25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 13:11

L'Union syndicale Solidaires condamne l’agression de la Russie contre l’Ukraine et apporte toute sa solidarité à la population qui subit ces attaques.

La guerre ne profite jamais qu’aux puissants, aux marchands d’armes et aux capitalistes. Les travailleuses et les travailleurs, les populations, vont subir les morts, les privations de libertés, les viols et pillages, les destructions. Les conséquences militaires et économiques dépassent le territoire de l’Ukraine et vont concerner pleinement la population française.

Les impérialismes russes et occidentaux, avec l’OTAN, s’affrontent sur un nouveau terrain. Ce sont les droits des peuples et les libertés qui sont en danger. Le bruit des bottes se fait de plus en plus fort derrière les discours martiaux.

L’Union syndicale Solidaires appelle à participer à l’ensemble des rassemblements et mobilisations des jours à venir contre la guerre.

Nous exigeons la paix, immédiatement !

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25 février 2022 5 25 /02 /février /2022 13:10

Nous faisons connaître l’appel de plusieurs syndicats d’Ukraine.

Il ne s’agit pas d’un texte du Réseau syndical International de Solidarité et de Luttes , mais dans la situation qui est celle de cette région du monde, il nous paraît nécessaire de faire connaître la parole des syndicalistes.

Egalement publiée : une déclaration du président de la Confédération des syndicats libres d’Ukraine.

L’Ukraine résiste à l’agression de la Fédération de Russie (FR) depuis 2014.

À la suite de cette agression, la Crimée ukrainienne a été annexée, des parties des régions de Lougansk et de Donetsk en Ukraine ont été occupées. Au cours des huit dernières années d’agression de la FR, l’Ukraine a perdu des dizaines de milliers de vies humaines, plus de 1,5 million de nos citoyens ont été contraints de devenir des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Dans le même temps, la guerre et la menace d’une invasion à grande échelle minent l’économie ukrainienne. Cela se traduit par des pertes d’installations industrielles et d’infrastructures sur les territoires occupés, l’arrêt des investissements. Tout cela a des conséquences sur les revenus et les emplois des travailleurs qui luttent pour la paix et le développement démocratique de leur pays.

Le président de la Fédération de Russie, V. Poutine, par son décret du 21 février, a reconnu les républiques autoproclamées de Luhansk et de Donetsk comme des États souverains et indépendants.

La reconnaissance de ces républiques autoproclamées est une violation du droit international et la destruction du système de sécurité qui a été développé après la Seconde Guerre mondiale et l’effondrement de l’URSS, ainsi qu’un acte de violation de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine avec la sortie de facto de la RF des accords de Minsk.

En outre, le 21 février, la Fédération de Russie a commencé à faire entrer officiellement des troupes russes dans le territoire occupé des régions de Louhansk et de Donetsk en Ukraine (l’armée mercenaire et les forces professionnelles russes portant les signes d’identification des forces armées des républiques autoproclamées de Louhansk et de Donetsk ont déjà été déployées illégalement sur les territoires occupés). Les forces armées ukrainiennes respectent strictement le régime de cessez-le-feu. Elles ne mènent aucune action militaire ou illégale dans les territoires occupés. Dans le même temps, sur le territoire contrôlé par l’Ukraine, les civils des régions de Donetsk et de Louhansk souffrent depuis une semaine des tirs d’artillerie incessants en provenance des territoires occupés.

En outre, la FR mène une campagne enragée pour discréditer l’armée ukrainienne en diffusant une désinformation massive, des provocations, des bombardements sous un faux drapeau dans les régions de Louhansk et de Donetsk afin de trouver un casus belli pour déclencher une guerre à grande échelle. La position officielle de l’Ukraine, qui a été annoncée à plusieurs reprises, est fondée sur la recherche d’une voie politique et diplomatique pour le retour des territoires occupés.

Au nom des organisations syndicales, nous exprimons notre profonde gratitude envers les pays, les organisations, les politiciens et les personnes qui ont soutenu l’Ukraine pendant toutes ces années.

Nous demandons aux syndicats et aux organisations publiques de fournir un soutien solidaire à la population ukrainienne dans la lutte contre l’agression de la FR, et d’empêcher une guerre à grande échelle en Europe, qui peut changer instantanément le mode de développement des pays européens et l’architecture de l’ordre mondial.

Nous demandons de diffuser la Déclaration des syndicats ukrainiens sur les ressources web des syndicats, dans les médias sociaux et les messageries.

Le peuple d’Ukraine résistera et gagnera la lutte pour son indépendance, son intégrité territoriale et son choix civilisationnel. #StopRussianAggressionInUkraine (Arrêtez l’agression russe en Ukraine)

Syndicats signataires :

  • Travailleurs de l’industrie et de l’énergie nucléaires d’Ukraine
  • Syndicat des travailleurs des industries métallurgiques et minières d’Ukraine
  • Syndicat indépendant des mineurs d’Ukraine
  • Union des travailleurs de l’énergie et de l’industrie électrotechnique d’Ukraine
  • Union des travailleurs de l’industrie pétrolière et gazière d’Ukraine
  • Union des travailleurs de l’industrie chimique et pétrochimique d’Ukraine
  • Syndicat des travailleurs de la construction d’avions et de machines d’Ukraine Syndicat des travailleurs de l’industrie de la défense d’Ukraine
  • Syndicat des travailleurs de la radio, de l’électronique et de la mécanique d’Ukraine Syndicat des travailleurs de l’automobile et de la machinerie agricole d’Ukraine Syndicat de la construction mécanique et de la métallurgie d’Ukraine
  • Union des employés d’État d’Ukraine Union des travailleurs de la santé d’Ukraine
  • Syndicat de l’économie municipale, de l’industrie locale, des services à la population d’Ukraine
  • Syndicat des travailleurs des installations gazières d’Ukraine
  • Union des travailleurs sociaux d’Ukraine

23 Février 2022

La Russie a attaqué et commencé l’invasion de l’Ukraine

Chers frères et sœurs !
Le 24 février, à 5 heures du matin (heure de Kiev), la Russie a lâchement attaqué et commencé l’invasion de l’Ukraine.
Les principales villes ukrainiennes Odesa, Mariupol, Kharkiv, Tchernihiv, ainsi que les oblasts [entité administrative] de Donetsk et de Louhansk sont attaqués. Les aéroports près de Kiev ont également été attaqués. L’armée et le peuple ukrainiens défendent leur terre.
Aujourd’hui, nous devons nous battre pour notre liberté, notre démocratie et notre paix.
La Confédération des syndicats libres d’Ukraine appelle toutes les organisations syndicales mondiales, les frères et sœurs des syndicats de différents pays à la solidarité.
Le KVPU appelle à poursuivre et à renforcer la pression diplomatique et économique internationale sur la Fédération de Russie et à prendre toutes les mesures possibles pour arrêter la guerre et forcer le retrait de ses forces du territoire de l’Ukraine. Un ensemble efficace de sanctions doit être imposé immédiatement contre la Fédération de Russie. Nous appelons à fournir toute l’assistance possible à l’Ukraine.
Nous devons nous unir pour arrêter la guerre et assurer la paix en Ukraine, en Europe et dans le monde entier.
Comme nous l’avons déjà informé, le Président de la Fédération de Russie V. Poutine, par son décret du 21 février, a reconnu les républiques autoproclamées de Luhansk et de Donetsk comme des États souverains et indépendants. En outre, le 21 février, la Fédération de Russie a commencé à faire entrer officiellement les troupes russes dans le territoire occupé des régions de Luhansk et de Donetsk en Ukraine.
Ainsi, selon le droit international humanitaire, la Russie a admis déclencher un conflit armé international.
Nous voulons souligner à nouveau que l’Ukraine a observé le régime de cessez-le-feu et respecté les accords, qu’elle n’a pas mené d’actions militaires ou illégales dans les territoires occupés. C’est la Russie qui a commencé l’agression en 2014. Ce sont les forces russes qui ont bombardé les villes de la région de Donetsk et de Luhansk cette semaine. Aussi, nous appelons à ne pas croire la propagande russe.
Non seulement l’indépendance de l’Ukraine, mais aussi la sécurité de l’Europe entière et l’avenir du monde dépendent de notre réponse commune et de notre solidarité.
L’union fait la force !

Le président de la Confédération des syndicats libres d’Ukraine
Mykhailo Volynets
24 février 2022

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 18:25

Renouvellement triennal des membres du CDEN

Mme Moncada, ancienne DASEN, a mis à l'écart la ligue de l'enseignement, partenaire historique de l'éducation. L'ensemble des syndicats a dénoncé cette mesure apprise au dernier moment.

 

Règlement intérieur du CDEN

Demande que les suppléants puissent siéger sans intervenir ni voter. Après des réticences et parce l'administration faisait elle-même une demande allant dans ce sens pour qu'un IEN assiste au CDEN, il sera accepté que chaque syndicat soit accompagné d'un suppléant.

 

Second degré

  • -247 élèves prévus / Aucun retrait d'emploi (justifié par la ruralité de l'Orne et l'ISP, indice de position sociale)

  • ½ IMP supplémentaire pour tous les établissements

  • Les seuils par division restent inchangés

    Collège éducation prioritaire renforcé : 23 élèves par niveau

    Collège en éducation prioritaire (REP) : 24 élèves par niveau

    Collèges hors éducation prioritaire : 28 élèves par niveau en 6ème / 30 élèves sur les autres niveaux

  • 13 nouveaux postes de CPE dans l'académie, on ne sait pas encore combien pour l'Orne. Certains établissements n'ont pas de CPE !

  • L’application des horaires réglementaires : 26 heures par division, auxquelles s’ajoutent 3 heures mises à disposition afin de favoriser le projet d’établissement et l’innovation pédagogique.

  • Les heures pour l’association sportive, le laboratoire de sciences physiques et sciences de la vie et de la terre ainsi que la chorale et les décharges pour service partagé sont ajoutées à la dotation de base. Elles sont calculées sur la base de n-1 et pourront être réajustées au mois de juin de l’année en cours.

  • Les heures des ULIS, classe et ateliers relais et des UPE2A sont intégrées à la dotation de base.

  • Une dotation qualitative intégrant des critères territoriaux et socio-économiques est rajoutée à la dotation de base.

  • Pour les établissements en éducation prioritaire renforcé se voit doté d’une dotation complémentaire de 10%.

  • Les indemnités pour mission particulière (IMP) sont réparties comme suit :

    2,5 IMP sont attribuées par établissement au titre du référent pour les usages du numérique pédagogique

    Coordination EPS : Ces IMP sont déterminées sur la base des enseignants titulaires à N-1. (1 IMP si au moins 3 enseignants et 50h effectuées dans la discipline et 2 IMP si plus de 4 enseignants.)

    1 IMP par établissement au titre du laboratoire de technologie

    1,75 IMP supplémentaires par établissement pour la rentrée 2022.

  • SUD éducation demande une vigilance particulière pour le collège de Rémalard qui a un nombre élevé d'élèves dans plusieurs divisions et qui connait des difficultés scolaires importantes. L'administration dit rester vigilante.

  • SUD éducation demande à être informé des conclusions de l'audit en cours au collège de Val au Perche. L'administration assure que ce sera le cas.

  • Le collège de Gacé a beaucoup d'élèves de 6ème. La labellisation sport est arrivée tardivement. Elle pourrait attirer de nouveaux élèves, à surveiller donc.

     

Carte scolaire du premier degré

Prévisions rentrée septembre 2023 : - 340 élèves dans le public / -115 élèves dans le privé

Prévision P/E = 6,66 dans l'Orne / 5,89 en Normandie / 5,84 au national

10 postes de moins à la rentrée restitués à l'académie

24 retraits de postes devant élèves

12 ouvertures + 3 régularisations/ 1 nouveauté par rapport au CTSD une ouverture à Jules Verne Alençon (les syndicats en demandent 2)

Le e/c passe de 19,34 à 19,30

Demandes des syndicats

  • Nous espérions un moratoire suite à l'année difficile que nous avons traversée mais les mesures de fermetures de classes proposées sont nombreuses. Nous avons voté unanimement contre cette proposition de carte scolaire qui sera présentée au CDEN jeudi 24 février. Un CTSD de repli est prévu mardi 1er mars et si vote majoritaire contre au CDEN, un CDEN de repli sera organisé le 3 mars. Les mesures prises seront officielles à compter de cette date.

  • Nous avons demandé la réouverture de postes RASED. 42 postes ont été fermés depuis 2008. Trop peu d'élèves en difficulté peuvent être aidés.

  • Nous avons aussi demandé l'ouverture de postes de brigades afin d'éviter les problèmes de remplacement rencontrés cette année et permettre la formation.

  • Nous avons demandé une vigilance particulière dans les écoles accueillant des élèves plus fragiles ou/et à besoins particuliers.

  • Enfin, nous avons demandé des ouvertures de classe là où ça nous semblait important et dénoncé quelques annonces de fermetures qui nous semblaient peu justifiées une fois les chiffres revus.

 

Liste des mesures proposées

Circonscription d’Argentan

1 création d’emploi sur l’école de Prévert/Maupassant, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école Anne Frank, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école de Gouffern-en-Auge (Chambois)

1 retrait d’emploi sur l’école de Trun

Circonscription d’Alençon

1 création d’emploi sur l’école Albert Camus, Alençon

1 création d’emploi sur l’école Jules Ferry, Alençon

1 création d’emploi sur l’école de Saint-Germain-du-Corbéis

1 création d’emploi sur l’école Jules Verne, Alençon

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Mégissier, Cerisé

1 retrait d’emploi sur l’école Jean Monnet, Damigny

1 retrait d’emploi sur l’école d’Essay

1 retrait d’emploi sur l’école de Macé (RPI 14)

Circonscription de Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Aristide Briand, Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Pierre Perret, Soligny-la-Trappe

1 retrait d’emploi sur l’école de la Donnette, Bretoncelles

1 retrait d’emploi sur l’école de Perche-en-Nocé (Préaux-du-Perche)

Circonscription de L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Victor Hugo, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école La Ribambelle, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Millet, Nonant-le-Pin (RPI 83)

Circonscription de Flers

1 création d’emploi sur l’école Rémy Poirier, Banvou

1 retrait d’emploi sur l’école Le Petit Nicolas, Athis-Val-de-Rouvre (Athis-de-l’Orne)

1 retrait d’emploi sur l’école Lancelot du Lac, Céaucé

1 retrait d’emploi sur l’école Saint-Front, Domfront-en-Poiraie (Domfront)

1 retrait d’emploi sur l’école Écoles publiques Fertoises, La Ferté-Macé

1 retrait d’emploi sur l’école de Rives-d’Andaine (La Chapelle-d’Andaine)

1 retrait d’emploi sur l’école André Breton, Tinchebray-Bocage (Tinchebray)

1 retrait d’emploi sur le RPI 44 (La Coulonche, St Maurice-du-Désert, La Sauvagère)

1 retrait d’emploi sur le RPI 56 (St Fraimbault, St Mars-d’Égrenne, Passais-Villages)

1 retrait d’emploi sur le RPI 64 (Tinchebray-Bocage : Frênes, Montsecret-Clairefougère : Montsecret)

1 retrait d’emploi sur le RPI 85 (Cerisy-Belle-Étoile, St Pierre-d’Entremont)

Éducation prioritaire :

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Molière, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Les Vallées, Flers

1 création de poste ordinaire sur l’école Morin/La Fontaine, Flers

1 création de dispositif dédoublement sur l’école G.Flaubert/La Varende,Vimoutiers

Dispositifs particuliers :

 

Dispositif EMILE (Enseignement de Matières par l’Intégration d’une Langue Étrangère) : fermetures de postes ordinaires et ouvertures de postes dédiés au dispositif EMILE :

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Yvonne Sillière, Mortrée

3 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Louis Forton, Sées

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Des Cailloutins, Chailloué

 

École inclusive : 1 transfert du dispositif ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) de l’école Robert Desnos à Alençon vers l’école Jean Monnet à Damigny

 

Brigade de remplacement départementale :

6 transferts d’emplois des brigades de remplacements ASH vers la brigade de remplacement ordinaire

 

Infos diverses

  • Cité éducative d'Alençon : projet activé entre DSDEN, Préfecture et communauté urbaine. Il s'agit d'une convention triennale qui porte sur 3 axes : ambition, ouverture culturelle, vivre ensemble. Financement de 200 000 euros supplémentaires par an sur 3 ans.

  • Listes complémentaires : 6 collègues ont été recruté.e.s (5 à ½ temps et 1 à temps complet). Ils/elles seront accompagné.e.s dans leur pratique par un.e conseiller.e pédagogique.

  • Installation d'une EMAS supplémentaire avec application entre autre sur l'école de Boucé. Non fermeture à Ceton malgré la baisse d'effectifs. Ces deux mesures font suite aux demandes répétées des syndicats vis à vis de ces deux écoles accueillant des élèves venant de maisons de protection de l'enfance et donc plus fragiles.

  • Maintien de tous les dispositifs – de 3 ans.

  • Maintien de 4 conseillers pédagogiques par circonscription

  • Maintien d'un DVS par circonscription.

  • Poursuite du dispositif ENIR et de génération 2024.

  • Le montant de l'indemnité représentative de logement versé aux instituteurs.trices non logé.e.s est de 2184,82 (montant de base) et 2731,02 (montant majoré). Il reste 6 instituteurs.trices dans l'Orne.

  • Un nouveau courrier a été envoyé aux élu.e.s proposant un financement de 8 euros par élève pour l’achat de capteurs. Seules 26 écoles en ont, bientôt 40 en tout. C'est bien peu sur les 169 écoles que comptent le département.

  • Pour les collèges, un capteur par niveau et par bâtiment va être fourni par le département.

  • Les syndicats demande la reconnaissance de la COVID comme maladie professionnelle.

  • Une nouvelle livraison de masques est en cours.

  • Le délai d'attente de traitement des dossiers à la MDPH est de 5,4 mois.

  • 59 élèves sont en attente d'ESMS : 16 pour ITEP et 43 pour IME.

 

Ce CR ne peut pas rendre compte de l'ensemble des débats car l'instance a été très longue. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à nous contacter.

 

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 18:09

Cela fait maintenant près de deux ans que, face à la crise sanitaire, le système éducatif ne tient que par l’engagement sans failles de ses personnels. Pendant ces deux ans, le ministère n’a pas pris la mesure des besoins des établissements scolaires afin qu’ils restent des lieux où on apprend, et pour qu’ils puissent répondre aux conséquences pédagogiques de cette crise. Il a fallu attendre la grève massive du 13 janvier dernier pour que des moyens, qui restent insuffisants, soient débloqués. Depuis deux mois, la vague Omicron a eu des conséquences catastrophiques avec des absences d’élèves, d’enseignants et d’AESH qui n’ont pas permis à tous les élèves d’apprendre et de progresser. Tous les professionnels font le constat d’une difficulté accrue des apprentissages, d’une perturbation du rythme de travail, du fait de collectifs-classes abîmés où les habitudes nécessaires à des apprentissages efficaces sont à reconstruire. C’est pour cela que les syndicats du premier degré ont tous demandé l’annulation ou la suspension des évaluations de mi-CP, prévues au départ en janvier. Le ministère a finalement fait un autre choix, privilégiant dogmatiquement le report de ces évaluations au retour des congés d'hiver. Pourtant, de l’aveu même de la DEPP (direction de l'évaluation du ministère), ces évaluations ne pourront même pas être utilisées en comparaison des années précédentes du fait de leurs conditions perturbées de passation et des conditions d’apprentissage dégradées depuis la rentrée. Non, l’urgence n’est pas d’imposer ces évaluations. L’urgence est de soutenir pleinement les personnels de terrain dans le difficile tissage des liens pédagogiques rompus par des semaines de crise, pour réengager tous les élèves dans les apprentissages et limiter le creusement des inégalités scolaires.

Par ailleurs le ministère annonce le report des épreuves de spécialité en lycée, et un aménagement de l’épreuve anticipée de français. Il s’agit d’une victoire de la forte mobilisation contre un ministre qui refusait d’entendre raison : c’est une preuve que la grève est un outil efficace aux mains des personnels. Pour SUD éducation, ce report montre qu’il est possible d’obtenir l’abandon complet des épreuves de spécialités en cours d’année. SUD éducation continue de revendiquer :
— l’abrogation de la réforme du baccalauréat, du lycée général et technologique et de parcoursup, véritables rouages du tri social des élèves, et vecteurs d’inégalités.
— la suppression du contrôle continu pour reconstruire des épreuves nationales, terminales et anonymes.
— un diplôme du baccalauréat comme premier grade universitaire, donnant accès à toutes les filières postbac sans sélection
— un plan de rattrapage avec l’ouverture des dizaines de milliers de places à l’université permettant d’accueillir tous et toutes les bachelier-e-s qui en font la demande.


 

Le ministre Blanquer a nommé par arrêté Mark Sherringham comme président du Conseil supérieur des programmes, à la place de Souâd Ayada. Pour SUD éducation, c’est une nouvelle preuve de la dérive concordataire du ministère, qui s’éloigne toujours davantage du principe de laïcité. Cette nomination s’inscrit dans le contexte du retour du catholicisme d’État actuellement à l'œuvre. En effet, Mark Sherringham s’est exprimé à plusieurs reprises sur le sujet, déclarant vouloir “réintroduire explicitement le christianisme dans le débat éducatif”. Plus récemment, il a participé à des sessions de formation pour permettre aux directions d’école privées hors contrat de préparer les inspections du ministère de l’Éducation nationale. Aujourd’hui, c’est en tant que responsable de l’élaboration des programmes qu’il sera en mesure de mettre en œuvre ce projet résolument anti-laïque. SUD éducation dénonce le peu de considération pour la laïcité et la neutralité de l’État à l'œuvre, de la part d’un ministère par ailleurs prompt à faire des procès en laïcité aux personnels et à leurs organisations.

Nous avons pu voir comme des millions de françaises et de français une enquête de France 2 dans le cadre de son journal télévisé du 20H diffusée le mercredi 16 février 2022 à une heure de grande écoute. L’image du département de l’Orne en ressort ternie. Le conseil départemental avait été alerté à l’époque, lors de la location du site du palais d’Argentré (propriété du Conseil départemental) sur les risques que pouvaient engendrer l’implantation de cette école hors-contrat à vision d’intégrisme religieux confirmant son implantation après La Croix des vents. Une autre demande avait été formulée lors d’un CDEN pour demander à la DASEN quelles étaient les mesures prises et effectuées à propos de ces écoles hors-contrat. Ce n’est donc pas un problème nouveau mais, compte-tenu des propos tenus et des images montrées dans ce documentaire, nous vous demandons ce que les pouvoirs publics entendent mettre en œuvre pour y faire face.


 

Le 11 février 2005, la Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était promulguée. Cette loi a permis la scolarisation de milliers d’enfants en situation de handicap. SUD éducation défend sans détour une école inclusive, c'est-à-dire une école qui se donne les moyens d’accueillir tou·tes les élèves. Mais, force est de constater que 17 ans après les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus en difficulté, à commencer par les élèves en situation de handicap. Le ministère Blanquer a beau se gargariser d’être celui de l’école inclusive, sur le terrain la réalité est tout autre : il n’y a pas assez de personnels, pas assez de formation, trop d’élèves par classe. L’accompagnement des élèves en situation de handicap se fait dans des conditions inadmissibles : les AESH ont des conditions salariales et statutaires au rabais tandis qu’il leur est demandé d’accompagner de plus en plus d’élèves pour de moins en moins d’heure. La mise en place des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé accompagne cette logique de mutualisation comptable des moyens. Pour une école réellement inclusive, qui accueille tou·tes les élèves, SUD éducation revendique :

  • une baisse du nombre d’élèves par classe de la maternelle au lycée, permettant la mise en œuvre d’une adaptation pédagogique nécessaire à l’inclusion ;

  • l’ouverture et le renforcement des dispositifs d’aide et d’inclusion (RASED, ULIS…) ;

  • une politique ambitieuse de formation des personnels, en accord avec les besoins rencontrés ;

  • le recrutement de personnels supplémentaire, enseignant·es, AESH, personnel médico-sociaux ;

  • la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, la hausse des salaires et l’abandon des PIAL.

 

Comme à chaque CDEN, nous souhaitons attirer votre attention sur la non-scolarisation ou la scolarisation trop tardive des mineurs isolés pris en charge par le département. Retarder leur scolarisation, c'est les condamner à l'échec. Nous vous demandons à nouveau de tout mettre en œuvre pour faciliter la scolarisation de ces jeunes même si leur minorité n'est pas encore prouvée. Nous nous devons de les accompagner dans ce premier pas vers l'intégration.

 

Notre inquiétude grandit aussi face aux familles toujours plus nombreuses qui choisissent la scolarisation à domicile. Nous vous demandons la plus grande vigilance envers ces élèves déscolarisés afin de s'assurer du suivi et des conditions de leurs apprentissages.

 

Pour ce qui est de la carte scolaire, SUD éducation espérait un moratoire sur les fermetures et l'ouverture de postes de RASED afin de lutter contre les difficultés croissantes des élèves consécutives à la crise sanitaire et aux problèmes sociétaux que nous constatons toutes et tous. Nous sommes bien déçus face aux mesures proposées.

 

Pour le second degré, les moyens ne sont pas au rendez-vous. Nous attendions beaucoup mieux. Nous sommes inquiets pour plusieurs établissements et tout particulièrement pour le collège de Rémalard où les classes vont être particulièrement chargées sur un secteur où les difficultés scolaires ne sont plus à démontrer. Une rallonge conséquente d'heures s'impose.

Quant au collège de Val au Perche, nous attendons toujours le résultat de l'audit et souhaiterions être informé.e.s au plus vite des conclusions.

 

Pour finir, nous sommes absolument scandalisé.e.s d'apprendre que La ligue de l'enseignement, partenaire essentiel de l'éducation dans ce département comme dans tant d'autres, n'est plus membre de ce CDEN. Nous demandons des explications sur cette décision et dénonçons les conditions de son application. La ligue n'a même pas été informée de cette décision alors qu'elle est une partenaire historique de cette instance.

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 18:08

Monsieur le préfet, Monsieur le représentant du conseil départemental, Monsieur le Directeur académique,

Au titre des 3 organisations représentées au CDEN, la FSU, l’UNSA et Sud Education, nous vous interpellons sur deux points :

  • Nous constatons, après le renouvellement de la composition du CDEN, la mise à l’écart de la ligue de l’enseignement de l’Orne, qui avait jusqu’à présent toujours représenté les associations complémentaires de l’enseignement public. Nous nous en étonnons et souhaiterions connaitre les raisons qui ont conduit à ce changement inédit.

  • Suite à la diffusion sur France 2 du reportage sur Academia Christiana et ses liens supposés avec l’institut La Croix des Vents, nous sommes très inquiètes et inquiets par rapport aux propos tenus pendant ce reportage. Nous vous alertons et demandons d’ores et déjà la communication du ou des rapports d’inspection sur ces écoles hors-contrat.

 

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 12:57

Dans l’enseignement supérieur, les femmes sont toujours les plus précaires : quels que soient les emplois (enseignant·e·s, chercheur·e·s ou BIATSS) le pourcentage de contractuelles parmi les femmes est supérieur à celui des hommes, et le taux de féminisation des populations contractuelles est toujours supérieur à celui des titulaires. Il y a donc un réel avantage masculin pour sortir de la précarité. Le recours accru aux contractuel·le·s que nous prépare la mise en œuvre de la LPR, risque fort d’aggraver encore cette discrimination.

À cela s’ajoutent des discriminations qui s’exercent au sein même des populations de titulaires : avec seulement 28% de femmes professeures alors qu'elles représentent 45% des MCF, cette ségrégation des corps entraîne une inégalité salariale sur toute une carrière. L’indice d’avantage masculin pour être professeur parmi les enseignant·e·s chercheur·e·s est de 1.68 et au rythme auquel il évolue il faudra attendre au moins 2038 pour qu’il soit égal à 1.

Si le déroulement de la carrière va agir sur la part indiciaire de la rémunération, à cela se rajoute la part indemnitaire qui accentue les inégalités: les primes, les heures complémentaires, la PEDR... tout cela renforce les inégalités salariales femmes-hommes.

Chez les personnels BIATSS, les femmes représentent plus des 2/3 des catégories B et C et sont sur-représentées parmi les personnels travaillant à temps partiel: situation qui s'explique par l'inégalité de partage des tâches, les femmes effectuent 72 % des tâches ménagères et 65 % des tâches parentales. Cette division genrée du travail a des conséquences sur la rémunération et sur l’avancement.

Avec près de 60% de femmes en Licence/Master, un décrochage massif s'opère entre le Master 2 et le doctorat. La précarité salariale imposée aux doctorant·e·s est certainement le facteur principal de cette ségrégation qui s'opère alors. Pour les doctorantes, face aux difficultés de financement et aux divisions genrées du travail domestique, il faut alors mener une triple journée : ses heures d'enseignements, ses recherches et le travail domestique.

Pour cela SUD éducation revendique un salaire pour tou·te·s les doctorant·e·s, l'obligation de crèche dans les universités, la prise en compte de la maternité dans le parcours de thèse...

 

Les revendications de SUD éducation pour l'égalité salariale :

✔︎ L’égalité salariale entre les hommes et les femmes, avec un salaire unique aligné sur le plus favorable
✔︎ L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite
✔︎ La neutralité des congés maternité, un congé parental mieux réparti entre les parents et mieux rémunéré,
✔︎ Les évaluations et promotions doivent être profondément réformées pour mettre fin aux mécanismes de cooptation patriarcale en instaurant enfin la fusion des corps d'EC
✔︎ La suppression de la précarité (dont sont victimes majoritairement les femmes), par une titularisation sans condition de toutes et tous les précaires, et l’arrêt du recrutement de nouveaux et nouvelles précaires
✔︎ La fin des primes et autres mécanismes indemnitaires qui renforcent les inégalités
✔︎ Le développement des services de la petite enfance (modes de garde individuels et collectifs) pour que les choix professionnels (temps partiels, disponibilités, congés parentaux...) puissent en être vraiment.

 

Luttons contre les violences sexistes et sexuelles au travail, à l'université comme ailleurs !

Dans les universités, les labos, les services, les salles de cours... comme dans la société, existent des rapports de pouvoir qui conduisent à des dominations et des discriminations. Là comme ailleurs, les stéréotypes liés au sexe véhiculés favorisent un maintien des inégalités entre les femmes et les hommes et la perpétuation d’agissements discriminatoires voire violents.

La précarité, les rapports de pouvoirs qui existent au sein de l'ESR (entre une doctorante et son directeur de thèse par exemple), la sur-représentation des hommes dans les instances de directions... tous ces mécanismes rendent difficiles l'expression de la parole pour les femmes victimes de violences sexistes et sexuelles dans l'ESR.

Lutter contre les violences qui s’exercent contre les femmes, c’est lutter pour les droits de toutes les femmes.

Les revendications de SUD éducation contre les violences sexistes et sexuelles :

✔︎ Des campagnes de prévention des violences sexistes et sexuelles
✔︎ Des dispositifs d’information, de communication et de sensibilisation auprès de l’ensemble des personnels
✔︎ La définition et la mise en œuvre d’un dispositif de signalement et de traitement des violences sexistes et sexuelles
✔︎ La protection et l’accompagnement des victimes : l’employeur a la responsabilité de protéger les personnels
✔︎ De sanctionner les auteurs des violences

Le 8 mars, tou·tes en grève : nous ne nous tairons pas !

 
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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 12:49

Jean-Michel Blanquer a une façon bien singulière de répondre au bilan de la réforme du lycée dressé par ses propres services, aux sociétés savantes de mathématiques et aux organisations syndicales. Dans son mail du 17 février adressé aux enseignant·es de mathématiques, il affirme que « Ces interrogations ont pu se nourrir de la vigilance légitime par rapport à un sujet fondamental mais aussi de propos approximatifs et de références biaisées ou erronées ». Et suit une longue liste de rectificatifs.

Au-delà du mépris exprimé par cette phrase, ces mesures déjà prises ne permettront pas de répondre aux problèmes constatés. Il y a bien un abandon des mathématiques à partir de la classe de première pour  31 % des élèves de première. En 2019, on comptait 47,5% de filles en Terminale S et en 2021 il y a 39,8% de filles en spécialité maths :  en deux ans de réforme du lycée la part des filles à choisir les mathématiques est revenue au niveau de 1994. Il en est de même lorsque l’on étudie les choix de spécialités en fonction de l’origine sociale des élèves.

La disparition des mathématiques dans le tronc commun de la filière générale pose problème. Les élèves souhaitant s’orienter vers des filières comme la sociologie ou l’économie, ou s’orienter vers des cursus généraux, notamment pour devenir professeur⋅es des écoles, auront arrêté les mathématiques en fin de seconde, sauf à devoir suivre un enseignement de spécialité de mathématiques aussi difficile que les mathématiques de l’ancienne filière S et donc inadapté à de nombreux⋅ses élèves.

Comité sur la place des mathématiques : prendre les mêmes pour ne rien changer

Un comité sur la place des mathématiques vient d’être créé pour répondre aux questions soulevées. Les objectifs fixés en marquent déjà la limite. Ainsi il faudra “encourager encore plus de filles à choisir la spécialité mathématiques en première”, comme si le nombre de filles à effectuer ce choix était très important et qu’il fallait le renforcer.  L’énoncé de l’autre objectif, de "renforcer la place des maths dans l’enseignement scientifique" en limite la portée car on ne pourra renforcer la culture mathématique de l’ensemble des élèves qu’en la sortant d’un « enseignement scientifique » fourre-tout et en la faisant enseigner par des professeur·es de mathématiques.

Le choix des membres de cette commission est tout aussi significatif de la volonté de Blanquer de ne rien changer. Nous retrouvons ainsi Pierre Mathiot, architecte de la réforme du Lycée, Stanislas Dehaene, neuroscientifique qui pense l’enseignement comme répétition et technique d’apprentissage en niant les dimensions didactiques et pédagogiques, et Charles Torossian, auteur des actuels programmes de mathématiques.

SUD éducation revendique toujours :

  • l’abrogation de la réforme du lycée et du baccalauréat ;
  • la suppression de Parcoursup et l’accès à tous les bacheliers et bachelières dans la filière de leur choix ;
  • la création des dizaines de milliers de places nécessaires dans l’enseignement supérieur.
 
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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 14:50

Carte scolaire du premier degré

Prévisions rentrée septembre 2023 : - 340 élèves dans le public / -115 élèves dans le privé

Prévision P/E = 6,66 dans l'Orne / 5,89 en Normandie / 5,84 au national

10 postes de moins à la rentrée restitués à l'académie

24 retraits de postes devant élèves

14 ouvertures

Le e/c passe de 19,34 à 19,30

Demandes des syndicats

  • Nous espérions un moratoire suite à l'année difficile que nous avons traversée mais les mesures de fermetures de classes proposées sont nombreuses. Nous avons voté unanimement contre cette proposition de carte scolaire qui sera présentée au CDEN jeudi 24 février. Un CTSD de repli est prévu mardi 1er mars et si vote majoritaire contre au CDEN, un CDEN de repli sera organisé le 3 mars. Les mesures prises seront officielles à compter de cette date.

  • Nous avons demandé la réouverture de postes RASED. 42 postes ont été fermés depuis 2008. Trop peu d'élèves en difficulté peuvent être aidés.

  • Nous avons aussi demandé l'ouverture de postes de brigades afin d'éviter les problèmes de remplacement rencontrés cette année.

  • Nous avons de mandé à ce que plus de personnel.le.s, notamment les brigades mais pas uniquement, soit formé.e.s pour enseigner aux élèves en situation de handicap.

  • Nous avons dénoncé le fait que des classes ferment pour des baisses temporaires d'effectifs alors que ces derniers seront en hausse l'année suivante.

  • Nous avons demandé une vigilance particulière dans les écoles accueillant des élèves plus fragiles ou/et à besoins particuliers.

  • Enfin, nous avons demandé des ouvertures de classe là où ça nous semblait important et dénoncé quelques annonces de fermetures qui nous semblaient peu justifiées une fois les chiffres revus.


 

Liste des mesures proposées

Circonscription d’Argentan

1 création d’emploi sur l’école de Prévert/Maupassant, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école Anne Frank, Argentan

1 retrait d’emploi sur l’école de Gouffern-en-Auge (Chambois)

1 retrait d’emploi sur l’école de Trun

Circonscription d’Alençon

1 création d’emploi sur l’école Albert Camus, Alençon

1 création d’emploi sur l’école Jules Ferry, Alençon

1 création d’emploi sur l’école de Saint-Germain-du-Corbéis

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Mégissier, Cerisé

1 retrait d’emploi sur l’école Jean Monnet, Damigny

1 retrait d’emploi sur l’école d’Essay

1 retrait d’emploi sur l’école de Macé (RPI 14)

Circonscription de Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Aristide Briand, Mortagne-au-Perche

1 retrait d’emploi sur l’école Pierre Perret, Soligny-la-Trappe

1 retrait d’emploi sur l’école de la Donnette, Bretoncelles

1 retrait d’emploi sur l’école de Perche-en-Nocé (Préaux-du-Perche)

Circonscription de L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Victor Hugo, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école La Ribambelle, L’Aigle

1 retrait d’emploi sur l’école Ernest Millet, Nonant-le-Pin (RPI 83)

Circonscription de Flers

1 création d’emploi sur l’école Rémy Poirier, Banvou

1 retrait d’emploi sur l’école Le Petit Nicolas, Athis-Val-de-Rouvre (Athis-de-l’Orne)

1 retrait d’emploi sur l’école Lancelot du Lac, Céaucé

1 retrait d’emploi sur l’école Saint-Front, Domfront-en-Poiraie (Domfront)

1 retrait d’emploi sur l’école Écoles publiques Fertoises, La Ferté-Macé

1 retrait d’emploi sur l’école de Rives-d’Andaine (La Chapelle-d’Andaine)

1 retrait d’emploi sur l’école André Breton, Tinchebray-Bocage (Tinchebray)

1 retrait d’emploi sur le RPI 44 (La Coulonche, St Maurice-du-Désert, La Sauvagère)

1 retrait d’emploi sur le RPI 56 (St Fraimbault, St Mars-d’Égrenne, Passais-Villages)

1 retrait d’emploi sur le RPI 64 (Tinchebray-Bocage : Frênes, Montsecret-Clairefougère : Montsecret)

1 retrait d’emploi sur le RPI 85 (Cerisy-Belle-Étoile, St Pierre-d’Entremont)

Éducation prioritaire :

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Jean de la Fontaine, Alençon

1 création de dispositif dédoublement sur l’école Molière, Alençon

1 création de poste ordinaire sur l’école Les Vallées, Flers

1 création de poste ordinaire sur l’école Morin/La Fontaine, Flers

1 création de dispositif dédoublement sur l’école G.Flaubert/La Varende,Vimoutiers


 

Dispositifs particuliers :

 

Dispositif EMILE (Enseignement de Matières par l’Intégration d’une Langue Étrangère) : fermetures de postes ordinaires et ouvertures de postes dédiés au dispositif EMILE :

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Yvonne Sillière, Mortrée

3 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Louis Forton, Sées

2 transferts de postes ordinaires vers des postes dédiés au dispositif EMILE sur l’école Des Cailloutins, Chailloué

 
École inclusive :
      • 1 transfert du dispositif ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) de l’école Robert Desnos à Alençon vers l’école Jean Monnet à Damigny

 
Brigade de remplacement départementale :

6 transferts d’emplois des brigades de remplacements ASH vers la brigade de remplacement ordinaire

 

Infos diverses

  • Évolution de structures : pas de fusion d'écoles ni de direction unique envisagée.

  • Cité éducative d'Alençon : projet activé entre DSDEN, Préfecture et communauté urbaine. Il s'agit d'une convention triennale qui porte sur 3 axes : ambition, ouverture culturelle, vivre ensemble.

  • TER de Vimoutiers : dernière phase avant signature de la charte.

  • Listes complémentaires : 6 collègues ont été recruté.e.s (5 à ½ temps et 1 à temps complet). Ils/elles seront accompagné.e.s dans leur pratique par un.e conseiller.e pédagogique.

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 19:15

Le 11 février 2005, la Loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées était promulguée. Cette loi a permis la scolarisation de milliers d’enfants en situation de handicap. SUD éducation défend sans détour une école inclusive, c'est-à-dire une école qui se donne les moyens d’accueillir tou·tes les élèves. Mais, force est de constater que 17 ans après les moyens ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. La crise sanitaire a fragilisé encore davantage les élèves les plus en difficulté, à commencer par les élèves en situation de handicap. Le ministère Blanquer a beau se gargariser d’être celui de l’école inclusive, sur le terrain la réalité est tout autre : il n’y a pas assez de personnels, pas assez de formation, trop d’élèves par classe.

L’accompagnement des élèves en situation de handicap se fait dans des conditions inadmissibles : les AESH ont des conditions salariales et statutaires au rabais tandis qu’il leur est demandé d’accompagner de plus en plus d’élèves pour de moins en moins d’heure. La mise en place des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé accompagne cette logique de mutualisation comptable des moyens.

Pour une école réellement inclusive, qui accueille tou·tes les élèves, SUD éducation revendique :

  • une baisse du nombre d’élèves par classe de la maternelle au lycée, permettant la mise en œuvre d’une adaptation pédagogique nécessaire à l’inclusion ;

  • l’ouverture et le renforcement des dispositifs d’aide et d’inclusion (RASED, ULIS…) ;

  • une politique ambitieuse de formation des personnels, en accord avec les besoins rencontrés ;

  • le recrutement de personnels supplémentaire, enseignant·es, AESH, personnel médico-sociaux ;

  • la titularisation des AESH dans un corps de fonctionnaire, la hausse des salaires et l’abandon des PIAL.

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6 février 2022 7 06 /02 /février /2022 22:43

Depuis le 10 janvier 2022, les personnels accompagnant·es des élèves en situation de handicap du Val-de-Marne sont en grève illimitée. Elles et ils refusent les avenants à leurs contrats de travail qui leur sont imposés par la DSDEN et le Rectorat.

À travers ces avenants, l'académie de Créteil entend poursuivre le déploiement des PIAL. Ces Pôles inclusifs d'accompagnement localisés sont un outil de mutualisation des moyens d'accompagnement et ont comme conséquences :

la dégradation des conditions d'accompagnement des élèves qui bénéficient de moins en moins d'heures d'aide humaine à leurs côtés par semaine ;

la dégradation des conditions de travail des AESH qui voient leur zone d'intervention étendue, leur emploi du temps changer régulièrement et qui ne peuvent plus mener à bien leurs missions.

L'école inclusive, sans moyens à la hauteur des besoins, n'est qu'un slogan publicitaire. La logique d'économie budgétaire va à l'encontre de celle d'un service public d'éducation de qualité pour toutes et tous les élèves.

Les AESH du 94 dénoncent également les bas salaires et les temps incomplets imposés. Les ridicules augmentations de salaires concédées par Blanquer ne résolvent en rien la question de la précarité. Preuve en est, l'indice de rémunération de l'échelon 1 est repassé sous le niveau du SMIC au 1er janvier 2022, obligeant le ministère à revoir une nouvelle fois la grille.

La grande majorité des AESH ont des contrats à temps incomplets, réduisant d'autant les revenus, jusqu'à passer sous le seuil de pauvreté.

Aux côtés des grévistes du 94 et des organisations syndicales qui les soutiennent, SUD éducation revendique:

  • l'abandon des PIAL ;
  • de réelles augmentations de salaires ;
  • un temps de travail à taux pleins pour 24h d'accompagnement hebdomadaire ;
  • la titularisation dans un corps de fonctionnaire des AESH.

Les journées de grève nationale (8 avril, 3 juin et 19 octobre) démontrent que les AESH sont déterminé·es à faire entendre leurs revendications et à obtenir satisfaction.

Mardi 8 février, les AESH du 94 manifesteront au ministère, à 14h au métro Solférino. SUD éducation se tient à leurs côtés !

Une caisse de grève en ligne est ouverte pour leur permettre de tenir :

https://www.leetchi.com/c/caisse-de-solidarite-avec-la-greve-illimitee-des-aesh-du-val-de-marne

 

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