21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:48
Rentrée scolaire : le ministre face à un choc de réalité

Allègement du protocole : le gouvernement met en danger les personnels, les élèves et leurs familles

Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré aujourd’hui à la presse que les mesures de protection et de prévention des élèves et des personnels face à la pandémie de Covid-19 seront revues fortement à la baisse.
Le ministre prévoit que lorsqu’un-e élève est testé-e positif ou positive à la Covid-19, il ou elle sera le ou la seul-e de sa classe à faire l’objet d’une mesure d’isolement de seulement sept jours, au motif que les élèves seraient « moins susceptibles » de répandre le virus que les adultes. Les autres élèves seraient dans ce cas supposé-e-s continuer de se rendre dans leur école ou leur établissement. Le gouvernement ne prévoit même pas de faire tester les élèves de la classe ou les personnels (AESH, enseignant‑e-s) en contact avec les élèves.
Le gouvernement, incapable de juguler la fièvre, préfère briser le thermomètre. Alors que plus de 2 000 classes sont fermées et que leur nombre est amené à s’accroître durant les prochaines semaines, le ministère met délibérément en danger les personnels, les enfants, et leur famille dans le but de réduire le nombre de salarié-e-s amené-e-s à garder leurs enfants. Pour cela, il est prêt à réduire le protocole sanitaire à une coquille vide.

SUD éducation dénonce l’attitude irresponsable du gouvernement qui passe par pertes et profits une politique de santé publique au nom des intérêts des capitalistes.
Depuis plusieurs mois, SUD éducation revendique la mise en œuvre rapide d’un plan d’investissement d’urgence dans l’éducation, avec notamment une réduction importante des effectifs en classe par un recrutement massif de personnels.
SUD éducation exige le maintien d’un protocole sanitaire raisonnable qui concilie réellement continuité des apprentissages en classe et santé publique.

Pour vos droits : consultez le dossier spécial COVID de SUD éducation

 

Exigeons la prime REP/REP+ pour les AED et AESH ! Une campagne de SUD éducation

Depuis la création des REP les personnels touchent une indemnité au nom de la spécificité de leur travail et la pénibilité de leurs conditions de travail. Tous les personnels ? Non.
Les AED et les AESH ne perçoivent toujours pas l’indemnité REP, autour de 208 euros pour un contrat annuel d’une quotité de 50 %. Pourtant AED et AESH font partie du personnel d’encadrement et d’accompagnement et contribuent au même titre que les autres personnels, titulaires ou non titulaires, à la réussite de tou-te-s les élèves en éducation prioritaire.
SUD éducation revendique le versement de l’indemnité REP à tous les personnels travaillant en éducation prioritaire.
Vous trouverez sur le site de SUD éducation tout le matériel de cette campagne

 

 

Le sexisme fait sa rentrée

Lundi 14 septembre, des collégiennes et lycéennes se sont organisées et s’organisent encore pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires.
Pour répondre à cette mobilisation, le ministre a déclaré « qu’il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien.”

 

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:48

Contre l’islamophobie : soutien à Maryam Pougetoux

Ce communiqué a été publié le 19/09/2020

Jeudi 17 septembre, des député-e-s LR et LREM ont quitté la commission d’enquête sur la COVID-19 et la jeunesse au motif que Maryam Pougetoux, vice-présidente du syndicat étudiant l’UNEF portait un voile.

SUD éducation tient à apporter son soutien à cette étudiante syndicaliste.

Rien dans le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale n’interdit à une citoyenne de s’y présenter voilée. Plusieurs représentant-e-s religieux-ses ont d’ailleurs déjà été reçu-e-s à l’Assemblée nationale sans que personne ne quitte les audiences. On ne saurait tolérer cette l’humiliation infligée à une citoyenne engagée.

Cet incident prouve encore une fois l’islamophobie d’une partie de la classe politique et souligne encore la volonté de contrôle du corps des femmes, après les sorties de Jean-Michel Blanquer sur les élèves et les mères voilées.

S’appuyer sur un prétendu féminisme comme l’a fait la députée Anne-Christine Lang revient à instrumentaliser les luttes pour les droits des femmes en les mettant au service d’une idéologie raciste et islamophobe. Être féministe, c’est autant soutenir la journée #Lundi14Septembre organisée par les lycéennes que de soutenir les femmes qui, portant le voile, subissent le racisme, l’islamophobie et les discriminations au quotidien.

Rappelons que l’islamophobie tue, comme le montrent les récents attentats sanglants perpétrés par l’extrême droite australienne et allemande contre les musulman-e-s et l’attaque d’une mosquée en France.

Rappelons que durant l’année scolaire 2019-2020, Jean-Michel Blanquer avait déjà multiplié les sorties scandaleuses, créant des polémiques stigmatisant les personnes musulmanes ou supposées telles. Il a été démenti par ses propres services sur le prétendu défaut de scolarisation des petites filles musulmanes. Il avait attaqué la FCPE à propos d’une affiche de campagne montrant une femme portant le voile. Il n’avait pas condamné fermement l’agression par un élu RN d’une mère d’élèves portant le voile en accompagnant une sortie scolaire.

 À SUD éducation, nous défendons toutes les femmes, quels que soient les choix qu’elles font et nous condamnons la violence qui pèse en ce moment sur les jeunes femmes, étudiantes ou élèves.

SUD éducation apporte tout son soutien à Maryam Pougetoux et dénonce cette instrumentalisation nauséabonde de la laïcité et des discours féministes.

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:47

Convocations abusives de militant-e s syndicales et syndicaux à Toulouse

Ce communiqué a été publié le 20/09/2020

Pour des faits supposés avoir été commis, le 9 février 2020, lors d’une diffusion de tracts du RN, sur un marché toulousain dans le cadre des élections municipales, sept personnes militants et militantes syndicales sont convoqué-e-s lundi 21 septembre à 10h au commissariat central de Toulouse.

Alors que les faits supposés relèvent d’il y a sept mois, leur convocation n’a été reçue que seulement quatre jours avant leur garde à vue.

Aucun contrôle d’identité n’ayant eu lieu ce jour-là leur incrimination pose question ainsi que dans le contexte actuel, la priorité du gouvernement soit de donner suites à des allégations du RN, parti qui véhicule des idées xénophobes, sexistes, homophobes…

La Fédération SUD éducation dénonce la volonté d’intimider des militant-e-s syndicaux-ales et exige la libération immédiate des gardé-e-s à vue et l’abandon de toutes les poursuites .

La Fédération SUD éducation se joint à l’appel au rassemblement devant le commissariat central (métro canal du midi), ce lundi 21 septembre à 12h.

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:45

Communiqué de Solidaires SUD Emploi

https://solidaires.org/CONTRE-LA-REPRESSION-AU-TRAVAIL?

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:44

Communiqué de Sud Chimie sur Bridgestone

https://sud-chimie-solidaires.org/

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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 08:43

APPEL UNITAIRE

Le soulèvement pacifique du peuple algérien, en action depuis février 2019 pour la conquête de ses libertés démocratiques, a su faire preuve de sagesse et d’un sens élevé des responsabilités en recommandant aux manifestants de renoncer aux marches, jusque-là suivies massivement, pour éviter la propagation de l’épidémie du coronavirus. Né pour construire un meilleur avenir pour le pays, il a ainsi agi en cohérence avec ses objectifs de libertés et de droits humains, soucieux des intérêts supérieurs du pays.

Les acteurs et les actrices de ce soulèvement savent que,pour atteindre leurs objectifs, il faut continuer à se mobiliser pacifiquement pour écarter un système politique qui, derrière une façade civile et des élections manipulées, organise l’emprise du commandement militaire sur la vie politique, économique et sociale
Au lieu de suivre la voie de la sagesse et le sens élevé des responsabilités montrés par les acteurs du soulèvement et de répondre à leurs aspirations légitimes, les dirigeants algériens, toujours préoccupés par leurs luttes internes de pouvoir, échafaudent des feuilles de route remplies de promesses visant la sauvegarde de leurs propres intérêts.

Pour répondre aux aspirations populaires exprimées depuis février 2019, la voie est dans l’ouverture des scènes politiques et médiatiques, débarrassées de la surveillance des services de sécurité. Elle est dans l’engagement, par le dialogue et la négociation avec les acteurs du Hirak, d’une véritable transition démocratique, pouvant assurer un Etat de droit, garant des libertés individuelles et collectives.
Cette réorientation politique des dirigeants algériens doit passer par la libération immédiate de tous les détenus politiques ou d’opinion aujourd’hui incarcérés par des juges soumis, avec des incriminations qui n’ont rien à voir avec leur combat pour les droits humains et les libertés démocratiques.

La condamnation à deux ans de prison ferme de Khaled Drareni ce 15 septembre 2020, ainsi que celle d’Abdelkrim Zeghilèche à la même peine, sont l’ultime démonstration de cette justice aux ordres. Les peines écopées par ces deux journalistes, punis pour avoir exercé avec honnêteté, responsabilité et engagement leur travail d’information, sont les plus lourdes prononcées contre des journalistes depuis l’indépendance de l’Algérie.

Le combat du peuple algérien pour la conquête de ses droits légitimes mérite la solidarité agissante de toutes les femmes et de tous les hommes épris de justice et de liberté. Nous manifestons notre solidarité à ce combat et :
- dénonçons la politique répressive menée par le pouvoir algérien envers le Hirak pacifique et responsable, qui est un espoir de libération et d’émancipation citoyennes ;
- exigeons la libération immédiate et sans condition de tous les journalistes et de tous les détenus politiques et d’opinion ;
- alertons les différentes organisations internationales pour exiger de l’Etat algérien le respect de tous les traités et conventions de défense des droits humains ratifiés par l’Algérie ;
- appelons solennellement le chef de l’Etat algérien à faire respecter, effectivement, les droits et libertés des citoyennes et des citoyens établis par les conventions internationales et dûment ratifiées par l’Algérie.

Pour se joindre à cet appel : acda.dz@gmail.com

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:13

Le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré aujourd’hui à la presse que les mesures de protection et de prévention des élèves et des personnels face à la pandémie de Covid-19 seront revues fortement à la baisse.
Le ministre prévoit que lorsqu’un-e élève est testé-e positif ou positive à la Covid-19, il ou elle sera le ou la seul-e de sa classe à faire l’objet d’une mesure d’isolement de seulement sept jours, au motif que les élèves seraient « moins susceptibles » de répandre le virus que les adultes. Les autres élèves seraient dans ce cas supposé-e-s continuer de se rendre dans leur école ou leur établissement. Le gouvernement ne prévoit même pas de faire tester les élèves de la classe ou les personnels (AESH, enseignant‑e-s) en contact avec les élèves.
Le gouvernement, incapable de juguler la fièvre, préfère briser le thermomètre. Alors que plus de 2 000 classes sont fermées et que leur nombre est amené à s’accroître durant les prochaines semaines, le ministère met délibérément en danger les personnels, les enfants, et leur famille dans le but de réduire le nombre de salarié-e-s amené-e-s à garder leurs enfants. Pour cela, il est prêt à réduire le protocole sanitaire à une coquille vide.

SUD éducation dénonce l’attitude irresponsable du gouvernement qui passe par pertes et profits une politique de santé publique au nom des intérêts des capitalistes.
Depuis plusieurs mois, SUD éducation revendique la mise en œuvre rapide d’un plan d’investissement d’urgence dans l’éducation, avec notamment une réduction importante des effectifs en classe par un recrutement massif de personnels.
SUD éducation exige le maintien d’un protocole sanitaire raisonnable qui concilie réellement continuité des apprentissages en classe et santé publique.

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:11

Communiqué intersyndical CGT éduc'action - FNEC-FP-FO - SNES-FSU - SUD éducation

Halte à la répression anti-syndicale à Melle (79) ! Mobilisons-nous à Poitiers le 12 octobre !

Nos collègues de Melle (79), mis-e- en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, passent en Conseil de discipline les 12, 13, 14 et 16 octobre. Ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.

À Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l'abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.

Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser.

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et  exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs. Nos organisations se sont adressées au ministre dans ce sens.

Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).


 

Courrier intersyndical au ministre CGT éduc'action - FNEC-FP-FO - SNES-FSU - SUD éducation

Paris, le 17 septembre 2020

Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,

de la jeunesse et des sports

110 rue de Grenelle, 75007 Paris

Objet : abandon des des procédures disciplinaires contre les professeur-e-s du lycée Desfontaines de Melle (79)

Monsieur le Ministre,

Nous venons de prendre connaissance des dates de conseils de disciplines de nos collègues de Melle (79), mis-e-s en cause pour leur participation à des rassemblements contre la mise en place des E3C, les 12, 13, 14 et 16 octobre. C’est avec stupéfaction que nous avons appris que ce ne sont pas trois, mais quatre collègues qui sont convoqué-e-s à des conseils de discipline : l’acharnement anti-syndical est encore monté d’un cran.

A Poitiers, les personnels de l’Éducation se sont mobilisés à plusieurs reprises, le 10, 11 et 12 mars, le 24 juin puis le 16 juillet, devant le rectorat de Poitiers, pour soutenir les trois collègues et demander l'abandon immédiat des poursuites et des sanctions ; de plus, une large campagne nationale de soutien a porté les faits à la connaissance de l’opinion publique et de tous les personnels.

Nos organisations syndicales nationales seront présentes à Poitiers lors du rassemblement organisé le 12 octobre à 13 heures. Elles appellent les personnels à y participer, à montrer leur solidarité par tous les moyens (prises de positions, motions, rassemblements devant les DSDEN et rectorats à l’occasion des conseils de discipline).

Le droit de revendiquer, de se réunir, de manifester ne sont pas négociables. Dans bon nombre d’académies, des enseignantes et enseignants, des militantes et militants syndicalistes, se sont vus inquiété-e-s et poursuivi-e-s pour fait de grève. La répression doit cesser. 

Nos organisations exigent l’abandon immédiat des procédures disciplinaires engagées contre nos camarades de Melle, et  exigent l’arrêt total de la répression anti-syndicale et des mesures et procédures engagées contre tous les personnels ayant participé à des actions syndicales contre les réformes et le Bac Blanquer, à Melle comme ailleurs.

Nous vous demandons une audience dans les plus brefs délais.

Veuillez croire, M. Le ministre, dans notre attachement au service public d’éducation

Patrick Désiré, secrétaire général de la CGT éducation

Clément Poullet, secrétaire général de la FNEC-FP-FO

Frédérique Rolet, secrétaire générale du SNES-FSU

Jules Siran, co-secrétaire fédéral de SUD éducation

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 15:09

Après l’épisode des gendarmes qui demandent à des femmes de couvrir leurs seins nus à la plage ou celui d’une jeune femme qui s’est vue refuser l’entrée dans dans un musée à cause d’un décolleté jugé trop profond, le sexisme fait sa rentrée en grande pompe. Le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer lui a déroulé le tapis rouge.

 

Lundi 14 septembre, des collégiennes et lycéennes se sont organisées et s’organisent encore pour lutter contre le sexisme dont elles sont victimes dans leurs établissements scolaires. En effet, dans de nombreux collèges et lycées, les élèves, majoritairement les filles, subissent des remarques sur leurs tenues. Les jupes sont trop courtes ou trop longues, les décolletés trop plongeants, les bandeaux trop larges, etc. En tant que personnel de l’Éducation Nationale, nous avons été témoins à maintes reprises de ces commentaires voire de l’éviction de certaines élèves des établissements suite à l’ordre d’aller se changer. .

Pour répondre à la mobilisation du lundi 14 septembre, le ministre évoque dans une allocution les excès de celles qui voudraient « se couvrir le visage » et de celles qui voudraient « avoir des tenues de tous ordres » en y opposant sa « position équilibrée » qui demande à ce que les élèves soient habillées « normalement ». Il conclut par “il suffit de s’habiller normalement et tout ira bien.”

M. Blanquer, pouvez-vous expliciter ce que signifie des « tenues normales » ? Oserez-vous expliquer aux femmes comment « s’habiller normalement » ? Quand une femme est-elle assez couverte, quand l’est-elle trop ? Les filles et les femmes comme les autres individus, doivent pouvoir choisir elles-mêmes leurs vêtements sans subir la sexualisation de leurs corps.

 

Cette manière d’enseigner les stéréotypes de genre et de pointer du doigt les tenues des filles et des femmes nourrit les inégalités de genre et les violences sexistes. Cela participe à la culture du viol. Rien d’étonnant dans un ministère dont l’inertie en matière de violences sexistes et sexuelles est effrayante. Les personnels comme les usagères attendent toujours l’application de la circulaire du 9 mars 2018 contre ces violences. Mais pour l’instant, les mesures de protection ne sont que trop rarement mises en place et les auteurs rarement sanctionnés.

De plus, comme les années précédentes le ministère fait usage d’images véhiculant des stéréotypes sexistes dans des exercices des évaluations nationales de CP. On voit ainsi, des garçons bricoler et scier du bois tandis que les filles se coiffent et s’endorment avec des petits nœuds dans les cheveux.

Aujourd’hui comme précédemment nous dénonçons ces exercices sexistes présents dans les évaluations mais aussi dans de trop nombreux manuels scolaires.

 

SUD éducation revendique une véritable éducation à l’égalité contre les stéréotypes racistes et sexistes.

SUD éducation soutient les élèves et les personnels dans leurs combats contre les injonctions vestimentaires sexistes.

SUD éducation revendique de véritable mesures contre les violences sexistes et sexuelles.

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:42

Après la période de confinement qui nous a arrêté-es dans nos mobilisations, c’est à nouveau le temps des luttes. La période du COVID et la crise sociale qu’elle provoque n’aura été pour le capitalisme qu’une nouvelle opportunité pour exploiter les salarié-es, détruire leurs acquis sociaux et accroître ses profits. Pour les salarié-es, fonctionnaires, chômeurs-euses, retraité-es, précaires, c’est comme toujours et encore plus la soupe à la grimace sociale. Plus de 700 000 emplois ont été détruits au 2ème trimestre 2020. Le plan de relance du gouvernement gratifie le patronat de plusieurs dizaines de milliards d’euros sans aucune contrepartie, sociale ou écologique. Tout cela sans moyen pour les services publics, pourtant durement éprouvés par la pandémie et nécessaires au bien commun. L’intérêt particulier de la finance prime toujours sur sur l’intérêt général.

Pourtant largement soutenues par les fonds publics, les grandes entreprises procèdent à de vastes plans de licenciements et exercent un chantage inadmissible pour obtenir baisse des salaires et augmentation du temps de travail dans des accords dits de "performance collective", tout cela au fallacieux prétexte de préserver l’emploi. Le social et les services publics sont aussi les grands
absents du plan d’aide. Malgré les dizaines de milliards d’aides publiques, il n’y a aucune obligation en retour pour le patronat ! Un contrôle de l’utilisation des aides publiques et une interdiction ferme de licencier des emplois sauvés par ces aides sont indispensables !

Dans ce contexte dégradé, les luttes s’organisent pourtant dans les lieux de travail, y compris dans les secteurs les plus précaires. Les luttes pour le climat et contre toutes les discriminations, et notamment celles des sans papiers pour leurs droits, sont toujours aussi fortes et de nombreuses initiatives sont prévues. Celles-ci doivent néanmoins faire face à une répression policière et anti-syndicale toujours aussi importante. Nombre de syndicalistes font l’objet de sanctions pouvant aller
jusqu’au licenciement en raison de leur activité syndicale et/ou pour avoir fait leur travail. C’est inadmissible et doit cesser immédiatement.

Avec un 12 septembre aux côtés des Gilets jaunes pour la justice sociale et pour l’égalité, le 17 septembre est ensuite une première journée de lutte interprofessionnelle qui va permettre d’aller vers les travailleuses et travailleurs pour montrer les alternatives aux politiques menées. Le 19 septembre sera le lancement des marches des sans-papiers qui arriveront à Alençon le 9 octobre, à Mortagne le 10, à Longny le 11 et à Paris le 17 : Solidaires est engagé sur tout le territoire à leurs côtés. Les 25 et 26 septembre seront l’occasion de mobilisations écologiques et sociales dans toute la France, marquée par l’anniversaire de la catastrophe de Lubrizol. Pour Solidaires, l'urgence est la hausse des salaires, la lutte contre la précarité et la pauvreté, les conditions de travail, la lutte contre les discriminations, la transition sociale et écologique, le développement des services publics, et dans la période actuelle, la reconquête d'un système de sécurité sociale assurant la santé et la sécurité pour tous. Il faut être capable de construire une convergence des luttes à partir des mobilisations concrètes.

Face aux urgences sociales, économiques et démocratiques, dans un contexte de vague inédite de chômage la situation exige des mesures fortes et immédiates :

  • interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits et dans les secteurs soutenus par des fonds publics

  • suppression de la réforme de l’assurance chômage dont l’application du 1er volet a déjà mis dans la misère des centaines de milliers de chomeurs-euses,

  • soutien aux services publics dotés des moyens matériels indispensables et embauches massives pour faire face aux besoins sociaux, en particulier dans santé et l’éducation

  • hausse générale des salaires et des minimas sociaux

  • abandon définitif de la réforme des retraites par points

  • fin du discours sécuritaire du gouvernement relayé par une majeure partie des médias

  • passage aux 32h sans perte de salaire pour réduire enfin le chômage de masse.

 

Retrouvons-nous :

A Alençon à 11h, devant la Préfecture ;

A Flers à 17h, place du Marché ;

à Mortagne à 17h, place du Général de Gaulle ;

à L'Aigle à 17h30, place de la Poste ;

et enfin à Argentan à 17h, place de la Mairie.

 

 

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