11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:27

Nous ne pouvons accepter les conditions de travail que nous impose Blanquer depuis qu'il est ministre. Le non-respect des personnels, comme des élèves et de leur famille, est maintenant une évidence pour tout le monde. Les protocoles qui changent tout le temps, les informations non diffusées ou bien diffusées sur des journaux payants ou des chaines de télé faisant de la désinformation, le foutage de gueule que nous supportons depuis trop longtemps, tout cela n'est plus supportable. 

Alors, pour montrer notre mécontentement, il ne suffit pas de faire grève, il faut aussi aller manifester notre colère dans la rue.
Retrouvons-nous à 11h devant la DSDEN.
Apportez vos masques usagés de l'EN pour symboliquement les accrocher là-bas.
Avec l'intersyndicale, nous avons déposé une demande d'audience. Quelques représentants syndicaux pourront être reçus. Il faudra faire du bruit, nous comptons sur vous.
L'équipe de SUD éducation
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 18:32

Parce que la situation est devenue vraiment inacceptable, l'intersyndicale appelle à se mobiliser jeudi 13 janvier. Retrouvons-nous à 11h devant la DSDEN. Plus d'informations demain mais en attendant, retrouvez ci-dessous le communiqué intersyndical

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:11

Le ministère a mis à jour le protocole sanitaire dans la soirée du 6 janvier 2022.

Ces modifications ont pour objet de réduire à néant tous les efforts qui peuvent être entrepris pour freiner l’épidémie en milieu scolaire.
En effet, les élèves cas contacts de moins de 12 ans comme les élèves de vacciné⋅es avec deux doses ne sont plus placé⋅es à l’isolement. Il leur est simplement demandé de produire un résultat de test antigénique ou PCR négatif, puis de réaliser des autotests à J+2 et J+4, sans que d’ailleurs la production des résultats conditionne le maintien en classe, puisqu'une simple attestation parentale suffira.
De même, si un élève contact se révèle finalement positif, le document ministériel ne prévoit pas de relancer une série de dépistages, sauf si le cas positif est déclaré au moins sept jours après la survenue du premier cas. Des règles similaires s’appliquent en cas de contagion dans le milieu familial alors même que, selon les situations familiales, il est difficile pour les cas confirmés de s’isoler.
Avec le protocole de la rentrée, pourtant drastiquement affaibli, le nombre de classes fermées en trois jours a vite représenté plus du double des classes fermées avant les congés. Le suivi du parcours de dépistage des élèves cas contact et positifs en fonction de leur âge et de leur schéma vaccinal est impossible. Le dépistage ne peut reposer uniquement sur la responsabilité des familles et doit pouvoir se faire en milieu scolaire.
Les autres mesures nouvelles en matière sanitaire sont à l’avenant : elles ne constituent que des recommandations, et ne revêtent jamais de caractère impératif pour l’administration. Dans le même temps, aucune politique de dépistages massifs n’est mise en œuvre. Le ministère renvoie de manière systématique les élèves et leurs familles à leur responsabilité individuelle sans aucune mesure de protection collective.

Le ministère doit entendre raison : il doit recruter massivement des personnels pour effectuer les remplacements, distribuer des protections individuelles (masques chirurgicaux et FFP2), acquérir sur budget d’État des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air, renoncer aux allègements successifs du protocole mis en œuvre depuis fin novembre, et annoncer un plan d’urgence pour l’Éducation pour faire face de manière durable à la crise sanitaire et compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.
Pour obtenir satisfaction, il faut construire le rapport de force !
SUD éducation appelle les personnels, du premier et du second degré, à se mettre massivement en grève le 13 janvier.
SUD éducation soutient également les initiatives prévues toute la semaine prochaine, et notamment les appels à la grève prévues localement dès le 11 janvier. Toutes les initiatives doivent servir de point d’appui pour construire un mouvement reconductible massif.

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:10

Les conditions d’accueil des élèves et de travail des personnels sont inacceptables : Blanquer n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour faire face à la crise sanitaire. Dans de très nombreux endroits, les personnels ne sont pas remplacés en dépit des annonces indignes de recours à des étudiant·es, des retraité·es et même des parents d’élèves. Les absences des élèves par dizaines dans les écoles et par centaines dans les collèges et les lycées mettent au jour l’intensité de la circulation du virus en milieu scolaire. Le nouveau protocole fait peser tout le poids du contrôle du parcours de dépistage et d’isolement sur les personnels, déjà épuisés par la situation, et sur les familles.
Le nouveau protocole sanitaire est inapplicable et insuffisamment protecteur. Les conditions de travail se dégradent partout, en particulier pour les directeurs et directrices d’écoles, mais aussi les AED et AESH qui se retrouvent en première ligne.

L’heure est à la grève ! Le ministère doit entendre raison : il doit recruter massivement des personnels pour effectuer les remplacements, distribuer des protections individuelles (masques chirurgicaux et FFP2), acquérir sur budget d’État des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air, renoncer aux allègements successifs du protocole mis en oeuvre depuis fin novembre, et annoncer un plan d’urgence pour l’Éducation pour faire face de manière durable à la crise sanitaire et compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.

Pour obtenir satisfaction, il faut construire le rapport de force !

SUD éducation appelle les personnels, du premier et du second degré, à se mettre massivement en grève le 13 janvier.

SUD éducation soutient également les initiatives prévues toute la semaine prochaine, et notamment les appels à la grève prévues localement dès le 11 janvier. Toutes les initiatives doivent servir de point d’appui pour construire un mouvement reconductible massif.

SUD éducation portera dans l’intersyndicale de ce soir le mandat d’un appel à la grève pour l’ensemble de l’Éducation nationale.

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:48

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:45

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44

Monsieur le Ministre,

En ce début d’année, les personnels qui sont engagés au quotidien, bien au-delà de ce qui serait normal pour faire fonctionner le service public d’éducation sont fatigués et en colère. Une nouvelle fois, des modifications importantes des conditions du protocole sanitaire ont été dévoilées d’abord à la presse. A moins de 24h de la rentrée,nous avons découvert sous le bandeau « exclusif » du Parisien vos premiers mots, sans pouvoir prendre connaissance immédiatement des mesures pour la rentrée puisque l’article était payant et qu’il n’y a pas eu d’envoi direct immédiat à tous les personnels. Encore une fois, la communication médiatique prend le pas sur la communication à destination des personnels de l’Éducation. Ce n’est pas la première fois que vous agissez ainsi depuis le début de la crise sanitaire. Ce mode de fonctionnement n’est pas respectueux des personnels : il met sous tension tout le système éducatif, les personnels courent après les différentes sources d’informations et sont confrontés aux très nombreuses questions des familles, sans pouvoir y répondre. Et ce n’est pas l’argument de coller au plus près des chiffres épidémiques qui peuvent convaincre familles et personnels du bien-fondé de cette méthode alors que les modélisations sont connues depuis des semaines.
Enfin, ce mode de communication envoie le signe, inacceptable, d’une forme de relégation des préoccupations des personnels qui passent alors après des impératifs de communication politique. Les premières étant pourtant bien plus essentielles à l’École que les seconds.

Les discours qui s’adressent plus à la population générale qu’aux agents ajoutent à cette fatigue et cette colère. Vous affirmez sans cesse être le ministre de l’ « École ouverte ». Cette expression est devenue votre première et souvent unique réponse aux nombreuses interpellations, en particulier les nôtres, vous demandant des moyens et des protections pour les personnels dans les écoles et établissements scolaires, avec un protocole viable, adapté à la réalité et permettant ainsi de tenir dans la durée. Cette réponse nie les vraies questions et les vrais problèmes que nous posons et elle jette l’opprobre sur les personnels et les organisations syndicales, soupçonnés de vouloir fermer les écoles, collèges et lycées, face à un ministre déterminé, lui, à les garder ouverts.

La répétition de ce discours, déconnecté des réalités que vivent nos collègues, est insupportable, alors même que depuis 20 mois, les personnels portent à bout de bras le service public d’Éducation.

Le fonctionnement de notre système éducatif en période de crise sanitaire mérite autre chose que ce débat binaire « école ouverte/fermé » que vous entretenez. Faut-il alors, encore une fois répéter notre volonté que l’École reste ouverte alimentant un débat qui, pour les professionnels de l’Éducation et nos organisations n’a pas lieu d’être ?

Nous réaffirmons surtout que nos écoles, collèges et lycées doivent avoir les moyens de fonctionner – en particulier par la création de postes en ayant recours aux listes complémentaires –, avec des conditions d’études et de travail respectueuses des élèves et des personnels et bénéficier d’une politiques de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

A Paris, le 6 janvier 2022

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44
Cet article a été publié le 06/01/2022

Blanquer avait annoncé une revalorisation historique des personnels, deux ans après on est toujours bien loin du compte! Le gouvernement refuse de revaloriser le point d’indice : le gel du point d’indice représente pourtant une perte nette de pouvoir d’achat pour les personnels.

Depuis 2 ans, le gouvernement distribue des miettes !

- L’indemnité inflation : 100 € uniquement pour les personnels touchant moins de 2000€.
- La prime d’équipement informatique : 176€ bruts (environ 150€ nets) uniquement pour les enseignant·es à l’exception des profs documentalistes pour qui l’indemnité de sujétion spéciale devrait être augmentée. Une désindexation forfaitaire est également prévue pour les CPE, mais rien pour les autres personnels.
- La prime d’attractivité : en 2021, 31% des enseignant ·es, PSYEN et CPE l’ont touchée, elle ne concernait que les agent·es de moins de 14,5 années d’ancienneté pour un montant allant de 116€ (échelon 2) à 41€. En 2022, cette prime sera renouvelée pour un montant de 57€ (pour les échelons 2 et 3) à 27€ nets (échelons 5 à 9) par mois. Seuls 58% des enseignant·es sont concerné·es.
- La protection sociale complémentaire : l’employeur finance 50% de la mutuelle (15€ bruts).
- La revalorisation des AESH est inacceptable : les salaires restent trop bas du fait des temps incomplets imposés. Un·e AESH qui a 6 ans d’ancienneté ne gagnera que 22€ de plus !
 
SUD éducation dénonce ces mesurettes qui n’ont pas de véritables effets sur le niveau de vie des personnels. Les personnels ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années, le salaire moyen est inférieur d’au moins 15% aux salaires des personnels des pays de l’OCDE alors que le temps en classe est plus important (en moyenne 900 heures en classe en France contre une moyenne européenne de 738 heures).

La politique salariale de Blanquer est inégalitaire et insuffisante.

Les bas salaires participent du manque d’attractivité de nos métiers et du sentiment fort de mépris de la part de l’institution. Blanquer supprime des postes d’enseignant·es pour créer des postes d’infirmier·es et d’assistant·es de service social, néanmoins sans une véritable augmentation de leur salaire, ces personnels perdent du pouvoir d’achat en entrant dans l’Éducation nationale.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :

- l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
- l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
- une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent·e est bas, pour réduire les inégalités salariales.
 
SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires, une augmentation du Smic à 1700€ nets ; la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.
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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44
Cet article a été publié le 05/01/2022

En 2016, 11% des salarié·es ont été victimes de harcèlement

moral ou conflits de la part de leurs collègues ou supérieurs hiérarchiques (13% de femmes et 10% d'hommes). Le harcèlement est une réalité à combattre pour garantir à toutes et tous des conditions de travail décentes.

I- Qu'est-ce que le harcèlement moral ?

La circulaire n°2007-047 du 27-02-2007 reprend la définition du harcèlement moral, donnée par la loi du 13 juillet 1983 :

« Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».

En d’autres termes, il s’agit d’une conduite abusive qui par des gestes, des paroles, des écrits, des comportements et/ou attitudes répétées ou systématiques vise ou conduit à dégrader les conditions de travail d’une personne et à porter atteinte à la personnalité, à la dignité ou à l’intégrité de la victime.

La jurisprudence a dégagé un certain nombre d’éléments qui permettent d’ébaucher un début de tableau des agissements et situations reconnues comme relevant du harcèlement moral : affecter un·e employé·e dans un local exigu, sans chauffage, sans accès aux outils de travail nécessaires, isoler la personne du reste de l’équipe, la critiquer de façon humiliante et régulière, lui attribuer des tâches sans rapport avec ses fonctions, instaurer une obligation de se présenter tous les jours dans le bureau d’un supérieur, modifier les emplois du temps d’un jour à l’autre, de façon répétée et sans nécessité de service, engager des procédures disciplinaires à répétition non justifiées, supprimer sans motif des responsabilités à l’agent·e etc.

II- Quelles en sont les conséquences ?

Le harcèlement au travail peut avoir de lourdes conséquences autant sur la vie personnelle que professionnelle.

Les plus observées (liste non exhaustive) sont :

  • Une altération de la santé physique ou mentale de l’agent·e qui se traduit par de l’anxiété, des troubles du sommeil, des conduites addictives, des atteintes somatiques, la dépression ….
  • Une menace pour son évolution professionnelle : manque de confiance en soi, manque de reconnaissance de sa hiérarchie et de ses collègues, motivation altérée …

Les personnes qui dénoncent ou qui combattent le harcèlement moral ne peuvent pas être sanctionnées pour ce motif (articles 6 et suivants de la loi dite Le Pors).

En d’autres termes ni le signalement ni le témoignage de harcèlement ne peuvent être sanctionnés.

En effet, les sanctions sont uniquement autorisées dans l'hypothèse où le dénonciateur est de mauvaise foi, et qu'il fait la dénonciation dans le seul but de nuire, en se basant sur des faits dont il connaît pertinemment l'inexactitude.

Depuis 2015, l'employeur n'est plus responsable de la sécurité des salariés vis-à-vis du harcèlement. Il doit seulement justifier qu'il a pris les mesures nécessaires pour prévenir ou faire cesser le harcèlement (Cass.soc., 25 novembre 2015, n° 14-24.444).

 

III- Quelques exemples de harcèlement au travail

Comme le définit l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983, ce qui caractérise le harcèlement est la répétition d'agissements dégradant les conditions de travail. C'est bien cette répétition qui permet d'identifier le harcèlement.

Voici quelques situations qui peuvent relever du harcèlement, lorsque les agissements sont répétés sur une période relativement longue (plusieurs semaines, voire plusieurs mois) :

  • Communication personnelle « privilégiée » (mails, appels, visites…)
  • Propos ou comportement d’ordre sexuel (parole discriminatoire, geste, comportement, violence)
  • Jugement sur gestes professionnels (avertissement infondé, pression disciplinaire)
  • Jugement sur la personne (critique, dénigrement, humiliation publique)
  • Tâches inappropriées (dévalorisantes ou dépassant ses capacités)
  • Omission volontaire d’outils de travail (mails non reçus, interdiction de déplacement…)

Nb : Nous abordons peu les violences sexuelles qui entrent également dans le champ du harcèlement car un guide très complet a été publié sur ce sujet par Solidaires, intitulé « Agir syndicalement contre les violences sexistes et sexuelles au travail » .

 

IV- Quelle est la procédure pour dénoncer le harcèlement ?

Il est essentiel de ne pas rester seul·e, de créer du collectif et d’être soutenu·e et accompagné·e.

1. Prendre conseil et ne pas rester isolé·e

Avant toute chose, nous vous conseillons de vous tourner, en premier lieu, vers des collègues de confiance, vers le syndicat, voire vers des personnels médicaux (médecin de prévention, infirmière scolaire, assistante sociale etc). Il est essentiel de ne pas rester seul·e et d’être soutenu·e et accompagné·e.

 

2. Signaler le harcèlement

Le signalement se fait auprès du supérieur hiérarchique (N+1) ou du N+2 (supérieur du supérieur hiérarchique si celui-ci est le harceleur présumé (ex : DASEN si l’IEN est harcelant).

En théorie, ce signalement peut conduire, dans un premier temps, à :

  • un temps de dialogue entre les personnes concernées

  • une enquête administrative (rassembler des preuves)

  • la protection fonctionnelle de la victime présumée, le temps de l’enquête.

Si le recours hiérarchique n’aboutit pas, alors l’agent peut saisir le médiateur (académique ou de l’Éducation Nationale), effectuer un recours administratif (contre une décision ou une absence de décision), interpeller la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’ Égalité) ou déposer un recours en contentieux auprès du Tribunal Administratif ou du juge pénal (en fonction de la gravité des faits dénoncés).

Le signalement peut se faire par le fichier RSST ou par un courrier relatant les faits.

Attention : le terme de harcèlement ne doit pas être mentionné. Il est conseillé de se faire aider par le syndicat pour la rédaction de tout écrit et impératif d’en conserver des copies.

Il est complexe de prouver le harcèlement car il revient à la victime d'en apporter les preuves.

Une preuve doit démontrer objectivement le harcèlement, comme par exemple :

  • Compte rendu de l’agent·e s’estimant harcelé·e avec des faits précis et datés

  • Témoignages de tierces personnes

  • Avis médicaux

  • Autres preuves ( mails, relevés téléphoniques …)

Remarque: il est indispensable de consigner par écrit tous les faits constitutifs du harcèlement dès les premiers soupçons et non a posteriori afin qu’ils soient le plus descriptifs possible.

Si vous pensez être témoin de harcèlement, vous pouvez également compléter une fiche RSST. Pensez à noter et dater tous les faits dont vous seriez témoin. Rapprochez-vous en premier lieu du syndicat pour être accompagné·e.

Dans tous les cas, il ne faut pas rester isolé·e et être accompagné·e. Notre expérience montre que les réponses (si réponse il y a), données par l’administration et la hiérarchie sont généralement insuffisantes, voire contraire à l’intérêt des personnels victimes de harcèlement.

Avant toute démarche, nous vous conseillons de vous tourner vers le syndicat, pour être accompagné·e, écouté·e, soutenu·e et obtenir les aides et conseils les mieux adaptés à votre situation et au contexte.

 

V – Quelles sont nos revendications ?
  • Une réelle campagne de formation et de sensibilisation comme le prévoit la circulaire n°2007-047

  • Un dispositif de signalement efficace accompagné de moyens humains.

  • La protection et l'accompagnement des victimes

  • Des sanctions à la hauteur des actes

 

 

Stop au déplacement des personnes maltraitantes !

Sources :

  • Circulaire n°2007-047

  • Guide Agir syndicalement contre les violences sexistes et sexuelles au travail (Solidaires)

  • Fiche « Harcèlement Moral » Solidaires : https://onadesdroits.solidaires.org/fiche-n-24/

  • INSEE – conditions de travail 02/07/2020

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:43
Ce tract a été publié le 05/01/2022

La rentrée de janvier 2022 est catastrophique : le service public d'éducation est mis à mal par le manque de personnels et de moyens pour protéger leur santé  et celle des élèves.

Sur le sujet du salaire, Blanquer avait annoncé une revalorisation historique mais deux ans après on est toujours bien loin du compte! Le gouvernement refuse de revaloriser le point d’indice : le gel du point d’indice représente pourtant une perte nette de pouvoir d’achat pour les personnels.


Depuis 2 ans, le gouvernement distribue des miettes !

Blanquer pensait régler le problème de la rémunération des personnels par le paiement de quelques primes et indemnités. L’indemnité inflation, la prime d’équipement informatique et la prime d’attractivité ne concernent qu’une partie des personnels et sont trop minimes et ponctuelles : ce ne sont pas des augmentations de salaire !

De même, la soi-disant revalorisation des AESH est très insuffisante et n’a pas permis aux AESH de sortir de la précarité. Un·e AESH qui a 6 ans d’ancienneté ne gagnera que 22€ de plus !

SUD éducation dénonce ces mesurettes qui n’ont pas de véritables effets sur le niveau de vie des personnels. Les personnels ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années, le salaire moyen est inférieur d’au moins 15% aux salaires des personnels de l’éducation des pays de l’OCDE alors que le temps en classe est plus important (en moyenne 900 heures en classe en France contre une moyenne européenne de 738 heures en Europe).

La politique salariale de Blanquer est inégalitaire et insuffisante.

Les bas salaires participent du manque d’attractivité de nos métiers et du sentiment fort de mépris de la part de l’institution.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :
- l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
 - l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
- une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent·e est bas, pour réduire les inégalités salariales.

SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires,
- une augmentation du Smic à 1700€ nets ;
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.
 
Gagnons des moyens pour une école égalitaire !

Pour la rentrée 2022, Blanquer supprime encore 440 postes d’enseignant·es dans les collèges et les lycées et ne crée aucun poste dans les écoles.
Depuis 5 ans, Blanquer a supprimé 7900 postes dans le 2nd degré, soit l’équivalent de 160 collèges. Ces suppressions de postes conduisent à dépasser les seuils d’élèves par classe, à réduire les heures d’enseignement dans certaines disciplines dans les LGT et les LP, à bloquer la mobilité des personnels et à dégrader les conditions de travail.

Le budget 2022 entérine la “priorité au primaire”, le ministère ne prévoit pas de moyens supplémentaires pour assurer les remplacements, baisser le nombre d’élèves par classe dans tous les niveaux et recruter des RASED.

De même, la répartition par académie montre que ce sont les territoires urbanisés et populaires qui vont encore perdre des moyens à la rentrée prochaine. Pendant ce temps, le budget de l’enseignement privé continue d’augmenter.

La rentrée 2022 va être marquée par le retour des stagiaires à temps plein du fait d’une énième réforme de la formation des enseignant·es. SUD éducation dénonce cette dégradation importante des conditions d’entrée dans le métier dont l’expérimentation entre 2010 et 2013 avait pourtant été un échec.

 
Battons-nous pour l’école inclusive !

L’inclusion scolaire est un enjeu essentiel pour l’école : tous les enfants doivent avoir accès au service public d’éducation, qu’importe leur handicap. Or, l’Éducation nationale est incapable d’accompagner les 400000 élèves en situation de handicap à la hauteur de leurs besoins. Depuis la rentrée de septembre 2021, la situation s’est largement dégradée : des élèves, qui devraient l’être, ne sont pas accompagné·es et les élèves accompagné·es ont perdu des heures d’accompagnement. Dans certains départements, les élèves attendent un an avant de bénéficier d’une aide humaine. La mise en place des Pial et de la politique de mutualisation des moyens fait peser sur les AESH le manque de personnels : les personnels AESH sont sommé·es d’intervenir sur davantage d’écoles et d’établissements scolaires avec davantage d’élèves. L’accompagnement est morcelé et se dégrade.

Pour SUD éducation, l’école inclusive ne peut exister sans moyens et sans la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH.
Le 27 janvier doit permettre de faire entendre les revendications des AESH pour un vrai statut de la Fonction publique avec un temps plein de 24h.
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