7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:43
Ce tract a été publié le 05/01/2022

La rentrée de janvier 2022 est catastrophique : le service public d'éducation est mis à mal par le manque de personnels et de moyens pour protéger leur santé  et celle des élèves.

Sur le sujet du salaire, Blanquer avait annoncé une revalorisation historique mais deux ans après on est toujours bien loin du compte! Le gouvernement refuse de revaloriser le point d’indice : le gel du point d’indice représente pourtant une perte nette de pouvoir d’achat pour les personnels.


Depuis 2 ans, le gouvernement distribue des miettes !

Blanquer pensait régler le problème de la rémunération des personnels par le paiement de quelques primes et indemnités. L’indemnité inflation, la prime d’équipement informatique et la prime d’attractivité ne concernent qu’une partie des personnels et sont trop minimes et ponctuelles : ce ne sont pas des augmentations de salaire !

De même, la soi-disant revalorisation des AESH est très insuffisante et n’a pas permis aux AESH de sortir de la précarité. Un·e AESH qui a 6 ans d’ancienneté ne gagnera que 22€ de plus !

SUD éducation dénonce ces mesurettes qui n’ont pas de véritables effets sur le niveau de vie des personnels. Les personnels ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années, le salaire moyen est inférieur d’au moins 15% aux salaires des personnels de l’éducation des pays de l’OCDE alors que le temps en classe est plus important (en moyenne 900 heures en classe en France contre une moyenne européenne de 738 heures en Europe).

La politique salariale de Blanquer est inégalitaire et insuffisante.

Les bas salaires participent du manque d’attractivité de nos métiers et du sentiment fort de mépris de la part de l’institution.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :
- l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
 - l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
- une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent·e est bas, pour réduire les inégalités salariales.

SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires,
- une augmentation du Smic à 1700€ nets ;
- la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.
 
Gagnons des moyens pour une école égalitaire !

Pour la rentrée 2022, Blanquer supprime encore 440 postes d’enseignant·es dans les collèges et les lycées et ne crée aucun poste dans les écoles.
Depuis 5 ans, Blanquer a supprimé 7900 postes dans le 2nd degré, soit l’équivalent de 160 collèges. Ces suppressions de postes conduisent à dépasser les seuils d’élèves par classe, à réduire les heures d’enseignement dans certaines disciplines dans les LGT et les LP, à bloquer la mobilité des personnels et à dégrader les conditions de travail.

Le budget 2022 entérine la “priorité au primaire”, le ministère ne prévoit pas de moyens supplémentaires pour assurer les remplacements, baisser le nombre d’élèves par classe dans tous les niveaux et recruter des RASED.

De même, la répartition par académie montre que ce sont les territoires urbanisés et populaires qui vont encore perdre des moyens à la rentrée prochaine. Pendant ce temps, le budget de l’enseignement privé continue d’augmenter.

La rentrée 2022 va être marquée par le retour des stagiaires à temps plein du fait d’une énième réforme de la formation des enseignant·es. SUD éducation dénonce cette dégradation importante des conditions d’entrée dans le métier dont l’expérimentation entre 2010 et 2013 avait pourtant été un échec.

 
Battons-nous pour l’école inclusive !

L’inclusion scolaire est un enjeu essentiel pour l’école : tous les enfants doivent avoir accès au service public d’éducation, qu’importe leur handicap. Or, l’Éducation nationale est incapable d’accompagner les 400000 élèves en situation de handicap à la hauteur de leurs besoins. Depuis la rentrée de septembre 2021, la situation s’est largement dégradée : des élèves, qui devraient l’être, ne sont pas accompagné·es et les élèves accompagné·es ont perdu des heures d’accompagnement. Dans certains départements, les élèves attendent un an avant de bénéficier d’une aide humaine. La mise en place des Pial et de la politique de mutualisation des moyens fait peser sur les AESH le manque de personnels : les personnels AESH sont sommé·es d’intervenir sur davantage d’écoles et d’établissements scolaires avec davantage d’élèves. L’accompagnement est morcelé et se dégrade.

Pour SUD éducation, l’école inclusive ne peut exister sans moyens et sans la création d’un véritable statut de la Fonction publique pour les AESH.
Le 27 janvier doit permettre de faire entendre les revendications des AESH pour un vrai statut de la Fonction publique avec un temps plein de 24h.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:43
Ce tract a été publié le 02/01/2022

Jeudi 27 janvier, une journée de grève interprofessionnelle, du secteur public et du secteur privé, est appelée sur la question des salaires et de l’emploi. L’intersyndicale de l’éducation, dont SUD éducation, appelle les AESH à se mettre massivement en grève ce jour-là.

Battons-nous pour nos salaires !
Les augmentations misérables de salaire décidées en septembre par le ministère de l’éducation sont loin de nous satisfaire. Si celui-ci pensait calmer notre colère avec quelques dizaines d’euros c’est un pari raté ! Cette revalorisation n’est pas à la hauteur des enjeux : sortir 129 000 AESH de la précarité. Les temps incomplets imposés font que la majorité d’entre-nous vivons sous le seuil de pauvreté.

SUD éducation revendique +400 euros pour les plus bas salaires et la reconnaissance d’un temps plein à 24h d’accompagnement pour les AESH.

Et la prime REP ? Face aux refus du ministère d’accorder la prime REP pour les AESH exerçant en éducation prioritaire, une centaine de collègues, accompagné·es par SUD éducation, ont attaqué leur employeur au tribunal administratif. Les dossiers sont en cours d’instruction. Si une décision victorieuse était prise, elle s’appliquerait à toutes et tous !

Battons-nous pour un statut !
Cette question des salaires et du temps de travail est indissociable de celle du statut. Le ministre Blanquer continue son dialogue de sourd en prétendant qu’il y a eu de nombreuses avancées ces dernières années : CDD de trois ans, CDisation au bout de 6 ans. Pour SUD éducation, le ministère assume par là une précarité structurelle.

SUD éducation revendique un statut de la Fonction publique pour les AESH et la création d’un nouveau métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e. Les compétences et l’expérience professionnelle des AESH doivent être reconnues !

C’est une question de choix budgétaire : un statut pour les 129 000 AESH ne représenterait qu’une augmentation de 0,27% du budget de l’éducation nationale ! Quand on sait que le ministre Blanquer rend des millions d’euros depuis le début de son mandat.

Battons-nous pour l’école inclusive !
La reconnaissance professionnelle des AESH est indispensable à la réussite de l’école inclusive. Il y a 16 ans, la loi du 11 février 2005 a permis la scolarisation de milliers d’enfants en situation de handicap. SUD éducation défend sans détour une école inclusive, mais sans moyens ce n’est qu’un slogan : il faut des postes, de l’argent, de la formation ! L’accompagnement des élèves en situation de handicap est devenu un enjeu comptable ; le ministère cherche à rentabiliser les moyens existants avec la mise en place des PIAL, outil d’une mutualisation à marche forcée.

SUD éducation revendique des moyens pour l’école inclusive, l’abandon des PIAL et de la logique de mutualisation, une formation initiale et continue ambitieuse pour tous les personnels.

SUD éducation, aux côtés de l’intersyndicale, appelle les AESH à se mettre massivement en grève le jeudi 27 janvier 2021, journée de grève interprofessionnelle.

SUD éducation appelle les AESH à se réunir en assemblée générale pour préparer localement cette grève et à se rendre visibles dans les cortèges des manifestations du 27 janvier.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 07:48
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 17:14
Cet article a été publié le 04/01/2022
 
La situation pandémique actuelle s’est largement dégradée avec l’apparition du variant Omicron. Le cap des 180 000 contaminations a été dépassé le 28 décembre 2021, puis celui des 206 000 cas le 30 décembre . Les indicateurs (taux d’incidence, taux de positivité, taux d’occupation des lits en réanimation, entrée en réanimation, décès à l’hôpital, R effectif) sont en hausse, avec des courbes de croissance exponentielles sur certains des indicateurs. Le 25 décembre, 50 personnels de santé alertent Olivier Véran et réclament le report de la rentrée scolaire dans une tribune publiée dans le JDD.
Nous devons exiger de l’État qu’il mette en place ce qui est possible pour garantir aux personnels la santé au travail conformément au décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique Pourtant, l’Etat comme la très grande majorité des entreprises ne met pas en place les mesures de préventions collectives et individuelles(1) que nous pourrions attendre alors qu'elles sont étayées scientifiquement.
Nous rappelons que le/la représentant·e du personnel au CHSCT, qui constate qu'il existe une cause de danger grave et imminent, notamment par l'intermédiaire d'un personnel, en alerte immédiatement l'employeur selon la procédure prévue à l’article 5.6 du décret du 28 mai 1982.

1- L’aération des salles
Le virus responsable de la pandémie est un virus aéroporté(3) (aérosols), c’est-à-dire que le SARS-Cov-2 peut rester en suspension dans l’air. Des moyens techniques permettent de contrôler autant que possible la qualité de l’air qu’on respire et ainsi modérer le risque de contamination.
Dans les milieux clos, il est possible de contrôler la bonne aération avec un appareil de mesure du taux de CO2(4). Souvent ces appareils indiquent l’humidité de l’air(5), un autre élément important à connaître. Il faut demander à l’administration d'installer des appareils afin de pouvoir vérifier la qualité de l'air.
Tous les lieux clos sont concernés. Le plus simple pour modérer le risque pandémique est d’ouvrir les fenêtres ou les portes pour créer un courant d’air. Dans les salles de classe, l’aération est recommandée par le ministère, néanmoins il n’est pas toujours possible d’aérer suffisamment les salles pour plusieurs raisons : fenêtres cassées, température trop faible, absence d’agent·es en nombre suffisant pour aérer les salles le matin, absence d’informations claires de la part de la hiérarchie…
Pour limiter la propagation du virus, les locaux scolaires occupés doivent rester aérés au moins quinze minutes le matin avant l'arrivée des élèves, mais aussi pendant chaque récréation et intercours. A cela, s'ajoute une aération d'au moins dix minutes qui doit avoir lieu toutes les heures.
Des moyens techniques doivent permettre de s’assurer de la qualité de l’air. Il n’y a pas de fatalité à respirer un air dans lequel le SARS-CoV-2 est potentiellement en suspension. Le sujet est très documenté.(6)
Dans les lieux fermés(7) : l'air est souvent recyclé ou vient de l'extérieur. Différentes questions doivent être posées aux directions afin de vérifier que l’administration a mis en place les mesures de préventions, par exemple :
• L’affichage aux personnels prévus reprend-il le risque de la contamination par aérosol ?
• Le nombre d’élèves dans une pièce a-t-il été déterminé en prenant en compte les éléments ?
• Quid de la cantine et de son aération?

La conformité et le bon fonctionnement des installations d'aspiration et de renouvellement de l'air constituent une protection collective indispensable. Les équipes peuvent s’appuyer sur l’analogie avec les articles L4121-2 (Locaux à pollution spécifique), et R4222-10 à R4222-17 du code du travail. Un mauvais fonctionnement peut aboutir à un droit de retrait, dans un cadre collectif.

A défaut, dans des locaux dans lesquels rien de tout cela n’est efficace ou n'est mis en place ou dans lesquels on peut toujours craindre un dysfonctionnement, et en désespoir de cause tant que la pandémie virale perdure, il faut demander que des masques FFP2(9) soient en dotation pour les personnels et les élèves.
Pour modérer le danger pandémique dans les salles de classe, les salles de repos et la restauration scolaires :
• Vérifier les débits d'air neuf en m3 par heure de chaque aspiration et mettre les filtres adaptés
• Être transparent en communiquant en direct le taux de CO2 dans les locaux scolaire,
• Vérifier le taux de CO2 et l’humidité, s’organiser pour que cela ne dépasse pas 800 ppm.
• Mettre en place une aération (fenêtre, climatisation, filtres HEPA)
• Réduire la jauge
• Porter un masque FFP2, etc.

2- L’information quant aux cas de Covid et aux cas contact
Force est de constater qu’à chaque nouvelle vague, les équipes doivent se battre pour avoir accès aux informations. Afin d’éviter que les écoles et les EPLE ne redeviennent de véritables clusters, il faut demander une transmission transparente du nombre de contamination et de cas contact avec un point hebdomadaire communiqué à tous les personnels de l’établissement. En cas de contamination, l’administration doit prévenir les collègues en contact avec le personnel positif et les cas contact doivent être immédiatement informés des précautions à prendre et des démarches à effectuer ( quand effectuer le(s) test(s)?...)

3- Une rentrée dépistée
Alors que jusqu’à cette cinquième vague, les taux d’incidence chez les enfants et les adolescent·es restaient faibles. Une évolution inquiétante se dessine aujourd’hui. Le 22 décembre, on comptait 153 enfants de 5 à 11 ans hospitalisés et 35 en réanimation. De même, le ministre de la Santé annonçait à cette date qu’un enfant sur 100 était positif au Covid-19. Il est indispensable de procéder à des tests massifs et réguliers dès la rentrée de janvier. Il faut que l’administration prenne en charge le déploiement de campagne de tests régulières pour les élèves et les personnels. Certains personnels procèdent à des autotests très régulièrement mais cela ne peut rester une initiative individuelle. Détecter les cas positifs pour éviter que d’autres ne soient contaminés est un enjeu de santé publique.

À cet égard, l’acceptabilité des tests réguliers constitue un enjeu : il est nécessaire d’exiger des tests salivaires, qui ont un degré d’acceptation bien supérieur à ceux qui nécessitent l’introduction d’une tige dans les fosses nasales.

4- Garantir l’accès à la vaccination
78% des 12-17 ans sont vaccinés, néanmoins on observe de grandes disparités géographiques. On observe depuis la rentrée de septembre 2021 que le gouvernement a préféré la voie répressive avec le passe sanitaire plutôt que de convaincre les dernier·es réticent·es à la nécessité de se faire vacciner et d’accepter la vaccination de leurs enfants dans les établissements scolaires.
En l’absence de personnels médico-sociaux en nombre suffisant dans les écoles, il n’y a pas eu de véritables campagnes d’information sur la vaccination pour les familles et pour les personnels. Il faut faire le bilan de la campagne de septembre, afin de relancer des campagnes régulières dans les EPLE afin de garantir à tous les élèves et à tous les personnels l’accès à la vaccination.

5- Comment agir à la rentrée pour protéger notre santé et celle des élèves?
SUD éducation appelle les personnels à se réunir pour discuter de la situation de l’école et/ou de l’établissement scolaire à partir de la fiche ci-dessous, à porter leurs revendications auprès de la hiérarchie, à utiliser les outils à leur disposition : les registres santé et sécurité au travail et le registre danger grave et imminent, à demander la réunion des Commissions Hygiène et Sécurité dans le second degré et à alerter les parents d’élèves et la presse en cas de risque ou de danger auquel l’administration n’apporte pas de réponse suffisante.

Liste des préconisations matérielles et organisationnelles pour limiter la propagation du virus :

Matériel de protection individuelle

Masques FFP2 fournis par l’EN (2 par jour) ( 1Les masques FFP sont les seuls équipements de protection (EPI) réellement reconnus par le code du travail. La plupart des masques lavables distribués sont clairement étiquetés comme n’étant pas des masques protection sanitaire contre les agents infectieux et viraux mais ne sont que des masques d’hygiène. Toutefois, il nous paraît important de préciser que dans le contexte, la seule absence de masques FFP ne sera pas suffisante pour qu’un droit de retrait soit reconnu.)
Masques chirurgicaux fournis par l’EN (2 par jour)
Masques lavables fournis par l’EN (jeu de 2)
Visières / lunettes fournies par l’EN
Gants en latex fournis par l’EN
Gel hydroalcoolique dans chaque salle
Distributeur de savon dans les sanitaires
Distributeur d’essuie-main jetable dans les sanitaires

Prévention envers les personnels
Mise à jour du DUER de l’établissement
Fiche individuelle de prévention
Suivi médical par la médecine de prévention
Dépistage régulier
Désinfection des locaux de l’établissement
Communication du protocole de désinfection
Agent·es des CT en nombre suffisant
Désinfection des locaux plusieurs fois par jour
Désinfection des points de contact (poignées…)
Utilisation de produits désinfectants virucides
Aération des salles de classes 15 minutes avant l’arrivée des élèves puis à chaque récréation et 5 minutes pendant chaque heure de classe
Respect des gestes barrières

Formation aux gestes barrières :
• assurée par un médecin scolaire
• assurée par un-e infirmier-e
• à distance (M@GISTERE)
• à distance (visioconférence)
• renvoi vers le site ameli.fr

Respect des distances dans la salle de classe
Respect des distances dans les espaces de circulation (couloirs, escaliers, cour)
Protocole de circulation des usager·es
Marquages au sol dans les bâtiments et dans les salles (sens de circulation)
Marquages au sol dans la cour de récréation ( distanciations physiques)
Affichages dans les locaux (consignes, flèches…)
Accueil des élèves

Formation aux gestes barrières
• assurée par le médecin scolaire
• assurée par l’infirmier·e
• assurée par un·e enseignant·e
• assurée par un autre personnel scolaire
La restauration scolaire doit faire l’objet d’une attention particulière : il faut limiter les files d’attentes des élèves, et éviter les concentrations d’élèves à table.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 17:13

Le ministère vient de publier une mise à jour du protocole sanitaire. La primeur de son contenu avait été réservée à un journal payant, comme le ministre a maintenant l’habitude de le faire, au mépris des personnels et de leurs organisations. Celui-ci décline les annonces faites par le Premier ministre et le ministre de la Santé et des solidarités lors de leur conférence de presse du 27 décembre. Ce protocole aggrave encore une tendance déjà présente : plus il y a de contaminations, moins le protocole est protecteur.

En effet, il n’y a aucune réponse concernant les légitimes revendications des personnels et de leurs organisations, rappelées notamment dans un récent communiqué unitaire SUD éducation – CGT – FSU - SNALC. Rien sur les demi-jauges, rien sur les capteurs de CO2 ni les purificateurs d’air, rien sur le recrutement de personnels pour combler les besoins en remplacement, rien sur la mise en place d’une politique de tests massive et pérenne des personnels et des élèves. Le ministère n’annonce pas non plus l’abandon du protocole mis en œuvre le 29 novembre et qui mettait fin à la règle de fermeture de la classe dès le premier cas positif.

Le ministère, en cohérence avec les consignes gouvernementales par ailleurs, assouplit en réalité le protocole. Si la répartition des élèves en cas d’absence de professeur·e dans le premier degré est impossible, la règle de la fermeture de la classe à partir de 3 cas positifs est abandonnée : plus aucune fermeture automatique de classe n’est dorénavant prévue. Les règles d’isolement des personnels et des élèves sont drastiquement revues à la baisse. Le nombre de jours d’isolement de personnels positifs est réduit à 7 jours maximum, 5 jours si l’on est en mesure de présenter un test négatif et en l’absence de symptômes. Pour les personnels cas-contacts vacciné·es, il n’y a plus aucune mesure d’isolement. Pour ce qui est des élèves, un test négatif le jour du contact avec une personne positive suffit à rester en classe, test qui doit être confirmé le troisième et le cinquième jour, avec à chaque fois un maintien en classe en cas de test négatif.

Cette stratégie de fuite en avant ressemble fortement à une recherche de l’immunité collective au variant omicron par le biais de la levée des mesures qui étaient à même de freiner la circulation de celui-ci, au détriment de la santé de la population. L’objectif assumé du gouvernement est en effet bien de permettre aux entreprises de continuer à fonctionner coûte que coûte, alors même que l’on sait que les hôpitaux ne seront pas en mesure d’absorber le surplus d’hospitalisations que cette stratégie va entraîner. Il s’agit là d’un cynisme révoltant.

Mais au-delà d’envoyer personnels et élèves au casse-pipe, ce nouveau protocole va rendre encore plus difficiles des conditions de travail qui l’étaient déjà largement trop. Dans le premier degré, en particulier, le suivi des tests des élèves cas-contact va être ingérable. La gestion du retour des élèves munis d’un test positif, dans le cadre du protocole mis en œuvre le 29 novembre, était déjà difficile pour les personnels : suivre dorénavant la transmission de trois tests pour chaque élève cas-contact va être infaisable pour les directeurs et directrices d’écoles, sans parler des professeur·es des écoles dont ce n’est dans tous les cas pas la mission. Dans le 2d degré, il en est de même, et ce seront de nouveau les personnels les plus précaires, et notamment les AED, qui vont voir leurs missions s’alourdir.

Dans ces conditions, SUD éducation réaffirme son appel à la mobilisation. SUD éducation appelle les personnels à :

  • se réunir dès demain en AG pour échanger sur les conditions sanitaires et les revendications à porter localement, en fonction de la situation sanitaire dans les départements et la configuration des écoles et établissements ;
  • faire valoir au plus tôt leurs revendications à leurs supérieurs hiérarchiques ;
  • définir des perspectives de mobilisation en cas d’absence de prise en considération de leurs revendications, y compris la grève.

Nous rappelons que SUD éducation a déposé un préavis de grève pour l’ensemble du mois de janvier, portant notamment sur les revendications d’ordre sanitaire. Ce préavis de grève couvre l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale qui souhaiteraient s’en emparer.

SUD éducation se tiendra disponible pour défendre les droits et la santé des personnels et des élèves : n’hésitez pas à vous rapprocher des équipes SUD éducation locales.

Nouveau protocole sanitaire : une raison de plus pour se mobiliser dès la rentrée !

 
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 09:06
Cet article a été publié le 31/12/2021
 
Les personnels de l’Éducation nationale se préparent à une rentrée à risque. SUD éducation dénonce l’administration qui ne protège ni les personnels ni les élèves. Le protocole sanitaire se limite à maintenir le port du masque et à aérer davantage les salles de classes, à nettoyer davantage les locaux et à limiter si possible le brassage des élèves. Le protocole est en décalage complet avec la réalité vécue par les personnels dans les écoles et les établissements. Pourtant, avec 200 000 contaminations par jour, l’accueil des élèves et des personnels constitue un enjeu de santé public majeur.

Les personnels AESH (Accompagnant·es d’Élèves en Situation de Handicap) sont à nouveau les grand·es oublié·es du protocole alors même que leurs missions ne leur permettent pas de respecter une distanciation physique avec les élèves.

La mission des personnels AESH est indispensable dans les écoles, collèges et lycées. Ce sont les AESH qui ouvrent l’école aux élèves en situation de handicap. Il faut leur fournir le matériel de protection nécessaire pour travailler dans les meilleures conditions.

L’accompagnement de certain·es élèves en situation de handicap nécessite des masques transparents ou de matériels de protection renforcée (sur-blouses, visières, masques FFP2, gants…). Ce matériel doit être mis à disposition des personnels AESH dès le 3 janvier.

Enfin, les personnels AESH doivent pouvoir bénéficier des autorisations d’absence pour les personnels vulnérables au même titre que les autres personnels sans perte de salaire.

Pour toute question, contactez le syndicat SUD éducation de votre département.

SUD éducation appelle tous les personnels à se montrer inflexible lorsque leur santé et leur sécurité sont en jeu.

SUD éducation appelle les personnels à signaler tous les manques de leur hiérarchie en matière de sécurité et de santé au travail dans le Registre Santé et Sécurité au Travail (RSST) qui doit être accessible pour tous les personnels.

SUD éducation appelle les personnels à imposer, par le rapport de force – AG, débrayage, grève – la mise en œuvre de conditions sanitaires respectant la santé des personnels et des élèves.

Pour plus d’information sur vos droits, consultez le dossier « COVID 19 » sur le site de SUD éducation.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 09:06

Le lundi 27 décembre, le Premier ministre et le ministre de la Santé et de la solidarité ont détaillé un ensemble de mesures sanitaires, dans le contexte de la nouvelle vague pandémique et de la propagation du variant Omicron. Aucune nouvelle mesure ne concerne spécifiquement les écoles et les établissements scolaires. Alors que l’ensemble de la société est concernée par les mesures, et notamment le monde du travail, notre système scolaire apparaît une nouvelle fois comme un angle mort de la politique sanitaire du gouvernement qui préfère instrumentaliser le débat binaire école ouverte/fermées alors qu’aucune de nos organisations syndicales ne demande leur fermeture : nous exigeons la sécurisation des écoles et établissements scolaires afin qu’ils restent ouverts le plus longtemps possible.

Le protocole mis en œuvre le 29 novembre dans le premier degré, en passant de la règle de la fermeture de la classe dès le premier cas à celle du retour en classe des élèves testés négatifs, a laissé la possibilité à de nombreux élèves porteurs·ses du virus mais asymptomatiques ou en cours d’incubation de continuer à aller en cours, et a pu contribuer ainsi à la circulation du virus. En outre ce protocole engendre pour les personnels une surcharge de travail liée à la gestion du statut sanitaire des élèves, du retour de ces derniers au compte-goutte au gré des résultats de tests. Il est également source d’inégalité entre élèves en particulier selon les capacités des familles à obtenir un test rapidement. Enfin il laisse croire aux parents que les personnels pourront assurer en parallèle leurs cours et la continuité pédagogique, ce qui est impossible. Dans les collèges et les lycées, les dix derniers jours avant les vacances ont vu une augmentation des cas positifs et des cas contacts, preuve que nos établissements du second degré sont aussi touchés par la 5e vague.

Nos organisations sont très inquiètes concernant les conditions de la rentrée prévue le 3 janvier. Dans les conditions prévues, les écoles et établissements seront fortement désorganisés par les absences non remplacées de personnels malades ou cas-contacts, alors même que depuis le début du quinquennat, le ministère n’a rien fait pour renforcer les moyens de remplacement ! Cela mettrait en péril la continuité du service public d’éducation.

Des mesures doivent être prises d’urgence en amont de la rentrée pour protéger les élèves, les personnels et leurs familles. L’État doit dégager une dotation sur fonds propres pour permettre l’acquisition des capteurs de CO2 indispensables, des travaux d’amélioration de la ventilation mécanique et la dotation de purificateurs d’air nécessaires. Des moyens en remplacement doivent être dégagés immédiatement par l’admission des reçu·es sur listes complémentaire. Une politique de tests ambitieuse, massive et régulière, doit être mise en œuvre dès le jour de la rentrée. Cette campagne doit être organisée par les autorités sanitaires compétentes, et notamment les agences régionales de santé, et non par les personnels de l’Éducation nationale dont ce n’est pas la mission.

Le protocole sanitaire doit être revu et renforcé. Une dotation en masques chirurgicaux et masques FFP2 doit être faite pour l’ensemble des personnels et des élèves. Une communication claire doit être faite au plus tôt aux personnels, et notamment aux directeurs et directrices d’écoles, pour que toutes et tous aient le temps de se préparer.

C’est à ces conditions que les écoles et établissements pourront ouvrir et rester ouverts le plus longtemps possible, ce qui a toujours été notre objectif, et ce à quoi ont toujours œuvré les personnels du service public d’éducation.

Les organisations syndicales CGT Éduc’action, FSU, SNALC et SUD éducation se reverront pour faire le bilan rapide de la reprise et des actions engagées par les personnels, qu’elles soutiennent.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 09:05

Madame la présidente du Conseil supérieur des programmes,

Le contexte sanitaire se dégrade fortement. La rentrée et les semaines qui la suivront seront fortement marquées par un nombre de contaminations extrêmement important parmi les élèves comme les personnels d’éducation.

Les élèves malades et placé⋅es à l’isolement ne pourront être en mesure de suivre les enseignements. Les enseignant⋅es contaminé⋅es ne seront pas remplacé⋅es en raison du manque important de moyens de remplacement auquel fait face le service public d’éducation. Les élèves qui bénéficient de l’accompagnement d’AESH éprouveront également des difficultés importantes, car il est à prévoir que de très nombreuses AESH seront aussi contaminé⋅es.
Il n’est également plus à exclure au vu de la progression épidémique que des établissements et des écoles soient fermés dans des portions importantes du territoire ou que les établissements soient contraints de retourner à un système de demi-jauges.

Il est par conséquent urgent et nécessaire d’anticiper une situation de forte perturbation des apprentissages cette année, qui pèseront aussi sur l’égalité des élèves face aux épreuves de spécialité ainsi que les épreuves terminales dans le second degré. SUD éducation revendique à cet égard un allègement des programmes des épreuves terminales. Le programme de philosophie comporte en effet dix-sept notions. L’épreuve orale anticipée de français prévoit le travail des élèves de vingt textes en sus de l’œuvre présentée en seconde partie d’épreuve. Ces objectifs, déjà lourds en temps normal, sont déraisonnables dans la période actuelle.

C’est pourquoi nous vous invitons à entamer rapidement des concertations avec les organisations syndicales et les associations professionnelles concernant l’aménagement des programmes scolaires et des apprentissages cette année scolaire.

Veuillez croire, madame la Présidente, en notre attachement au service public d’éducation.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 09:39

La conférence de presse du Premier ministre, lundi 27 décembre, a confirmé nos craintes. Aucune nouvelle annonce n’est venue infléchir l’orientation du ministre Blanquer et du gouvernement sur l’école. Jean Castex s’est contenté d’évoquer une campagne de tests renforcée, sans en préciser les modalités.

Ainsi, alors que des mesures de contraintes ont été détaillées pour l’ensemble de la société (passe vaccinal, interdiction de manger dans les salles de cinéma et les trains, interdiction des rassemblements au-delà d’une certaine jauge etc.) et pour le monde du travail, le gouvernement n’accorde aucune considération pour la santé des élèves et des personnels d’éducation. Pire encore, il envisage inconsidérément de réduire la durée d’éviction des cas-contact. Le gouvernement s’enferme ainsi dans une fuite en avant coupable, semblant attendre l’immunité collective face au variant omicron. Or celle-ci ne pourrait avoir lieu qu’au prix d’un engorgement encore accru des services hospitaliers, et donc de la santé, voire de la vie, de nombreuses personnes.

L’Éducation nationale, avec ses 12 millions d’élèves et son million de personnels, devrait être le pilier d’une politique de santé cohérente de lutte contre la Covid-19. Pourtant, le gouvernement lui donne avant tout le rôle de garder les enfants de salarié·es pour permettre aux entreprises de continuer à dégager leurs profits. 

Outre le risque proprement sanitaire, les personnels vont devoir travailler à la rentrée avec des classes à effectif variable, dans des établissements dysfonctionnels du fait des absences non remplacées, avec une gestion erratique de l’avancée des programmes, la mise en œuvre du télétravail dans l’Éducation dans les établissements scolaires. Tous ces dysfonctionnements vont accroître encore le stress, la fatigue et de la souffrance au travail pour l’ensemble de la communauté éducative. Les personnels les plus précaires, AED et AESH, subissent de plein fouet les effets de l’incurie du ministre. Envoyé-es, sans protection, en première ligne dans les écoles et les EPLE, leurs métiers et leur engagement pour le service public d’éducation ne sont pas reconnus.

Pour SUD éducation, il est nécessaire que les écoles et établissement soient dotés avant la rentrée, de purificateurs d’air et de capteur de CO2. Les personnels doivent recevoir des masques FFP2 pour les protéger contre une contagiosité accrue du variant omicron. Des tests massifs doivent être pratiqués dans les écoles et établissements régulièrement pour dépister les cas positifs et permettre un isolement ainsi qu’un traitement précoce de la maladie. Les protocoles sanitaires doivent être lisibles, dépendre d’indicateurs sanitaires clairs et objectifs au lieu du bon vouloir ministériel, et des annonces précoces doivent permettre aux personnels d’anticiper les changements nécessaires. Rien de tout cela n’est prévu.

Dans ces conditions, la question de la mobilisation doit aujourd’hui être posée. SUD éducation appelle les personnels à : 

  • échanger dès à présent, par les moyens qu’ils ont à disposition, sur les conditions sanitaires et les revendications à porter localement, en fonction de la situation sanitaire dans les départements et la configuration des écoles et établissements ;
  • faire valoir au plus tôt leurs revendications à leurs supérieurs hiérarchiques ;
  • discuter des perspectives de mobilisation pour la rentrée en cas d’absence de prise en considération de leurs revendications.
Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61
30 décembre 2021 4 30 /12 /décembre /2021 09:36

Si l'on sait que la ministre de l'ESR est prompte à réagir pour défendre ses décrets d'application de la LPR, elle l'est malheureusement beaucoup moins pour communiquer sur la situation sanitaire dans les universités. À 3 jours de la rentrée et du début de très nombreux examens, Frédérique Vidal s'est enfin exprimée ce mercredi 29 décembre matin. Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle est loin de prendre la mesure de la situation.

La ministre a réaffirmé par voie de presse que les examens de la rentrée se dérouleraient bien en présentiel. La ministre peut répéter à l’envie que la population étudiante est une population bien vaccinée et “responsable” (les même qu’elle accusait pourtant d’attraper le COVID en mangeant des bonbons sur les campus), il n’en est pas moins vrai que c’est justement sur la tranche d’âge des 20-29 ans que le taux d’incidence est à l’heure actuelle le plus élevé en France. Aucun cadrage n’est d’ailleurs précisé quant à la tenue des épreuves de substitution pour les étudiant⋅es contacts ou malades.

Maintenir à cette heure les examens en présentiel, c’est s’assurer d’un nombre extrêmement élevé d’étudiant-e-s qui se présenteront en étant cas contact, en s’ignorant positif voire même en se sachant positif. Cette mesure va à l’encontre des impératifs de santé publique dans la période.

Pour les personnels, cette décision va entraîner de lourdes conséquences. Pour les enseignant-e-s, il va falloir produire de très nombreux sujets de substitution pour les étudiant-e-s empêché-e-s. Et on est en droit de se demander sur quel budget ces heures supplémentaires seront rémunérées.

Cette décision est par ailleurs en totale contradiction avec la décision de la ministre de la Fonction Publique Amélie qui impose par une circulaire en date du 29/12 trois (voir 4) jours de télétravail pour les agent-e-s de la Fonction publique. Dès lors, il semble impossible d'assurer l’organisation d’examens en présentiel tout en assurant aux personnels, BIATSS notamment, le droit à 3 ou 4 jours de télétravail par semaine. Il est à craindre que les universités pèseront de tout leur poids pour empêcher les personnels de faire valoir leurs droits, dans le cadre d’une situation sanitaire extrêmement dégradée.

Cette situation, dangereuse pour les personnels comme pour les étudiant-e-s, c’est la conséquence du refus catégorique de la ministre d’entendre les revendications et les attentes de la communauté universitaire. Depuis deux ans maintenant nous le réclamons pourtant : purificateurs d’air et capteurs de CO2, masques FFP2, tests massifs et réguliers, des protocoles sanitaires lisibles, qui dépendent d’indicateurs sanitaires clairs au lieu du bon vouloir ministériel, des annonces précoces qui permettent aux personnels d’anticiper les changements nécessaires. Rien de tout cela n’a été prévu.

Dans une circulaire publiée en fin de journée,  la DGESIP semble se couvrir d’accusation en inaction et de mise en danger en renvoyant notamment aux établissements le soin d’organiser les examens sans moyens supplémentaires et sans cadrage, tout en dédisant la ministre sur l’isolement des étudiant-e-s cas contacts.

Pour SUD éducation, maintenir les examens en présentiel sans aucune concertation et sans moyens est irresponsable et fait preuve d’un profond mépris pour les inquiétudes des personnels et les attentes des étudiant-e-s. Pour les personnels en télétravail, SUD éducation veillera à ce que l’accord signé le 13 juillet 2021 au niveau de la FP et que Solidaires FP a signé soit bien respecté puisqu’il indique bien qu’en cas de “circonstances exceptionnelles" les droits en matière de télétravail (indemnisation, équipement…) sont garantis.

Plus largement c’est de recrutement massif de personnels enseignant et BIATSS dont ont besoin les universités, d’une augmentation conséquente du budget pour le MESRI pour rattraper des années de retard et faire face à la crise qui a déjà fait trop de dégâts dans l’ESR. Bref, d’un véritable plan d'urgence pour l'ESR qui allie les volets sanitaire, budgétaire, de postes, pédagogique et social afin de tout mettre en œuvre pour maintenir les universités ouvertes tout en assurant la sécurité des personnels et des étudiant-e-s.

Partager cet article
Repost0
Published by SUD 61