3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 11:12

Alençon à l'appel de RESF/UCIJ

Mardi 5 novembre à 18h30

devant la préfecture

FIDL - UNL - Solidaires Étudiant-e-s - UNEF
FSU - CGT Éduc’action - SUD Éducation
GISTI - LDH - La Voix des Rroms - RESF – JC

Il faut entendre la jeunesse : retour des expulsés, régularisation !

À l’initiative du Réseau Éducation sans Frontières, des représentants de syndicats lycéens et étudiants, de syndicats de personnels de l’éducation, et d’associations des droits de l’homme ont tenu une réunion unitaire le 28 octobre pour envisager les suites à donner aux inadmissibles expulsions de jeunes scolarisés auxquelles le gouvernement a procédé ces deniers mois.

Pour nous, il est hors de question d’accepter que la scolarité d’élèves soit saccagée par des décisions injustes, arbitraires et brutales. Tout élève doit pouvoir mener sa scolarité à terme, quels que soient sa nationalité, son statut ou celui de ses parents. La disparition d’un élève, capturé dans le cadre scolaire ou ailleurs, est un événement intolérable.

Nous exigeons le retour des élèves expulsés avec leurs familles : de Khatchik, lycéen parisien expulsé en Arménie, de Léonarda avec toute sa famille, expulsées au Kosovo, mais aussi de Cheikh Kouyate, lycéen de Crest (Drome) expulsé au Mali en juin alors qu’il allait passer une épreuve de baccalauréat, de David Victor, élève malgache de BTS au lycée L. Rascol d’Albi expulsé en mai, de Dreini Kalanderi, élève kosovar du lycée d’Audincourt expulsé le 1er octobre, et de tous ceux et de toutes celles qui ont sans doute été expulsés en silence.

Un changement profond de la politique migratoire menée depuis des années par les gouvernements successifs est indispensable.

Nous exigeons un changement de loi afin que l’expulsion des jeunes en parcours de formation (apprentis, lycéens, étudiants...) ne soit plus possible. Leur régularisation, comme celle des familles d’enfants mineurs, doit être la règle.

Pour atteindre ces objectifs, les syndicats lycéens appellent les élèves à engager l’action dès la rentrée, dans tous les établissements. Des manifestations sont notamment d’ores et déjà prévues le mardi 5 novembre et le jeudi 7 novembre. Les syndicats et les associations représentées apportent leur soutien au mouvement lycéen, et l’accompagneront avec leurs moyens spécifiques.

Nous appelons à manifester massivement avec les lycéen-ne-s.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 08:48

Constats effectifs de rentrée

négatif en collège (-336), notamment à cause d'un moindre afflux d'élèves du privé au niveau 5ème et de la fluidité des parcours, qui limite les redoublements

Dans l'Orne, prévision de l'apport de 130 élèves avec la construction d'un centre pénitentiaire à Alençon mais l'apport des enfants des personnels de ce centre a été quasi inexistant.

LP + 96 élèves

flux d'entrée stable, bons résultats au bac pro et fluidité des parcours expliquent un nombre plus faible qu'attendu

lycée G et T:+ 368 augmentation plus importante que prévue, davantage d'entrées en 2nde(+150 car bon taux de passage de la 3ème) + apport accru du privé

Post bac + 55 effectifs conformes aux prévisions, quotas mis en place pour l'accès des Bac Pro vers le BTS

A une question , il est précisé que le 1er degré perd près de 1000 élèves (750 public, 200 privé).

Rectorat : baisse démographique pour les années à venir, , vieillissement de la population, départ des jeunes.

Les LGT et les LP bénéficient de l'afflux d'élèves.

SUD fait remarquer que les prévisions sont très souvent inférieures en nombre d'élèves par rapport au constat de rentrée. Par conséquent des classes ou des sections sont supprimés puis réouvertes. Mais le mal est fait et les postes sont supprimés,

La FSU intervient dans ce sens pour dénoncer cet état de fait et il ne faut pas qu'une baisse du nombre d'élèves engendre forcément des suppressions de poste. La baisse démographique dans le premier degré peut servir à améliorer les conditions de travail des collègues.

Le Recteur fait remarquer qu'il y a des créations de postes dans le premier degré depuis la reconnaissance de l'Académie en Académie rurale et qu'il y a donc un changement de politique.

SUD demande si on peut avoir des chiffres sur les passages des 3ème en LP. Il faut aller sur le site de l'Académie dans Orientation-Repère,

Présentation du bilan social

Questions des syndicats sur le blocage des sorties de l'Orne pour les PE.

Le DASEN Calvados rappelle que le mouvement n'est pas purement bi-départemental, il y a priorité au mouvement national dans le cadre des permutations

Rectorat les affectations des stagiaires vont générer un flux, mais il y a 60 surnombres dans l'académie, surtout dans le Calvados

Le Rectorat accorde la tenue d'un nouveau groupe de travail académique sur la mobilité dans le 1er degré

ESPé

l'ESPé sera un opérateur privilégié de la formation continue, l'ESPé va intégrer le groupe de pilotage de la formation continue.

La FSU fait remarquer qu'il n'y a pas eu de concertation avec les syndicats de l'académie sur la mise en place des ESPé. Le Recteur en convient car ils se sont focalisés sur leurs relations avec les universitaires qui étaient contre la mise en place des ESPé.

Nous demandons des explications sur la formation CAPA-SH dans l'ESPé. Réponse tellement vague qu'ils ont convenu qu'ils allaient se renseigner.

Régularisation des emplois :

Vote : 1 abst (SUD) 2 Contre (UNSA), Pour (FSU et SGEN)

Lycée des métiers

il y a déjà 20 lycées labellisés lycées des métiers, 2 le seront au prochain CTA : Sauxmarais à Tourlaville et Le Bon Sauveur à St Lô.

Cette labellisation des LP a été réaffirmée dans la loi sur la refondation de l'école. Un nouveau décret va être écrit qui ira dans la continuité des lycées des métiers.

Contrats aidés

Avec plus ou moins de force les syndicats ont dénoncé le recours (trop) massif aux contrats aidés.

Pour le reste, voir les réponses aux questions diverses que nous avons posées (plus bas dans l'article).

Le Rectorat n'a visiblement pas bien compris ce qu'était leur obligation de formation qualifiante pour les personnels sous CUI, ils pensent que c'est une formation pour mieux faire leur travail d' AVS.

Emplois Avenir Professeurs

Rectorat : les critères fixés (notamment le critère des étudiants boursiers) par le ministère sont un frein au recrutement.

La FSU signale que des chefs d'établissement ont proposé à des EAP d'effectuer des remplacements. Le Rectorat n'est pas au courant.

GRETA :

La FSU relaie la crainte des personnels de Cherbourg de se voir absorbés par le GRETA de Saint Lô.

SUD a demandé que le CHSCT soit consulté préalablement au vote du CTA. Cela a été refusé, nous avons donc voté contre la proposition.

Vote SGEN et UNSA Pour, FSU abstention SUD Contre

intranet :

Mise en place d'un groupe de travail avec les syndicats

On a fait quelques remarques sur la charte pour les personnels, avec une passe d'armes sur le fait de savoir si nous étions ou non soumis au devoir de réserve.

Politique indemnitaire :

Rectorat : modulation exceptionnelle pour les personnels non-enseignants:300€ pour les contractuels, 600€ pour ceux de la catégorie C, de 650 à 750€ pour ceux de la catégorie B, 850 pour la catégorie A et 950 pour ceux de la catégorie A+.

SUD a demandé quel en aurait été le montant si chacun avait eu la même somme. Ils n'en ont aucune idée.

Questions diverses SUD éducation CTA du 15 octobre 2013

I Premier Degré :

est-ce que l'académie est en excédent ? oui

Et chaque département ? oui

En cas de sous-effectif dans un département, quels moyens seront mis en œuvre pour y remédier ?

Pas de réponse, puisque excédent partout

Quel moyens vont être mis en œuvre pour permettre la mobilité dans le 1er degré, pas seulement de l'Orne vers le Calvados, mais aussi de l'Orne vers la Manche ? Prochain groupe de travail. Le DASEN du Calvados insiste sur le fait que le mouvement national est prioritaire sur la mobilité à l'intérieur de l'académie.

Quels sont les PE qui se voient écartés de l'ISAE, le texte ministériel n'étant pas très précis sur ce sujet ? Réponse : L'ISAE doit (demande ministérielle) être versée avec le salaire de novembre et le ministère fera savoir sous peu quels sont les personnels concernés (ce qui va poser problème pour la paye de novembre, puisqu'elle est en cours de gestion)

II enseignement spécialisé

Sur l'enseignement spécialisé (CLIS, ULIS et IME), les tensions sont très fortes (effectif au-dessus des recommandations ministérielles pour les ULIS par ex, élèves en attente de place...). Le rectorat compte t-il mettre un plan pour résoudre ces atteintes au droit à la scolarisation, comme il est écrit dans la loi de 2005 ? Réponse :ça ne va pas si mal que ça, des efforts ont été faits et vont se poursuivre

L'actuel maillage des ULIS collège et ULIS lycée n'est pas suffisant, comptez vous doter l'académie de moyens supplémentaires pour y remédier? ça ne va pas si mal que ça, des efforts ont été faits et vont se poursuivre

Le nombre de psychologue scolaire est insuffisant dans la Manche. Pour la deuxième année, des postes sont vacants. Par ailleurs, la pyramide des âges devrait inciter à des mises en place de formation pour éviter des déficits insupportables dans les années futures. Le rectorat compte t-il mettre en place une planification de départ en formation dès maintenant ? A quelle hauteur ?

Réponse : Le problème se pose dans les trois départements, mais il y a très peu de candidats potentiels car pour être psychologue scolaire il faut avoir été PE (dixit le DASEN du Calvados)

Le ministère alloue en moyenne près de 450€ par agent pour rembourser les frais de déplacements des personnels des RASED.Quel est le montant moyen par agent dans l'académie ? La dotation académique allouée par le ministère ne spécifie pas de montant particulier pour les frais de déplacement des personnels de RASED, il n'y a donc pas de somme moyenne par membre de RASED. Certains « consomment » plus d'autres moins (dixit le DASEN du Calvados).

Comment se fait-il que les maîtres E de l'Orne ne puissent pas se déplacer? Dans l'Orne, les maîtres E sont sédentarisés, pas de déplacements.

Dans le projet de loi de finance, le Ministère annonce que 7 000 postes nouveaux permettront de mettre en place le dispositif « plus de maîtres que de classes », mais aussi d'accompagner les organisations pédagogiques innovantes et de renforcer l'action des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).

Nous souhaitons dès maintenant savoir si monsieur le Recteur entend consacrer une partie de la dotation à venir pour le renforcement des RASED de notre académie.

Le nombre de 7000 est une invention de notre part. Il n'est pas question de renforcer les RASED dans l'académie, l'effort sera fait pour l'accueil des moins de trois ans et le dispositif plus de maîtres que de classes

III contrats précaires

Quel est le nombre de collègue AVS dans l 'Académie et dans chacun de nos départements, pour quelles missions et avec quel statut ? 1178 recrutements actuellement effectués en CUI pour une dotation de 1583 postes alloués par le ministère. Il y a 251ETP d' AVS sous contrats AED

Combien d'AED sont concerné-es dans l'académie par la CDIsation annoncée par le MEN ? Une quarantaine de personnes (22 dans le Calvados, le reste dans la Manche et l'Orne, chiffres non fournis)

Est-ce que tous les personnels accompagnant les précaires, AED, CUI recruté-es cette année, CUI recruté-es l'an dernier vont bénéficier des 220 heures de formation annoncées dans la circulaire ?

Les 220 heures, c'est un objectif à atteindre mais la façon avec laquelle le Secrétaire Général s'est exprimé sur le sujet, on peut penser que cet objectif ne sera jamais atteint. A noter que la formation qualifiante vue par l'administration ressemble fort à une formation à l'emploi d'AVS...

Est-ce que les nouveaux CUI l'ont été directement pour 24 mois, comme le permet la circulaire ?

Non, tous sur 12 mois renouvelables

Pour rappel, les conditions de rentrée sur les AVS dans la Manche ont été déplorables (absence d'AVS ; erreur d'emplacement ; arrivée très tardive des AVS...). Quelles sont les raisons qui expliquent ces dysfonctionnements ? Un tiers des personnes recrutées en juin et juillet n'ont pas souhaité prendre le poste en septembre, certaines n'ayant pas prévenu l'administration de leur démission (DASEN MANCHE)

Enfin, si c'est une difficulté académique, quels sont les moyens mis en oeuvre pour éviter ces couacs à la rentrée 2014 ? pas de réponse

IV dialogue social

Serait-il possible de revenir sur la décision de ne pas accorder (avec récupération) le vendredi de l'Ascension dans l'Académie, contrairement à d'autres académies et départements ? Non (sans explication), seule la région de Coutances aura le pont en raison du festival Jazz sous les Pommiers

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 08:44

A la suite des dernières élections professionnelles de 2011, les CHS ont été transformés en CHSCT. Pour SUD Éducation c’est une avancée pour le droit d’expression des salarié-e-s alors même que les lois Auroux datent de 1982 !

Les modalités de fonctionnement et les décisions prises lors des CHSCT sont votées à la majorité des membres représentant le personnel. Cette instance demeure la seule où l’administration, et elle le sait très bien, n’a pas toute latitude pour agir…Le vote est un pouvoir dont Sud Éducation se saisit.

Réglementairement, le seul pouvoir du président se restreint à l’écriture de l’ordre du jour avec le/la secrétaire du CHSCT. (cf circulaire du 8 août 2011 n°NOR :MFPF1122325C et décret 82-453 du 28 mai 2011 )

Actuellement, les présidents des CHSCT Calvados et Académique, le Directeur Académique et le Recteur, ne siègent pas et désignent un-e représentant-e, le plus souvent le Secrétaire Général, preuve de leur désintérêt. Lors du dernier CHSCT A de juin 2013, la vacance de la présidence a occasionné une cacophonie administrative puisque le recteur a quitté l’instance en cours sans avoir désigné de président-e. En septembre 2013, le recteur a fait une brève apparition avant de céder la présidence au Secrétaire Général. En CHSCT D, Le DASEN n’a présidé qu’une réunion, celle de septembre 2012, où l’enjeu était important car l’administration était mise en cause…

Quand l’administration est mise en difficulté par nos questions, elle argue que ces points relèvent d’une autre instance (CAPD, CT…) pour ne pas traiter les problèmes.

Pourtant, la matière ne manque pas, qui nécessiterait que les CHSCT jouent pleinement leur rôle : nombre de personnels sont en souffrance dans les écoles et les établissements, certains dans des situations aiguës allant jusqu’au suicide. Dans ces situations, l’administration piétine les codes du travail et de la santé publique. Il est bien évident que l’administration ne va pas reconnaître d’elle-même qu’elle crée de la souffrance au travail. A lire, sur le site, la déclaration au CHS-CT Calvados du lundi 24 septembre 2012. :

Monsieur le Directeur Académique,

Les multiples réformes ayant entraîné des modifications dans l’organisation du travail des personnels, génèrent de plus en plus de VIOLENCES DANS LE TRAVAIL.

Nous dénonçons les risques psycho-sociaux ainsi créés dans les établissements et les SOUFFRANCES consécutives à ces violences. Nous tenons à vous alerter officiellement car il vous incombe de mettre en place les moyens pour les éviter.

La santé des personnels vous est confiée de par la loi.

Vous devez tout mettre en œuvre pour la préserver :

  • par des visites médicales à l’aide des personnels de santé, pourtant maintenus en sous-effectif. Nous vous demandons de rappeler aux responsables d’établissements scolaires leur responsabilité de veiller sur la santé des personnels qui leur sont confiés. A cet effet, nous intervenons une nouvelle fois auprès de vous pour qu’un véritable service de santé au travail soit enfin mis en place dans l’Éducation Nationale,

  • par des réponses aux questions posées dans les Registres de Santé et Sécurité au Travail (RSST), anciens Cahiers d’Hygiène et de Sécurité. Nous avons constaté qu’un certain nombre d’écoles possèdent une version obsolète ou n’ont pas encore mis en place ces RSST. Nous vous demandons de nous fournir, dans les meilleurs délais, un bilan complet de leur mise en place dans le Calvados,

  • par l’organisation de la prévention des risques professionnels notamment à l’aide du Document Unique dans lequel nous entendons que les risques psycho-sociaux figurent en bonne place…

Des causes externes et internes ont été dénoncées par les personnels. Elles portent sur la question générale de l’ORGANISATION DU TRAVAIL :

- de nombreux/euses élèves en difficulté perturbent le fonctionnement normal de classes, en primaire notamment,

- des moyens insuffisants diminuant les possibilités de dédoublement des classes pour les élèves difficiles ou en difficulté,

- des inspections culpabilisant les enseignant-e-s, voire intentatoires à leur santé morale par le stress qu’elles peuvent engendrer,

- des heures supplémentaires en grand nombre, proposées et reproposées. Qui ne comprendrait pas qu’il s’agit-là d’une pression pour les accepter ?

- la mise en place de conseils pédagogiques visant à contourner les représentations des personnels, par les aspects parcellaires de la réflexion sur les conditions de travail des équipes,

- des sous-effectifs chroniques (tous personnels),

- des dépassements « d’heures normales de travail » (conseils de classe et autres réunions de travail) à tel point que des enseignant-e-s ne savent plus quand leur travail s’arrête,

- des salles de cours peu ou pas insonorisées,

- l’obligation pour les personnels enseignants de demander leurs visites médicales périodiques du travail pourtant de droit,

- des visites d’élèves en stage avec des véhicules personnels.

Nous pensons que :

- le croisement et/ou la conjonction de ces multiples facteurs peuvent avoir des conséquences dévastatrices : sentiment d’inutilité, de travail mal fait, d’épuisement en fin de carrière, stress, etc…

-plusieurs enseignants se sont déjà suicidés dans notre académie : ce fut encore le cas le jour de la rentrée 2012.

Des tribunaux punissent les employeurs à l’origine de telles pratiques… les obligeant ainsi à changer de politique.

Nous attendons de vous et de notre institution l’arrêt de ces méthodes d’organisation du travail et de gestion des personnels préjudiciables tant à notre santé qu’au bon fonctionnement de l’Éducation Nationale. Pour cela, nous demandons au CHS-CT départemental de missionner certains de ses membres pour effectuer l’enquête prévue dans le cadre de la loi (D. 82-453 du 28 mai 1982, D.2011-774 du 28 juin 2011) sur le suicide survenu à l’école Jules Verne d’Ifs, le jour de la rentrée.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Académique, en notre dévouement au service public de l’Éducation Nationale.

SUD Éducation ne cesse de le marteler dans ses déclarations préalables et met l’administration devant ses responsabilités ! Nos chefs refusent de reconnaître les faits puisqu’ils les mettent en cause. Cette inaction est criminelle. Beaucoup de confédérations syndicales nationales ont des positions proches des nôtres et demandent à ce que des enquêtes systématiques aient lieu en cas de suicide.

Par ailleurs, dernièrement à propos du risque naturel lié au radon auxquels ont été soumis des personnels et du public en toute connaissance de cause, SUD exige le respect de la loi pour informer les personnels et le public des établissements concernés et leur prise en charge médicale.

En ce qui concerne les situations des collèges de Vassy et de Condé-sur-Noireau, Sud Éducation considère :

- que le radon constitue un risque grave, il s’agit de la deuxième cause de cancer pulmonaire et que ce risque augmente de 16 % par tranche de 100 Bq/m3 supplémentaire de radon,

- que selon les évaluations de risque publiées en 2007 par l'Institut de Veille Sanitaire, entre 1200 et 3000 décès par cancer du poumon seraient attribuables chaque année à l'exposition domestique au radon, (réponse ministérielle à des questions écrites de parlementaires),

- qu’une concentration en radon supérieure au seuil d’alerte (1000 Bq/m3) nécessite des mesures immédiates pouvant aller jusqu'à la fermeture du bâtiment,

- que le seuil de précaution de 400 Bq/m3 ne constitue pas une limite en dessous de laquelle le radon ne présente pas de risque,

- que, sur cette base, l’OMS préconise une valeur seuil à 100 Bq/m³ depuis septembre 2009 en ayant souligné les risques de cancers entre 100 et 400 Bq/m3,

- que plusieurs centaines de personnes (enfants et adultes) ont été soumises à ce risque grave qui peut se réaliser sous forme de cancer,

- que tous ces éléments montrent la gravité de la situation qui devrait mobiliser une attention particulière du CHSCT.

C’est pourquoi Sud Éducation déplore :

- que le Conseil Général et les chefs d’établissement n’aient pas pris l’initiative de mettre en œuvre des mesures de prévention dès qu’ils ont eu connaissance de ces concentrations anormalement élevées de radon, et en particulier des mesures organisationnelles qui auraient dû être appliquées sans délai,

- que les centaines de personnes qui fréquentent ces établissements aient été ainsi exposées à leur insu à ce risque grave pendant plusieurs années, jusqu’à 5 ans pour le collège de Condé,

- que les codes de la santé publique et du travail qui stipulent que les personnes qui fréquentent les établissements doivent être informées des risques auxquels elles sont exposées, n’ont pas été respectés,

- que les résultats des mesures du radon n’ont toujours pas été communiqués aux représentant-e-s du personnel siégeant dans cette instance, conformément au code de la santé publique, afin qu’ils/elles puissent apprécier l'exposition à ce risque auquel ont été soumis ces centaines de personnes,

- que les représentant-e-s du personnel aux CHS des collèges et au CHS-CT du département n’aient été informé-e-s de ce risque grave que 5 ans après sa mise en évidence.

Sud Éducation estime que le radon dans ces établissements est un problème très grave de santé qui doit être traité en y impliquant sincèrement tous les acteurs de la sécurité et la santé au travail y compris le CHSCT dont c’est la vocation. SUD Éducation estime que le CHSCT a pour objectif non la sécurisation des personnels et personnes exposées mais leur sûreté.

SUD Éducation persiste à réclamer la mise en place d’une enquête en cas d’accident de travail grave en application de l’article du décret 82-453 du 28 mai 1982 qui sera de droit si l’accident de travail est reconnu.

SUD Éducation sera extrêmement vigilant pour que les CHSCT agissent conformément au code du travail.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:15

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 17 octobre 2013

Le 18 octobre 2013 le Ministre de l’Éducation Nationale va inaugurer en grandes pompes, en présence du Premier Ministre, le Conseil National Éducation Économie. Avec quelques représentant-e-s de l’administration, ce Conseil associe des représentant-e-s des organisations patronales, des chefs d’entreprises et des représentant-e-s de certaines organisations syndicales de salarié-e-s (pas nous !). Sous couvert de dialogue entre « partenaires sociaux », il s’inscrit dans la politique ministérielle de subordination de l’école aux intérêts capitalistes et dans l’assujettissement toujours plus grand du service public d’éducation à la logique de l’employabilité et de la compétitivité.

Le décret n°2013-539 du 25 juin 2013 a institué une nouvelle instance : le Conseil National Éducation Économie. Il s’agit d’un des décrets de la « Refondation » à la sauce Peillon. Et ce n’est pas le moins symptomatique de sa politique d’ensemble. Ses attributions et objectifs ne souffrent en effet pas d’ambigüité :
Adapter l’école aux besoins du patronat :
« Le conseil national éducation économie est chargé d’animer une réflexion prospective sur l’articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique » (Article 1)
Objectifs employabilité et compétitivité :
« Pour l’enseignement scolaire, il propose au ministre de l’éducation nationale des mesures propres à améliorer la relation entre la formation, la qualification et l’emploi pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes et la relation entre l’éducation, l’économie et l’emploi pour répondre aux enjeux de compétitivité de l’économie. Pour ce faire :
1° il examine les questions transversales relatives aux compétences et aux connaissances attendues par les milieux professionnels à chaque niveau de qualification, compte tenu des évolutions technologiques, économiques et sociales ; à ce titre, il examine en particulier les compétences favorables à l’innovation et à l’esprit d’initiative ;
2° il examine les questions relatives à l’orientation et à l’insertion professionnelle des jeunes
; » (Article 2)

Ce Conseil sera dirigé par Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France. Devraient y siéger Pierre Gattaz (Président du Medef), Jean-François Roubaud (Président de la CGPME), Jean-Pierre Crouzet (Président de l’UPA), un membre de l’Association Nationale des Directeurs des ressources humaines, Xavier Huillard, le PDG de Vinci…

Tout cela n’est pas une surprise. Comme nous l’avions dénoncé, dès le 3 octobre 2012, V. Peillon avait repris à son compte le crédo néo-libéral de ses prédécesseurs qui n’ont eu de cesse de chercher à soumettre l’école au monde de l’entreprise en déclarant : « Je veux que l’on puisse ajuster les préoccupations des entreprises et les nôtres (…) L’éducation nationale est capable de changer le contenu de ses diplômes et de ses formations pour répondre rapidement aux besoins de l’économie et des entreprises ; elle est mobile. La coéducation, c’est aussi cela. »

Vincent PEILLON a d’ailleurs renouvelé en septembre 2012 la convention avec le MEDEF, qui fait du lobby patronal un « partenaire éducatif » du Ministère de l’Éducation Nationale, ce qui lui permet d’intervenir dans les établissements scolaires.

La politique éducative du gouvernement s’inscrit pleinement dans cette orientation idéologique : alignement de la carte de formation professionnelle sur les besoins conjoncturels des « bassins d’emploi » via la régionalisation, refus de modifier l’alternance des rythmes entre vacances et périodes travaillées des différentes zones pour ne pas chagriner le lobby des sports d’hiver, mise à disposition des établissements pour des entre-prises privées, contact précoce des élèves avec « l’esprit d’entreprise » et la notion de compétitivité…

Le tout s’inscrit dans le développement de l’école des compétences, qui assigne au système éducatif l’objectif de former des travailleurs/euses flexibles, adaptables, traçables, individualisés, en concurrence les un-e-s avec les autres, sans organisation ni protection collective.

Éduquer ce n’est pas conforter les hiérarchies sociales, ce n’est pas tout subordonner à l’employabilité future des élèves et des étudiant-e-s. Le service public d’éducation doit avoir pour mission de former des personnes libres, égales, responsables, critiques et actives. Il faut promouvoir les pratiques et valeurs coopératives d’entraide, entre collègues et entre élèves pour construire ensemble une autre école dans une autre société, égalitaire et émancipatrice. L’École n’est pas une entreprise, l’Éducation n’est pas une marchandise !

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 05:22

La déclaration liminaire à ce premier CTA de l’année nous offre l’occasion de faire un retour sur cette rentrée scolaire. Un an après le lancement de la « refondation », malgré quelques correctifs, la politique éducative du ministère demeure fondamentalement en continuité avec les précédentes.

La politique de votre ministre poursuit l’école du socle commun et des compétences, l’adaptation de l’école aux exigences du marché, la dégradation des conditions de vie et de travail des personnels, la territorialisation du service public (à commencer par l’enseignement professionnel) et la précarisation. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité poursuivie par le gouvernement pour répondre aux exigences du patronat.

Dans le 1er Degré, pour les élèves et les enseignant-es qui sont passé-es à la semaine de 4.5 jours, c’est la rentrée chaotique de la réforme des rythmes scolaires. Une réforme bricolée, non financée, inégalitaire, imposée malgré l’opposition qu’elle a suscitée. Pour le périscolaire les élèves sont ou seront souvent en sureffectifs avec des personnels mis en difficulté, sans formation adaptée. La fédération SUD Éducation a d’ailleurs déposé un recours pour faire annuler le décret Peillon sur les rythmes. En juillet, le Conseil d’État a rejeté notre demande en procédure d’urgence et il doit se prononcer sur le fond dans les semaines qui viennent. Les mobilisations permettront de créer le rapport de force pour imposer des alternatives. Nous leur apporterons tout notre soutien.

C’est une rentrée où la précarité se développe à tous les niveaux : Assistant de Prévention et de Sécurité, Emplois d’Avenir Professeur... L’effet d’annonce sur la « pérennisation des AVS » ne masque pas qu’il s’agit seulement, après 6 ans de grande précarité en CDD, de leur accorder éventuellement un CDI de droit privé, et non de les titulariser sous statut de fonctionnaire. Cela ne masque pas non plus que beaucoup d’AVS sont aujourd’hui sous contrat aidé et ne sont pas concerné-es par la mesure.

C’est une rentrée sans restauration des RASED, puisque sur les 5000 postes supprimés il n’en est recréé que 72 au niveau national, 0 en Basse-Normandie et encore tous ne seront pas occupés faute de départs en formation ces dernières années.

C’est la rentrée de la confusion dans les écoles et les établissements avec les différents statuts des stagiaires, des étudiant-es de Master 2 admissibles aux fonctionnaires stagiaires admis, en passant par les Emplois d’Avenir Professeur, qui ont fait de cette rentrée sans doute la plus complexe à gérer pour les services sur un plan technique, mais sur le terrain, ce sont bien nos collègues qui doivent faire face aux difficultés.

En collège , en attendant les réformes , la situation ne s'est pas améliorée : les quelques postes saupoudrés dans l'Académie ne peuvent pas remédier au soulagement des classes aux effectifs trop nombreux , donc une mesure totalement inefficace , la mise en route de la liaison CM2/6ème générant du travail supplémentaire , à cela s'ajoutent comme chaque année l'incapacité du Livret de Compétences à rendre compte du parcours d'un-e élève, le faux enseignement que représente l'Histoire Des Arts , la note de Vie Scolaire subjective et inepte , des programmes trop lourds et inadaptés . Il y a bien à s'inquiéter d'une absence de vision d'un enseignement qui prenne en charge

la diversité et la réussite de tous-tes les élèves , et des conditions de travail sereines à la fois pour les enseignant-es et les enfants qui leur sont confiés ,

Dans les lycées professionnels c’est malheureusement la rentrée de la continuité et nous profitons de ce CTA pour y dénoncer encore une fois les conditions.

Le passage de quatre années à trois années de formation a été une catastrophe pour le lycée professionnel. Les effectifs dans les classes se sont envolés, passant de vingt-quatre à trente élèves. Les effectifs dans certains groupes d’enseignement professionnel atteignent vingt élèves, avec le mépris le plus total pour les règles de sécurité. Les dédoublements se réduisent comme peau de chagrin et à ce titre des disciplines sont sacrifiées.

Nous accueillons tout au long de l’année scolaire, des élèves décrocheurs qu’il faut intégrer à la classe, remettant en cause l’équilibre précaire que les enseignant-es avaient réussi à installer.

Nous devons aussi accueillir des primo-arrivants dans des classes souvent déjà difficiles sans véritables moyens. Leur intégration dans notre pays en sera d’autant plus difficile.

Le développement des périodes de formation en entreprise, de 16 semaines à 22 semaines et la généralisation des CCF (80% de la note globale du baccalauréat professionnel et donc la fin du diplôme national) dégradent, à leur tour, les conditions de travail des enseignant-es et d’apprentissage des élèves.

L’accompagnement personnalisé n’en a que le nom. Il est complètement occulté dans les classes de trente élèves, en difficulté scolaire et sociale.

Des séances de travaux pratiques se déroulent avec des effectifs dépassant le seuil limite.

L’épreuve de rattrapage du bac pro n’est toujours pas une épreuve digne de ce nom, les modalités proposées pour cette épreuve sont différentes des autres baccalauréats et sont donc inacceptables,

La labellisation des lycées des métiers continue et nous inquiète car elle officialise notamment la mixité des publics ce qui est une aberration aussi bien pour les élèves que pour les enseignant-es.

Les conditions dans lesquelles se fait la formation secourisme santé au travail (SST). Aucun moyen n’est financé en heure postes et aucun budget n’est prévu pour financer le renouvellement du matériel. Un cahier de doléances a d’ailleurs été remis lors d’un CTA, cahier de doléances écrit par les moniteurs en recyclage ainsi qu’une pétition signée par l’immense majorité des formateurs. Serait-ce ce manque de moyen qui a conduit certains proviseurs à bidouiller des emplois du temps hors du cadre légal, pour organiser cette formation ?


Dans les lycées généraux et technologiques, de même :

- Les dédoublements ne se font pas ou se font au détriment d'autres disciplines

- On intègre également de plus en plus d'élèves en cours d'année

- La majorité des enseignant-es de BTS accueillent des publics mixtes (étudiants, apprentis) qui ne sont pas scolarisés au même rythme, et sont pourtant payés en heures minorées données aux apprentis.

- L'Accompagnement Personnalisé est assuré en contradiction avec les textes (souvent du soutien), ne sert que de variable d'ajustement pour les emplois du temps.

- Les effectifs des classes sont définis en fonction des dotations et non l'inverse. On en arrive à refuser des élèves dans des sections que le ministère dit souhaiter promouvoir comme la STI2D (qui reste une escroquerie intellectuelle).


Il y a urgence à titulariser les précaires, à améliorer enfin les conditions de vie et de travail des enseignant-es, par la réduction du temps de travail, la diminution du nombre d’élèves par classe, la fin des pressions hiérarchiques... Il y a urgence aussi à améliorer le niveau de vie des étudiant-es.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 05:21

Les expulsions de Léonarda et de Katchik ont provoqué depuis deux jours des mobilisations croissantes de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s.

Demain vendredi 18 octobre, de nouvelles mobilisations sont prévues. Elles doivent être plus massives encore. La fédération SUD éducation leur apporte son soutien le plus complet.

Nous appelons les personnels à participer massivement aux manifestations avec les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s, et notamment à la manifestation parisienne prévue à 13h place de la Bastille.

La fédération SUD éducation dépose de manière régulière des préavis de grève pour permettre à l’ensemble des personnels de participer aux mobilisations de soutien aux sans-papiers à chaque fois que c’est nécessaire. Tout le monde est donc couvert pour prendre part aux initiatives du 18 octobre.

Construisons un vaste mouvement pour imposer le retour des expulsé e-s, l’arrêt des expulsions, la régularisation de tou-te-s les sans papiers, l’abrogation des lois anti-immigrées et la démission de Manuel Valls.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 07:22

SUD éducation Franche-Comté et FSU du Doubs

Besançon, le 16 octobre 2013

À monsieur le préfet du Doubs

Il y a quelques jours, monsieur le préfet, notre département s’est fait remarquer par une action particulièrement odieuse que nous espérions ne plus avoir à revivre dans notre région depuis l’expulsion de la famille RABA.

Une famille entière, les DIBRANI, en bonne voie d’intégration en France, grâce à la scolarisation assidue et réussie de ses enfants, s’est vue renvoyée dans un pays, le Kosovo, qui persécute la minorité dont elle fait partie et qu’elle avait quittée précisément pour échapper à ce triste sort.

Ce qui rend cette expulsion, car il faut bien employer ce terme, particulièrement odieuse, c’est le cadre dans lequel elle s’est déroulée : un père expulsé seul par anticipation, une famille « cueillie » dans son logement, mais dont un des membres est absent : une jeune fille en voyage scolaire. Qu’à cela ne tienne, on la « piègera » pour mener à bien la sinistre tâche.

Le président de la république précédent, après avoir pratiqué des rafles à la sortie des écoles pendant une période, a été contraint sous la pression de reculer et de faire en sorte que les enfants scolarisés ne soient plus victimes de ces agissements.

Lors de sa campagne présidentielle, le président actuel s’était engagé à ne plus mettre d’enfants en Centre de Rétention et la circulaire Valls aurait dû permettre des régularisations : la famille concernée aurait pu en bénéficier dans deux mois.

Les organisations syndicales enseignantes soussignées sont indignées par ce qui s’est passé et exigent que l’Etat français mette en oeuvre les moyens de faire revenir cette famille en France, pour que les enfants puissent y terminer leur scolarité et vivre enfin sereinement dans un pays qui les accepte sans distinction de culture, de religion ou de race.
Cette famille doit être régularisée.

Nous tenons également à réaffirmer notre désapprobation totale vis-à-vis de la politique gouvernementale de stigmatisation des étrangers et de persécutions contre les Roms.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 09:15

Dans la petite portion des communes qui – sous la pression gouvernementale – ont témérairement opté pour son application dès cette année, la mise en œuvre de la réforme Peillon des rythmes scolaires confirme à souhait la pertinence des critiques que nous n’avons eu de cesse de lui opposer depuis l’exposition de son projet. Six semaines après la rentrée, il est permis d’esquisser avec quelque précision un inventaire des dommages engendrés par le décret Peillon : inégalités territoriales accrues entre communes riches et pauvres, rurales et urbaines, entre quartiers d’une même agglomération ; injustices sociales aggravées avec des services payants et/ou sélectifs ; pataquès organisationnels susceptibles de mettre en danger la sécurité des élèves ; mise en cause des droits des travailleurs/ses ; fatigue supplémentaire pour les élèves et les personnels ; développement de la précarité ; dégradation des conditions de travail liée à l’occupation des locaux ; démantèlement du service public et recours à des prestataires privés… Le mouvement de contestation, loin de s’estomper, revêt aujourd’hui de multiples formes, portées par des enseignant-e-s excédé-e-s, des agents municipaux surexploité-e-s, des parents d’élèves inquiet-e-s, des communes en difficulté. SUD éducation soutient ces mobilisations. Le décret doit être abrogé ; des alternatives pour l’école publique, les personnels et les élèves doivent être imposées par nos luttes.

Escomptant surfer sur une désapprobation en voie de généralisation, l’UMP s’est lancée dans une vaste opération de récupération politicienne de cette question des rythmes scolaires, avec des arrière-pensées fort mal camouflées à l’approche des élections municipales de 2014. Les mêmes qui, hier encore, conspuaient la grève des enseignant-e-s – la disqualifiant comme une expression des plus arriérées du corporatisme –, cherchent aujourd’hui à faire croire qu’ils seraient les ardents défenseurs de l’intérêt supérieur des enfants et du bien-être personnel et professionnel des personnels de l’éducation nationale. Mais les Fillon et les Copé, les Darcos, Chatel et compagnie ne peuvent se prévaloir d’aucune espèce de crédibilité en la matière, eux qui ont détruit avec méthode et ténacité le service public d’éducation et, pour complaire aux industries du divertissement de fin de semaine et aux familles les plus aisées, mis en œuvre – déjà, hélas ! – une réforme des rythmes scolaires rejetée sans appel par l’ensemble des acteurs de l’éducation.

Qui peut raisonnablement accorder, dans la défense du service public d’éducation, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont organisé la suppression de 80 000 postes alors même qu’il en manquait ? Qui peut raisonnablement accorder, dans la promotion de l’intérêt des enfants, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont promu la réduction de leurs horaires de classe, le resserrement des heures d’enseignement sur des journées trop longues, l’adjonction à celles-ci d’heures de pseudo « aide personnalisée » pour des élèves qui n’en peuvent déjà plus dans l’objectif – malheureusement largement atteint – de détruire les Réseaux d’Aide Spécialisés aux Élèves en Difficulté (RASED) ? Qui peut enfin raisonnablement accorder, dans la défense des droits des personnels, une once de crédit à ceux-là mêmes qui ont réduit leur niveau de vie, dégradé leurs conditions de travail, cherché à renforcer le poids de la hiérarchie et programmé la casse de leurs statuts ?

La réforme Peillon des rythmes scolaires a été instaurée dans la plus grande des précipitations et imposée, malgré ses incohérences manifestes et des oppositions importantes, avec comme objectif de répondre à un enjeu de communication. Faute de « refondation » véritable de l’école publique, pour des raisons liées au choix de l’austérité budgétaire et à des options idéologiques, le gouvernement devait bien donner l’illusion qu’il faisait quelque chose à propos de l’école, occuper le terrain médiatique, instaurer une réforme symbolique qui donnerait l’impression d’un changement structurel. Là aussi l’intérêt des enfants a été invoqué dans le même temps où, cédant au lobby touristique, on maintenait un zonage des vacances pédagogiquement absurde et d’interminables périodes de 10 semaines sans interruption. La réalité même de cette réforme des rythmes confirme qu’elle ne promeut pas l’intérêt des enfants comme elle le prétend.

La question des rythmes scolaires est de divers côtés l’objet d’instrumentalisations politiciennes bien éloignées des enjeux véritables. L’intérêt des enfants, les droits des personnels, le service public d’éducation valent mieux que ces manœuvres. La seule attitude à adopter pour les personnels, c’est l’indépendance syndicale vis-à-vis de tous les pouvoirs politiques et l’autonomie de leur action revendicative pour une réelle amélioration de l’école publique pour tous et toutes (effectifs de classe réduits, enseignant-e-s titulaires en nombre suffisant et formé-e-s, dotations égales en moyens matériels, réduction du temps de travail, réelle formation initiale et continue des personnels…)

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 05:25
  • Depuis le groupe de travail de septembre, 2 inéats et 1 exéat accordés

  • Les collègues adhérents et ceux qui en avaient fait la demande, ont été avertis par mail de leur promotion.

  • 2 promotions supplémentaires ont été accordées pour le passage au choix de collègues au 11ème échelon.

  • L’Orne est déficitaire de 4,79 équivalent temps plein.

  • 46 personnels pour l’aide à la direction ont été recrutés en contrat CUI et 10 autres vont suivre . En tout, cela représente 324 personnes en CUI dans le département (aide à la direction et auprès des élèves en situation de handicap)

Dorénavant, c’est le service des ressources humaines qui gère les

personnels sous contrat CUI.

  • Afin de comptabiliser les heures effectuées par les brigadiers suite aux nouveaux rythmes (horaire hebdomadaire qui peut dépasser 24h avec des remplacements le mercredi), un outil très précis va être mis en place.

Les collègues pourront récupérer les dépassements d’horaires.Une note explicative sera adressée aux brigadiers.

- journée du 13 novembre la question sera posée au niveau académique et au ministère ( la réponse sera rapide)

  • Calendrier prévisionnel:

CAPD formation continue 7 nov 2013

Groupe de Travail (GT) mouvement 03 déc 2013

GT permutations 28 janv 2014

CAPD départ en CAPASH et liste d’aptitude directeurs 27 mars 2014

GT cas particuliers et barème 22 avr 2014

CAPD mouvement principal 27 mai 2014

CAPD phase d’ajustement 26 juin 2014

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 13:35
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