15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 15:12

L’arrêté du 16 juillet 2021 sur la formation obligatoire des personnels d’enseignement et d’éducation sur la laïcité et les valeurs de la République a été publié au Journal officiel du 12 septembre. 

Il s’inscrit dans le cadre du rapport Obin, publié le 14 mai 2021, qui dénonçait la faible participation des enseignant·e·s aux formations “laïcité et valeurs de la République” et l’enseignement dans les INSPE de notions telles le “racisme systémique” ou l’”islamophobie”.

L’arrêté concerne la formation initiale, avec notamment un volume de 36 heures réparties sur les deux années de master, mais aussi la formation continue. Dans ses objectifs, on retrouve les thématiques classiques de connaissances des valeurs Républicaines, mais aussi de manière plus prescriptive un item sur les droits et obligations du fonctionnaire dans ces domaines, notamment sur les réseaux sociaux.

La conception de la laïcité du gouvernement, et celle du ministre en particulier, ne cesse de nous inquiéter : la dernière campagne d’affichage en date est un nouvel exemple d’un dévoiement de la laïcité. Au vu de la constance du ministère en la matière, il est vraisemblable que ces formations obligatoires poursuivent dans cette voie délétère.

SUD éducation sera vigilante quant au contenu de ces formations, au cadre institutionnel dans lequel elles seront organisées, et continuera à revendiquer une laïcité détachée des polémiques et des récupérations racistes et islamophobes du gouvernement.

S’il est évidemment souhaitable que la laïcité fasse l’objet de formations institutionnelles, SUD éducation oeuvrera pour que soit respecté le droit à la formation continue des personnels et leurs choix concernant les modules proposés, ainsi que la liberté pédagogique dans l’enseignement des éléments de programme concernés.

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 15:11

La rentrée 2021 est la septième rentrée marquée par la crise sanitaire pour les personnels de l’Éducation nationale. La crise sanitaire a mis en lumière tous les dysfonctionnements et tous les manques de notre institution. Il y a urgence à transformer notre système éducatif pour redonner du sens aux enseignements et à nos métiers. L’école a un rôle majeur à jouer dans la reconstruction d’un lien social abîmé par la politique libérale du gouvernement, par la diffusion des discours sécuritaires ou encore par des campagnes galvaudant la laïcité. L’école est un acteur clef de la transformation écologique et sociale de la société. Or, la politique éducative à l’oeuvre diffuse au sein de l’école une idéologie inégalitaire, réactionnaire et libérale. 

L’action du ministre de l’Éducation s’attache, en cette rentrée, à faire avancer son programme politique, en imposant une école du management comme le montrent les récentes déclarations de Marseille concernant l’expérimentation d’un recrutement par les directions d’école. Il faut, au contraire, écouter les besoins des personnels. Nous devons construire une école à la hauteur des enjeux actuels, c’est-à-dire une école qui protège la santé des personnels et des élèves mais aussi une école inclusive pour les élèves en situation de handicap, pour les élèves en difficultés scolaires et sociales et pour les élèves allophones, une école qui combatte les inégalités. De même, l’école de demain doit être une école qui forme les futur·es travailleurs et les travailleuses aux métiers de la reconversion écologique et aux métiers des services publics. 

Les grèves du 23 septembre, du 5 octobre et du 19 octobre dans l’ Éducation nationale donneront au ministre les grandes lignes de ce que devraient être ses chantiers prioritaires : la création d’un statut de la Fonction publique pour les AESH, le recrutement de personnels pour réduire le nombre d’élèves par classe, une meilleure formation et un meilleur salaire pour les personnels. 

L’école est riche de ses personnels et de leur engagement pour le service public d’éducation, or la politique du ministre broie les personnels et les élèves. 

Le projet de loi Rilhac qui sera étudié prochainement à l’Assemblée nationale est massivement décrié par les personnels Ils et elles sont attaché⋅es au fonctionnement collectif et démocratique de l’équipe, centré autour du conseil des maîtres⋅ses. Donner une autorité fonctionnelle aux directeurs et directrices, c’est chercher à les couper du reste de l’équipe et nuire au fonctionnement de l’école. Après la réforme de la voie professionnelle, celle du lycée, du bac et l’instauration de Parcours sup’, l’octroi d’une autorité fonctionnelle pour les personnels qui assurent les directions d’école est une énième attaque contre les personnels. 

La réforme du lycée continue de mettre au jour ses conséquences négatives avec la publication d’un “guide de l’évaluation”, nouveau jalon dans la mise au pas des pratiques pédagogiques des enseignant·es des lycées. SUD éducation dénonce cette logique de normativité : obsession pour le nombre d’évaluations dans le trimestre par exemple, incitation à donner trois notes sur des devoirs tirées de la banque nationale de sujets par exemple. Si le Ministre ressent le besoin d’épreuves identiques pour tou·tes les élèves, libre à lui de rétablir les examens terminaux et de supprimer le contrôle continu. Les personnels n’accepteront pas de se laisser enfermer dans ces normes d’évaluation qui dénaturent leur statut et leur rôle de formateurs et de formatrices.

Le syndicat SUD éducation s’adresse au ministère en ce premier Conseil Supérieur de l’Éducation de l’année pour réclamer d’urgence les moyens nécessaires au service public d’Éducation mais aussi pour porter le projet d’une autre école, fondée sur coopération et la solidarité, l’interdisciplinarité, le développement de l’autonomie des élèves.

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 15:10

Le projet de passage au contrôle continu intégral se met progressivement en place, à la faveur de la pandémie. Après la publication d’une note de service sur le sujet le 28 juillet, le ministère vient de publier un “guide de l’évaluation”, nouveau jalon dans la mise au pas des pratiques pédagogiques des enseignant·e·s de lycée. 

 

Le renforcement du contrôle continu au bac : toujours plus de tri social

Suite au désastre des deux premières sessions des « épreuves communes de contrôle continu » et aux expérimentations dues à la pandémie en 2020 et 2021, le ministère a décidé dans la note de service du 28 juillet 2021 de passer au contrôle continu intégral pour les disciplines du tronc commun. Il s’accompagne de la mise en place d’une commission d’harmonisation académique ainsi que d’un projet d’évaluation par établissement. 

Ces trois nouveautés remettent en cause les fondements du baccalauréat. Les notes étant envoyées à la plateforme Parcousup au mois de mars, le diplôme du baccalauréat n’ouvre plus le droit à tou·te·s les bachelier·e·s à l’enseignement supérieur. Même si le diplôme reste le « premier grade universitaire », il n’est plus une condition suffisante pour l’accès à l’enseignement supérieur, il s’approche ainsi d’une formalité telle que le brevet.

 

Un grand oral particulièrement inégalitaire

L’épreuve de grand oral est particulièrement inégalitaire. La survalorisation des éléments rhétoriques conduit à favoriser les candidat-e-s des classes supérieures et les garçons au détriment des candidat-e-s femmes et issu-e-s des classes populaires. Cette épreuve n’est que le reflet de l’obsession de Blanquer pour une réforme du bac et du lycée taillée sur mesure pour le tri social.

 

Quelles conséquences sur l’évaluation des élèves ? 

Le passage de 40 % du baccalauréat au niveau des lycées a pour conséquences :

- la diminution du rôle des jurys puisque les commissions d’harmonisation du contrôle continu sont contrôlées par les rectorats et les inspecteurs alors que les jurys sont présidés par des universitaires assurant la valeur universitaire du diplôme ;

- la volonté d’utiliser le contrôle continu intégral pour normaliser l’évaluation des collègues avec des projets d’évaluation d’établissement supervisés par les IPR. Une partie de la liberté pédagogique est ainsi supprimée ;

- une pression constante à la note pendant tout le cycle terminal, limitant le « droit à l’erreur » des élèves et leur droit d’expérimentation, limitant aussi leur temps d’apprentissage et d’assimilation.

Le guide publié par le ministère début septembre intitulé “Guide de l’évaluation” s’inscrit dans cette logique de normativité : obsession pour le nombre d’évaluations dans le trimestre par exemple, incitation à donner trois notes sur des devoirs tirées de la banque nationale de sujets par exemple. Si le Ministre ressent le besoin d’épreuves identiques pour tou·te·s les élèves, il n’a qu’à rétablir les examens terminaux et supprimer le contrôle continu. Nous n’accepterons pas de nous laisser enfermer dans ces normes d’évaluation qui dénaturent notre statut et notre rôle de formateurs.

 

Les positions de SUD éducation sur l’évaluation dans le contexte de la réforme du bac :

Pour SUD éducation, les élèves ne doivent pas faire les frais de ces aménagements du Bac Blanquer en subissant la double peine d’un stress permanent et des inégalités dues aux pratiques différentes de l’évaluation des collègues. Seules des épreuves terminales et anonymes permettent de pouvoir expérimenter réellement les pédagogies alternatives et coopératives. Nous revendiquons notre statut d’experts de l’éducation et nous sommes les plus à même de mettre en place nos propres systèmes d’évaluations en fonction de la diversité de nos élèves, de nos établissements, de nos pratiques, et de nos classes.

Si dans l’absolu une harmonisation des pratiques d’évaluations peut être pertinente dans l’intérêt des élèves, le cadre imposé n’est pas acceptable : 

   -la réflexion sur l’évaluation se fait sous l’égide de la hiérarchie (chef·fe d’établissement, IPR), et non de manière collégiale

   -elle sera amenée à diviser les équipes, tant sur la démarche elle-même que sur les critères retenus pour ce travail 

   -elle ne permettra pas de résoudre les inégalités et le tri social engendrés par la réforme du baccalauréat et l’instauration d’une part accrue de contrôle continu  

 

Dans ce contexte, SUD éducation appelle les personnels à : 

  • faire usage de leur liberté pédagogique et à ne rien se laisser imposer sur la base de ce guide, qui n’a aucune valeur réglementaire
  • refuser collectivement de transmettre à la hiérarchie des documents produits, afin de ne pas faciliter la mise en œuvre de la réforme
  • dans tous les cas, refuser que soient produits dans les établissements des documents qui prendraient une forme contraignante pour les personnels 

Malgré tout, dans le contexte de Parcoursup, il nous semble important de faire en sorte que les élèves ne soient pas trop lésés par le contrôle continu, et de refuser de se faire les agent-e-s du tri social. 

 

Les revendications de SUD éducation :

- l’abrogation des réformes des lycées et du baccalauréat

- la fin du contrôle continu quel que soit sa forme, écrite ou orale, et quelle que soit la discipline

- la suppression de l’épreuve de grand oral

- le rétablissement du baccalauréat national pour 2022 avec des épreuves terminales et anonymes

- la reconnaissance réelle du baccalauréat comme « premier grade universitaire » ouvrant droit à l’inscription post-bac de toutes et tous les bachelier-e-s dans la filière leur choix

- trois heures de concertation hebdomadaires prises sur les maxima de service

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13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 16:58

Ajustements de rentrée

Une ouverture est proposée à l'école Morin la Fontaine à Flers afin de dédoubler les GS. Notre demande d'alléger les effectifs qui sont élevés en cycle 3 n'a pas été entendue, tout comme les annulations de mesures de fermeture (tout particulièrement à St Hilaire sur Erre et à St Langis).


 

Les élu.e.s de St Langis n’ayant pas accès à ONDE se demande qui bloque. La réponse apportée par l'administration est que tout élu.e doit pouvoir être informé.e des inscriptions et radiations s'il/elle le demande à la CDC qui a la compétence scolaire. Seule la CDC et la direction d'école a une clé OTP qui permet d'accéder à ONDE. La DASEN va rappeler aux CDC qu'elles ont ce devoir information.


 

Il a été reproché à Madame Moncada, DASEN, d'annoncer son départ dans la presse et de privilégier ce moyen de communication déjà adopté par J.M. Blanquer alors qu'elle avait travaillé avec les syndicats deux jours de suite et aurait pu avoir la politesse de nous informer de ce départ. Madame Moncada n'a pas assisté à cette dernière instance.


 

Les syndicats regrettent que la F.A.Q. du 10 septembre ne réponde pas aux questions de brassage/non brassage, notamment en cas de professeur.e non remplacé.e.

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 08:07

 

L’École a été soumise à rude épreuve et les personnels ont terminé l’année dans un état de fatigue rarement atteint. La rentrée 2021 est de nouveau marquée par le manque d’anticipation et la confusion de la politique suivie face à la poursuite de la crise sanitaire. La rentrée aurait nécessité la mise en place d’un plan d’urgence et la création massive de postes pour l’éducation dans un contexte qui a rendu plus compliquée la progression des apprentissages. Au lieu de cela :

  • refus de créer un collectif budgétaire pour la création de postes d’enseignant. es, de CPE, AED, AESH, de PsyEN, de RASED, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux dans les écoles, les établissements et les services pour répondre aux besoins
  • refus d’annuler les suppressions de postes
  • publication de la circulaire de rentrée sans concertation

Encore une fois, le ministre est dans le déni de réalité en refusant de prendre les mesures nécessaires. Cette absence d’anticipation et de prise de décisions est irresponsable au regard des enjeux de gestion et de sortie de crise.

 

Salaires

Les annonces du Grenelle ont confirmé qu’il n’y aurait pas de loi de programmation pluriannuelle. Un renoncement de plus qui ne répond pas aux attentes salariales des personnels et en exclut la majorité. Au-delà de la deuxième tranche de la prime d’attractivité, très insuffisante pour rattraper les retards, il est bien difficile de voir de quelconques perspectives de revalorisation pour les années à venir. Il est urgent d’augmenter les salaires de tous les personnels.

Directions d’école

Nos organisations dénoncent l’ensemble de ces mesures qui tournent le dos à la priorité à l’éducation et cherchent à transformer en profondeur les métiers dans le sens de contraintes supplémentaires sur les personnels : projet de création d’un emploi fonctionnel de directeur d’école et de hiérarchies intermédiaires, pilotage par l’évaluation. Nous ne pouvons accepter de tels reculs.

Baccalauréat

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu et demandent le rétablissement du baccalauréat national pour la session 2022, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes. Elles appellent les personnels à se réunir dès à présent, y compris avec les parents d’élèves, pour lister les revendications et organiser les mobilisations nécessaires. Nos organisations soutiendront toutes ces actions qui doivent permettre de préparer une action nationale d’ampleur.

 

Toutes et tous en grève le 23 septembre !

Poursuivons la mobilisation le 5 octobre dans le cadre de l’appel à la grève interprofessionnelle !

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 15:19

Quorum atteint (3 maires absents), début 14h30

 

1- Déclarations préalables :
- 1 commune à la FSU, l'UNSA, SUD et La Ligue de l'enseignement

- FSU

- UNSA
- SUD
- Ligue

Toutes les organisations ont dénoncé la campagne d'affiches sur la laïcité prévue par le ministère.

 

La Préfète répond d'abord sur la situation sanitaire :

Sur les 12-17 ans dans l'Orne, plus de 74% a reçu une première injection vaccinale et 50% a reçu 2 doses.

La campagne de vaccination pour les scolaires a débuté le 06/09. Des centres sont mis en place dans les établissements ; s'il y a un centre à proximité, ce sont les élèves qui se déplacent. Dans certains cas, des cars sont affrétés pour emmener les élèves au centre de vaccination.
L'attractivité du département est très mauvaise (parmi les 10 départements avec la pire attractivité, comparable à la Seine-Saint-Denis). De nombreux lauréats refusent le bénéfice de leur concours pour ne pas aller dans l'Orne. Dans ces conditions, il ne reste qu'à embaucher des contractuels. « Il ne faut s'interdire aucun levier ». Les syndicats ont dénoncé la non-utilisation de la liste complémentaire mais elle a ignoré notre remarque.

Elle se félicite des dédoublements dans le 1er degré (sans plus de précisions concrètes).

Discours sur la laïcité, comme « valeur » essentielle de la France, sans évocation précise de la campagne d'affichage.

 

La DASEN souligne ensuite l'augmentation du budget de l'éducation.

Discours sur la laïcité à nouveau, sans réponse encore une fois à nos critiques des affiches.

Elle rappelle divers attentats terroristes ainsi que l'assassinat de Samuel Paty. Elle affirme que tous les enseignants seront formés à la laïcité dans les 2 ans à venir, afin de nous aider à gérer les situations délicates.

Sur l'école inclusive : dans l'Orne, elle dit qu'il n'y a pas d'élève sans AESH (nous savons que c'est faux), contrairement à d'autres départements.

Sur l'attractivité, la DASEN se félicite des progrès effectués.

Sur le discours de Marseille d'E. Macron : elle justifie ce discours par l'existence de certains endroits où le personnel est entièrement renouvelé tous les ans (Seine-Saint-Denis, quartiers nords de Marseille).

Sur le Grenelle : elle se félicite des efforts de rémunération, en particulier pour les AESH qui bénéficient d'une grille indiciaire et de 60h de formation. (leurs revenus sont toujours très faibles et la montée dans les échelons n'apportera quasiment pas d'augmentation, voir communiqué de SUD)

 

Les organisations syndicales et la Ligue de l'enseignement souhaitent répondre aux réponses apportées (afin que le dialogue ait lieu) mais la préfète refuse en imposant qu'on commence l'ordre du jour.
Suspension de séance : les organisations syndicales et la Ligue demandent l'assurance de pouvoir revenir sur les différents points abordés précédemment au moment des questions diverses. C'est accordé par la Préfète.

 

Ordre du jour :

 

2-Ajustements dans le 1er degré :

La DASEN maintient la fermeture à Saint-Langis et à Saint-Hilaire.

Fermeture annulée à Putanges en revanche.

La DASEN assume sa volonté de fermer les petites écoles, même si cela signifie des conditions dégradées pour les élèves et les enseignants (1 seule classe de 25 élèves avec 5 niveaux)

Les demandes d'ouverture faites par les syndicats sont toutes rejetées.

13 votes contre, 1 abstention.

 

3-Ajustements 2nd degré :

Au collège de Val-au-Perche, une troisième classe de 6ème est ouverte.

13 votes pour, 1 abstention

 

4-Le Conseil départemental prend la parole pour répondre à propos des capteurs CO2. Un capteur aurait été acheté pour chaque collège du département et serait disponible depuis mars 2021 dans chaque établissement, ce qui représente un investissement de 13 000 euros (31 collèges x 400 euros pour 1 capteur).

Le prix est débattu dans la mesure où on peut trouver des capteurs pour une soixantaine d'euros.

Les OS demandent à ce que les établissements soient équipés de capteurs à hauteur d'un par salle afin qu'ils aient une efficacité réelle.

Un programme de rénovation à hauteur de 60 millions d'euros est annoncé pour les collèges de Flers, L'Aigle et Alençon. Après, ce sera Vimoutiers.

 

5-Questions diverses :

Les deux questions de l'UNSA sont traitées (une sur les capteurs, une pour la MDPH, il y a en moyenne 6 à 8 mois de délai pour traiter un dossier).

Aucune réponse n'est apportée aux questions de SUD éducation, reçues par l'administration avec 3h de retard, alors même que les délais pour convoquer le CDEN et envoyer les informations nécessaires n'ont pas été respectés (4 jours de retard).

 

Fin du CDEN 16h30.

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8 septembre 2021 3 08 /09 /septembre /2021 15:17

Après des années de casse des services publics d'éducation et une pandémie mondiale, la situation en cette rentrée 2021 est peu engageante. Plus de 7000 postes ont été supprimés alors que partout en France les personnels se sont mobilisés pour obtenir un recrutement massif d'enseignants, de remplaçants, d'AED et d'AESH.

Les 4 niveaux du protocole sanitaire manquent de transparence. On voit mal pourquoi on rentre en niveau 2 alors que la situation est de plus en plus inquiétante. Comme l'année passée, aucun dédoublement n'est prévu à la rentrée, aucun allègement des effectifs par classe. De même, les mesures demandées depuis plus d'un an par les personnels sont traitées par le mépris : quand aurons-nous enfin les capteurs de CO2 et les purificateurs d'air qui permettraient d'affiner la gestion de l'épidémie ? Enfin, il n'y a aucune visibilité sur les critères, indicateurs qui nous feront passer d'un niveau à l'autre : doit-on comprendre que le ministère va décider au doigt mouillé?
Certes il faut vacciner et tester massivement, mais tous les outils devraient être mis à la disposition des équipes éducatives pour préserver les meilleures conditions de scolarité.
De plus, l'échec des campagnes de test de l'année dernière ne contribue pas à la confiance des personnels pour cette rentrée.
La mesure d'éviction des élèves non vacciné.e.s va poser problème, elle traduira encore une fois les inégalités territoriales dans l'accès à la vaccination. De plus, les enfants et adolescents étaient loin d'être les cibles prioritaires de la vaccination pendant ces congés d'été. On instaure de fait une discrimination et la promesse de "continuité pédagogique" est un leurre : comment les enseignant·es pourraient faire cours en présentiel et en distanciel simultanément.
On a le sentiment d'une rentrée sacrifiée une fois de plus, en l'absence de plan d'envergure pour planifier les choses. 
Outre cette absence de plan d'envergure, nous sommes sidéré.e.s de voir que la destruction de l'Education Nationale est toujours en marche: alors que la crise sanitaire aura montré de facto que ce sont les personnel.le.s qui permettent à l'Ecole de "rester ouverte". Alors qu'il est évident que ce sont les moyens humains mis sur la table qui conditionnent la qualité d'accueil des élèves, d'exercice du métier et de réussite pédagogique, nous assistons à une diminution des dotations en ETP d'AED. Comment seront donc assurées les missions suivantes: les heures d'étude en salles fixes pour limiter les brassages, l'aide aux élèves en difficultés, l'aide aux devoirs, l'aide au travail personnalisée, la sécurisation des temps de récréation, de restauration, la gestion des conflits, des situations de crise, le dialogue avec les élèves pour repérer leurs problèmes, leurs malaises...,  la prise en charge des problèmes de santé, la mise en place et le suivi du respect par et pour toutes et tous du protocole sanitaire... Nous le redisons c'est une dégradation du climat scolaire et de l'accompagnement des élèves : c'est donc la réussite des élèves qui est mise en danger.


 

Par ailleurs, les revalorisations salariales sont toujours très en-dessous du compte pour les AESH comme pour les enseignant.e.s.
Pour les AESH, il faut enfin reconnaître que 24h est un temps plein et qu'il/elle soit payé.e en conséquence. Le travail de nos collègues est déprécié et invisibilisé. La lutte reste de mise pour faire reconnaître un réel statut pour cette profession essentielle.
La prime d'activité promise par le ministre Blanquer est une rupture flagrante d'égalité puisqu'elle ne concerne ni les AED ni les AESH. De plus, elle est dégressive suivant l'ancienneté, ce qui révèle bien ce qu'elle est en réalité : une rustine face à la crise de recrutement des concours de l'Education nationale.


 

Vous avez toutes et tous entendu parler de la campagne d'affichage ministérielle concernant la laïcité. Cette campagne mélange les thématiques dans une confusion qui peut s’avérer dangereuse.e. En mélangeant religion, couleur de peau, origine géographique supposées, et en faisant des différences les freins à l’épanouissement et au vivre-ensemble, la campagne d’affichage est sur une pente dangereuse, celle d’un dévoiement raciste et xénophobe de la laïcité, appuyé sur un imaginaire colonial. Malheureusement le ministère est coutumier du fait. À l’opposé de ces valeurs d’intolérance, de division et de réaction, SUD éducation rappelle son attachement à une école publique laïque, gratuite, égalitaire et émancipatrice.


Le jeudi 2 septembre , en dévoilant son plan « Marseille en Grand », Emmanuel Macron a annoncé un statut dérogatoire spécial pour 50 écoles marseillaises dès la rentrée 2022 dans les quartiers populaires de la cité phocéenne. Dans ces écoles, les directeurs-trices, choisiront les enseignant.e.s « autour d'un projet » et disposeront d'une large autonomie pour adapter les horaires, les rythmes scolaires avec la participation "d'acteurs extrascolaires". En résumé dans ces écoles, censées permettre de mener des projets pédagogiques nouveaux, les enseignant.e.s ne seraient plus affecté.e.s en fonction d'un barème lors des mutations, mais seraient directement recruté.e.s par le directeur ou la directrice ; directeurs ou directrices qui auraient un vrai statut hiérarchique. Comme pour la loi Rilhac sur la direction d'école, Macron et son gouvernement veulent imposer par tous les biais, des chef.fe.s dans les écoles. À l'en croire, les problèmes de l'école seraient donc avant tout liés à un mauvais recrutement des enseignant.e.s et pourraient être réglés d'un coup de baguette magique, grâce à un meilleur management et à un profilage des postes. Il lui aura peut-être échappé que rien n'empêche aujourd'hui des enseignant.e.s motivé.e.s de venir travailler dans le périmètre de l'éducation prioritaire et que le manque de stabilité dont pâtissent certaines écoles ne pourra certainement pas être comblé par une systématisation des entretiens de recrutement : ce n'est pas en donnant de nouvelles responsabilités à des directeurs et directrices déjà surchargé.e.s de tâches administratives qu'on arrivera à constituer des équipes enseignantes soudées, dynamiques et innovantes. Et ce n'est pas en détricotant la formation initiale des enseignant.e.s qu'on pourra nourrir des questionnements pédagogiques. Ce que nous promet E. Macron c'est une école publique alignée sur les écoles privées où tout sera géré comme dans une entreprise, or cela n'est pas notre conception de l'école. Ce que veut E. Macron, c'est casser l'école publique. De plus, il ajoute que ces « écoles innovantes » pourraient être généralisées. C'est une porte ouverte à l'école libérale. À rebours de cette idéologie du « manager providentiel », nous affirmons qu'une politique éducative ambitieuse doit reposer sur une limitation des effectifs par classe, un plan de construction et de rénovation du bâti scolaire, un recrutement massif de personnel.le.s, notamment pour reconstituer des réseaux d'aide, et une meilleure formation initiale et continue des enseignant.e.s, qui donne toute leur place aux pédagogies alternatives. Nous ne savons que trop à quoi ressemble l'école qu'E.Macron et son ministre Jean-Michel Blanquer appellent de leurs vœux : une école sous contrôle, sans liberté pédagogique et sans esprit critique. À Marseille comme ailleurs, nous revendiquons des moyens pour une école qui favorise la réussite et l'épanouissement de tous et toutes les élèves.

SUD éducation appelle à construire une grève d’ampleur le 23 septembre et à débattre dès maintenant des moyens de l’ancrer dans la durée pour : 

- bâtir l’école solidaire de demain,
- gagner les moyens de faire face à la crise sanitaire,
- gagner les moyens pour transformer l’école ! 

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7 septembre 2021 2 07 /09 /septembre /2021 19:11
Contre la proposition de loi Rilhac, en grève le 23 septembre !

La proposition de loi Rilhac, qui avait été adoptée en première lecture au Sénat en mars, devrait repasser devant l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire à partir de la fin du mois de septembre.

Alors qu’il y aurait tant à faire pour améliorer le service public d’éducation, pour mieux prendre en compte les inégalités scolaires creusées par la crise sanitaire et pour garantir vraiment la réussite de tou⋅te⋅s les élèves, le gouvernement choisit donc de remettre sur la table une loi visant à imposer des chef⋅fes dans les écoles, en faisant des directeurs et directrices des délégataires de l’autorité académiques, investi⋅e⋅s d’une autorité fonctionnelle et participant à l’encadrement du système éducatif. Dans la droite ligne de l’annonce faite par Emmanuel Macron de la création prochaine, à Marseille, d’écoles « laboratoires » dans lesquelles les directeurs et directrices pourraient directement recruter des enseignant⋅e⋅s, il s’agit, pour l’exécutif, de renforcer la hiérarchie et de saboter le fonctionnement horizontal qui a jusque-là prévalu dans les écoles.

En septembre 2019, après le suicide de Christine Renon sur son lieu de travail qui avait profondément ébranlé les personnels d’éducation, le gouvernement s’était déjà livré à une odieuse instrumentalisation pour tenter d’avancer vers un statut hiérarchique pour les directeurs et directrices d’écoles. Pourtant, l’enquête ministérielle menée ensuite à l’automne avait montré qu’ils et elles ne voulaient pas d’un statut à part mais demandaient avant tout à bénéficier de temps et de moyens supplémentaires pour mener à bien les tâches qui leur sont confiées. Si cette proposition de loi était adoptée, on peut imaginer la pression supplémentaire que subiraient les directrices et directeurs : non seulement il faudrait continuer à alimenter la communication du ministère avec des indicateurs et des statistiques, mais il faudrait en plus bien « manager » son équipe, s’assurer que tou⋅te⋅s les professeur⋅e⋅s des écoles rentrent bien dans les clous voire participer à leur évaluation.

En essayant de faire passer cette proposition de loi dans l’urgence au détour d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron et son gouvernement prouvent une nouvelle fois leur mépris des personnels d’éducation et démontrent que l’idéologie managériale guide bien plus leurs actions que l’intérêt des élèves ou les besoins des enseignant⋅e⋅s.

Contre la loi Rilhac sur la direction d’école, pour un plan d’urgence pour le service public d’Education, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à se mobiliser et à se mettre en grève le 23 septembre !

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6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 18:25

Ajustements de rentrée dans le premier degré

Les syndicats ont réclamé des ouvertures pour plusieurs écoles où le nombre d'élèves moyen par classe est nettement supérieur à la moyenne départementale mais l'administration n'a proposé qu'une ouverture à l'école de Putanges Pont Ecrepin.

Il y a donc eu un vote contre ces ajustements que nous jugions insuffisants. Un CTSD de repli se tiendra lundi 13 septembre. Le CDEN aura lieu le mardi 7 septembre après midi (demain).

Ajustements de rentrée dans le second degré

Une division supplémentaire au collège de Val au Perche, annonce de dernière minute qui va permettre de passer de 2 classes de 6ème à 3.


 

Réponses aux questions diverses

  • Les effectifs ne sont pas finalisés dans le second degré, nous seront informé.e.s des effectifs réels fin octobre.

  • Il reste pas mal de postes ou BMP non pourvus mais il est difficile de les chiffrer.

  • Il y a environ 80 postes partagés, mais ce n'est pas finalisé.

  • Dans le 1er degré, 18 enseignant.e.s manquent.

  • 9 contractuel.le.s ont été recruté.e.s dont 7 sont déjà en poste. 3 autres recrutements sont en cours. L'administration préfère recruter des contractuel.le.s que de faire appel à la liste complémentaire !

  • Il y a 1361 professeur.e.s des écoles dans l'Orne.

  • Il reste des postes à pourvoir particulièrement sur les secteurs de L'Aigle et Mortagne.

  • 2 désistements de PES qui ont été remplacé.e.s par des listes complémentaires.

  • 39 ETP sont dédiés aux dédoublements GS/CP/CE1.

  • Pour les directions de moins de 4 classes, 2 jours de décharge sont prévues en septembre, les dates leur ont été annoncées. Fin septembre, ils/elles recevront le calendrier de leurs jours de décharge pour l'année.

  • Les directeur.trice.s qui manquent de temps pourront demander à être déchargé.e.s par des brigades en ce début d'année sans certitude que ce soit accepté.

  • Les appels à candidature sur postes particuliers courent encore.

  • Aucun EXEAT n'a été accordé, 2 INEAT ont été acceptés.

  • Les affectations de TRS ont posé de nombreux problèmes. Il y a eu 20 recours dont 18 ont obtenu satisfaction.

  • PES 2020 : aucun licenciement, 3 renouvellements, 1 prolongation.

  • Si un .e enseignant.e n'est pas remplacé.e, il faut répartir les élèves dans les autres classes ; alors qu'on nous demande de ne pas les brasser. Demande d'un courrier officiel de l’administration pour ne pas mettre en difficulté les directeur.trice.s.

  • Classes relais : le recrutement pour Flers a été fait mais il n'y a pas eu de candidat pour Argentan. La classe est donc gelée pour l'année.

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Published by SUD 61
6 septembre 2021 1 06 /09 /septembre /2021 18:24

Après des années de casse des services publics d'éducation et une pandémie mondiale, la situation en cette rentrée 2021 est peu engageante. Plus de 7000 postes ont été supprimés alors que partout en France les personnels se sont mobilisés pour obtenir un recrutement massif d'enseignants, de remplaçants, d'AED et d'AESH.
Les 4 niveaux du protocole sanitaire manquent de transparence. On voit mal pourquoi on rentre en niveau 2 alors que la situation est de plus en plus inquiétante. Comme l'année passée, aucun dédoublement n'est prévu à la rentrée, aucun allègement des effectifs par classe. De même, les mesures demandées depuis plus d'un an par les personnels sont traitées par le mépris : quand aurons-nous enfin les capteurs de CO2 et les purificateurs d'air qui permettraient d'affiner la gestion de l'épidémie ? Enfin, il n'y a aucune visibilité sur les critères, indicateurs qui nous feront passer d'un niveau à l'autre : doit-on comprendre que le ministère va décider au doigt mouillé?
Certes il faut vacciner et tester massivement, mais tous les outils devraient être mis à la disposition des équipes éducatives pour préserver les meilleures conditions de scolarité.
De plus, l'échec des campagnes de test de l'année dernière ne contribue pas à la confiance des personnels pour cette rentrée.
La mesure d'éviction des élèves non vacciné.e.s va poser problème, elle traduira encore une fois les inégalités territoriales dans l'accès à la vaccination. De plus, les enfants et adolescents étaient loin d'être les cibles prioritaires de la vaccination pendant ces congés d'été. On instaure de fait une discrimination et la promesse de "continuité pédagogique" est un leurre : comment les enseignant·es pourraient faire cours en présentiel et en distanciel simultanément.
On a le sentiment d'une rentrée sacrifiée une fois de plus, en l'absence de plan d'envergure pour planifier les choses. 
Outre cette absence de plan d'envergure, nous sommes sidéré.e.s de voir que la destruction de l'Education Nationale est toujours en marche: alors que la crise sanitaire aura montré de facto que ce sont les personnel.le.s qui permettent à l'Ecole de "rester ouverte". Alors qu'il est évident que ce sont les moyens humains mis sur la table qui conditionnent la qualité d'accueil des élèves, d'exercice du métier et de réussite pédagogique, nous assistons à une diminution des dotations en ETP d'AED. Comment seront donc assurées les missions suivantes: les heures d'étude en salles fixes pour limiter les brassages, l'aide aux élèves en difficultés, l'aide aux devoirs, l'aide au travail personnalisée, la sécurisation des temps de récréation, de restauration, la gestion des conflits, des situations de crise, le dialogue avec les élèves pour repérer leurs problèmes, leurs malaises...,  la prise en charge des problèmes de santé, la mise en place et le suivi du respect par et pour toutes et tous du protocole sanitaire... Nous le redisons c'est une dégradation du climat scolaire et de l'accompagnement des élèves : c'est donc la réussite des élèves qui est mise en danger.


 

Pour les AESH comme pour les enseignants, les revalorisations salariales sont toujours très en-dessous du compte.
Pour les AESH, il faut enfin reconnaître que 24h est un temps plein et qu'il/elle soit payé.e en conséquence. Le travail de nos collègues est déprécié et invisibilisé. La lutte reste de mise pour faire reconnaître un réel statut pour cette profession essentielle.
La prime d'activité promise par le ministre Blanquer est une rupture flagrante d'égalité puisqu'elle ne concerne ni les AED ni les AESH. De plus, elle est dégressive suivant l'ancienneté, ce qui révèle bien ce qu'elle est en réalité : une rustine face à la crise de recrutement des concours de l'Education nationale.


Le jeudi 2 septembre , en dévoilant son plan « Marseille en Grand », Emmanuel Macron a annoncé un statut dérogatoire spécial pour 50 écoles marseillaises dès la rentrée 2022 dans les quartiers populaires de la cité phocéenne. Dans ces écoles, les directeurs-trices, choisiront les enseignant.e.s « autour d'un projet » et disposeront d'une large autonomie pour adapter les horaires, les rythmes scolaires avec la participation "d'acteurs extrascolaires". En résumé dans ces écoles, censées permettre de mener des projets pédagogiques nouveaux, les enseignant.e.s ne seraient plus affecté.e.s en fonction d'un barème lors des mutations, mais seraient directement recruté.e.s par le directeur ou la directrice ; directeurs ou directrices qui auraient un vrai statut hiérarchique. Comme pour la loi Rilhac sur la direction d'école, Macron et son gouvernement veulent imposer par tous les biais, des chef.fe.s dans les écoles. À l'en croire, les problèmes de l'école seraient donc avant tout liés à un mauvais recrutement des enseignant.e.s et pourraient être réglés d'un coup de baguette magique, grâce à un meilleur management et à un profilage des postes. Il lui aura peut-être échappé que rien n'empêche aujourd'hui des enseignant.e.s motivé.e.s de venir travailler dans le périmètre de l'éducation prioritaire et que le manque de stabilité dont pâtissent certaines écoles ne pourra certainement pas être comblé par une systématisation des entretiens de recrutement : ce n'est pas en donnant de nouvelles responsabilités à des directeurs et directrices déjà surchargé.e.s de tâches administratives qu'on arrivera à constituer des équipes enseignantes soudées, dynamiques et innovantes. Et ce n'est pas en détricotant la formation initiale des enseignant.e.s qu'on pourra nourrir des questionnements pédagogiques. Ce que nous promet E. Macron c'est une école publique alignée sur les écoles privées où tout sera géré comme dans une entreprise, or cela n'est pas notre conception de l'école. Ce que veut Macron, c'est casser l'école publique. De plus, il ajoute que ces « écoles innovantes » pourraient être généralisées. C'est une porte ouverte à l'école libérale. À rebours de cette idéologie du « manager providentiel », nous affirmons qu'une politique éducative ambitieuse doit reposer sur une limitation des effectifs par classe, un plan de construction et de rénovation du bâti scolaire, un recrutement massif de personnel.le.s, notamment pour reconstituer des réseaux d'aide, et une meilleure formation initiale et continue des enseignant.e.s, qui donne toute leur place aux pédagogies alternatives. Nous ne savons que trop à quoi ressemble l'école qu'E.Macron et son ministre Jean-Michel Blanquer appellent de leurs vœux : une école sous contrôle, sans liberté pédagogique et sans esprit critique. À Marseille comme ailleurs, nous revendiquons des moyens pour une école qui favorise la réussite et l'épanouissement de tous et toutes les élèves.

SUD éducation appelle à construire une grève d’ampleur le 23 septembre et à débattre dès maintenant des moyens de l’ancrer dans la durée pour : 

- bâtir l’école solidaire de demain,
- gagner les moyens de faire face à la crise sanitaire,
- gagner les moyens pour transformer l’école ! 

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