que TIERS DIGNES DE CONFIANCE (TDC) jusqu'à leur majorité.

Véronique de Marconnay et Eric Durupt réfutent en bloc ces accusations de malversation dans le but supposé d'obtenir un titre de séjour pour Madama. Ils les considèrent comme infondées et insensées.

La convocation, la mise en garde à vue, les interrogatoires, l'enfermement en cellule, la confiscation d'un outil de travail essentiel (pour des enseignant-es), les menaces de poursuites judiciaires étaient-ils vraiment justifiés ? Tout un arsenal est utilisé pour réprimer ce qui ressemble fort à un « délit » de solidarité.

Nous rappelons aux personnes que cela pourrait intéresser que la répression judiciaire se poursuit contre :
– Madama Diawara, accusé de faux, usage de faux, etc. Son procès aura lieu au Tribunal Judiciaire du Puy-en-Velay le 5 octobre 2021. Il est toujours sous le coup d'une OQTF avec IRTF de 24 mois délivrée par le préfet de Haute-Loire.
– Eric Durupt, poursuivi pour outrage à agent, qui comparaîtra devant le Procureur de la République au Tribunal Judiciaire de Clermont-Ferrand le 12 novembre 2021.

Nous dénonçons encore une fois, et condamnons l’acharnement étatique à l’encontre de deux de ses militant.es.

Nous estimons que l’État salit la solidarité et l’engagement dont ont fait preuve Eric et
Véronique, ainsi que les membres du RESF43.

Nous exigeons l’arrêt des poursuites à l’encontre d’Eric et Véronique, ainsi que la régularisation de Madama

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 19:01
 Communiqué de SUD éducation

Depuis plus d'un an, SUD éducation, avec l'ensemble des organisations syndicales, s'oppose à la mise en place de la réforme de la formation des enseignant·es. Avec un passage en force, le ministère voit pointer, dès cette rentrée, les conséquences néfastes que nous dénoncions dans nos précédentes publications.

 

SUD éducation a pris connaissance par voie de presse du bilan de rentrée fait par le Réseau des INSPE au cours de sa conférence de presse du 27 septembre au sujet des stages en responsabilité pour les M2 (non lauréat·es des concours) sous statut de contractuel·les alternant·es.  

 

L'opacité des données qui laisse poindre les inégalités territoriales

 

Ce bilan fait d'abord état de remontées statistiques du nombre de demandes de stage en responsabilité  par degré et du nombre d'étudiant·es effectivement en responsabilité à l'heure actuelle.

 

On y apprend que, globalement, toutes les demandes de stages en responsabilité n'ont pu être acceptées (seulement 70%). Pourtant, dans le même temps, il y avait en moyenne, nationalement, plus de postes berceaux proposés (1 poste berceau pour 1,6 étudiant-e)  que de postes effectivement pourvus. (1 stagiaire en responsabilité pour 2,6 étudiant-e-s).

En outre, dans certains départements, beaucoup de contractuel·les ont vu leurs contrats non renouvelés pour créer des postes berceaux pour ces stagiaires alternant·es en responsabilité, pratique totalement scandaleuse pour les enseignant·es non titulaires déjà précaires.
Dans certaines académies, comme celles de Lille, tous les postes berceaux du premier degré ont trouvé preneur-ses mais moins de la moitié de ceux du second degré.

On peut donc constater  de grandes disparités dans le nombre d'étudiant·es alternant·es en responsabilité entre INSPE et donc entre académies ainsi qu’entre degrés d’enseignement. Or, nous dénonçons depuis l'an dernier la mainmise des rectorats sur les INSPE prévue par la réforme qui entraîne des financements variables des INSPE, des nombres de postes berceaux tout aussi variables et par conséquent des inégalités.

 

Les raisons d'une désaffection pour le stage en responsabilité

 

De manière générale, les stages en responsabilité n'ont pas fait le plein puisque si l'on considère les données de 27 INSPE (sur 32 existants), 38% des étudiant·es en M2 MEEF non lauréat·es du premier degré sont actuellement en stage en responsabilité (43% dans le premier dégré; 31% dans le second degré et 25% chez les CPE). Quel que soit le panel considéré, il n'y a  jamais eu plus de 58% d'étudiant·es qui ont demandé à effectuer ce stage. Or ce stage en responsabilité était censé renforcer l'attractivité du master MEEF et du métier même d'enseignant·e. Si c'était le cas, on peut penser que plus de 80% des étudiant·es en auraient fait la demande. Il semble que les étudiant·es qui en avaient les moyens financiers ont préféré se concentrer sur la préparation de leur concours ainsi que la validation de leur M2. Par ailleurs, la rémunération du stage (865€) n'est pas non plus attractive puisqu'elle ne permet pas une véritable autonomie des étudiant·es. 

SUD éducation dénonce depuis le début la réforme de la formation des enseignant·es pour ces raisons là (charge de travail intenable en fin de Master et précarisation des jeunes enseignant·es n'ayant désormais plus accès au statut de fonctionnaire stagiaire durant cette année de M2).

L'objectif de 33% de formateurs·trices issues du terrain dans le premier degré n'est pas non plus atteint faute de véritable statut et moyens à la clé.

SUD éducation dénonce depuis le début cette contre réforme dont les pires effets sont déjà en train de se confirmer et revendique le retour à un concours à bac +3, suivi de deux années de formations rémunérées validées par un Master et avec une entrée progressive dans le métier

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17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 18:59
 Communiqué CGT-SNES-SUD

 

Paris, le 14 octobre 2021

Solidarité avec Caroline et Sabine (collège République, Bobigny), victimes de répression anti-syndicale

Nos collègues du collège République de Bobigny ne doivent pas être victimes de sanctions déguisées pour leur engagement syndical.

En juillet 2019, le Recteur de l’Académie de Créteil a pris la décision de procéder à des « mutations d’office dans l’intérêt du service » à l’encontre de Caroline et Sabine. Le vendredi 15 octobre à 9h30, après près de deux ans de procédure, le recours contre cette décision sera enfin examiné par le tribunal administratif de Montreuil.

Nos organisations syndicales… dénoncent la répression anti-syndicale dont sont victimes nos collègues de Bobigny. Le collège République, classé REP+, a porté ces dernières années de nombreuses et justes mobilisations en défense des personnels et pour une éducation plus égalitaire. Nous ne pouvons accepter que les collègues ayant porté ces combats soient aujourd’hui victimes de mutations forcées pour leur engagement syndical.

Nous dénonçons la procédure suivie par l’administration dans cette affaire, qui prive les personnels de leur droit à la défense. La mutation dans « l’intérêt du service » permet en effet à l’administration de dissimuler le caractère de sanction de la décision, et donc d’éviter toute la procédure contradictoire associée. Caroline et Sabine n’ont ainsi toujours pas connaissance des faits reprochés ; aucune commission paritaire disciplinaire n’a pu siéger, ce qui entrave la défense des collègues par les syndicats ; aucun représentant de l’institution n’a même jamais reçu Caroline et Sabine ... en deux ans !

Plus généralement, nous dénonçons l’autoritarisme grandissant du ministère vis-à-vis des collègues qui défendent le service public d’éducation. Melle, Bordeaux, Strasbourg, Cahors, Carcassonne, Hélène de l’école Marie Curie à Bobigny, Clermont-Ferrand, Rennes… : les cas de répression se multiplient dans l’Éducation nationale. Ils montrent le manque de légitimité de plus en plus criant des réformes engagées ces dernières années, et l’incapacité de l’institution à fonctionner autrement que par le passage en force.

Pour Caroline et Sabine, pour la défense des droits des collègues, pour le droit de continuer de s’opposer aux contre-réformes qui dégradent encore et toujours le service public d’éducation, nos organisations soutiennent le rassemblement qui se tiendra devant le TA de Montreuil vendredi 15 octobre à 9H30.

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