3 septembre 2021 5 03 /09 /septembre /2021 14:29

Les mobilisations des AESH, ainsi que les interventions des organisations syndicales, ont contraint le ministère à ouvrir les discussions sur les salaires des AESH et à concéder une avancée en instaurant une grille de rémunération à avancement automatique. C’est un élément qui doit permettre de supprimer les inégalités de traitement selon les académies. Mais elle ne répond pas aux revendications immédiates d’une réelle revalorisation salariale, de création d’un corps de fonctionnaires et d’amélioration des conditions de travail, notamment avec l’abandon des PIAL, le recours généralisé aux notifications mutualisées. Ces revendications restent pleinement d’actualité.

Les indices de la nouvelle grille et le rythme d’avancement ne permettront pas de résorber la faiblesse des salaires des AESH. Le choix de l’indice majoré plancher 335, quasiment au niveau du SMIC, est en deçà des annonces de la ministre de la transformation et de la Fonction publiques qui cite l’indice 337 a minima pour les fonctionnaires de catégorie C.

La progression de 10 points d’indice tous les trois ans est largement insuffisante et sera rattrapée par l’inflation. C’est inacceptable.

Si l’action syndicale a permis que toutes les années d’AESH ou d’AED-AVS soient prises en compte lors du classement dans la nouvelle grille, ce n’est pas le cas des années sous contrat aidé (CUI CAE – PEC).

Les discussions sur le temps de travail des AESH vont être ré-ouvertes fin septembre. Les premières pistes avancées par le ministère pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont toujours pas acceptables. La multiplication des contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du temps scolaire ne répond aucunement aux attentes des AESH ni aux missions pour lesquelles ils.elles se sont engagé.e.s. Ce projet est contraire à l’exigence de pleine reconnaissance du métier d’AESH dans les écoles et établissements scolaires.

La généralisation des PIAL à cette rentrée scolaire est un pas de plus dans la mutualisation des moyens. Les PIAL dégradent les conditions de travail des AESH, et aggravent la précarité des personnels en leur imposant de suivre davantage d’élèves et d’intervenir sur plusieurs écoles, collèges et lycées.

Les organisations FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action, SNALC, SUD éducation, SNCL-FAEN jugent nécessaire de poursuivre et d’amplifier la mobilisation pour :

  • augmenter les rémunérations de toutes et tous les AESH sur toute la carrière, avec comme objectif l’alignement sur la grille de catégorie B ;

  • leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail ;

  • abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;

  • créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;

  • donner accès à des formations qualifiantes à la hauteur des missions d’inclusion ;

  • recruter les AESH qui font encore défaut pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des besoins.

Cette mobilisation doit se poursuivre avec tous les personnels dans les académies et les départements pour obtenir la satisfaction des revendications. Les organisations FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc’action, SNALC, SUD éducation, SNCL-FAEN appellent les personnels à poursuivre les réunions dès la rentrée, à mener le débat avec les personnels, pour construire le rapport de force.

Elles appellent à faire du mardi 19 octobre une grande journée de grève et de mobilisation nationale.

Elles soutiennent toutes les initiatives pour développer la mobilisation dans l’action commune la plus large, sur la base de ces revendications.

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 16:09
Renforcez le syndicalisme de lutte et de transformation sociale : adhérez à SUD éducation ! – Tract de SUD éducation

SUD, c’est un syndicat efficace et combatif, dont les équipes sont présentes sur tout le territoire et se renforcent, toujours prêtes à défendre les droits des personnels, de la maternelle à l’université : SUD éducation est résolument engagé à défendre tous les personnels, titulaires et précaires, face à la hiérarchie comme dans les instances paritaires.

SUD éducation s’oppose frontalement à la politique libérale, réactionnaire et autoritaire menée par le ministère : contre-réformes du Bac et des lycées, proposition de loi Rilhac, parcoursup, réformes à venir de l’éducation prioritaire et de la formation initiale.

SUD éducation est de tous les combats de société, féministe, antiraciste, contre les LGBTI-phobies, contre l’extrême-droite et les réactionnaires de tout poil.

SUD éducation est présent dans toutes les luttes pour le progrès social, en première ligne contre la réforme des retraites, contre les lois liberticides, avec son Union syndicale Solidaires.

SUD, c’est un syndicat qui porte un projet d’école et de société fondé sur le progrès social, l’émancipation de toutes et tous et l’autogestion : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

Rendez-vous sur www.sudeducation.org/adherer

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 16:08
Le panneau syndical de SUD éducation – septembre 2021

Stopper la politique de Blanquer, bâtir une école égalitaire

 

Campagne ministérielle d’affichage sur la laïcité : une pente dangereuse

SUD éducation a pris connaissance d’une campagne d’affichage ministérielle concernant la laïcité. Cette campagne mélange les thématiques dans une confusion qui peut s’avérer dangereuse. En effet, aucune information n’est donnée sur les élèves, qui sont réduit-e-s sur les affiches à leur apparence et à leur prénom. Les affiches leur attri-buent implicitement une identité religieuse supposée sur cette base, ce qui relève d’une logique de stéréotypes. Les affiches présentent l’école comme permettant de réaliser un certain nombre d’activités épanouissantes et de favoriser le vivre-ensemble. En miroir, ce sont les différences entre les élèves qui sont présentées comme un frein supposé à celles-ci. Les affiches, présentant les différences entre les élèves comme des facteurs de fractures au sein de la société, renvoient en réalité davantage à la campagne gouvernementale sur le “séparatisme” qu’à la laïcité. En mélangeant religion, couleur de peau, origine géographique supposées, et en faisant des différences les freins à l’épanouissement et au vivre-en-semble, la campagne d’affichage est sur une pente dangereuse, celle d’un dévoiement raciste et xénophobe de la laïcité, appuyé sur un imaginaire colonial. Malheureusement le ministère est coutumier du fait. Le ministère doit renoncer à déployer cette campagne d’affichage et s’en expliquer au plus vite, d’autant qu’elle semble s’intégrer, à en croire la conférence de presse du ministre, dans une campagne de communication plus vaste. L’urgent pour SUD éducation, c’est surtout que l’État cesse de financer le secteur éducatif privé largement confessionnel, et que le ministre s’abstienne d’apporter son soutien public à l’enseignement privé, comme il l’a fait avec la Fondation pour l’école, organisation imprégnée de valeurs catholiques intégristes et opposées à la laïcité. À l’opposé de ces valeurs d’intolérance, de division et de réaction, SUD éducation rappelle son attachement à une école publique laïque, gratuite, égalitaire et émancipatrice.

 

Pour garder les écoles, collèges et lycées ouverts : il faut des moyens !

La crise sanitaire que nous vivons depuis février 2020 met au jour l’état du service public d’éducation : un manque de moyens criant, des personnels qui se sentent méprisés par l’institution, des élèves déboussolé-es, une poli-tique éducative à côté des enjeux de la crise environne-mentale et sociale... Il faut des mesures de prévention :

- une information renforcée au sujet de la situation sanitaire et des précautions à prendre, pour limiter l’apparition de nouveaux clusters,

- achat de purificateurs d’air et de capteurs de CO2

- des campagnes de tests massives et régulières pour limiter l’apparition de nouveaux clusters,

- des campagnes de vaccination avec des personnels formés, au plus près du terrain, pour garantir l’accès de tou-te-s à la vaccination.

Il faut investir dans le service public d’éducation :

- des recrutements de personnels médico-sociaux, de personnels enseignant-e-s, d’éducation et administratifs sur des postes statutaires,

- une politique de construction et de rénovation de bâtiments pour l’usage scolaire.

Imposons un plan d’urgence pour l’éducation, construisons une grève d’ampleur le 23 septembre, et débattons dès maintenant des moyens de l’ancrer dans la durée pour obtenir satisfaction sur nos revendications !

Retrouvez notre analyse de la rentrée sur notre site : www.sudeducation.org

 

Rejoignez la dynamique SUD éducation !

→ un syndicat efficace et combatif

→ un syndicat pour le progrès social

→ un syndicat de tous les combats de société, féministe, antiraciste, contre les LGBTIphobies, contre l’extrême-droite et les réactionnaires de tout poil

→ un syndicat anti-Blanquer

Pour adhérer, rendez-vous sur www.sudeducation.org

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 16:07

Le dérèglement climatique menace à court terme l’ensemble de la population : incendies, épidémies, montées des eaux, réchauffement climatique, chute de la biodiversité… il faut agir sur les causes de ce dérèglement. La crise sociale et la crise environnementale vont de pair : le gouvernement et le patronat sacrifient la planète et sa population à la recherche du profit logique du capitalisme. Les inégalités sociales s’accroissent à mesure que la crise environnementale s’aggrave. Des centaines de millions de personnes vivent dans une extrême pauvreté alors que le nombre de milliardaires n’a jamais été aussi élevé. 

 

Avec l’Union Syndicale Solidaires, SUD éducation porte des revendications concrètes pour la justice sociale et environnementale. 

 

Nos revendications syndicales visent à imposer dans nos secteurs des mesures de redistribution et  de partage des richesses mais aussi de construction d’une société plus solidaire et plus écologique. La reconversion écologique et sociale passe entre autres par le développement des services publics (transports, santé, éducation…), nous avons donc un rôle à jouer dans notre secteur. 

 

Pour bâtir l’école solidaire de demain, SUD éducation revendique un plan d’urgence pour l’éducation. 

 

La crise sanitaire a mis en lumière le délabrement de l’école d’aujourd’hui, conséquence des gouvernements successifs : sans un abondement important de moyens, les inégalités qui se sont déjà creusées vont continuer à s’accroître.

Les baisses constantes de moyens et les réformes successives menées par le ministre Blanquer ne font qu’accroître les inégalités. Il faut d’urgence : 

- recruter des personnels en créant des postes statutaires afin de réduire le nombre d’élèves par classe et mieux accompagner les élèves dans leur scolarité,

- mener une réflexion collective  pour que l’école soit un véritable moteur d’une transformation sociale et écologique de la société décidée par les personnels et les usager-e-s  : le « tout-numérique » de Blanquer, l’état du bâti scolaire (amiante, aération, consommation énergétique, végétalisation des cours de récréation…) sont deux enjeux de taille.

 

SUD éducation appelle à construire une grève d’ampleur le 23 septembre et à débattre dès maintenant des moyens de l’ancrer dans la durée pour : 

- gagner les moyens de faire face à la crise sanitaire,

- gagner les moyens pour transformer l’école !

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 16:06

 

La crise sanitaire que nous vivons depuis février 2020 met au jour l’état du service public d’éducation : un manque de moyens criant, des personnels qui se sentent méprisés par l’institution, des élèves déboussolé-e-s, une politique éducative à côté des enjeux de la crise environnementale et sociale...

 

4 ans de casse du service public d’éducation

Depuis sa prise de fonction, Blanquer a supprimé 7 270 postes dans l’Éducation nationale pour 60 000 élèves supplémentaires. Pourtant le service public d’éducation a un rôle central dans la lutte contre l’aggravation des inégalités et dans l’impulsion  d’une politique environnementale ambitieuse. Au contraire, la boussole du ministre Blanquer reste de réduire au maximum le coût de l’école en abandonnant les élèves en difficulté sociale ou scolaire. Pour SUD éducation, il faut dès aujourd’hui, construire l’école de demain, une école plus égalitaire, mais aussi une école au service de la transition écologique.

 

1 an et demi de déni de la crise sanitaire 

 

Les effets de la crise sanitaire sont aggravés par l’irresponsabilité d’un ministre, soucieux de communications médiatiques mais incapable de répondre aux besoins avec les des personnels et des élèves  et de protéger leur santé. Les personnels ont dû se  battre pour obtenir des mesures de protection. 

Le ministre a annoncé quelques jours avant la rentrée les conditions de rentrée  : sur le protocole sanitaire gradué, nous sommes donc en « niveau 2 ».
Alors que la situation épidémique est plus alarmante qu’en juin, le ministre n’a pas communiqué les critères qui déterminent le passage d’un niveau à un autre. Les dédoublements en collège et lycée sont supprimés. Le ministre entend encore une fois imposer ses décisions arbitraires aux personnels.

 

En quoi consiste le protocole ? 

- activité physique à l’extérieur,

- port du masque obligatoire, sauf pour les élèves en maternelle,

- limitation du brassage,

- recommandation d’adopter une salle fixe par classe,

- récréation par groupes,

- en élémentaire, les élèves doivent déjeuner, à des places fixes 

- en collège et lycée, il faut rechercher la « stabilité » des groupes à la cantine.

 

La plupart de ces mesures sont des recommandations dont la mise en œuvre est laissée au local en fonction des moyens et des contraintes. 

SUD éducation dénonce ce protocole insuffisant. 

 

Pour SUD éducation, il faut des mesures de prévention : 

  • une information renforcée au sujet de la situation sanitaire et des précautions à prendre (hygiène, cas contact…) pour l’ensemble de la communauté éducative, 

- achat de purificateurs d’air et de capteurs de CO2,

- des campagnes de tests massives et régulières pour limiter l’apparition de nouveaux clusters,

- des campagnes de vaccination avec des personnels formés, au plus près du terrain, pour garantir l’accès de tou-te-s à la vaccination,

 

Pour SUD éducation, il faut investir dans le service public d’éducation : 

- avec des recrutements de personnels médico-sociaux pour garantir un vrai accompagnement des élèves au sein de l’école,

- avec des recrutements de personnels enseignant-e-s, d’éducation et administratifs sur des postes statutaires

- avec une politique de construction et de rénovation de bâtiments pour l’usage scolaire afin d’éviter la surpopulation scolaire et baisser le nombre d’élèves présent-e-s simultanément dans les écoles et établissements

 

Imposons un plan d’urgence pour l’éducation, construisons une grève d’ampleur le 23 septembre, et débattons dès maintenant des moyens de l’ancrer dans la durée pour obtenir satisfaction sur nos revendications

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 16:02
Toutes et tous en grève le 23 septembre ! – Dossier complet de SUD éducation

En 4 ans, Blanquer a considérablement dégradé le service public d’éducation. Il a montré cette rentrée encore son incapacité à faire face à la crise sanitaire. Entre les évaluations nationales dès le plus jeune âge et l’instauration d’une part de contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat, il a imposé une évaluation permanente des élèves au détriment de la relation pédagogique qui doit unir les enseignant-e-s aux élèves. À la toute fin de l’année scolaire, Blanquer a achevé la destruction du bac national et cassé l’indispensable collégialité des écoles. Il s’apprête à démanteler l’éducation prioritaire et la formation initiale. Chaque année, les suppressions de postes amplifient la mise sous pression des personnels. Stop ! Enseigner devient une lutte ! SUD éducation réaffirme la nécessité de mettre en place un plan d’urgence pour l’éducation qui remette l’intérêt des élèves et des personnels au cœur de la politique éducative et salariale du ministère.

L’école de Blanquer broie les élèves et les personnels : à l’inverse, SUD éducation défend sans relâche le projet d’une école plus égalitaire.

 

Comment changer l’école? 

  • Réduire la taille des classes pour enseigner autrement et favoriser la réussite des élèves.
  • Titulariser, recruter davantage, former mieux, rémunérer plus.
  • Gagner les moyens pour une école ouverte à tou-te-s les élèves : les élèves à besoins particuliers doivent bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur réussite.
  • Créer un vrai secteur médico-social de l’Éducation nationale.

 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 23 septembre.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale pour formuler leurs revendications et à décider des moyens d’action pour ancrer cette grève dans la durée.  

Bâtissons l’école pour la société de demain, plus juste et plus égalitaire ! 

Vous trouvez en pièce jointe le tract de SUD éducation.

 

 


 

Vous trouverez ci-dessous le tract intersyndical SUD-CGT-FO-FSU :

 

 

Appel à se mobiliser dès la rentrée, à se mettre en grève le 23 septembre et à préparer la mobilisation interprofessionnelle

L’École a été soumise à rude épreuve et les personnels ont terminé l’année dans un état de fatigue rarement atteint.

La rentrée 2021 est de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie face à la poursuite de la crise sanitaire. Par ailleurs, alors que cette rentrée aurait nécessité la mise en place d’un plan d’urgence et la création massive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages, le ministère poursuit une politique qui va à rebours des besoins du service public :

- refus de créer un collectif budgétaire pour la création de postes d’enseignant.es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux dans les écoles, les établissements et les services pour répondre aux besoins et annuler les suppressions de postes notamment dans le 2d degré où le déploiement d’heures supplémentaires est une réponse inadaptée

- publication de la circulaire de rentrée sans qu’aucune concertation préalable n’ait été organisée. De plus, son contenu relève davantage de la promotion de la politique ministérielle.

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réalité en refusant de prendre les mesures nécessaires. Cette absence d’anticipation et de prise de décisions est irresponsable au regard des enjeux de gestion et de sortie de crise.

Les annonces du Grenelle ont confirmé qu’il n’y aurait pas de loi de programmation pluriannuelle. Un renoncement de plus qui ne répond pas aux attentes salariales des personnels et en exclut la majorité. Au-delà de la deuxième tranche de la prime d’attractivité, très insuffisante pour rattraper les retards, il est bien difficile de voir de quelconques perspectives de revalorisation pour les années à venir. Il est urgent d’augmenter les salaires de tous les personnels.

Nos organisations dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la priorité à l’éducation et cherchent à transformer en profondeur les métiers dans le sens de contraintes supplémentaires sur les personnels : projet de création d’un emploi fonctionnel de directeur d’école et de hiérarchies intermédiaires, pilotage par l’évaluation. Nous ne pouvons accepter de tels reculs.

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu et demandent le rétablissement du baccalauréat national pour la session 2022, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes.

Nos organisations appellent la profession à se mobiliser dès la prérentrée afin d’exiger un plan d’urgence pour le service public d’Éducation. Notre École ne peut fonctionner sans moyens supplémentaires et sans personnels revalorisés et reconnus dans leurs expertises professionnelles.

Elles appellent les personnels à se réunir dès les premiers jours de la rentrée, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actions qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur. Elles appellent les personnels à la grève le 23 septembre. Elles appelleront à poursuivre ces actions, en particulier dans le cadre d’une mobilisation interpro

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 12:53

En cette rentrée 2021, l'université et la recherche publique sont exsangues, l'ensemble des catégories de personnels épuisées et les étudiant-e-s déboussolé-e-s: non seulement la crise sanitaire a fragilisé les individus et les collectifs, mais sa gestion autoritaire et maltraitante par le pouvoir a désorganisé les activités d'enseignement et de recherche, cependant que le gouvernement profitait cyniquement de la situation pour imposer une loi dite de "programmation de la recherche" (LPR) pourtant largement rejetée.

A Lille, Montpellier ou encore Rennes les projets d'Établissements Publics Expérimentaux actent la désintégration de la recherche et de l’enseignement universitaire en mettant en place un système à deux vitesses: destruction de la recherche publique indépendante, pérennisation des filières sélectives dans les Écoles et non sélectives dans l’université, recul de la démocratie universitaire, technocratie...

SUD éducation fait le point sur les principaux dossiers dans notre secteur de l'enseignement supérieur et la recherche.

Crise sanitaire : pour une gestion démocratique et une prise en charge sanitaire

La période ouverte depuis le printemps 2020 a été marquée par une gestion autoritaire de la crise sanitaire par le pouvoir : dans les universités, les personnels et les étudiant-e-s s ont dû subir les changements de protocole sanitaire imposés du jour pour le lendemain et les revirements soudains, lorsque qu'aux promesses de reprise en présentiel succèdent les fermetures brusques. Les missions de service public nécessitent de s'inscrire dans la durée, loin du tempo de la communication politique. Il est temps de relocaliser la décision et de sortir de l'urgence et des palliatifs.

Depuis plus d'un an, les personnels des universités ont par ailleurs été massivement placés en "travail à distance sanitaire", invention des directions des établissements afin de ne pas recourir au télétravail, celui-ci étant encadré par un décret et donnant droit aux salarié-e-s de bénéficier de remboursement des fluides, du matériel informatique et de bureautique. Ces 18 mois d'alternance entre travail sur site et travail à domicile ont engendré fatigue et souffrance pour les personnels: pression accrue, réogarnisation du travail, manque de concertation, avec aussi pour effets le développement de troubles musculo-squelettiques et l’accroissement des risques psycho-sociaux.

Nos revendications: 

  • C'est nous qui étudions et travaillons, nous qui connaissons le mieux nos établissements et leurs missions : à nous de décider des protocoles sanitaires, par l'entremise des conseils élus et des instances de représentation du personnel et des étudiant-e-s.
  • Tous les coûts liés au télétravail doivent être pris en charge par l'administration dans le respect du décret de 2016. Les protections des agents doivent également s'appliquer, en particulier le droit à la déconnexion, à des coupures dans la journée, à l'aménagement ergonomique du poste de travail…
  • Le déploiement et l'accès à la vaccination via la médecine préventive sans délai : exsangue depuis trop longtemps, il lui faut des moyens humains et financiers
  • Réduction du temps de travail à 32h pour réduire les risques professionnels et assurer un service public de qualité
Le virage / mirage numérique

La crise sanitaire a constitué une aubaine pour le Ministère et les directions d'université suivistes, qui se sont empressés de pousser à l'hybridation et la numérisation des activités d'administration, d'enseignement et de recherche.

Le bilan est sans appel : si les personnels se sont efforcés de maintenir le lien avec des étudiant-e-s isolé-e-s et privés des ressources matérielles et morales des campus universitaires, le passage à des formes d'enseignement numérisées a révélé l'impossibilité pour les moyens numériques de suppléer à l'absence d'enseignement présentiel. Il a aussi accru les inégalités entre établissements, entre formations et entre étudiant-e-s inégalement équipé-e-s. Il a enfin amené les établissements à se livrer pieds et poings liés aux multinationales du numérique.

Nos revendications:

  • Abandon des projets d'hybridation et numérisation des missions d'enseignement supérieur et de recherche
  • Renforcement de l'enseignement présentiel par l'attribution des postes de titulaires et des locaux nécessaires pour accueillir les étudiant-e-s dans de bonnes conditions
  • Adaptation de l'enseignement aux impératifs sanitaires: installation de détecteurs de CO2 pour organiser une bonne ventilation des salles, réduction des groupes de TD et TP, limitation de l'enseignement magistral

 

Précarité généralisée dans l’ESR

Toutes les dimensions du service public d'enseignement supérieur sont attaquées.

A l'université, on compte aujourd’hui 4,4 millions d’heures complémentaires assurées par les titulaires, tandis que 1,4 millions d’heures supplémentaires sont assurées par des agent-e-s contractuel-les. Plus de 145 000 vacataires sont sollicité-e-s. Cela conduit à un épuisement professionnel généralisé. L’accueil des 91 000 bacheliers de plus en deux ans n'a pas été anticipé, créant une forte surcharge de travail pour les personnels BIATSS. Ces conditions de travail et d'études dégradées vont de pair avec des conditions d'accès de plus en plus difficiles : les capacités d'accueil ne suivent pas la hausse démographique, problème “résolu” par le gouvernement grâce à Parcoursup qui généralise la sélection sur dossier à l'ensemble des formations du supérieur.
A l'INSPE, la réforme fait passer le concours à bac+5 et dégrade très fortement le contexte pédagogique et économique de la formation des futur-e-s enseignant-e-s du 1er et 2nd degré. La projection dans ce métier devient très difficile (le futur stage de M2, en responsabilité à tiers-temps en tant que contractuel-le rémunéré-e 670 € / mois, est sans assurance de titularisation).
A l'IUT, la réforme des BUT (Bachelors) baisse drastiquement les heures de formation en présentiel. La formation du secteur tertiaire passe de 2070h à 1800h. Cela correspond à une perte du caractère national du diplôme des IUT.

Nos revendications:

  • Un système universitaire solidaire : salaire étudiant, recrutement  massif de titulaires sur postes de maximum 192h enseignement sans heures supplémentaires au-delà des 35h et avec formation continue
  • Titularisation de tou-te-s les précaires
  • La construction de l’équivalent de dix universités supplémentaires et le recrutement de 9000 fonctionnaires
  • Maintien du nombre d’heures et cadrage national de formation pour les IUT et les licences
  • Réorganisation de la formation initiale et continue des futur-e-s enseignant-e-s avec une véritable formation de fonctionnaire stagiaire dès le bac.

 

Attaques idéologiques et neutralisation des actions de protestation

Ces derniers mois ont été le théâtre d'attaques à l'encontre de l'université et de celles et ceux qui la font vivre. Ces attaques réussissent le tour de force de joindre l'anathème idéologique à la répression antisyndicale. Les exemples sont hélas foisonnants : à l'IEP de Grenoble, la tenue d'une discussion sur le racisme a ainsi été entravée, et l'enseignante organisatrice livrée en pâture aux médias, cependant que des étudiant-e-s étaient exclu-e-s d'un cours en raison de leur appartenance syndicale.

Que dire du Sénat ? Peut-être déçu-e-s de n'avoir pas réussi à enrichir la LPR d'amendements scélérats pénalisant les actions militantes sur campus ou soumettant la recherche universitaire à des valeurs «républicaines », ces parlementaires sont revenus à la charge en songeant à des moyens légaux de dissoudre l'UNEF, appuyés en cela par les accusations de « séparatisme ». Tableau désespérant mais incomplet si on n'évoquait la chasse au sorcières contre la mystérieuse entité « islamogauchiste », procès politique auquel s'est jointe la Ministre Frédérique Vidal.

Relevant jusqu'ici de la juridiction universitaire (le CNESER), les étudiant-e-s sont passé-e-s sous juridiction administrative, voie ouverte à une répression accrue à l'encontre des luttes étudiantes. Les progrès idéologiques de l'extrême droite, dont les thématiques sont reprises par le gouvernement et par la droite «parlementaire », doivent être combattus sans relâche, puisque ces groupes s'avèrent de redoutables briseurs de grève, comme ce fut le cas à Montpellier en 2018. Ni oubli, ni pardon !

Nos revendications:

  • Les libertés académiques et de recherche sont fondamentales et non négociables
  • Pour un ESR émancipateur et débarrassé d’injonctions idéologiques comme économiques d’où qu’elles viennent.

En cette rentrée 2021, il est plus que temps de relever la tête et de retrouver le chemin de l'organisation collective.

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 16:43

Mise à jour au 27 août 2021

 

1/ Qui sont les “personnels vulnérables” ?

Le décret 2020-1365 du 10 novembre 2020 pris pour l’application de l’article 20 de la loi de finances rectificative n°2020-473 du 25 avril 2020 pour 2020 a été publié, mettant à jour les critères de vulnérabilité face à l’épidémie de COVID-19. Le ministère de la Fonction Publique a publié le 10 novembre une circulaire relative à l’identification et aux modalités de prise en charge des agents publics civils reconnus personnes vulnérables :

La vulnérabilité mentionnée au I de l'article 20 de la loi du 25 avril 2020 susvisée répond à l'un des critères suivants :
1° Etre âgé de 65 ans et plus ;
2° Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d'accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
3° Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
4° Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d'une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d'apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
5° Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
6° Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
7° Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ;
8° Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise :
- médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
- infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
- consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
- liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
9° Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
10° Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
11° Etre au troisième trimestre de la grossesse.

2/ Je suis personnel vulnérable, que dois-je faire ?

Même si depuis le 28 mai 2021 , les règles concernant le télétravail ont été assouplies de la manière suivante :
 dès à présent, les personnels ont la possibilité de revenir sur site un jour par semaine sans en faire la demande expresse ;
 à compter du 9 juin : le nombre de jours de télétravail passera de 5 à 3 jours par semaine ;
 à compter du 1er juillet et si la situation sanitaire le permet : le nombre de jours de télétravail passera de 3 à 2 jours par semaine ;
Le retour en présence des personnels doit se faire dans le strict respect des consignes sanitaires et des
gestes barrières.
Ces assouplissements ne remettent pas en cause les règles applicables aux personnels identifiés comme vulnérables, les ASA sont maintenues. 

Si vous répondez aux critères prévus par l’article 1 du décret 2020-1365 du 10 novembre 2020, il faut :

  1. Consulter son médecin traitant, qui s’il le juge nécessaire, établira un certificat médical indiquant que vous présentez un risque particulier de développer une forme grave de la Covid-19 en raison d’une pathologie particulière.

  2. Présenter ce certificat à la hiérarchie. Votre chef-fe de service, IEN, chef-fe d’établissement doit alors, en application de la circulaire relative à la prise en compte dans la fonction publique de l’Etat de l’évolution de l’épidémie de covid-19 du 31 août 2020 :

  • organiser votre poste de manière à permettre le télétravail ;

  • si ce n’est pas possible, en raison de la nature de votre mission, une autorisation spéciale d’absence doit vous être accordée.

Les autorisations d’absence peuvent être circonscrites dans le temps, mais doivent être renouvelées sans limite de temps tant que les textes réglementaires actuels sont en vigueur.

Le télétravail ou l'ASA ne doivent pas avoir d’incidence sur votre salaire (indemnités, HSA comprises).

Quels critères pour organiser le télétravail ?

La circulaire du 10 novembre prévoit ces critères :

a) L’isolement du poste de travail (bureau individuel ou permettant le respect de la distanciation physique) ou, à défaut, son aménagement, pour limiter au maximum le risque d’exposition (horaires, mise en place de protections) ;
b) Le respect strict, sur le lieu de travail, des gestes barrières applicables (l’hygiène des mains renforcée, le respect de la distanciation physique et le port systématique d’un masque à usage médical lorsque la distanciation physique ne peut être respectée ou en milieu clos, avec changement de ce masque au moins toutes les quatre heures et avant ce délai s’il est mouillé ou humide) ;
c) L’application des mesures de protection susmentionnées à tout lieu fréquenté par la personne à risque à l’occasion de son activité professionnelle (restaurant administratif notamment) ;
d) L’absence ou à défaut la réduction au maximum du partage du poste de travail ;
e) Le nettoyage et la désinfection du poste de travail et des surfaces touchées par la personne au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé ;
f) Une adaptation des horaires d’arrivée et de départ afin de garantir le respect de la distanciation physique, lorsque les horaires de travail habituels de l’agent ne permettent pas, compte tenu des moyens de transport qu’il utilise, le respect de cette distanciation au cours du trajet entre le domicile et le lieu de travail ;
g) La mise à disposition par l’employeur, si les moyens de transport habituellement utilisés par l’agent pour se rendre sur son lieu de travail l’exposent à des risques d’infection par le virus SARS-CoV-2, de masques à usage médical en nombre suffisant pour couvrir les trajets entre le domicile et le lieu de travail.

Si ces critères ne peuvent être respectés, alors l’administration doit placer l’agent-e en télétravail.

Et si l’administration refuse de me placer en télétravail ?

La circulaire du 10 novembre indique :

En cas de désaccord entre l’employeur et l’agent sur les mesures de protection mises en œuvre, l’employeur doit saisir le médecin du travail, qui rendra un avis sur la compatibilité des aménagements de poste avec la vulnérabilité de l’agent. En attendant cet avis, l’agent est placé en ASA.

Pour mémoire, le médecin de prévention doit agir dans « dans l'intérêt exclusif de la santé et de la sécurité des agents dont il assure la surveillance médicale. » (article 11-1 du décret 82-453).

Pour SUD éducation, cette formulation de la circulaire est insuffisante : les préconisations du médecin de prévention doivent s’imposer à l’administration. Contactez votre syndicat SUD éducation pour vous faire accompagner.

3/ Je présente les symptômes du Covid-19, que dois-je faire ?

Pour mémoire, les symptômes de la Covid listés par l’assurance-maladie sont les suivants :

• une fièvre ou sensation de fièvre,

• des signes respiratoires, comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine,

• le nez qui coule, un mal de gorge,

• une fatigue importante inexpliquée,

• une perte du goût : le goût d’un aliment ne peut être différencié de celui d’un autre (par exemple le poisson et le poulet ont le même goût),

• une perte de l’odorat avec impossibilité de reconnaître une odeur même marquée comme celle d’une viande grillée,

• des maux de tête,

• des courbatures et/ou des douleurs dans les muscles,

• une diarrhée avec au moins 3 selles molles dans la journée.

En cas de symptômes, il faut :

1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier en informant que l’on ne se rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer ou passer directement un test. Vous pouvez vous déclarer directement sur le site de la Caisse nationale d’assurance-maladie. L’administration doit alors vous placer en autorisation spéciale d’absence.

2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

En cas de diagnostic positif :

1. Il faut rester isolé-e et suivre les recommandations du médecin.

2. La sécurité sociale prendra contact avec vous pour établir la liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, et se chargera de les contacter.

3. Transmettez l’arrêt de travail dérogatoire fourni par l’assurance-maladie à votre administration.

4/ Je suis en congé de maladie diagnostiqué-e Covid-19, quid de ma rémunération ?

Le jour de carence au titre des congés de maladie directement en lien avec la covid-19 accordés aux agent-es est suspendu jusqu'au 31 décembre 2021.
Vous percevrez donc un salaire plein (ou les indemnités journalières pleines si vous n'êtes pas fonctionnaire).

SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, lutte pour la suppression définitive de la journée de carence.

5/ Qu'est-ce qu'un “cas contact” ?

Pour l’assurance-maladie, un cas contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protections :

— a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;

— a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;

— a prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;

— a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel…) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

On n’est donc pas concerné-e tant que la personne avec qui vous avez été en contact n’est pas diagnostiquée positivement, même si elle est isolée à titre préventif.

Pour être considéré comme cas contact par l'administration, il faut soit :

  • avoir été contacté par l'ARS ou la CPAM (donc la personne positive doit avoir donné vos coordonnées) ;
  • que l'administration vous déclare directement.
6/ J’ai été en contact avec une personne diagnostiquée Covid-19, que dois-je faire ?

Si la hiérarchie ou les autorités sanitaires vous indiquent que vous êtes cas contact, voici la marche à suivre.

Il faut avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier électronique en informant que l’on ne rendra pas sur son lieu de travail conformément aux directives des autorités sanitaires. Il ou elle doit immédiatement vous proposer le télétravail ou vous placer en ASA si celui-ci n’est pas possible, conformément aux consignes de la DGAFP. En aucun cas les personnes cas contacts ne doivent être placées en congés maladie ordinaire dans l’attente du résultat du test.

Il faut réaliser immédiatement réaliser un test antigénique pour savoir si l'on est contaminé. Dans ce cas, il faut alors avertir l'administration et les autorités de santé, afin de rechercher les cas contacts pour briser autant que faire se peut la chaîne de contamination.

Opérez une déclaration d’isolement dès que vous avez été contacté par les autorités sanitaires (ARS, CPAM) sur ameli.fr (même si vous êtes fonctionnaire) : https://declare.ameli.fr/cas-contact/conditions. Vous recevrez par mail et/ou courrier papier une attestation qui pourra vous être demandée par votre hiérarchie.

Il faut ensuite rester isolé-e au moins 7 jours. À J+7, un test négatif vous permet de retourner sur le lieu de travail. Si vous vivez avec une personne contaminée, il faut attendre un test négatif réalisé 7 jours après sa guérison.

7/ Je suis enseignant-e, quelle forme doit prendre le télétravail ?

La circulaire DGRH du 14 septembre 2020 prévoit que le télétravail n’est possible dans le second degré que si les élèves peuvent être présent-e-s dans une salle de l’établissement avec les dispositifs techniques le permettant, et un-e autre professionnel-le dans la salle comme un-e AED. Dans tous les autres cas (premier et second degrés), le télétravail ne prend la forme que de « continuité pédagogique ».

8/ Je dois garder l’un-e de mes enfants de moins de 16 ans dont la classe est fermée provisoirement sur décision de l’administration

La circulaire DGRH du 14 septembre 2020 indique que dans le cas de fermetures d’établissement ou de classe, de crèche, ou si l’enfant ne peut être accueilli pour des raisons médicales ou bien est cas contact, les parents « peuvent être autorisés à exercer en télétravail ». Pour SUD éducation, il est évident que cela signifie que les enseignant-e-s dans cette situation ne doivent mettre en œuvre que la « continuité pédagogique ».

Si cela n’est pas possible, la circulaire prévoit l’octroi d’autorisations spéciales d’absence.

Il faudra présenter une attestation de l’établissement de l’enfant ou un certificat médical, et une attestation sur l’honneur indiquant que la famille ne dispose pas d’autre solution de garde.

En cas de difficulté, n’hésitez pas à contacter SUD éducation.

Combien de temps dois-je garder mon enfant ?

La foire aux questions du ministère de l’Éducation nationale indique :

Les élèves et personnels identifiés comme contacts à risque ne sont pas accueillis dans l’établissement jusqu’au résultat négatif d’un test RT-PCR réalisé 7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé.
Les responsables légaux des élèves doivent attester sur l’honneur de la réalisation du test dans les délais prescrits (7 jours après le dernier contact avec le cas confirmé) et du résultat négatif de celui-ci. En l’absence d’une telle attestation, l’éviction scolaire est maintenue jusqu’à sa production et pour une durée maximale de 14 jours.

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Published by SUD 61
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 13:49

SUD éducation a pris connaissance d’une campagne d’affichage ministérielle concernant la laïcité. Cette campagne mélange les thématiques dans une confusion qui peut s’avérer dangereuse.

 

En effet, aucune information n’est donnée sur les élèves, qui sont réduit-e-s sur les affiches à leur apparence et à leur prénom. Les affiches leur attribuent implicitement une identité religieuse supposée sur cette base, ce qui relève d’une logique de stéréotypes. 

 

Les affiches présentent l’école comme permettant de réaliser un certain nombre d’activités épanouissantes et de favoriser le vivre-ensemble. En miroir, ce sont les différences entre les élèves qui sont présentées comme un frein supposé à celles-ci. Les affiches, présentant les différences entre les élèves comme des facteurs de fractures au sein de la société, renvoient en réalité davantage à la campagne gouvernementale sur le “séparatisme” qu’à la laïcité. 

 

En mélangeant religion, couleur de peau, origine géographique supposées, et en faisant des différences les freins à l’épanouissement et au vivre-ensemble, la campagne d’affichage est sur une pente dangereuse, celle d’un dévoiement raciste et xénophobe de la laïcité, appuyé sur un imaginaire colonial. Malheureusement le ministère est coutumier du fait.

 

Le ministère doit renoncer à déployer cette campagne d’affichage  et s’en expliquer au plus vite, d’autant qu’elle semble intégrer, à en croire la conférence de presse du ministre, dans une campagne de communication plus vaste.

 

L’urgent pour SUD éducation, c’est surtout que l’État cesse de financer le secteur éducatif privé largement confessionnel, et que le ministre s’abstienne d’apporter son soutien public à l’enseignement privé, comme il l’a fait avec la Fondation pour l’école, organisation imprégnée de valeurs catholiques intégristes et opposées à la laïcité. 

 

À l’opposé de ces valeurs d’intolérance, de division et de réaction, SUD éducation rappelle son attachement à une école publique laïque, gratuite, égalitaire et émancipatrice.

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Published by SUD 61
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 13:49

Alors que les personnels accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap se sont fortement mobilisé-e-s l’année dernière pour dénoncer la précarité de leur statut et le manque de reconnaissance auquel ils et elles doivent faire face, plusieurs académies ont fait publier des annonces de service civique avec pour mission de « contribuer à l’inclusion des élèves en situation de handicap ».

Au lieu de répondre aux revendications légitimes des AESH et de faire de l’école inclusive une réelle priorité, le ministère choisit donc la voie de la précarisation grandissante et de l’exploitation totale. Les jeunes en service civique ne bénéficient d’aucune garantie collective régie par le code du travail : pas de contrat mais une mission, pas de salaire mais une indemnité, un temps de travail hebdomadaire non encadré et aucun droit syndical.

SUD éducation dénonce une nouvelle fois la politique de casse du service public d’éducation et la logique de restriction budgétaire qui prime sur la politique d’inclusion et accroît l’exploitation des travailleurs et travailleuses.

Le recours aux Services Civiques est une mauvaise réponse au chômage des jeunes. Au contraire, l’État a la responsabilité d’ouvrir des postes dans les services publics (éducation, hôpital, collectivités territoriales, transports...) pour promouvoir des emplois stables et donnant accès à un salaire et à des droits.

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