15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:11
ENT perturbés : SUD éducation revendique la gestion des outils numériques par l’Éducation nationale

Ce communiqué a été publié le 10/03/2021

Dans la soirée d’hier, un incendie a détruit un quart de la ferme de serveurs de l’entreprise OVH à Strasbourg. Cette entreprise héberge près des deux-tiers des sites hébergés en France, dont de nombreux espaces numériques de travail utilisés par les établissements scolaires.

Aujourd’hui, les ENT sont dans plusieurs académies inaccessibles ou souffrent de problèmes de performance qui rendent leur usage par les personnels et les élèves difficile ou impossible. La restauration du service pourra selon les cas durer plusieurs jours, paralysant le fonctionnement des établissements qui pourtant reposent bien souvent dessus en cette période d’enseignement hybride.

Cet incident montre une fois de plus que l’externalisation des ressources numériques, qui plus est concentrée entre les mains d’une entreprise qui entre en bourse aujourd’hui et domine le marché, n’est pas la garantie de la fiabilité du service.

SUD éducation revendique la gestion directe par l’administration des services informatiques essentiels au fonctionnement pédagogique des établissements, ce qui permet également de contrôler l’usage qui est fait de ces données souvent personnelles, pour l’heure confiées à des entreprises sans aucune forme de chiffrage les empêchant d’y accéder.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:11
Non à la pérennisation du « distanciel » à l’Université des Antilles

Ce communiqué a été publié le 09/03/2021

À l'Université des Antilles, on impose, dans le cadre du renouvellement de l'accréditation des formations 2022-2027, une mutualisation des cours entre la Guadeloupe et la Martinique, ce qui implique le recours obligatoire au "distanciel" expérimenté pendant la crise sanitaire.
SUD Éducation alerte la communauté universitaire sur cette innovation qui confirme ses craintes au sujet d'une possible pérennisation de ce mode dégradé d'enseignement imposé par les circonstances.
Nous demandons à la ministre de recadrer la Présidence de l'Université des Antilles car cette exigence du recours pérenne au distanciel de la présidence de l'université des Antilles est incompatible avec la liberté pédagogique et le principe d'indépendance des universitaires.

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:11
Expérimentation des “e Inspés”: des millions d’euros pour une formation sans formateur-trices !

Ce communiqué a été publié le 09/03/2021

La direction de Canopé a annoncé récemment par voie de presse la création d’une plateforme en ligne “e-Inspé” voulue par le ministre Blanquer. Cette plateforme va bénéficier d’un financement public de 10 millions d’euros sur 10 ans.

Alors que la réforme de la formation initiale des enseignant-es est unanimement décriée depuis des mois, une expérimentation est déjà en cours pour la réalisation de la plateforme “e-Inspé” : les premiers parcours virtuels de formation pour les enseignant-e-s ont été lancés en février sur les thèmes de la “didactique des fondamentaux, la gestion de classe ou l’EMI”.

Depuis des années la dégradation de la formation continue est largement ressentie par les personnels. Elle est en partie liée à la mise en place de Magistère: déshumanisation de la formation, contenus inadaptés, gestion administrative chaotique selon les académies…
Aujourd’hui, la formation à distance menace également la formation initiale.

SUD éducation dénonce les dérives de ce “tout numérique” qui, sous-couvert d’innovations technologiques, reste un moyen pour le ministère de faire croire qu’il forme toujours aussi bien ses enseignant-es, alors qu’en réalité, il réduit le nombre d’heures de formations en présence et par voie de conséquence le nombre de formateurs-trices.

Plus inquiétant encore, Canopé permet déjà en Aquitaine à des start-up de proposer leurs “solutions” à des panels d’enseignant-es. Il s’agit ici d’une nouvelle intrusion de l'entreprise dans le service public d’éducation. SUD éducation dénonce la marchandisation de l’école à l’œuvre dans ces partenariats.

SUD éducation revendique:

  • le retrait de la réforme de la formation des enseignant-es

  • des moyens supplémentaires pour assurer à tous-tes les enseignant-es une formation continue publique, en présence et gratuite à la hauteur des besoins

  • le financement des services publics par des fonds publics.

À l’appel d’une AG inter-INSPÉ et de onze organisations syndicales dont SUD éducation, une journée de grève et de mobilisation sur la Formation des enseignant-es aura lieu le jeudi 11 mars avec un rassemblement devant le ministère de l’Éducation nationale

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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 10:06
Épreuves d’admissibilité des concours de la session 2021 : toujours plus d’improvisation et de précipitation !

Ce communiqué a été publié le 09/03/2021

Le samedi 7 mars 2021, deux arrêtés du 24 février 2021 ont été publiés au journal officiel. Ils reportent les dates d'épreuve d'admissibilité du CAPES interne de documentation ainsi que du CAPEPS interne du mercredi 3 février au vendredi 12 mars.

Le report est ainsi officiellement annoncé plus d'un mois après la première date prévue de l'épreuve. De surcroît, la nouvelle date officielle est annoncée moins d'une semaine à l'avance.

SUD éducation dénonce l'amateurisme, la précipitation et le mépris du ministère de l'Éducation nationale pour les candidat-e-s qui se retrouvent, une fois encore, prévenu-e-s à la dernière minute. Cette précipitation s'observe également dans la mise en place de la réforme de la formation des enseignant-e-s qui devrait s'appliquer dès la rentrée 2021 alors que bon nombre d'interrogations restent encore en suspens et que cette réforme est unanimement dénoncée par les organisations syndicales des personnels enseignants.

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:42

Les annonces de déprécarisation et de professionnalisation des accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap à l'occasion de la restitution en février 2019 de la concertation nationale de l'école inclusive par le ministre de l'éducation nationale Monsieur Blanquer et la Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Madame Cluzel n’ont été qu’illusion.

La circulaire du 5 juin 2019 modifiant le cadre de gestion des contrats des AESH et dont la mesure phare est le passage de 6 CDD d'un an à 2 CDD de trois ans pour ensuite accéder à une Cdisation, ne rompt pas avec la logique contractuelle. Le ministère a institutionnalisé un peu plus la précarité de notre statut.

Alors que les besoins sont en constante augmentation, les difficultés de recrutement sont prégnantes. Pour répondre aux besoins, les académies mutualisent à outrance : ainsi, les Pôles inclusifs pour l’accompagnement localisé (PIAL), introduits par la loi Blanquer, ont été déployés sur presque tout le territoire. On nous demande d’accompagner de plus en plus d'élèves, pour de moins en moins d’heures, sur un territoire géographique étendu. Comment faire notre travail correctement lorsqu'en 24 heures on doit accompagner 5 élèves sur trois écoles différentes ?

Nous ne voulons pas être la variable d'ajustement des politiques de l'école inclusive. Nous sommes indispensables à sa réussite !

SUD éducation revendique la titularisation dans un corps de fonctionnaire de tou-te-s les AESH et la création d'un métier d'éducatrice-éducateur scolaire spécialisé-e, sans condition de nationalité. La reconnaissance de notre rôle et de nos pratiques pédagogiques et éducatives en tant que professionnels de l'inclusion et de l'adaptation scolaire.

Cette reconnaissance passe également par une augmentation importante de nos salaires. Nous ne pouvons nous contenter des pseudos revalorisations d'indice voté par-ci par-là dans quelques académies. Pour une grande majorité nous vivons sous le seuil de pauvreté avec moins de 800 euros par mois.

C’est également la conséquence des temps partiels imposés : l’administration considère que 24h d’accompagnement (soit une quotité de service d’environ 61 %) est la norme du temps de service des AESH. SUD éducation revendique donc la reconnaissance d’un temps plein à 24h d’accompagnement plus les heures connexes.

Enfin nous revendiquons la mise en place partout sur le territoire d'une véritable offre de formation, initiale avant le début de tout accompagnement et continue tout au long de la carrière. La réadaptation permanente qu'exige notre métier ne peut s'en dispenser.

 

Contre la mutualisation des moyens, contre les PIALs !

Pour un vrai statut et un vrai salaire !

Toutes et tous en grève, en manifestation et en AG le 8 avril !

 
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:42

 

En réponse à l’obstination du ministre qui refuse de s’engager vers une amélioration des conditions d’emploi des AESH et en réponse à la dégradation de leur mission depuis la création des PIAL, les organisations CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appellent les personnels à la grève le 8 avril.

Le ministre répète que l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité de son ministère. Pourtant, il fait le choix de maintenir dans la précarité les 110 000 AESH qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement de la scolarité de ces élèves. 

Malgré la promesse faite il y a un an d’engager un chantier sur le temps de travail et la rémunération, les AESH continuent de subir des temps de travail incomplets, pour 24 heures de travail hebdomadaires, soit 60% en moyenne, pour un salaire net de 760 euros par mois. Donc en-deçà du seuil de pauvreté ! 

À défaut d’un cadre d’emploi reconnaissant leurs missions, ils et elles sont condamné-e-s à exercer sous contrat, sans pouvoir accéder à un statut leur assurant une garantie d’emploi, de carrière et de formation. On est encore loin d’un véritable métier.

La mise en place des PIAL a considérablement dégradé leurs conditions de travail, puisque les AESH sont désormais appelé-e-s à intervenir dans plusieurs écoles ou établissements scolaires, à multiplier les accompagnements d’élèves. Ces services partagés demandant plus d’adaptabilité et de flexibilité, nuisent à la qualité de l’accompagnement, conduisant à du saupoudrage. Il s’agit surtout d’augmenter le nombre d’élèves accompagné-e-s en conservant le même nombre de personnels !

Un système perdant pour tous : AESH, élèves, enseignant-e-s et la réussite du service public d’éducation !

Nos organisations syndicales ont alerté l’administration de la situation alarmante des AESH à tous les échelons. L’exaspération, le sentiment d’abandon et la souffrance s’expriment partout et se traduisent par des mobilisations très suivies dans les départements, en particulier depuis la mise en œuvre des PIAL.

Pour nos organisations, il y a urgence à :

  -engager une revalorisation des salaires et la possibilité de contrats à temps complet pour permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail : 

   -l’abandon des PIAL et de la politique de mutualisation des moyens

  -créer un véritable statut de la Fonction Publique pour reconnaître le métier d’AESH
  -recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves ayant des notifications d’être accompagnés à hauteur des besoins

Le sort réservé aux AESH est le symbole d’une politique de paupérisation qui touche l’ensemble des personnels depuis 10 ans.

Les syndicats CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation : 

   -soutiennent tous les rassemblements appelés dans les départements le 24 mars ;
-appellent tous les personnels AESH à faire entendre leurs revendications à l’occasion d’une journée de grève nationale le jeudi 8 avril ;
-appellent tous les personnels de l’Éducation nationale à se joindre à cette mobilisation, à participer à cette grève au côté des AESH pour faire valoir l’ensemble des revendications en défense des postes, des statuts, des salaires en direction des IA-DASEN, des rectorats et du ministère.

L’intersyndicale appelle à la tenue d’intersyndicales locales pour préparer et réussir la grève du jeudi 8 avril.  

Le jeudi 8 avril, soyons nombreuses et nombreux en grève, dans les manifestations et les rassemblements et en Assemblées Générales pour construire les suites de la mobilisation ! 

Pour un vrai statut, pour l’abandon des PIAL, toutes et tous devant les DSDEN, les rectorats et le ministère, en grève !

La satisfaction des revendications des AESH serait un point d’appui pour tous les personnels !

 
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:42

Nos organisations CGT Éduc’Action, FNEC-FP FO, FSU, SNALC, Sud Éducation, UNSA Éducation demandent au gouvernement les moyens humains nécessaires pour affronter la situation épidémique jusqu’à cette fin d’année scolaire puis pour en dépasser les conséquences durant l’année scolaire prochaine. Alors même que depuis un an l’ensemble des personnels de l’Éducation est engagé pour affronter la crise sanitaire et assurer la continuité du service public d’éducation, les moyens ne sont pas au rendez-vous.

Pour les mois à venir, il faut prolonger les enseignants contractuels et assistants d’éducation (AED) déjà recrutés à minima jusqu’à la fin de l’année scolaire, ne pas arrêter leurs contrats au mois de mai, recruter davantage de personnels, notamment par le recours aux listes complémentaires, pour faire face aux besoins suscités par la crise sanitaire.

En effet, les besoins sont forts pour assurer les remplacements des personnels touchés par la Covid, pour renforcer les services de Vie Scolaire, pour améliorer globalement les conditions d’accueil et contribuer à pouvoir laisser les écoles et établissements ouverts.

Pour la rentrée prochaine, le budget 2021 n’est pas à la hauteur des défis renforcés par ce contexte.
En effet, les collèges et les lycées subissent une suppression de 1800 postes d’enseignant·es. La pression des heures supplémentaires devient intenable.
Pour les écoles, les décisions prises en ce moment dans les départements montrent que les moyens attribués ne permettent pas de répondre aux besoins et entraînent des fermetures de classes injustifiées, des réductions des moyens en remplacement ou en Réseaux d’aide (RASED) notamment.
Ces décisions dégradent le système éducatif et réduisent sa capacité à apporter des réponses positives aux élèves.

S’agissant des personnels administratifs et techniques, s’il n’y a pas de baisse au niveau national, certaines académies voient leurs moyens considérablement réduits. Comme la crise l’a à nouveau montré, notre système est « sous administré » et nous avons besoin de créations de postes.

La crise a également montré que les moyens doivent être renforcés pour les personnels de santé, sociaux, de vie scolaire, Psy-EN, RASED, afin de répondre aux besoins d’accompagnement global des élèves dans la crise et dans la sortie de crise.

Sur l’ensemble du territoire nous soutenons les équipes d’école et d’établissement qui sont mobilisées pour alerter sur la dégradation des conditions d’enseignements de la rentrée prochaine et pour exiger les créations de postes nécessaires.

Nos organisations demandent qu’elles soient entendues et qu’un rectificatif budgétaire vienne donner les moyens de préparer une année scolaire à la hauteur de ce que seront les besoins des élèves.

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:41

La crise sanitaire perdure et prend de nouvelles formes. Jean Castex a rappelé lors de sa conférence de presse du 4 mars que la circulation du virus continue de progresser, et 23 départements sont désormais sous surveillance renforcée. Les restrictions, pour les travailleurs et les travailleuses, sont de plus en plus lourdes, avec aujourd’hui un confinement imposé le week-end dans le Pas-de-Calais par exemple. Dans le même temps, le ministre de l’Éducation continue sa politique de l’autruche. Encore ce mardi 9 mars, il apporte au journal le Monde des réponses confondantes de cécité. Face à cette absence de sens des responsabilités, SUD éducation apporte ses revendications de court terme pour faire face à la crise, et réaffirme la nécessité d’anticiper une nouvelle fermeture des écoles et établissements, pour ne pas revivre la situation dans laquelle ont été plongé-e-s élèves et personnels en mars dernier. 

 

1. Une campagne de vaccination de masse, et vite !

 

Comme sur d’autres sujets, le ministre montre l’étendue de son mépris envers les personnels. Début janvier, il promettait que les personnels pourraient être vaccinés en mars. Début mars, le ministre promettait aux syndicats que la campagne aurait lieu fin mars-début avril. Ce mardi 9 mars, le ministre déclare au Monde poursuivre les “échanges avec Olivier Véran”. Rappelons que face à l’absence de baisse des effectifs et l’apparition de variants du virus dont les enfants et jeunes adolescent-e-s sont davantage porteurs et porteuses, la communauté scientifique estime que le risque de contamination auquel sont exposés les personnels est élevé, deux fois plus que dans le reste de la population, ce qui n’est pas sans conséquence pour leur famille. Le choix de maintenir les écoles ouvertes doit donc être compensé par le fait de proposer aux personnels de l’éducation une vaccination dans les plus brefs délais

 

SUD éducation revendique : 

  • la possibilité immédiate pour les personnels de plus de 50 ans porteurs de comorbidités de pouvoir se faire vacciner dans le cadre d’un dispositif prévu par l’employeur, comme en entreprise
  • l’extension du dispositif à l’ensemble des personnels pour la fin mars au plus tard, comme annoncé par le ministère au début de l’année civile
  • l’octroi d’une autorisation d’absence de 24h à l’issue de la vaccination pour les vaccins connus pour provoquer une réaction vive à l’injection, afin d’accroître l’adhésion au dispositif vaccinal

 

2. Une politique de tests qui ait du sens

 

La mise en œuvre de plusieurs centaines de milliers de tests a été annoncée à plusieurs reprises par le gouvernement pour l’Éducation nationale. Cette politique se réduit en réalité à peau de chagrin : ainsi, pour la semaine de rentrée de la zone A, le ministre promettait le 1er mars “entre 50 000 et 80 000 tests”, et a admis quelques jours plus tard que seuls 3000 avaient été réalisés. Au-delà du nombre de tests, c’est la politique d’interruption des chaînes de contamination qui posent problèmes : le seuil à partir duquel les classes, écoles et établissements doivent fermer changent systématiquement, et les décisions de fermetures sont renvoyées aux discussion entre les services et les agences régionales de santé, ce qui conduit à une gestion de la situation à géométrie variable. 

 

SUD éducation revendique : 

  • la mise à disposition massive de tests salivaires utilisables localement lors de la découverte de cas de Covid, et plus largement la réalisation d’une campagne de tests pour l’ensemble des élèves et personnels d’ici la fin du mois de mars
  • le retour aux seuils annoncés pour la rentrée de septembre : fermeture d’une classe à partir d’un cas, de l’école ou de l’établissement à partir de trois 
  • un protocole simple en cas de détection de cas de Covid : mise en quarantaine de la classe, de l’école ou de l’établissement uniquement le temps de la réalisation des tests salivaires, puis retour en classe de tous les élèves négatifs, afin de limiter le temps de classe perdu 
  • le recrutement immédiat de personnels médico-sociaux formés pour mettre en oeuvre la politique de tests nécessaire

 

3. Anticiper une nouvelle fermeture d’écoles et établissements

 

Ce mardi 9 mars, le ministre déclare au Monde que le maintien de l’ouverture des écoles a plus d’avantages que leur fermeture. Certes, SUD éducation est pour le maintien aussi longtemps que possible de l’ouverture. Cela dit, nous n’oublions pas que le 12 mars 2020 au matin, le ministre déclarait que la fermeture des écoles et établissements n’était pas à l’ordre du jour, et que le soir même, le président annonçait leur fermeture pour quinze jours. Nous ne pouvons également qu’observer que dans les pays voisins, l’option de la fermeture des écoles et établissements a été choisie. Si ce scénario, que nous souhaitons le plus possible éviter, devait se réaliser, il faudrait qu’il soit anticipé, pour ne pas plonger élèves, familles et personnels dans le désarroi comme en mars dernier. La logique de prophétie auto-réalisatrice dans laquelle se complaît le ministre pourrait bien se heurter au mur de la réalité, et ce seraient alors bien les élèves, familles et personnels qui en feraient les frais. 

 

SUD éducation revendique : 

  • la réactualisation et le développement de la circulaire de continuité pédagogique publiée à l’été 2020, prévoyant les différents scénarios de circulation du virus
  • la mise à disposition des élèves et personnels du matériel informatique suffisant pour faire face à une nouvelle fermeture
  • l’établissement d’une liste d’élèves prioritaires dans la prise en charge au sein des écoles et établissements en cas de nouvelle fermeture et l’anticipation de la mise en oeuvre du service minimum pour le réaliser 
  • l’anticipation, dans les services, de l’organisation de la continuité des enseignements, et leur discussion avec les représentant-e-s dans les CHS, CHSCT, CTSD et CTA
  • le paiement immédiat, au-delà de la prime informatique par ailleurs très insuffisante, des frais engagés pendant le premier confinement 

 

4. Un plan d’urgence pour l’éducation

 

Si les écoles et établissements venaient de nouveau à fermer, le ministre en serait responsable. En effet, il a fait le choix politique de ne pas se donner les moyens de faire baisser les effectifs afin de permettre le respect des gestes barrières. La préparation de la rentrée 2021, avec notamment la suppression de 1800 postes dans le 2d degré, montre qu’au lieu d’investir dans l’éducation, le ministre continue son démantèlement. Ce plan d’urgence pour l’éducation doit être mis en œuvre dès maintenant. Il s’agit d’un choix politique : il est tout à fait possible, y compris en cours d’année, de faire appel aux listes complémentaires, de recruter les admissibles aux concours internes, de titulariser les contractuel-le-s, et même d’ouvrir des concours supplémentaires. 

 

SUD éducation revendique : 

  •  les créations de postes en nombre suffisant pour faire baisser les effectifs dans les classes, les écoles et établissements et assurer les remplacements de l‘école au lycée
  •  un plan de construction de bâtis scolaire en lien avec les collectivités, adossé à la réquisition de bâtiments inutilisés pour faire face à la crise
  • le recrutement massif de personnels médico-sociaux
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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:41

 

Les 19 et 20 mars, les organisations de jeunesse appellent à la mobilisation pour imposer la justice sociale et climatique. SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, soutient cette mobilisation de la jeunesse.

Un gouvernement sourd aux revendications

Les organisations écologistes, avec le soutien notamment de l’Union syndicale Solidaires, ont remporté une première victoire en obtenant du tribunal administratif de Paris une décision qui impose au gouvernement de mettre en œuvre des mesures efficaces de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Mais le gouvernement se révèle plus que jamais au service des intérêts des capitalistes, fondamentalement opposés à la justice sociale et climatique. C’est maintenant par la mobilisation qu’il faut l’imposer.

En tant que syndicat de transformation sociale et écologique, SUD éducation revendique une transition écologique fondée sur un juste partage des richesses et des ressources afin de garantir une vie digne pour tou-te-s et portera ces revendications dans les actions qui se tiendront dans les jours 

Dans l’éducation et le supérieur, des raisons de se mobiliser sont nombreuses.

Le ministre Blanquer a beau multiplier les opérations de communication (éco-délégués, “verdissement” superficiel des programmes scolaires, certification des établissements par l’administration), rien ne change réellement pour les élèves, étudiant-e-s et les personnels. Au contraire : le ministre cherche à faire peser la responsabilité du changement climatique et de ses conséquences sur les usager-ère-s et les personnels en incitant à des gestes strictement individuels.

Pourtant, ce sont bien des politiques structurelles qui doivent être menées dans l’éducation et le supérieur, et que SUD éducation revendique :

  • Un vrai plan de formation professionnelle orienté vers les nouveaux métiers liés à la transitions écologique ;
  • La réalisation systématique du bilan énergétique et d’un plan d’isolation des bâtiments, permettant la réduction des consommations énergétiques et en eau ;
  • Une réorganisation des filières d’approvisionnement pour réduire la production de déchets, et leur recyclage quand ils sont inévitables ;
  • Le renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire ; réduction de la consommation des produits animaux, en particulier issue de l’industrie agro-alimentaire ;
  • Le développement d’une véritable offre de services publics de transports dense permettant de relier tous les établissements scolaires ;
  • des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements, trop souvent en voiture.

SUD éducation soutient toutes les mobilisations des 19 et 20 mars, et met à la disposition des personnels son préavis de grève pour qu’ils et elles puissent se joindre aux actions qui auront lieu ces jours-là.

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 17:41

Plus que jamais, nul besoin de la proposition de loi Rilhac!Le 10 mars, la proposition de loi Rilhac sur la direction d’école sera soumise au Sénat. Dans la version adoptée par l’assemblée nationale, le sénat souhaite maintenir la délégation de compétences des autorités académiquespour les directrice·teurs (qui seraient donc amené·es à prendre des décisions relèvant des inspectrice·teurs de l’Éducation nationale). Le sénat souhaite également retirer la phrase précisant l’absence de lien hiérarchique alors que la majorité de la profession refuse cette autorité.

En effet, depuis des années, nos collègues expriment leur rejet d’un statut pour les directrices et directeurs et l’ont massivement rappelé en décembre 2019 lors de la grande consultation ministérielle sur la direction d’école.

L’École a bien d’autres sujets brûlants et urgents en ce moment. Les sénateur·trices seraient bien inspiré·es de rejeter la proposition de loi Rilhac dont nos organisations syndicales demandent l’abandon.

Le ministre doit arrêter de surcharger les directeurs de tâches qui ne relèvent pas de leurs missions, cesser les ordres et les contrordres permanents notamment dans le cadre de la crise sanitaire et de répondre enfin à leurs revendications et celles des personnels :

  • Une aide administrative statutaire dans chaque école;
  • Un réel allègement des tâches administratives;
  • Une amélioration des quotités de toutes les décharges de direction afin que chaque école bénéficie d’une décharge hebdomadaire;
  • Une réelle augmentation indiciairebien supérieure à la «revalorisation» indemnitaire de 37,50€ brut par mois que le ministre vient d’accorder aux directrice·teurs!
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