11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 13:26

Sous couvert d’améliorer les outils de suivi des élèves des cycles 2 à 4 en les simplifiant et en les uniformisant, le ministère impose, dès cette année, la mise en place d’un Livret Scolaire Unique Numérique (LSUN) qui doit à la fois tenir lieu de Livret Personnel de Compétences (LPC), formé de près de 40 items dans 7 ou 8 domaines, et de bulletins scolaires (bi)trimestriels rendant compte de l’acquisition des compétences dans les domaines répertoriés par les programmes officiels. Le LSUN, qui prétend attester de la modernisation et de l’efficacité du système scolaire réformé, constituera surtout un nouvel instrument de flicage des élèves et une restriction notable de la liberté pédagogique de leurs professeur e s. Les enseignant-e-s sont ainsi dépossédé-e-s de leur métier et deviennent des exécutant-e-s chargé-e-s d'effectuer des clics.

Non au fichage des élèves !

Le LSUN s’inscrit dans la même logique de formatage, de fichage et de flicage que le LPC, la Base-Élèves (devenue ONDE), SCONET et le Répertoire National des Identifiants Élèves. Il rassemble dans une même application insuffisamment sécurisée toutes les informations détenues par l’administration (compétences, bulletins, parcours, attestations, éléments de suivi des élèves en difficulté). Il constitue un véritable casier scolaire centralisé au service du patronat – qui y trouvera (via le Compte Personnel de Formation et le Compte Personnel d'Activité créé par la loi Travail) tous les renseignements souhaités en termes d’employabilité et de traçabilité – et de l’État, car les préfectures y auront accès ainsi que les mairies, la police et la Justice, sous couvert du secret professionnel partagé, du droit de communication et de l’interconnexion de fichiers. Loin d’être utile aux élèves, à leurs parents et à leurs enseignant-e-s, le LSUN n’est un progrès que pour la police et le patronat. Le MEDEF, qui se félicite de sa mise en place, ne s’y trompe pas : les compétences retenues par l’État correspondent trop clairement aux critères d'employabilité définis par le patronat pour que leur but puisse être pédagogique.

Non à la restriction de la liberté pédagogique !

Si le nombre des compétences et sous-compétences retenues par le ministère pour être évaluées dans le LSUN morcelle les apprentissages, en détruit la cohérence et complique finalement la tâche des élèves comme celle des professeur-e-s, leur choix, qui vise clairement au formatage des élèves, restreint en même temps drastiquement la liberté pédagogique de leurs enseignant-e-s. Avec l’instauration du LSUN, l’élaboration de leurs cours ne devra en effet pas seulement s’inscrire dans le cadre des programmes officiels, mais prendre également en compte les compétences à évaluer chaque (mi)trimestre, ce qui les conduira inévitablement à subordonner leur enseignement à des évaluations répondant non à des impératifs pédagogiques, mais à des prescriptions administratives (cf. notre analyse : www.sudeducation.org/Campagne-contre-le-LSUN.html).

Pour s’opposer au fichage des élèves et défendre la liberté pédagogique des enseignant-e-s, SUD éducation exige l’abrogation du LSUN et appelle tou-te-s les collègues à se réunir en équipe afin de décider du boycott collectif du LSUN dans leur établissement. Dans le primaire et le secondaire, refusons de le renseigner !

Dossier complet sur : www.sudeducation.org/Campagne-contre-le-LSUN.html

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 19:46

Communiqué intersyndical du 7 avril 2017

Aujourd’hui plus de 30% des lycéens et lycéennes suivent un parcours de formation dans la voie professionnelle et préparent un CAP, un BEP ou un bac pro qui sont des diplômes nationaux. Transférer l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale aux Régions revient à abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes de 3 à 18 ans. Ce serait développer des logiques strictement utilitaristes et à court terme en ne proposant que les formations répondant aux besoins immédiats des entreprises d’un territoire. Cela conduirait à accentuer les inégalités régionales et à offrir des formations ne permettant pas aux futur.es salarié.es en formation d’envisager un avenir professionnel au-delà du territoire où ils ont été scolarisés. Ce projet constitue un recul majeur de l’État et nous ne voulons pas d’une société où l’État se désengage de la formation de 30 % de sa jeunesse.

L’affirmation qu’il faudrait sortir l’enseignement professionnel scolaire (lycées pro) des champs de compétences ministérielles : Éducation nationale (LP), Agriculture (LPA) et en charge de la mer (Lycées Maritimes) a été martelée à plusieurs reprises par certains candidats dans la campagne électorale et le débat public. Pourtant la mise en œuvre de la carte des formations professionnelles est déjà pour partie une compétence régionale. Il s’agirait donc maintenant pour ces candidats de passer à une étape supplémentaire, en transférant aux régions l’ensemble des compétences en matière de formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Ainsi, les personnels dont les enseignants (es) des lycées professionnels seraient géré-es par les Régions. Un tel transfert constitue une attaque frontale de leur statut. Les régions pourraient alors être seules à construire et à mettre en œuvre les cartes régionales des formations et fusionner facilement les CFA et les lycées professionnels. À terme, la formation professionnelle initiale sous statut scolaire pourrait disparaître au profit de l’apprentissage et les contenus de formation être définis localement.

Nos organisations syndicales CGT éduc’action, CGT-Agri , SNALC, SE UNSA, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNETAP-FSU, SUD éducation et SUD rural sont opposées à l’abandon de la formation professionnelle scolaire par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et des Affaires Maritimes. L’enseignement professionnel a su s’adapter aux évolutions de la société en développant son offre de formation et en élevant le niveau de qualification des jeunes (création du baccalauréat professionnel, développement des poursuites d’étude en BTS…). Le projet d’une formation professionnelle gérée par les Régions est celui d’un service public d’éducation à deux vitesses. Nous rappelons notre attachement à l’égale dignité des trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prérogatives de l’état et des ministères chargés de l’éducation.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:40

Depuis une vingtaine d’années, la casse systématique du service public d’éducation durcit nos conditions de travail dans les écoles.
Parallèlement, nous constatons de plus en plus de demandes abusives de la part de l’administration.

Malheureusement, nous ne connaissons pas toujours nos droits et nous ne sommes pas en mesure de contester les abus dont nous faisons les frais. Cela contribue à détériorer lourdement nos conditions de travail.

L’objectif de ce guide est donc de mieux faire connaître nos droits pour nous défendre et tenter d’améliorer concrètement notre quotidien. L’idée est de pouvoir utiliser le droit comme moyen d’action face à notre employeur parmi tous les autres moyens d’action dont nous disposons, Sud Éducation privilégiant bien évidemment le rapport de forces, dans lequel l’aspect juridique peut être un levier.
Nous ne devons pas perdre de vue les luttes collectives pour améliorer nos conditions de travail, et pour construire une autre école et une autre société.

 

Toutes les réponses (ou presque) à vos questions sont ici:  téléchargez le document!

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 09:37

Alors que s’est tenu, le 23 mars, le dernier CSE de la mandature actuelle, nous souhaitons revenir sur certaines des annonces faites par la ministre à l’occasion de la publication de la circulaire de rentrée scolaire. Ces annonces, en forme de satisfecit sur la refondation de l’école, entérinent des mesures que, pour beaucoup, nous avons combattues.

Où sont les 60 000 postes ?

Nous considérons que contrairement aux affirmations du ministère, la promesse de création de 60 000 postes ne sera pas tenue.
Il n’y aura eu que 35 200 postes vraiment créés depuis 2012, tout compris (1er et 2nd degrés, enseignement agricole, supérieur et non enseignant-e-s, privé compris). Au total, sur le terrain, les créations de postes n’auront pas comblé la purge antérieure de 80 000 postes. Elles n’ont pas permis d’absorber les hausses démographiques dans le premier comme dans le second degré, ni d’endiguer les problèmes de recrutement dans les disciplines déficitaires dans le secondaire.
Elles n’ont pas empêché le manque de remplaçant-e-s de s’aggraver. Conséquence : la généralisation du recours aux contractuel-le-s (y compris dans le 1er degré, marqué aussi en cette rentrée par un recours massif aux listes complémentaires). Le manque de postes était pourtant largement prévisible.
Tout cela se fait au détriment de la mobilité des personnels et des conditions de travail des remplaçant-e-s. Ces dernièr-e-s font les frais de ces manques de moyens et d’un élargissement de leurs zones d’intervention, comme en attestent les dernières mesures prises pour le remplacement.

Extension du domaine de l’autonomie...

Suite de l'article ici:

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 09:12
Communiqué de la fédération SUD éducation


Publié le mardi 28 mars 2017 sur : http://www.sudeducation.org/Pas-de-banquier-e-dans-nos-classes.html

L’opération nationale « J'invite un banquier dans ma classe » est initiée par la Fédération Bancaire Française dans le cadre de la « Semaine européenne de l'argent », avec le soutien de l’Education nationale. Elle vise à placer des élèves de CM1 ou CM2 « dans des situations de la vie où ils doivent faire des choix concernant l'argent et leurs premiers achats. » Il s'agirait donc, pour eux, via un jeu d'éducation financière, de donner à l'élève « les clés d'une maîtrise responsable de son budget ».

SUD éducation vous invite pour sa part à participer à l'opération « Je n'invite pas de banquier-e dans ma classe ». Nous nous indignons que l'on puisse parler de « budget » qu'il faudrait « maîtriser » pour des enfants de 9 à 11 ans. Et que feront les enfants qui n'ont pas de « budget » ? Seront-ils et elles « hors jeu » ?

Le Ministère de l’éducation nationale dévoie une nouvelle fois le service public d'éducation et l'instrumentalise au profit d'intérêts privés. On réduit ainsi les jeunes élèves à des consommateurs et consommatrices en puissance, manipulables à merci puisqu'il est question de diriger leurs choix concernant leur argent par le biais d'une activité dite « ludo-pédagogique ».

Éduquer, ce n’est pas conforter les hiérarchies et l’ordre social. 

Les valeurs portées par SUD éducation sont à l’opposé de celles de l’école-capitaliste. L’école doit être un outil d’émancipation des êtres humains et non de leur soumission à la finance et à la marchandisation généralisée. 

L’école n’est pas une entreprise, l’éducation n’est pas une marchandise !

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:47

Mesures sur postes Second degré – Rentrée 2017

Mesures :

  • 6 créations
  • 5 suppressions
  • 4 transformations

Mesures sur dotation depuis le CTSD de janvier :

  • 15,9 HSA transformées en HP
  • 5,2 HP transformées en HSA
  • 13,9 HP et 1,2 HSA de la réserve ont été attribuées.

53 Compléments de service :

  • 49 entre 2 établissements dont 42 dans deux villes différentes et 7 dans une même ville
  • 2 entre 3 établissements

Plusieurs BMP de 18h « étonnent » les syndicats. L’administration répond qu’il s’agit de postes pour lesquels la pérennité n’est pas assurée.

Alerte collège Truffaut : 93 élèves en 4ème, trop d’élèves par division.

La fermeture de la SEGPA de Vimoutiers entrainent un temps de transport long pour les élèves et posent des problèmes d’emploi du temps à l’établissement accueillant ces nouveaux élèves.

Dans certains collèges, la transformation des HSA est toujours en attente car les chefs d’établissement n’en ont pas encore décidé l’usage.

Vote des mesures proposées : 2 POUR / 5 abstentions / 1 CONTRE.

 

C’était le dernier CTSD présidé par M. Lacan qui part en retraite.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:42

Introduction : déclaration préalable de sud éducation.

  1. mouvement départemental :

    Validation du calendrier lié au mouvement départemental. Cette année, plusieurs modifications.

    - 30 mai CAPD pour valider le mouvement principal.

    - semaine suivante, appel à candidature pour les postes ASH, à profil et les postes de direction restés vacants.

    - dans le même temps, les enseignant-es resté-es sans poste pourront être affecté-es de manière informatique sur les postes encore libres, cette étape se fera selon les vœux effectués lors du mouvement principal (comme cela se faisait jusqu'à présent)

    - Les enseignant-es toujours sans poste auront la possibilité de postuler sur les postes disponibles. Le 20 juin, ils recevront une fiche ainsi qu'une notice explicative. Ils-elles auront jusqu'au 26 juin 9 heure pour la retourner à l'administration.

    - 29 juin, groupe de travail pour valider les dernières affectations.

  2. Liste d'aptitude direction :

    27 personnes ont demandé à s'y inscrire, 3 ont un avis défavorable.

  3. Départ en formation :

    4 personnes partent en formation CAPASH et 1 personne est retenue pour partir en formation de directeur d'établissement d'éducation adaptée, mais la décision se prend au niveau du ministère.

  4. Postes à profil :

    Le recrutement pour un certain nombre de ces postes a déjà été effectué.

    D'autres recrutements se feront fin avril. Les enseignants seront informés sur leur I-PROF des modalités à suivre pour postuler sur ces postes.

  5. Congés formation :

    5 demandes et 3 personnes retenues.

  6. Postes adaptés :

    2 renouvellements sur des postes adaptés de courte durée, 2 prolongations des postes de longue durée et 2 nouvelles demandes.

  7. Disponibilités :

    11 renouvellements demandés pour rapprochement de conjoint, 2 personnes n'ont pas encore fait ce renouvellement et 2 autres premières demandes.

    Pour raisons personnelles : 7 renouvellements, 2 en attente et 5 nouvelles demandes.

    Pour les premières demandes, elles seront traitées lors de la CAPD du 30 mai.

  8. Questions diverses :

    - concernant les demandes de temps partiel, un courrier sera envoyé en mai pour prévenir les enseignant-es de l'acceptation ou du refus de temps partiel.

    - Ineat-Exeat : toujours 5 promesses vers le Département du Calvados et de la Manche (5 en tout...), comme cela se fait maintenant depuis plusieurs années.

    - Nous n'avons pas encore d'information sur le nombre d'aides à la direction qui sera attribué l'an prochain. Les critères d'attribution devront être discutés lors d'un prochain groupe de travail (lié au CTSD)

    - 68 PES sont recruté-es pour l'année scolaire 2017-2018. Pour le moment, il reste encore 8 postes berceaux à trouver.

    - Pour qu'un-e « brigade » puisse bénéficier de la prime « REP+ », il doit avoir fait au moins 15 jours de remplacement consécutif. La prime est calculée ensuite selon le temps d'exercice.

    - Quand un-e « brigade » est appelé à effectuer un remplacement sur une première école, puis, dans la même journée, dans une deuxième école, l'ISSR n'est versée que pour l'école la plus éloignée.

    - Si un-e « brigade » effectue un remplacement sur une année complète et que cela lui est notifié dès le début de l'année, il n'aura pas d'ISSR. Par contre, si un enseignant fait un remplacement sur toute une année scolaire, mais que cela est dû à des prolongations d'arrêts maladie, il touchera l'ISSR, sauf pour le dernier renouvellement...

 

Et comme d'habitude, si vous souhaitez plus d'information ou nous signaler un cas particulier, vous pouvez nous joindre par téléphone, mail ou Facebook.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:15
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 10:10

 

Le Dimanche 19 Mars 2017 est organisée une grande marche nationale pour la Justice et la Dignité à Paris.

Nos organisations locales s'unissent pour permettre à celles et ceux qui le veulent de participer à cette mobilisation en organisant un trajet en car au départ de Caen pour rejoindre l'appel unitaire.

Premiers signataires : Solidaires 14, UL CGT Caen, UL CGT d'Hérouville St Clair, FSU 14, UNL 14, Ensemble ! 14-61, NPA, PCF 14, EELV 14, Ligue des Droits de l'Homme Caen, Attac 14...

Si vous souhaitez nous accompagner, contactez directement les organisations signataires ou envoyez un mail à l'adresse suivante : 19marscaen@gmail.com

 

Nous appelons à manifester parce que :

- La revendication légitime de Vérité et de Justice portée par ces familles victimes de violences policières doit être soutenue.

- La banalisation des discours, des actes racistes et leur caractère structurel sont inacceptables.

- Les droits démocratiques doivent être défendus face à l’Etat d’urgence et des mesures liberticides qui touchent particulièrement celles et ceux qui subissent le racisme.

- L’accueil des migrant-e-s dans des conditions dignes et la régularisation de tous les sans papiers doivent être opposés à l’Europe forteresse

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 19:52

La circulaire du mouvement départemental pour l'année scolaire 2017-2018 est sortie. Vous la trouverez sur votre I-Prof.

En dernière page, il y a la liste des postes bloqués pour les futurs PE stagiaires. Pour le moment, 64 postes sont bloqués.

Si vous souhaitez des précisions, n'hésitez pas à contacter notre syndicat par mail ou par téléphone.

Envoyez-nous aussi votre fiche de suivi des voeux afin que nous puissions vérifier votre barème.

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