12 août 2020 3 12 /08 /août /2020 11:41

Communiqué de SUD éducation

Depuis le 25 juillet, le gouvernement jordanien a ordonné la fermeture dans tout le pays du syndicat des enseignant-e-s pour une durée de 2 ans et arrêté 51 de ses membres.

Il leur est officiellement reproché des « infractions financières » mais cette décision intervient trois jours après une manifestation à l’appel du syndicat pour exiger que le gouvernement ne gèle pas les salaires et honore l’accord sur leur revalorisation arraché l’année dernière après un mois de grève.

Le gouvernement de Jordanie tente par l’arrestation de ces 51 syndicalistes de s’attaquer à la mobilisation des enseignants et enseignantes pour des revenus dignes et souhaite ainsi paralyser les luttes par l’instauration de la peur.

La fédération SUD éducation exige la libération des 51 enseignant-e-s, l’abandon de toutes les poursuites contre eux et elles , le respect de l’accord de revalorisation des salaires, et le respect du droit syndical.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:47

Communiqué du 20 juillet 2020 de l'Union syndicale SOLIDAIRES

Le gouvernement vient certes de changer de personnel mais la politique annoncée par Macron et Castex reste identique : à droite toute ! Même mâtinée en apparence d’écologie, la soupe antisociale proposée est totalement indigeste. Alors que l’épisode pandémique n’est toujours pas terminé, les beaux discours sociaux de mars dernier ont donc vite été oubliés. Le monde d’avant et ses inégalités abyssales, ses ravages sociaux et environnementaux, son chômage de masse, ses attaques contre les plus pauvres, les services publics et les libertés politiques : ce monde est plus que jamais d’actualité même et ce, s’il a failli comme jamais. Le monde des affaires et le grand patronat, premiers soutiens de Macron, n’ont en effet aucun intérêt à ce qu’il en soit autrement !

Et donc revoilà la réforme des retraites à points ! Qui plus est cette fois assortie de la suppression promise des régimes spéciaux ! La réforme de l’assurance chômage fera simplement l’objet d’ « ajustements » car nul doute que diviser par deux les allocations chômage pour des centaines de milliers de personnes, c’est relancer l’activité et sortir les gens de la pauvreté ! Le fait d’un report sur 2021 de ces deux dossiers ne change rien au problème : c’est l’abandon de la réforme des retraites et l’abrogation pure et simple de celle de l’assurance chômage que nous revendiquons !

Sans compter que sous le prétexte de la crise et des déficits sociaux, comme celui de la caisse de retraites, on nous parle à nouveau de travailler « davantage », et donc travailler plus et surtout plus longtemps ! Combien de fois faudra-t-il rappeler que la France en 2019, selon les données d’eurostat, c’est 37,4 h de durée hebdomadaire du travail quand la Suède c’est 36,4 h et l’Allemagne 35 (moyenne de la zone euro : 36,6) !

De nouvelles baisses d’impôts sont programmées pour les entreprises en plus d’exonérations de cotisations patronales soit-disant pour permettre l’embauche de jeunes (jusqu’à 1,6 SMIC), mesure pourtant éculée qui n’a jamais eu d’effet significatif sur l’emploi et qui a surtout contribué à fabriquer des travailleurs-euses pauvres ! Les services publics sont sommés d’efficacité, de simplification, en clair de payer les pots cassés de la crise pour que les capitalistes se gorgent toujours plus de dividendes !

Et qui plus est, tout cela est habillé d’un discours sécuritaire, d’un soutien indéfectible aux forces de l’ordre et à leurs violences, d’une stigmatisation des quartiers populaires et des révoltes sociales accusées respectivement de « communautarisme » et de violences. Pendant ce temps-là, par pure provocation, le gouvernement soutient deux ministres l’un soupçonné de viol, l’autre proférant des propos sexistes et infamants contre les militantes et combats féministes !

Le monde d’après, c’est donc à nous de le construire et l’imposer. Un monde d’égalité, de justice, de paix. Les luttes menées par les professions invisibles, qu’ils et elles soient soignant-es, personnels de ménage, agent-es territoriaux, livreurs-euses ubérisé-es, éboueurs-euses etc…, les luttes menées par les travailleurs-euses des usines et des entreprises que l’on ferme au prétexte de n’être pas assez rentables quand bien même elles seraient gorgées d’aides publiques, les luttes des quartiers populaires contre le racisme et toutes les formes de discriminations, …

Toutes ces luttes montrent le chemin, ensemble, d’un monde d’émancipation.

Le 17 septembre, par la grève et la manifestation, posons dans un cadre le plus unitaire possible une première pierre à l’édifice pour faire plier celles et ceux pour qui rien ne doit changer et qu’au contraire l’occasion est rêvée de se gaver encore plus.

Pour un monde social, féministe, écologiste, c’est ensemble, dans les entreprises, dans les administrations, dans la rue que nous l’obtiendrons.

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 16:32

Communiqué de presse de la fédération SUD éducation, 27 juillet 2020

Dimanche 26 juillet a été annoncée la création d’un nouveau secrétariat à l’Éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Éducation nationale. La nouvelle secrétaire d’État est Nathalie Elimas, ancienne députée de la majorité. Pour SUD éducation, la création d’un secrétariat d’État à l’Éducation prioritaire est le signe de la volonté du ministère d’aller au bout, au plus vite, de sa réforme de l’Éducation prioritaire.

 

Rappelons que les grandes lignes de cette réforme sont prévues par le rapport Mathiot-Azéma, publié en octobre 2019. L’aspect le plus saillant est la disparition pure et simple prévue pour l’ensemble des Réseaux éducation prioritaire (REP), seuls les Réseaux éducation prioritaire renforcés (REP+) étant maintenus. Pour le reste, les perspectives sont en cohérence avec la politique libérale menée par le ministère : absence de moyens supplémentaires, contractualisation des moyens et territorialisation (dans la lignée de la mise en place des “cités éducatives”), attaques sur les garanties statutaires (en adossant notamment une tranche de la prime REP+ à des formations pendant les congés). La seule mesure de bon sens, l’attribution de la prime REP+ aux personnels AED et AESH, est trop limitée et reste sujette à caution, étant explicitement soumise à des arbitrages budgétaires ultérieurs.

 

SUD éducation dénonce la casse des REP prévue dans la réforme annoncée de l’éducation prioritaire. Ce nouveau signe d’une accélération à prévoir du calendrier de la réforme doit alerter les personnels : SUD éducation les appelle à multiplier les prises de position et à mettre en débat dès à présent les perspectives de mobilisation contre ce projet délétère.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:29

Il aura fallu que les personnels attendent le 10 juillet pour que le ministre publie la circulaire de rentrée 2020 supposée permettre aux équipes d’organiser au mieux la nouvelle année scolaire. Cette publication tardive montre une fois de plus, si besoin en était, le peu de considération que le ministre Blanquer a pour les personnels.

Cette circulaire ne constitue qu’une opération de communication destinée à masquer à peu de frais l’impréparation. Aucun scénario de reprise de la pandémie n’est en effet envisagé par le ministère, qui a pourtant eu plusieurs mois pour s’y préparer. Le lien vers le “plan de continuité” promis par la circulaire renvoie vers une page… qui n’existe pas.

La circulaire évoque à cet égard le numérique, en réussissant le tour de force de ne parler de l’équipement ni des élèves, ni des personnels, encore moins d’une formation pour les logiciels. La solution du Cned, à l’authentification trop facile, a conduit à de nombreux débordements durant la période d’enseignement à distance. Le ministre continue à la mettre en avant sans annoncer le moindre changement, ce qui expose les personnels à des séances perturbées et aux mêmes incivilités dont ils et elles ont été les victimes.

Dans l’éventualité d’une hausse du nombre de cas à compter de septembre, les personnels devront de nouveau composer avec l’improvisation totale du ministre. Pour SUD éducation, c’est inacceptable.

Au-delà de l’opération de communication à laquelle se livre le ministre dans la circulaire, c’est aussi une confirmation de la poursuite de la même orientation délétère pour le service public d’éducation : à la fois réactionnaire, autoritaire, libérale et irresponsable.

Le ministre y annonce la poursuite des réformes que les personnels combattent largement, au rang desquelles se trouvent la poursuite de la mise en œuvre de la réforme des lycées et les évaluations nationales standardisées.

La multiplication des évaluations en tout genre (évaluations communes qui remplacent les E3C, tests de positionnements, évaluations nationales dès le 14 septembre, conjuguée à une réforme de la formation initiale et continue des enseignant-e-s montre sans ambiguïté une volonté de mise au pas des personnels.

Dans ce contexte, les annonces de hausses de moyens vantées par le ministre dans la circulaire de rentrée ne trompent personne : il ne s’agit en aucun cas d’un engagement ferme de recrutement de personnels titulaires, seul gage d’une amélioration des conditions de travail et d’étude. Le ministre préfère annoncer une nouvelle augmentation du nombre d’heures supplémentaires, alors que les personnels sont déjà épuisés. Qui plus est, les programmes ne sont pas allégés, malgré la revendication portée par plusieurs organisations syndicales dont SUD éducation.

Quant aux assistant-e-s d’éducation en contrat de préprofessionnalisation, le ministre envisage purement et simplement de les redéployer entièrement sur le dispositif “devoirs faits”, dont le volume horaire est très important : 4 heures pour chaque élève en classe de sixième, 3 heures pour les autres. Il est évident qu’au-delà des AED, la pression sur les personnels à effectuer des heures supplémentaires va s’accroître, et ce d’autant plus que 36 heures sont supposées être consacrées par chaque élève de troisième à son orientation.

Pour SUD éducation, la circulaire de rentrée ne répond absolument pas aux enjeux liés à la rentrée scolaire 2020. Pire, elle va conduire à dégrader encore un peu plus le service public d’éducation. SUD éducation revendique des recrutements massifs pour une baisse des effectifs en classe à tous les niveaux d’enseignement, notamment par le recrutement de toutes et tous les admissibles aux concours de l’enseignement.

 

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:26

Dans un message adressé aux enseignant-e-s encadrant les Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s, la DGESco demande que les élèves de la 6ème à la 4ème des UPE2A ( Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants), ne se présentent pas à la session décalée du DELF (Diplôme d’études en langue française ) en octobre prochain pour cause de COVID et d’économies soi-disant engendrées par ce report. Le ministère définit ainsi un public « prioritaire » , SUD éducation le dénonce au nom de l’accès pour toutes et tous à une école publique émancipatrice garantissant une égalité de traitement sans condition.

Dans un courrier adressé au Recteur de l’Académie de Marseille, les syndicats SUD éducation de l’académie rappellent que ce sont près de 80 % d’élèves qui seront ainsi écartés de l’examen du DELF. Les services du Rectorat décalent d’un an leur session alors qu’il aurait été possible une validation dans les temps.

Le DGESco semble faire abstraction des conséquences de l’extension d’une scolarité de 4 à 5 années en collège. Les services préfectoraux le prendront ils en compte lorsque seront traités les dossiers administratifs de leurs parents ?

SUD éducation dénonce le caractère discriminatoire de cette décision : seul est concerné le public scolaire étranger par ce type de mesure .

SUD éducation soutiendra toutes les initiatives des personnels revendiquant la réouverture de la session du DELF d’octobre 2020 aux Elèves Allophones Nouvellement Arrivé-e-s de 6ème à la 4ème.

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:23

Le 2 juillet dernier, SUD éducation a assisté au comité de suivi de la réforme de la formation des enseignant-e-s. Non dupes de cette mascarade de dialogue social, nous avons rappelé notre opposition à cette contre-réforme ainsi que nos revendications quant au recrutement et à la formation des enseignant-e-s stagiaires.

Plus particulièrement, en ce qui concerne la rentrée 2020 et les conditions exceptionnelles qui s’annoncent, l’administration a fait des déclarations tendant à rassurer, notamment sur le suivi et l’accompagnement renforcé des enseignant-e-s stagiaires, les inspecteurs-trices et chef-fe-s d’établissement ayant été « alerté-e-s » sur ce point. Certes, nous faisons les mêmes constats : les futur-e-s stagiaires ont subi un concours 2020 modifié, ils-elles auront à faire face à des élèves à besoins particuliers compte-tenu du contexte sanitaire, à une formation qui s’annonce « hybride » (en distanciel et en présentiel) dans les INSPE, à des conditions de titularisation encore obscures (oral prévu en fin d’année de stage) .

Mais aucun moyen n’est annoncé pour faire face à ces problématiques, et compte-tenu des situations de titularisation de certain-e-s stagiaires que nous avons défendu-e-s et qui témoignaient d’inégalités de traitements, d’irrégularités, de malveillances institutionnelles, nous avons toutes les raisons de nous inquiéter de cette prochaine rentrée !

Concernant la mise en place de la réforme en tant que telle, nous maintenons notre opposition aux dispositifs qui nous ont été présentés :

• La création des « classes prépa » pour les futur-e-s PE. Quel sera le statut des inscrit-e-s ? Quelle rémunération auront-ils-elles ? Ces classes entreraient en concurrence avec la formation universitaire qui manque cruellement de moyens. C’est aussi le risque d’une orientation trop précoce pour des étudiant-e-s qui souhaiteraient changer de cursus par la suite...

• La formation des stagiaires qui serait assurée pour un tiers par des enseignant-e-s de terrain. Mais quid des professeur-e-s d’INSPE et de l’apport de la recherche universitaire ? Serait-ce des suppressions de postes déguisées à l’université ? Quid des transformations des missions des maitres-ses formateurs-trices qui suivent actuellement les stagiaires sur le terrain ?

• Le statut des futur-e-s étudiant-e-s en M1, M2 en alternance qui deviendront des contractuel-le-s mal payé-e-s en lieu et place des fonctionnaires stagiaires payé-e-s à temps plein !

• Le développement des contrats de pré-professionnalisation avant le Master MEEF qui induit de fait une précarisation du métier et permet au ministère d’avoir accès à une main-d’œuvre corvéable à merci !

• Les concours qui seront à partir de 2022 placés en fin de M2, rendant cette année impossible pour des étudiant-e-s mal payé-e-s, pressurisé-e-s par le passage du concours, la validation du Master, et la classe à mener !

Dans le cadre du comité de suivi de cette contre-réforme, nous avons revendiqué le retrait de la réforme des INSPE. Nous demandons le retour à un concours à bac +3, suivi de deux années de formations rémunérées avec entrée progressive dans le métier. Nous proposons que la formation des enseignant-e-s stagiaires soit assurée par les pairs, car l’équipe disciplinaire sur place connaît les élèves et les problématiques de l’établissement et le travail serait mieux réparti (particulièrement dans contexte Covid). Nous avons exprimé qu’il ne faut pas surcharger les formations déjà lourdes écartelant les stagiaires entre la formation et l’enseignement et, ce dans un contexte angoissant pour la rentrée 2020.

 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:21

Le gouvernement a publié le 3 et le 5 avril , un arrêté et un décret qui rendent obligatoire de passer un examen d’anglais dans un organisme privé pour obtenir les diplômes de licence, licences professionnelles, BTS et DUT.

En 2018, SUD éducation dénonçait déjà la volonté du gouvernement d’alors, celui d’Edouard Philippe à externaliser la certification en langues. À l’époque, le Premier ministre annonçait l’introduction d’une “logique d’attestation de niveau en langues étrangères” de faire passer des certifications proposées par des organismes privés qui seront « financées par l’État ».

Les textes publiés conduisent à financer le secteur privé avec de l’argent public, ce qui constitue un pas de plus vers la privatisation de l’éducation. D’autre part, imposer l’anglais comme langue prioritaire confirme que la seule priorité du gouvernement est l’anglais commercial, à l’opposé du plurilinguisme comme moyen d’une compréhension interculturelle entre les peuples.

SUD éducation revendique l’abrogation de ce décret qui hiérarchise les langues, renforce la logique de marché au sein du service public d’éducation et contribue à appauvrir encore le service public de l’enseignement supérieur.

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 10:12

Avec un taux de réussite au bac proche des 96% et un nombre de places dans le supérieur qui stagne, l’équation s’annonce compliquée à la rentrée. Alors que les lycéen-ne-s de terminale ont déjà vécu une fin d’année difficile, la sélection de Parcoursup qui se termine ce vendredi 17 juillet est une source d’angoisse supplémentaire.

Frédérique Vidal annonce que seul-e-s 9 500 lycéen-ne-s se trouvent sans affectation dans le supérieur alors que selon les chiffres publiés sur le site de Parcoursup lui-même, 727 615 des 857 216 candidat-e-s (≃ 84%) ont obtenu une proposition d’admission. A l’heure actuelle, plus de 90 000 personnes attendent encore une place en première année d’enseignement supérieur contre 58 000 l’année dernière. Derrière ces chiffres se cache un écart croissant entre d’une part les vœux des lycéen-ne-s et des candidat-e-s en réorientation, et d’autre part les capacités d’accueil dans certaines formations, saturées depuis plusieurs années. On compte 50 000 bachelier-e-s de plus cette année par rapport à la rentrée dernière, soit l’équivalent de deux universités moyennes françaises.

Dans les universités, les directions préparent en ce moment des rentrées « hybrides », entre cours en présence et à distance, ainsi que différents modèles en fonction de la situation sanitaire. Avec des amphis qui ne pourront accueillir que 25% des étudiant-e-s par endroit, la rentrée sera très compliquée.

Ce que ne dit pas la ministre, c’est que pour affronter cette rentrée encore plus tendue que les précédentes, l’Université a besoin de moyens financiers et humains : création de places, embauche massive d’enseignant-e-s et de personnels administratifs et techniques pour dédoubler les TD/TP et faire face aux effectifs croissants, récupérer des mètres carrés, mettre en place des moyens informatiques pour les étudiant-e-s et les enseignant-e-s si les cours ne peuvent se dérouler en présence...

Cela fait des années que l’enseignement supérieur français fonctionne au bord de la rupture et ce ne sont pas quelques 3 000 places en plus en BTS ou 1 000 en apprentissage qui amortiront la hausse des effectifs dans le supérieur cette année. L’ambition du gouvernement, selon la ministre, est de trouver une place (pas forcément dans la formation visée en priorité) pour chaque lycéen-ne-s à la rentrée, comme l’y contraint le code de l’éducation. Quid des nombreux-ses candidat-e-s en réorientation ?

Le ministère veut aller vite sur sa Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche. Elle est pourtant refusée par la très grande majorité des personnels et usager-e-s du supérieur, ce qu’a mis en évidence l’intense mobilisation du semestre dernier. Cette LPPR sera présentée dès la semaine prochaine en conseil des ministres, en promettant à la recherche 25Mds sur 10 ans alors que l’ESR a besoin dès cette rentrée d’un plan d’investissement massif, de recrutement de personnels enseignants et administratifs et de résorption de la précarité étudiante, dramatiquement mise en évidence par le confinement.

Plus que jamais SUD éducation refuse la sélection à l’Université et revendique la création de places pour permettre l’accès de chaque candidat-e à la filière de son choix et un accès à un enseignement supérieur émancipateur, laïc, gratuit et ouvert à toutes et tous.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 10:48

Ce lundi 6 juillet à 2020 la liste des membres du nouveau gouvernement de Jean Castex, premier ministre, a été annoncée. Au vu du choix du premier ministre et de la nouvelle composition du gouvernement, il est manifeste que le président Macron cherche à aller toujours plus loin dans sa politique de démantèlement des conquis sociaux et à renforcer sa posture autoritaire.

Dans l’Éducation nationale et dans l’Enseignement supérieur et la recherche, peu de changement. Jean-Michel Blanquer reste ministre, et bénéficie même d’une promotion en obtenant le rattachement des sports à son portefeuille (alors qu’il s’agissait jusqu’ici d’un ministère de plein exercice), et Frédérique Vidal est de nouveau nommée à l’Enseignement supérieur et la recherche. Cela montre si besoin était le mépris du gouvernement envers les personnels, les élèves, les étudiant-e-s et les parents d’élèves.

Il est manifeste que le ministre Blanquer suscite une opposition unanime de la part des personnels, tant sa posture autoritaire, infantilisante, menaçante et méprisante est décriée par l’ensemble des acteurs et actrices du secteur. Ses multiples contre-réformes – réformes des trois voies du lycée, réforme du bac, loi Blanquer, réforme annoncée des directions d’école – ont toujours été refusées par les personnels et la majorité des voix des organisations syndicales dans les instances, mais imposées de force. Sa volonté de standardiser coûte que coûte les pratiques pédagogiques des enseignant-e-s dans une optique conservatrice montre l’étendue de son mépris envers la professionnalité des personnels, et suscite un rejet évident, en particulier dans le premier degré. Les mobilisations massives dans le secteur depuis 2018 et tout au long de l’année 2019-2020 en sont le meilleur indicateur.

Dans l’Enseignement supérieur et la recherche, la ministre Vidal a manifestement pour mission de poursuivre le démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, alors que les personnels et les organisations syndicales rejettent et combattent actuellement la loi de programmation pluriannuelle de la recherche et ont toujours rejeté Parcoursup.

SUD éducation considère cette décision comme le signe que l’exécutif, à peine sorti de la crise de la Covid, poursuit sa construction d’un rapport de force contre les services publics et les droits des salarié-e-s. Nous en tirons les conclusions qui s’imposent : il est plus que jamais temps de construire un affrontement d’ampleur face à la politique menée par le ministère et ce gouvernement au service des capitalistes.

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 16:06

Après l’adoption de la loi par l’Assemblée nationale, le MEN a annoncé le 2 juillet 2020 de nouvelles dispositions pour les collègues directeurs et directrices d’école, pour la plupart applicables dès la rentrée 2020.

Les mesures annoncées font état d’une indemnité exceptionnelle dont le montant demeure inconnu, d’une organisation indépendante des 108 heures de service annuelles, la simplification d’applications informatiques, "des espaces de discussion" virtuels avec les représentant-e-s des DASEN, un référent "direction d’école" choisi par l’IEN par département et une aide administrative recrutée par le ministère qui pourra être exercée par des services civiques, des AED ou des étudiant-e-s apprenti-es préparant un diplôme de niveau bac+2 (BTS, DUT…).

Les annonces du ministre sont souvent des demi-mesures. Les tâches administratives ne seront pas allégées, mais seulement annoncées plus en avance. La décharge de service des directeurs et directrices d’école n’augmentera pas. L’aide administrative dont et elles bénéficieront sera essentiellement apportée par une main d’œuvre peu formée et corvéable : des salarié-e-s en contrat précaire, ou des jeunes en service civique.

Pour SUD éducation, le ministère doit travailler immédiatement à l’amélioration des conditions de travail des personnels. Cela passe par des recrutements de personnels statutaires, une baisse générale des effectifs en classe, l’allègement réel des tâches administratives, une augmentation de salaire.

C’est ainsi qu’il sera possible de garantir un fonctionnement démocratique dans les écoles, condition nécessaire à un service public d’éducation émancipateur pour tou-te-s les élèves.

 

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