18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 14:42

Un-e des élèves que j’accompagne ne vient pas pendant les dernières semaines de l’année, suis-je obligé-e de venir au travail jusqu’au 6 juillet ? 

L’administration peut vous demander de venir sur votre lieu de travail aux horaires habituelles jusqu’à la fin de l’année, elle peut aussi vous autoriser à rentrer chez vous en l’absence de votre élève. 

Peut-on me demander d’intervenir dans une autre école ou dans un autre collège ou lycée ? 

Si vous êtes en Pial : l’administration peut vous demander d’intervenir sur vos horaires habituels sur une autre école ou un autre établissement du Pial : la liste des écoles et établissements du Pial est écrite sur votre contrat. 

Si vous n’êtes pas en Pial : l’administration ne peut vous demander d’intervenir sur un autre lieu de travail que celui qui est noté sur votre contrat sans vous communiquer un ordre de mission écrit. Tout ordre donné par téléphone ou par sms ne vaut rien !

Que dois-je faire lorsque l’élève que j’accompagne n’est pas là ?

Les missions des personnels AESH sont inscrites sur le contrat et dans la circulaire n° 2017-084 du 3 mai 2017, l'aide humaine individuelle, l'aide humaine mutualisée, l'accompagnement collectif dans les unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis).

L’administration peut vous demander d’utiliser ce temps sans élève, en fin d’année, pour :                      

- des actions de formation, 

- vous concerter avec le reste de l’équipe, 

- participer à l’organisation de la rentrée.

L’administration ne peut pas vous demander :

- de faire du travail administratif, 

- de surveiller la cour, 

- de prendre en charge d’autres élèves que les élèves qui bénéficient d’une notification de la MDPH ! 

Et pendant les examens ?

Vous pouvez être amené-e à accompagner un-e élève qui passe un examen (CFG, brevet, baccalauréat) dans le cadre des aménagements prévus pour les élèves en situation de handicap. Il doit vous être remis un document écrit (convocation, ordre de mission par exemple). Par contre, on ne peut pas vous demander de surveiller une salle (cela relève des missions des personnels d'enseignement), ni les couloirs.

En cas de difficultés, contactez le syndicat  SUD éducation de votre département !Le syndicat est notre force, ne restez pas isolé-e !

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 14:41

La scolarisation des élèves en situation de handicap est annoncée comme une priorité du ministère de l’Éducation nationale. Le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisé en milieu ordinaire a doublé depuis 2006 et plus de 100 000 personnels AESH les accompagnent dans leur scolarité. Néanmoins, derrière la vitrine de l’école inclusive, le ministère mène une politique de mutualisation des moyens et précarise les accompagnant-e-s.

Le 3 juin dernier, des milliers de personnels AESH, mais aussi enseignant-e-s et des parents d’élèves ont manifesté pour exiger un vrai statut, un vrai salaire pour les AESH et l’abandon des PIAL, outil de cette mutualisation.

La rentrée 2021 sera marquée par la généralisation des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé sur l’ensemble du territoire. SUD éducation refuse cette logique et y oppose une politique volontariste d’amélioration des conditions d’étude des élèves et de travail des personnels.

Partout et à toutes les échelles nous devons poursuivre la lutte ! C’est pourquoi SUD éducation appelle à la création de collectifs locaux de mobilisation : dans les villes, les départements, les académies.

 

SUD éducation revendique :

1- Un recrutement massif de personnels AESH fonctionnaires !

Les services de l’ Éducation nationale ne parvienne pas à recruter des personnels AESH. Aujourd’hui le salaire moyen d’un-e AESH est 750€ pour 24h de travail hebdomadaire.  C’est insuffisant pour vivre. Le ministère doit reconnaître le métier d’AESH en créant un vrai statut dans la Fonction Publique avec un temps complet de 24h et des augmentations importantes de salaire.

2- L’arrêt de la mutualisation des moyens !

Avec la généralisation des PIAL, les élèves ont vu leur nombre d’heures d’accompagnement baisser et les AESH accompagnent un nombre d’élèves croissant. Comment construire un véritable suivi avec l’élaboration d’outils pédagogiques lorsque les élèves ne sont accompagné-e-s que quelques heures par semaine par plusieurs personnels AESH ? La mutualisation des moyens et les PIAL sont du saupoudrage !

3- De véritables formations aux différentes formes de handicap, à leur prise en charge pédagogique, d’abord pour les AESH mais plus généralement pour tous les personnels de l’Éducation nationale !

 

Tous et toutes ensemble, AESH et tous les personnels de l’Éducation nationale, syndiqué-es et non syndiqué-es, parents d’élèves, soyons solidaires et faisons entendre notre voix, pour la scolarisation de tou-tes les élèves au sein du service public d’éducation !

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 14:41

Le Collectif national contre le Service national universel a tenu une réunion le 10 juin 2021. C’est l’occasion pour les organisations et collectifs locaux qui le composent de réaffirmer leur refus de ce projet gouvernemental. Plus que jamais, la plateforme unitaire que nous avons adoptée il y a deux ans est d’actualité.

Les ministres réquisitionnés pour aller chercher les volontaires

Inquiet de ne pas avoir ses 25 000 volontaires pour cette année 2021, le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens : un nombre considérable de ministres a été mis à contribution pour aller chercher ces jeunes volontaires, à grand renfort de réunions organisées dans les départements. L’objectif gouvernemental est tout juste atteint. Les gros efforts de persuasion qui ont été nécessaires montrent à quel point le gouvernement peine à convaincre les jeunes des bienfaits de ce projet, a fortiori s'il est rendu obligatoire. C'est un motif important de notre opposition !

Le SNU : silence dans les rangs …

La fédération nationale de la Libre pensée, membre du collectif Non au SNU, avait demandé à être reçue par la secrétaire d’Etat en charge de celui-ci. Une importante liste de questions lui avait été soumise afin de préparer au mieux la rencontre. Madame El Haïry a décidé de ne pas donner suite à cette demande !

Confier les jeunes à l’armée, c’est dangereux

On nous présente le SNU comme un moyen « d’éduquer » les jeunes mineur∙es qui y seraient astreint∙es, de leur expliquer « la république » … Nous ne sommes pas dupes des vraies intentions. Mais l’actualité rappelle aussi à quel point il serait dangereux de confier chaque année ces jeunes mineur∙es à l’institution dont nombre de responsables de haut rang viennent encore de s’illustrer à travers un appel à l’épuration ethnique du pays et à consolider « l’ordre social » par un recours à l’armée.

 

Agissons contre le SNU !

Les organisations membres du collectif poursuivent le travail d’information sur la réalité du SNU. Les collectifs locaux agissent dans les départements, pour sensibiliser les jeunes, les parents, les enseignantes et enseignants, les éducatrices et éducateurs, etc. C’est ainsi que sous l’impulsion du collectif unitaire de Meurthe-et-Moselle, les syndicats départementaux FSU, CGT Education et SUD Education ont adressé une information spécifique à 40 000 travailleuses et travailleurs de l’Education nationale en Lorraine ; c’est un exemple parmi d’autres. Nous encourageons à développer des initiatives pendant les mois d'été et prendrons une initiative nationale en novembre prochain.

Le Service national universel que le gouvernement veut rendre obligatoire pour les jeunes de 16 ans, c’est

Une opération de soumission de la jeunesse : il s’agit d’inculquer un esprit d’obéissance aux règles, un respect absolu des normes… Règles et normes qui, pour la plupart, ne visent qu’à perpétuer les inégalités et injustices inhérentes à l’organisation actuelle de la société. Cette volonté de soumission passe aussi par un contrôle renforcé, notamment à travers la mise en fiches de tous les jeunes de 16 à 25 ans ; on sait comment ce genre de fichier peut être utilisé ! Volonté de soumission, enfin, car elle ne reconnaît comme « engagement » des jeunes que les dispositifs étatiques.

La remise en cause des droits des travailleurs et travailleuses : les jeunes du SNU seront utilisé/es pour remplacer des emplois aujourd’hui occupés par des employé/es qui ont un salaire, une convention collective ou un statut, la possibilité de s’organiser syndicalement, des droits individuels et collectifs. Avec le SNU, chaque année, 800 000 jeunes seront exploité/es, sans aucun de ces droits, pour des durées variables ; ils et elles seront très vivement encouragé.es à poursuivre leur « engagement volontaire » par un service civique, dans les mêmes conditions de précarité.

Des dépenses considérables : 6 milliards €/an, selon un rapport sénatorial de 2017. Ces milliards seraient bien plus utiles pour le service public de l’Éducation, qu’aux mains des militaires !

Le renforcement de la militarisation. Encadrement militaire, levée du drapeau, chant guerrier, uniforme, parcours du combattant, raid commando, etc. contribueront à l’endoctrinement des jeunes. La propagande visera à banaliser encore plus le rôle de l’armée, alors que celle-ci est en pointe dans la répression, sur le territoire français, dans les colonies et diverses régions du monde. Sans surprise, il n’est nullement question dans le programme de pacifisme, de non-violence, ni de remise en cause du rôle de l’armée.

Le gouvernement nous dit : Il faut que les jeunes s’engagent.

Mais c’est déjà le cas !

Ils et elles s’engagent pour lutter contre le racisme, pour que cesse la destruction de la terre, pour défendre leur droit à étudier, pour le partage des richesses, pour le droit au logement, pour l’égalité des droits et contre les discriminations, etc.

Ce n’est pas à l’État de les forcer à s’engager !

Comment peut-on parler d’apprendre la citoyenneté, lorsqu’on confie l’encadrement à l’armée (qui, par ailleurs, n’était pas demandeuse) ?

Non au SNU ! Abrogation du SNU !

Campagne unitaire contre le SNU : Union pacifiste, Union syndicale Solidaires, ASSO-Solidaires, Solidaires Lycéen·nes région parisienne, Fédération Solidaires Étudiant·e·s, Fédération SUD éducation, SUNDEP Solidaires Sud Enseignement privé, Solidaires Jeunesse et Sports, Fédération SUD Collectivités territoriales, Fédération Éducation de la Confédération Nationale du Travail, CNT Santé, Éducation, Social et Territoriale de Lorraine, Fédération éducation/recherche de la CNT-SO, Émancipation tendance intersyndicale, Les Jeunesses Syndicalistes, Mouvement National Lycéen, Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Fédération nationale de la Libre Pensée, Droits Devant !!, Ni guerres ni état de guerre, Causes communes, Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre, Réseau des Centres de Recherche, d'Etude et de Formation à l'Animation et au Développement, Mouvement de la paix, ATTAC-France, Stop Fuelling War, Abolition des Armes Nucléaires – Maison de Vigilance, Mouvement de l’Objection de Conscience Nancy, GRATLIB,  Queer Education, Parti Communiste des Ouvriers de France, Europe Écologie – Les Verts, Fédération Anarchiste, Union Communiste Libertaire, L’insurgé, Les Jeunes écologistes, Union des Jeunes Révolutionnaires, Union Prolétarienne ML, Unité Communiste de Lyon, Groupe libertaire Jules Durand, Mouvement Résilience, Radio-Libertaire, Revue Silence, Arc en ciel théâtre réseau coopératif. Collectifs locaux unitaires Non au SNU Loire-Atlantique, Lyon, Bordeaux, Angoulême, Nancy, Chambéry, Hérault…

Pour rejoindre le collectif : nonsnu@lists.riseup.net

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 14:40

Le rapport de Jean-Pierre Obin, inspecteur général honoraire, sur la formation des personnels de l’Éducation nationale à la laïcité et aux valeurs de la République a été publié ce 14 mai.

Le rapport ne précise à aucun moment la conception de la laïcité et des valeurs de la République qu’il porte. Il se contente, à longueur de pages, de désigner les adversaires à combattre. Sans surprises, ils se situent tous dans le champ de l’antiracisme militant : le rapport dénonce ainsi par exemple les notions de « racisme systémique » ou d’ « islamophobie » qui seraient enseignées dans les INSPE en lieu et place de formations à la laïcité. Il dénonce les supposés « promoteurs » d’une laïcité qui « serait issue d’un compromis que la République devrait passer avec l’Islam ». Bien sûr, aucune administration de la preuve n’est tentée pour venir à l’appui de ces propos : l’objectif est bien de susciter des fantasmes nauséabonds à l’appui de l’idéologie réactionnaire du ministre et du gouvernement.

Ce rapport s’inscrit donc en tous points dans la chasse aux sorcières impulsée par les ministres Vidal et Blanquer. Il entend donner au ministère les moyens d’agir en ce sens sur la formation initiale et le recrutement. Il salue par exemple la réforme en cours des INSPE, qui permet davantage de contrôle par les ministres de tutelle. Il entend produire un référentiel commun à l’ensemble des INSPE, avec délivrance d’une certification spécifique. La réforme des INSPE, impulsée dans le cadre de la loi Blanquer de 2019 et que SUD éducation avait combattue, prend ici tout son sens : il s’agit bien d’une mise au pas de la formation des enseignant-e-s, les INSPE devenant les simples courroies de transmission de l’idéologie ministérielle. Ce changement proposé s’inscrit dans la continuité de l’action gouvernementale : l’Observatoire de la laïcité, indépendant, est supprimé au profit d’un organisme placé directement sous la tutelle du ministre de l’Intérieur.

Il en va de même en ce qui concerne la formation continue. Un plan pluriannuel est prévu, comprenant l'organisation de 2 demi-journées de formation pour 11 écoles par département et par an, et 43 collèges et lycées par académie et par an. Le rapport redoute, une nouvelle fois, la prise en charge de la formation par les services déconcentrés et les risques de « dérives idéologiques » que cette décentralisation est supposée engendrer. Il recommande donc que ce soit la DGESCO qui ait directement la responsabilité du dossier.

Enfin, le rapport est sans surprise plein de mépris pour les enseignant-e-s. Il leur reproche la faible participation aux formations « laïcité et valeurs de la République », sans jamais interroger le degré d’adaptation des formations en question aux besoins réels des enseignant-e-s. Il voit dans leur “corporatisme” et celui de leurs syndicats la principale force d’inertie qui pourrait mettre en difficulté son projet de reprise en main de la profession sur ces questions. Le fait que le rapport déplore que les enseignant-e-s estiment très majoritairement que la “diversité” est une valeur de la République, est à cet égard éloquent.

Pour SUD éducation, il faut dénoncer ce rapport pour ce qu’il est :

  • une nouvelle offensive dans le cadre de la chasse aux sorcières contre les universitaires et les chercheurs.euses dans l’enseignement supérieur

  • une volonté de reprise en main autoritaire de la formation initiale et continue des enseignant-e-s

  • un nouveau volet du corpus idéologique réactionnaire et islamophobe du ministère Blanquer

À rebours de ces objectifs réactionnaires et obscurantistes, SUD éducation revendique une école publique, gratuite, égalitaire, laïque et émancipatrice pour toutes et tous.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:48
Non à la mise en place du RIPEC – déclaration CTM ESR unitaire

Ce communiqué a été publié le 11/06/2021

Non à la mise en place du RIPEC, le nouveau système de primes pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs
Non au mépris des syndicats par le ministère  - déclaration au CTMESR du 10 juin 2021

Dans le cadre de la LPR et du protocole d’accord sur les rémunérations et les carrières, le ministère prépare une réforme pour mettre en place un régime indemnitaire des personnels enseignants et chercheurs (RIPEC) à destination des enseignants-chercheurs, des enseignantes-chercheuses, des chercheurs et des chercheuses, nouveau système de primes qui remplacerait l’essentiel des primes ou indemnités existantes à partir de l’an prochain.

 

Ce projet, dont on ne connaîtra pas la réalité des chiffres avant l’automne, veut mettre en place un régime similaire à celui qui a été mis en place pour les personnels techniques, administratifs et de bibliothèque des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, à savoir le RIFSEEP.

Le système repose sur l’instauration de trois composantes (ou blocs) : une indemnité de base liée au grade, une indemnité variable liée aux fonctions et une prime non automatique liée à « la qualité des activités et à l’engagement professionnel ». La deuxième composante, l’indemnité liée aux fonctions, est décidée par le chef d’établissement. Il s’agit d’individualiser, en transformant les primes actuelles en indemnités variables

Enfin, concernant la troisième composante, la prime individuelle, elle remplace la PEDR en allant encore plus dans la logique de prime au mérite. Pour les enseignants-chercheurs et enseignanteschercheuses, c’est un moyen d’imposer le suivi de carrière et d’affaiblir encore le rôle du CNU.

Alors que le traitement indiciaire continue d’être bloqué, ce projet participe de la politique d’individualisation de la rémunération du gouvernement par l’augmentation de la part variable, liée aux fonctions et au toujours discutable « mérite », contre la logique de carrière, menaçant ainsi l’indépendance des enseignants-chercheurs, des enseignantes-chercheuses, des chercheurs et des chercheuses.

Par ailleurs, une décision du conseil d’État a confirmé que le ministère ne pouvait choisir les interlocuteurs syndicaux avec lesquels il discute sur les questions de rémunérations. Concernant cet important projet de réforme du régime indemnitaire, il n’était prévu au départ aucune réunion préparatoire avant son passage pour avis devant le comité technique le 7 juin. Ce projet ayant été envoyé aux organisations syndicales représentées au CTMESR dans la nuit du 30 au 31 mai, soit quelques minutes avant le délai réglementaire de communication des documents, cette situation a
été dénoncée au CTMESR du 1er juin.

Lors de cette séance, le représentant du ministère a tout d’abord refusé de soumettre au vote un avis demandant que le comité technique soit repoussé et que les organisations syndicales représentatives soient convoquées pour négociation préalable. Une interruption de séance a alors été demandée par les représentants du personnel, à l’issu de laquelle ils ont unanimement demandé que le CTMESR du 7 juin soit reporté pour permettre des réunions de concertations et la rédaction d’éventuels amendements.

Sous la pression, le ministère a alors annoncé le report au 10 juin du CTMESR sur le RIPEC ainsi que la tenue d’une réunion de concertation sur le RIPEC le 3 juin.

Les organisations soussignées se félicitent de ce résultat mais ne peuvent que condamner la dérive de notre ministère qui ignore toute revendication venue des représentants des personnels et ne garde pour l’essentiel que la simple apparence formelle de dialogue dans ses relations avec les syndicats.

Les organisations soussignées alertent tout le personnel, dont les enseignants-chercheurs, enseignantes-chercheuses, chercheurs et chercheuses : cette volonté de passer en force est particulièrement dangereuse concernant ce projet de RIPEC.

Les organisations soussignées demandent au ministère de renoncer à ce projet et d’ouvrir de réelles négociations sur les rémunérations.

FO ESR, FERC CGT, SUD Education, SUD Recherche-EPST

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:48
À Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) comme ailleurs, stop à la répression anti-syndicale ! – Communiqué SUD-SNES-CGT-FO-SNALC-UNEF

Ce communiqué a été publié le 08/06/2021

Suite à l’action collective du samedi 18 janvier 2020 au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand, menée par plus de 200 personnes contre une réforme du lycée et du baccalauréat majoritairement contestée  et dont nous continuons à demander le retrait, six responsables syndicaux et syndicales sont aujourd’hui condamné-e-s.

Paco et Anna de l’UNEF, Fabien et Patrick du Snes-FSU, Frédéric de la CGT Éduc’action et Didier de SUD éducation sont condamné-e-s à un délit inscrit sur la partie B2 de leur casier judiciaire assorti d’amendes de 200 € à 400 €.

A l’origine de cette condamnation, la décision de l’administration qui a déposé une plainte alors qu’aucune dégradation ni aucune violence n’avaient été commises. Cette décision visait clairement à intimider et à tenter de faire taire toute contestation. Ce n’est pas la première fois depuis l’arrivée en poste de Jean-Michel Blanquer que des militant-e-s syndicaux-ales sont visé-e-s par une forme de répression syndicale. Face à la contestation toujours plus forte de ses réformes, le Ministre tente de museler les oppositions, quel aveu de faiblesse !

Après Melle, Cahors, Dôle, Carcassonne, Strasbourg ou Bordeaux, un pas est franchi avec cette criminalisation de l’action syndicale. Nos organisations dénoncent cette tentative supplémentaire d’intimidation.

Ces condamnation sont inacceptables. Nos organisations apportent tout leur soutien aux camarades condamné-e-s et rappellent leur opposition à toute sanction judiciaire ou administrative envers des militant-e-s dans le cadre de leur activité syndicale.

Les libertés syndicales sont inaliénables, elles sont un pilier de la démocratie. Les réponses autoritaires du Ministre sont inacceptables.

Nos organisations appellent l’ensemble des personnels à participer au rassemblement devant le rectorat de Clermont-Ferrand, le mercredi 16 juin à 15h. 

À Clermont-Ferrand comme ailleurs, ne laissons pas la répression s’installer contre les mobilisations syndicales !

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:47
Choix des spécialités : toujours plus d’élitisme

Ce communiqué a été publié le 07/06/2021

La direction de l’évaluation de la prospective et de la performance a rendu deux notes portant sur les choix des spécialités des élèves en série générale. Les conclusions sont sans appel : le choix des spécialités ne diminue pas les inégalités dans la filière générale, voire les renforce. Si les élèves choisissent majoritairement en Terminale la doublette « physique-chimie et mathématiques », la note précise qu’on observe dans cette doublette une « surreprésentation d’élèves d’origine sociale très favorisée ». La place des mathématiques est hautement représentative de ces inégalités : cette matière est conservée en enseignement de spécialité ou choisie en enseignement optionnel (« mathématiques expertes ») surtout par des élèves « d’origine sociale très favorisée ».

Loin d’observer une variété de parcours et une liberté de choix tant vantée par le ministère, la réalité de terrain pointe plutôt un conformisme au profit des élèves d’origine sociale très favorisée.

Comme SUD éducation le dénonçait avant même la mise en place de la réforme, cette prétendue liberté de choix se fait au détriment des élèves n’ayant pas accès à l’information nécessaire pour un choix d’orientation ‘’payant’’ dans leur entourage. Cela montre de nouveau le caractère néfaste et inégalitaire de cette réforme du tri social.

SUD éducation revendique toujours l’abrogation de la réforme des lycées, du bac et de parcoursup.

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:23
Motion d’actualité du Conseil Fédéral de juin 2021

Ce communiqué a été publié le 11/06/2021

Motion d’actualité du CF de juin 2021 

La période est marquée par un climat politique nauséabond. Les projets de loi “sécurité globale” et  “séparatisme” montrent que la boussole du gouvernement est aujourd’hui du côté de l’autoritarisme. La chasse aux sorcières lancée par le ministère de l’enseignement supérieur, ainsi que les diatribes de Blanquer contre la non-mixité et l’écriture inclusive sont à la fois une diversion face au mécontentement que suscite la politique néolibérale du gouvernement et une offensive réactionnaire reprenant les mots d’ordres de l’extrême-droite. Les tribunes de militaires appelant à préparer  la guerre civile, insuffisamment condamnées par le gouvernement, sont de nature à menacer la vie démocratique la plus élémentaire. La mobilisation de syndicats policiers mettant en cause la justice, avec le soutien du ministre de l’Intérieur et de responsables politiques, contribue à cette offensive factieuse. Les déclarations anticonstitutionnelles d’Emmanuel Macron sur les personnes dites sans papiers qui auraient des devoirs avant d’avoir des droits sont également un signal très inquiétant de la banalisation de la xénophobie et du racisme. La suppression de l’observatoire de la laïcité procède de la même logique. Le gouvernement met en scène un tête-à-tête électoral avec le Rassemblement national, confortant de fait celui-ci dans l’opinion publique. Enfin, les agressions racistes, et les attaques de commandos fascistes se multiplient. Face à cette situation, il s’agit dorénavant de poursuivre la dynamique de construction de cadres unitaires larges (du type de celui contre la loi sécurité globale ou des marches du 12 juin), à même de renforcer notre camp social et de faire bloc autour de son système de valeur, contre la réaction, l’intolérance et l’autoritarisme, et plus largement contre l’hégémonie des idées d’extrême-droite et des forces sociales et politiques qui l’alimentent. 

De plus, le gouvernement continue de mettre en œuvre sa politique néo-libérale de destruction des conquis sociaux et ce alors que la pandémie a déjà fragilisé de nombreuses personnes : précaires, chômeur-se-s, étudiant-e-s... La réforme de l'assurance chômage en est l'exemple type, les nombreux appels à la prétendue nécessité de mettre en place celle tant décriée des retraites sont un autre symptôme de cette volonté délétère. Les soi-disant efforts inédits des Grenelle de l'Éducation et Ségur de la Santé prouvent également que le gouvernement ne se soucie pas de ces services publics essentiels meurtris, il ose encore demander aux soignant-e-s de faire un effort bien qu'ils et elles soient à bout de force. Les revalorisations historiques – qu'il faut traduire par missions supplémentaires et primes non pérennes – ne sont que des écrans de fumée destinés à détourner l'attention des citoyen-ne-s de la casse des services publics qui se poursuit. 

En mars 2020, le confinement et son corollaire dans l’éducation, l’enseignement à distance, a fait son entrée dans les établissements scolaires, alors que ce mode d’enseignement dégradé n’est pas à la hauteur comparable de l’enseignement en classe. De nouveau, la gestion de la crise sanitaire a été catastrophique durant cette année scolaire : rien n’a été anticipé et l’année scolaire n’a été qu’une succession d’improvisations et de réorganisations permanentes. Les suppressions de postes se poursuivent, les effectifs de classe s'alourdissent, les pressions hiérarchiques augmentent, la répression antisyndicale se banalise, la liberté pédagogique est menacée. Les contre-réformes font toujours plus sentir leurs effets : mise en œuvre des réformes des lycées, programmes réactionnaires, évaluations généralisées menaçant jusqu’à l’école maternelle... Enseigner devient une lutte ! Face à la crise sanitaire qui peut être amenée à perdurer, SUD éducation réaffirme la nécessité de mettre en place un plan d’urgence pour pour l’éducation comprenant des recrutements massifs de personnels titulaires et la rénovation du bâti scolaire.

Le bac 2021 se passe dans des conditions inacceptables : inégalité entre établissements du fait des ajustements la mise en place des mesures sanitaires et des absences individuelles liées au Covid, maintien du Grand oral sans préparation, numérisation des copies… Face à cette situation, SUD éducation appelle les personnels à se réunir au plus vite et à débattre des modalités d’action, et soutient les personnels qui se mettront en grève à l’occasion des surveillance, des jurys et des corrections. 

Pour cette année exceptionnelle, SUD éducation refuse le dilemme entre contrôle continu injuste et examens finaux problématiques, et revendique la délivrance du baccalauréat et du brevet pour toutes et tous les candidat-e-s.  

Le ministère poursuit ses réformes en dépit de l’opposition des personnels. La proposition de loi Rilhac, après un passage au Sénat, n’est toujours pas revenue à l’Assemblée nationale. Si cette loi devait repasser à l’Assemblée nationale, nous nous engagerons dans la construction d’un mouvement de grève massif. La rentrée de septembre va également être marquée par la réforme de l’éducation prioritaire, avec la mise en œuvre des cités éducatives et par l’expérimentation de “contrats locaux d’accompagnement” dans trois académies. Ce chantier a pour objectif la suppression pure et simple des REP. SUD éducation appelle les personnels à construire une mobilisation d’ampleur contre cette nouvelle contre-réforme. 

Cette année a été marquée par de nombreuses luttes d’AED et AESH. Les PIAL ont encore un peu plus dégradé les conditions de travail des AESH. En cette fin d’année, il faudra aussi se battre localement pour défendre tous les renouvellements de contrats. Dès la rentrée de septembre, SUD éducation soutiendra toutes les mobilisations afin d’obtenir un véritable statut pour tous les personnels. La mobilisation autour de l’inclusion scolaire et de soutien aux AESH doit se poursuivre à la rentrée.

Les raisons de se mobiliser dans l’Éducation ne manquent donc pas. Afin de renverser la vapeur et d’obtenir enfin un plan d’urgence pour l’éducation, SUD éducation s’engage dans la construction d’un mouvement massif dans l’éducation dès septembre et mettra tout en œuvre dès maintenant pour permettre sa réussite et son ancrage dans la durée.

Pour renforcer le syndicalisme de lutte, cette rentrée de septembre 2021 doit être un grand moment de syndicalisation pour SUD éducation : les progrès importants en terme de nombre d’adhésions ces dernières années doivent se confirmer et s’amplifier, afin de construire un outil syndical ayant les moyens d’impliquer le plus grand nombre de personnels pour mener les combats qui s’imposent. 

Enfin, au-delà de notre secteur professionnel, SUD éducation soutient pleinement la perspective de construction d’une grève interprofessionnelle proposée par Solidaires à l’intersyndicale nationale interprofessionnelle, en octobre, et œuvrera à son ancrage dans le secteur de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. 

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 18:27

SUD éducation appelle à participer aux marches des fiertés

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les écoles et les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes, cette question concerne aussi les personnels qui peuvent être victimes de ces actes LGBTIphobes. L’éducation nationale est un lieu parmi d’autres d’expression des discriminations et notamment des LGBTI-phobies : injures, harcèlements, mépris affiché, « outings » forcés. SUD éducation est au côté des personnels LGBTI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à participer aux marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s !

Les manifestations des LGBTIphobies sont multiples : menaces, agressions physiques et sexuelles, viol, dégradation de biens, licenciement, insultes, rejet et ignorance, moqueries, brimades, incitations à la haine, dénigrements et préjugés véhiculés sur les personnes LGBTI, diffamation, discrimination, harcèlement, outing.

Le 17 mai, le ministère de l’éducation nationale devait publier le « vademecum » concernant l’accueil des élèves trans à l’école. Ce document n’est toujours pas publié. Il est plus que temps de relancer et impulser une véritable campagne de lutte contre les discriminations dont sont victimes les personnes LGBTI+ pour la prochaine rentrée scolaire.

La crise du Covid-19 a aggravé la situation, comme en atteste le dernier rapport de SOS homophobie. Les jeunes LGBTI+ contraint-e-s de se confiner dans des milieux familiaux hostiles, se sont retrouvé-e-s surexposé-e-s à des violences, les élèves ont été confronté-e-s au manque de moyens en termes de santé et d’accompagnement. Les infirmier-ère-s et les psyÉN sont bien trop peu nombreuses et nombreux; En tant que personnel éducatif féministe, antipatriarcal, nous avons une responsabilité particulière pour protéger et accompagner ces enfants et soutenir les collègues LGBTI. Montrons notre solidarité à l'occasion des marches des fiertés !

SUD éducation appelle à se mobiliser durant les marches des fiertés LGBTI+ qui vont se dérouler de mai à la rentrée 2021.

Pour lutter contre les LGBQTIphobies à l’école, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

La ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative, dans les enseignements et dans les projets.

L’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mettent sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre.

La mise en place de dispositifs permettant aux élèves de réfléchir aux discriminations et de déconstruire les stéréotypes.

Le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans.

Une formation initiale et continue sur les problématiques de genre pour toutes les autres catégories de personnel.

L’obligation pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, d’où qu’elles viennent (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils puissent effectuer leur parcours sans être mis en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.

Dates et lieux Marches des Fiertés 2021

à venir

Rennes, 5 juin

Lyon, 12 juin à 12h, Place Bellecour

Strasbourg, 12 juin à 14h, place de la République

Nantes 12 juin

Arras, 12 juin

Lille, 13 juin à 14h Place de la République

Clermont-Ferrand, 19 juin à 14h, Place de Jaude

Metz 19 juin

Amien, 19 juin Léon Gontier

Arles, 19 juin, 15h Place de la République

Paris, Marche des Fiertés Antiraciste et Anticapitaliste radicale, 20 juin

Paris, 26 juin - Marche des Fiertés (officielle)

Toulouse, 26 juin, 19h Place de Belfort, Queer Pride

Marseille, 3 juillet à 15h, palais Longchamp

Reims 3 juillet à 14h30, square de la gare

Annecy 17 juillet

Genève du 9 au 12 septembre

Bordeaux 12 septembre

Biarritz, 25 septembre

Montpellier, 24 et/ou 25 septembre

Grenoble, 25 septembre

Anger, 25 septembre

Toulon, 25 septembre

Toulouse, 9 octobre Marche des Fiertés (officielle)

(Ont déjà eu lieu : Orléans, 15 mai / Besançon, 15 mai / Tours 15 mai → Annulée suite menace extrême droite ! / Montpellier, 15 mai / Saint Denis de la Réunion, 16 mai / Nice, 16 mai / Amiens, 17 mai / Perpignan 17 mai / Ajaccio 17 mai / Bordeaux 17 mai / Saint Etienne 17 mai / Cayenne 17 mai → reportée / La Rochelle, 22 mai / Rouen, 22 mai / Poitiers, 22 mai)

Voir les rdv mis à jour sur https://solidaires.org/Deconfinons-nos-fiertes

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Published by SUD 61
13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 18:23

Depuis 2020, le ministère de l’Education nationale prépare une vaste réforme de la formation des enseignant-e-s ainsi que des concours. Les deux objectifs affichés sont de rendre cette formation plus professionnalisante pour mieux préparer les aspirant-e-s enseignant-e-s à leur futur métier mais aussi de renforcer l’attractivité de cette profession.

Force est de constater que ce qui est prévu risque de manquer ces deux cibles tout en dégradant fortement les conditions de la formation par la contractualisation et la diminution drastique des rémunérations. Le véritable but recherché semble au contraire de faire des économies.

Alors que :

→ l’ensemble des organisations syndicales, tous personnels confondus, ont fait part de leur opposition à cette réforme lors des réunions de comité de suivi avec le ministère, dans des publications locales ou nationales,

→ les collègues des Inspé se sont mobilisé-es au sein des universités, dans la presse, ou encore lors d’une journée de grève nationale le 11 mars dernier

→ le ministère n’a eu de cesse d’avancer toujours plus vite dans le calendrier de cette réforme pour qu’elle soit appliquée dès la rentrée 2021.

Le ministère affiche une mise en scène de dialogue alors qu’il se montre sourd à toutes les revendications des organisations syndicales. Aujourd’hui, de nombreuses zones d’ombres subsistent quant à l’application de cette réforme et promettent une rentrée 2021 des plus chaotiques.

SUD éducation vous explique les points phares de cette réforme et pourquoi elle doit être combattue.

Session de concours 2021

Si vous passez un concours du 2d degré

Vous serez fonctionnaire stagiaire en 2021-2022

Procédures d’affectations inchangées, à retrouver dans la circulaire ici :

https://www.education.gouv.fr/affectation-des-laureats-des-concours-du-second-degre-sial-9743

Titulaires d’un M1, vous devrez vous inscrire en M2 (Meef ou non)

Titulaire d’un M2, vous bénéficierez d’un parcours de formation dit “adapté” mis en place dans les Inspé (parcours différents selon les Inspé)

Si vous passez un concours du 1er degré:

Vous serez fonctionnaire stagiaire en 2021-2022

Les procédures d’affectation restent inchangées: après la proclamation des résultats du CRPE, et selon les départements, vous serez contacté-e par les services des DSDEN pour émettre des voeux sur les postes réservés aux stagiaires dans le département

Titulaire d’un M1, vous devrez vous inscrire en M2 (Meef ou non)

Titulaire d’un M2, vous bénéficierez d’un parcours de formation dit “adapté” mis en place dans les Inspé (parcours différents selon les Inspé)

Si vous avez passé le concours en 2021 mais que vous n’êtes pas lauréat-e:

Il vous faudra valider votre Master (Meef ou non)

Si vous êtes étudiant-e en master 2 Meef, on pourra vous proposer un contrat d’alternance (voir plus loin 2b) et passer le nouveau concours de la session 2022 (voir plus loin 2a)

Analyse de SUD éducation:

La concomitance de l’ancienne formation (déjà composée de deux parcours) et de la nouvelle à la rentrée 2021, ajoutée au manque d’anticipation du ministère quant aux contenus des formations risque de rendre la rentrée très compliquée notamment dans les Inspé.

Ce qui change à compter de 2022

Concours en fin de M2 (Meef ou non)

À compter de 2022, les concours externes d'enseignement ne seront accessibles qu’aux étudiant-e-s inscrit-e-s en M2 (Meef ou non) ou aux personnes déjà titulaires d’un M2.

Les épreuves du concours vont également changer avec une évolution majeure : l’introduction dans tous les concours d’un entretien de motivation destiné à vérifier la capacité du candidat à “s’approprier les valeurs de la République [et] à faire connaître et faire partager ces valeurs”. Cet entretien reprend l’idée de l’épreuve introduite durant le quinquennat Sarkozy Agir en fonctionnaire de l’État, éthique et responsable.

Analyse de SUD éducation:

Le ministère de l’Education nationale invoque un meilleur “étalement” du processus de formation et d’entrée dans le métier pour les futur-es enseignant-es en séparant la préparation du concours et diplôme (en M2) de la formation initiale et titularisation (après le M2).

Pour SUD éducation, s’il s’agit effectivement d’un étalement, il n’en reste pas moins que la dernière année du master MEEF n’est pas allégée pour autant : l’année de M2 sera particulièrement éprouvante pour toutes et tous : alternance en responsabilité de classe, validation du master Meef, obtention du concours… alors, toujours attractif ce master MEEF?

Nous percevons également le désengagement de l’État quant à la formation de ses futur-e-s agent-e-s. Le coût du master Meef revient dans sa totalité aux inscrit-es qui devront continuer à se payer leur sécu, leur logement, les frais universitaires… La belle économie!

Par ailleurs, concernant le contenu des épreuves, le nouvel oral de motivation pourrait ressembler à un entretien d’embauche visant à contrôler la future loyauté des enseignant-e-s envers l’institution. Cela signifie que l’une des épreuves contrôlant la maîtrise de contenus disciplinaires et pédagogiques disparaîtra au profit de cette nouvelle épreuve. Le ministère fait donc d’une pierre deux coups: prévenir toute velléité de résistance aux injonctions de l’institution et affaiblir l’aspect disciplinaire des concours.

Réforme du master Meef

Le contenu du master Meef a été revu depuis l’arrêté modificatif du 24 juillet 2020.

Demeurent au programme:

Un minimum de 800 heures de formation

Une alternance de contenus disciplinaires (savoirs dits “fondamentaux” pour le 1er degré), du temps consacré à la “polyvalence”, la pédagogie générale, l’évaluation, la “gestion de classe”...

Au moins 15% du temps de formation consacré à la recherche

NB de SUD éducation :

Chaque Inspé fixe le contenu de la formation du Master Meef, à partir de ces grands principes généraux.

La nouveauté actée depuis 2020 réside dans la mise en place d’un volet plus "professionnalisant" de la formation.

En effet, 18 semaines de stage dits “SOPA”, (stages d’observation et de pratique accompagnée) dans les établissements scolaires, et ce dès l’année de M1.

Ces 18 semaines de stage ne seront pas réalisées si vous avez accès à un contrat d’alternant-e (voir ci-après).

Analyse de SUD éducation:

Malgré les alertes lancées depuis des mois par les enseignant-e-s des Inspé en charge du master Meef, le ministère s’entête sur une organisation qui fait toujours débat au sein des équipes universitaires :

- 800 heures de formation avec un cadrage qui reste flou en termes de contenus

- 33% des enseignant-es du master MEEF seront des enseignant-es exerçant par ailleurs en établissements scolaires

- Mise en place d’outils d’évaluation qui mettront en concurrence les INSPE

- Reprise en main par le ministère concernant la nomination des directeurs-trices d’INSPE au détriment de l’université

Le parcours d’alternant-e en master Meef

Autre nouveauté : l’alternance (qui n’est pas obligatoire).

Vous serez étudiant-e, en CDD d’1 an payé 722€ net/mois, employé-e par le rectorat en tiers temps, (6h à 12h/semaine dans le 1er degré, 6h à 9h/semaine dans le 2d degré).

Vous prendrez complètement en charge une/des classes (1 dans le 1er degré, 2 ou 3 dans le 2nd degré) et votre service sera :

1- soit en continu pendant une année scolaire en M1 ou M2

2- soit en différentes périodes étalées sur plusieurs semestres du M1 et M2 (S2-S3 ou S3-S4)

3- soit vous commencez en périodes et terminez en continu.

Un-e tuteur-trice Inspé et un-e tuteur-trice de terrain évalueront votre stage en alternance.

Si vous démissionnez → vous ferez un stage ou signerez un nouveau CDD d’alternance jusqu’à atteindre les 18 semaines d’expérience professionnelle nécessaires à la validation du master Meef.

Analyse de SUD éducation:

Les étudiant-e-s alternant-e-s auront des années de master très chargées en devant jongler entre la formation Inspé, la préparation au concours, leur travail avec les classes, tout cela avec une rémunération bien moindre que celle des fonctionnaires stagiaires actuel-le-s ! Ils et elles seront en responsabilité devant des classes sans avoir passé de concours, parfois après seulement 6 mois de formation !

De plus, la pression est énorme, car la validation de ces stages est nécessaire pour valider le master et ne pas perdre le bénéfice du concours (obligation d’avoir un master pour être stagiaire). Les étudiant-e-s ayant validé/obtenu le concours ou master ou le stage mais pas le reste seront naturellement encouragé-es à devenir contratuel-le-s.

SUD éducation dénonce cette nouvelle forme d’alternance comprise dans la réforme de la formation et du recrutement des futur-e-s enseignant-e-s.

Année de fonctionnaire stagiaire post-M2

L’année scolaire 2021-2022 sera la dernière année constituée d’enseignant-es fonctionnaires stagiaires ET étudiant-es avec la formule mi-temps en classe, mi-temps en formation (M2 Meef ou parcours adaptés pour celles-ceux qui ont déjà validé un M2).

A compter de la rentrée 2022-2023, l’année de fonctionnaires stagiaires sera donc réservée aux titulaires d’un M2 (Meef ou non) ET lauréat-es d’un concours d’enseignement.

Le ministère considère désormais que la formation initiale sera “adaptée et personnalisée” durant cette année-là:

Titulaires d’un Master Meef avec contrat d’étudiant-e alternant-e, vous serez à temps-plein en responsabilité de classe, avec un “tutorat adapté”

Titulaires d’un Master Meef sans contrat d’étudiant-e alternant-e, vous serez également à temps-plein en classe, mais avec des décharges de service pour suivre des formations (quotité non précisée à ce jour)

Titulaires d’un autre Master, vous serez à mi-temps en classe et à mi-temps en formation

Le ministère précise que les temps de formation seront pilotés et organisés par les Inspé.

Analyse de SUD éducation:

A ce jour, de nombreuses zones d’ombres demeurent sur cette année “post-M2 et concours” :

Quelle gratification indemnitaire pour les fonctionnaires stagiaires qui auront été étudiant-es alternant-es en Master ?

Comment seront valorisés les parcours antérieurs: PPPE, Pré-pro AED ?

Quel et qui organisera le suivi des fonctionnaires stagiaires?

Quelles seront les conditions de titularisation?

La précipitation du ministère qui refuse d’écouter les revendications et les alertes remontées par les organisations syndicales, le milieu universitaire, les enseignant-es des Inspé risque, une fois de plus de mettre à mal cette énième réforme de la formation des enseignant-es!

Désorganisation et précarisation de l’entrée dans le métier sont devenus les maîtres mots de ce qui se prépare aujourd’hui pour nos futur-es collègues de demain...

Autres parcours

Nouveauté 2021: Le PPPE

Un dispositif sera créé dès la rentrée 2021 pour pré-professionnaliser les étudiant-e-s et les préparer à devenir professeurs des écoles : le PPPE (Parcours Préparatoire au Professorat des Écoles).

Il s'agira d'une classe préparatoire d'une durée de 3 ans dans laquelle les étudiant-e-s alterneront cours au lycée et à l'université. Le PPPE sera adossé à une licence (ex : mathématiques, lettres, sciences de l’éducation…)

Les étudiant-e-s suivront surtout des cours de disciplines scolaires au lycée et des cours d’approfondissement et d’initiation à la recherche dans la matière de leur licence à l’université. Ils et elles effectueront aussi quelques stages en école.

Analyse de SUD éducation:

Le ministère lance ce parcours dans le but d’améliorer l’attractivité du métier de professeur des écoles et d’amener un public modeste à se préparer de façon exigeante au CRPE. Cependant, le PPPE ne concernera que 1000 étudiant-e-s (24 classes de 30 à 40 élèves sur toute la France) à la rentrée 2021, quelques centaines de plus pour les rentrées suivantes, ce qui représentera au maximum 15% des lauréat-e-s chaque année au concours du CRPE. On voit ainsi mal comment le PPPE parviendrait, seul, à inciter massivement des jeunes à se tourner vers l’enseignement. En outre, on peut se demander s’il n’était pas possible de créer un parcours similaire à l’université dans le cadre d’une licence pluridisciplinaire.

Nous nous interrogeons par ailleurs sur les moyens qui seront attribués aux lycées mettant en place ces dispositifs PPPE et sur le fait que par ce nouveau “parcours”, certains-es futur-es collègues auront eu moins accès à l’université que les autres.

Si le PPPE s’avère être une formation de qualité, cela engendrera des inégalités avec celles et ceux qui suivront “simplement” une licence à l’université.

Maintien du dispositif de prépro AED

Depuis la rentrée 2019, il est désormais possible de devenir enseignant-e dès la seconde année de licence et ce jusqu’à la première année de master. Des contrats précaires pour étudiant-e-s mais pour le ministère, une aubaine d’avoir des « enseignant-e-s » sous-payé-es (services de 8h par semaine en école ou en collège) :

- 700€ nets/mois en L2

- 963€ nets/mois en L3

- 980€ nets/mois en M1

(Ces rémunérations peuvent être cumulées avec les montants de la bourse d’étude sur critères sociaux)

Les étudiant-e-s AED en prépo se verront attribuer de plus en plus de tâches :

En L2: observation interventions ponctuelles, aide aux devoirs

En L3: participation à l’AP et l’APC ainsi que des interventions plus fréquentes

En M1: service d’enseignement en responsabilité de 6h ou interventions sur des séquences pédagogiques complètes

Analyse de SUD éducation:

Ces contrats pour étudiant-es sont une aubaine d’avoir des « enseignant-e-s » sous-payé-es (services de 8h par semaine en école ou en collège). Par ailleurs, à compter de la rentrée 2021, les étudiant-es en M1 seront en responsabilité de classe ce qui sous-entend, notamment pour le second degré: une ponction sur les DHG pour permettre la mise en œuvre de ces contrats, une désorganisation pour les équipes enseignantes en place. Pour SUD éducation, les étudiant-es ne doivent pas devenir des enseignant-es sous-payé-e-s et sous-formé-e-s ! Ils et elles ne doivent pas devenir une variable d’ajustement supplémentaire pour pallier les manques de postes statutaires.

Les revendications de SUD éducation

Cette réforme, accompagnée de divers dispositifs de parcours de formation, précarisera encore davantage les étudiant-e-s et ouvrira la porte à une contractualisation massive de la profession. De surcroît, elle n’est pas plus professionnalisante et risque de détourner encore davantage d’étudiant-e-s du métier d’enseignant-e et du Master MEEF, rendu difficile à suivre, en particulier.

C’est pourquoi SUD éducation demande le retrait de cette réforme, problématique sur le fond comme sur la manière de la mettre en place.

SUD éducation revendique, en lieu et place de cette contre-réforme, une véritable formation exigeante et rémunérée permettant la mise en œuvre d’un service public de l’éducation digne de ce nom. Notre jeunesse et la société méritent qu’on y consacre des moyens.

Cela passerait par :

Pour le recrutement :

Le retour à un concours de recrutement à Bac+3 (niveau licence), suivi de 2 années de formation rémunérées et validées par l’attribution d’un Master pour toutes et tous les professeur-e s.

Pour l’année de stage ( à partir de bac + 3) :

Un allègement de service : pas plus d’un tiers du temps de service devant les classes

Une formation renforcée sur le temps de service, assurée par des formateurs-trices pour tou-te s les stagiaires

Une formation de qualité avec une décharge de service pour les tuteurs et les tutrices

Un dispositif particulier pour soutenir ceux/celles qui sont en difficulté

Une formation aux pédagogies coopératives ou alternatives (Freinet, pédagogie nouvelle, pédagogie institutionnelle, GFEN, etc) pendant la formation initiale

Une formation sur les thématiques de l’égalité filles-garçons, de lutte contre les LGBTIphobies, de lutte contre le racisme et la xénophobie

Une réelle formation à l’inclusion des élèves en situation de handicap

Une harmonisation des procédures de titularisation dans toutes les académies, garantissant l’équité et les droits des stagiaires avec un contrôle paritaire lors des étapes de titularisation.

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