6 janvier 2021 3 06 /01 /janvier /2021 14:44
Reprise de l’épidémie, et toujours pas de plan d’urgence pour l’éducation

Ce communiqué a été publié le 04/01/2021

La reprise de l’épidémie, aujourd’hui manifeste, n’a conduit à aucun changement de la part du ministère de l’Éducation nationale en cette rentrée de janvier. Le ministre Blanquer continue dans sa stratégie de l’autruche, en affirmant contre tout bon sens que le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles et établissements depuis le 2 novembre est suffisant pour éviter que ceux-ci ne deviennent des foyers de contamination. Pourtant, le risque est réel : l’idée que les enfants et jeunes adolescent-e-s sont moins contaminé-e-s que les adultes est aujourd’hui battue en brèche, et les chiffres publiés par Santé publique France sur les contaminations des enfants au cours du mois de novembre sont édifiants. Différents pays européens ont d’ailleurs pris des mesures drastiques pour ce début d’année civile. 

Les seules annonces nouvelles concernent le passage à 18h du couvre-feu dans un certain nombre de départements. Celui-ci doit être accompagné de garanties concernant l’ouverture des établissements au-delà de cette heure pour que les cours de fin de journée ne soient pas rabotés, et également le maintien du transport scolaire dans les amplitudes horaires déjà existantes. En ce qui concerne la campagne de vaccination, elle se réduit à ce stade à une campagne de communication. Au vu du risque sanitaire que représentent les écoles et établissements dans de telles conditions sanitaires, SUD éducation revendique que les personnels de l’éducation puissent en faire partie rapidement s’ils et elles le souhaitent. Enfin, dans l’incapacité d’apporter une réponse claire et pérenne aux inquiétudes des élèves et personnels concernant les examens, le ministère a publié le 26 décembre une ordonnance permettant de modifier les modalités de passation des examens 15 jours avant les épreuves. Le remède est pire que le mal, et plongera les élèves et les personnels dans une situation de stress inacceptable. Les difficultés éprouvées par les personnels et les élèves lors des rentrées précédentes se renouvellent : absence de nouveaux masques, obligation d’aérer les salles alors que les températures sont de plus en plus basses...

Pour SUD éducation, l’objectif est clair : maintenir ouverts le plus longtemps possible les écoles et établissements, tant la faillite de l’enseignement à distance a été manifeste au printemps. Mais pour cela, il faut prendre immédiatement des mesures permettant le respect des gestes barrières et la distanciation physique. Ces mesures, SUD éducation les revendique depuis le printemps : il s’agit de mettre en œuvre un plan d’urgence pour l’éducation, afin de faire face à l’épidémie et de compenser les inégalités scolaires qui se sont accrues pendant le confinement. Il s’agit tout d’abord de baisser les effectifs, par le recrutement de postes à hauteur des besoins. Celui-ci peut se faire dès à présent, par le biais du recrutement des listes complémentaires, de l’admission des admissibles aux concours internes, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s et de l’ouverture de concours supplémentaires dans les départements où cela s’avérera le plus indispensables. Chacune de ces mesures a déjà été mise en œuvre par le passé, et relève donc d’un choix politique que le gouvernement se refuse aujourd’hui à faire. L’accueil de tou-te-s les élèves nécessitera également des ouvertures de locaux, par le biais de constructions ou de réquisitions. 

SUD éducation dénonce l’inaction du ministère, revendique un plan d’urgence pour l’éducation, et appelle les personnels à mettre en débat les modalités d’action pour obtenir satisfaction sur les revendications, en s’appuyant en particulier sur l’appel intersyndical à la grève du 26 janvier.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:20
Le Conseil Constitutionnel valide la LPR, mais retoque le délit d’entrave !

Ce communiqué a été publié le 22/12/2020

Lundi 21 décembre, le Conseil Constitutionnel a validé la Loi de Programmation de le Recherche (LPR), tant contestée et décriée par l'ensemble de la communauté universitaire. Depuis un an maintenant, le gouvernement s'est acharné à faire passer en force cette loi, dans une année marquée par une fermeture sans précédent des campus, au pas de charge en plein été et à la rentrée, alors que les EC et les étudiant-e-s tentaient tant bien que mal de faire vivre un enseignement et une recherche décente dans des conditions déplorables.

Il ne reste désormais plus que la promulgation présidentielle et les décrets d'applications : c'est sur ce dernier aspect qu'il faut se battre, afin que les dispositifs de la LPR ne soient pas appliqués.

Le Conseil Constitutionnel aura toutefois censuré 2 dispositions, dont l'amendement introduit par la droite au Sénat qui prévoyait un délit d'entrave dans les universités passible d’un an d’emprisonnement et de 7500 € d’amende (3 ans d’emprisonnement et 45000€ d’amende si c’était en réunion). Cette mesure liberticide qui visait à criminaliser les mouvements étudiants et de personnels sur les campus, vieille revendication de la droite, a été considérée comme un « cavalier législatif », sans lien avec le texte initial. On peut se satisfaire de ce rejet à l'heure actuelle, mais le Conseil Constitutionnel n'a pas émis d'avis inconstitutionnel sur cet amendement, qui pourra donc redevenir d'actualité dans d'autres projets de lois : prudence donc.

Le Conseil Constitutionnel a aussi émis une « réserve d'interprétation » sur les nouvelles voies de recrutements, les fameuses « chaires de professeur junior ». Celles-ci ne sont pas supprimées, mais les présidents d'universités ne pourront s'immiscer dans le recrutement des candidats.

Au terme d'une année 2020 qui aura vu l'ensemble de personnels, enseignant-e-s, chercheurs-euses, étudiant-e-s, BIATSS se mobiliser contre cette loi qui va entraîner précarité, libéralisation toujours plus accrue de l'ESR, mise en concurrence et soumission aux intérêts privés et à une recherche de résultats immédiat, la mobilisation est désormais devant nous.

Dès la rentrée, discutons, tenons des AG, remobilisons les collègues et les étudiant-e-s qui peuvent insuffler un second souffle nécessaire. Nous serons d'ores et déjà dans la rue le 26 janvier avec les collègues de l'Éducation nationale.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:19
La transphobie tue et monsieur Blanquer regarde ailleurs. Communiqué du Collectif Education contre les LGBTphobies

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

Après le suicide de Doona, étudiante trans de Montpellier en septembre, nous apprenons celui d’Avril ce mercredi, lycéenne trans de 17 ans, élève au lycée Fénelon à Lille. Alors qu’elle aurait été exclue de l'établissement au début du mois car elle portait une jupe, elle avait vécu une vague de soutien de la part d’élèves de la ville. Une enquête devra faire la lumière sur les circonstances de son exclusion et sur la responsabilité d’acteurs et actrices de la communauté éducative dans ce drame.

A cette heure, nous tenons à présenter nos condoléances à tou.te.s les proches d’Avril et appelons à rejoindre le rassemblement prévu ce jour à 12h45 devant l’établissement.

Alors que le rapport 2020 d’SOS Homophobie montre que 42% des actes de transphobie visent des femmes trans, il est urgent que le ministère prenne ses responsabilités. Alors qu’elles sont confrontées à la transphobie du corps médical et des institutions y compris scolaires, le silence de monsieur Blanquer et des services de la Dgesco à nos nombreuses sollicitations revêt une cruelle résonance.

Il est urgent de prendre en compte la transidentité et de lutter contre la transphobie au sein des établissements et des institutions accueillant des élèves et des étudiant.e.s. Le parcours de transition des élèves comme des personnels doivent être pris en considération. L’administration doit notamment faciliter le changement de prénom sur simple demande d’un.e élève. Il est inacceptable qu’encore aujourd’hui, l’identité de genre de membres de la communauté éducative ne soit pas respectée.

Comme nous le demandons depuis de trop nombreuses années, les personnels doivent être formés aux sujets LGBTI, les cours d’éducation à la sexualité et à l’affectivité doivent être dispensés partout par des personnels eux aussi formés.

Aujourd’hui encore, à Montpellier, à Lille et ailleurs les LGBTIphobies mettent en péril la vie de nos élèves et étudiant.e.s. Des promesses ont été faites par le ministère et par le gouvernement depuis 2018. Nous ne pouvons plus attendre qu’elles se transforment en actions. En octobre 2019, monsieur Blanquer avait notamment annoncé la mise en place d’un groupe de travail ayant comme mission de construire des outils pour aider les équipes à accueillir les élèves trans. Depuis, ce groupe n’a jamais été réuni. Nous avons pourtant relancé le ministère à plusieurs reprises sans obtenir de réponse de sa part. Cette inaction pèse lourdement sur tous et toutes les Avril dans tous les établissements.

#JusticePourAvril

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:14
Annonce du gouvernement : SUD s’oppose au démantèlement du service public national de la médecine scolaire !

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

La ministre des Solidarités et des territoires a annoncé par voie de presse le démantèlement du service public national de la médecine scolaire. Elle a en effet indiqué la volonté du gouvernement de légiférer dans le but de transférer cette compétence aux départements, ainsi que les personnels de médecine scolaire. Les  inégalités territoriales accentuent déjà  les difficultés à l'accès à la médecine scolaire. Ce démantèlement les enracine définitivement. 

Depuis des années, la médecine scolaire est un service public en déshérence .

La visite médicale à 6 ans n'est pas effective, et encore moins en REP/REP+. On compte par exemple 1 médecin scolaire pour 12 000 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand.

La visite médicale à l'université pour les étudiant-e-s n’existe pas, ou est gravement défaillante.

Pourtant les infirmier-e-s et médecins scolaires ont un rôle primordial dans la détection des handicaps, dans le suivi des élèves, dans la lutte contre le décrochage scolaire et dans la prévention des comportements dangereux.

L’Éducation nationale ne parvient pas à pourvoir les postes médico-sociaux ouverts aux concours faute de candidat-e, en particulier dans les zones les plus pauvres.

La nécessité est donc criante d’engager rapidement une revalorisation des carrières médico-sociales de l’Éducation nationale tant en termes de formation, de recrutement, d’augmentation de salaires. Au lieu de cela, le gouvernement choisit de se désinvestir d’un service public essentiel au plan de la santé publique, en confiant sa gestion aux départements, au mépris du statut des personnels de médecine scolaire.

Les inégalités de ressources et d’investissement dans l’éducation entre départements sont déjà criantes. Cela se traduira par une inégalité encore accrue d’accès à la médecine scolaire.

À l’opposé de ce projet gouvernemental délétère, SUD éducation revendique :

  • une augmentation importante des salaires pour les personnels médico-sociaux, 

  • un plan d’investissement conduisant à des recrutements massifs de titulaires de la Fonction publique d’État ;

  • des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:06
Déclaration des organisations syndicales CGT, SGEN-CFDT, SNESUP-FSU, SUD EDUCATION, membres du CTU 18 décembre 2020

Ce communiqué a été publié le 18/12/2020

Les membres du CTU des organisations syndicales CGT, SGEN-CFDT, SNESUP-FSU et SUD EDUCATION actent que le ministère les invite à un point d’information sur les modalités de concertation relative à l’article 5 de la loi de Programmation de la Recherche (LPR). Cette invitation parvient à la veille des vacances de Noel, alors que cette loi a été votée et est en cours d’examen au Conseil Constitutionnel. Les membres du CTU relèvent que le ministère n’a jamais jugé bon de les solliciter sur la loi elle-même, même pour information, en dépit de leur demande unanime datant du mois de novembre, qui n’a à ce jour reçu aucune réponse.
Le contournement initial du CTU dans ce processus, l’absence de réponse à notre demande unanime de convocation d’un CTU et les conditions de convocation tardive confirment l’absence de considération par la ministre des instances représentatives des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses.
Les membres du CTU, comme la très grande majorité de la communauté universitaire et scientifique, rejettent la loi de programmation pour la recherche (LPR) telle qu’adoptée par l’Assemblée nationale le 20 novembre dernier et dénoncent les dispositions délétères qui ont été ajoutées par les parlementaires avec l’accord du gouvernement.
Ce texte – sorti et examiné en pleine crise sanitaire – résonne comme une provocation vis-àvis de notre communauté alors que celle-ci est pleinement mobilisée depuis plusieurs mois pour faire face à la pandémie et pour accompagner les étudiants afin d’éviter qu’ils ne décrochent massivement.
Les dérogations aux recrutements des maîtres de conférences et la suppression de la qualification pour le recrutement des professeurs d’université ont été introduites sans aucune concertation après que le ministère ait tout fait pour évacuer ce sujet des discussions. Cette remise en cause du rôle du CNU et des principes de transparence des procédures et d’égalité
de traitement entre les candidats est particulièrement inappropriée. Elle ne permet pas une réflexion saine, approfondie et experte sur les processus de recrutement des enseignant-e-s chercheurs et chercheuses.
De plus, il n’y a pas de justification objective à ce que les enseignants-chercheurs aient la particularité parmi les  fonctionnaires d’État d’être recrutés directement à un échelon local alors même que les fonctionnaires territoriaux passent un concours national avant leur recrutement au niveau local. Nous entendons en conséquence œuvrer au maintien d’une procédure nationale de qualification.
Les Chaires de professeur junior et le renforcement des appels à projets comme mode de financement privilégié de la recherche aggravent la casse des missions de service public et  des conditions de travail de la communauté universitaire en son entier.

Non, définitivement non, la LPR ne répond pas aux attentes de la communauté universitaire et scientifique pourtant exprimées unanimement.
Nous continuerons de porter nos revendications mais ne nous laisserons pas imposer un calendrier ramassé et un faux semblant de concertation pour discuter de choses aussi fondamentales que le recrutement des enseignants-chercheurs.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:06
Inégalité de traitement des AESH : SUD écrit au ministre

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

M. le Ministre de l'Éducation nationale,

 

Le 5 juin 2019 vous avez publié une circulaire cadre de gestion des personnels exerçant des missions d’accompagnement d’élèves en situation de handicap (AESH). Force est de constater qu’un an et demi après, sa mise en application laisse place à des inégalités de traitement des personnels d’une académie à l’autre.
Le calcul de la quotité horaire et sa corrélation avec un temps de travail hebdomadaire n’est pas partout la même. Cela a des conséquences sur les salaires perçus pour un même temps d’accompagnement. Par ailleurs, alors qu’aucune consigne n’est donné concernant une quotité prédéfinie, certaines DSDEN fixent des quotités de travail immuables en fonction du degré d’enseignement dans lequel l’agent intervient.

La mise en place de la grille de revalorisation indiciaire laissée au libre arbitre des comités techniques académiques vient renforcer ces inégalités salariales.
Dans certaines académies ou certains départements aucune action de formation initiale n’est mise en place tandis que l’offre de formation continue est quasiment inexistante.

Nous souhaitons en outre attirer votre attention sur le cas de la Bourgogne où la répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines est sujet à une réinterprétation qui contrevient à ce qui est indiqué dans la circulaire puisqu’un à deux tiers des heures des semaines en sus des 36 semaines de temps scolaire sont systématiquement reportées sur du temps d’accompagnement.

SUD éducation demande à ce qu’un cadrage clair soit établit concernant le calcul de la quotité de travail, des salaires, la mise en place de la grille indiciaire et des actions de formation.

Les inégalités de traitement des personnels accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap doivent cesser.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, à notre attachement au service public d’éducation, ainsi qu’au respect des droits des personnels.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:02
Mutations dans le second degré : une catastrophe annoncée

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le mouvement interacadémique s’annonce d’ores et déjà catastrophique dans le second degré.

De nouveau, la circulaire ministérielle et les lignes directrices de gestion concernant le mouvement ont été publiées à peine quarante-huit heures avant l’ouverture du mouvement. Il a été ainsi très difficile aux personnels de s’approprier ces textes qui régissent le mouvement des personnels.

Dans les rectorats, les dysfonctionnements se sont multipliés : les services de gestion des personnels, débordés, n’ont pas été en mesure de prendre en charge les sollicitations des personnels. De nombreux-euses agent-e-s contractuel-le-s peu ou pas formé-e-s affectées sur ces postes ont été dans l’incapacité de répondre aux demandes des enseignant-e-s.

Les remontées de SUD éducation font également état de dysfonctionnements récurrents comme des erreurs dans le calcul des barèmes. Il est dans ces cas nécessaire aux personnels d’accomplir des démarches supplémentaires, alors que les délais pour retourner la confirmation de demande de mutation sont très courts.

Le ministère a même été incapable d’envoyer dans les délais la confirmation de demande de mutation.

SUD éducation dénonce depuis plusieurs années cette incapacité du ministère à gérer correctement les opérations de mutation. Depuis la loi de transformation de la fonction publique, les syndicats sont écartés du contrôle de la gestion des mutations comme des promotions par l’administration. Chaque année, les organisations syndicales relevaient de nombreuses erreurs, en plus d’imposer le respect du barème pour tous les personnels par souci d’équité entre les collègues. Ce n’est désormais plus le cas.

SUD éducation invite tout-e-s les enseignant-e-s ayant demandé leur mutation interacadémique à se montrer particulièrement vigilant-e-s, et à contacter SUD éducation pour se faire aider en cas de question particulière relative à leur demande de mutation.

SUD éducation revendique un contrôle par les organisations syndicales du mouvement comme des promotions, afin de limiter l’arbitraire et les effets des erreurs de l’administration.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:01
Blanquer supprime encore 1800 postes et dégrade de nouveau les conditions de travail

Ce communiqué a été publié le 17/12/2020

Le ministère a indiqué son projet de répartition des postes entre académies le 16 décembre. Dans le premier degré, le projet prévoit quelques maigres créations de postes dans un certain nombre d’académies.

Toutefois, ces créations sont manifestement insuffisantes pour compenser les dédoublements et baisser les effectifs, et indiquent que le ministère se refuse à augmenter significativement la quotité de décharge pour les directions d’écoles.

Dans le second degré, le ministère prépare directement la suppression de 1800 suppressions de postes. Annonce vouloir compenser ces suppressions de postes par 1847 équivalents temps-plein en heures supplémentaires. Ce tour de passe-passe n’a pour vocation que de réaliser des économies, car les heures supplémentaires permettent au ministère de verser des cotisations bien inférieures. Depuis la rentrée 2018, le ministre aura donc supprimé plus de 5 000 postes dans le second degré, alors que sur la même période plus de 100 000 élèves entraient dans le second degré.

Pour les personnels, ces suppressions de poste vont se traduire par une nouvelle dégradation des conditions de travail. Le ministre cherche à imposer ainsi une augmentation généralisée de leur temps de service. Cela signifie aussi qu’il y aura immanquablement moins d’adultes dans les établissements. Cette baisse du taux d’encadrement conduira à une hausse des effectifs par classe, avec toutes les conséquences négatives qu’elles entraînent pour les élèves. Cela signifie aussi moins d’adulte pour réguler les tensions qui surviennent dans les établissements.

Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit d’accroître encore la pression qui pèse sur les enseignant-e-s. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en Assemblée générale et en heure d’informations syndicales pour s’opposer à ces suppressions de postes massives.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:54
AESH des inégalités territoriales accrues : SUD éducation s’adresse au ministère et appelle les accompagnant·e·s à renforcer la mobilisation

Ce communiqué a été publié le 16/12/2020

SUD éducation a adressé le 15 décembre un courrier au Ministre de l'éducation nationale Jean Michel Blanquer concernant les disparités importantes d'application de la circulaire n°2019-090 du 5 juin 2019 relative au cadre de gestion des AESH d’une académie à l’autre, voir entre deux départements d’une même académie.

Cette circulaire pose un cadre national sans pour autant sortir les accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap de la précarité structurelle dans laquelle le ministère les place. Cependant, certaines académies et DSDEN semblent penser que ce cadre ne s’impose pas à elles. Ainsi, subsistent de profondes inégalités entre les personnels d’un territoire à l’autre.

Les disparités de salaire pour un même temps de travail hebdomadaire varient de plus de 100 euros. D’un département à l’autre, une même quotité ne correspond pas à un même temps d’accompagnement. La grille de revalorisation indiciaire ministérielle n’est mise en place que dans quelques académies tandis que les frais de déplacements ne sont parfois même pas pris en charge.

La répartition du temps de travail annuel sur 41 semaines donne lieu à des comptes d'apothicaire, chaque service gestionnaire y allant de son propre mode de calcul : quand dans certaines académies 24h d’accompagnement hebdomadaire correspondent à une quotité de travail de 62 % ailleurs il est question de 60 %. Les avenants aux contrats n’ont toujours pas été proposés sur l’ensemble du territoire alors que la circulaire a plus d’un an.

Parfois c’est carrément une réinterprétation des textes qui est faite. Le cas de la Bourgogne est édifiant puisque une partie des heures correspondant aux activités connexes est répartie sur le temps d’accompagnement. Face au refus des services académiques d’entendre les objections des collègues ces dernière·e·s ont été dans l’obligation d’intenter des actions en justice.

La généralisation des Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé a en revanche les mêmes conséquences sur l’ensemble du territoire : une mutualisation à outrance des accompagnements, des conditions de travail dégradées pour les AESH et conditions d’accompagnement au rabais pour les élèves. SUD éducation continue de s’opposer à cette nouvelle organisation du travail qui fait des AESH une variable d’ajustement des politiques ministérielles de l’école inclusive.

L’organisation de formations à destination des AESH est elle aussi laissée à la libre interprétation des académies. Nulle part la formation initiale n’est organisée en amont de la prise de poste alors que cela est recommandé par la circulaire. Les actions de formation continue sont quasiment inexistantes.

La réalité des conditions de travail et d’exercice des accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap est très loin des affichages du ministère qui se gargarise pourtant de leur avoir accordé une reconnaissance professionnelle.

SUD éducation revendique pour les AESH :

- l’abandon des PIAL

- la titularisation sans condition des AESH par la création d’un statut de fonctionnaire et d’un métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;

- un salaire à 1 700 euros nets en début de carrière ;

- la reconnaissance d’un temps plein à 24 heures d’accompagnement plus les heures de travail invisible ;

- une réelle formation initiale et continue.

Le mardi 26 janvier, une intersyndicale dont SUD éducation est partie prenante appelle l'ensemble des personnels de l’éducation nationale à la grève pour revendiquer de meilleurs salaires. Les AESH ont toute leur place dans cette mobilisation, c'est pourquoi SUD éducation les appelle à se mettre massivement en grève et à porter leurs revendications dans les Assemblées générales, heures d'information syndicale et à apparaître visible dans les manifestations qui auront lieu ce jour là.

Plus généralement SUD éducation soutien les mobilisations des AESH, appelle à les renforcer et tient son outil syndical à leur disposition.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 07:53
3 de Bordeaux : la rectrice recule !

Ce communiqué a été publié le 15/12/2020

Le 20 novembre, trois enseignant-e-s du lycée François Mauriac de Bordeaux, syndiqué-e-s à SUD éducation, recevaient un courrier leur indiquant que la rectrice engageait contre elles et eux une procédure disciplinaire.

La rectrice reproche aux collègues de s’être mobilisé-e-s pour faire barrage à la mise en œuvre de la réforme du bac Blanquer. Après Cahors, Carcassone, Clermont-Ferrand, Strasbourg, et bien sûr Melle, l’administration cherche à réprimer celles et ceux qui, engagé-e-s dans l’action syndicale, s’opposent à la politique ministérielle.
Aujourd’hui, nos camarades ont reçu un courrier leur indiquant la sanction décidée par la rectrice : suspension de trois jours sans traitement pour l’une, blâme pour les deux autres. La rectrice de Bordeaux a renoncé à réunir des conseils de discipline : les dossiers sont vides, et il s’agit de sanctionner des faits de grève.
Ces sanctions, si faibles soient-elles au regard de l’ambition initiale de la rectrice, sont néanmoins inacceptables.
SUD éducation exige le retrait immédiat des sanctions de nos camarades du lycée François Mauriac de Bordeaux.

SUD éducation exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites contre les personnels mobilisés contre les politiques rétrogrades du ministère et du gouvernement. On ne touche pas à nos camarades !

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