27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 21:28

En plus des nombreux errements du Ministère en matière de gestion de la crise sanitaire, la situation dans les lycées est catastrophique.

Pour la mise en place de la première rentrée avec la réforme du lycée appliquée à tous les niveaux, tous les dysfonctionnements attendus surgissent : classes surchargées, emplois du temps émiettés et inchangeables en raison des nombreux groupes de spécialités, éparpillement des élèves en raison de la destruction du groupe classe en filière générale, etc.

D’autres problèmes ne semblent pas avoir été anticipés :

les conseils de classe avec des élèves qui ont moins de 10h par semaine en classe entière et avec certaines classes qui comptent autant de professeur-e-s que d’élèves

ce que feront les élèves dans les cours de spécialités quand les épreuves seront déjà passées au second trimestre et que les bulletins seront déjà remontés sur Parcoursup ;

le ministre s’entête, au mépris des actions menées par les enseignant-e-s et les élèves, à vouloir organiser des EC (épreuves communes), qui n’ont de nouveau que le nom ;

l’organisation de la fin de l’année en cours est dans le flou le plus complet : aucun texte clair sur la préparation du grand oral n’a encore été publié et le calendrier des épreuves reste on ne peut plus vague.

La précipitation à réformer à tout va du Ministère a abouti à un véritable chaos dans la plupart des établissements où les équipes et les élèves sont déjà épuisés.

SUD éducation revendique toujours :

- dans l’immédiat, la suppression des EC et du contrôle continu ainsi que le retour à des épreuves nationales et anonymes

- la suppression des réformes du lycée et du bac qui, à l’épreuve de la réalité, montrent déjà toutes leurs défaillances.

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 21:25

En raison de la crise sanitaire et des cas de Covid (suspectés ou avérés) qui se multiplient, les équipes de vie scolaire se retrouvent dans l'incapacité de pouvoir assurer leurs missions. Au lieu de recruter du personnel et de préparer sérieusement cette rentrée, les AED sont contraint-e-s de quitter leur établissement, en sous-effectif, pour encadrer d’autres établissements scolaires.

Le renforcement de l’encadrement dans des établissements qui n’ont plus d’AED ne peut pas se faire au détriment des autres établissements. En pleine crise sanitaire, priver des établissements de moyens tout juste suffisants à leur bon fonctionnement en période normale est une catastrophe. La sécurité de ces établissements n’est plus assurée, et les conditions de travail des AED déplacé-e-s d’établissement en établissement au gré des urgences se dégradent.

Il n’est pas non plus acceptable d’infantiliser les AED qui sont les personnels les plus exposés (cantine, cour, couloir, portail…). Dans certaines académies, les rectorats ou les DSDEN adressent des courriers aux AED en leur intimant l’ordre de ne plus participer à des “fêtes étudiantes” ou à adopter un comportement “responsable” et faire preuve de “civisme”. Ce type de consignes, individualisantes autant qu’infantilisantes, doivent être retirées sans délai. La vigilance aux gestes barrières n’incombe pas uniquement aux AED qui ne sont nullement responsables de la gestion chaotique de la crise sanitaire dans l’Éducation nationale. Rappelons que l’employeur est responsable de la santé des personnels et que rien n’est mis en place pour les protéger.

Alors que la crise sanitaire a déjà lourdement dégradé les conditions de travail des personnels et en particulier celles des AED, un sentiment d’abandon se développe chez ces personnels qui, nous le rappelons, subissent des contrats précaires, sans formation adaptée et pour un salaire dérisoire bien que leurs missions correspondent à des besoins permanents et sont indispensables au bon fonctionnement des établissements. Compter une fois encore sur leur investissement pour combler les défaillances de l’administration est une marque de cynisme du ministère de l’Éducation nationale.

SUD éducation dénonce l’impréparation de cette rentrée et l’amateurisme d’un ministère qui ne cesse d’exposer les personnels et les usager-e-s ;

SUD éducation revendique un recrutement des AED à la hauteur des besoins ;

SUD éducation exige le respect des missions et des conditions de travail des AED.

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 21:21

L’Éducation nationale se trouve confrontée depuis la rentrée à la multiplication des cas de Covid-19. La multiplication des fermetures de classes, d'écoles, d'établissements malgré les mesures prises par le ministre Blanquer et le gouvernement visant à empêcher les fermetures de classe par un changement de définition des cas contacts révèle de nombreuses défaillances de l’administration à toutes les échelles.

L’administration est incapable à ce jour :

de mettre en œuvre des mesures de prévention et explication des gestes barrières auprès des élèves et des personnels ;

mettre en œuvre les mesures de protection pour les personnels vulnérables ou présentant un facteur de vulnérabilité.

d’appliquer correctement la procédure prévue en cas contamination ;

de communiquer efficacement avec l’ARS. Pire, dans certains départements, l’administration essaie de faire croire aux personnels que l’ARS ne doit plus être l’interlocutrice en cas de contamination, mais uniquement une “cellule Covid” au sein des rectorats.

Cette crise sanitaire révèle, si besoin était, l’insuffisance criante de la prise en charge médicale des élèves comme des personnels. Alors que leur rôle est aujourd’hui primordial dans la gestion de l’épidémie, les personnels médico-sociaux (médecins du travail, médecins scolaires, infirmiers-ères, AS) font cruellement défaut.

Médecine du travail

Avec 86 médecins pour 1 million de personnels, autant dire qu’il n’y a pas d’accès à la médecine du travail dans l’Éducation nationale . En dehors de la visite médicale d’entrée dans le métier, sans demande répétée de leur part, les personnels ne voient aucun médecin du travail pendant toute leur carrière, alors qu’ils doivent être visités tous les 5 ans, et chaque année en cas d’état de santé particulier (pathologie chronique, handicap, grossesse, etc.).

Dans certaines académies, la médecine de prévention refuse désormais tout bonnement de rencontrer les personnels qui en font la demande motivée par l’épidémie.

Médecine scolaire

La visite médicale à 6 ans n'est pas effective, et encore moins en REP/REP+. On compte par exemple 1 médecin scolaire pour 12 000 élèves en Seine-Saint-Denis, ou 10 000 élèves dans l’Académie de Clermont-Ferrand.

La visite médicale à l'université pour les étudiant-e-s n’existe pas, ou est gravement défaillante.

Pourtant les infirmier-e-s et médecins scolaires ont un rôle primordial dans la détection des handicaps, dans le suivi des élèves, dans la lutte contre le décrochage scolaire et dans la prévention des comportements dangereux.

Analyse

L’Éducation nationale ne parvient pas à pourvoir les postes médico-sociaux ouverts aux concours faute de candidat-e, en particulier dans les zones les plus pauvres.

Les conditions de travail et les conditions salariales sont moins favorables dans l’Éducation nationale qu’à l’hôpital ou le privé pour ces professionnels : les infirmier-e-s scolaires sont affecté-e-s sur une zone composée de plusieurs écoles et établissements et peuvent avoir en charge plus de 1 000 élèves.

De même, l’entrée dans l’Éducation nationale s’accompagne d’une perte de salaire puisque les grilles salariales y sont moins élevées que dans la Fonction Publique Hospitalière. Les pertes de salaire vont de 500 euros par an en milieu de carrière à 3 300 euros en fin de carrière, sans compter les primes auxquelles ils et elles n’ont plus accès. Avec les annonces de revalorisation des salaires des personnels infirmiers de la Fonction Publique Hospitalière, l’écart de salaire risque de se creuser encore.

Le simple changement annoncé de dénomination de la médecine de prévention en “médecine du travail” n’est que cosmétique. Sans politique de recrutement ambitieuse, la médecine scolaire et la médecine du travail dans l’Éducation nationale continueront à dysfonctionner largement, ce qui pose un problème de santé publique à l’échelle du pays entier, pour plus de douze millions d’élèves et un million centre-trente-mille personnels.

SUD éducation revendique :

• une augmentation importante des salaires pour tous les personnels, y compris des personnels administratifs et médico-sociaux ;

• des créations de postes suffisantes pour que chaque circonscription et chaque établissement soit doté de postes de médecins et/ou d’infirmier-e-s à temps plein ;

• un recrutement massif de médecins du travail.

https://www.sudeducation.org/communiques/une-medecine-de-prevention-defaillante-en-pleine-crise-sanitaire

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:48
Rentrée scolaire : le ministre face à un choc de réalité

Allègement du protocole : le gouvernement met en danger les personnels, les élèves et leurs familles

Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré aujourd’hui à la presse que les mesures de protection et de prévention des élèves et des personnels face à la pandémie de Covid-19 seront revues fortement à la baisse.
Le ministre prévoit que lorsqu’un-e élève est testé-e positif ou positive à la Covid-19, il ou elle sera le ou la seul-e de sa classe à faire l’objet d’une mesure d’isolement de seulement sept jours, au motif que les élèves seraient « moins susceptibles » de répandre le virus que les adultes. Les autres élèves seraient dans ce cas supposé-e-s continuer de se rendre dans leur école ou leur établissement. Le gouvernement ne prévoit même pas de faire tester les élèves de la classe ou les personnels (AESH, enseignant‑e-s) en contact avec les élèves.
Le gouvernement, incapable de juguler la fièvre, préfère briser le thermomètre. Alors que plus de 2 000 classes sont fermées et que leur nombre est amené à s’accroître durant les prochaines semaines, le ministère met délibérément en danger les personnels, les enfants, et leur famille dans le but de réduire le nombre de salarié-e-s amené-e-s à garder leurs enfants. Pour cela, il est prêt à réduire le protocole sanitaire à une coquille vide.

SUD éducation dénonce l’attitude irresponsable du gouvernement qui passe par pertes et profits une politique de santé publique au nom des intérêts des capitalistes.
Depuis plusieurs mois, SUD éducation revendique la mise en œuvre rapide d’un plan d’investissement d’urgence dans l’éducation, avec notamment une réduction importante des effectifs en classe par un recrutement massif de personnels.
SUD éducation exige le maintien d’un protocole sanitaire raisonnable qui concilie réellement continuité des apprentissages en classe et santé publique.

Pour vos droits : consultez le dossier spécial COVID de SUD éducation

 

Exigeons la prime REP/REP+ pour les AED et AESH ! Une campagne de SUD éducation

Depuis la création des REP les personnels touchent une indemnité au nom de la spécificité de leur travail et la pénibilité de leurs conditions de travail. Tous les personnels ? Non.
Les AED et les AESH ne perçoivent toujours pas l’indemnité REP, autour de 208 euros pour un contrat annuel d’une quotité de 50 %. Pourtant AED et AESH font partie du personnel d’encadrement et d’accompagnement et contribuent au même titre que les autres personnels, titulaires ou non titulaires, à la réussite de tou-te-s les élèves en éducation prioritaire.
SUD éducation revendique le versement de l’indemnité REP à tous les personnels travaillant en éducation prioritaire.
Vous trouverez sur le site de SUD éducation tout le matériel de cette campagne

 

 

Le sexisme fait sa rentrée

Lundi 14 septembre, des collégiennes et lycéennes se sont organisées et s’organisent encore pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires.
Pour répondre à cette mobilisation, le ministre a déclaré « qu’il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien.”

 

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:48
Contre l’islamophobie : soutien à Maryam Pougetoux

Ce communiqué a été publié le 19/09/2020

Jeudi 17 septembre, des député-e-s LR et LREM ont quitté la commission d’enquête sur la COVID-19 et la jeunesse au motif que Maryam Pougetoux, vice-présidente du syndicat étudiant l’UNEF portait un voile.

SUD éducation tient à apporter son soutien à cette étudiante syndicaliste.

Rien dans le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale n’interdit à une citoyenne de s’y présenter voilée. Plusieurs représentant-e-s religieux-ses ont d’ailleurs déjà été reçu-e-s à l’Assemblée nationale sans que personne ne quitte les audiences. On ne saurait tolérer cette l’humiliation infligée à une citoyenne engagée.

Cet incident prouve encore une fois l’islamophobie d’une partie de la classe politique et souligne encore la volonté de contrôle du corps des femmes, après les sorties de Jean-Michel Blanquer sur les élèves et les mères voilées.

S’appuyer sur un prétendu féminisme comme l’a fait la députée Anne-Christine Lang revient à instrumentaliser les luttes pour les droits des femmes en les mettant au service d’une idéologie raciste et islamophobe. Être féministe, c’est autant soutenir la journée #Lundi14Septembre organisée par les lycéennes que de soutenir les femmes qui, portant le voile, subissent le racisme, l’islamophobie et les discriminations au quotidien.

Rappelons que l’islamophobie tue, comme le montrent les récents attentats sanglants perpétrés par l’extrême droite australienne et allemande contre les musulman-e-s et l’attaque d’une mosquée en France.

Rappelons que durant l’année scolaire 2019-2020, Jean-Michel Blanquer avait déjà multiplié les sorties scandaleuses, créant des polémiques stigmatisant les personnes musulmanes ou supposées telles. Il a été démenti par ses propres services sur le prétendu défaut de scolarisation des petites filles musulmanes. Il avait attaqué la FCPE à propos d’une affiche de campagne montrant une femme portant le voile. Il n’avait pas condamné fermement l’agression par un élu RN d’une mère d’élèves portant le voile en accompagnant une sortie scolaire.

 À SUD éducation, nous défendons toutes les femmes, quels que soient les choix qu’elles font et nous condamnons la violence qui pèse en ce moment sur les jeunes femmes, étudiantes ou élèves.

SUD éducation apporte tout son soutien à Maryam Pougetoux et dénonce cette instrumentalisation nauséabonde de la laïcité et des discours féministes.

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:47
Convocations abusives de militant-e s syndicales et syndicaux à Toulouse

Ce communiqué a été publié le 20/09/2020

Pour des faits supposés avoir été commis, le 9 février 2020, lors d’une diffusion de tracts du RN, sur un marché toulousain dans le cadre des élections municipales, sept personnes militants et militantes syndicales sont convoqué-e-s lundi 21 septembre à 10h au commissariat central de Toulouse.

Alors que les faits supposés relèvent d’il y a sept mois, leur convocation n’a été reçue que seulement quatre jours avant leur garde à vue.

Aucun contrôle d’identité n’ayant eu lieu ce jour-là leur incrimination pose question ainsi que dans le contexte actuel, la priorité du gouvernement soit de donner suites à des allégations du RN, parti qui véhicule des idées xénophobes, sexistes, homophobes…

La Fédération SUD éducation dénonce la volonté d’intimider des militant-e-s syndicaux-ales et exige la libération immédiate des gardé-e-s à vue et l’abandon de toutes les poursuites .

La Fédération SUD éducation se joint à l’appel au rassemblement devant le commissariat central (métro canal du midi), ce lundi 21 septembre à 12h.

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:45

Communiqué de Solidaires SUD Emploi

https://solidaires.org/CONTRE-LA-REPRESSION-AU-TRAVAIL?

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:44

Communiqué de Sud Chimie sur Bridgestone

https://sud-chimie-solidaires.org/

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:43

APPEL UNITAIRE

Le soulèvement pacifique du peuple algérien, en action depuis février 2019 pour la conquête de ses libertés démocratiques, a su faire preuve de sagesse et d’un sens élevé des responsabilités en recommandant aux manifestants de renoncer aux marches, jusque-là suivies massivement, pour éviter la propagation de l’épidémie du coronavirus. Né pour construire un meilleur avenir pour le pays, il a ainsi agi en cohérence avec ses objectifs de libertés et de droits humains, soucieux des intérêts supérieurs du pays.

Les acteurs et les actrices de ce soulèvement savent que,pour atteindre leurs objectifs, il faut continuer à se mobiliser pacifiquement pour écarter un système politique qui, derrière une façade civile et des élections manipulées, organise l’emprise du commandement militaire sur la vie politique, économique et sociale
Au lieu de suivre la voie de la sagesse et le sens élevé des responsabilités montrés par les acteurs du soulèvement et de répondre à leurs aspirations légitimes, les dirigeants algériens, toujours préoccupés par leurs luttes internes de pouvoir, échafaudent des feuilles de route remplies de promesses visant la sauvegarde de leurs propres intérêts.

Pour répondre aux aspirations populaires exprimées depuis février 2019, la voie est dans l’ouverture des scènes politiques et médiatiques, débarrassées de la surveillance des services de sécurité. Elle est dans l’engagement, par le dialogue et la négociation avec les acteurs du Hirak, d’une véritable transition démocratique, pouvant assurer un Etat de droit, garant des libertés individuelles et collectives.
Cette réorientation politique des dirigeants algériens doit passer par la libération immédiate de tous les détenus politiques ou d’opinion aujourd’hui incarcérés par des juges soumis, avec des incriminations qui n’ont rien à voir avec leur combat pour les droits humains et les libertés démocratiques.

La condamnation à deux ans de prison ferme de Khaled Drareni ce 15 septembre 2020, ainsi que celle d’Abdelkrim Zeghilèche à la même peine, sont l’ultime démonstration de cette justice aux ordres. Les peines écopées par ces deux journalistes, punis pour avoir exercé avec honnêteté, responsabilité et engagement leur travail d’information, sont les plus lourdes prononcées contre des journalistes depuis l’indépendance de l’Algérie.

Le combat du peuple algérien pour la conquête de ses droits légitimes mérite la solidarité agissante de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté. Nous manifestons notre solidarité à ce combat et :
- dénonçons la politique répressive menée par le pouvoir algérien envers le Hirak pacifique et responsable, qui est un espoir de libération et d’émancipation citoyennes ;
- exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les journalistes et de tous les détenus politiques et d’opinion ;
- alertons les différentes organisations internationales pour exiger de l’Etat algérien le respect de tous les traités et conventions de défense des droits humains ratifiés par l’Algérie ;
- appelons solennellement le chef de l’Etat algérien à faire respecter, effectivement, les droits et libertés des citoyennes et des citoyens établis par les conventions internationales et dûment ratifiées par l’Algérie.

Pour se joindre à cet appel : acda.dz@gmail.com

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:13

Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré aujourd’hui à la presse que les mesures de protection et de prévention des élèves et des personnels face à la pandémie de Covid-19 seront revues fortement à la baisse.
Le ministre prévoit que lorsqu’un-e élève est testé-e positif ou positive à la Covid-19, il ou elle sera le ou la seul-e de sa classe à faire l’objet d’une mesure d’isolement de seulement sept jours, au motif que les élèves seraient « moins susceptibles » de répandre le virus que les adultes. Les autres élèves seraient dans ce cas supposé-e-s continuer de se rendre dans leur école ou leur établissement. Le gouvernement ne prévoit même pas de faire tester les élèves de la classe ou les personnels (AESH, enseignant‑e-s) en contact avec les élèves.
Le gouvernement, incapable de juguler la fièvre, préfère briser le thermomètre. Alors que plus de 2 000 classes sont fermées et que leur nombre est amené à s’accroître durant les prochaines semaines, le ministère met délibérément en danger les personnels, les enfants, et leur famille dans le but de réduire le nombre de salarié-e-s amené-e-s à garder leurs enfants. Pour cela, il est prêt à réduire le protocole sanitaire à une coquille vide.

SUD éducation dénonce l’attitude irresponsable du gouvernement qui passe par pertes et profits une politique de santé publique au nom des intérêts des capitalistes.
Depuis plusieurs mois, SUD éducation revendique la mise en œuvre rapide d’un plan d’investissement d’urgence dans l’éducation, avec notamment une réduction importante des effectifs en classe par un recrutement massif de personnels.
SUD éducation exige le maintien d’un protocole sanitaire raisonnable qui concilie réellement continuité des apprentissages en classe et santé publique.

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