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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 17:48

Sur le front de l’égalité, Le ministère communique beaucoup, mais agit peu. Si le plan national d’action pour l’égalité femmes-hommes a été acté au ministère il tarde à arriver dans les rectorats et pour le moment, rien n’est visible pour les personnels dans les établissements et les services.

1.Des moyens pour mettre fin aux inégalités salariales et à la précarité

Les femmes représentent 73% des personnels de l’Éducation nationale mais le salaire net moyen des femmes demeure inférieur à celui des hommes. Les inégalités salariales existent et persistent au détriment des femmes. Pour signifier les inégalités de salaires, les femmes devraient s’arrêter de travailler à partir de 15 h 40, (moment symbolique pour illustrer le ¼ de salaire en moins) heure à laquelle les femmes arrêtent d'être payées.

Les emplois précaires, peu rémunérés, offrant de faibles perspectives de carrière et dont les missions rendent compliquée l'articulation vie privée - vie professionnelle sont la plupart du temps occupés par des femmes. C’est la réalité des AESH qui sont pour la grande majorité des femmes. Ces personnels et ce métier sont donc emblématiques des urgences pointées dans les 4 premiers axes du plan d'action national en faveur de l'égalité professionnelle femmes/hommes acté en décembre dans notre ministère.

La précarité n’a pas sa place dans l’Éducation nationale ni dans les universités ni ailleurs .

2. Des moyens pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles

Alors qu’une femme sur trois est victime de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail au cours de sa vie, les procédures prévues par la circulaire du 9 mars 2018 relative à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes dans la Fonction Publique ne sont pas ou peu mises en œuvre dans l’Éducation nationale. L’accord Égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique stipule pourtant explicitement que les employeurs publics ont un devoir d’exemplarité en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et qu’il leur est demandé un principe de tolérance zéro. Le plan national d’action pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes du MENJS et du MESRI doit permettre la prévention et la lutte contre ces violences et les agissements sexistes en tous genres. Pour nos organisations : Les dispositifs de signalement et d'accompagnement doivent se déployer maintenant sur tous les territoires et des moyens dédiés doivent être fléchés.

Les personnels doivent aussi bénéficier d’une formation au recueil de la parole des élèves et étudiant-e-s avec lesquel-le-s ils sont au contact au quotidien tout au long de l’année, afin d’alerter les services spécialisés dans la prise en charge de ces types de violence. Des protocoles rigoureux et clairs doivent être diffusés pour répondre à l'urgence des situations des victimes.

Nos organisations FSU, CGT et SUD éducation appellent à faire du 8 mars une grande journée de lutte pour les droits des femmes, y compris dans le secteur de l’éducation.

Nos organisations revendiquent :

  • l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et la réduction du temps de travail pour permettre l’articulation vie privée/vie publique ;

  • une formation initiale et continue des personnels dédiés à la lutte contre les stéréotypes sexistes et aux inégalités entre femmes et hommes, déployée dans toutes les académies et accessibles à un grand nombre d’agent-e-s chaque année ;

  • une véritable éducation à l’égalité, à la sexualité et contre les stéréotypes sexistes pour les élèves ;

  • le bénéfice systématique de la protection fonctionnelle renforcée par le protocole Égalité pour les femmes qui dénoncent les violences sexistes et sexuelles au travail et les violences conjugales ;

  • une formation spécifique de tous les personnels à la prise en charge de ces violences.

  • Des moyens spécifiques pour mettre en œuvre des mesures immédiates de rattrapage salarial pour les femmes discriminées sur l'ensemble de la carrière et le financement ambitieux des politiques d'égalités inscrites dans les plans d'action Égalité.

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 17:47

À l’occasion du 8 mars, SUD éducation rappelle sa revendication d’une mesure sociale pour les personnels de l’Éducation nationale qui ont un rôle essentiel dans la scolarisation des élèves en situation de handicap et dont 90 % sont des femmes : un vrai statut de la Fonction Publique pour les AESH.

La contractualisation des AESH = une des cause des inégalités salariales entre hommes et femmes dans l’ Éducation nationale

Dans l’Éducation nationale, les femmes gagnent en moyenne 16 % de moins que les hommes. Une des causes de cette inégalité, c’est la surreprésentation des femmes dans les professions les moins rémunérées : 90 % des AESH sont des femmes. Le salaire moyen des AESH est de 750 euros nets par mois pour des contrats de 24h. Nombre d’AESH sont contraint-e-s de cumuler plusieurs emplois dans l’Éducation nationale et le périscolaire pour pouvoir vivre.

Augmenter les salaires de tou-te-s les AESH, hommes et femmes, aurait pour conséquence de réduire les inégalités salariales entre les hommes et les femmes dans l’Éducation nationale et dans la société.

Pour un temps complet à 24h devant élèves avec un salaire complet !

Les personnels AESH subissent un calcul du temps de travail qui n’est pas compatible avec leurs missions et qui explique, entre-autres, les bas salaires : le temps plein est calculé sur la base de 1607h réparties sur 41 semaines, avec un temps de travail hebdomadaire de 39h. Or, les emplois du temps des élèves accompagné-e-s ne permettent que très rarement aux AESH d’effectuer 39h d’accompagnement. Ce calcul du temps de travail minimise tout le travail « invisible » qui est demandé aux AESH : auto-formation, formation, concertation, adaptation des supports pédagogiques, concertation avec les équipes... L’annualisation ne prend pas en compte les conditions d’exercice du métier.

La plupart des AESH sont donc recruté-e-s sur des temps partiels (entre 21h et 30h hebdomadaires) avec des salaires par conséquent partiels.

SUD éducation revendique pour les AESH une titularisation sans condition qui s’accompagne de la création d'un statut dans la Fonction Publique d'Éducateur-trice scolaire spécialisé-e, avec un salaire à 1700 euros net en début de carrière et la reconnaissance d'un temps plein correspondant à 24h d'accompagnement plus les heures connexes.

Métiers sous-rémunérés, métiers dévalorisés, métiers féminisés

Le métier d’AESH est sous-rémunéré car il est considéré comme « féminin ». En refusant de reconnaître leur métier, le ministre Blanquer refuse de reconnaître la valeur sociale et la spécialisation du travail des AESH. Pourtant les personnels AESH sont bien plus des éducateurs et des éducatrices spécialisé-e-s sur les questions de pédagogie et de handicap que des accompagnant-e-s.

L’Éducation nationale justifie l’absence de statut par des stéréotypes sexistes qui n’ont que trop duré : les compétences requises pour favoriser la scolarisation des élèves en situation de handicap ne sont pas des compétences maternelles ou féminines, les AESH exercent des gestes professionnels spécialisés. Pourtant le ministère dévalorise ce métier et le cantonne à de l’« accompagnement » parce que les personnels qui l’exercent sont à 90 % des femmes.

Il est temps que le ministère abandonne ses préjugés discriminants et engage une politique volontariste pour lutter contre la précarité qui est imposée aux professionnel-le-s des métiers les plus féminisés, les AESH.

Pour la journée de lutte pour les droits des femmes, SUD éducation revendique la reconnaissance du métier d’AESH avec un vrai statut et un vrai salaire !

Un vrai statut pour les aesh, c’est permettre à 100 000 femmes d’en finir avec les contrats précaires ! #unemesuresocialepourle8mars

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 17:43

Le ministre Blanquer s’en est pris une nouvelle fois samedi 20 février sur un plateau de télévision à SUD éducation. Il s’agissait pour le ministre de ranger dans un même sac et de livrer à la vindicte les organisations progressistes et leurs militant-e-s qui luttent au quotidien contre les discriminations, ainsi que les chercheurs et chercheuses en sciences sociales qui étudient l’ampleur de ces phénomènes comme la nature de leurs causes.

Le ministre Blanquer mène une politique libérale de démantèlement du service public d’éducation et de tri social : évaluations permanentes, orientation précoce et socialement sélective à un degré jamais atteint avec Parcoursup. L’aspect réactionnaire de sa politique se traduit dans les injonctions pédagogiques incessantes à revenir à une pédagogie du dix-neuvième siècle sous couvert de quelques chercheurs en neurosciences.

SUD éducation, qui revendique depuis sa fondation la socialisation des écoles privées notamment confessionnelles dans un grand service public et laïc d’éducation n’a aucune leçon de laïcité à recevoir de la part d’un ministre qui a publiquement apporté son soutien à la Fondation pour l’école imprégné d’une idéologie réactionnaire et catholique intégriste, et au réseau d’écoles hors contrats Espérance banlieues.

Le ministre Blanquer en revanche, suscite régulièrement des polémiques visant à stigmatiser les personnes musulmanes ou supposées telles, et méconnaît ouvertement le principe de laïcité lorsqu’il s’insurge contre la possibilité garantie par la loi ouverte aux femmes portant le voile d’accompagner des sorties scolaires.

Les ministres Blanquer et Vidal, au lieu de montrer l’étendue de leur inconséquence, devraient se préoccuper avant tout de préserver les conditions de travail des personnels et de garantir la continuité du service public d’éducation et de l’enseignement supérieur.

Au contraire de ce gouvernement, SUD éducation continue et continuera de porter un projet d’école gratuite, laïque, ouverte à toutes et tous, et émancipatrice.

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 16:24

La loi de finances 2020 prévoyait une augmentation du budget de l’Éducation d’un milliard d’euros. Un an plus tard, le ministère n’a pas dépensé plus de 660 millions d’euros de crédits.

Cette somme représente le recrutement d’environ 15 000 enseignant-e-s. SUD éducation revendique depuis le début de la crise sanitaire il y a un an un plan d’urgence pour l’éducation, et un recrutement massif ainsi qu’un investissement dans le bâti afin que le service public d’éducation puisse continuer d’assurer ses missions du mieux qu’il est possible. Pourtant, le ministre Blanquer a été incapable d’utiliser les fonds que son ministère devait utiliser. Le ministre n’a même pas été capable non plus de verser les primes d’équipement et d’attractivité promises au mois de janvier.

Pour SUD éducation, le ministre montre une nouvelle fois dans quel mépris il tient les personnels et le service public d’éducation.

SUD éducation revendique l’utilisation immédiate de cette somme à un plan d’urgence pour l’éducation.

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:36

Après l’annonce en décembre de 1800 postes supprimés dans le 2d degré et  de quelques maigres créations de postes dans le premier degré, la carte scolaire a été actée lors des  CDEN courant février dans un contexte d’austérité budgétaire, et d’une nouvelle dégradation des conditions de travail et du statuts des agent-e-s.

Le nombre de postes supprimés en 2021 est 4 fois supérieur à celui de  2019 et le double qu'en 2020: des enseignant-e-s en moins dans 25 académies avec 43 500 élèves supplémentaires.

Alors que la situation sanitaire justifie des recrutements massifs, le ministre Blanquer choisit de surcharger les classes avec toutes les conséquences négatives pour les apprentissages, les conditions de travail et la santé des élèves, ainsi que celles de leur famille et des personnels.

À cela s’ajoute la réduction de 900 postes au concours enseignant 2021 du 1er degré par rapport à celui de 2020. Par ailleurs, 900 postes sont ouverts au concours des maîtres dans les établissements d’enseignement privés sous contrat du premier degré avec une augmentation de 100 postes en un an.

Au lieu de recruter sur les listes complémentaires aux concours internes et externes, de titulariser les contractuel-le-s à temps plein, d’ouvrir des concours de recrutement exceptionnels, le ministère de l’Education nationale a choisi de précariser encore plus la profession en proposant des CDD ne dépassant pas 3 mois.

Les fermetures de postes dans les territoires ruraux et les REP accentuent le manque d’équité et les écarts de réussite scolaire .

SUD éducation exige les créations de postes nécessaires cette année scolaire par le biais du recours aux listes complémentaires, de la titularisation à temps plein des contractuel-le-s, de l’ouverture de concours exceptionnels et une augmentation significative de postes au concours 2021.

SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir en Assemblée générale, en heure d’informations syndicales et en RIS pour s’opposer à cette carte scolaire inacceptable dans les 1er et 2d degrés. 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:35

L’actualité a mis au grand jour la situation de jeunes étrangers présents depuis des années en France, arrivés soit mineurs isolés, soit avec leur famille, en cours d’études, d’apprentissage, accédant à l’emploi souvent dans des secteurs en pénurie de main-d’œuvre et soudain victimes de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire (OQTF) dès lors qu’ils arrivent à leur majorité.

Nous nous réjouissons évidemment que plusieurs de ces jeunes aient trouvé une solution heureuse avec l’obtention d’un titre de séjour grâce à la solidarité que leur situation a suscitée.

Au-delà de ces cas emblématiques, les jeunes en détresse sont nombreux. Depuis des années, associations, enseignants, éducateurs, chefs d’entreprise, maîtres d’apprentissage, élus sonnent l’alarme et ne sont pas entendus. Nous sommes quotidiennement témoins d’un terrible gâchis humain et social : voir des jeunes être menacés d’expulsion, réduits à vivre dans la peur, l’errance et la clandestinité, alors que la France est devenue leur pays, celui de leurs liens, de leurs amitiés, de leurs amours, et qu’ils sont prêts à rendre à la société ce qu’elle a investi dans leur formation.

Pourtant, dès aujourd’hui, il y a des possibilités d’amélioration réelle et immédiate pour au moins réduire l’arbitraire des préfectures :

– il faut faire cesser la suspicion généralisée qui pèse sur de nombreux jeunes dont les actes d’état-civil sont régulièrement contestés, alors que leur identité a été confirmée par un juge ou par les services consulaires de leurs pays ;

– il faut cesser d’exiger des documents impossibles à présenter pour obtenir un titre de séjour (comme des passeports guinéens, par exemple), à plus forte raison lorsque la réglementation prévoit que leur présentation n’est pas obligatoire ;

– il faut en finir avec le blocage absurde des demandes de rendez-vous en préfecture, qui, sous prétexte de dématérialisation, revient à fermer des voies de régularisation. Ainsi, des jeunes, que la loi oblige à demander un titre de séjour avant 19 ans, sont mis dans l’impossibilité de le faire ;

– il faut que ces jeunes puissent avoir accès à des formations ou contrats d’apprentissage, en fonction de leurs niveaux de compétences, qu’ils puissent poursuivre les parcours engagés, et plus largement poursuivre la vie qu’ils ont entamée en obtenant aisément un titre de séjour protecteur et stable ;

– il faut régulariser de façon large et durable les personnes étrangères présentes depuis plusieurs années sur notre territoire notamment en appliquant la circulaire du 28 novembre 2012 plutôt que de mettre fin à celle-ci sans le dire et de restreindre l’accès aux droits et ainsi multiplier les situations dramatiques.

Ce sont là des mesures de bon sens, qui seraient la preuve que le message de ces jeunes, de leurs éducateurs et enseignants, de leurs employeurs, de leurs formateurs, a été entendu. Mais elles ne nous dispensent pas de réfléchir ensemble à la mise en œuvre de politiques d’accueil et de respect des droits fondées sur l’ouverture des frontières et des cœurs et non plus sur la peur et la fermeture.

Signataires :

Accompagnement et défense des jeunes isolés étrangers (Adjie), Ados sans frontières (ASF), Association pour la défense des mineurs isolés étrangers (Admie), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association Internationale de Techniciens, Experts et chercheurs (Aitec), Association pour les migrants (Ami), Association nationale villes et territoires accueillants (Anvita), Association-Solidarite-Amitie-Francais-Immigres (Asafi), Association de solidarité avec les mineurs isolés étrangers (Asmie), Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Cedetim/Ipam, Céméa, Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (Crid), Chrétiens dans l’enseignement public (CDEP), La Cimade, Confédération générale du travail (CGT), Comede (Comité pour la santé des exilés), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), DEI-France, Emmaüs France, Etats généraux des migrations (EGM), Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés (Fasti), Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Fédération éducation recherche culture de la CGT (FERC CGT), Fédération générale des pupilles de l’enseignement public (PEP), Fédération indépendante et démocratique des lycéens (Fidl), Fédération nationale de la Libre Pensée, Fédération Sud Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Fondation Frantz Fanon, Générations Solidaires, Groupe accueil et solidarité (Gas), Groupe d’Information et de Soutien des Immigrés (Gisti), Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Patrons solidaires, Pilotes volontaires, Planning familial, La Rencontre des justices, Réseau Chrétien – Immigrés, Réseau éducation sans frontières (RESF), La Roya citoyenne, SNPES-PJJ/FSU, Sgen-CFDT, Solidarité Laïque, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Tous migrants, Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du Finistère (UMIH 29), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale Solidaires, Union des Tunisiens pour l’action citoyenne (Utac), Unsa, Unsa Education, Utopia 56, Zembra Echo.

Paris, le 8 février 2021

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:35

Depuis l’instauration de l’état d’urgence en juillet 2016 prétextant  la tentative de coup d’état , le gouvernement islamo-nationaliste de l’AKP interdit,  menace,  limoge, licencie,  emprisonne,  casse,  tue,  installe la peur dans toutes les couches de la société en Turquie .

Le nombre de personnes limogées ou suspendues par décrets dépasse les 120.000 et toutes les catégories de la société ont été touchées, notamment dans l’enseignement et les universités.

Après avoir attaqué  et fait mainmise sur une grande partie des universités, Erdogan s’en prend aujourd’hui à l’Université du Bosphore, à son corps enseignant et à ses étudiant.e.s. qui refusent la nomination par le gouvernement d’un nouveau Recteur.

Cela fait maintenant plus de 5 semaines que les professeurs et les étudiant.e.s réclament la démission de Melih Bulu, recteur nommé par le pouvoir.

La réponse du gouvernement a  été de réprimer cette mobilisation citoyenne des étudiant.es. par la violence policière  avec  des centaines de jeunes qui ont été placés en garde à vue avec des assignations à résidence et des détentions .

Concernant l’Université du Bosphore, Erdogan et son ministre de l’intérieur ont aussi tenu des propos homophobes. Ils ciblent les personnes LGBT, dont les droits sont devenus une revendication de la contestation après l’arrestation de quatre étudiants accusés d’avoir insulté l’islam pour avoir organisé une exposition artistique incluant une représentation d’un site sacré de l’islam orné de drapeaux arc-en-ciel.

Avec sa déclaration «  Êtes-vous des étudiants ou des terroristes tentant d’occuper le bureau du recteur ? », c’est l’ensemble des  personnes qui  participent au mouvement  de l’université du Bosphore mais aussi les personnes qui participent à  des rassemblements de soutien dans toute la Turquie qui sont désignées comme terroristes.

Nous exprimons notre solidarité avec le mouvement des étudiant.e.s et des professeurs de l’Université du Bosphore et de l’ensemble des forces démocratiques qui luttent  pour des universités autonomes et démocratiques en Turquie.

Nous demandons l’arrêt de la répression et des poursuites ainsi que  la libération de ceux et celles qui ont été arrêtés.

Face à l’urgence de la situation, il est aussi de notre responsabilité de demander aux gouvernements de l’Union Européenne et  notamment au gouvernement français d’exiger que  la Turquie respecte la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales.

Les premiers signataires :

  • Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie (L’ACORT)
  • Agir pour le changement et la démocratie en Algérie  (ACDA)
  • Amitiés Kurdes de Lyon – Auvergne – Rhône  Alpes
  • Arts et Cultures des Deux Rives France (ACDR)
  • Assemblée européenne des citoyens (HCA-France)
  • Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT)
  • Association Démocratique des Tunisiens en France (ADTF)
  • Association des Marocains de France ( AMF)
  • Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)
  • Association des Tunisiens en France ( ATF)
  • Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC)
  • Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale ( CEDETIM)
  • Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie – Belgique
  • Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)
  • Conseil Démocratique Kurde en France (CDK-F)
  • Espace Universel
  • Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
  • Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH)
  • Femmes Plurielles
  • France Kurdistan
  • Ligue des Droits de l’Homme (LDH)
  • Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme
  • Memorial 98
  • Mouvement Citoyen des Tunisiens en France
  • Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP)
  • Proud Lebanon
  • Solidarité avec les Universitaires pour la Paix et défense des Droits Humains en Turquie (SUP-DDHT)
  • Solidarité Internationale LGBTQI  (SIL)
  • Union des Travailleurs Immigres Tunisiens ( UTIT)
  • Università del Salento
  • Union Culturelle Française des Arméniens de France (UCFAF)
  • Universitaires pour la paix – France
  • Arc en ciel plus -Côte d’Ivoire
  • LGBTQ Infos
  • Jeunes Colombes- Bénin
  • AFARKAP – Haïti
  • Collectif Elille – Maroc
  • People’s Health Movement France
  • Solidarité & Liberté Provence
  • Collectif Solidarité Kurdistan 13
  • Fédération des Associations des Travailleurs et des Jeunes (DIDF-France)
  • Confédération Internationale Solidaire et Ecologiste (C.I.S.E.)
  • Europe solidaire sans frontières (ESSF)
  • Comité Lyonnais pour la Libération de Tuna Altinel
  • Working for our wellbeing  (Cameroun)
  • ADHEOS
 
  • Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
  • Solidaires étudiant-e-s
  • UD CGT de Paris
  • Union Syndicale Solidaires
  • Syndicat national des journalistes CGT (SNJ CGT)
  • Fédération Sud Education
  • Sud Recherche EPST
  • Union des Etudiants Communistes (UEC)
  • Ensemble !    
  • Europe Ecologie Les Verts (EELV)    
  • Gauche démocratique et sociale (GDS)      
  • Génération.s mouvement   
  • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)          
  • Parti Communiste Français (PCF)    
  • Parti de Gauche        
  • Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)  
  •    Union Communiste Libertaire (UCL) 

Pour envoyer vos signatures : acort@acort.org

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:34

Plus de mille acteurs et actrices de la formation s’opposent à la “réforme” de J.-M. Blanquer qui entend appauvrir les contenus des formations, utiliser les étudiant·es comme moyens d’enseignement, minimiser le rôle des formateurs et formatrices, casser les INSPÉ et les équipes qui les font vivre – en rêvant sans doute que des officines privées les remplacent, comme le permet désormais l’article qu’il a imposé dans la loi dite « Pour une école de la confiance ».

 

https://www.humanite.fr/ni-precariser-ni-conformer-former-les-enseignantes-et-les-cpe-est-un-imperatif-citoyen-700293).  

Le ministère de l’Éducation nationale veut à nouveau réformer la formation des enseignant·es et CPE[1] (FDE) dès la rentrée 2021. Les objectifs qu’il affiche paraissent louables : améliorer et harmoniser les contenus et les modalités de la formation, attirer davantage de candidat·es dans les différents concours de façon à enrayer la crise du recrutement, favoriser l’accès aux métiers de l’enseignement et de l’éducation… Pourtant cette énième “réforme” fait l’unanimité contre elle : depuis deux ans, se sont succédé communiqués, motions, pétitions, lettres ouvertes de composantes universitaires, de sociétés savantes, votes d’opposition dans les instances universitaires ou ministérielles sans que, jamais, le ministère de l’Éducation nationale ni celui de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ne s’émeuvent ni ne dévient de la trajectoire qu’ils sont déterminés à imposer. Pourquoi nous opposons-nous à cette « réforme » ?

 

Une “réforme” qui dégrade les conditions de la formation et va aggraver les difficultés à s’engager dans le métier

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron » dit le proverbe. Mais ce n’est pas en plaçant un·e étudiant·e seul·e en responsabilité face à des élèves qu’il ou elle devient, du jour au lendemain et de facto, enseignant·e ! Durant le confinement, les parents d’élèves ont fait la délicate, et parfois amère expérience qu’enseigner est un métier qualifié, qui exige des compétences. Enseigner ne se résume pas à « gérer une classe » et surveiller la réalisation d’exercices. Il faut maîtriser des connaissances approfondies, savoir concevoir et animer des situations pédagogiques et didactiques qui permettent à tou·tes les élèves d’apprendre, et intégrer cela dans un projet éducatif global porteur de valeurs d’émancipation. C’est tout l’objet d’une formation universitaire et professionnelle des enseignant·es, qui s’emploie à faire construire progressivement les compétences professionnelles, disciplinaires et réflexives nécessaires à des métiers si essentiels, de plus en plus complexes, dont l’enjeu se révèle aujourd’hui vital : il s’agit bien de permettre la connaissance, la compréhension et la prise en charge du monde, aujourd’hui et demain. Pour cela, il y a des conditions précises : du temps, une expérience progressive et sécurisée qui rende possible l’expérimentation et son analyse, et des formateurs et des formatrices qualifié·es.

Or que propose la “réforme” que nous condamnons ? L’inverse ! Les étudiant·es, embauché·es comme contractuel·es, avant même le recrutement par concours et l’obtention du master « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF), se retrouveront, seul·es en responsabilité d’une ou plusieurs classes, à faire « comme si… ».

Est-ce en recrutant des contractuel·les, précaires, rémunéré·es 670 € par mois, que l’on va faire face à la crise de recrutement des enseignant·es ? Est-ce en mettant les étudiant·es sans formation préalable un tiers de leur temps devant des élèves qu’on peut se targuer de les aider à préparer dans des conditions acceptables à la fois un master, incluant un mémoire de recherche, et un concours ? Est-ce en étant en difficulté devant leurs élèves qu’ils et elles vont prendre confiance dans leurs propres capacités à les faire progresser ?

Le recours à l’alternance telle que les textes de cette “réforme” la prévoient, n’est qu’un prétexte grossier pour faire des économies au détriment des étudiant·es et des élèves. Cela ne fait que renforcer la tendance déjà à l’œuvre d’exploiter les étudiant·es pour pallier la carence des moyens en personnels alors qu’il faudrait sécuriser leur parcours avec une entrée dans le métier progressive et sereine.

 

Une “réforme” qui vise à formater les formations, à l’opposé des enjeux et de la complexité des métiers de l’enseignement

Le ministère annonce des concours plus « professionnels », qui visent à mieux prendre en compte les savoirs et compétences indispensables pour enseigner : comment ne pas s’en réjouir ? Les nouvelles épreuves révèlent pourtant de tout autres visées. La multiplication des prescriptions, telles les directives sur les « fondamentaux » (français, mathématiques, connaissance du système éducatif) ou les manuels, guides et normes d’évaluation imposés « d’en haut », fait système avec une formation qui donnera moins de place à la recherche et à la réflexivité. Et pour vérifier que cette posture est bien assimilée, une épreuve orale d’entretien de motivation et de présentation de son profil est insérée dans le concours.

Pourtant, former un citoyen·ne de plein exercice dans un monde de plus en plus complexe exige de développer une grande variété de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être. La hiérarchisation et la mise en concurrence organisée des disciplines entravent les collaborations et le tissage des savoirs nécessaires à une formation et à une expérience scolaire riches, à même de faire réussir tou·tes les élèves.

 

Une “réforme” qui crée des inégalités et des incohérences

En créant les INSPÉ, le ministère prétendait harmoniser les contenus de la formation et les pratiques des futur·es enseignant·es. La “réforme” manifeste surtout une défiance à l’égard des équipes universitaires, en principe en charge de concevoir et de faire vivre les maquettes des formations dont elles ont la responsabilité. La logique est celle de l’« adaptation locale », selon les moyens disponibles, des directives nationales. Il y aura donc de grandes inégalités entre universités, comme entre académies, selon les ressources attribuées pour construire et mettre en œuvre les maquettes et les stages, voire entre les étudiant·es d’un même INSPÉ selon les sites départementaux, plus ou moins dotés en moyens et en formateurs et formatrices.

L’idée, constamment avancée, d’un continuum de formation, de la préprofessionnalisation en licence jusqu’au master, puis se poursuivant par de la formation continue après le concours, est ainsi repoussée aux calendes grecques. Pire, la réforme organise la concurrence entre diverses voies d’accès aux métiers : classes préparatoires au professorat des écoles (nouvelle lubie du ministre, imposée sans réflexion collective) contre préprofessionnalisation en licence ; master MEEF contre master disciplinaire… On voit bien comment, devant ce schéma si peu lisible, les organismes privés pourront fleurir et exploiter le désarroi des candidat·es.

Même traitement inégalitaire des stagiaires, après les concours : certain·es, venant d’un master MEEF, enseigneront directement à temps plein (qu’ils aient déjà une expérience en responsabilité devant élèves ou non), tandis que d’autres seront fonctionnaires stagiaires en alternance à mi-temps. Dans ces conditions, il n’est pas sûr qu’un.e étudiant·e ait intérêt à suivre un master MEEF, alors même qu’il est conçu pour préparer au métier.

 

Pour une formation universitaire et professionnelle des enseignant·es et CPE

Nous portons une autre vision de l’école et de la formation des enseignant·es, dont l’ambition est de permettre à tous les enfants de comprendre le monde, et pas seulement à une élite toujours plus précocement sélectionnée. Nous refusons de voir formater, d’un même mouvement, les futur.es enseignant.es et leurs élèves, qui sont les citoyen·nes de demain.

Les enseignant·es doivent bénéficier d’une formation progressive et cohérente, qui donne autant d’importance aux savoirs universitaires qu’aux savoirs professionnels, articulant contenus disciplinaires, didactiques, de sciences de l’éducation et des théories d’analyse de l’activité ; une formation qui s’appuie sur les savoirs et les expériences des formateurs et formatrices et la grande richesse des recherches.

 

Ni précariser ni conformer : former des enseignant·es est un impératif citoyen ! Nous en appelons donc au retrait de cette mauvaise « réforme » et à l’ouverture de concertations de grande ampleur : le sort des prochaines générations d’élèves se joue dès aujourd’hui. Comme pour le réchauffement climatique, les effets de l’inaction passée et actuelle se font et se feront sentir sur le long terme : il est plus qu’urgent d’écouter les acteurs et actrices de la formation et d’agir en conséquence !

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Published by SUD 61
19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:32

Le ministre Blanquer avait annoncé le 21 janvier 2021 que la quasi-totalité des disciplines évaluées au baccalauréat le seront sous la forme du contrôle continu. Le ministère de l’Éducation nationale a publié à cet effet un guide à destination des enseignant-e-s avec un certain nombre de préconisations, notamment le nombre d’évaluations par trimestre, dont deux sont pratiquement déjà écoulés !

Alors que SUD éducation et une large représentation syndicale et associative réclamaient la tenue d’épreuves nationales et anonymes au mois de juin, le contrôle continu et ses préconisations accentueront encore les inégalités entre les lycées. Incapable de mettre en place un cadre national clair, le ministre met en porte-à-faux les enseignant-e-s par des préconisations insensées au regard des conditions actuelles.

Les lycées ont en effet mis en place des régimes de présence très différents : certains ont maintenu la présence à temps complet des Terminales depuis novembre, d’autres ont instauré un roulement entre les niveaux (demi groupes, présence partielle, etc.). Le choix d’imposer trois évaluations dans le trimestre, outre son caractère arbitraire, ne peut qu’accentuer ce que SUD éducation n’a cessé de dénoncer : la fin de la valeur nationale du diplôme. En effet, un diplôme obtenu dans un lycée ayant assuré ses cours sans discontinuité n’aura pas la même valeur que celui obtenu dans un lycée où les élèves n’auront pas été présent-e-s sur tout le temps scolaire

Le ministre n’assume pas le passage au contrôle continu et veut lui donner un semblant d’équité : c’est une illusion !

Ces préconisations d’évaluations dans le cadre du contrôle continu montrent également le peu de cas que fait le ministre des considérations pédagogiques et de la liberté des enseignants : pour SUD éducation, ce qui compte avant tout c’est que les élèves aient le temps d’apprendre sans être évalué·e·s constamment avec l’enjeu de l’examen. Le temps de présence au lycée doit être au service des apprentissages et non de l’évaluation permanente coutumière du Ministre Blanquer. La volonté de mettre en difficulté les enseignants est manifeste en imposant un rythme d’évaluation sur des périodes déjà achevées, est-ce cela l’école de la confiance ?

SUD éducation dénonce cette nouvelle attaque du caractère national et anonyme du baccalauréat, doublée de mépris à l’encontre des enseignants, et revendique toujours la suppression de la réforme du lycée.

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 15:31

SUD éducation relaie la mobilisation de soutient entamée avec SUD éducation 43. pour la régularisation de Madama. La pétition de soutien est en ligne ici et ouverte aux signatures. Vous trouverez ci-dessous deux courriers envoyés l'un au Président de la République, l'autre au Ministre de l'Intérieur.

 


Monsieur le Président de la République,

La Fédération SUD éducation est particulièrement inquiète du sort d’Eric Durupt, enseignant qui, en Haute-Loire, mène une grève de la faim depuis le 30 janvier.

Ce que demande cet enseignant gréviste est simple : un titre de séjour et une autorisation de travail à Madama.
Car ce jeune majeur Malien, arrivé il y a deux ans en France, inscrit à l’Institut SVT La Salle, en CAP ouvrier agricole, a d’ores-et-déjà des propositions d’employeurs et veut construire son avenir en France sa terre d’asile.
Par son refus d’émettre un titre de séjour, la Préfecture du Puy en Velay non seulement nie un avenir à Madama mais également conduit Eric à entamer cette action, au péril de sa vie.

La régularisation immédiate du jeune Madama mettrait un terme à cette situation très inquiétante, nul ne peut ni ne doit prendre le risque que la santé de cet enseignant se dégrade.

C’est pourquoi, la Fédération SUD éducation vous demande instamment de régulariser la situation du jeune Madama.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à notre attachement au service public d’éducation et aux droits humains.

 


Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

La Fédération SUD éducation est particulièrement inquiète du sort d’Eric Durupt, enseignant qui, en Haute-Loire, mène une grève de la faim depuis le 30 janvier.

Ce que demande cet enseignant gréviste est simple : un titre de séjour et une autorisation de travail à Madama.
Car ce jeune majeur Malien, arrivé il y a deux ans en France, inscrit à l’Institut SVT La Salle, en CAP ouvrier agricole, a d’ores-et-déjà des propositions d’employeurs et veut construire son avenir en France sa terre d’asile.
Par son refus d’émettre un titre de séjour, la Préfecture du Puy en Velay non seulement nie un avenir à Madama mais également conduit Eric à entamer cette action, au péril de sa vie.

La régularisation immédiate du jeune Madama mettrait un terme à cette situation très inquiétante, nul ne peut ni ne doit prendre le risque que la santé de cet enseignant se dégrade.

C’est pourquoi, la Fédération SUD éducation vous demande instamment de régulariser la situation du jeune Madama.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à notre attachement au service public d’éducation et aux droits humains.

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