28 avril 2022 4 28 /04 /avril /2022 11:38
Les principes et origines de l'éducation populaire

L'éducation populaire a pour origine des pratiques associatives de collectif et d'individus qui ont pour point commun de chercher l'émancipation. L'éducation populaire est souvent portée à l'extérieur du système éducatif avec pour but de former des citoyen·nes (formations BAFA assurées par les Francas ou les CEMEA par exemple). Pourtant, l'école peut s'inspirer des nombreuses pratiques créées, discutées et transmises au fil du temps par les éducateurs et éducatrices populaires.

Dans cette fiche, nous allons proposer quelques techniques d'éducation populaire qu'il faut bien sûr adapter à son public et dont il faut garder en tête les objectifs. En effet, une technique en soi ne porte pas forcément d'idéal émancipateur. Comme le dit Adeline de Lépinay « Les démarches d'éducation populaire sont des démarches, pas un amoncellement d'outils pour rendre les réunions plus conviviales, participatives, pour faire en sorte que tout le monde s'exprime, ou encore pour s'assurer qu'on ressort avec une décision claire. Alors certes on va utiliser des outils. Mais l'essentiel, c'est de savoir où on va, par quelles étapes on a besoin de passer, et ensuite on se demande comment on va s'y prendre. Et pour répondre à cette question on ne va pas forcément utiliser un « outil » prêt à l'emploi, mais peut-être plutôt inventer de nouveaux procédés à partir de ceux qu'on a déjà expérimenté. » (https://www.education-populaire.fr/methodes-en-vrac/)

 

Des exemples de pratiques de l'éducation populaire

Les exemples donnés et choisis ne sont pas exhaustifs et ne montrent en aucun cas la diversité et l'ingéniosité de nos camarades éducateur·trices populaires, ils sont seulement le fruit de rencontres en formation.

- Petite histoire / Grande histoire

Proposé par feu la SCOP (société coopérative ouvrière de production) Le Pavé, coopérative d'éducation populaire, cette démarche permet de mélanger les savoirs froids (universitaires) à des savoirs chauds (ceux des individus, du quotidien). Elle consiste à indiquer dans une frise des moments collectifs de l'histoire (histoire du mouvement ouvrier, ou du féminisme...et ou des événements « moins » marquants tel que la sortie d'un livre) en indiquant sa propre histoire (individuelle ou collective) en dessous/à côté (ce que vous faisiez à ce moment-là). Une fois que chaque personne a fait sa frise, un retour collectif est nécessaire pour voir les références communes, les différences...etc.

Une manière d'adapter cela est aussi de montrer les liens que l'on a avec la grande histoire. Imaginons qu'une date clé soit la loi sur la gratuité de l'école (1883), vous n'êtes pas né·e. Vous pouvez donc indiquer quels sont vos rapports à cette loi (engagement en tant qu'enseignant·e, militant·e pour l'égalité...etc).

     
     

Exemple

Dates/événements marquants

Histoire personnelle

Références communes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

   
     
     

- Débattre différemment

Les élèves sont souvent en demande de débat, de pouvoir donner leur opinion. Si c'est important pour différentes raisons, il est mieux de le faire de façon structurée, organisée pour ne pas avoir de débats sans argumentation ou où tout le monde est d'accord. Dans les deux premiers exemples qui suivent, le débat se fait en petits groupes et à la fois à l'écrit et à l'oral et a pour but de faire participer l'ensemble du groupe.

Les nappes tournantes

Sous cette forme, il faudra utiliser au minimum des feuilles A3, voire de plus grandes feuilles si possible. Le groupe est divisé en groupe de 3/4 personnes et chaque groupe a une feuille sur sa table.

Sur chaque feuille, soit une phrase à compléter, soit une phrase à commenter. Chaque feuille a une phrase différente. Chaque groupe réfléchit et discute et chaque membre du groupe écrit en fonction de ce qu'il pense (il n'y a pas d'obligation à tout penser pareil dans le groupe). Après 5/10 minutes de réflexion et d'écriture, il faut faire tourner les feuilles dans un groupe différent. Les élèves peuvent réagir à la fois à la phrase donnée par l'enseignant·e et réagir aux propos de leurs camarades écrits sur la feuille. Plus la feuille tourne, plus elle est remplie.

Une fois que chaque groupe a eu chaque feuille, il est possible de faire un tour rapide pour voir l'ensemble du « débat » écrit sur chaque feuille. Il est important de prendre un temps collectif pour analyser ce qui a été dit. Cela peut se faire sous la forme de lecture de phrases marquantes ou de lecture d'un texte plus « scientifique » sur le thème. Par exemple, des nappes tournantes sur la gifle et les châtiments corporels peuvent donner lieu à lecture d'un texte écrit par les député·es qui avaient proposé l'interdiction de tout châtiment corporel en France.

 

Le débat boule de neige

Dans ce type de débat, les élèves vont réfléchir sur un thème donné en cumulant les contributions des participant·es, comme son nom l'indique (« boule de neige ») et d'essayer de trouver un certain consensus. Il se déroule en plusieurs étapes (en fonction de la taille du groupe). Cela peut commencer individuellement, chaque élève doit réfléchir à la phrase proposée (par exemple êtes vous d'accord/pas d'accord avec ceci ?) puis la boule de neige commence : on regroupe les élèves par pairs, avec la même consigne, puis par groupe de 4, puis 8...etc en fonction du temps, de la taille de votre groupe et des possibilités de débat. A la fin, la question doit être traitée avec le groupe entier afin de trouver une position consensuelle possible.

Par exemple, un débat boule de neige pourrait se faire sur l'école idéale avec pour consigne de trouver 1 ou 2 propositions pour améliorer l'école afin qu'elle se rapproche de l'école idéale des élèves.

 

Les débats mouvants.

Comme leur nom l'indique, les débats mouvants ont pour caractéristique de se réaliser... en bougeant ! Outre l'avantage de se remuer un peu, de se mettre en action, ce qui peut aider certain·es élèves à s'investir dans une activité, ces débats permettent de faciliter la visualisation des arguments des un·es et des autres. Plusieurs variantes existent.

Avec « La rivière », il s'agit de proposer aux participant·es une affirmation à laquelle on peut répondre par «oui » ou « non ». Un espace de la pièce est délimité comme correspondant au « oui » et un autre au « non », avec au milieu une rivière, symbolisant l'incertitude ou une posture moins tranchée. Les participant·es se situent d'abord dans la rivière et une fois l'affirmation proposée, ils et elles peuvent se positionner plus vers le « oui » ou vers le « non » selon leur avis. Une fois les participant·es positionné·es, le débat est ouvert : chacun·e peut librement justifier sa position dans l'espace, argumenter, et éventuellement se déplacer selon qu'il·elle est convaincu·e par les arguments des un·es et des autres. L'intérêt de cette pratique est de permettre aux jeunes de visualiser concrètement tout l'éventail de réponses possibles à une question, d'approcher au plus près le concept de nuance. La position debout et la possibilité de se déplacer poussent à justifier son choix par une argumentation. Enfin, le fait d'écouter les arguments des autres et de pouvoir se positionner par rapport à eux de façon nuancée (plus ou moins près) aide aussi à formaliser sa propre opinion. Les élèves peuvent alors se dire « je suis un peu d'accord avec untel, mais pas complètement » : on sort du traditionnel face à face du débat qui peut parfois incommoder les élèves indécis·es.

Une autre façon de procéder est « l'échelle » : au lieu d'une rivière imaginaire, on dépose sur le sol de la pièce des feuilles (A4 par exemple) numérotées graduellement (de 0 à 10 par exemple). L'animateur·trice ou enseignant·e propose alors aux élèves une affirmation au regard de laquelle il s'agit situer son niveau d'adhésion, de « 0 = je ne suis pas du tout d'accord » à « 10 = j'adhère tout à fait à cette affirmation ». Une fois l'affirmation proposée, on procède comme pour la rivière et chacun·e explique son positionnement, ou bien se déplace au fil des argumentaires.

Si l'on met en œuvre ces deux variantes du débat mouvant, il faut bien garder à l'esprit que contrairement aux débats en petits groupes, le grand groupe ici peut avoir tendance à renforcer les effets habituels de la prise de parole en groupe : ne s'expriment que ceux et celles qui sont déjà à l'aise dans cet exercice. A l'enseignant·e alors d'anticiper la taille du groupe et l'organisation de la prise de parole pour éviter cet écueil. 

- L'arpentage

Il s'agit là d'une méthode de découverte d'un ouvrage à plusieurs. C'est une méthode de lecture issue des cercles ouvriers puis repris et développé par l'association Peuple et Culture. La méthode peut se faire de différentes manières en fonction de votre rapport aux livres. Le but est de travailler, lire et comprendre collectivement un ouvrage. De la manière la plus        « radicale », il faut diviser le nombre de pages à lire par le nombre d'élèves (vous avez 300 pages à lire pour 30 élèves, chaque élève lira 10 pages) en découpant l'ouvrage sans suivre forcément les chapitres, parties, l'organisation du livre. Il s'agit de se réapproprier l'ouvrage. Cela peut se faire de manière plus « douce » pour le livre où chaque élève doit lire une partie de l'ouvrage (un chapitre, une partie, une sous partie...etc). On peut donner une trame à remplir pour faciliter la lecture aux élèves (qu'en penses-tu ? Es-tu d'accord avec ce que tu as lu ? Qu'as-tu compris/pas compris...etc).

Une fois la lecture faite, la mise en commun peut se faire de diverses manières. Voici un exemple. Pour commencer, les élèves peuvent réagir à chaud (donner leur avis, dire ce qu'ils et elles ont compris/pas compris, aimé/pas aimé) puis la restitution peut s'organiser autour de quelques questions. Le but étant de se réapproprier collectivement une œuvre, il semble important de demander l'avis des élèves sur leur lecture.

On peut également proposer que chacun·e, pendant sa lecture, résume le propos en 3 grandes idées ou phrases, à l'aide d'un post-it, par exemple. A noter toutefois que l'objectif n'est pas forcément de trouver les idées les plus représentatives de tout le texte ou qui le synthétisent le mieux, mais celles que souhaite retenir et transmettre le lecteur ou la lectrice (par exemple, sur 10 pages lues, les idées gardées peuvent ne porter que sur quelques pages si cela semble plus pertinent au lecteur ou à la lectrice). Une fois les phrases notées, chacun·e peut lire son post-it : dans l'ordre du texte, cela permet d'avoir une idée claire de la progression du livre ; mais on peut imaginer cette lecture faite de façon aléatoire ou inverse à la progression du texte également.

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3 avril 2022 7 03 /04 /avril /2022 21:19
Les candidat·es à la session 2022 du CAPES d'Histoire-Géographie ont été averti·es ce lundi 28 mars que l'épreuve écrite, passée vendredi 24 mars, a été annulée. En cause, une erreur d'impression de la part du ministère, qui a imprimé le fond de carte au dos de la page des consignes, le rendant impossible à corriger. L'épreuve est reportée au 12 avril.

Cette erreur plonge les candidat·es dans des difficultés multiples. D'une part, les candidat·es éloignées des centres d'examen devront prendre leurs dispositions pour s'y rendre de nouveau, et engager de ce fait des frais supplémentaires. D'autre part, rien n'est prévu pour les autorisations d'absences pour passation des concours données aux personnels déjà en poste, et notamment les contractuel·les alternant·es. Enfin, les épreuves du concours externe spécifique de Mayotte, mais également les épreuves orales du concours interne, ont lieu le même jour.

Cette nouvelle preuve de légèreté coupable de la part du ministère vient toucher une génération d'étudiant·es qui sont les cobayes de la réforme des concours de recrutement d'enseignant-es et de la formation initiale. En effet, dans les différents cas de figures ces étudiant·es ont été confronté·es à une année impossible liée au fait que le concours est passé désormais en fin de M2 pour l'année 2022. La belle aubaine pour le ministère qui précarise ainsi davantage les futur-es enseignant-es, en décalant d'une année le statut de fonctionnaire stagiaire (après le M2), les laissant sous statut d'étudiant-e. Pour beaucoup d'entre eux-elles, cette année aura été un véritable marathon: validation du master, préparation du CAPES et stages en responsabilité dans des établissements en tant que contractuel-les trop peu rémunéré-es!

SUD éducation réaffirme avec force qu'il faut abroger cette réforme inacceptable, génératrice de tri social entre étudiant·es en allongeant la durée globale du cursus.

En attendant, SUD éducation exige du ministère :

le renouvellement immédiat de leurs droits à absences pour la session du 12 avril 2022

une prise en charge financière intégrale à hauteur des frais engagés pour la session du 24 mars 2022

une communication immédiate du ministère sur ces deux points, pour rassurer l'ensemble des candidat·es

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31 mars 2022 4 31 /03 /mars /2022 11:50

Depuis un an, la mobilisation des AESH ne cesse de s'amplifier. Des milliers de collègues se sont mis·es en grève et sont descendu·es dans la rue sur l'ensemble du territoire, s'imposant dans le débat public et dans l'agenda du ministère de l'éducation nationale. Alors que le ministre Blanquer n'avait rien prévu pour les AESH dans le cadre du Grenelle de l'éducation, il a dû concéder la mise en place d'une grille de salaire nationale qui est cependant bien éloignée des attentes salariales des AESH.

La reconnaissance professionnelle des AESH par un vrai statut de la Fonction publique est indispensable à la réussite de l'école inclusive que SUD éducation défend sans détour. Mais sans moyens elle n'est qu'un slogan : il faut des postes, de l'argent, de la formation !

Pour renforcer la mobilisation des AESH, SUD éducation appelle les AESH à se syndiquer massivement. Le syndicat est l'arme de tou·tes les personnels pour défendre leurs droits et en gagner de nouveaux !

SUD éducation revendique :

  • +400 euros pour les plus bas salaires et la reconnaissance d'un temps plein à 24h d'accompagnement pour les AESH ;
  • l'attribution de l'indemnité REP/REP+ ;
  • un statut de la Fonction publique pour les AESH et la création d'un nouveau métier d'éducateur·trice scolaire spécialisé·e;
  • des moyens pour l'école inclusive, l'abandon des PIAL et de la logique de mutualisation ;
  • des moyens pour une politique de formation initiale et continue ambitieuse ;
  • la création de brigades de remplacement.

 

SUD éducation, aux côtés de l'intersyndicale, appelle les AESH, et l'ensemble des personnels, à se mettre massivement en grève le mardi 5 avril 2022, pour gagner sur ces revendications. Le rapport de force doit s'amplifier pour faire céder le ministère.

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 18:17

Après les dernières annonces du Président Macron, nous ne pouvons que réitérer notre colère face à tant de mépris des personnels. En effet, c'est le retour du mythe des enseignants qui auraient disparu pendant le confinement, ce sont des menaces sur le statut des fonctionnaires, du chantage aux tâches supplémentaires pour espérer enfin une revalorisation salariale et de nouvelles réformes hors-sol et inapplicables... Et que penser du triomphal retour des mathématiques dans le tronc commun au lycée, alors qu'elles viennent tout juste d'être supprimées par le ministre Blanquer ? Le rétropédalage de l'équipe de campagne du Président sortant ne compense pas les effets délétères de ce discours catastrophique. Il est clair que le manque de reconnaissance institutionnelle pèse très lourdement sur le moral des personnels.

Une fois encore, SUD éducation souhaite alerter l'administration sur la situation sanitaire. Dans l'Orne, le taux d'incidence a augmenté de 29,8% en une semaine, il dépasse désormais les 1000 cas pour 100 000 habitants. Sur le terrain, dans les établissements, 1er et 2nd degré confondus, nous constatons bien la multiplication des cas, pour les élèves comme pour les personnels.
1 école a déjà fermé, de même que 182 classes dans l'académie.

Dans ces conditions, la levée de l'obligation du port du masque semble peu rationnelle, et ne permet pas à l'Education nationale de protéger ses usagers et ses employés, alors que ce devrait être la priorité. Cette mesure électorale prise par le gouvernement va avoir des conséquences massives sur la nouvelle vague qui vient.  Peut-on espérer que dans notre département, la distribution des masques aux personnels continue, puisque leur usage est plus nécessaire que jamais ? Les AED et les AESH, en particulier, sont en contact permanent avec les élèves, très majoritairement sans masque ces dernières semaines. Ces personnels sont très exposés et doivent être protégés par leur employeur ainsi que la loi le prévoit. De fait, nous voyons bien que nos collègues AED & AESH sont nombreux.ses à garder le masque au travail.

Pour la rentrée 2022, nous constatons encore une fois l'abondance de postes partagés, dont le nombre reste similaire à celui de la rentrée 2021. Cette situation est un des aspects de la dégradation des conditions de travail dans l'enseignement.

La situation au collège de Vimoutiers semble inquiétante, nous relevons 5 BMP dont 3 très importants qui pourraient donner lieu à des créations de postes (en EPS, physique-chimie, lettres modernes).
En physique-chimie particulièrement, une création de poste serait pertinente, puisque le collège a parfois des difficultés à trouver des enseignants.
En Allemand, qu'en est-il du projet d'un poste partagé sur les trois villes de Trun, Gacé et Vimoutiers ?
Cela permettrait de gagner en stabilité.
Vimoutiers fait partie des territoires les plus enclavés de l'Orne. Où en est la signature du projet TER, qui doit favoriser le désenclavement de cette ville en lui faisant bénéficier en priorité des divers projets institutionnels ?

Toujours en physique-chimie, 3 BMP sont à 18h, ce qui risque de mobiliser beaucoup de TZR et de se ressentir sur les capacités de remplacement dans l'Orne.

Les vies scolaires sont toujours sous tension dans le département. Les CPE sont débordés, et les équipes d'AED également. 
Au collège Molière de L'Aigle, par exemple, la gestion du public présente d'importantes difficultés, surtout en ce moment. Depuis la rentrée de septembre, 22 nouveaux élèves ont été accueillis et tou.te.s sont en difficulté (voire grande difficulté) scolaire et sociale.  Il faut bien noter que le public au collège Molière est un public en grande majorité défavorisé (36% de boursiers, et 16 élèves bénéficiaires des fonds sociaux, dont 3 boursiers) et de nombreux élèves subissent une situation familiale difficile (une trentaine d'enfants, à notre connaissance, avec des mesures éducatives).  Même si nous savons que le recrutement de CPE dans le département est compliqué, un second poste permettrait une bien meilleure gestion des problèmes de discipline, un meilleur suivi des élèves et ainsi de regagner un climat scolaire plus serein.
Par ailleurs, avec toutes ces arrivées depuis le mois de septembre, les effectifs ont augmenté (+12 en prenant en compte les départs), particulièrement sur le niveau 4ème qui regroupe 98 élèves. Même si quelques élèves partiront en prépa- métier au lycée Napoléon, il restera toujours plus de 90 élèves en 3ème l'an prochain, or, seulement 3 classes sont prévues. Il n'est pas acceptable d'avoir des classes à plus de 30 élèves au collège dans les conditions décrites précédemment ! Et il devient alors impossible d'inclure les élèves de SEGPA, alors même que cela est demandé aux établissements ! Ces conditions dégradées sont inacceptables pour le bien-être des élèves et des personnels, et le bon fonctionnement de l'établissement !

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 18:08

Pour la rentrée 2022, nous constatons encore une fois l'abondance de postes partagés, dont le nombre reste similaire à celui de la rentrée 2021. Cette situation est un des aspects de la dégradation des conditions de travail dans l'enseignement. Nous avons dénoncé l'augmentation massive de BMP (+30%) cette année. Un certain nombre d'entre eux auraient pu donner lieu à des créations de postes, diminuant ainsi l'instabilité des équipes enseignantes et la précarité que cette situation induit. Le nombre de gros BMP important qui sera pris en charge par des TZR fait qu'il n'y aura plus assez de TZR pour remplacer les collègues absents.

La situation du collège de Vimoutiers est particulièrement inquiétante à cet égard. Administration nous indique que la signature du TER va se faire bientôt. Les syndicats sont conscients que ça ne suffira pas à résoudre les problèmes. Nous rappelons que l’imposition des deux heures supplémentaires a aggravé le nombre de BMP et la précarité. L’administration regrette le manque d'attractivité du métier et du département. Les syndicats lui rappellent alors que nos conditions d'enseignement ne sont effectivement pas attractives.

Les syndicats rappellent aussi que la réforme de la formation aggrave encore la difficulté avec l'obligation d'enseigner à plein temps tout en se formant.

Nous avons demandé une vigilance particulière sur les postes partagés pour limiter le nombre d'établissements d'exercice et l’éloignement entre ces derniers. Rappelons qu'un quart des accidents de travail sont des accidents de trajet.

Une réflexion est engagée quant à l'idée d'organiser un groupe de travail pour mieux préparer les mesures sur postes. Cette solution existe pour le CTA depuis cette année.

Cette année à nouveau les mesures sont indiquées sur i-prof avant la tenue de l'instance, nous l'avons dénoncé.

Point situation accueil ukrainien.ne.s :

Un groupe académique de gestion de crise a été créé avec l'élaboration de documents comme fiche de scolarisation en ukrainien, outils divers …

Deux à trois réunions par semaine se tiennent à la préfecture avec différents services de l'état.

36 élèves sont actuellement scolarisés 27 en public et 9 en privé, 17 dans le premier degré, 19 dans le second.

Il y a actuellement 126 ressortissants dans le département. D'autres arrivent cette semaine. Beaucoup sont seulement de passage et ne souhaitent pas rester.

Divers lieux d'hébergement ont été ouverts.

Le conseil départemental a débloqué 50 000 euros.

Un enseignement hybride va être proposé, une partie en ukrainien (souvent à distance), l'autre en classe ordinaire.

L'UP2A d’Alençon a été renforcé.

Des tablettes vont être distribuées pour permettre l'enseignement en ukrainien à distance.

SUD éducation a dit regretter que cette qualité d'accueil ne soit pas généralisée à tous les migrants et exilés, ainsi qu'à tous et toutes les élèves en général.

Questions diverses :

-Une classe relais itinérante est créée à la place de la classe relais existante (attention le poste reste fléché Lettres modernes)

-Collège Yves Montand à Val au Perche : les conditions se dégradent, les dysfonctionnements se multiplient, les personnels n'en peuvent plus, le rapport d'audit est attendu avec impatience.

-Établissements scolaires hors contrat : retour sur « La croix des vents », pas de retour sur l'enquête académique en cours.

-Hausse des démissions d'AESH : 12 personnes depuis septembre, les syndicats continuent à dénoncer les conditions de travail et de rémunération des AESH et demande une aide financière d'urgence pour l'aide au paiement du carburant.

-Remplacements dans le premier degré : inflation du nombre de classes sans remplaçant.e. Sur 140 absences en fin de semaine dernière, 18 étaient dues à la COVID. Toutes les formations sont suspendues jusqu'aux congés de printemps, faute de remplacement possible.

-Etat de la réserve ? Aucune

-Berceaux stagiaires : on ne sait pas encore combien il y en aura. Le travail est en cours pour le premier degré et se fera plus tard pour le second degré, après les ajustements.

-Expérimentation dotation qualitative : cette expérimentation a bénéficié à l'Orne qui, sinon, aurait perdu beaucoup de postes étant donnée la baisse des effectifs prévue.

-Poste administratif supprimé à Marguerite de Navarre : ce poste était excédentaire par rapport au barème. Il était vacant à la rentrée prochaine et il fallait rendre plusieurs postes donc la mesure ne sera pas levée malgré la mobilisation. Un poste de 0,80 d'AED a été créé.

-Demande dune « rallonge » pour les devoirs faits : en attente d'une réponse suite à l'enquête sur les besoins.

-Nous avons appris ce matin, dans la presse, qu'une nouvelle sectorisation se fera pour Alençon à la rentrée prochaine.

-Qu’en est-il des personnels supplémentaires pour les internats d'excellence ? : pas d'information pour le moment.

-Une équipe mobile de deux ETP d'AED va être créée afin de ne plus être confronté à une pénurie trop compliquée à gérer avec parfois fermeture d'internat. Peut-être quatre ETP l'année suivante si l'essai est concluant .

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 19:39

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, SNALC, SNCL, SNES-FSU, SNFOLC et SUD éducation sont avec les AED et soutiennent leurs revendications.

Les AED se sont massivement mobilisé·es au cours des deux dernières années lors des journées de grèves “Vie scolaire en colère” depuis décembre 2020 et dernièrement pendant la journée de grève historique du 13 janvier 2022. Les AED ont été en première ligne face au Covid, pourtant leurs conditions d’emploi et leurs salaires sont intolérables.

Les créations de postes arrachées pendant la crise sanitaire par la mobilisation des personnels sont en deçà des besoins dus à l’augmentation des effectifs dans le second degré en 2020 et en 2021. Il est nécessaire de recruter massivement des personnels AED, de créer des brigades de remplacement dans les départements pour ne pas faire peser aux AED en poste dans l’établissement le remplacement des collègues absent·es, de donner accès à une véritable formation.

Cela s’ajoute à des conditions de rémunération et d’emploi indignes des missions exercées : les salaires sont largement insuffisants ; les temps incomplets sont le plus souvent imposés ; les AED sont exclus du versement des primes REP et REP+; l’indemnité compensatrice de la CSG n’est pas versée à de nombreux et nombreuses AED qui y ont pourtant droit ; les AED sont soumis à des pressions continuelles et à la menace de non-renouvellement de leur contrat.

Pour nos organisations syndicales CGT éduc’action, SNALC, SNCL, SNES-FSU, SNFOLC et SUD éducation, il faut prendre des mesures d’urgence pour lutter contre la précarité des AED.

Nous exigeons :

• une amélioration des conditions de travail avec une diminution du temps de travail et la suppression du forfait nuit en internat,

• des créations de postes massives et pérennes,

• la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique,

• une vraie augmentation des salaires avec la mise en place d’ une grille la plus favorable possible,

• le versement des primes REP-REP+ et Covid,

• et l’ouverture de négociations pour des évolutions statutaires contre la précarité des AED.

Nos organisations syndicales exigent du ministre qu’il réponde, le mépris dont il fait preuve n’a que trop duré.

Nos organisations syndicales soutiennent les mobilisations des AED dont celle du 22 mars et les invitent à se réunir avec leurs organisations syndicales pour pour élaborer leurs revendications et leurs moyens d’actions.

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 19:38

Le rapport publié par le GIEC le 28 février nous alerte une fois de plus sur l’urgence à nous saisir de la crise climatique. Les conséquences du changement climatique s’annoncent catastrophiques pour la planète et sa population : famines, sécheresse, cyclones, incendies, inondations se multiplieront. Le dérèglement climatique nécessite de multiples changements aussi bien dans le mode de production que dans les pratiques collectives. La reconversion écologique est un enjeu fondamental : tous les secteurs de la société doivent y participer, y compris l’Éducation nationale.

Les organisations syndicales CGT, FSU et SUD éducation soutiennent les revendications et les mobilisations de la jeunesse, en particulier le 25 mars. Des préavis de grève ont été déposés ce jour-là.

Dans l’éducation aussi, des mesures sont possibles pour favoriser une transition écologique socialement juste, les organisations syndicales revendiquent dans l’immédiat :

• Une carte des formations orientée vers les métiers liés à la transition écologique : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à l’agriculture biologique, permaculture, etc, dans les filières professionnelles du transport mais aussi du bâtiment pour renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc.

• Des programmes intégrant une réflexion sur la transition écologique et son accompagnement social

• Réalisations de bilan énergétique et plan d’isolation des bâtiments scolaires et universitaires

• Programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau

• Des outils pour mettre en place le recyclage des déchets et leur diminution

• Renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire, alimentation moins carnée

• Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin notamment de limiter leurs déplacements

• La transparence totale sur les risques environnementaux et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021

• La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-ses exposés-e au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres...)

Il n’y aura pas de résolution à la crise d’aujourd’hui avec les solutions d’hier ou le repli sur soi, c’est pourquoi nous appelons à rejoindre largement les marches pour le climat et y porter nos exigences d’une société plus juste, écologique, solidaire et démocratique.

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13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 20:50

Le service public d’éducation est mis à mal par son instrumentalisation dans la diffusion d’une idéologie réactionnaire. Alors que l’école devrait promouvoir la solidarité et garantir l’égalité entre tou·tes, on observe un déchaînement de discours racistes, nationalistes et passéistes dans les débats autour de l’éducation. Les immigré·es, les personnes supposé·es musulmanes ou encore les personnels mobilisé·es contre la politique de Blanquer, sont tour à tour accusé·es de déroger aux valeurs de la République et en particulier à la laïcité.

Il faut en finir avec cette politique du bouc-émissaire et construire une école ouverte, laïque et solidaire.

L’école doit jouer son rôle dans l’accueil des migrant·es et des réfugié·es !

La situation des ukrainien·es qui fuient la guerre jette une lumière crue sur les carences inacceptables de la France dans l’accueil des personnes migrant·es.

Chaque année, des millions de personnes sont contraint·es de quitter leur pays pour fuir les guerres et la pauvreté qui ne cesse de s’aggraver avec la crise climatique. Celles et ceux qui arrivent en France subissent un traitement inhumain de la part de l’État français.

SUD éducation revendique des moyens pour que l’Éducation nationale participe à l'accueil des personnes migrantes.

SUD éducation revendique :

la scolarisation immédiate de toutes et tous les mineur⋅es sur le territoire français sans distinction de nationalité ;

la régularisation des mineurs⋅es étranger⋅ères une fois leur majorité arrivée, sans condition ;

l’accès aux droits fondamentaux pour les enfants : santé, école, logement ;

une scolarisation facilitée, une orientation choisie, avec les moyens nécessaires.

la fin du recours aux obligations de quitter le territoire et des interdictions de retours, ainsi que des rétentions administratives.

la fermeture sans délai des CRA.

Pour en finir avec le racisme et l’instrumentalisation de la laïcité pour stigmatiser !

Depuis le début de son mandat, Blanquer instrumentalise la laïcité pour stigmatiser de manière systématique la population musulmane ou considérée comme telle, comme en témoigne la récente campagne d’affichage consacrée à la “laïcité”. En mélangeant religion, couleur de peau, origine géographique supposées, et en faisant des différences les freins à l’épanouissement et au vivre-ensemble, la campagne d’affichage est sur une pente dangereuse, celle d’un dévoiement raciste et xénophobe de la laïcité, appuyé sur un imaginaire colonial.

Blanquer, le ministre des catholiques intégristes

Les leçons de laïcité sont malvenues lorsqu’elles viennent du ministre Blanquer qui entretient toujours des liens avec les milieux catholiques conservateurs, à commencer par SOS éducation, association qui s’était illustrée, dans la continuité de la Manif pour Tous, dans sa lutte contre les ABCD de l’égalité. Le gouvernement s’emploie à valoriser l’identité chrétienne de la France au détriment de la laïcité, il défend l’alliance historique des capitalistes avec le catholicisme, pour mieux chasser sur les terres de l’extrême droite en cette période d’élections présidentielles.

Pour lutter contre les inégalités, pour défendre la laïcité, socialisons l’enseignement privé !

En Ille-et-Vilaine, 72 communes il n’y a qu’une école privée. Dans le Maine-et-Loire, 83 communes sont dans dans cette situation. À la rentrée 2020, 42% des élèves de Bretagne sont scolarisé·es dans le privé, contre 17% à l’échelle nationale.

Le dualisme scolaire est responsable d’inégalités face à l’éducation et fait payer à toute la population la promotion de l’enseignement religieux au détriment du service public d’éducation.

L’école privée est largement financée par l’État, à hauteur de 8 milliards d’euros, soit 10,5% du budget de l’enseignement scolaire. À cela s'ajoutent près de 4 milliards de financement par les collectivités territoriales, portant à 12 milliards de financement public pour l’enseignement privé.

Blanquer conduit une politique particulièrement favorable à l’enseignement privé, y compris hors contrat : les lois de finance successives favorisent toujours davantage l’école privée, dont le budget augmente plus vite que celui de l’enseignement public (+3,21% d’augmentation à la rentrée 2022) en particulier à cause des dispositions de la loi Blanquer dite “pour l’école de la confiance”.

Pour SUD éducation, il est plus que jamais temps de reprendre le débat sur la fin du dualisme scolaire :

  • en mettant fin au financement public de l’enseignement privé
  • en socialisant l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat, et en transférant ses personnels dans les corps correspondants de l’enseignement public
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Published by SUD 61
11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 16:21
 
Les résultats des mutations inter-académiques ont été publiés avec 6 jours de retard. La hausse des barres d’entrée dans les académies montrent que les 8000 suppressions de postes orchestrées par Blanquer depuis son arrivée au ministère de l’Éducation ont des conséquences très concrètes sur la vie des personnels. Les suppressions de postes entravent la mobilité des personnels.


Alors que la question environnementale est au centre de nos préoccupations, il est temps de mettre en œuvre un autre modèle social qui limite les transports pour se rendre sur le lieu de travail et qui permette aux personnels de travailler et de vivre au même endroit. Il faut ouvrir des postes afin de baisser le nombre d’élèves par classe et améliorer les conditions de travail en particulier dans les territoires dans lesquels l’État a le plus de difficulté à fidéliser les agent·es mais il faut également cesser de fermer des classes, des écoles ou des collèges dans les zones rurales.

Lorsque vous aurez pris connaissance des résultats de votre mutation inter-académique, contactez le syndicat SUD éducation de votre département qui pourra vous aider et vous conseiller soit pour faire un recours sur votre résultat, soit pour votre participation au mouvement intra-académique. La réforme du paritarisme a eu pour effet de rendre encore plus opaque les opérations de mutation, c’est pourquoi il est d’autant plus important d’être accompagné·es par SUD éducation. Avant d’effectuer le recours sur l’application Colibris, contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

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Published by SUD 61
10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 12:47

Depuis un an, la mobilisation des AESH ne cesse de s’amplifier. Des milliers de collègues se sont mis·es en grève et sont descendu·es dans la rue sur l’ensemble du territoire, s'imposant dans le débat public et dans l’agenda du ministère de l’éducation nationale. Alors que le ministre Blanquer n’avait rien prévu pour les AESH dans le cadre du Grenelle de l’éducation, il a dû concéder la mise en place d’une grille de salaire nationale qui est cependant bien éloignée des attentes salariales des AESH.

Le 5 avril, on continue : pour nos salaires, pour un statut, pour défendre l’école inclusive !

Ces augmentations misérables de salaire sont loin de nous satisfaire. Si le ministère pensait calmer notre colère avec quelques dizaines d’euros c’est un pari raté  tant cette revalorisation n’est pas à la hauteur des enjeux : sortir 129 000 AESH de la précarité. Les temps incomplets imposés font que la majorité d’entre-nous vivons sous le seuil de pauvreté ; d’une académie à l’autre le temps de travail ne correspond pas à une même quotité. 

 Et l’indemnité REP ?

Face aux refus du ministère d’accorder l’indemnité REP/REP+ pour les AESH exerçant en éducation prioritaire, une centaine de collègues, accompagné·es par SUD éducation, ont attaqué leur employeur au tribunal administratif. Les dossiers sont en cours d’instruction. Si une décision victorieuse était prise, elle s’appliquerait à toutes et tous !

Cette question des salaires et du temps de travail est indissociable de celle du statut. Les CDD de trois ans et la CDisation au bout de 6 ans ne représentent pas des avancées comme le claironne le ministère. Pour SUD éducation, il s’agit plutôt d’une précarité structurelle. Nos compétences et notre expérience professionnelle doivent être reconnues ! 

C’est une question de choix budgétaire : un statut pour les 129 000 AESH ne représenterait qu’une augmentation de 0,27% du budget de l’éducation nationale. Quand on sait que le ministre Blanquer a rendu des millions d’euros depuis le début de son mandat…

Cette reconnaissance professionnelle est indispensable à la réussite de l’école inclusive que SUD éducation défend sans détour. Mais sans moyens elle n’est qu’un slogan : il faut des postes, de l’argent, de la formation ! À l’inverse, pendant ces 5 dernières années, l’accompagnement des élèves en situation de handicap est devenu un enjeu comptable : le ministère cherche à rentabiliser les moyens existants avec la mise en place des PIAL, outil d’une mutualisation à marche forcée.

SUD éducation revendique : 

  • +400 euros pour les plus bas salaires et la reconnaissance d’un temps plein à 24h d’accompagnement pour les AESH ; l’attribution de l’indemnité REP/REP+ ;
  • un statut de la Fonction publique pour les AESH et la création d’un nouveau métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;
  • des moyens pour l’école inclusive, l’abandon des PIAL et de la logique de mutualisation ; 
  • des moyens pour une politique de formation initiale et continue ambitieuse ; la création de brigades de remplacement. 

SUD éducation, aux côtés de l’intersyndicale, appelle les AESH, et l’ensemble des personnels, à se mettre massivement en grève le mardi 5 avril 2022, pour gagner sur ces revendications. Le rapport de force doit s’amplifier pour faire céder le ministère.

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