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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 11:21

Communiqué de la fédération SUD éducation

Publié le vendredi 10 janvier 2020 sur https://www.sudeducation.org/Mobilisations-et-greve-les-11-14-15-16-janvier-l-heure-est-a-la-greve.html

En dépit de la poursuite d’un mouvement interprofessionnel d’une ampleur inédite, ce gouvernement au service des capitalistes s’entête à maintenir son projet de réforme des retraites par points. Les maigres concessions faites à certains secteurs sont à mettre au crédit de la lutte et des grévistes, mais ne nous y trompons pas : ce que revendiquent les grévistes, c’est bien le retrait du projet de réforme.

Dans notre secteur, le ministre a tenté de diviser les personnels en promettant d’illusoires revalorisations. Mais ce qu’ont retenu les personnels, c’est avant tout que le ministre promet de nouvelles attaques contre les statuts et les droits des personnels (congés, missions, temps de travail).

Le gouvernement a perdu son pari de la “trêve de Noël”. La mobilisation a bel et bien continué de plus belle hier jeudi 9 janvier, et notamment dans le secteur de l’éducation où une majorité de personnel était en grève. Comme Juppé en 1995, le gouvernement veut apparaître comme “droit dans ses bottes”. Faisons-le plier !

Dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle FO, FSU, CGT, Solidaires, SUD éducation appelle les personnels à participer massivement aux prochaines journées de mobilisations et de grève des 11, 14, 15 et 16 janvier.

Cette succession de dates doit permettre aux personnels de s’en emparer massivement pour, dès lundi, voter en AG la grève et sa reconduction, et ce jusqu’au retrait du projet de loi.

Samedi 11 janvier Manifestation 14h30 – place Foch – Alençon

Mardi 14 janvier Manifestation nationale et avec pôle Black Viocs 13h00 – Préfecture – Alençon

Mercredi 15 décembre – La retraite à pointe – cité administrative Alençon.

 

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 11:19

communiqué intersynsyndical CGT-SNES-SNEP-SUD

Publié le vendredi 10 janvier 2020 sur https://www.sudeducation.org/Mobilisons-nous-pour-l-abandon-des-E3C.html

En dépit des protestations nombreuses des personnels et le refus unanime des
organisations syndicales et de la FCPE - principale fédération de parents d’élèves, le
ministre Blanquer persiste à vouloir faire passer la première série d’épreuves communes de contrôle continu (E3C), dès le mois de janvier 2020, dans les classes de premières générales et technologiques.

Depuis la rentrée la mise en place des réformes du bac et du lycée ne cesse de montrer que celle-ci ont été faites dans la précipitation et l’impréparation les plus complètes :
• le format des épreuves du baccalauréat a été fixé au dernier moment,
• les programmes ont presque tous été rejetés par le Conseil Supérieur de l’éducation
• les emplois du temps morcelés déstabilisent enseignant-e-s et élèves
• les plateformes de sélection des sujets pour les E3C, ouvertes très tardivement, dysfonctionnent : la commande tardive des sujets a été réalisée dans l’urgence et sans un temps de relecture sérieuse.
• Les collègues n’ont pu avoir connaissance des différents sujet possibles que 15 jours avant les vacances d’Hiver, ce qui rend illusoire une bonne préparation de
leurs élèves.

En renvoyant l’organisation au local, le ministre a montré son incapacité à assurer une organisation fiable du baccalauréat. L’annonce d’une indemnité de correction à hauteur de de 50 € pour trente-cinq copies (soit 1,42 euro par copie), est parfaitement ridicule.

Nos organisations rappellent leur opposition aux réformes du baccalauréat et du lycée général et technologique, qui accentuent encore le tri social des élèves. Ce phénomène déjà largement à l’oeuvre, avec la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, est encore amplifié par l’introduction du contrôle continu dans l’examen du baccalauréat.

Dans l’immédiat, la CGT Éduc’action, le SNES, le SNEP et SUD Éducation exigent
l’abandon définitif des épreuves communes de contrôle continu (EC3) du deuxième trimestre en classe de première et revendiquent le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, ponctuelles et terminales.

D’ores et déjà, elles appellent les personnels à se réunir dans les établissements pour débattre de la tenue de ces E3C et à s’y opposer à s’y opposer notamment par la grève des surveillances. Nos organisations soutiendront les initiatives prises localement pour entraver leur mise en oeuvre et déposent des préavis de grève dans
ce sens sur toute la période de mise en oeuvre de cette session d’E3C.

La CGT Éduc’action, le SNES, le SNEP et SUD Éducation continuent de lutter contre
les réformes Blanquer dont elles revendiquent l’abrogation.

Paris, le 10 janvier 2020

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 11:18

Publié le jeudi 9 janvier 2020 sur https://www.sudeducation.org/Rupture-conventionnelle-dans-le-public-SUD-education-denonce-une-nouvelle.html

La rupture conventionnelle, prévue par la loi dite de « transformation de la fonction publique » est entrée en vigueur le premier janvier 2020. Cette disposition est une attaque de plus contre le statut des personnels et un pas de plus de franchi vers une précarisation massive.

La rupture conventionnelle, prévue par la loi dite de « transformation de la fonction publique » est entrée en vigueur le premier janvier 2020. Cette disposition est une attaque de plus contre le statut des personnels et un pas de plus de franchi vers une précarisation massive.

La loi dite de « transformation de la fonction publique » est une attaque frontale contre le statut de fonctionnaire. La loi prévoit ainsi de nouveaux contrats à durée déterminée non renouvelables, ne permettant ni l’accès au CDI, ni à la titularisation.
Cette loi prévoit également à un titre expérimental pour 5 ans la rupture conventionnelle. Jusqu’à présent, le droit de la fonction publique interdisait tout accord conclu entre un agent public et son employeur destiné à mettre un terme à la relation de travail. Il s’agissait d’une protection contre les pressions à la démission de la hiérarchie.
Les indemnités minimales sont faibles :
• 25 % d’un mois de traitement brut par an jusqu’à dix ans d’ancienneté ;
• 40 % d’un mois de traitement brut par an de 10 à 15 ans d’ancienneté ;
• 50 % d’un mois de traitement brut par an de 15 à 20 ans d’ancienneté ;
• 60 % d’un mois de traitement brut par an de 20 à 24 ans d’ancienneté.
Leur plafond supérieur est d’un mois de salaire brut par année d’ancienneté. Cette marge, qui devient de plus en plus importante en fonction de l’ancienneté de l’agent-e, est un vecteur d’inégalités important entre les agent-e-s qui à ancienneté et traitement égaux pourront se voir proposer par l’administration une indemnité qui pourra varier du simple au triple.

La rupture conventionnelle n’est pas autre chose qu’un licenciement déguisé : l’agent-e démissionne en échange d’une indemnité, en ne bénéficiant au cours de la procédure que d’une protection syndicale minimale. Pour l’État-patron et son gouvernement, c’est faire d’une pierre deux coups : c’est d’une part un instrument de plus au service d’une politique managériale visant à briser les solidarités collectives, et d’autre part un moyen de se débarrasser des fonctionnaires à moindres frais en empêchant les agent e-s, y compris les contractuel-le-s, de prétendre à un emploi dans la fonction publique de l’État dans les six années qui suivent.

Le fonctionnaire qui signe cette rupture conventionnelle prend le risque de devoir rembourser son indemnité en cas de nouveau recrutement dans un emploi public, car l’objectif est bien de remplacer les titulaires par des contractuel-le-s.

À rebours de ce projet libéral et managérial, SUD éducation revendique :
—  le maintien du statut de fonctionnaire, et l’abrogation de la loi dite de “transformation de la fonction publique” ;
—  la titularisation sans condition de concours ni de nationalité des contractuel le s ;
—  une hausse des salaires, avec un SMIC à 1700 euros nets mensuels.

 

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 11:16

Communiqué de SUD éducation

 

Publié le vendredi 10 janvier 2020 sur https://www.sudeducation.org/SUD-education-denonce-les-interventions-brutales-de-la-police-le-9-janvier.html

Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, une répression brutale, à la fois policière et judiciaire, ne cesse de s’abattre sur les grévistes et manifestant-e-s ; elle et semble avoir franchi un cap le 9 janvier.

Ce n’est pas par la répression que le gouvernement parviendra à mettre un terme à un mouvement de grève d’ampleur. Il faut maintenant écouter les grévistes. Les violences policières à coup de lacrymo, de matraque et de jets d’eau comme les pressions sur les grévistes par la multiplication des gardes à vues doivent cesser !

À Valence, à la suite de la manifestation du jeudi 9 janvier et d’une action en hommage à la mort de Cédric Chouviat, la police a arrêté en tout six manifestant-es sans motif, de l’aveu même de la police. Cette manœuvre d’intimidation totalement gratuite et sans aucune base légale est inacceptable. Désormais les vigiles du gouvernement inventent des « délinquant-e-s » lorsqu’ils n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent.

À Chalon-sur-Saône, des enseignant-e-s et lycéen-ne-s manifestaient pacifiquement contre la réforme des retraites devant le lycée le Pontus-de-Tyard. Un professeur de physique-chimie, qui enseigne dans ce lycée, a été blessé à la tête par des policiers : il a été conduit aux urgences de Chalon, où il a eu des points de suture. L’intervention violente des CRS à coups de gaz lacrymo et de matraque a choqué aussi bien les enseignant-e-s que les lycén-ne-s et leurs parents scandalisé-e-s.
À Rouen, l’emploi massif de gaz lacrymogène et les coups de matraque sur des manifestant-e-s, dont un provoquant un traumatisme crânien et 15 points de sutures, sont intolérables et inacceptables. Un directeur d’école syndiqué à SUD éducation a été interpellé suite à une charge policière sur le cortège. Il est actuellement en garde à vue, au motif qu’il portait un parapluie ! SUD éducation exige sa libération immédiate et l’abandon de toute poursuite judiciaire à son encontre.

Aujourd’hui, se tient à Bobigny le procès d’un enseignant de mathématiques syndiqué à SUD éducation, arrêté en décembre sur un piquet de grève RATP. Mardi, une autre enseignante, également syndiquée à SUD éducation, a été placée en garde à vue dans les mêmes conditions.
Ces faits montrent sans ambiguïté que le syndicalisme de lutte, et plus largement le mouvement social sont clairement dans le viseur des institutions policières et judiciaires au service du gouvernement. Le pouvoir est aussi fébrile qu’il se sent faible. Il voit la répression des grévistes et des manifestant-e-s comme son dernier rempart pour imposer le projet Macron-Philippe de casse des retraites.
La multiplication des violences à l’encontre des manifestantes et manifestants du 9 janvier survient à 48h de la manifestation du samedi 11 janvier qui doit être l’occasion d’un élargissement des manifestations alors qu’une large majorité soutien le retrait du projet de loi. On voudrait terroriser la population pour la dissuader d’y participer qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Alors que des milliers d’écoles étaient fermées jeudi, beaucoup renoncent à manifester avec leurs enfants. C’est une nouvelle atteinte au droit de manifester après la loi dite “anti-casseur” qui est surtout une loi anti-manifestant-e-s.
SUD éducation dénonce cette nouvelle attaque contre les libertés publiques et en particulier celle de manifester.

SUD éducation affirme, avec son Union syndicale Solidaires et l’intersyndicale interprofessionnelle sa détermination à obtenir le retrait d’un projet injuste, inégalitaire et libéral ni amendable, ni négociable.

SUD éducation ne reculera pas face à la violence de l’État !
• La fédération SUD éducation réclame l’abandon des poursuites contre les personnels grévistes et les lycéen-ne-s ;
• SUD éducation dénonce la répression généralisée et la violence policière dont sont victimes les personnels grévistes et les lycéen-ne-s ;
• SUD éducation revendique l’abandon du projet Macron-Delevoye de contre-réforme des retraites.

Après la mort de Cédric Chouviat cette semaine suite à un écrasement en guise d’interpellation, faudra-t-il un-e mort-e lors d’une prochaine manifestation, tant la violence policière semble aujourd’hui sans borne dans notre société ?
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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 09:35

Une nouvelle fois, la mobilisation du 9 janvier a été exceptionnelle par son ampleur et son caractère interprofessionnel. Elle s’inscrit dans une mobilisation lancée par la grève depuis trente-six jours partout en France.
Cette situation démontre le rejet massif et croissant du projet de régime unique de retraites par points voulu par le gouvernement et refusé par la majorité de la population.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires de l'Orne réaffirment que le projet de régime unique par points conduirait inévitablement au recul des droits à la retraite tant en termes de niveau de pension que d’âge auquel les salarié-es d’aujourd’hui et de demain pourront bénéficier d’une retraite décente.
C’est pourquoi nos organisations appellent à faire du samedi 11 janvier et du mardi 14 janvier des journées de manifestation et de mobilisation massives de toute la population, pour obtenir le retrait de ce projet et l’ouverture de véritables négociations sur l’emploi, les salaires, les cotisations et l’amélioration du droit à la retraite dans le cadre du système par répartition et solidaire et des régimes existants.
Venez nombreuses et nombreux à Alençon le samedi 11 janvier place Foch à 14h30 et le mardi 14 janvier à 13h devant la préfecture.

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 17:05

Demain, jeudi 9 janvier, manifestation à Alençon départ préfecture à 13h. Puis AG interprofessionnelle salle Baudelaire.

Soyons nombreux-ses, il ne faut rien lâcher !

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:07
communiqué intersyndical

 

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – FNEC FP FO – SNALC – SUD Éducation– FAEN constatent et se félicitent du niveau des mobilisations et des actions qui ont eu lieu pendant toute la période de fin d’année, il n’y a pas eu de trêve.

Dans différents secteurs, toutes celles et ceux qui sont en grève depuis le 5 décembre sont plus que jamais déterminés à poursuivre la lutte.

Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la situation sociale actuelle, il doit arrêter de jouer le pourrissement et retirer son projet de retraite par points.

Le gouvernement communique sur des hausses possibles de salaires des enseignants, sous forme de primes, mais le ministre de l’Éducation n’a donné aucune réponse concrète aux organisations syndicales qui demandent d’ouvrir de réelles négociations sans préalable pour des augmentations de salaire sans contrepartie.

La population est consciente de l’importance des enjeux et soutient toujours majoritairement le mouvement social en cours, malgré les pressions gouvernementales et médiatiques.

Pour amplifier le mouvement et obtenir le retrait de ce projet, nos organisations appellent à faire de la grève interprofessionnelle du jeudi 9 janvier une réussite incontestable, à mettre en débat en assemblée générale la reconduction le lendemain et à participer aux modalités d’actions interprofessionnelles qui auront lieu les 10 et le 11 janvier dans tout le pays.

Paris, le 06 janvier 2020

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8 janvier 2020 3 08 /01 /janvier /2020 12:01
Communiqué de SUD éducation

 

Le rapport annuel des inspections générales a pour sujet une commande du ministre Blanquer : l’autonomie des établissements. Ce rapport met de côté la question explosive des écoles élémentaires et ne formule que peu de préconisations intelligibles, mais toutes convergent vers un même but : éroder par mesures successives le statut des personnels du service public d’éducation, en particulier les enseignant-e-s.

Les rapporteurs-rapporteuses sont dans l’obligation d’admettre que les personnels sont massivement opposés à l’autonomie des établissements et sont attachés conjointement à un cadrage national des programmes, des examens, et moyens alloués aux établissements ainsi qu’à la reconnaissance des spécificités des établissements, comme les REP et REP+. Pourtant, l’inspection générale ignore les agent-e-s et concentre son rapport sur la mise en œuvre de l’autonomie.

C’est ainsi que le rapport peut évoquer un « leadership du chef d’établissement au service de l’action collective » en s’appuyant sur les recommandations de l’OCDE qui vont très loin en matière de démantèlement du cadre national du service public d’éducation. Il s’agit de donner aux chef-fe-s d’établissement le pouvoir d’« adapter les programmes d’enseignement, promouvoir le travail d’équipe parmi leurs professeurs, se préoccuper de leur suivi, de leur évaluation et de leur développement professionnel » (p. 37). L’objectif, à terme, est bien ce que dénonce avec constance SUD éducation : un recrutement local d’enseignant-e-s au statut dégradé par les personnels de direction. L’inspection générale de l’administration va jusqu’à expliciter qu’elle souhaite détourner le statut particulier des enseignant-e-s pour essayer d’annualiser les services des enseignant-e-s (p. 80).

Le rapport se fait aussi l’écho d’une demande de longue date de la hiérarchie, reprise à plusieurs reprises par le ministre Blanquer dans les médias : l’obligation pour les enseignant-e-s de muter, au motif que l’implantation durable des personnels faciliterait « la résistance au changement » (p. 81). Il s’agit évidemment d’une tentative de l’administration de briser les solidarités collectives qui se tissent avec le temps au sein d’une équipe, et qui la conduit à dénoncer les manquements de l’administration, tant en termes de respect des droits des personnels que des moyens insuffisants alloués aux EPLE (Établissements Publics Locaux d’Enseignement).

Dans cet esprit, le rapport prend acte du niveau de mobilisation des personnels ; la grève dans les lycées lors du baccalauréat et contre « l’école de la confiance » de Blanquer et la mobilisation massive des personnels contre le projet de casse des retraites incitent l’inspection générale à la prudence. Il n’y a donc pas de proposition de nouveau décret ou de nouvelle loi.
Cependant, l’inspection invite le ministre à généraliser les postes à profil pour tous types de postes et dans tous les EPLE. La mise en œuvre d’une telle mesure est une provocation, alors que le droit à la mutation des personnels est bafoué par la loi dite de transformation de la fonction publique ; cela conduirait à une mobilité encore plus difficile, et tributaire d’arbitrages locaux opaques.

SUD éducation dénonce un rapport empreint de l’idéologie libérale du ministre et revendique :
—  l’abandon des réformes Blanquer ;
—  le respect des maxima de services statutaires ;
—  le respect du droit à la mobilité au barème des agent-e-s ;
—  le maintien d’un cadrage national des programmes, des examens, des diplômes.
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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 09:16
Tract-désintox de la fédération SUD éducation

 

Sur le site de propagande www.reforme-retraite.gouv.fr que le gouvernement s’est senti obligé de mettre en place, le gouvernement présente des cas-types. Parmi eux, plusieurs correspondent à des métiers exercés dans l’Éducation nationale : enseignant-e-s des premier et second degrés, fonctionnaires d’État de catégorie B et C. SUD éducation fait le point sur les cas présentés par le gouvernement.

Au premier regard : déjà des perdant-e-s

Alors que le gouvernement prétend que tout le monde est censé y gagner avec cette réforme, les cas présentés montrent déjà des perdant-es.

Pour les fonctionnaires de catégorie B, le gouvernement prétend que les retraites seront légèrement meilleures avec une prise en compte de 35% de primes, ce qui est loin d’être le cas pour la plupart des personnels dans l’Éducation nationale.

D’après la propagande gouvernementale, même les fonctionnaires de catégorie C verraient leur pension baisser si le projet Macron-Philippe venait à être mis en œuvre, sauf à travailler jusqu’à 67 ans. Même le gouvernement est contraint d’admettre que les salarié-e-s les moins bien rémunéré-e-s verront ces inégalités s’accroître encore plus à la retraite ! Pour SUD éducation, c’est inacceptable.

Les enseignant-e-s grand-e-s perdant-e-s

Les fonctionnaires catégories A avec peu de primes, tel-les les enseignant-es, y perdraient aussi avec le système par points voulu par le gouvernement. Pour tenter de rassurer, une colonne supplémentaire “système universel avec garantie prévue par la loi” est ajoutée.

Le gouvernement et son ministre de l’Éducation discrédités aimeraient que les personnels les croient sur parole. Or chacun-e se souvient du discours de Macron à Rodez, qui admettait lui-même que maintenir le niveau de pension des enseignant-e-s exigerait une augmentation des salaires des enseignant-e-s à hauteur de 10 milliard d’euros par an (bien plus, donc, que les 400 millions d’euros mis sur la table par Blanquer).

Des cas-types bidons

Certes, les pensions annoncées dans le système actuel sont à peu près justes et correspondent d’ailleurs à celles faites par notre simulateur. Mais en fait, tous les chiffres annoncés pour le système universel (maximum 5% de variations entre les deux systèmes) par le gouvernement sont de la fumisterie en regard des calculs que nous avons déjà faits. Le projet de réforme propose un taux de remplacement à 60% sur le salaire (+primes) moyen de l’ensemble de la carrière : c’est très inférieur aux 75% du dernier traitement dans la Fonction Publique ou des 25 meilleures années dans le privé.

Prenons l’exemple du cas-type d’Agnès, professeure des écoles dans le système universel née en 1990 qui travaillerait de 22 à 65 ans. En travaillant 43 années (carrière complète), son salaire brut serait en moyenne de 2870€ (+100€ en incluant la prime ISAE). Donc sa pension dans le système universel serait de 2870 × 60% = 1722€ (+60€ avec prime), auquel il faudrait encore enlever une décote (âge-pivot annoncé à 66 ans et 3mois), mais passons … on est bien loin des 2809€ annoncés (qui correspondrait en fait à sa pension dans le système actuel) ! On remercie au passage le gouvernement pour ces précisions inutiles disant qu’elle aura 30 ans en 2020 et qu’elle aura travaillé 13 ans en 2025. La maîtrise des additions-soustractions est acquise, mais pas celle des multiplications-divisions : le ministre Blanquer préconise pourtant la maîtrise des quatre opérations dès l’école primaire …

Il faut ajouter que le projet Macron-Philippe aura notamment pour effet de pénaliser les carrières heurtées, ce qui concerne en particulier les femmes, conduites à arrêter momentanément de travailler ou à se mettre à temps partiel pour assumer l’éducation des enfants. De la même manière, le handicap, qui concerne directement près de trois millions d’actifs et d’actives, conduit à des carrières heurtées et donc à une baisse de pension.

Une baisse de pension due à une baisse de financement des retraites

Pour comprendre d’où viendrait la baisse massive des pensions des fonctionnaires dans le système universel, il faut se tourner vers les cotisations qui correspondent au salaire socialisé versé dans la caisse commune de la sécurité sociale et qui est partagée ensuite entre les retraité-es :

  • dans le projet Macron-Philippe : 11,25% (part salariale) + 16,87% (part employeur) = 28,12%.
  • dans le système actuel (2020) : 11,10% (part salariale) + 74,28% (part employeur) = 85,38%
  • Soit une différence de 57% (1635€ dans le cas d’Agnès) que l’Etat ne verserait plus dans les caisses de la sécurité sociale, réalisant ainsi une économie conséquente sur le “coût total employeur” : Agnès toucherait le même salaire “direct” pendant sa carrière, mais perdrait énormément à la retraite car son salaire socialisé “indirect” serait fortement diminué.
    Le système universel est donc un hold-up sur nos retraites et en même temps sur nos salaires.

Pour SUD éducation, le projet de réformes des retraites du gouvernement n’est ni amendable, ni négociable. SUD éducation défend au contraire un système de retraites solidaires. En grève jusqu’au retrait !

PDF - 396 ko
Tract désintox cas-type
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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 09:12
Communiqué de SUD éducation

 

Quatre semaines après le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, Emmanuel Macron et son gouvernement se livrent toujours à l’épreuve de force avec les salarié-e-s.

Lors de son discours du 31 décembre, Emmanuel Macron a montré, une fois de plus, à quel point il porte les intérêts des capitalistes. Il s’est contenté d’accuser les organisations syndicales, qui s’engagent contre la régression sociale que le gouvernement essaie de mettre en œuvre, de répandre des “mensonges” et de se livrer à la “manipulation”.

Alors que la grève se poursuit à la RATP et la SNCF, et que chaque jour qui passe est un coup porté au gouvernement et aux profits des capitalistes, le président de la République continue de bégayer une propagande gouvernementale qui ne convainc plus personne.

Les grévistes et les enseignant-e-s mobilisé-e-s en cette période de fin d’année ont déjà démontré qu’il n’y aurait pas de “trêve de Noël”. L’heure est donc plus que jamais à l’unité autour de la revendication de retrait du projet Macron-Philippe !
SUD éducation appelle les personnels :
• à participer aux caisses de grève ;
• à participer aux AG interprofessionnelles, et aux réunions publiques ;
• à rejoindre toutes les actions de mobilisation des salarié-e-s grévistes, notamment les piquets de grèves, les tractages, les actions de blocage économique.

Plus que jamais, c’est par la grève, sa généralisation et sa reconduction que nous ferons plier le gouvernement et obtiendrons le retrait du projet de loi.

SUD éducation appelle donc, avec l’intersyndicale éducation CGT-FAEN-FSU-SNALC-SUD et dans le cadre de l’appel interprofessionnel CGT-FSU-FO-Solidaires à faire de la journée du 9 janvier une grande journée de grève et de manifestations, à même de servir de point d’appui à un puissant mouvement de grève reconductible.
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