3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:08

A la rentrée 2016 les questions obligatoires de SES en seconde seront ramenées de 8 à 6. Parmi elles, 4 seront obligatoires et 2 au choix des collègues.

Le Conseil Supérieur de l’Éducation du 30 juin a enfin été saisi par le ministère et a donné un avis positif à cette demande d’allègement C’est l’aboutissement d’un travail intersyndical et en coordination avec l’association des professeurs en sciences économiques et sociales (APSES), débuté en décembre 2015, pour convaincre le ministère du bien-fondé de cette demande.

Le programme en vigueur depuis la reforme du lycée en 2010 était une des causes de la souffrance professionnelle des collègues de SES et de difficultés pour les élèves dont 85 % suivent cet enseignement en seconde.

SUD éducation se félicite donc de cette avancée qui fait suite à celle concernant la réécriture des programmes de SES en première et terminale, que nous avions obtenue de 2009 à 2011 en intersyndicale avec l’association des professeurs de SES.

Cet allègement ne règle pas pour autant la question de la place des SES au lycée qui doit être replacée dans le cadre plus large de la réforme du lycée. En seconde la faiblesse horaire en SES n’est pas dissociable d’une remise en question des « enseignements d’exploration » qui ont abouti à un saupoudrage horaire et au maintien dans les faits d’une pré-orientation de nature sociale. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que la série ES reste l’une des plus demandées par les élèves.

De plus, les conditions de travail sont particulièrement difficiles, avec des effectifs en classe entière généralement très chargés depuis la suppression des dédoublements nationaux dans toutes les matières par la réforme du lycée en 2009.

Au delà de la bouffée d’oxygène que devrait apporter cet allègement, c’est bien la reforme du lycée qui doit être remise en cause contrairement au bilan auto-satisfait que vient d’en tirer le ministère.

Le programme de SES en seconde dès la rentrée 2016 (arrêté à paraître)

Thème I question 1 » Comment les revenus et les prix influencent-ils les consommateurs ? »

Thème II question 1 « Qui produit les richesses ? »

Thème IV question 1 « Le diplôme, un passeport pour l’emploi ? »

Thème V question 1 « Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? »

En plus de ces 4 questions obligatoires, 2 autres questions seront traitées au choix de l’enseignant-e parmi les 6 autres questions du programme actuel.

Enfin SUD éducation a été suivi sur la demande de suppression du « savoir-faire » concernant « l’élasticité » que nous jugions trop complexe pour des élèves de seconde et qui figure dans le programme de première.

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:04

Chargé par Manuel Valls, d’une mission sur « les conventions de ruralité et l’avenir des écoles en milieu rural » ayant pour but de travailler « pour amplifier la démarche de contractualisation avec les élus locaux en faveur de l’école rurale et de montagne », le sénateur Duran a rendu son rapport à la ministre de l’Éducation nationale fin mai.

Sans surprise ce rapport plébiscite les démarches de conventionnement et de contractualisation au service de la « rationalisation » des moyens mais également la mise en adéquation des organisations territoriales avec celle de l’Éducation nationale qu’il conviendrait d’adapter à ces nouveaux dispositifs.

Généralisation des RPI

Sans être toutefois clairement assumée dans le rapport, cette réorganisation nécessiterait de fait une généralisation des RPI - regroupements pédagogiques intercommunaux - ultra concentrés (de 10 à 12 classes) organisés autour d’un collège au plus prêt des pôles urbains et au service de la politique éducative menée par l’Education nationale.

Mettre en œuvre la refondation de l’école

En effet cette restructuration serait rendue nécessaire par :

- une baisse des effectifs des élèves du 1er degré,

- les réformes liées à la loi de refondation de l’école dont « les indiscutables bienfaits pédagogiques » du point de vue institutionnel ne sont plus à démonter, comme la réforme des rythmes scolaires et la mise en place des activités périscolaires,

- la mise en place des dispositifs plus de maître-ss-e-s que de classe et des classes de moins de trois ans,

- La mise en œuvre du plan numérique à l’école,

- l’articulation entre l’école et le collège.

Anticiper les baisses d’effectif ?

Pour se faire, le sénateur préconise douze recommandations qui se veulent des principes de méthodologie pour mettre en œuvre des conventions réussies et qui préconisent également une réorganisation des écoles qui iraient toute dans le sens de l’intercommunalité sur la base de RPI concentrés.

Or la baisse des effectifs du premier degré que ce rapport prétend anticiper n’est pas avérée puisque cette dernière reste très marginale au regard du pic de natalité qu’ont représenté les années 2000 à 2010.

De plus, un même chiffre est avancé pour l’ensemble du territoire et pour les territoires ruraux.

Avec cette confusion de chiffres, on ne sait pas si la baisse des effectifs du premier degré concerne uniquement les territoires ruraux ou l’ensemble du territoire.

Dans ce cadre, on peut donc douter de leur exactitude. D’autant plus que la DEPP - Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance -ne dispose pas de statistiques concernant les effectifs de 2018, ce qui est pourtant avancé dans le rapport.

Pour les dispositifs comme « Plus De Maîtres-ses Que De Classes » ou les classes de moins de trois ans, le seul obstacle à leur mise en place est que l’Education nationale n’alloue pas assez de postes et donc que le regroupement d’écoles à l’échelle de RPI d’une douzaine de classes lui permettrait de faire des économies de postes.

Quant à la mise en œuvre du plan numérique, en dehors du fait que cela sert à engraisser les multinationales de l’économie numérique, les équipements sont à la charge des communes. Or ces problèmes de sous équipement en matière de numérique ne sont pas l’apanage des communes rurales. Cela touche également les communes urbaines pauvres, puisque les dotations de l’état aux collectivités territoriales ont été diminuées de 11 milliards d’Euros en 3 ans et 2 milliards pour l’année 2016.

Restructurer les RPI et mutualiser les moyens

Donc d’un côté l’état baisse ses dotations aux collectivités territoriales et de l’autre il impose des exigences en matière d’équipement sans les financer.

Du coup la solution préconisée est de restructurer les RPI et de mutualiser les moyens pour que cela coûte moins cher aux communes.

Par ailleurs, le rapport évalue comme positif des réformes comme celle des rythmes scolaires uniquement sur le fait qu’elle a obligé les élu-es à travailler à l’échelle intercommunale et sur les difficultés de recrutement des animateurs-trices.

A ce jour, le seule rapport sur l’impact de la réforme des rythmes scolaires dont on dispose, est celui de l’IGEN qui indique que justement cette réforme n’a pas d’impact sur les apprentissages des élèves.

Réorganiser les circonscriptions du 1er degré

De plus, il anticipe une réorganisation de la circonscription du 1er degré en lien avec le collège, dans le cadre de la réforme des cycles et de la mise en place du cycle commun école collège qui pour l’instant n’existe que dans un rapport des Inspecteurs Généraux de novembre 2015 « pilotage et fonctionnement de la circonscription du premier degré ».

On peut donc penser et ce n’est pas une surprise, que ce rapport, en lien avec celui de l’IGEN sur le pilotage de la circonscription du premier degré, va servir de point d’appui à la réorganisation des circonscriptions du premier degré qui s’articulera sur l’échelle du collège en accentuant les phénomènes de concentrations des RPI par le biais des conventions.

Renforcer la hiérarchie

Ceci étant confirmé par une proposition de partage de services entre les personnels du 1er et du second degré afin d’assurer les compléments de services du second degré.

Cette réorganisation permettrait donc des économies de postes dans le 1er mais également dans le second degré sur le dos des communes rurales mais aussi des élèves qui vont voir leur temps de trajet s’allonger singulièrement dans les zones rurales.

Une fois de plus, sous prétexte de garantir l’accès aux services publics et en préserver voire en améliorer la qualité, on mutualise les moyens pour supprimer des postes et on introduit un échelon de gestion qui n’est autre qu’un renforcement de la hiérarchie et du contrôle au services de la baisse des moyens qui sont déjà largement insuffisants.

Accentuer la désertification du monde rural

Loin de renforcer « l’attractivité » des territoires ruraux, ces propositions d’aménagement vont dans le sens d’une concentration qui va accroître la désertification du monde rural et engager des économies de postes d’enseignant-es sur le dos des villages ruraux.

Pédagogie coopératives et alternatives

D’un point de vue pédagogique, c’est une négation de la réalité des pratiques inhérentes à la structure même de la classe unique multi-âge, qui y ont vu le jour. En effet historiquement, on peut pointer que ces petites écoles ont été un terreau fertile pour l’émergence de pédagogies de projet coopératives et alternatives au plus près des besoins des élèves dans un cadre autonome. Cette réalité demeure et s’inscrit dans le projet d’école émancipatrice que nous portons à SUD éducation. La classe unique générant des questionnements et pratiques pédagogiques qui se sont depuis généralisées bien au-delà des classes uniques rurales, prioritairement dans des zones fortement prolétarisées qu’elles soient rurales ou urbaines.

C’est pourquoi, SUD éducation s’oppose à la destruction des petites écoles rurales et la mise en place des recommandations du rapport Duran :

Contre le renforcement et la multiplication des hiérarchies.

Contre la mise en concurrence des établissements et des personnels.

Contre l’uniformisation et le formatage des pratiques pédagogiques.

Contre la libéralisation du service public d’éducation.

Contre la territorialisation et la marchandisation de l’éducation.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:47

Hors classe :

47 personnes ont été promues à la hors classe. Cette année, le barème a été scrupuleusement respecté. N'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations.

Mouvement :

Postes vacants

Les directions de Nécy, Sainte Scolasse, Saint Cornier, Galleron à L'aigle, St Germain de la Coudre et Crouttes ont été pourvues.

Il reste encore 6 directions vacantes : Landigou, Saint Symphorien les Bruyères, Ségrie Fontaine, Alençon Courteille, Rai et Longny au Perche. Les IEN contactent des enseignants pour occuper ces différents postes.

Postes à profil / spécialisés non pourvus:

CPC EPS Alençon 1

CP Départemental musique

Classe Relais SEGPA Molière L'aigle

Psychologue Mortagne et Vimoutiers

ULIS Le Mêle sur Sarthe

Maitre E Alençon La Fontaine

Sur les 112 collègues sans poste suite au mouvement départemental du 1er juin, 18 le sont toujours. Ils/Elles seront affecté-es « au fil de l'eau » , c'est à dire au fur et à mesure que des postes se libèrent.

Ineat / Exeat

Pour le moment, 3 Ineat sont accordés.

Et 9 Exeat :

4 collègues vont vers le Calvados, 2 vers la Manche, 1 vers le Doubs, 1 vers les Bouches-du-Rhône et 1 vers la Sarthe.

De nombreux cas particuliers ont été évoqués, n'hésitez pas à nous contacter pour plus d'informations !

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:38

La CAPD d'aujourd'hui se déroule sur fond de contestation sociale. Le projet de la loi Travail constitue une régression historique des droits des salarié-e-s. L’inversion de la hiérarchie des normes est un problème central, mais c’est l’ensemble du projet qui doit être retiré, pas seulement l’article 2. Derrière cette attaque du code du travail, il est évident que c’est la remise en cause du statut de la fonction publique qui se profile. Le gouvernement a même voulu interdire les manifestations, alors que les violences policières se multiplient et que le pouvoir en place organise la tension et tente de décrédibiliser le mouvement syndical. Déjà, des centaines de personnes ont été interdites de manifestation. Les actes de répression, les arrestations, les condamnations des manifestant-e-s se multiplient. C’est inacceptable ! La véritable violence et la véritable casse, c’est l’Etat qui l’impose en inscrivant dans la loi l’exploitation des travailleurs/euses.

Cette CAPD est aussi l'occasion pour Sud Éducation de rappeler son opposition au système d'avancement de carrière des professeurs des écoles. À l’inverse des choix ministériels, nous revendiquons l’augmentation générale des salaires et la réduction des écarts de rémunération. SUD éducation revendique immédiatement une augmentation inversement proportionnelle aux salaires pour réduire l’éventail des rémunérations entre les différentes catégories de personnels, avec un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros net et l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels en activité et à la retraite.

Nous combattons toute rémunération « au mérite ». Nous revendiquons : l’intégration aux salaires des indemnités générales (ISAE, ISOE), la compensation des tâches ou missions supplémentaires et des conditions de travail difficiles par des réductions des services, la baisse du temps de travail pour l’ensemble des personnels.

SUD éducation est opposé à la notation, aux inspections, à l’évolution différenciée des carrières. Contre les divisions et la mise en concurrence, SUD éducation revendique une évaluation purement formative, complètement déconnectée de la progression des carrières et des rémunérations, une évaluation qui favorise la coopération et le travail en équipe, et une véritable formation. Cela passe par une réforme profonde de la formation initiale des enseignant-e-s, mais aussi, pour tou-te-s, par un droit réel à la formation continue choisie, sur temps de travail, et par une augmentation drastique des droits à congés formation.

La hors classe continuant malgré tout à exister, nous demandons à ce qu'au moins aucun barrage ne soit fait, et que les personnels puissent y accéder uniquement en fonction du barème.

Pour terminer, les directeurs-trices d'écoles ont plusieurs compensations importantes suite aux particularités de leur poste. Nous demandons à ce que tous les personnels puissent accéder à ces postes, même s'ils sont à temps partiel. En effet, nous remarquons que cette limitation d'accès conduit, dans les faits, à une discrimination envers les femmes. Au niveau statistique, il est noté que les femmes ont globalement des salaires inférieurs à ceux des hommes, occupent moins de postes à responsabilité et sont moins nombreuses a accéder à la hors classe. L'accès a un poste de direction ouvre le droit à des primes, et apporte des points supplémentaires pour l'accès à la hors classe, permettrait d'accéder à une éventuelle classe exceptionnelle et donne également des points pour le mouvement inter-départemental. Les temps partiels étant essentiellement demandé par les femmes, nous assistons, dans les faits, à une discrimination que nous ne pouvons accepter.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 08:13

DECLARATION FIDL UNEF UNL UNSA-EDUCATION SUD-EDUCATION SNES FSU FERC-CGT CGT-EDUC’ACTION, FCPE RESF

28 juin 2016

La question mérite d’être posée à la lueur des récents événements survenus dans le Gers où le préfet, M. Pierre Ory, serait intervenu auprès de l’Education nationale afin que deux élèves à l’encontre de qui il a pris des Obligations de quitter le territoire français (OQTF) ne soient pas réinscrites dans les établissements où elles poursuivent leurs études.

Leïla, 18 ans, est de nationalité burkinabé. Elle est élève de 1ère L au lycée Alain Fournier à Mirande (Gers) et doit passer en terminale. Son père est français. Elle a reçu une OQTF en janvier. Plusieurs fois convoquée à la gendarmerie de Mirande, elle a été conduite au Centre de rétention de Toulouse. Libérée, elle a été assignée à résidence avec, dans un premier temps, obligation de pointer quotidiennement à la gendarmerie, à 12h15 précises, ce qui l’obligeait à quitter les cours.

Quand elle a voulu procéder aux formalités d’inscription en terminale comme ses résultats le lui permettent, cela lui a été refusé. Le préfet a en effet informé la Directrice académique des services de l’Education nationale (DASEN) du fait que Leïla faisait l’objet d’une OQTF. La DASEN, considérant qu’il n’y avait en conséquence pas lieu d’admettre l’inscription de Leïla pour l’an prochain, a donné instruction en ce sens à la proviseure.

Megi, 20 ans, est de nationalité albanaise. Elève en seconde pro au lycée du Garros à Auch, elle est venue seule en France pour fuir les persécutions dont sa famille est victime. Elle a reçu une OQTF le 7 juin 2016.

Contrairement à tous ses camarades, elle n’a pas reçu son bulletin scolaire du second semestre, et son établissement a reçu consigne de ne pas procéder à son inscription pour l’an prochain. L’ordre proviendrait de la Directrice académique (DASEN), qui aurait reçu du préfet l’information selon laquelle Megi, sous le coup d’une OQTF, ne serait pas présente à la rentrée.

S’ils ne sont pas démentis, ces faits sont inadmissibles. L’inscription des élèves doit se faire sur des critères pédagogiques et dans leur intérêt, pas sur instructions de l’administration préfectorale. Les fonctionnaires de l’Education nationale, DASEN comprise, sont sous l’autorité de leur ministère, pas sous celle de l’Intérieur. La circulaire n°2002-063 du 20 mars 2002 définit précisément les conditions dans lesquelles les élèves, même sans papiers, peuvent poursuivre leurs études et passer leurs examens.

Enfin et surtout, au-delà de ces considérations élémentaires dont on s’étonnerait qu’elles aient pu échapper à un préfet et à des responsables de l’Education nationale, reste une question de principe : l’école est le lieu de l’éducation, de la culture et de l’enseignement des valeurs. Elle ne doit pas devenir celui de l’exclusion, de la délation et des arrestations.

Nous attendons que la ministre de l’Education nationale le rappelle à ses collègues et à ceux des fonctionnaires de ses services qui l’oublieraient.

Contacts :

Dans le Gers : 06 52 13 54 30 / 06 70 97 89 64

RESF Richard Moyon 06 12 17 63 81

Madame La ministre,

Nous avons été alerté-e-s par le Réseau Education Sans Frontière auquel appartient la Fédération SUD éducation des mesures prises par les services déconcentrés de l'éducation nationale à l'encontre de deux élèves scolarisées dans des établissements du Gers.

L'exposé des faits est détaillé dans le communiqué unitaire ci-joint dont nous sommes signataires. Si elles sont avérées, ces décisions sont inacceptables et extrêmement préoccupantes quant au devenir de nombreux/euses élèves sans papiers dont les droits sont déjà quotidiennement remis en cause et bafoués dans de nombreux endroits.

Ces mesures discriminatoires prises par les services de l'éducation nationale qui ont conduit à exclure des élèves déjà scolarisées, remettent gravement en cause les droits élémentaires à l'accès et la poursuite de la scolarité de l'ensemble des enfants et des adolescent-e-s sur le territoire fran- çais, sans distinction de leur origine, ni de leur nationalité.

L'éducation nationale n'ayant pas vocation à faire la chasse aux élèves sans papiers, les services de l'éducation nationale ne peuvent en aucun cas entraver ces droits et encore moins les instrumentaliser en devenant des substituts du ministère de l'intérieur.

C'est pourquoi nous vous demandons, Madame la Ministre, de garantir l'égalité des droits à l'accès et à la poursuite de la scolarité de l'ensemble des élèves sans distinction d'origine ni de nationalité et de faire respecter ces droits par l'ensemble des services de l'éducation nationale.

Veuillez, agréer Madame la ministre, l'expression de notre attachement, au service public de l'éducation nationale.

La Fédération SUD éducation

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Fédération SUD Éducation

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:17

L'union syndicale Solidaires Paris condamne avec la plus grande fermeté les contrôles et la nasse des militant-es de la Bourse du Travail de Paris. En effet, au sortir d'une assemblée générale, les militant-es ont contraint-es de se laisser contrôler et ont été nassé-es ainsi que leur soutien venu sur place par les forces de l'ordre. Nous condamnons l'intervention de la police aux abords de la Bourse du Travail, haut lieu des luttes sociales et des victoires ouvrières, preuve que les commanditaires de ces actes odieux sont dans une logique anti-sociale et anti-syndicale. S'attaquer à des travailleurs-ses de la sorte, c'est s'attaquer à l'ensemble du syndicalisme.

Nous condamnons également avec la plus grande vigueur le dispositif policier qui s'installe autour de nos manifestations et le long des parcours, où les opposant-es à la loi travail se voient contrôler une, deux, trois fois avant de se rendre sur leur cortège. Nos véhicules sont contrôlés et fouillés et parfois dirigés dans la mauvaise direction. Nous exigeons que cessent les provocations policières pour que nous puissions avoir la liberté de combattre une loi néfaste pour l'ensemble des travailleur-seuses du public et du privé et pour acquérir de nouveaux droits.

Nous voulons apporter notre soutien au camarade de SUD Éducation Paris ainsi que les camarades arrêtés à leur domicile. Le gouvernement, à court d'argument et piégé par son propre échec, se sert de la répression afin de faire toute contestation. Celui-ci reste aveugle et sourd à nos mots d'ordre.

L'union syndicale Solidaires Paris exige la libération et sans poursuite de toutes les personnes arrêtées, l'arrêt de l'inadmissible tenaille répressive et le retrait de loi travail.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:11

La grève et la mobilisation du 14 juin pour le retrait de la loi Travail ont été massives, avec des centaines de milliers de manifestant-e-s à Paris et dans tout le pays, démentant encore une fois les discours du pouvoir sur l’essoufflement et sur la fin du mouvement. Derrière cette attaque du code du travail, il est évident que c’est la remise en cause du statut de la fonction publique qui se profile. Nous sommes donc tou-te-s concerné-e-s.

Le gouvernement annonce aujourd’hui vouloir interdire les manifestations « si la sécurité des biens et des personnes n’est pas assurée », alors que les violences policières se multiplient et que le pouvoir en place organise la tension et tente de décrédibiliser le mouvement syndical. Déjà, des centaines de personnes ont été interdites de manifestation. Les actes de répression, les arrestations, les condamnations des manifestant-e-s se multiplient. C’est inacceptable! La véritable violence et la véritable casse, c’est l’Etat qui l’impose en inscrivant dans la loi l’exploitation des travailleurs/euses.

La fédération SUD éducation affirme sa solidarité avec les réprimé-e-s et exige l’abandon des poursuites et leur relaxe. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales et collectifs de lutte à organiser la solidarité, à maintenir les appels aux mobilisations, aux présences dans la rue, aux manifestations et aux grèves, qu’elles soient autorisées ou non.

La fédération SUD éducation appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation, en se saisissant de toutes les initiatives pour élargir l’implication dans la lutte, mais surtout les mobilisations avec actions de blocage et grèves avec les dates nationales interprofessionnelles des 23 juin et du 28 juin (jour du vote au Sénat).

Fin de l’annualisation pour les personnels sous contrat CUI : Dans certaines académies, le Directeur académique a envoyé une circulaire indiquant que « suite à de nouvelles instructions reçues du Ministère de l'Education Nationale, l'annualisation du temps de travail des personnels sous contrat CUI ne sera plus autorisée. Le service hebdomadaire des personnels sous contrat CUI sera donc de 20h à compter du 1er septembre 2016 (au lieu de 24h actuellement) ». Avez-vous prévu d’envoyer une telle circulaire afin de faire enfin respecter les textes concernant ces personnels ?

Fonctionnement du CTSD et problèmes de remplacement : Le manque de remplaçants empêche les représentants des Personnels de participer au CTSD. Il a fallu insister et attendre ce matin pour avoir la certitude d’être remplacée. La seconde représentante de SUD éducation n’a pas pu l’être et est donc absente ce matin. Ce n’est pas la première fois cette année que ce problème se produit. Nous revendiquons de bonnes conditions de participation aux différentes instances.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:08

Analyse du rapport de l’IGEN sur la réforme des rythmes scolaires

vendredi 24 juin 2016

Un après sa remise en juin 2015, le ministère s’est enfin décidé à rendre public, le rapport de l’IGEN (inspection générale de l’éducation nationale) sur « l’efficacité pédagogique de la réforme des rythmes scolaires ». Ses conclusions sont assez éloignées de l’enthousiasme du ministère pour sa réforme des rythmes scolaires puisqu’il confirme qu’elle n’a justement aucun impact sur la réussite des élèves.

Un an pour publier ce rapport

Un an après sa remise en juin 2015, le ministère s’est enfin décidé à rendre public, le rapport de l’IGEN (inspection générale de l’éducation nationale) sur « l’efficacité pédagogique de la réforme des rythmes scolaires ».
Un an pour publier un rapport sur une réforme dont le ministère ne cesse de vanter les innombrables mérites et bienfaits dans un total déni des réalités du terrain, c’est un peu long.

Impact nul de la réforme sur les apprentissages

Et pour cause. Si ce rapport est resté si longtemps dans un tiroir c’est que ses conclusions sont assez éloignées de l’enthousiasme du ministère pour sa réforme des rythmes scolaires. Réforme qui aurait été avant tout initiée comme étant une réforme pédagogique pour mieux apprendre mais pour laquelle le rapport conclut qu’elle n’a justement aucun impact sur la réussite des élèves.

Des domaines d’apprentissages déséquilibrés

Au contraire, elle a engendré des déséquilibres dans la répartition des domaines d’apprentissages en allongeant certains domaines d’apprentissage dit fondamentaux comme les mathématiques et le français, en les concentrant sur les matinées, au détriment des arts visuels et musicaux, des sciences et de l’EPS.
En effet ces domaines d’apprentissages souffrent d’une forme d’externalisation concurrentielle liée au fait que des activités relevant de ces domaines sont souvent proposées dans les temps périscolaires.

Mise en concurrence des temps scolaires et périscolaires

Cette priorisation dans les domaines d’apprentissages et cette mise en concurrence entre les temps scolaire et périscolaire sont des conséquences que nous avions dénoncées dès le début de la mise en place de la réforme. Cela s’inscrit dans la logique du socle commun et le renforce.

Une plus grande fatigue et moins de concentration

Le rapport indique également qu’à cause des après-midis plus courts, les temps de récréation ont nettement diminué sur la totalité de la journée. Cela ne favorise pas la concentration des élèves voire la réduit significativement quand les TAP (temps d’activités périscolaires) sont calés sur les pauses méridiennes.
Le rapport relaie aussi comme suffisamment significative la récurrence des remarques des enseignant-e-s sur la fatigue accrue des élèves et indique que les journées des élèves sont alourdies, aussi longues qu’auparavant. Cela a un impact particulièrement négatif pour les élèves de maternelle dont il conviendrait de prendre en compte les rythmes spécifiques d’apprentissages liés à leur jeune âge.
Donc les élèves ont prétendument plus de temps pour apprendre mais en fait ils et elles en ont moins car ils et elles sont plus fatigué-e-s et moins concentré-e-s !

Des disparités territoriales importantes

Le rapport pointe également les problématiques liées à la disparité des diverses dispositions dérogatoires de la réforme qui déséquilibrent davantage les rythmes d’apprentissage et la répartition des domaines d’apprentissages sur l’ensemble de la semaine.
Pourtant le MEN (ministère de l’éducation nationale) vient justement d’entériner définitivement dans la loi ces dispositions dérogatoires du décret Hamon sur les rythmes scolaires, avec lequel il avait tenté (en vain) de déminer la réforme des rythmes scolaires initiée par le décret Peillon sans même présenter un bilan de ces expérimentations. A la lecture du rapport, on comprend mieux pourquoi, il ne s’est pas embarrassé pour si peu.

Une réforme qui a profité au périscolaire

Finalement l’un des seuls points positifs que le rapport relève c’est que la réforme des rythmes scolaires aura profité à la mise en place de TAP puisque c’est leur organisation qui a primé. Ce qui pose des problèmes de locaux et d’équipements et a engendré un redéploiement des moyens (quand ils existent) initialement dédiés au temps scolaire vers le périscolaire.
Le rapport oublie toutefois de souligner (mais ça n’en est pas le sujet) que la mise en place des TAP est très variable d’une commune à l’autre et qu’elle renforce de fait les inégalités territoriales.
Pour une réforme des rythmes scolaires avant tout pédagogique, on repassera donc.

D’autres études sur les rythmes ont été engagées. Gageons que le MEN saura leur réserver le même sort que celui sur l’efficacité pédagogique des rythmes en les enterrant d’ici l’élection présidentielle de 2017.

Mais faut-il vraiment attendre la publication d’un rapport pour confirmer ce que nous ne cessons de dénoncer depuis 2013 ?

Cette réforme est un échec et son bilan est catastrophique tant pour les enseignant-e-s que pour les élèves. Ses conséquences sont sans appel : des emplois du temps absurdes, une amplitude horaire augmentée, la confusion entre périscolaire et scolaire, des municipalités intrusives par le biais des PEDT (projet éducatif territorial), une fatigue accrue pour les élèves et les personnels, et une accentuation des inégalités territoriales.

Territorialiser l’école

La conséquence essentielle de cette réforme est la territorialisation de l’école. Elle désengage l’état et charge les communes d’attributions supplémentaires, ce qui aggrave les inégalités et soumet le fonctionnement et l’organisation des écoles aux impératifs politiques locaux en empiétant notamment sur les choix pédagogiques des enseignant-e-s.

Pour SUD Éducation, l’abrogation de la réforme des rythmes reste donc toujours d’actualité.
Autant de revendications qui vont dans le sens de notre projet d’une autre école dans une autre société, égalitaire et autogestionnaire
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 06:05
La question de l’inclusion

L’inclusion des élèves en situation de handicap a fait l’objet de débats lors du congrès de 2015 de la Fédération. Ce débat a donné lieu à l’adoption d’un texte « Quelle école ? » dans lequel notre Fédération se prononce pour une inclusion la plus large possible, c’est- à-dire le droit à l’école ouverte pour toutes et tous quel que soit le handicap, avec des conditions d’accueil correspondant aux besoins des élèves, dans le respect des leurs conditions d’apprentissage et des conditions de travail de l’ensemble des personnels.

De nouveaux textes juridiques

Les premiers textes qui ont modifié profondément la scolarisation des élèves en situation de handicap sont la loi de 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ; ainsi que la loi 2013-595 du 08 juillet 2013 de refondation de l’école qui introduit la notion d’école inclusive.
La circulaire 2015-129 du 21 août 2015 acte la transformation des CLIS (Classe pour l’Inclusion Scolaire) en ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) et concerne maintenant l’ensemble des ULIS 1er et 2nd degrés. Elle abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 “Scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école primaire ; actualisation de l’organisation des classes pour l’inclusion scolaire (CLIS)”. Elle abroge la circulaire n° 2010-088 du 18 juin 2010 relative au dispositif collectif au sein d’un établissement du second degré à l’exception du point 4.3 concernant les ULIS en lycée professionnel.
Une nouvelle circulaire SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté), la circulaire 2015-176 du 28 octobre 2015 (en lien avec l’arrêté du 21 octobre 2015), a suscité des débats dans les syndicats et sur les listes quant aux modifications importantes qu’elle apporte dans la scolarisation des élèves en grande difficulté scolaire.
L’Education nationale accumule un retard très important pour la scolarisation des élèves en situation de handicap malgré l’insistance des effets d’annonce médiatisés.
Si on veut faire évoluer la scolarisation des élèves vers une école pour toutes et tous réellement inclusive pour les élèves en situation de handicap, il ne suffit pas d’imposer leur accueil dans les classes ordinaires, en laissant reposer la prise en charge sur les enseignant.e.s ou sur des auxiliaires de vie scolaire précaires sous-payé.e.s, non suffisamment formé.e.s, les un.e.s comme les autres.
Il faut construire une école capable de prendre en charge la diversité des besoins des élèves afin de scolariser la totalité des élèves quels que soient leurs différences et leurs handicaps.
Ce n’est pas le choix qui est fait par le ministère. Au contraire l’éducation spécialisée fait les frais d’une adaptation aux politiques d’austérité.

Des dysfonctionnements qui vont croissant

► Des effectifs de classes spécialisées toujours et partout en hausse.
►Des effectifs de classes ordinaires en hausse ne permettant pas l’accueil en inclusion dans de bonnes conditions.
► La non reconnaissance des élèves inclu.se.s dans l’effectif de leur(s) classe(s) de référence ; ce qui entraîne des sureffectifs et des effets de seuil (notamment pour les dédoublements en ateliers).
► Le manque de classes spécialisées mais aussi d’établissements spécialisés, ce qui entraîne une affectation des élèves par défaut en dépit de leurs besoins et de leurs notifications MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
► La confiscation de l’expertise des enseignant.e.s par la hiérarchie et le non respect des PPS (Projets Personnalisés de Scolarisation) qui vont entraîner, comme cela s’annonce déjà dans certains départements pour la rentrée prochaine, la définition d’emplois du temps non pas en fonction des besoins de chaque élève mais en fonction de « quotas » fixés par des inspecteurs-trices (par exemple, dans certains départements, les élèves d’ULIS devront aller 50 % de leur temps dans une classe ordinaire).
► La nomination de plus en plus fréquente d’enseignant.e.s non formé.e.s et non volontaires sur des postes spécialisés ; voire des contractuel.le.s !
► L’absence de formation, initiale et continue, des enseignant.e.s des classes ordinaires censée.e.s accueillir en inclusion les élèves d’ULIS et de SEGPA, et censée.e.s accueillir les élèves accompagné.e.s d’AESH (Accompagnant.e.s des Elèves en Situation de Handicap -ancien-ne-s AVS-) individuel.le.s ou mutualisé.e.s.
► Le manque, voire l’absence, de départs en formation pour l’ensemble des fonctions spécialisées.
► Des besoins en AESH non couverts ; des personnels non formés, sous-payés et précaires.
► Un nombre croissant d’élèves à suivre par les ERSEH (Enseignant.e.s Référent.e.s pour la Scolarisation des Elèves Handicapé.e.s).
► Un nombre croissant d’élèves à suivre pour le personnel non enseignant, en particulier médico-social.

Analyse des modifications apportées par les nouvelles circulaires

Concernant les ULIS
La circulaire 2015-129 du 21 août 2015, qui acte la création des ULIS écoles, concerne maintenant l’ensemble des ULIS 1er et 2nd degrés. Elle modifie la circulaire 2010-088 du 18 juin 2010 qui ne concernait que le second degré et elle abroge et remplace la circulaire n° 2009-087 du 17 juillet 2009 relative à la scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école primaire.
Ce qui change
La création des ULIS écoles sur le même modèle que les ULIS du 2nd degré
L’inscription des élèves dans les classes
La circulaire de 2010 disait "Les élèves scolarisés au titre de l’Ulis sont des élèves à part entière de l’établissement et leur inscription se fait dans la division correspondant à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS)."
La circulaire de 2015 dit « Les élèves bénéficiant de l’Ulis sont des élèves à part entière de l’établissement scolaire, leur classe de référence est la classe ou la division correspondant approximativement à leur classe d’âge, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin. ».
Il semble antagoniste de faire référence à la fois à la classe d’âge et au PPS. Le temps d’enseignement au sein de l’ULIS devient un temps de regroupement : il y a inversion de la classe de référence. C’est la classe ordinaire qui devient classe de référence au détriment de la classe spécialisée.
Que ce soit en 2010 ou en 2015, ce qui pose aussi problème c’est la non reconnaissance de la présence des élèves inclu.se.s dans les effectifs des classes ordinaires.
Les effectifs dans les ULIS 2nd degré
La circulaire de 2010 disait « ... il est souhaitable que le nombre d’élèves scolarisés au titre d’une Ulis ne dépasse pas dix. »
Avec la circulaire de 2015, ce qui n’était déjà qu’un souhait devient tout à fait modulable et introduit notamment la possibilité de moduler en fonction des temps d’inclusion des élèves : « Le nombre d’élèves qui bénéficient du dispositif au titre d’une Ulis collège ou lycée ne dépasse pas dix. Cependant, dans certains cas, l’inspecteur d’académie-directeur académique des services de l’éducation nationale (IA-Dasen) peut décider de limiter l’effectif. Il peut également augmenter l’effectif d’une Ulis donnée si la mise en œuvre des PPS des élèves le permet. Les critères de modulation du nombre d’élèves bénéficiant de l’Ulis s’appuient sur les temps de présence effectifs dans le dispositif et les temps d’inclusion scolaire en classe ordinaire ainsi que sur les projets personnalisés de scolarisation. »
Le nombre d’heures d’enseignement dans les ULIS du 2nd degré
Pendant plusieurs années les enseignements en ULIS collège ont été assurés par des enseignant.e.s spécialisé.e.s du 1er degré ce qui entraînait une attribution « automatique » de 21 heures pour le dispositif ULIS. La circulaire de 2015 préconise l’affectation en ULIS d’enseignant.e.s du 2nd degré dans les cas de prise en charge d’élèves étant en mesure de suivre des enseignements du niveau collège. Or cette préconisation ne s’accompagne pas de cadrage sur le nombre d’heures d’enseignement dont doivent bénéficier les élèves relevant de l’ULIS et laisse cela à l’appréciation des chef.fe.s d’établissement : « Le chef d’établissement détermine, au sein de la dotation horaire globale, les moyens nécessaires pour assurer les enseignements aux élèves bénéficiant de l’Ulis. »
La notion de coordonnateur-trice d’ULIS
La circulaire de 2015 transforme dans le 1er degré la fonction d’enseignant.e spécialisé.e en fonction de coordonnateur-trice ULIS comme cela était déjà le cas dans le 2nd degré.
La mission d’enseignement au sein des classes ULIS s’accompagne d’une nouvelle mission “le conseil à la communauté éducative en qualité de personne ressource”. Ces coordonnateurs-trices interviendront comme formateurs-trices auprès des collègues au détriment de leur mission d’enseignement.
Ce glissement d’enseignant.e à coordonnateur-trice pourrait aussi s’apparenter à une mutualisation et donc à la possibilité pour les personnels d’intervenir sur plusieurs ULIS.

Concernant les SEGPA
La circulaire 2015-176 du 28 octobre 2015 concerne les SEGPA. Elle s’appuie sur le décret du 24 juillet 2013 relatif aux cycles d’enseignement à l’école primaire et au collège.
Ce qui change
La pré-orientation
Cette circulaire introduit la pré-orientation en SEGPA des élèves en fin de CM2 ; l’orientation n’étant effective qu’à la fin du cycle de consolidation (fin de sixième).
La notion d’inclusion scolaire
Elle introduit aussi la notion d’inclusion en classe ordinaire et l’intervention des enseignant.e.s spécialisé.e.s dans les classes ordinaires : « La Segpa ne doit en effet pas être conçue comme le lieu unique où les enseignements sont dispensés aux élèves qui en bénéficient. Ces élèves sont accompagnés dans leurs apprentissages par les enseignants spécialisés, soit dans leur classe au sein de la Segpa, soit dans les temps d’enseignement dans les autres classes du collège, soit dans des groupes de besoin. On veillera à ce que, pour chaque élève de la Segpa, la classe dans laquelle il suit les cours avec les autres élèves soit la même tout au long de l’année et que tous les élèves d’une division de la Segpa ne soient pas intégrés dans une même classe, afin de faciliter l’inclusion dans le groupe et le sentiment d’appartenance. »
Les volumes horaires des élèves
Dans le cadre de la réforme du collège, l’arrêté du 21 octobre 2015 modifié par celui du 1er décembre 2015 modifie les volumes horaires des élèves de SEGPA :
Grille des horaires minima de la circulaire 2009-060 du 24-04-2009 : 6ème 26h30 – 5ème 25h – 4ème 28h30 – 3ème 31h30
Grille des horaires des arrêtés de 2015 : 6ème 23h + 3h d’AP (accompagnement personnalisé) – 5ème 22h + 4h d’AP et EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) – 4ème 24h + 4h d’AP et EPI – 3ème 27h30 + 4h d’AP et EPI.

Des revendications à la hauteur des besoins

Pour les élèves, SUD éducation revendique
Pour que les inclusions soient possibles et bénéfiques, la baisse des effectifs des classes ordinaires et de ceux des classes adaptées et spécialisées. Les effectifs actuels sont de 16 élèves en SEGPA et 10-12 élèves en ULIS. Nous revendiquons des effectifs de 10 élèves maximum inscrit.e.s dans ces classes.
Un cadrage national de ces effectifs. La possibilité d’inscriptions multiples (double, triple inscription) des élèves d’ULIS dans les classes ordinaires, afin que les effectifs réels de ces classes tiennent compte de leur présence. Il faut exiger la prise en compte des inclusions dans le calcul de seuil des effectifs.
La prise en compte effective de la situation particulière de chaque élève, via son PPS, pour l’élaboration de son emploi du temps, en tenant compte de ses besoins en terme de socialisation, de co-construction des apprentissages dans un cadre collectif. Les PPS sont élaborés dans le cadre des réunions ESS (Equipes de Suivi de la Scolarisation) pluridisciplinaires puis formalisés par la MDPH.
L’obtention d’un cadrage national en nombre d’heures dont doivent bénéficier les élèves d’ULIS dans le 2nd degré afin de ne pas laisser cela au choix des chef.fe.s d’établissement.
La création d’une ou plusieurs ULIS par établissement du 2nd degré afin de diminuer des effectifs très alourdis depuis plusieurs années et de proposer, comme pour les élèves des classes ordinaires, une scolarisation sur leur collège de secteur et sans temps de transport trop importants.
Un renforcement conséquent du partenariat avec le secteur médico-social et la création de postes Education nationale dans l’accompagnement (éducatif, médical, social, psychologique) pluriprofessionnel de ces élèves.
Des AESH en nombre suffisant, formé.e.s et titulaires afin de suspendre le recours à tout contrat précaire (de droit privé ou de droit public). Nous revendiquons des emplois statutaires à temps plein.

Pour les parents, SUD éducation revendique
La mise en place d’un partenariat pluriprofessionnel dans l’accompagnement des familles.

Pour les enseignant.e.s et les personnels AESH, SUD éducation revendique
La baisse des effectifs des classes ordinaires et spécialisées (cf revendications pour les élèves).
Une formation initiale et continue pour l’ensemble des personnels (de classes ordinaires, adaptées et spécialisées). Cette formation ne peut se réduire à une journée institutionnelle, il faut une formation initiale et continue de qualité qui intègre, outre le repérage des difficultés des élèves, des connaissances psycho-pédagogiques et le développement de pratiques pédagogiques coopératives.
Le développement des ULIS en lycées, lycées techniques et lycées professionnels pour profiter des plateaux techniques.
Du temps de concertation pour l’ensemble des personnels, compris dans le temps de service.
Une organisation qui permette la participation de tou.te.s les enseignant.e.s et AESH impliqué.e.s aux différentes réunions concernant l’élève en situation de handicap, sur leur temps de service.
Un même temps de travail pour tou.te.s, dans le cadre du corps unique.
Le refus de la création de « hiérarchie » intermédiaire par le biais de la transformation des enseignant.e.s en coordonnateurs-trices ; les enseignant.e.s spécialisé.e.s sont avant tout des enseignant.e.s et non des formateurs-trices de collègues qui devraient être formé.e.s par ailleurs.
La reconnaissance de l’expertise des personnels pour proposer des parcours adaptés aux besoins des élèves sans l’intervention d’aucune hiérarchie. Cela va dans le sens de notre projet autogestionnaire.

- - - - - -
Fédération SUD Éducati
on

17, Bld de la Libération, 93200 St Denis

Tél. : 01 42 43 90 09

Mél : fede@sudeducation.org

Site : www.sudeducation.org

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 06:07

Carte scolaire du premier degré

PRÉPARATION DE LA RENTRÉE SCOLAIRE 2016 DANS LE 1erDEGRE

Carte scolaire : pas de modification des mesures proposées

Les cas de différentes écoles sont évoqués. La direction académique oppose systématiquement un comptage de rentrée.

Implantation – dispositif « Plus de maîtres que de classes » :

Redéploiement – postes PMQC : Condé sur Huisne arrêt total, Tinchebray passage de 1 à 0,5, les trois écoles REP+ d'Alençon : passage de 0,5 à 1

Quatre nouvelles écoles bénéficient, à la rentrée 2016, d’un maître surnuméraire à hauteur de 0.50 ETP :

École primaire Édouard Manceau de Rai , École primaire Jacques Prévert de La Ferté Macé, École primaire Loup Coucou de St Pierre d’Entremont et École primaire Jean Moulin de Ceton .

  • Implantation – dispositif « accueil des élèves de moins de 3 ans » :

Trois écoles sont concernées par l’implantation d’un poste dédié à l’accueil des moins de 3 ans à la rentrée 2016 : École primaire Prévert / Maupassant d’Argentan, École maternelle La Ribambelle de L’Aigle et École primaire de Rémalard.
L’implantation d’un dispositif « accueil des élèves de moins de 3 ans » sur l’école primaire Prévert /Maupassant d’Argentan modifie la quotité de décharge de direction : la quotité passe de 0,33 à 0,5.

  • Modification de la quotité de décharge de direction– RPI Lonlay L’Abbaye St Bomer les Forges

Une ouverture est prévue sur le RPI de Lonlay L’Abbaye / St Bomer les Forges à la rentrée 2016. Lors de la présentation de cette mesure au CDEN du 24 mars 2016, le site n’était pas encore identifié. L’ouverture de classe se fera sur l’école élémentaire de St Bomer les Forges, qui passe de 3 à 4 classes. La décharge de direction passe donc à 0.25 +0,08 de coordination.

À l’issue de ces modifications, la réserve de rentrée s’élève à 1.92 ETP. A laquelle s’ajoute 0,5 ETP correspondant au poste CANOPE de l’Aigle qui n’est pas renouvelé. La réserve de rentrée s’élève donc à 2,42 ETP.

Les membres du CTSD s’accordent sur l’idée qu’il faudrait réfléchir à plus long terme soit à travers une convention ruralité, soit à travers un groupe de réflexion ; afin d’éviter des mesures de dernière minute.

  • Un nouveau plan de formation a été présenté. Les stages annulés cette année seront reprogrammés.

  • AVS et AESH :

    • AESH : 171 postes seront créés dans l’académie. Nous ne connaissons pas le nombre pour l’Orne.

    • Il y aura entre 250 et 280 contrats aidés de moins.

    • 28 AESH sont en CDI actuellement. 7 sont CDIsables en 2016/2017. 332 personnes sont recrutées sous contrats aidés.

  • Attribution des moyens de surveillance pour les collèges (AED) : 5 critères sont pris en compte : nombre d’élèves, ni adjoint ni CPE, CPE mais pas d’adjoint, ULIS, classe externalisée.

  • PEDT : 21 sont à renouveler car arrivent au bout des 3 ans. Ils ont tous été validés. 20 autres ont fait des demandes d’ajustements exceptionnels. La plupart ont été validés.

  • Rythmes scolaires : un outil d’évaluation a été créé et doit être renseigné par les conseils de maitres et les collectivités territoriales mais cet outil est à usage interne. Les syndicats auraient aimé avoir un bilan de cette évaluation. L’administration répond que l’existence et la fréquence de réunions du comité de pilotage est un gage de qualité mais n’indique pas quand de telles réunions auront lieu dans l’Orne.

  • Effectifs trop importants dans les ULIS. Le recteur ne souhaite toujours pas ouvrir d’ULIS supplémentaire(s). En revanche, un projet en cours aboutira peut être à une ouverture plus tard. Pour rappel, à Flers, il y 41 élèves pour 2 ULIS.

  • Questions diverses :

    • Stages vacances d’été : 410 élèves inscrits (contre 515 l’année passée) répartis sur 73 stages pour un coût d’environ 22 000 euros.

    • Certains départements ont décidé de respecter les 20h que doivent travailler les personnels recrutés sous contrats CUI. L’Orne s’y refuse toujours et atteste n’avoir pas reçu de consigne ministérielle à cet effet.

    • 452 notifications ont été accordées pour 550 demandes d’accompagnement.

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