20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 17:01

Cliquez ici pour avoir la pétition

La réforme du lycée et du baccalauréat, imposée par le ministère contre l’avis des professeurs, nuit à la qualité du travail des élèves de Première et de Terminale.

La préparation des «  épreuves communes  », les épreuves anticipées de français, l’épreuve de spécialité abandonnée en fin de Première, les épreuves de spécialité conservées en Terminale, l’épreuve de philosophie, le Grand oral — qui ne bénéficie d’aucun moyen ni horaire spécifiques — l’élaboration par les élèves de leur projet d’orientation, le choix des vœux qu’ils formulent sur Parcoursup : le calendrier imposé par la réforme institutionnalise le désordre. Il exerce sur les élèves une pression qui les empêche de travailler sereinement. Il rend impossible la maîtrise de nouveaux programmes trop volumineux, et conçus sans tenir compte des conditions réelles d’apprentissage.

Cette désorganisation affecte aussi le travail des professeurs et des personnels. Elle exige de leur part une dépense d’énergie disproportionnée, qui les détourne de leurs tâches essentielles.

Contrairement à ce qu’affirme le ministre Jean-Michel Blanquer, la réforme n’a pas pour effet de simplifier le baccalauréat, mais elle rend son organisation absurdement complexe. Elle affecte la qualité des apprentissages, fragilise les élèves en les privant des repères que leur donne le groupe-classe, et compromet ainsi leur réussite dans le Supérieur.

La crise sanitaire aggrave les méfaits de la réforme.

À cause du confinement, les élèves n’ont pu bénéficier en 2019-2020 d’une année scolaire normale. Rien de concrètement réalisable n’a été mis en place à la rentrée pour remédier à leurs lacunes.

Pour répondre aux contraintes d’une nouvelle année très incertaine, pendant laquelle élèves et professeurs vont travailler sous la menace permanente de la pandémie, les mesures proposées par le ministère sont insuffisantes et inadéquates. D’une part, en supprimant les épreuves communes, on étend le contrôle continu, ce qui accroît encore la pression que la réforme fait déjà peser sur les élèves, et affaiblit encore davantage la valeur nationale du baccalauréat. D’autre part, le travail «  hybride » instauré par certains établissements, certes nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire, aggrave les inégalités entre les élèves et les établissements, compromet la continuité pédagogique et donc la préparation à l’examen.

Le ministère a refusé toute demande d’aménagement des programmes quand il en était encore temps. Il convient maintenant d’aménager les épreuves et le calendrier.

Nous demandons donc pour cette année :
- le report à juin des épreuves de spécialité, pour laisser aux élèves le temps d’y être effectivement préparés ;
- la suppression de l’épreuve du Grand oral  ;
- un aménagement de toutes les épreuves du baccalauréat  ;
- une limitation des contenus des programmes attendus pour les épreuves.

Pour les années à venir, nous demandons une remise à plat de la réforme. Au minimum, le calendrier aberrant imposé par la réforme doit être réaménagé, et une réflexion approfondie doit être conduite sur les programmes, sur la définition du Grand oral et sur les moyens alloués à sa préparation.

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 17:01

Le ministère a annoncé lundi 16 novembre des mesures concernant les revalorisations dans l’éducation. Celles-ci s’inscrivent dans les orientations déjà annoncées auparavant et les précisent. 

Une première tranche de 173 millions d’euros sera consacrée à l’octroi de primes d’attractivité pour les débuts de carrière, avec un versement dégressif du 2e (1400 euros bruts annuels) au 7e échelon (427 euros brut annuels). Cette prime serait la même pour les PE, les certifié-e-s et les agrégé-e-s. Les contractuel-le-s seraient également concerné-e-s, avec une prime dégressive allant de 54 euros nets par mois à 27 euros nets par mois. 

La position de SUD éducation sur cette prime d’attractivité est claire : la revalorisation doit se faire sous forme indiciaire et non indemnitaire, et doit correspondre à une enveloppe bien supérieure, pour compenser a minima la baisse du niveau de vie des personnels depuis le gel du point d’indice en 2010. Depuis 1995, à échelon constant, les personnels ont vu leur salaire fondre de près de 20% en tenant compte de l’inflation. Il n’est également pas garanti que cette enveloppe s’inscrive dans une programmation pluriannuelle comme c’était annoncé par le ministère : ces augmentations indiciaires doivent se faire dans la durée, les montants devant se cumuler sur plusieurs années. Enfin, les augmentations de salaires doivent concerner l’ensemble des personnels à tous les échelons, et pas seulement les enseignant-e-s, psyÉN et CPE. 

Une deuxième tranche de 178 millions d’euros est consacrée à la prime d’équipement informatique, ce qui représente un versement unique de 150 euros par enseignant-e ou psyÉN. Pour SUD éducation, ce versement est très en-deçà de ce qui est nécessaire pour correspondre aux dépenses des personnels, particulièrement en cette période de crise sanitaire. Enfin, comme pour l’augmentation salariale, cette prime doit être versée à l’ensemble des personnels. 

Enfin, une troisième tranche sera versée pour diverses mesures catégorielles. Parmi celles-ci, les 45 millions d’euros versés aux directeurs et directrices d’école, à peu près dans les mêmes proportions que la prime versée cette année en octobre, ne sont pas suffisants : les revendications des personnels portent non seulement sur la revalorisation, mais aussi sur les aides administratives et les décharges dans des proportions conséquentes. 

Par ailleurs, ces annonces risquent d’être un levier pour que le ministre exige des contreparties sur le temps de travail, les congés scolaires et le numérique. SUD éducation appellera les personnels à faire barrage à toute mesure allant dans le sens d’une dégradation de leurs conditions de travail.

 
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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 17:00

Les organisations FSU, FNEC FP-FO, CGT Educ’Action, Sud Education, SNCL-FAEN, Sages, FIDL, UNL et FCPE se félicitent de la mobilisation engagée dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, par les personnels et les étudiant-es avec leurs organisations syndicales, en particulier lors d’un temps de mobilisation nationale le mardi 24 novembre.

Cette mobilisation fait suite notamment au coup de force de la ministre F. Vidal qui a décidé de faire passer sa loi de programmation de la recherche (LPR) et de l’aggraver en validant notamment des amendements surgis à la « dernière minute » qui rendent passibles de sanctions les mobilisations et contestations dans les établissements et suppriment l’étape de qualification par le Conseil national des universités (CNU) dans le cadre des recrutements d’enseignants-chercheurs.

Les personnels et leurs organisations demandent des moyens pour assurer le service public auquel les étudiant-es ont droit, y compris avec des cours en présentiel lorsque cela reste possible. Ils demandent le financement immédiat des postes statutaires et la titularisation immédiate des non-titulaires exerçant des fonctions pérennes.

Dans l’Education nationale comme dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, le manque de moyens est insupportable dans la situation de crise sanitaire que nous vivons.

Les organisations soussignées assurent les personnels de l’ESR et les étudiant-es de leur soutien dans cette mobilisation dont les revendications rejoignent les nôtres.

Elles soutiendront toutes les initiatives décidées par les réunions et assemblées générales de personnels, dans l’ESR comme dans l’Education nationale, pour la satisfaction des revendications.

Montreuil, le 19 novembre 2020

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 16:59

D’un commun accord, les organisations syndicales signataires ont décidé de ne pas siéger lors du CNESER plénier du mercredi 18 novembre 2020.

Elles dénoncent la méthode employée par la ministre Frédérique Vidal pour faire passer en force le texte de la loi de programmation de la recherche, d’abord en y maintenant des éléments qui ont fait l’objet de larges contestations, telles les chaires de professeurs juniors, et ensuite en acceptant à la dernière minute et sans concertation des amendements qui attaquent les libertés universitaires, la liberté d’expression et la liberté syndicale et remettent en cause le rôle du Conseil National des Universités dans le processus de recrutement des enseignants-chercheurs.

La loi s'écarte de l’objectif initial centré sur une programmation budgétaire pour intégrer désormais des éléments qui déstabiliseront et fragiliseront durablement l’ESR, la démocratie universitaire et les statuts de ses personnels.

Les organisations syndicales signataires demandent l’ouverture de négociations pour une autre loi de programmation et un plan pour l’emploi scientifique titulaire construits avec l’ensemble des acteurs et actrices de l’ESR.

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 16:59

La procédure de mobilité des personnels enseignants du second degré, des personnels d’éducation, des psy-EN se déroule en deux parties :

  • un mouvement inter-académique afin de rejoindre une académie : vous faites vos vœux en novembre/décembre 2020 ;
  • un mouvement intra-académique afin d’obtenir un poste dans l’académie obtenue lors du mouvement inter-académique.
  • Actuellement dans de trop nombreuses disciplines, les barres d’entrée sont trop hautes et elles figent le mouvement. SUD éducation revendique des ouvertures de poste et un recrutement massif qui permettront de fluidifier le mouvement.

 

Le mouvement inter-académique

Trois textes vont vous permettre de comprendre le mouvement inter-académique :

- les lignes directrices de gestion ministérielles relatives à la mobilité des personnels du ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse (NOR : MENH1900415X du 13-11-2019) ;

- l’arrêté du 13 novembre 2020 (NOR : MENH2028044A) ;

- la note de service du 13-11-2020 (NOR : MENH2027586N).

Les stagiaires participent au mouvement inter-académique.

Les vœux pour le mouvement interacadémique des personnels enseignant-e-s du second degré, d’éducation et psychologues de l’éducation nationale sont à saisir du 17 novembre jusqu'au 8 décembre à 12:00 (heure de Paris).

Vous avez entre le 9 et le 16 décembre (vous n’aurez donc que 7 jours) pour confirmer leur demande de mutation dans leur établissement. Les résultats seront publiés le 3 mars 2021.

Combien ai-je de points ?

Votre nombre de points dépend de :

  • votre échelon ;
  • votre ancienneté dans le poste au 31 août 2021, votre classe (normale, hors-classe, classe exceptionnelle) ;
  • si vous êtes en poste en REP, REP+ ou APV et la durée de cette affectation ;
  • votre situation familiale, votre situation médicale ;
  • si vous êtes sportif-ve de haut niveau ;
  • des bonifications en fonction du vœu exprimé.

Le ministère a produit un simulateur pour calculer son barème.

Pour vous aider, SUD éducation met à votre disposition un calculateur de barème plus précis que celui du ministère de l'Éducation nationale.

 

 

Dans quelle académie puis-je muter ?

Vous trouverez sur le site de SUD éducation les barres d’entrée par année et par discipline. Elles vous permettent d’évaluer les possibilités d’obtenir telle ou telle académie en comparant le nombre de points nécessaires par académie depuis 2015.

Nous vous conseillons d’anticiper sur les mutations à l’intra en consultant la circulaire académique du mouvement intra pour l’année 2019/2020 afin de savoir si vous conservez tous vos points pour le mouvement. Dans certaines académies, les points obtenus grâce à une affectation en éducation prioritaire ne sont pas pris en compte de la même façon qu’au mouvement inter-académique.

Pour vous faire aider dans vos procédures de mutation, consultez le syndicat SUD éducation de votre département. Un journal des mutations est disponible pour vous permettre de tout comprendre au mouvement. Bon mouvement !

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 16:58

Monsieur le ministre,

Vous avez réuni, lundi 16 novembre, les organisations syndicales représentatives au ministère de l'Éducation nationale pour présenter les mesures de revalorisation pour 2021.

Malgré les sollicitations de nos organisations syndicales, vous n’avez pas eu un mot pour les AESH.

Pourtant, la revalorisation de leur métier était une promesse faite en février, lors de l’installation du
comité consultatif des AESH.

La dernière réunion qui devait porter sur le temps de travail et la rémunération a été reportée sine die car vous aviez "besoin d'attendre des arbitrages".

Pourtant, avec le premier ministre et la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, vous avez réaffirmé, à l'occasion du comité interministériel du handicap, le même jour, que "le handicap est une priorité du quinquennat".

Cette annonce, n’est pas en adéquation avec la réalité des décisions que vous avez prises. Vous devez honorer vos engagements pour les AESH, acteurs primordiaux de l’École inclusive.

De plus, le métier d'AESH est majoritairement exercé par des femmes et l'accord sur l'égalité professionnelle vous engage à revaloriser les métiers dit féminins.

Nous vous demandons donc, monsieur le ministre, de présenter des mesures salariales urgentes pour les AESH et d'engager sans tarder la reconnaissance statutaire du métier d'AESH.

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 16:58

Vendredi 27 novembre 2020, 26 collègues accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap vont passer en conseil de discipline suite à la demande de licenciement faite par l'académie. Il leur est reproché de ne pas à voir signé l'avenant à leur contrat modifiant leur lieu d'affectation pour la mise en place des PIAL.

La gestion catastrophique du déploiement des Pôles inclusifs pour l'accompagnement localisé laisse s'installer de grandes disparités d'une académie à l'autre. Alors que dans l'Académie de Lyon on cloue des collègues au pilori, ailleurs aucun avenant n'a été présenté depuis le mois de septembre.

SUD éducation apporte tout son soutien aux 26 collègues victimes de cette répression et réclame à ce qu'aucune sanction ne soit prise.

Alors que la mise en place des PIAL, ajoutée à une précarité entretenue avec soin par le ministère, fait monter la colère chez les AESH, l'administration tente de les mettre au pas.

À travers les PIAL les AESH sont devenu-e-s la variable d'ajustement de l'école inclusive : multiplication des lieux de travail et du nombre d'élèves accompagné-e-s, changements d'accompagnement à la volonté des petit-e-s chef-fe-s, etc. Les AESH et les élèves payent le manque de main d'œuvre du à la précarité.

 

SUD éducation appelle les collègues à se mobiliser en soutien aux 26 AESH menacé-e-s : motions et actions de soutien, débrayages, etc.

Aucune sanction contre nos collègues, abandon des PIAL, un vrai statut et un vrai salaire pour les AESH !

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 09:20
Violences sexistes et sexuelles au travail – Stop ! – Dossier complet de SUD éducation

Cet article a été publié le 10/11/2020

Alors que Macron avait annoncé faire de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles la « Grande cause de son quinquennat », SUD éducation constate qu’aucune mesure n’a été mise en place ni pour prévenir les violences sexistes et sexuelles au travail ni pour accompagner les victimes. Chaque jour, en France, des femmes sont victimes de violences psychologiques, verbales, économiques, médicales, physiques ou sexuelles. Tous les deux jours, une femme est assassinée par son conjoint ou ex-conjoint : déjà 149 féminicides depuis le 1er janvier 2019 (en augmentation par rapport à 2018 où l’on avait recensé 121 féminicides à la même date).

Stop aux violences sexuelles et sexistes sur nos lieux de travail

Dans l’Éducation nationale, les violences sexistes sont communes, courantes et impunies. Si 1 femme sur 5 affirme avoir vécu des situations de violences au travail, seulement 5% porte plainte pour les dénoncer. Elles comprennent insultes, discriminations, harcèlement, menaces, chantage, mais aussi les agressions physiques et sexuelles. Les femmes les plus exposées au harcèlement sont celles qui subissent des discriminations liées à leur origine et à leur identité de genre et/ou leur orientation sexuelle. Dans le cadre du travail, ouvrières et salariées précaires et dans une moindre mesure les professions in-termédiaires subissent une pression sexuelle plus intense que celle des autres catégories sociales. La circulaire du 9 mars 2018, qui prévoit la pro-tection des victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, n’est pas appliquée : les collègues qui ont dénoncé les violences subies n’ont bénéficié ni de protection ni d’accompagnement conve-nables. Pourtant l’employeur est responsable de la santé et de la sécurité des agent-e-s sur leurs lieux de travail !

Assez d’inégalités salariales

De plus, les travailleuses de l’Éducation nationale subissent aussi le sexisme de l’institution dans l’évolution de leur carrière. 12 % des femmes sont à temps partiel, contre 3 % des hommes, avec des conséquences sur la rémunération et sur l’avance-ment. Dans les postes les plus précaires et moins payés , comme celui d’AESH, 90 % sont occupés par des femmes. Plus les élèves sont jeunes plus la profession est féminisée : en 2006, 80 % des enseignant-e-s du primaire sont des femmes alors qu’elles ne sont que 35% dans les universités. Chez les agents-e-s, la répartition du travail est sexuée : aux hommes les postes de techniciens et de chefs cuisine, aux femmes les tâches dites polyvalentes (nettoyage ou service des repas).

Ras-le-bol de l’éducation aux inégalités

Le système scolaire perpétue les violences de genre et contribue à les fabriquer auprès des élèves. Quel exemple la hiérarchie donne-t-elle aux élèves en ne protégeant pas les personnels victimes de violence et en octroyant l’impunité aux agresseurs sexuels ? Quel modèle social l’institution propose-t-elle aux élèves en n’agissant pas pour abolir le système patriarcal et la division sexuée du travail ?

L’éducation proposée aux élèves véhicule l’invisibilisation et l’infériorisation des femmes et les enferme dans des rôles binaires en fonction des genres stéréotypés filles/garçons qui entravent leur émancipation. D’ailleurs, les femmes, absentes ou très minoritaires dans les programmes scolaires et manuels scolaires ne sont pas érigées en modèles disparaissant de tout récit historique. Et pourtant, elles existent et ont existé!

A l’école : une éducation nécessaire aux sexualités

Rappelons qu’à l’école, si les garçons sont plus exposés à la violence (insultes, bagarres…), les filles, subissent plus d’agressions sexuelles et sexistes (baisers imposés, jeux où on doit tou-cher leurs fesses dans la cour de récré, et surtout cyber-harcèlement). Afin que cessent les violences, l’école doit éduquer permettre une construction aux sexualités, dans une perspective non hétéro-centrée, en insistant sur l’éducation au consentement.

Contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion des journées de luttes du 21 au 25 novembre.

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 09:18

Ce communiqué a été publié le 15/11/2020

Le 6 novembre 2020, le ministre fait état de 3 528 élèves considérés comme cas de Covid confirmés entre le 2 et le 5 novembre. Le matin même, Jean-Michel Blanquer s’empresse de déclarer dans les médias que “rapporté à 12 millions d’élèves, c’est un chiffre qui est maîtrisé”.

Pourtant, Santé publique France comptabilise 26 235 cas positifs chez les enfants de 10 à 19 ans pour la même période. L’écart entre le chiffre donné par le ministre et celui des remontées des laboratoires tests à la main est de 22 707.

Le ministère est incapable de justifier ces écarts, et s’en tient aux éléments de langages que le ministre développe lors de ses nombreuses apparitions médiatiques, sans preuve.

Mais la croissance exponentielle de cas Covid dans les écoles et établissements scolaires est bien réelle, mettant en évidence l’échec des mesures dictées par le ministre. Le ministre porte directement la responsabilité dans l’accélération des contaminations, en raison de l’absence de modification du protocole face à la deuxième vague et du refus de recruter suffisamment de personnels pour faire baisser les effectifs.

Pour SUD éducation, la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’éducation que nous revendiquons depuis le printemps est urgente. Les opérations de recrutement peuvent avoir lieu à n’importe quel moment de l’année, par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels. Dans l'immédiat, les dédoublements demandés par les personnels, particulièrement en collège, doivent être accordés en urgence.

Plutôt que d’admettre la réalité, Blanquer s’abrite dans une maîtrise illusoire de la situation au détriment de la santé des élèves, des personnels et des familles.

Face à cette situation, SUD éducation revendique la mise en oeuvre immédiate d’une enquête indépendante dans le but d’établir clairement :

-le nombre de contaminations chez les élèves comme chez les personnels

-les responsabilités de l’administration quant à l’accélération des contaminations

- si l’administration a tenté de dissimuler à la population les cas de Covid-19 dans l’Éducation nationale.

 

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 09:17

Ce communiqué a été publié le 10/11/2020

Madame la présidente du Conseil supérieur des programmes,

Le 17 juin dernier, puis le 10 septembre, nous vous avions écrit afin de vous alerter sur la nécessité d’un allègement des programmes scolaires pour l’année 2020-2021. Il s’agissait alors de laisser le temps aux enseignant-e-s de compenser en début d’année les inégalités scolaires qui s’étaient accrues durant le confinement.

Alors que des dizaines de classes ont été fermées, que le virus circule activement sur le territoire, et face à la mobilisation des personnels, le ministre de l’Éducation nationale a dû admettre que l’accueil des élèves doit évoluer. Le ministre reconnaît lui-même implicitement que les programmes sont impossibles à tenir, car il a annoncé aux personnels dans un courrier électronique que les épreuves communes seront annulées cette année scolaire.

Les programmes, trop lourds en temps ordinaire, ne pourront être achevés durant cette année scolaire. Les établissements du second degré passent en effet progressivement au dédoublement des classes avec une mise en œuvre d’une continuité pédagogique. Refuser tout aménagement des programmes scolaires dans ce cadre est intenable autant pour les personnels que pour les élèves.

Pour SUD éducation, le caractère national des diplômes tels que le baccalauréat et le diplôme national du brevet constituent en outre un enjeu d’égalité pour les élèves. Par conséquent, SUD éducation vous demande de nouveau de vous saisir de la question de l’allègement des programmes, nécessaire dans la période que nous traversons. Nous vous demandons également de vous saisir de la question du report des épreuves de spécialité en terminale.

Veuillez croire, madame la Présidente, en notre attachement au service public d’éducation.

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