14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 15:57

La journée internationale contre les LGBTIphobies a lieu  le 17 mai. Cette année est marquée par les suicides de Doona, étudiante, et de Luna-Avril, lycéenne. Ces suicides rappellent le manque de formation et de moyens pour lutter contre LGBTphobies.

Les LGBTIphobies sont bien présentes dans les établissements scolaires. Si les élèves en sont les premières victimes d’après les rapports annuels de SOS Homophobie, cette question concerne aussi les personnels : soit parce qu’ils et elles peuvent être les auteur-e-s de ces actes LGBTIphobes, soit parce qu’ils et elles en sont les victimes. SUD éducation est aux côtés des personnels LGBTI de l’Éducation nationale, pour lutter contre toutes les formes de discrimination LGBTIphobe et hétérosexiste, et appelle à se mobiliser à l’occasion du 17 mai et des marches des fiertés, contre la haine, pour les droits LGBTI et l’épanouissement de tou-te-s !

Une des tâches fondamentales du service public d’éducation est de garantir l’égalité des usagères et usagers et des personnels quelles que soient leurs identités de genre et leurs orientations sexuelles. Le combat contre les discriminations et les inégalités liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre est d’une actualité criante.

Les manifestations de LGBTIphobies directes

Elles peuvent prendre de multiples formes : moqueries et blagues déplacées, ostracisation, harcèlement, insultes, outing, emploi délibéré du prénom et du genre d’état civil assigné à la naissance pour les personnes trans ayant commencé leur transition sociale. Régulièrement la hiérarchie minimise les actes LGBTIphobes voire les couvre en n’entreprenant aucune démarche à l’encontre de l’agresseur-e.

Face aux LGBTIphobies, réagissons !

  • intervenir dans la conversation, reprendre les plaisanteries déplacées : il est essentiel de ne pas laisser une ambiance sexiste/LGBTIphobe s’installer sur le lieu de travail.
  • prendre contact avec la section syndicale de votre établissement ou la permanence départementale.
  • inscrire les faits au Registre Santé Sécurité au Travail : il a valeur juridique, l’employeur a obligation de répondre aux faits qui y sont consignés.
  • rappeler le devoir de protection de la part du ministère à l’égard de ses salarié-e-s.
  • rappeler la loi, qui sanctionne les actes de discriminations en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Ce que dit la loi :

  • L’article 225-1 du Code Pénal fait entrer dans le champ des discriminations les critères d’orientation et d’identité sexuelles.
  • Les articles R 624-3 et suivants sanctionnent injures et diffamations non publiques liées à l’identité et l’orientation sexuelles.
  • L’article 132-77 du Code Pénal dispose que « dans les cas prévus par la loi, les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l’infraction est commise à raison de l’orientation ou identité sexuelle de la victime ».
  • L’article 1132-1 du Code du travail précise qu’« aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, [...] en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation ou identité sexuelle, de son âge... ».

C’est par la mobilisation de tou-te-s les LGBTI et de toutes les forces soucieuses d’émancipation et de progrès social, que l’égalité entre tout-e-s pourra être gagnée.

Plus que jamais, nous devons revendiquer et affirmer nos droits à toutes les identités de genre et à toutes les orientations sexuelles, proclamer haut et fort le droit pour les LGBTI d’exister et assumer avec fierté nos choix de vie, pour faire reculer les LGBTIphobies.

SUD éducation, syndicat de transformation sociale, a pour horizon l’émancipation et l’épanouissement de tout-e-s. Et dans ce but, SUD éducation revendique :

  • le respect du prénom et du pronom d’usage, changement d’état civil libre et gratuit en mairie sans intervention des pouvoirs judiciaires et médicaux.
  • l’élaboration de matériel pédagogique spécifique sur les questions des LGBTIphobie.
  • la nécessité pour l’administration de soutenir, aider et défendre tous les membres de la communauté éducative qui, du fait de leur identité de genre, subiraient diverses formes de brimades, de harcèlement ou de discriminations, d’où qu’elles viennent (élèves, administration, collègues, parents). L’administration doit accompagner ces membres dans leurs démarches, y compris dans le cadre d’un changement de genre et/ou d’identité, en veillant à leur assurer un environnement sécurisé pour qu’ils/elles puissent effectuer leur parcours sans être mis-e-s en danger dans leur milieu éducatif et professionnel.
  • la ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative.
  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire.
  • une politique de prévention (campagne d’information sur les ambiances de travail sexistes, affichage de la loi sur le harcèlement sexuel) et de suivi (accompagnement des victimes dans leurs démarches, notamment judiciaires), via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit.
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans tous les INSPE ), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s).
  • un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions.
  • la fin des mutilations, stérilisations, traitements hormonaux non consentis sur des personnes intersexes quel que soit leur âge.
  • le droit à l’autodétermination des personnes intersexes.
  • la formation des personnels éducatifs sur les questions intersexes.
  • une prise en compte non pathologisante des variations intersexes dans les supports pédagogiques.
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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 15:56

L'Union syndicale Solidaires dont fait partie SUD éducation est pleinement investie dans les travaux du collectif “Plus jamais ça” qui regroupe organisations syndicales et ONG luttant pour la défense de l'environnement. SUD éducation relaie les propositions du collectif. Voici l'introduction de la brochure, et le document entier est à télécharger également.

« Pour sauver la planète, il faudrait faire des sacrifices » ; mais aussi « les propositions de la Convention citoyenne pour le climat sont inapplicables, elles détruiraient trop d’emplois » : pour justifier alternativement les politiques d’austérité et l’inaction climatique, le discours dominant ne cesse d’opposer les causes sociale et  environnementale.
Pour nos organisations, au contraire, la pandémie confirme le double diagnostic qui fonde notre coalition : on ne pourra préserver l’environnement sans justice sociale, il n’y aura pas d’emplois sur une planète morte. La crise sanitaire mondiale manifeste brutalement les limites d’un système capitaliste et productiviste qui détruit à la fois les équilibres sociaux et environnementaux en prétendant justement refuser toute limite. Les mesures de lutte contre la pandémie et les confinements ont entraîné une réduction temporaire des émissions de gaz à effet de serre et autres polluants, mais au prix d’une flambée de la précarité et des inégalités. La récession, la crise économique ne sont en aucun cas une solution à la crise écologique.
Dans l’urgence, des entreprises ont réorienté leur production, démontrant une capacité d’adaptation. Les gouvernements et les banques centrales ont déployé  d’énormes moyens financiers. Mais en l’absence d’une pression sociale suffisante, les plans de relance ne cherchent qu’à reconduire et accélérer les trajectoires  antérieures. Les moyens consacrés à la relocalisation et à la reconversion du système productif vont du dérisoire à l’inexistant.

Au lieu de mettre la science et la technologie au service des besoins humains vitaux, le système les instrumentalise pour entretenir une fuite en avant irresponsable :  l’intelligence artificielle, les biotechnologies, la géoingénierie seraient notre seul salut. De nombreux scientifiques nous alertent sur les nouvelles crises sanitaires,  sociales, écologiques et démocratiques encore plus graves qui se préparent si nous continuons à ravager la planète : pour les éviter, nous devons vite réorienter et  relocaliser nos systèmes productifs, redistribuer les richesses, approfondir la démocratie politique et économique.

Depuis un an, mise en place des gestes barrières, confinement et couvre-feux ont conduit à la limitation de l’action collective, à des tentatives de nous empêcher de  nous réunir, de manifester, d’agir ensemble pour la justice sociale et environnementale. Comme le dit le philosophe Jacques Rancière, la « politique » a dû laisser la  place à la « police », l’inventivité sociale à la gestion sanitaire et sécuritaire. Mais l’épidémie a renforcé notre volonté de travailler ensemble. Dans ces circonstances  adverses, nous avons travaillé et élaboré ensemble ce document destiné à nourrir les débats et les mobilisations sociales à venir. Pour chacun des thèmes évoqués,  nous sommes partis de quelques idées reçues qui trottent dans beaucoup de têtes et bloquent la pensée et l’action commune entre les luttes pour les « fins de mois »  et contre la « fin du monde ». Puis nous avons cherché à définir des principes et des propositions communes, sans chercher à masquer les débats et controverses qui  demeurent. Nous avons souvent été surpris, au cours de ce travail, par l’étendue de nos points d’accord. Mais nous n’avons pas réponse à tout : nous avons laissé  certains débats ouverts, pour les approfondir par la confrontation et l’expérimentation sur le terrain, par la délibération démocratique. Notre pari : que les citoyen·nes  de notre pays s’emparent de ces propositions et de ces controverses pour leur donner vie et les imposer dans le débat public.

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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 08:39

Le 5 mai, le ministre Blanquer tweetait : “2021: Année Napoléon. Occasion pour nos élèves d’approfondir leur connaissance d’un personnage fondamental de notre histoire, avec son génie, ses fulgurances, ses erreurs et ses fautes. Et ses créations institutionnelles (lycées...).”. Il s’inscrit ainsi dans la démarche du président, qui tweetait le même jour : “L’héritage de Napoléon à notre Nation est éternel. Nous l’assumons.”.

La date du 5 mai correspond au bicentenaire de la mort de Napoléon, survenue le 5 mai 1821 à Sainte-Hélène.

Un portail éduscol, comprenant un nombre important de fiches, est consacré dans ce contexte à Napoléon. Comme le tweet de Blanquer, il se prévaut d’une approche “équilibrée” et multiplie les précautions oratoires. Néanmoins, pour SUD éducation, il est clair qu’il s’agit d’une nouvelle offensive nationaliste et autoritaire, faisant de l’école le vecteur d’une idéologie conservatrice assumée.

 

1. La fonction idéologique de la commémoration de Napoléon

La fiche note la différence entre “commémoration” et “célébration”, expliquant que la première n’a pas de connotation positive ou négative.

  1. Cela n’a aucun sens : la mort de Napoléon ne fait pas dans ce cadre l’objet d’un traitement scientifique mais d’une mobilisation nationale, ce qui a une fonction idéologique de valorisation.
  2. Ainsi, on peut noter par exemple que la Commune de Paris, dont le mouvement social fête actuellement les 150 ans, ne fait l’objet d’aucune “commémoration” de la part du ministère. Quelles que soient les précautions oratoires (“erreurs”, “fautes”, “zones d’ombre”...), un choix est clairement effectué entre ce qui relève de la mémoire nationale officielle et ce qui doit être rejeté dans l’oubli.
  3. Rappelons que SUD éducation appelle à l’inverse à s’affranchir du récit national imposé et à s’approprier la mémoire ouvrière, porteuse d’émancipation, en participant aux célébrations de la Commune de Paris.

 

2. Les choix pédagogiques des fiches éduscol

Les fiches éduscol ont pour objectif de guider les enseignant-e-s dans la construction de leurs cours.

Ces fiches prétendent aborder de manière équilibrée les aspects positifs et négatifs du bilan de l’empereur. C’est d’une part problématique, et d’autre part assez faux.

  1. D’une part, avoir comme objectif de dresser un bilan équilibré est en soi une prise de position idéologique. Par exemple, mettre un crime contre l’Humanité qu’est le rétablissement de l’esclavage sur le même plan que le Code civil, présenté comme un acquis progressiste, n’est pas acceptable. Une telle décision suffit à elle seule à disqualifier l’ensemble de l'œuvre et interdit d’évoquer ses supposées “génies et fulgurances” comme le fait le ministre.
  2. D’autre part, les fiches consacrent une partie importante de leur effort à euphémiser le bilan négatif de Napoléon.
  • Ainsi, le rétablissement de l’esclavage n’est d’après la fiche qu’une conséquence de la lutte indépendantiste et anticolonialiste de Saint-Domingue. Sur le rôle de Napoléon, la fiche prend soin de préciser que “Si le rôle personnel de Napoléon Bonaparte dans le rétablissement de l’esclavage est indéniable, ses motivations personnelles semblent plus difficiles à cerner. Il semble qu’il ait surtout agi par pragmatisme.”
  • Concernant le rôle de Napoléon dans la fin de la séquence républicaine : la fiche précise que le “sujet est assez complexe”. Certes le Directoire n’est pas un modèle de démocratie, mais tourner autour du pot ainsi est étrange : on peut dire bien plus simplement que ne le fait la fiche que Napoléon est le fossoyeur de la République.
  • Concernant les guerres incessantes (guerres de conquêtes, de rapines, annexions) et leurs centaines milliers de morts, la fiche se montre peu critique, de même que sur l’ensemble de la politique intérieure.
  • aucune analyse du sexisme du code “Napoléon” qui assurait une dépendance totale de la femme vis à vis de son mari. Code civil tellement immuable que la France n’accorda le droit de vote aux femme qu’en 1948 et leur droit de travailler sans l’autorisation de leur mari qu’en 1965. Avec le code civil, la situation des femmes françaises devient une des pires d’Europe: l’homme doit protection à sa femme et cette dernière doit soumission à son époux (art 213), incapacité civile de la femme mariée (elle ne peut pas travailler, par exemple, sans autorisation de son mari, et son salaire est versé à son mari.)
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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 12:37

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

  Les organisations syndicales signataires souhaitent attirer votre attention sur la situation de l’école, déjà structurellement sous dotée, après un an et demi de crise sanitaire. En conséquence, elles demandent un collectif budgétaire afin de corriger dès à présent le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public, insuffisant pour répondre aux besoins, et de préparer la discussion budgétaire de 2022 dans une perspective d’investissement massif dans l’éducation.

Les besoins créés par plus d’une année scolaire de fonctionnement du système éducatif perturbé par l’épidémie de Covid-19 sont énormes.

Nous demandons dans l'immédiat et en urgence les moyens d’assurer les remplacements et de faire face aux contraintes des protocoles sanitaires. Avec seulement quelques recrutements de personnels contractuels et d’AED, le ministère n’en a pas donné les moyens suffisants. Le remplacement continue à ne pas pouvoir être assuré correctement et on demande aux personnels en place d’en faire toujours davantage. Nous demandons a minima le réemploi des contractuel.le.s recruté.es dans le cadre de la crise sanitaire.

Par ailleurs, il est inacceptable que la rentrée 2021 se prépare toujours avec des moyens humains insuffisants particulièrement du fait de la suppression de 1800 emplois dans les collèges et lycées. Nous demandons des créations de postes d’enseignantes et d’enseignants, de Psy-EN, de personnels administratifs, techniques, santé et sociaux, vie scolaire dans les écoles, les établissements et les services pour la rentrée de septembre, pour annuler les fermetures de classes et de postes, pour répondre aux inégalités qui se creusent, pour améliorer les conditions d’études et l’accompagnement des élèves afin que les conséquences de la crise sanitaire ne reposent pas sur la jeunesse, et pour pouvoir anticiper une possible poursuite de la crise sanitaire.

Concernant les besoins de rénovation du bâti et d'équipement (travaux d’adaptation des locaux pour une meilleure aération, équipement en capteurs de CO2 ou en purificateurs d'air, etc.), le gouvernement doit agir en ce sens avec les collectivités territoriales et mobiliser le plan de relance.

L'école ne pourra fonctionner, à court et à long terme, sans moyens supplémentaires. Nos organisations syndicales considèrent qu’en l’état, le budget de l’Education nationale et de l’enseignement agricole public ne sont pas à la hauteur de l’ambition éducative qui devrait être celle de la nation.

Nous vous prions de croire, Mesdames les Députées, Messieurs les Députés, Mesdames les Sénatrices, Messieurs les Sénateurs, en l’expression de nos sentiments respectueux.

https://www.sudeducation.org/wp-content/uploads/2021/05/adresse-intersyndicale-education-parlementaires.pdf

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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 12:10
Scandale dans les ULIS
Afin de protéger élèves et enseignant.e.s contre la COVID-19 et ses variants, sont mises en place, par le gouvernement, 2 mois avant la fin de l'année scolaire, des restrictions plus sévères qu'au préalable uniquement pour les enfants bénéficiant d'ULIS (Unités localisées pour l'inclusion scolaire, dispositifs pour la scolarisation des élèves en situation de handicap dans le premier et le second degrés).
 
Le texte laisse le choix aux coordonnateurs et coordonnatrices d'ULIS entre 2 options : "placer" les enfants en classe d'inclusion à temps plein ou bien, les "garder" à temps plein dans le dispositif ULIS.
 
Les coordonnateurs et coordonnatrices d'ULIS doivent donc choisir : ils/elles peuvent garder les enfants à temps plein dans le dispositif quand l'inverse serait par exemple été trop anxiogène pour ces derniers. Cela implique qu'ils/elles sont privés de musique, d'art plastique, de sport, de sorties scolaires, des projets de vie de leur classe d'inclusions ainsi que des matières dans lesquelles ils/elles étaient en confiance. Du jour au lendemain, sans aucune considération pour eux ni pour les enseignant.e.s qui les accueillent, on met fin à une scolarisation souvent élaborée de longue date. Ils/elles doivent quitter leurs copains/ copines en plein cycle d'apprentissage, laisser une œuvre inachevée, ne peuvent plus participer au projet théâtre, etc.
 
Les coordonnateurs et coordonnatrices peuvent aussi laisser l'élève à temps plein dans sa classe « ordinaire » et lui enlever tout le bénéfice des petits groupes d'ULIS. Ils/elles doivent donc rester dans un groupe dont ils/elles ne peuvent suivre tous les apprentissages, sans pouvoir prendre le temps d'apprendre en petit groupe en ULIS.
 
Cette décision est à l'opposé de l'affirmation mentionnée sur le même site officiel et institutionnel https://www.education.gouv.fr/covid-19-questions-reponses :
« Depuis le 1er septembre tous les élèves sont accueillis dans un cadre serein, propice aux apprentissages et à la reprise de la vie collective ».
 
Qui plus est : Dans un cas comme dans l'autre, les coordonnateurs et coordonnatrices sont obligés d'agir contre les besoins des élèves - et ce, contre les textes officiels.
En effet, le Bulletin Officiel n.31 du 25 aout 2015 sur les ULIS dit clairement :
« Les élèves bénéficiant de l'Ulis sont des élèves à part entière de l'établissement scolaire, leur classe de référence est la classe ou la division correspondant approximativement à leur classe d'âge, conformément à leur projet personnalisé de scolarisation (PPS). Ils bénéficient de temps de regroupement autant que de besoin. » (https://www.education.gouv.fr/bo/15/Hebdo31/MENE1504950C.htm)
Les élèves bénéficiant de l'ULIS ont donc le droit de suivre les enseignements de leur classe ET de bénéficier de regroupements au sein de l'ULIS.
 
Comment est-ce possible qu'une simple « Foire aux questions » publiée sur un site internet puisse imposer d'aller contre un texte officiel qui se base sur la loi ? (La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République, qui a introduit dans le code de l'éducation le concept d'école inclusive et engage tous les acteurs dans une nouvelle conception de la scolarisation des élèves en situation de handicap.)
 
Pour nous parents, enseignant/e/s et autres personnes soucieuses des enfants à besoins particuliers, cette situation est inadmissible. Nous le vivons comme une exclusion supplémentaire pour des enfants qui sont déjà dans une situation fragile.
 
Cette décision intervient au moment même où parallèlement le gouvernement allège l'ensemble des mesures sanitaires pour l'ensemble du quotidien des Français. Cela est un véritable non-sens pour nous.
 
Quel message transmet l'Education Nationale, et notre République ?
Que nos enfants valent moins que les autres plus « normaux » ?
Seraient-ils plus contagieux que les enfants plus « normaux » ?
 
Dans les collèges et lycées, les élèves sont « brassés » dans les cours de latin et de spécialité, à grande échelle, sans que cela pose problème.
Nous demandons au gouvernement d'annuler cette décision concernant les ULIS et de leur permettre de suivre la scolarité à laquelle ils ont droit.
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10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 06:47
Rejoignez l’acte II de la mobilisation des AESH !

Le 8 avril dernier, nous avons été des milliers à nous mobiliser pour dire non aux PIAL et revendiquer un vrai statut et un vrai salaire. Une nouvelle journée de grève est appelée par l'intersyndicale le jeudi 3 juin. Ce doit être encore plus fort et toutes les raisons de la colère sont là :

CONTRE LES PIAL ET LA MUTUALISATION

Depuis la rentrée 2019, les Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé sont déployés et leur généralisation est prévue pour la rentrée 2022. Derrière cette réorganisation de notre travail présentée par le ministère de l’Éducation nationale comme un atout, les PIAL sont un outil du développement de la mutualisation et de la rationalisation des moyens. Nos conditions de travail s’en trouvent dégradées car nous accompagnons de plus en plus d’élèves sur un territoire géographique étendu, tandis que les conditions d’accompagnement des élèves sont elles aussi fortement impactées car ils et elles bénéficient de moins en moins d’heures d’aide humaine.

Le ministère compense les difficultés de recrutement sur notre dos, nous réduisant ainsi à une variable d’ajustement des politiques de l'école inclusive.

POUR UN VRAI STATUT, POUR UN VRAI SALAIRE

Les CDD de trois ans n’ont rien changé aux difficultés que nous rencontrons : c’est une institutionnalisation de la précarité de notre statut. Les revalorisations salariales mises en place dans plusieurs académies ne sont pas une victoire : nos salaires augmentent de seulement quelques euros sur l’ensemble de notre carrière. Le passage à 41 semaines annuelles ne permet pas de compenser le temps de travail invisible et permet aux académies d’organiser des formations hors temps scolaire, formation par ailleurs largement insuffisante à notre pratique professionnelle. Les moyens sont insuffisants pour nous protéger face à l’épidémie de Covid19.

Assez de mépris ! Notre rôle et nos pratiques pédagogiques et éducatives, en tant que professionnels de l'inclusion et de l'adaptation scolaire doivent être reconnus !

Pour la reconnaissance de notre métier !

JEUDI 3 JUIN, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION !

SUD éducation revendique :
- la titularisation dans un corps de fonctionnaire de tou-te-s les AESH et la création d’un métier d’éducatrice-éducateur scolaire spécialisé-e, sans condition de nationalité ou de diplôme ;
- des réelles augmentations de salaires, l’accès à la prime REP-REP+ et la reconnaissance d’un temps plein à 24h d’accompagnement plus les heures connexes ;
- la mise en place partout sur le territoire d’une véritable offre de formation, initiale avant le début de tout accompagnement et continue tout au long de la carrière. La réadaptation permanente qu’exige notre métier ne peut s’en dispenser

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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 16:58

À la rentrée 2021 une réforme de fond va affecter les IUT. L’objectif de cette réforme est d’allonger la scolarité jusqu’à Bac+3 pour délivrer un nouveau diplôme appelé B.U.T. pour Bachelor Universitaire de Technologie. Initialement ces établissements avaient pour vocation la formation de technicien-ne-s supérieur-e-s de niveau Bac+2.

À première vue le projet semble alléchant : un allongement des études pour un meilleur niveau de qualification. Mais derrière la façade de nombreux points de la réforme de cette filière sont très inquiétants.

Le nom choisi, un cadeau aux écoles privées

Déjà Le choix de baptiser le diplôme final « Bachelor » interroge. Ce nom est abondamment utilisé par certaines écoles « hors contrat » pour délivrer, moyennant finance, des diplômes de pacotille appelés « Bachelor ». Par le choix d’appeler le diplôme d’IUT « Bachelor » au détriment de « licence » on apporte ainsi une opportunité aux écoles privées qui voudront concurrencer le service public.

Une absence cruelle de moyens

Allonger les études d’une année supplémentaire implique, pour les personnels titulaires, un accroissement de la charge de travail. Ce n’est plus deux, mais trois promotions d’étudiant-e-s qu’ils et elles auront à encadrer et gérer simultanément.

Ce passage à 3 ans ne s’accompagne d’aucune création de postes. Et ceci alors que ces établissements fonctionnent déjà avec un sous encadrement chronique. La situation est actuellement tellement dégradée que les heures postes ne couvrent même plus la moitié des heures nécessaires pour assurer l’enseignement défini dans les référentiels nationaux des IUT. Pour fonctionner ces établissements recourent massivement aux heures supplémentaires et à une armée de non titulaires (vacataires, doctorant-e-s, contrats divers).

Une complexité administrative digne du père UBU

Ce nouveau diplôme de B.U.T. a pour ambition de mettre en application une approche par compétences. L’approche par compétence (A.P.C.) est au départ un fantasme bureaucratique pensé par des gens déconnectés de toute pratique pédagogique. Sa mise en œuvre a pour conséquence une explosion de la complexité des règles qui cadreront ce futur diplôme.

Ainsi par exemple, les années universitaires, déjà sous-découpées en semestre, comporteront plusieurs "blocs de compétence" (de l’ordre de 5 ou 6) par semestre. Mais un bloc de compétence n’est ni une matière, ni un regroupement thématiques de matières ! C’est un mixage de morceaux de matières enseignées. Par exemple, les « compétences » mathématiques pourront se répartir sur plusieurs blocs de compétence.

Les étudiant-e-s livré-e-s à eux-mêmes et elles-mêmes pour développer leur autonomie

Une partie des enseignements se fera sans enseignant-e-s !

Jusqu’à présent cette situation existait dans le cadre des projets qui étaient « tuteurés » et non « encadrés ». Les enseignant-e-s ne sont pas payé-e-s (ou très peu) pour le temps qu’ils et elles passent à enseigner à leurs étudiant-e-s. Cette situation avait pour conséquence que beaucoup d’étudiant-e-s se retrouvaient livré-e-s à eux-mêmes et elles-mêmes.

Avec le B.U.T., cette situation se généralise puisque toutes les matières comporteront une part importante d’enseignements non encadrés mais évalués.

Le message à destination des étudiant-e-s est clair : pour apprendre, débrouillez-vous tout-e-s seul-e-s !

L’avenir ?

Comme on l’a vu, cette réforme se fait sans bourse délier, sans vrai investissement, avec des techniques d’illusionnistes : autonomie des étudiant-e-s pour ne pas payer les enseignant-e-s, complexité administrative pour donner l’illusion de faire mieux.

Les enseignant-e-s devront faire face à un surcroît de travail :

plus d’étudiant-e-s à encadrer

plus de complexité administrative

une autonomie des étudiant-e-s qu’il faut quand même « accompagner »

Pour la rentrée de septembre 2021, année de mise en place de la réforme, les enseignant-e-s devront soit travailler beaucoup plus pour satisfaire aux exigences de cette réforme, au risque d’arriver à l’épuisement, soit lâcher du lest, accepter une baisse des exigences et par conséquent un déclin du service public.

SUD éducation demande des réformes qui apportent des moyens et en particulier des moyens humains pérennes (des postes statutaires) pour mieux encadrer et aider les étudiant-e-s.

SUD éducation s’oppose fermement à toute réforme visant à dégrader le service public pour faire de l'enseignement supérieur un marché lucratif.

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7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 16:32

Les semaines interdisciplinaires sont des semaines de projet qui ont lieu à l’échelle de tout un établissement. D’un point de vue administratif, elles peuvent jouer le rôle d’EPI, mais elles peuvent aussi en être déconnectées.

Elles peuvent s’insérer au cours d’une période, mais il est plus facile de les organiser avant des vacances, le temps de restitution qui les conclue jouant alors le rôle de « fête » du collège de fin de période.

Les établissements qui en organisent en font en général plusieurs au cours d’une année scolaire.

Les projets

Les enseignant-e-s mènent leur projet en co-animation tout au long de la semaine avec le même groupe d’élèves. Il aboutit à une production orale, écrite, visuelle, théâtrale, musicale, vidéo… qui doit permettre aux élèves de présenter le travail accompli aux parents et autres élèves lors d’un temps de restitution qui conclut la semaine.

Il est important de prévoir un budget spécifique pour ces semaines qui nécessitent souvent d’acheter du matériel, de prévoir des sorties…

Les personnels non-enseignants volontaires (AED, AESH, infirmière, CPE, agent-e-s…) peuvent participer à l’élaboration et à l’encadrement des projets en y apportant leur spécificités.

Le contenu des projets peut être très varié : proche des programmes disciplinaires, ou mettant l’accent sur les compétences et savoirs transversaux du socle… En effet, s’il y a bien des raisons de critiquer le socle commun, il présente l’avantage de nous autoriser à aborder une très grande variété de savoirs et de pratiques.

Les groupes

Les élèves font des choix de projet parmi ceux proposés, et sont ensuite répartis selon les possibilités dans des groupes qui mélangent des élèves des différents niveaux de classe. Il faut veiller à ce qu’ils soient mixtes, et il est souvent nécessaire de faire une réunion d’harmonisation une fois que les groupes sont établis, pour vérifier leur cohérence.

Il faut compter environ entre 12 et 15 élèves par enseignant-e, de manière à ce que lors des créneaux sans co-animation, un-e enseignant·e n’ait pas à encadrer plus que les effectifs d’une classe normale.

Il est en général nécessaire pour cela qu’un niveau ne participe pas à la semaine interdisciplinaire. Il est donc judicieux de les organiser, par exemple, en même temps que les stages de 3ème, que les brevets blancs ou épreuves communes… ou que tout autre activités ou pratiques qui occupent un grand nombre d’élève (interclasse ou stage sportifs, etc.).

La participation des personnels non-enseignants permet aussi d’abaisser les effectifs en multipliant le nombre de projets.

Le temps de travail

Pendant ces semaines, les emplois du temps habituels des enseignant-e-s et des élèves sont modifiés, et les classes éclatées. Les horaires élèves peuvent être légèrement réduits (à 21 heures par exemple), de manière à respecter les temps de services des enseignant-e-s tout en permettant le maximum de temps de co-animation.

Il est possible de prévoir une pondération pour le temps de restitution qui n’est pas un temps d’enseignement à proprement parlé puisqu’il a été préparé lors de la semaine (3 heures de présence pour 1,5 heures de service).

Le travail par projet pendant tout une semaine peut aussi permettre de modifier temporairement les horaires du collège. Ainsi des créneaux de 1h30 sont particulièrement adaptés au travail sur des projets, et présentent en plus l’avantage de réduire les intercours et les circulations. Ainsi le travail de surveillance de la vie scolaire s’en trouve réduit, ce qui permet une participation active aux projets.

Exemple d’emploi du temps « élève »

Exemple d’emploi du temps « élève »

9h00 - 10h30

 

9h00 - 10h30

9h00 - 10h30

9h00 - 10h30

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

         

13h30 - 15h

13h30 - 15h

   

Restitution

 

15h15 - 17h30

   

 

Exemple d’emploi du temps « prof 1 - 18h »

9h00 - 10h30

 

9h00 - 10h30

9h00 - 10h30

9h00 - 10h30

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

         

13h30 - 15h

13h30 - 15h

   

Restitution

 

 

   

 

Exemple d’emploi du temps « prof 2 - 15h »

9h00 - 10h30

   

9h00 - 10h30

 

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

 

10h45 - 12h00

10h45 - 12h00

         

13h30 - 15h

13h30 - 15h

   

Restitution

 

15h15 - 17h30

   

 

Quel intérêt ?

Pour les élèves, ces semaines permettent de travailler sur des projets long et ambitieux, qui mènent à une réalisation concrète. Cela leur demande de définir une problématique, coopérer, mettre en œuvre un processus de création, s’exprimer à l’oral…

L’interdisciplinarité apporte une grande richesse et offre aux élèves la possibilité de mettre en perspective leurs connaissances.

Ces semaines et leur temps de restitution permettent de valoriser le travail des élèves en mettant l'accent sur la concrétisation des apprentissages. Elles leur permettent d'aller au bout d'une démarche jusqu’à l'obtention d'un « objet » fini ou d’une réflexion aboutie. Ces productions sont présentées aux autres élèves du collège et aux familles lors d’un temps dédié, vécu comme un moment de fête mais aussi de fierté du travail accompli, et organisé comme un temps officiel avec programme des expositions, planning des spectacles, etc.

La mixité des niveaux permet enfin de responsabiliser les élèves et de favoriser les apprentissages par les pairs et la collaboration.

Pour les adultes le travail en co-animation généralisé sur une semaine complète, et les temps de préparation qui précèdent, participent à créer un véritable collectif de travail. La cohésion de l’équipe s’en trouve renforcée, les pratiques pédagogiques circulent, et la formation par les pairs est importante.

Pour tout le monde, ces semaines sont des moments de respiration où la pression scolaire retombe, et ou la notion de plaisir dans le travail collectif et dans les apprentissages prend le dessus sur la routine pas toujours émancipatrice du collège classique.

 

Quelques exemples de projets

Collège of the dead...le retour ! Un film de zombies au collège

Les MASTERCHEFS : pâtes et pizzas à gogo !

Programmation d’une application musicale sous Android

Les Noirs Américains aux États-Unis à travers le cinéma!

Pixel Mania : l’art de la mosaïque de l’Antiquité à nos jours

Le Rap : création artistique, littéraire et environnement professionnel

Cruzando la frontera

OKLM ou VNR ?

Halloween versus el Día de Muertos

Sport et handicap : tous égaux ?

De la science à la fiction

La Mort, j’adore !

La vérité est-elle ailleurs ?

Manon, opéra théâtre

Viens te mar[r]er !

"Tranches de vie" Atelier d'improvisation théâtrale

Become a sports commentator

Chantons le Brésil !

Complots : de la théorie à la pratique !

Construire des ponts... en spaghetti

Crée ta BD !

Hanafuda, « le jeu des fleurs » japonais

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Published by SUD 61
7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 16:32

Ce jeudi 6 mai, le ministre Blanquer a fait paraître une circulaire destinée exclusivement à proscrire l’usage de l’écriture inclusive dans le cadre de l’enseignement.

Le ministère de l’Éducation nationale est incapable de garantir des conditions d’enseignement correctes durant cette crise épidémique. Les inégalités scolaires s’accroissent en raison du manque criant de personnels. Parcoursup est toujours plus une machine de tri social.
Pourtant, le ministre n’a rien de plus pressé que d’interdire l’usage de l’écriture inclusive aux personnels qui s’efforcent dans leurs choix pédagogiques de rendre visibles les femmes, suivant en cela une pratique défendue depuis de nombreuses années par les féministes et des institutions comme le Haut Conseil à l’Égalité entre les hommes et les femmes. Le ministre pousse le cynisme jusqu’à prendre pour prétexte les élèves atteint-e-s de handicap, alors même que les AESH, profession féminisée à 80 %, subissent des temps partiels imposés, le refus du ministère de verser les mêmes indemnités qu’aux autres personnels, et ne peuvent obtenir de titularisation.

L’obsession de Jean-Michel Blanquer pour l’affichage de son idéologie réactionnaire va de pair avec son bilan désastreux en ce qui concerne la gestion de la crise sanitaire.

SUD éducation exige du ministre qu’il cesse d’essayer d’imposer son passéisme à la communauté éducative. SUD appelle les personnels à ne tenir aucun compte de ces instructions d’un autre temps, et à exercer comme ils le souhaitent en fonction des situations professionnelles le plein usage de leur liberté pédagogique.

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Published by SUD 61
7 mai 2021 5 07 /05 /mai /2021 16:31

La Coordination nationale des collectifs d’assistant-e-s d’éducation appelle à une nouvelle mobilisation les 19, 20 et 21 mai et notamment à une manifestation nationale en direction du ministère de l’éducation le jeudi 20 mai.

Depuis le début de l’année, les assistant-e-s d’éducation (AED, AP et APS) sont fortement mobilisé-e-s mais le ministre Blanquer reste sourd à leurs revendications.

Enchaînant les CDD d’un an, payé-e-s au lance-pierre, en sous-effectifs constant et sans formation, ils et elles subissent des pressions hiérarchiques constantes. Au terme de 6 années, aucune perspective ne leur est offerte si ce n’est celle du chômage, dans un marché du travail en crise. Ces personnels ne reçoivent pas la reconnaissance à laquelle elles-ils ont droit et ne sont associé-e-s que très marginalement aux prises de décisions.

Leur rôle est pourtant déterminant dans le système scolaire : sans eux-elles, les établissements ne fonctionnent pas.

La crise sanitaire que nous vivons actuellement a fortement dégradé leurs conditions de travail avec la multiplication des tâches induites par la mise en place des protocoles sanitaires et l’exposition particulière aux risques de contamination. Pas de limitation du brassage pour celles et ceux qui doivent gérer l’urgence et jongler avec le manque d’effectifs !

SUD éducation soutient l’auto-organisation des personnels et appelle les assistant-e-s d’éducation à se réunir, à se saisir de cet appel, à se mettre en grève massivement aux dates décidées localement et notamment à la manifestation nationale au ministère de l’éducation le jeudi 20 mai. Un préavis de grève spécifique a été déposé pour la période.

La fin de l’année approche, et avec elle la question du renouvellement ou non du contrat de travail. Employé-e-s directement par les chef-fe-s d’établissement, les AED font souvent face à l’arbitraire et de nombreux non-renouvellement de contrats pour les collègues mobilisé-e-s cette année sont à craindre. SUD éducation exige le renouvellement de tous les contrats pour celles et ceux qui le souhaitent et lance une campagne dans ce sens. Nous soutiendrons tou-te-s les collègues concerné-e-s pour obtenir leur renouvellement et les invitons à contacter le syndicat SUD éducation de leur département.

SUD éducation revendique :

  • la titularisation sans condition de tous les personnels assistant-e-s d’éducation qui le souhaitent par la création d’un statut d’éducateur·trice scolaire ;
  • l’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail ;
  • la suppression du forfait nuit en internat ;
  • l’obtention de la prime REP/REP+ pour tous les personnels travaillant en éducation prioritaire ;
  • le recrutement massif de personnels AED et la fin du recrutement par les chef-fe-s d’établissement : pour un recrutement académique ;
  • l’accès à une formation initiale et continue et l’augmentation du crédit d’heure pour formation ;
  • du matériel de protection fourni par l'employeur et le versement de la prime Covid.
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Published by SUD 61