11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 15:04

Répression du mouvement social : quand une épidémie en cache une autre !

https://solidaires.org/Repression-du-mouvement-social-quand-une-epidemie-en-cache-une-autre

Ayant perdu la bataille de la communication, le gouvernement s’enfonce toujours plus loin dans la répression violente pour tenter de faire taire la parole dissidente à son monde et ses politiques antisociales. A Paris et Lille ce samedi 7 mars mais également à Nantes tout au long de ce week end, les manifestations féministes ont été l’objet d’une répression brutale jamais vue de la part de la police et notamment celle sous les ordres du tristement célèbre préfet Lallement. A telle enseigne que le gouvernement lui même s’est senti obligé de réagir, déclarant demander un rapport sur les évènements de Paris. Matraques, agressions physiques et gaz lacrymogènes, usage de chiens lâché sur les manifestant-es le 6 à Lille, telle fut donc la réponse du pouvoir à la dénonciation des violences sexistes, sexuelles et machistes, signifiant ainsi à quel point le système patriarcal dispose de soutiens puissants.

Mais c’est aussi à Nancy, La Roche sur Yon, en Aveyron ou encore à Chalon sur Saône, dans les entreprises et dans les administrations qu’une épidémie de répression antisyndicale et autoritaire s’abat sur les militant.es syndicalistes dont Solidaires engagé.es dans la lutte contre la réforme des retraites. Convocations au commissariat pour « entraves à la libre circulation » ou « à la liberté du travail » puis poursuites devant le tribunal pour des faits qui déboucheront espérons-le sur des relaxes, conseils de discipline dans les entreprises : c’est la possibilité même de s’opposer aux projets antisociaux du gouvernement qui est dans le collimateur. Il s’agit là encore de faire peur et intimider celles et ceux qui font entendre pacifiquement et démocratiquement leur opposition à un ordre social violent et un projet de loi retraites sur lequel le gouvernement s’obstine dans l’erreur et l’impose malgré son impopularité par la violence et par la procédure sans débats du 49-3.

Face au virus autoritaire d’un pouvoir aux abois qui n’a d’autres arguments que pratiquer la répression, Solidaires appelle à soutenir sans réserve les militant-es visé-es par cette répression aveugle. Elle appelle à renforcer massivement le rapport de force qui, fort du soutien majoritaire, nous fera gagner sur la bataille des retraites. Ce n’est certainement pas l’appareil judiciaire, par ailleurs lui-même en révolte en partie contre ce projet de loi injuste, qui tranchera ce conflit social : ce sera à la mobilisation forte des travailleurs-euses d’imposer son retrait.

Tout au long du mois de mars et au besoin ensuite, rassemblons-nous, manifestons, grévillons pour imposer un autre monde que celui imposé par ce pouvoir illégitime !

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 15:03

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 15:01

https://www.sudeducation.org/Exigeons-la-prime-REP-et-REP-pour-les-AED-et-les-AESH.html

Depuis la création des REP (réseaux d’éducation prioritaires) en 2014, les personnels touchent une indemnité au nom de la spécificité de leur travail et la pénibilité de leurs conditions de travail. Tous les personnels ? Non. Malgré la communication du ministère de Jean-Michel Blanquer à la rentrée 2018 qui avait pu le laisser espérer, les Assistant-e-s d’Éducation et les Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap ne perçoivent toujours pas l’indemnité REP, autour de 208 euros pour un contrat annuel d’une quotité de 50 %. Pourtant AED et AESH font partie du personnel d’encadrement et d’accompagnement et contribuent au même titre que les autres personnels, titulaires ou non titulaires, à la réussite de tous les élèves en éducation prioritaire. Ils et elles sont confronté-e-s directement à la grande difficulté des élèves en vie scolaire et en classe et participent pour une part plus qu’importante à la bonne marche des établissements REP ou REP +. Cette injustice flagrante contrevient à l’égalité de traitement des agents de la fonction publique.

La brochure pour se mobiliser pour demander la prime REP/REP + :

PDF - 1.2 Mo PDF - 1.2 Mo

journal prime rep rep +

SUD éducation revendique le versement de l’indemnité REP à tous les personnels travaillant en éducation prioritaire.

SUD éducation invite :

- chaque AESH et AED travaillant en éducation prioritaire à envoyer massivement un courrier de réclamation à leur administration (modèles pages 5 et 6 de la brochure). L’administration a deux mois pour vous répondre. Une absence de réponse équivaut à refus. Pour la suite des démarches (recours et tribunal administratif, contacter votre syndicat SUD éducation local).

- l’ensemble des personnels titulaires ou non titulaires à faire voter des motions (cf modèle de motion ci-dessous dans les conseils d’administration et les conseils d’école.

PDF - 19.3 ko PDF - 19.3 ko

motion exigeons la prime REP

Au-delà du versement de l’indemnité REP à tous les personnels travaillant en éducation prioritaire, SUD éducation revendique une augmentation de salaire pour tous les contractuel-le-s et leur titularisation immédiate sans condition de nationalité ni de diplôme

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 15:00

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Du-9-au-13-mars-Roulons-pour-nos-retraites-de-Nancy-a-l-Assemblee-Nationale-SUD.html

Le lundi 9 mars, un cortège à vélo partira de Nancy pour rejoindre le vendredi 13 mars l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites.

A l’instar des camarades parti-e-s de Laval, qui ont marché de la Mayenne à Paris, ils et elles remettront aux député-e-s un cahier de doléances nourri des réflexions des personnes rencontrées tout au long du trajet, de Nancy à Paris en passant par Commercy, Saint-Dizier, Joinville, Troyes, Provins.

Les doléances et les ébauches d’autres projets de société seront recueillies durant une semaine sur un temps de grève, de retraite, de congé. Les habitant-e-s des communes traversées sont invité-e-s à venir discuter avec eux et elles, à écrire ou à dire leurs idées pour une société plus juste. Chaque soirée sera animée : rassemblements, repas partagés, projection de films sur le thème des retraites, de la lutte, de la lutte des femmes en première ligne de cette réforme.

La fédération SUD éducation soutient cette initiative, et appelle l’ensemble des personnes mobilisées contre la réforme des retraites à les rejoindre tout au long de leur parcours.

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:59

Communiqué de SUD éducation

https://www.sudeducation.org/SUD-education-denonce-le-coup-de-communication-de-Blanquer-sur-une-pretendue.html

Jean-Michel Blanquer a une fois de plus communiqué sur « une grande enquête par Internet qui va nous permettre, auprès des 850 000 professeurs, de connaître à la fois leur ressenti, leurs préconisations, leurs idées, leur volonté ». L’aspect inédit de cette enquête réside uniquement dans la communication dans tous les médias.

Depuis le 5 décembre, les personnels de l’éducation, et particulièrement les femmes, les grandes perdantes, expriment dans la rue leur refus de cette contre-réforme des retraites qui ne fera qu’aggraver leurs conditions de travail et de vie : travailler plus longtemps pour une pension plus faible. Après une grève inédite du bac et suite à une forte mobilisation contre les E3C, le ministre a choisi de minimiser la colère et le mécontentement des personnels et de réprimer violemment lycéen-ne-s et enseignant-e-s avec des gardes à vues et des conseils de discipline. Après le suicide de Christine Renon et une forte mobilisation pour dénoncer la souffrance au travail et la dégradation des conditions de travail, les personnels ne sont toujours pas entendus. Pour la rémunération des enseignant-e-s, après avoir promis d’augmenter les enseignant-e-s et après avoir été pris en flagrant délit de mensonge, le ministre a dû se résoudre à s’engager dans un avenir lointain à augmenter des enseignant-e-s, notamment les jeunes.

Après toutes ces mobilisations, le ministre lance une enquête “anonyme” et “confidentielle” entre le 3 et le 17 mars pour interroger des professeur-e-s qui ne cessent de s’exprimer et que le ministre s’entête à ne pas entendre.

Ce questionnaire est inacceptable pour plusieurs raisons :

  • d’une part, sur le plan technique, le questionnaire est un non-sens : non seulement aucun élément de méthode n’est donné sur le traitement des données, mais surtout, n’importe qui peut le remplir, et autant de fois qu’il veut. Quelles que soient les conclusions que va en tirer le ministre, qui seront à n’en pas douter favorables à sa politique, SUD éducation dénonce d’ores et déjà le fait qu’elles ne correspondront à aucune réalité.
  • d’autre part, sur le plan de la méthode, SUD éducation dénonce un mépris pour les organisations syndicales qui reflète le mépris qu’a le ministre pour les personnels. En effet, le ministre entend directement communiquer avec les personnels, alors qu’il ne tient par ailleurs aucun compte des avis des syndicats exprimés dans les instances.
  • enfin, il entretient le flou autour de la finalité même de cette enquête qui questionne la formation, la rémunération, les relations hiérarchiques, l’usage du numérique, la relation avec les parents, l’autorité de l’enseignant-e. Il est manifeste, à travers des questions très orientées, qu’il s’agit avant tout d’apporter une caution à différents aspects de la politique ministérielle.

SUD éducation dénonce cette mascarade et l’instrumentalisation de cette enquête dont l’objectif est avant tout d’apporter une caution à l’ensemble des réformes menées par le ministère.

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:58

Lycée Desfonstaines (Melles – 79) : SUD éducation dénonce une répression anti-syndicale

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Lycee-Desfontaines-Melles-79-SUD-education-denonce-une-repression-anti.html

Dans le cadre des mobilisations contre la réforme du bac et la passation des E3C, les collègues du lycée Desfontaines de Melle sont très mobilisé-e-s. Ils et elles ont déjà subi la répression et des intimidations de la part du rectorat. Ce dernier passe à la vitesse supérieure en tentant de sanctionner trois des professeur-e-s du mouvement. Ils et elles sont convoqué-e-s à partir du 10 mars pendant trois jours d’affilée. 

La fédération SUD éducation exige l’arrêt des sanctions et menaces contre les personnels mobilisés, à Melles comme ailleurs. 

L’intersyndicale des Deux-Sèvres appelle à la grève et au rassemblement le mardi 10 mars devant le rectorat de Poitiers à 9h. La fédération SUD éducation s’inscrit dans cette démarche et appelle l’ensemble des soutiens à se rendre en nombre devant le rectorat.  

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:58

Coronavirus : SUD éducation intervient auprès du ministère pour les droits des personnels

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Coronavirus-SUD-education-intervient-au-ministere-pour-les-droits-des.html

Vendredi 6 mars 2020, SUD éducation s’est rendue avec d’autres organisations syndicales au Ministère de l’éducation nationale à une réunion qui portait sur l’épidémie en cours, en présence de la DGRH du ministère.

Pour SUD éducation, cette réunion a été l’occasion d’interpeller la DGRH sur plusieurs points. En premier lieu, SUD éducation a rappelé que le bâti scolaire dégradé n’offre pas des conditions d’hygiène correctes dans les sanitaires. De même, les produits sanitaires manquent souvent cruellement. Ce qui d’ordinaire est une gêne devient dangereux en période d’épidémie.

Ensuite, SUD éducation a rectifié les propos du ministre Blanquer qui avait osé déclarer dans les médias contre l’évidence que le droit de retrait pour un danger grave et imminent ne s’appliquerait pas. Or la situation des personnels vulnérables, en particulier les personnels immuno-déprimés ou âgés et les femmes enceintes, justifie évidemment des mesures de précaution qui s’appliquent dans le cadre du droit de retrait. La DRGH a été obligé d’en convenir, et a indiqué n’avoir pas de solution précise à proposer à part demander aux médecins généralistes de prescrire des arrêts de travail.

Dans ce cadre, SUD éducation a également interpellé les services pour obtenir l’assurance que les jours de carences ne seraient pas prélevés durant les absences des personnels en congé maladie, ou en raison de leur éloignement contraint du lieu de travail, par l’administration.

Enfin, SUD éducation a rappelé au ministère que le télétravail dans la fonction publique ne relève pas d’une simple décision ministérielle : le statut prévoit un accord explicite de l’agent-e. Il est également nécessaire que le matériel (informatique, connexion…) soit fourni par l’administration. Contrairement aux dires du ministre, il n’existe actuellement pas de cadre réglementaire pour imposer le télétravail.

Durant cet épisode, SUD éducation continuera à défendre la santé et les conditions de travail des personnels face aux postures et aux affirmations à l’emporte-pièce du ministre.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:56

Bientôt, les professeur-e-s des écoles souhaitant changer d’affectation sur leur département pourront participer au mouvement intra-départemental.

Cette participation est obligatoire pour les enseignant-e-s dans ces situations :
stagiaires,
- en poste provisoire,
- nouveaux ou nouvelles arrivant-e-s dans le département,
- en stage de spécialisation,
- touché-e-s par une mesure de carte scolaire.

Chaque département ayant sa propre circulaire, n’hésitez pas à contacter votre syndicat SUD éducation local pour des conseils ou pour des informations.

Les Principales étapes du mouvement
Pour participer au mouvement intra-départemental, vous devez suivre les étapes suivantes :
- Saisie des vœux au moyen du système d’information et d’aide pour les mutations (SIAM) via votre compte I-Prof ;
- Réception à la fin de la campagne de saisie d’un accusé de réception sur votre boîte électronique ;
- Vérification de l’accusé de réception et remontées des éventuelles modifications à apporter ;
- Consultation du résultat de votre demande sur SIAM.

Le barème est fixé par le/la DASEN. Vous pouvez consulter les éléments pris en compte pour son calcul dans la circulaire départementale.

Jusque là, les enseignant-e-s qui à l’issue de cette phase n’obtenaient pas d’affectation à titre définitif pouvaient être affecté-e-s à titre provisoire sur les postes restés vacants.

Le ministre a décidé l’année dernière de changer les règles du mouvement intra, dans le but qu’il ne reste qu’un seul mouvement. L’objectif n’est de laisser la place que pour des ajustements à la marge. Il s’agit de nommer le plus possible de collègues à titre définitif, y compris sur des postes qu’ils et elles n’ont pas demandés. C’est pour cette raison que les « vœux » larges obligatoires (poste de remplaçant-e-s sur des bassins, etc) ont été indroduits et que le nombre de postes à profils a augmenté. SUD éducation dénonce cette atteinte au droit à la mobilité.

L’outil informatique ministériel employé pour la première fois en 2019 a engendré de nombreux dysfonctionnements (problèmes techniques d’ouverture du serveur, inadéquations entre des cahiers de postes et le logiciel, erreurs dans les barèmes et dans les affectations...) et un retard sans précédent dans le calendrier avec un résultat fin juin.

En cette année scolaire 2019-2020, depuis la réforme de la fonction publique, les syndicats ne siègent plus en commission paritaire dans les cadres des mouvements inter-départemental et intra-départemental. Ils n’auront donc plus la possibilité d’exercer un contrôle sur les barèmes et les éventuelles erreurs commises par l’administration, ni d’émettre des avis sur l’ensemble des mouvements.
Cette décision marque une nouvelle étape dans le déni des droits des personnels et de leurs carrières. Le paritarisme, sans qu’il soit idéalisé par SUD éducation, permettait aux organisations syndicales de contrôler les mutations afin d’éviter certaines dérives.

SUD éducation agissait dans le sens du respect des barèmes et de l’équité entre personnels au sein de ces commissions paritaires départementales (CAPD), et les utilisait comme caisses de résonance des revendications des personnels.

Désormais, les recours devront être individuels et les situations ne pourront plus être améliorées. N’hésitez pas à vous rapprocher de SUD éducation dans votre département afin d’être conseillé-e avant le mouvement et après les décisions de l’administration.

SUD éducation revendique :
• le maintien de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes,
• la suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières,
• le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres,
• le maintien de l’a
ectation sur des postes précis et non sur des zones. Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques,
• l’a
ectation à titre provisoire des enseignant-e-s actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement,
• l’examen des notes de service départementales du mouvement en CAPD.
• le contrôle des opérations du mouvement en CAPD par les élu-e-s du personnel.

Chaque département ayant sa propre circulaire, n’hésitez pas à contacter votre syndicat SUD éducation local pour des conseils ou pour des informations.

Texte de référence : Mobilité des personnels enseignants du premier degré - Rentrée scolaire 2020
Note de service n° 2019-163 du 13 novembre 2019

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:55

Mutations interacadémiques 2020 : fin des commissions paritaires et opacité complète des opérations de mutation

https://www.sudeducation.org/Mutations-interacademiques-2020-fin-des-commissions-paritaires-et-opacite.html

Ce 4 mars 2020 sont tombés les résultats pour les mutations inter-académique 2020. C’est la première session de mutation sans la tenue de commission mixte paritaire qui assurait un traitement égalitaire et transparent des mutations des agent-e-s.

La baisse continue des postes aux concours, traduction d’une logique budgétaire qui prime sur l’intérêt des élèves et des personnels, ne peut qu’inquiéter nos collègues quant aux capacités futures de « mobilité » ; le président lui-même annonce l’accroissement du recours aux personnels précaires déjà en plein développement.
Or, malgré la hausse du nombre d’élèves attendu-e-s pour la rentrée 2020 et l’hémorragie avec la suppression de 80 000 postes depuis les années 2000, le gouvernement compte supprimer de nouveau entre 2000 et 3000 postes. Pour faire face aux besoins, il compte augmenter encore la précarité, notamment par le recours aux AED pour des fonctions d’enseignements. Pour SUD éducation, c’est l’inverse qu’il faudrait faire, c’est-à-dire créer les postes de titulaires dont nous avons besoin et non boucher les trous par la multiplication des travailleurs et travailleuses précaires.

Nous avons à de nombreuse reprises dénoncé le projet de loi « transformation de la Fonction publique » qui a dynamité les CAP, nous inquiétant du manque de transparence du mouvement et des inégalités qui en découle.

Nos craintes étaient fondées. Tout d’abord le mouvement ne s’est pas fluidifié, les barres dans beaucoup de matière restent très hautes. Il est de fait difficile pour de nombreux collègues d’obtenir une mutation lorsqu’on ne fait pas partie d’une cellule familiale normée, par exemple pour un-e collègue célibataire sans enfant.
Nous avons aussi observé un manque de transparence dans l’attribution des bonifications, par exemple selon les académies, les CIMM (Centre des Intérêt Moraux et Matériel pour retourner dans l’académie d’origine pour certains territoires) ou les bonifications de rapprochement de conjoint ne sont pas attribuées de manière égalitaire. Sans l’intervention du paritarisme, les recours des collègues ont majoritairement été tentés en vains. Ceci nous semble une rupture dans l’équité de traitement des fonctionnaires. Pas à pas, nous nous éloignons du principe d’un droit à la mobilité choisie et volontaire pour tous les personnels, dans le cadre d’un mouvement national aux règles transparentes et identiques pour toutes et tous.

Pour SUD éducation, des mesures simples dans le cadre du mouvement sont à prendre pour faciliter l’accès au droit à la mobilité :

1/ revenir sur le nombre trop élevé de postes spécifiques et de postes « réservés », qui remet en cause le caractère égalitaire et transparent du mouvement et retire chaque année un nombre important de possibilités de mutation pour les collègues (à l’inter et à l’intra).
2/ Permettre un traitement égalitaire entre les académies pour les bonifications.
3/ Mettre en place une réelle réflexion quant aux capacités d’accueil ou de calibrage des académies par discipline.

Dans ce contexte SUD éducation revendique :

• La création de postes statutaires à hauteur des besoins, l’arrêt du recrutement de précaires et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires en exercice.
• Une baisse significative du temps de travail qui serait un outil de création de postes et donc de fluidité du mouvement. Toute charge de travail supplémentaire doit donc se traduire non par l’attribution d’une prime mais par une diminution du temps de travail contrairement à ce qui est prévu dans les nouveaux statuts des enseignant‑es du second degré.
• La suppression de la seconde HSA imposée et la fin de la course aux HSA qui masquent la baisse des salaires et le gel du point d’indice.
• Le principe d’un droit à la mobilité choisie et volontaire pour tous les personnels, dans le cadre d’un mouvement national aux règles transparentes et identiques pour toutes et tous.
• Le rétablissement des commissions paritaires pour la gestion des mutations, seules à mêmes de traiter égalitairement et en toute transparence les dossiers de tou-te-s les agent-e-s.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 14:54

Communiqué intersyndical CGT-FSU-SUD

https://www.sudeducation.org/Lettre-ouverte-a-Monsieur-Jean-Michel-Blanquer-ministre-de-l-Education.html

Monsieur le ministre,

Des représentantes de nos organisations CGT Éduc’action, FSU, SUD éducation ont publié une tribune dans Le Monde sur les violences sexistes et sexuelles dans l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche le 22 novembre 2019. Elles y dénonçaient les manquements des services de l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur et la recherche en matière de protection des victimes de violences sexuelles et sexistes et l’impunité qui en résulte.

D’après l’enquête du Défenseur des droits, 20 % des femmes actives déclarent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle ; près de 30 % des victimes n’en parlent à personne. 40 % des femmes interrogées indiquent que lorsqu’elles ont dénoncé les faits, la résolution s’est opérée à leur détriment.

Le MEN emploie 814 500 femmes et 322 300 hommes.
Dans un ministère féminisé à plus de 68 %, la lutte contre les violences sexistes et sexuelles doit être aussi une priorité.

La loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires garantit aux agent-es de la Fonction publique une protection contre les violences physiques et verbales dont ils et elles pourraient être victimes, ainsi que les situations de harcèlement sexuel ou moral. Son article 6 bis a été modifié pour inclure la notion d’agissements sexistes.

Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail est une obligation légale du ministère employeur. L’employeur doit protéger les agent-es victimes de violences lorsqu’elles sont détectées sur le lieu de travail, et ce, y compris si elles sont extra-professionnelles. Les violences conjugales sont d’ailleurs maintenant mentionnées explicitement dans l’accord égalité femmes hommes dans la Fonction publique.

Depuis la circulaire du 9 mars 2018, les ministères relevant de la Fonction publique sont tenus de mettre en place une politique de prévention et de protection des victimes de violences sexuelles et sexistes au travail.

Cette circulaire prévoit aussi un certain nombre de dispositifs d’accompagnement des victimes comme la mise en place de cellules d’écoute garantissant un accueil de qualité, la confidentialité, l’expertise et la rapidité. Or, nous avons constaté que ces cellules d’écoutes sont rarement mises en place. Lorsqu’elles le sont, elles ne répondent bien souvent pas aux exigences posées par la circulaire. Aucune formation de qualité des personnels référents sur ces questions n’est organisée au sein de l’institution. Et aucun bilan n’a été présenté dans les rectorats aux instances administratives.

Des académies sont pilotes dans la mise en place de ce type de dispositifs. Qu’en est-il concrètement ? Quels indicateurs et évaluations avez-vous à nous transmettre pour analyser leur effectivité et proposer des perspectives d’actions ?

Nous observons que trop souvent les autorités académiques n’informent pas les personnels sur les possibilités de solliciter la protection fonctionnelle. Lorsque, accompagné-es par nos organisations syndicales, la protection fonctionnelle est accordée, les directions ne mettent en place aucune mesure de prévention ni de réparation, alors même que la loi les y contraint.
Cette protection fonctionnelle lorsqu’elle est obtenue se borne trop souvent à une assistance juridique a minima qui ne permet pas aux victimes d’être réellement protégées. Il s’agit pourtant d’un des enjeux cruciaux de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles au travail.

Le ministère doit impérativement et urgemment traiter ces problématiques et endiguer ces phénomènes de violences qui existent au sein de l’institution.

Monsieur le Ministre, nos organisations syndicales vous interpellent : elles demandent l’application de la circulaire du 9 mars 2018 et réclament dans ce cadre des mesures supplémentaires de protections des victimes, notamment :
—  la mise en œuvre par les Ressources humaines de solutions de mobilité géographique en cas de situation exceptionnelle (et indépendamment de l’éloignement de l’agresseur), sur rapport de l’assistant-e social-e et avec l’accord des victimes.
—  L’octroi par l’administration de 10 jours d’autorisation spéciale d’absence fractionnables pour que les personnes victimes de violences puissent réaliser les démarches administratives et judiciaires requises.
—  L’action de l’administration sur la base des présomptions de discrimination qui découlent sur la base des faits rapportés par la victime comme le prévoit la loi 2008-496 du 4 mai 2008.
—  de véritables négociations et des moyens fléchés pour mettre en œuvre l’axe 5 de l’accord égalité professionnelle 2018 dans la Fonction publique.

Alors que les femmes sont les grandes perdantes de la réforme des retraites, qu’elles subissent les inégalités salariales et la plus grande part des emplois précaires souvent à temps partiel, le gouvernement doit cesser sa politique de précarisation des femmes et mettre en œuvre une politique ambitieuse de lutte contre les violences. Le ministère de l’Éducation nationale doit prendre ses responsabilités et décliner cette politique dans son secteur.

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