17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 14:09

Par le communiqué suivant, nos camarades du Sudes-Esr, syndicat de l'enseignement supérieur et de la recherche de l'Université de Dakar, nous alertent d'une agression qu'ils et elles ont subi après avoir dénoncé des pratiques illégales et de népotisme dans l'Université. Nous reproduisons ici partie de leur communiqué :

« Suite à l’agression physique inqualifiable d’enseignants de l’Institut de français pour les étudiants étrangers qui protestaient pacifiquement et légalement contre la tenue d’un test illégal, organisé en catimini à l’Ensept, le Sudes-Esr dénonce avec force cet acte «indigne et inédit».
Par conséquent, le Sudes-Esr a décidé, pour commencer de décréter un mot d’ordre de grève de 48 heures à l’Ucad à compter du lundi 13 décembre 2021 et donner une suite judiciaire à cette affaire en portant plainte contre le recteur de l’Ucad que le Sudes-Esr tient pour personnellement responsable de cette agression inacceptable contre les enseignants ».

La fédération Sud Éducation et SUD Recherche EPST:

  • dénoncent ces pratiques et les violences à l'encontre des syndicalistes qui dénoncent ces agissements, agissements qui nuisent tout autant à l'image de l'université et qu'aux étudiant-es
  • assurent de leur solidarité dans la durée le Sudes-Esr et participent à rendre publique, à l'international, cette situation

Nous restons vigilant-es aux suites de cette agression.

Les violences à l'encontre de syndicalistes ne sont pas acceptables, qu'elles soient le fait du pouvoir en place ou de leur hiérarchie !

SUD éducation / SUD Recherche EPST

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 14:09

Les Assistant·es d’Éducation (AED, AP et APS) se  mobilisent depuis plus d’un an pour dénoncer leurs conditions de travail dans les Vies scolaires. Les bas salaires, les temps incomplets imposés, l’absence de reconnaissance des compétences professionnelles des AED et l’absence de droits protecteurs sont inacceptables ! 

 

Blanquer répond à la mobilisation des AED en dégradant encore leurs conditions de travail avec l’arrêté publié le 15 décembre 2021 permettant aux assistant·es d’éducation de faire des heures supplémentaires. Le taux horaire de l'indemnité pour heures supplémentaires attribuée est fixé à 13,11 euros. 


Jusqu’alors l’annualisation du temps de travail des AED ne permettait pas d’effectuer des heures supplémentaires : les heures effectuées au-delà du service hebdomadaire étaient rattrapées par l’agent·e. Le temps de service des AED est déjà élevé et inadapté au service dans des établissements scolaires en raison de l’annualisation. Il ne prend pas en compte les conditions d’exercice propre à l’Éducation nationale : l’emploi à temps complet, c’est-à-dire avec un temps de service de 41h hebdomadaire, sur des missions aussi vastes et sans formation, est pathogène.

 

Avec cet arrêté, Blanquer donne la possibilité aux chef·fes d’établissement de faire pression sur les AED pour qu’ils et elles augmentent leur temps de travail selon les besoins du service.

 

Pour SUD éducation cela est inacceptable et va ouvrir la porte à des pressions hiérarchiques supplémentaires et à la concurrence entre collègues. Cela va à l’encontre des revendications légitimes des collectifs d’assistant·es d’éducation qui ont vu le jour partout sur le territoire l’année dernière. 

 

Pour les assistant·es d’éducation, SUD éducation revendique : 

  • la titularisation sans condition de tous les personnels qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur scolaire ;

  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;

  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;

  • la suppression du forfait nuit en internat ;

  • la création d’une brigade de remplacement dans les départements pour ne pas faire peser aux AED en poste dans l’établissement le remplacement des collègues absent·es,

  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef·fes d’établissement : pour un recrutement académique ;

  • l’accès à une formation et l’augmentation du crédit d’heure pour formation.

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 14:08
le 16/12/2021
 
Depuis le début de son mandat, le ministre Blanquer a supprimé 7 900 postes dans le second degré, soit l’équivalent de 166 collèges. Les personnels de l’Éducation nationale dénoncent unanimement le manque de personnels enseignant·es, d’AESH, de Vie scolaire, médico-sociaux, administratifs et techniques… Le manque de personnel a considérablement dégradé les conditions de travail des personnels qui y pallient en effectuant des missions étrangères à leurs obligations et sans formation. Ainsi nombre de personnels s’improvisent assistant·es de service social, AESH ou infirmier·e.

Le ministère poursuit son entreprise de casse du service public en supprimant 440 postes dans les collèges et les lycées à la rentrée 2022.

Ces suppressions de postes aggravent les inégalités scolaires et sociales et conduisent à augmenter le nombre d’élèves par classe au détriment de la qualité de l’enseignement.

Enfin, la mobilité des personnels est largement entravée par ses suppressions de postes.

Alors qu’il faut investir dans le service public d’éducation en créant des postes à hauteur des besoins afin de construire une école plus égalitaire à la hauteur des enjeux sociaux actuels, le ministre Blanquer préfère investir dans l’enseignement privé qui voit au contraire son budget augmenter.

SUD éducation revendique un plan d’urgence pour le service public d’éducation.
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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 14:32

Obligation vaccinale : NON A LA DISCRIMINATION DES PsyEN !

Depuis la rentrée scolaire et la loi du 5 août 2021, les Psychologues de l’Éducation Nationale (PsyEN) sont soumis à l'obligation vaccinale. La loi et la circulaire afférente du 10 août 2021 nous indiquent que ces mesures sont d’ordre sanitaire.

Comment expliquer que ces personnels de l’Éducation Nationale soient soumis à l’obligation vaccinale alors qu’ils travaillent avec le même public et dans les mêmes locaux que les enseignants, les CPE, les assistants de service social, les assistants d’éducation… qui n’y sont pas soumis ?

Les PsyEN n’ont été informés que le jour de la rentrée de cette obligation alors que le MENJS (ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports) avait affirmé aux organisations syndicales en juillet qu’ils n’y seraient pas soumis.

Les PsyEN ne relèvent pas du ministère des Solidarités et de la Santé et n’interviennent pas auprès de patients. Comme les psychologues du travail, ils exercent dans un milieu qui n’est pas reconnu comme particulièrement à risque puisque aucun autre personnel, aucun élève ou salarié n’est soumis à cette obligation.

Comment expliquer que certains psychologues de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) et de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) ne soient pas soumis à cette obligation vaccinale ? La raison principale invoquée par leur ministère est qu’ils ne réalisent pas d’acte médical ni paramédical. Les Psychologues de l’Éducation Nationale ne réalisent pas non plus d’acte médical et paramédical, et pourtant cette obligation s’applique.

Comment expliquer que certaines académies autorisent les PsyEN à venir travailler mais uniquement s'ils occupent un autre poste (enseignant, personnel administratif, documentaliste) ? Cela les rend-ils moins « dangereux » ?

A l’heure où les besoins d’accompagnement des enfants et des adolescents sont de plus en plus prégnants et où de nombreux postes de Psychologues de l’Éducation Nationale ne sont toujours pas pourvus, ces mesures ne vont qu’accentuer le manque de personnel et la précarité de notre profession déjà bien mise à mal.

Le MENJS doit mettre fin aux suspensions et prendre des mesures, dans le respect des personnels et des élèves et comme d’autres ministères, permettre à tous les PsyEN d’exercer leur métier.

« Nous souhaitons tout simplement pouvoir continuer à exercer notre travail de psychologue auprès des enseignants et des élèves sans être soumis à cette mesure discriminatoire. »

Le Collectif des Psychologues de l’Éducation Nationale : « Pour le droit d'exercer notre métier »

 

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16 décembre 2021 4 16 /12 /décembre /2021 14:30

Les organisations et fédérations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD éducation se sont réunies le 7 décembre 2021.

Elles renouvellent leur opposition :
- au contrôle continu qui aboutit à une augmentation de la charge de travail des élèves et des personnels,
- aux pressions multiples contre les enseignantes et les enseignants,
- à la dénaturation de nos missions qui fait perdre le sens de nos métiers,
- à une augmentation des inégalités entre les élèves,
- à la mise en concurrence des disciplines,
- à un baccalauréat « maison » qui accentue le tri social dans Parcoursup,
- aux suppressions de postes programmées par la réforme Blanquer du lycée.

Elles considèrent que le Projet Local d’Evaluation est un outil de mise en place du contrôle continu qui accentue les inégalités de traitement entre les candidates et les candidats. Elles en demandent la suppression.

La tenue des épreuves de spécialités en mars dégrade l’enseignement des disciplines concernées et provoque un stress inacceptable chez les élèves, au seul motif de la prise en compte des épreuves dans Parcoursup. Nos organisations syndicales s’opposent à la tenue des épreuves de spécialité en mars et exigent leur report au mois de juin. Plus globalement, elles demandent dès la session 2022 le rétablissement du baccalauréat national avec des épreuves nationales, terminales, ponctuelles et anonymes, seule organisation des examens gage d’égalité entre les lycéennes et les lycéens. Elles demandent la mise en place d’un plan d’urgence pour l’Education, pour les lycées, particulièrement frappés par les suppressions de postes dont la réforme du lycée a été l’occasion.

 

Depuis la rentrée 2021, dans de nombreux lycées et collèges, la mobilisation intersyndicale contre le PLE, pour garantir la liberté pédagogique des enseignantes et des enseignants, traduit l’attachement des personnels à l’existence du diplôme national, premier grade universitaire. Attachement exprimé par de nombreuses prises de position unitaires dans les établissements, les départements et académies, par des rassemblements, des vœux communs présentés dans les comités techniques académiques et départementaux.

Les organisations et fédérations syndicales SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC et FNEC FP-FO, SNALC, CGT Educ’action, SNCL-FAEN et SUD éducation soutiennent toutes les initiatives des personnels.

Elles appellent à amplifier la mobilisation contre le bac Blanquer et décident de prendre toutes les initiatives nationales nécessaires, y compris la grève, pour gagner le retour, dès 2022, à un baccalauréat avec ses épreuves nationales, ponctuelles, terminales et anonymes.

Elles appellent à amplifier les Heures d'Information Syndicales et Assemblées Générales dans le cadre syndical le plus large possible.

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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 16:11

 

Monsieur le Premier ministre,

Alors que le pays est confronté à la 5ème vague de COVID19 et que les écoles contribuent fortement à cette reprise épidémique, vous avez annoncé des mesures qui n’en sont pas vraiment, nous inquiètent et génèrent une importante désorganisation dans les écoles.

Nous estimons que le passage du niveau 2 au niveau 3 du protocole sanitaire n’aura qu’un effet limité sur la circulation du virus dans les écoles, ces mesures sont trop faibles au regard de la contamination installée avec des taux d’incidence chez les 6-10 ans jamais atteints auparavant et deux fois plus importants que l’ensemble de la population. Or, depuis le 29 novembre, lorsqu’un élève est signalé positif dans une classe, seul·es les élèves non testé·es négatifs sont isolés et la classe reste ouverte jusqu’à ce que 3 cas positifs soient découverts dans les 7 jours. Cette mesure ne prend pas en compte le temps d’incubation, la gestion efficace des tests sur 7 jours ni la gestion des cas extrascolaires. Par ailleurs, cette gestion quotidienne des cas positifs dans les écoles devient extrêmement compliquée, voire impossible, pour les équipes pédagogiques, et singulièrement en leur sein les directeurs et directrices, qui doivent réagir à tout moment quand des cas positifs leur sont signalés. Cela génère des tensions. Plus globalement, la communauté éducative se heurte à de lourdes difficultés : parents d’élèves qui ne trouvent pas de créneau pour faire un test, délais très longs des laboratoires pour faire les tests dans les écoles mais aussi incompréhension des familles, gestion pédagogique très compliquée avec des retours au compte-goutte en classe. Enfin les enseignantes et les enseignants se retrouvent dans l’impossibilité d’assurer simultanément l’enseignement en présentiel et en distanciel comme il leur est demandé.

Malgré le changement de niveau du protocole, nous estimons que votre gouvernement n’a toujours pas pris la complète mesure des enjeux de la prévention dans les écoles pour briser les chaînes de contamination. Par ailleurs, les équipes pédagogiques sont épuisées et votre gouvernement ne leur assure pas des conditions de travail afin qu’elles puissent assurer pleinement leur mission d'éducation. Nous vous demandons solennellement de prendre en urgence toutes les mesures nécessaires pour endiguer l'épidémie au sein des écoles, garantir la santé des élèves, des personnels et des familles, et installer des modalités de gestion de la situation qui permettent à l’école et à ses personnels de tenir. Sur un temps plus long, et afin que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets d’ici quelques semaines lors d’une prochaine vague épidémique, vous devez également acter un plan d'investissement exceptionnel dans les écoles. Un tel plan, que nous demandons depuis plus d'un an, devrait améliorer l’aération mécanique des locaux scolaires et doter les écoles en personnels statutaires suffisants, enseignants et non enseignants, pour abaisser les effectifs et pourvoir aux remplacements et permette de sortir les personnels de la situation délétère de surcharge de travail induite par la pandémie.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Premier ministre, l'expression de notre très haute considération.

 

 
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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 16:11

L’inclusion scolaire est un enjeu essentiel pour l’école : tous les enfants doivent avoir accès au service public d’éducation, qu’importe leur handicap. Les élèves en situation de handicap doivent bénéficier d’un véritable accompagnement dans leur scolarité. Or, l’Éducation nationale est incapable de proposer aux 400 000 élèves en situation de handicap un véritable accompagnement à la hauteur de leurs besoins. Depuis la rentrée de septembre 2021, la situation s’est largement dégradée : des élèves, qui devraient l’être, ne sont pas accompagné·es et les élèves accompagné·es ont perdu des heures d’accompagnement. Dans certains départements, les élèves attendent un an avant de bénéficier d’une aide humaine.

La mise en place des Pial et de la politique de mutualisation des moyens fait peser sur les AESH le manque de personnels : les personnels AESH sont sommé·es d’intervenir sur davantage d’écoles et d’établissements scolaires avec davantage d’élèves. L’accompagnement est morcelé et se dégrade.

Pour SUD éducation, l’école inclusive ne peut exister sans moyens et sans la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser pour gagner les moyens de l’école inclusive, comme l’ont fait les personnels de Saint-Herblain (44) qui ont construit une journée de grève massive et un rassemblement devant la mairie avec les parents d’élèves.

Tou·tes uni·es pour l’école inclusive !

 

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 16:17

                                                                                                                                                                                                                                                        Monsieur Jean-Michel BLANQUER
                                                                                                                                                                                                                                                        Ministre de l’Éducation nationale
                                                                                                                                                                                                                                                       110, rue de Grenelle
                                                                                                                                                                                                                                                       75007 PARIS

Monsieur le ministre,

Depuis la rentrée, nos organisations syndicales ont unanimement, et de manière récurrente, attiré votre attention sur la situation des personnels AESH.

Suite à la mise en place de la nouvelle grille de rémunérations des AESH, des opérations de reclassement de ces personnels sont actuellement en cours.
Cependant, ces dernières risquent d’entrainer une baisse de la prime d’activité, en raison des sommes perçues au cours de ce dernier trimestre.
À l’instar de ce qui a été fait par le Rectorat de l’académie de Rennes, nous vous demandons d’ouvrir la possibilité de délivrer aux AESH une attestation de revenus exceptionnels à destination des CAF afin que lesdits revenus ne soient pas pris en compte dans le calcul de la prime d’activité et le cas échéant avec un effet rétroactif.
Étant entendu que cette mesure s’appliquerait à tous les AESH, quel que soit leur employeur (DSDEN ou EPLE).

Par ailleurs, dans de nombreuses académies, les AESH n’ont pas été destinataires des
informations relatives au forfait « mobilités durables ».
Les AESH ne savent donc pas à qui s’adresser, elles et ils ne connaissent pas les interlocuteurs en charge du forfait « mobilités durables », et ignorent la procédure pour bénéficier de ce dispositif, alors que la demande doit être effectuée d’ici le 31 décembre 2021.

Par conséquent, nous souhaiterions qu’un rappel soit rapidement réalisé auprès des services gestionnaires déconcentrés afin que les AESH ne soient pas exclus de cette mesure, soit par méconnaissance de celle-ci, soit parce qu’elles ou ils seraient hors délai pour déposer cette demande.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SNALC, SNCL et SUD
Éducation vous interpellent par le présent courrier pour vous demander d’intervenir auprès des rectorats afin que les AESH ne soient pas confrontées à ce problème et se voient injustement appliquer une baisse de leur revenu déjà très largement insuffisant notamment au regard de l’inflation. Nos organisations rappellent l’urgence d’augmenter les salaires de ces personnels.

En restant à votre disposition pour tout échange et dans l’attente de votre réponse, soyez assuré,
Monsieur le Ministre, de notre attachement au service public d’Éducation.
                                                                                                                                                                                                                                                                               Pour l’intersyndicale AESH

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 13:37

                                                                                                                                                                                                                                                        Monsieur Jean-Michel BLANQUER
                                                                                                                                                                                                                                                        Ministre de l’Éducation nationale
                                                                                                                                                                                                                                                       110, rue de Grenelle
                                                                                                                                                                                                                                                       75007 PARIS

Monsieur le ministre,

Depuis la rentrée, nos organisations syndicales ont unanimement, et de manière récurrente, attiré votre attention sur la situation des personnels AESH.

Suite à la mise en place de la nouvelle grille de rémunérations des AESH, des opérations de reclassement de ces personnels sont actuellement en cours.
Cependant, ces dernières risquent d’entrainer une baisse de la prime d’activité, en raison des sommes perçues au cours de ce dernier trimestre.
À l’instar de ce qui a été fait par le Rectorat de l’académie de Rennes, nous vous demandons d’ouvrir la possibilité de délivrer aux AESH une attestation de revenus exceptionnels à destination des CAF afin que lesdits revenus ne soient pas pris en compte dans le calcul de la prime d’activité et le cas échéant avec un effet rétroactif.
Étant entendu que cette mesure s’appliquerait à tous les AESH, quel que soit leur employeur (DSDEN ou EPLE).

Par ailleurs, dans de nombreuses académies, les AESH n’ont pas été destinataires des
informations relatives au forfait « mobilités durables ».
Les AESH ne savent donc pas à qui s’adresser, elles et ils ne connaissent pas les interlocuteurs en charge du forfait « mobilités durables », et ignorent la procédure pour bénéficier de ce dispositif, alors que la demande doit être effectuée d’ici le 31 décembre 2021.

Par conséquent, nous souhaiterions qu’un rappel soit rapidement réalisé auprès des services gestionnaires déconcentrés afin que les AESH ne soient pas exclus de cette mesure, soit par méconnaissance de celle-ci, soit parce qu’elles ou ils seraient hors délai pour déposer cette demande.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FNEC FP-FO, FSU, SNALC, SNCL et SUD
Éducation vous interpellent par le présent courrier pour vous demander d’intervenir auprès des rectorats afin que les AESH ne soient pas confrontées à ce problème et se voient injustement appliquer une baisse de leur revenu déjà très largement insuffisant notamment au regard de l’inflation. Nos organisations rappellent l’urgence d’augmenter les salaires de ces personnels.

En restant à votre disposition pour tout échange et dans l’attente de votre réponse, soyez assuré,
Monsieur le Ministre, de notre attachement au service public d’Éducation.
                                                                                                                                                                                                                                                                               Pour l’intersyndicale AESH

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 13:37

Vus les agendas particulièrement fluctuants et les nombreuses annulations de ce CT ministériel, notre intervention liminaire risque d’être un peu plus longue que d’habitude car elle abordera plusieurs sujets.

Notre premier point concernera la plateforme « trouver mon master »
La sélection à l'Université, que ce soit en L1 ou en M1, fait des ravages et contrevient à ce droit pourtant essentiel et inaliénable, celui d'étudier : la mobilisation des étudiant-e-s sans facs de Nanterre depuis plus d'un mois maintenant, que SUD éducation et Sud Recherche EPST soutiennent, en est un exemple saillant ! La pénurie dans laquelle l'ensemble de l'ESR est plongé depuis tant d'années engendre ces situations où des jeunes se retrouvent sans affectation au mois de décembre, ou alors avec des propositions d'affectation très éloignées de leur souhait d'études.

Nous avons dénoncé la plateforme Parcoursup, dispositif inique qui aggrave les inégalités sociales et scolaires sans résoudre la crise de l'accueil des bacheliers et bachelières dans l'ESR. La nouvelle plateforme « Trouver Mon Master » que le ministère veut imposer dans un calendrier au pas de charge, poursuit cette logique pour les étudiantes et étudiants de L3. Avec une application dès cette année, ces dernières et ces derniers devront formuler un certain nombre de vœux dès ce mois de mars, dévalorisant le second semestre de la L3 et occasionnant un stress supplémentaire pour des étudiantes et étudiants de L3 qui n’ont aucune connaissance de cette nouvelle plateforme. Un grand nombre se retrouveront ainsi embarqué-e-s dans des Masters par défaut. Du côté des équipes pédagogiques mises devant le fait accompli, cette nouvelle voie de sélection constituera une charge de travail administrative considérable, au détriment de la formation.

Avec l'autonomie des universités, on assistera une fois de plus à une véritable concurrence libre et faussée entre établissements, via des algorithmes opaques et qui à nouveau défavoriseront les classes populaires et les universités considérées de « second rang ».

SUD éducation et Sud Recherche EPST dénoncent et s'opposent à cette nouvelle plateforme de sélection qui ne règle rien. Pour répondre à la question de l'accueil et de l'encadrement des étudiant-e-s, il faut des moyens pour créer des postes, pour améliorer les conditions matérielles d'enseignement et d'études et pour la construction d'universités.
Le ministère persiste dans son obstination à ne pas écouter et ne pas respecter les représentant-e-s de la communauté universitaire puisque que les responsables de Masters sont déjà sollicité-e-s, sans que cette plateforme n’ait été présentée en instance.

SUD éducation et Sud Recherche EPST refusent toute forme de sélection, qu’elle se fasse par Parcoursup ou par cette nouvelle plateforme, voire encore par l’argent, avec l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s extra-communautaires. Nous revendiquons un financement public à hauteur des besoins pour l'enseignement supérieur, le recrutement de personnel titulaire et la création de places pour permettre l’accès de chaque candidate et candidat à la filière de son choix. Nous appelons à rejoindre la mobilisation des organisations de jeunesse ce 8 décembre le personnel de l'ESR afin de combattre cette université du tri social.

Notre second point est au sujet de l’obligation vaccinale imposée à certains collègues
Les premières décisions de suspension de collègues scientifiques de l'enseignement supérieur et de la recherche sont effectives avec retrait du traitement. Elles ont été prises à l'encontre d'agentes ou d’agents qui travaillent pourtant à 100% dans un laboratoire de recherche qui n'accueille aucun ni aucune patient ou patiente, ni même aucun public. Leur unité de recherche est installée sur un campus hospitalier (un CHU), dans un bâtiment entièrement séparé de ceux où les patientes et les patients sont accueilli-es. Les collègues concerné-es ne se rendent jamais dans un service de soin ou de prise en charge administrative des patientes ou des patients. Ces collègues n'ont commis aucune faute professionnelle : ils et elles ne doivent pas être placé-es dans une situation que nos administrations ne réservent même pas aux collègues suspendu-es dans un cadre disciplinaire. Ils doivent au contraire bénéficier d'une continuité d'activité, comme toutes celles et tous ceux qui continuent à travailler dans des conditions en tous points similaires aux leurs, à une décision locale près.

C'est pour l'instant seul-es et privé-es de ressources qu'ils et elles doivent se battre pour retrouver les fonctions dont leur institution n'a pas organisé la relocalisation.
D'une manière générale, les activités menées au sein des universités ne sont soumises à aucune condition d'accès et c'est un droit que nous défendons. SUD éducation et SUD Recherche EPST dénoncent donc ces décisions de suspension, exigent des institutions de l'ESR qu'elles organisent le retour immédiat en fonction des collègues actuellement suspendu-es, apportent leur soutien aux personnels victimes de ces décisions sans fondement juridique et demandent au Ministère d'intervenir auprès des établissements pour faire respecter le droit pour qu'ils organisent le retour immédiat en fonction des collègues actuellement suspendus.

Notre troisième point concerne la note de la cour des comptes sur l’enseignement supérieur et la recherche
D’autre part, Sud éducation et Sud Recherche EPST tiennent à dénoncer la note de la cour des comptes publiée le 21 octobre dernier prônant la création de collèges universitaires sous la coupe des régions, la transformation des organismes de recherche en agence de moyens, voire leur disparition via une dissolution dans l’Agence nationale de la recherche, la disparition des corps de chercheures et chercheurs via la fusion avec les corps d’enseignants et d’enseignantes chercheur-es. Des propositions pas forcément nouvelles : le coup de l’autonomie au milieu du gué nous est par exemple régulièrement servi depuis la LRU et on en connait le coût, il s’agit de détruire toujours plus le système d’enseignement supérieur et de recherche ; donc des propositions que toute la communauté connait pour être délétères. Il est totalement inacceptable et extrêmement dangereux de laisser la cour des comptes remettre de telles propositions sur le tapis, en pleine période pré-électorale. Le ministère prévoit-il de répondre à la cour des comptes en lui rappelant que cette dernière n’a pas compétence à s’exprimer sur un tel périmètre ?

Enfin, un petit point sur la mise en œuvre de la loi de programmation de la recherche, à l’ordre du jour de ce CT. Rappelons, s’il est nécessaire, que la loi de programmation de la recherche est une loi que Sud éducation et Sud Recherche EPST continueront de combattre. Nous ne pouvons hélas que constater que la mise en œuvre de cette loi avance plus vite lorsqu’il s’agit de mettre en place ses effets les plus délétères (les emplois précaires, la compétition à outrance) que lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre ses quelques rares avancées. Et pour finir, puisqu’on est en pleine période de vote des budgets, nous souhaiterions reposer une question que nous avons déjà posée : est-il prévu une information du CTMESR sur les incidences sur la gestion des emplois des décisions à caractère budgétaire, comme le prévoit le décret 2011-184 relatif aux comités techniques ?

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