14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:01

Ce communiqué a été publié le 12/09/2020

Dans le contexte de la crise sanitaire de la fin de l’année 2019-2020, le ministère de l’Éducation Nationale a décidé de supprimer les épreuves orales des concours du CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPLP, CPE et agrégation et de créer une épreuve d’“oral de titularisation” pour les lauréats concernés. Les organisations syndicales, consultées à deux reprises cet été, ont unanimement exprimé leur opposition à ce projet d’un dispositif qui alourdit encore l'année des stagiaires sans apporter de plus-value ni en termes de formation, ni en termes de recrutement puisque ce qu’il est censé évaluer– sans indication de grille de critères précis ! – l'est déjà dans les dispositifs existants (oraux de stage, visites, inspection).

 Leurs craintes sont confirmées dans l’arrêté publié le 30 août :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042284691&dateTexte=&categorieLien=id

 Des objectifs affichés à la composition du jury, en passant par le statut de cet “entretien” - dans lequel le ou la stagiaire doit présenter une situation professionnelle vécue, tout fait problème. Alors que l'année s'annonce particulièrement difficile pour toutes et tous et en particulier pour les débutant·es, cet oral représente une charge de travail supplémentaire pour les stagiaires, lesquels sont soumis à un stress et une pression constante du fait de conditions de stage très exigeantes. D’autre part, cela va accroître inutilement les charges des personnels d’encadrement et des formateurs.

 Les OS signataires réaffirment leur opposition à ce dispositif et dénoncent le passage en force comme mode de fonctionnement ordinaire du ministère. Elles demandent que cet oral ne soit pas mis en place, que des moyens soient déployés d’urgence pour l’accompagnement des fonctionnaires stagiaires et que les conditions de stage soient améliorées pour permettre une entrée plus sereine et progressive dans le métier.

 Signataires : SNESUP-FSU, SNUIPP-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNPI-FSU, SNES-FSU, SUD ÉDUCATION, FERC CGT

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:59

Ce communiqué a été publié le 12/09/2020

Durant la période de déconfinement, de nombreuses et nombreux AED ont fait les frais du manque de considération de l’institution à leur égard : demande de présence dans des établissements vides pour des tâches éloignées des missions des personnels, pression à accepter des heures en-dehors de l’emploi du temps, sur l’argument de n’avoir rien fait pendant le confinement, non prise en compte des contrats en termes d’horaires ou de lieux de travail (internat/externat), difficultés à obtenir des autorisations spéciales d’absence pour garde d’enfants ou personnes vulnérables ou pour passer des concours…

Pendant le confinement il avait déjà été demandé à certain-e-s AED des tâches qu’ils-elles n’avaient absolument pas à assumer, d’autant plus sans matériel fourni par l’employeur.

La fin de l’année scolaire passée a été marqué par les habituels abus de non-renouvellement par les administrations, visant notamment les collègues s’étant mobilisé-e-s durant la période écoulée.

Comme à chaque rentrée scolaire, SUD éducation appelle les AED à être très vigilant-e-s concernant leurs contrats de travail :

— bien vérifier la durée de travail hebdomadaire, ainsi que l’étendue du contrat (entre 39 et 45 semaines), pour éviter que l’administration vous réclame des heures hors contrat ;

— si vous avez demandé à bénéficier d’un crédit d’heures pour formation (200h pour un temps plein), celui-ci doit figurer sur votre contrat de travail et être déduit de votre quotité annuelle sans baisse de salaire ;

— temps de pause (toutes les 6h) ;

— la période d’essai est d’1/12e du contrat initial. Elle peut être renouvelée une fois pour une durée qui ne peut être supérieure à sa durée initiale. En cas de renouvellement du contrat, pas de période d’essai !

En cas de doute, contactez votre syndicat SUD éducation local

La situation particulière de crise sanitaire, et le protocole de rentrée publié par le ministère, nous pousse également à certains points de vigilance supplémentaires :

— le matériel de protection et de désinfection doit être fourni par l’employeur. Chaque personnel a droit à deux masques pour chaque jour de présence dans les établissements.

— les missions doivent être clairement indiquées sur le contrat signé, attention aux demandes abusives pour cause de crise sanitaire !

SUD éducation revendique la titularisation de tous les personnels précaires, avec la création d’un vrai statut d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps.

 

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:57

Ce communiqué a été publié le 10/09/2020

Paris, le 10 septembre 2020

 

à l’attention de Mme Souâd AYADA, 

présidente du Conseil supérieur des programmes

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Objet : allègement en urgence des programmes pour l’année scolaire 2020-2021

Madame la présidente du Conseil supérieur des programmes, 

nous vous avions fait part par un courrier datant du 17 juin de notre demande de voir les programmes de l’année scolaire 2020-2021 allégés. Il est en effet indispensable que le début d’année soit consacré à compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement, notamment du point de vue des apprentissages. 

Durant les audiences disciplinaires auxquelles SUD éducation a participé au début de l’été, nous avons également rappelé systématiquement cette exigence, fondamentale du point de vue de l’égalité entre les élèves. En cette rentrée, nous constatons que cette demande n’a pas été entendue. Au contraire, le ministre continue à affirmer que l’objectif est d’élever le niveau et certainement pas d’alléger les programmes, s’enfermant ainsi dans un déni face à ce qu’a été en réalité la période de confinement du point de vue de la continuité des apprentissages. 

Par ailleurs, ce sont aujourd’hui plusieurs centaines de classes, d’écoles et d’établissement qui ont été ou sont fermées du fait de l’apparition de cas de Covid-19 parmi les personnels ou les élèves. De ce fait, aux inégalités qui se sont accrues pendant le confinement vont s’ajouter les inégalités entre élèves qui sont en mesure d’aller à l’école et celles et ceux dont la classe est fermée. 

Cette situation n’est ni tenable pour les enseignant-e-s sur le plan pédagogique, ni juste pour les élèves. Pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres, il faut d’urgence alléger les programmes pour cette année, afin de laisser la latitude nécessaire pour que les enseignant-e-s adaptent leur enseignement à la situation présente. 

Veuillez croire, madame la présidente, en notre attachement au service public d’éducation,

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:56

Ce communiqué a été publié le 10/09/2020

L’urgence budgétaire est à la prise en charge des besoins immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’épidémie de la COVID-19 et sa gestion par le gouvernement ont un impact considérable sur notre système d’enseignement supérieur et de recherche. La rentrée universitaire 2020 s’annonce catastrophique, avec des dizaines de milliers de nouveaux étudiant·es dans le supérieur sans que les universités n’aient les moyens de les accueillir. Cette situation est notamment le résultat de plus de dix ans de restrictions sur le nombre de postes d’enseignant·es-chercheur/ses, de personnels ingénieur·es, technicien·nes, administratif/ves, ouvriers, de bibliothèque… Il aurait fallu recruter des dizaines de milliers d’agents et construire de nouveaux locaux depuis longtemps ; c’est d’autant plus prégnant et urgent maintenant que les conditions sanitaires nécessitent de dédoubler les amphis, les TD et TP ! Dans la recherche publique, les moyens manquent pour permettre aux laboratoires de relancer les recherches qui ont été mises entre parenthèses pendant les mois du confinement. Faute des postes de chercheur/ses et ingénieur·es et technicien·nes, la plupart des jeunes dans la recherche ont pour seul horizon l’incertitude, avec au mieux, la précarité de l’emploi.

C’est dans ce contexte que le gouvernement veut faire passer à la hâte au parlement, dès le 21 septembre, la loi de programmation de la recherche (LPR) rédigée avant la pandémie, dont le contenu est à l’opposé des revendications du personnel, et sans tirer aucune leçon de la situation actuelle. La COVID-19 a mis en évidence la nécessité de renforcer le service public. Des postes stables (dans le cadre du statut de la fonction publique) doivent être créés pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

Pourquoi nous opposons-nous au projet de LPR ?

Ce projet institutionnalise la précarisation du personnel de l’ESR et remet en cause ses statuts, gage d'une recherche libre et indépendante. La mise en place des « tenure tracks » (chaires de professeurs juniors), contrats de « pré-titularisation conditionnelle » ouvre la possibilité de contourner les dispositifs nationaux d'accès à la profession d’enseignant·e/chercheur·e et de chercheur·e. La création de nouveaux contrats précaires, les contrats de projet scientifique, frauduleusement dénommés « CDI », dont la fin de contrat est conditionnée à la durée et au financement du projet de recherche, remet gravement en cause les recrutements de personnels titulaires.

Le projet de LPR favorise le financement de la recherche par appels à projets, notamment via l’ANR, au détriment de financements pérennes alloués aux unités de recherche dont les laboratoires ont besoin pour accomplir leurs missions. Il encourage ainsi la mise la concurrence à tous les étages, et oriente et limite les thématiques de recherche à des sujets « porteurs » et/ou jugés « rentables » et « valorisables » par le privé. Une telle logique a notamment fait perdre 10 ans de recherche sur les virus de type coronavirus !

En parallèle, l’annonce budgétaire de 5 milliards d’euros sur 10 ans ne permet même pas d’atteindre les 1 % du PIB pour la recherche publique, et laisserait la recherche française continuer son lent déclin. Ainsi la LPR prévoit 357 millions supplémentaires pour le budget 2021 ce qui représente une augmentation similaire aux dernières années. L’effort dans la programmation budgétaire serait prévu après les élections présidentielles ! Et aucun moyen conséquent n’est prévu pour répondre aux besoins urgents de l’ESR liés à la crise sanitaire.

Le personnel de l’ESR, comme les étudiant·es, ont massivement fait savoir par des manifestations, en particulier le 5 mars, ainsi que de multiples motions, qu’ils rejetaient ce projet de LPR. Aujourd’hui, la Ministre tente, à travers un protocole d’accord “relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières” de faire acter en force les dispositifs de précarité prévus dans la LPR en « échange » de promesses d’augmentation de primes largement individualisées.

Nous demandons des moyens et des postes statutaires en urgence.

Nous exigeons l’abandon de la LPR et comptons, par la mobilisation du personnel de l’ESR, afficher notre détermination à construire un grand service public de l'’enseignement supérieur et de la recherche, au service de toutes et tous, avec des moyens humains, financiers et matériels garantis et pérennes, ou la précarité n’est plus de mise.

Nous appelons les collègues à se réunir en assemblées générales, à rejoindre les actions interprofessionnelles de la rentrée partout sur le territoire et à se rassembler massivement le 21 septembre devant l’assemblée nationale à Paris à 14h, jour d’ouverture de l’examen du texte.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, FO-ESR, SUD RECHERCHE
EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, UNEF, FACS ET LABOS EN LUTTE.

 

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:53

Ce communiqué a été publié le 07/09/2020

Dans une interview au Figaro datée du 4 septembre, la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) Frédérique Vidal affirme que "les établissements sont prêts à recevoir les étudiants". Alors que des vidéos d'amphis bondés avec des étudiant-e-s dans les travées circulent quelques jours à peine après la rentrée, la ministre ne prend pas l'ampleur de la crise qui se profile dans des universités déjà au bord de la rupture bien avant la crise sanitaire.

 L'annonce très médiatique de 30 000 places supplémentaires, sans date par ailleurs d'annoncée, soit une hausse très faible de 1.8% ne saurait compenser les manques de places criantes que connaissent les universités. D'autant qu'avec un bac obtenu au contrôle continu en 2020 et un taux de réussite supérieur aux années précédentes, les effectifs en cette rentrée en sont plus conséquents (et alors que des milliers d’étudiant-e-s se trouvent encore sans réponses). Ce que Vidal anone, ce sont des formules creuses sur "l'hybridation" des cours entre présentiel et distanciel et l'accent mis sur le tout numérique comme solutions miracles : pansements dérisoires alors que l'université souffre d'un manque d'embauche de personnels enseignants et administratifs pour accompagner des étudiant-e-s fragilisé-e-s par 6 mois sans cours.

 Les cours à distance durant le confinement (sans parler des examens en lignes) ont constitué, comme nous l'avions craint, un cheval de Troie pour la stratégie ministérielle et des établissements d'imposer leurs outils et leurs méthodes pédagogiques basées sur le recours croissant au numérique, au e-learning, à la "scénarisation", à la dématérialisation des savoirs et à l'individualisation des parcours. Penser comme la ministre qu'il faudrait choisir entre la numérisation des enseignements et des "cours magistraux traditionnels, où le professeur lit son cours face à un amphi d’étudiants qui ne posent pas de questions" est réducteur, méprisant et éloigné de la réalité.

 Mme Vidal est par ailleurs bien la ministre de ce gouvernement libéral qui offre des cadeaux aux entreprises quand elle répond à la crise de l'université par des aides versées aux entreprises qui recruteraient des apprentis. L'université doit être un service public des savoirs ouvert à toutes et tous, pas le bassin d'emploi des entreprises locales ou des multinationales. À l’image du reste du gouvernement, la ministre verse aussi dans la réaction autoritaire. Elle dénonce des "petits groupes qui s'agitent" sur les campus, alors que justement, les étudiant-e-s s'emparent des questions politiques posées à notre société, dans des universités qui justement reprennent tout leur sens de lieux d'expression publique et intellectuelle.

 Pour SUD éducation, cette rentrée particulière doit être synonyme d'annonces concrètes pour les universités: embauches massives de personnels, titularisation des personnels précaires, engagement financier massif, ouvertures de locaux, gratuité des masques, protocoles sanitaires clairs.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 15:21

Le ministère a fourni, tardivement, des masques aux personnels affectés dans les écoles maternelles et élémentaires. Toutefois, il ne fournit aucun dispositif de protection pour les élèves, et les mesures d’hygiène ont été considérablement allégées. À ce stade, les masques ne sont d’ailleurs toujours pas arrivés en quantité suffisante pour répondre aux besoins fixés par le protocole sanitaire lui-même, à savoir deux masques par jour et par adulte. Par ailleurs, les personnels ont reçu, au mieux, des masques en tissu qui ne constituent pas, du point de vue de l’agence nationale de santé, une protection suffisante. Le ministre prend donc sciemment la responsabilité, alors que plus de 260 classes sont déjà fermées, d’exposer les personnels et les élèves à la contamination.
Plus largement, il prend la responsabilité de favoriser l’apparition de clusters dont la conséquence sera la fermeture de classes, d’écoles ou d’établissements. En effet, l’agence nationale de santé définit clairement comme cas contact tout-e élève ou enseignant-e de la même classe qu’un-e élève ou personnel testé positif à la Covid-19, si l’un-e des deux ne porte pas de masque. Cela signifie que si un-e enseignant-e est testé-e positivement, toute la classe devra être mise en quatorzaine et testée. Cela signifie également que si un-e élève est testé-e positif ou positive, alors l’enseignant-e sera un cas contact également s’il ou elle n’était pas doté-e d’un masque chirurgical.

Pour SUD éducation, cela confirme la désinvolture avec laquelle le ministère et le ministre Blanquer ont préparé cette rentrée.
Les personnels contaminés par la Covid-19 doivent bénéficier de la reconnaissance en maladie professionnelle, et donc la journée de carence ne doit pas leur être décomptée.
SUD éducation revendique la mise en œuvre urgente de mesures permettant de limiter les risques de contamination, par le respect des mesures indispensables d’hygiène et de protection des élèves et des personnels, ainsi qu’une baisse significative des effectifs par classe permettant de réduire les risques de contamination.
Cela suppose des recrutements importants de personnels, en puisant dans le vivier des listes complémentaires aux concours, ainsi qu’au-delà dans les vivier des candidat-e-s admissibles aux concours.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 15:08

Des grands discours du confinement, les trémolos dans la voix pour un système plus juste et plus humain, il ne reste aujourd’hui plus grand chose. Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel des salaires, le gouvernement confirme sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement. Pourtant, les situations sociale et sanitaire appellent des changement radicaux :

Exigeons un plan d’urgence sanitaire
Nous exigeons les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice de nos missions. La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Par exemple, il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des personnels ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tou-te-s les personnels concerné-e-s. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les personnels tombé-e-s malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels. Enfin, les carences observées dans la fourniture des protections élémentaires aux personnels sont inacceptables et indignes.

Exigeons la hausse de nos salaires
Nous exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées notamment pour les femmes par la mise en place de l’égalité salariale.

La relance, pour qui, pour quoi ?
Sur les 100 milliards d’euros du plan de relance, 20 vont être consacrés à la baisse d’impôt des entreprises. A quelles conditions ? Aucune ! C’est cadeau ! Cet argent pourra donc être encaissé par les actionnaires. En plus, toutes ces baisses d’impôts, comme le CICE, n’ont jamais démontré la moindre efficacité en matière de créations d’emplois. Pire, de nombreuses entreprises profitent de la situation actuelle pour licencier à tout va ! C’est inacceptable. La situation actuelle appelle des mesures d’urgence à commencer par le maintien de l’emploi, tout particulièrement dans les entreprises aidées par l’état et bien sûr dans celles qui font des bénéfices.

Exigeons l’abandon de la contre réforme des retraites 

Enfin, le gouvernement parle de relancer sa contre-réforme des retraites contre laquelle se sont mobilisé-e-s des millions de salarié-e-s l’an passé, par des manifestations nombreuses et de longues grèves reconductibles. Pour SUD éducation, les économies sur nos pensions c’est toujours non !

 

SUD éducation appelle les personnels à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, actions etc.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:56

Ce communiqué a été publié le 06/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/rentree-des-aesh-a-quand-un-vrai-statut/

L’Éducation nationale compte 100 000 personnels employés sur des missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Le Ministre Blanquer a annoncé le recrutement de 8 000 nouveaux emplois à mi-temps d’AESH. L’inclusion de ces élèves à l’école est un des enjeux majeurs du système éducatif français. Pourtant l’Éducation nationale refuse toujours aux AESH de reconnaître leur métier avec les garanties salariales qui vont avec et les cantonne à des « missions ». Pire encore, les AESH vont voir leurs conditions de travail se dégrader avec la généralisation des PIALs (Pôles Inclusif d’Accompagnement Localisés), le grand projet du Ministre Blanquer pour une « gestion » plus rentable du handicap à l’école.

 

Une précarité inacceptable

SUD éducation revendique la reconnaissance du métier d’AESH. Les AESH doivent être recruté-e-s sur des contrats à temps plein de 24h avec élèves afin de garantir du temps de concertation, de préparation. Un contrat à temps plein c’est aussi la garantie d’un salaire à temps plein. Aujourd’hui les AESH sont quasi exclusivement recruté-e-s sur des temps incomplets avec des salaires incomplets (en moyenne 760 euros pour 24h de travail devant élèves). Cette précarité est inacceptable.

 

Les PIALs ou comment casser l’inclusion scolaire

SUD éducation s’oppose à la généralisation des PIALs au cours de l’année 2020. Les PIALs vont permettre à l’ Éducation nationale d’imposer encore plus de contraintes aux AESH, déjà extrêmement précaires, en favorisant leur déplacement d’une école ou d’un établissement scolaire à l’autre au cours d’une même journée. Avec les PIALs, les AESH deviennent interchangeables, ils et elles sont amené-e-s à accompagner plus d’élèves aux handicaps différents, sur des lieux différents avec des équipes différentes. Or l’accompagnement des élèves en situation de handicap nécessite de la stabilité, de la régularité, un suivi personnalisé de la part des AESH qui apprennent progressivement à connaître l’élève et ses besoins. Avec les PIALs, le ministère nie les compétences professionnelles des AESH.

SUD éducation revendique l’abandon immédiat de ce projet néfaste pour les élèves et pour les personnels.

SUD éducation porte une série de mesure pour améliorer les conditions de travail des élèves et par conséquent les conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap :

- la création d’un véritable statut de fonctionnaire d’ Éducateur Scolaire Spécialisé pour les AESH afin de reconnaître leur rôle d’éducatif et leur métier,

- un salaire à l'entrée dans le métier : 1 700€ nets et l’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires quelle que soit la durée du contrat,

- un temps plein avec 24h max avec élèves et le reste pour la prise en compte de tout le travail invisible (préparation, suivi, coordination, formation...)

- Des moyens pour une véritable formation,

  • Des affectations respectueuses des élèves et des personnels : affectation sur 2 établissements au maximum, respect des notifications MDPH…

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:55

Ce communiqué a été publié le 05/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/heraut-greve-pour-les-conditions-de-travail-au-college-les-escholiers-de-la-mosson/

La fédération SUD éducation relaie ce communiqué de SUD éducation 34. Pour accéder à toutes les informations, cliquez ici.

PAS DE RENTREE AUX ESCHOLIERS

Nous, les personnels du collège les Escholiers de la Mosson sommes en grève ce jeudi 3 septembre 2020 pour protester contre l’inaction de notre hiérarchie face à la grande souffrance au travail que subissent plusieurs de nos collègues.
Cela fait maintenant deux ans que nous alertons le rectorat de la dégradation du climat scolaire dans notre collège. De nombreux collègues déclarent avoir subi des pressions de la part du chef de l’établissement. La situation s’est tant détériorée qu’elle a abouti à la tentative de suicide d’une collègue au printemps dernier.
Notre collège, au sein d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé, ne peut continuer de souffrir de ce climat. Nous désirons pouvoir offrir un cadre éducatif de qualité à nos élèves et pour cela, il est absolument nécessaire que le personnel éducatif et médico-social puisse travailler dans des conditions viables.
Nous réclamons que des mesures immédiates soient prises afin d’assurer la sécurité et la sérénité de nos collègues.
Nous demandons à l’administration de l’éducation nationale de procéder à une enquête, rapide et impartiale, dès cette semaine.
Nous demandons l’éloignement du chef d’établissement mis en cause pendant toute la durée de l’enquête. Nous demandons que ce chef d’établissement soit remplacé.

Depuis 2 ans les personnels du collège alertent l’administration sur la situation de l’établissement. Un premier mouvement de grève avait eu lieu en juin 2019. Une audience au rectorat s’est tenue en juillet 2020. Face à l’inaction de la hiérarchie académique, une nouvelle journée de grève a été décidée pour ce jeudi 3 septembre. Voici ci-dessous le communiqué de presse des personnels en grève.

L’assemblée des personnels grévistes du collège des Escholiers est entrée en contact avec le maire de Montpellier et la députée Muriel RESSIGUIER, afin d’échanger sur la situation de souffrance au travail. Un courrier a été envoyé à Madame la Rectrice de l’académie de Montpellier, dans le but d’obtenir un dénouement rapide.
Les personnels disposent d’
une caisse de solidarité qui permet de les soutenir et d’exprimer votre solidarité. N’hésitez pas à y participer !

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:54

Ce communiqué a été publié le 04/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/plan-de-relance-34-milliards-pour-le-patronat-seulement-4-pour-la-renovation-energetique-des-batiments-scolaires/

Le Premier ministre a annoncé le 3 septembre les contours du plan de relance voulu par le gouvernement.

Pour SUD éducation, il ne faut pas être dupe : l’ensemble de la somme consacrée à la transition écologique est inférieur aux cadeaux fiscaux que le gouvernement s’apprête à offrir aux capitalistes pour un montant de 34 milliards d’euros. Les responsables de la crise économique, écologique et sanitaire ne doivent pas être récompensé-e-s par des réductions d’impôts et des subventions.

Ce plan de relance prévoit trente milliards d’euros pour la “transition écologique”. Sur ces trente milliards, 4 seront consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments, à la main des préfet e s pour subventionner les projets des collectivités territoriales, ce qui induira de nouvelles inégalités entre les territoires.
SUD éducation revendique depuis plusieurs années un plan d’investissement dans la construction et la rénovation du bâti scolaire. En cette période de crise sanitaire, la question de l’état des écoles, collèges, lycées, et des universités revêt une importance cruciale.

SUD éducation revendique l’ouverture de discussions immédiate des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour mettre en œuvre un plan ambitieux de rénovation et de construction du bâti scolaire.

Partager cet article

Repost0
Published by SUD 61