15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 14:18

A la suite de la forte mobilisation des AESH contre la politique de mutualisation (les PIAL) et pour la reconnaissance de leur métier par un vrai statut de la Fonction publique, Blanquer est contraint de revoir les salaires des AESH à la hausse.

Le 26 mai, après le “Grenelle de l’éducation”, il annonce une enveloppe de 40 à 60 millions d’euros pour revaloriser les salaires des 121 000 AESH en poste et la participation de l’employeur au financement de leur mutuelle santé (15 euros par mois).

Le 6 juillet, en groupe de travail ministériel, le ministère propose aux organisations syndicales une nouvelle grille indiciaire qui remplace la grille annexée à la circulaire du 5 juin 2019.

Ci-dessous la proposition du ministère :

 

  Grille actuelle indicative Proposition du ministère
  à temps plein à 61% à temps plein à 61%
Après 1 an 1320€ 800€ 1335€ (+15€) 814€ (+14€)
Après 3 ans 1330€ 812€ 1375€ (+45€) 838€ (+36€)
Après 6 ans 1379€ 841€ 1415€ (+36€) 863€ (+22€)
Après 12 ans 1400€ 855€ 1494€ (+94€) 911€ (+56€)
Après 18 ans 1447€ 882€ 1575€ (+127€) 960€ (+78€)
Après 30 ans 1734€ 1057€

 

Des annonces insuffisantes ! Il faut créer un statut avec un temps plein de 24h d’accompagnement ! 

Ces augmentations de salaires et la création de 4 nouveaux échelons (de 7 à 11 échelons de rémunération) sont trop faibles. Dans la proposition du ministère, un-e AESH employé-e à 61% (24 heures de service hebdomadaire) depuis 30 ans bénéficie d’un salaire de 1057€. C’est un scandale !

Le ministère dit vouloir “déprécariser” les AESH, néanmoins les seules mesures qui permettraient aux AESH de sortir de la précarité est de créer un statut de la Fonction publique et de reconnaître le temps plein à 24h d’accompagnement pour les AESH. Lorsque les AESH sont employé-e-s sur des temps incomplets, leurs salaires restent incomplets !

Un temps plein avec un accompagnement de 24h par semaine permettra aux AESH de bénéficier d’une rémunération à 100% avec un début de carrière à 1335€ et une fin de carrière à 1734€. Le temps plein des AESH doit être, comme pour les personnels enseignants de l’Éducation nationale, corrélé au temps scolaire. Un service de 24h d’accompagnement auquel s’ajoutent le temps de réunion, de concertation, d’adaptation du matériel pédagogique doit être reconnu comme un service à 100% par le ministère de l’Éducation nationale.

Face au constat de l’augmentation du coût de la vie pour les salarié-e-s et les personnels et de l’aggravation des inégalités sociales, l’Union syndicale Solidaires, dont SUD éducation est membre, revendique des mesures de redistribution des richesses avec une hausse du SMIC à 1700 euros et une augmentation généralisée des salaires de 400 euros.

 

Pour la reconnaissance du métier d’AESH : un vrai statut, un vrai salaire ! 

Alors que l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap est une priorité du ministère de l’Éducation nationale, le ministre Blanquer passe à côté des enjeux. Les réponses du groupe de travail ministériel sont inquiétantes puisqu’il prévoit de développer le double employeur, c’est-à-dire l’emploi des AESH dans le périscolaire et la restauration scolaire sous contrat hyper-précaire d’animateur-trice. Pourtant les AESH sont fortement mobilisé-e-s pour la reconnaissance de leur métier et de leurs compétences professionnelles.

 

Pour SUD éducation, si Blanquer n’entend pas les revendications des AESH, alors il faut crier plus fort ! 

SUD éducation appelle les AESH à se mobiliser pour un vrai statut, un vrai salaire et l’abandon des PIAL !

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 16:38
Cet article a été publié le 09/07/2021
 

Nos organisations refusent la généralisation du contrôle continu. Les personnels ont vu les conséquences de son renforcement, dans le cadre de la crise sanitaire, tout au long de l’année : augmentation de la charge de travail, pressions multiples sur les enseignants, dénaturation de nos missions et augmentation des inégalités entre les élèves.

Dans ce contexte, vouloir renforcer la place du contrôle continu relèverait plutôt d’une instrumentalisation de la crise sanitaire. La méthode est d’autant plus inacceptable que les textes ont été présentés au Conseil Supérieur de l’Education du 8 juillet alors que la nouvelle mouture du baccalauréat Blanquer avait déjà été annoncée, par le ministre lui-même, à la presse.

Les conditions désastreuses dans lesquelles se sont déroulés les épreuves, les jurys d’harmonisation et de délibération de la session 2021 sont une illustration de plus, s’il en fallait, que la réforme du lycée et du baccalauréat n’est pas la bonne.

Nos organisations réaffirment leur attachement à un baccalauréat national, avec des épreuves nationales, terminales et anonymes, seule organisation des examens gage d’égalité entre les élèves. Elles en demandent le rétablissement pour la session 2022.

Elles organiseront rapidement, avec les personnels, la mobilisation.
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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 12:43

Cette séance du CSE est l’occasion de tirer un bilan de l’année scolaire écoulée et de la session du baccalauréat.

Cette année scolaire, comme celle qui l’a précédée, s’est révélée particulièrement éprouvante pour les personnels. Une fois de plus, le ministère s’est montré incapable de communiquer des instructions fiables et stables pour s’adapter à l’évolution de la situation sanitaire : l’urgence a systématiquement présidé à des instructions ministérielles délivrées à contretemps.

Les multiples revirements au sujet de l’organisation du baccalauréat ont encore accru la charge qui a pesé sur les personnels lors de la préparation aux épreuves du baccalauréat dont les contours n’ont, jusqu’au dernier moment, pas été clairement définis. Le ministre s’est obstiné à maintenir le grand oral, épreuve par définition socialement sélective à laquelle les élèves n’ont pas pu être préparé-e-s convenablement.

Les dysfonctionnements d’organisation des épreuves ont été nombreux : convocations tardives, incomplètes ou absentes des examinateurs et examinatrices. Dans certaines académies, les correcteurs et correctrices ont eu à affronter une numérisation de copies largement défaillante qui leur a fait perdre un temps précieux alors même que le délai de correction était réduit. La plateforme Cyclades a enfin complété la liste des infrastructures numériques ministérielles tombées en panne durant l’année scolaire.

Le ministre profite cyniquement de la désorganisation qui a régné durant cette année scolaire pour imposer son agenda d’un baccalauréat maison. La peinture de la réforme Blanquer du baccalauréat est encore fraîche : cette année est la première qui verra des bacheliers et bachelières être diplômé-e-s dans les conditions imposées par la réforme. Pourtant, le ministre est déjà en train de modifier de nouveau les épreuves.
La plupart des disciplines (enseignement de spécialité en première, langues, EPS, EMC, Histoire-géographie, enseignement scientifique en filière générale et mathématiques en filière technologique) seront évaluées exclusivement en contrôle continu dans les établissements pour 40 % de la note finale du baccalauréat.
La réforme du ministre conduit à un diplôme de plus en plus délivré par les lycées et non un premier grade universitaire de la même valeur pour toutes et tous, obtenu à l’issue d’épreuves déterminées nationalement et anonymes. Cette décision s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre de parcoursup et de l’esprit de la réforme du baccalauréat général et technologique et plus largement de l’ensemble des réformes du système éducatif de ces dernières années, placées sous le signe de l’évaluation permanente, des injonctions pédagogiques, et de l’autoritarisme. L’annonce de la volonté d’instaurer par décret un emploi fonctionnel statutaire pour les personnels chargés de direction en est à cet égard un signe supplémentaire.

Désormais, avec le contrôle continu, les personnels enseignants deviendront directement comptables de la réussite des élèves aux yeux des familles dont la pression à la hausse des résultats chiffrés ne manquera pas de se faire bien plus forte. C’est une nouvelle attaque portée à la professionnalité des personnels enseignants. C’est également un nouveau coup porté aux établissements situés dans les quartiers populaires, dont les résultats au baccalauréat, attestés lors d’épreuves nationales, inspirent confiance aux familles et les incitent à y inscrire leurs enfants. Il est déjà à craindre que les dispositions qui nous sont soumises auront pour conséquence d’aggraver l’évitement scolaire et la fuite vers l’enseignement privé, par définition socialement bien plus sélectif.
Pour SUD éducation, cette fuite en avant doit cesser. Il est nécessaire de revenir à un véritable diplôme national du baccalauréat, qui offrait les garanties nécessaires à l’égalité des candidat‑e-s.

SUD éducation s’oppose au passage au contrôle continu intégral, et revendique l’abrogation de la réforme du baccalauréat.

 
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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 12:38

Vendredi 2 juillet, dans les dernières minutes du dernier groupe de travail de l’agenda social sur la direction d’école, les représentant·es de l’administration ont annoncé que le ministre avait la ferme intention de mettre en œuvre un projet de « statut d’emploi fonctionnel » pour les directrices et directeurs totalement déchargé∙es de classe prenant la forme, à l’horizon 2022, d’un détachement et d’une grille salariale spécifique.

Avancées dans la proposition de loi Rilhac et durant les ateliers du Grenelle de l’éducation, les mesures qui entendent « donner aux directrices et directeurs d’école un véritable statut leur conférant une autorité décisionnelle et fonctionnelle » ne répondent pas aux besoins des écoles et entraîneraient un bouleversement de leur fonctionnement.

Conférer un « statut d’emploi fonctionnel» aux 2 900 directrices et directeurs d’école totalement déchargé·es de classe, assorti d’une lettre de mission de l’IA-DASEN, c’est créer une profonde césure au sein de l’École de la République. C’est grâce au travail collectif de tous les enseignant·es (directeur·trices, adjoint·es…) que l’école a tenu face à la pandémie, face aux consignes tardives voire incohérentes du ministre. C’est dans le cadre d’équipes pédagogiques mues par leur pouvoir d’agir que sont créées les conditions de la réussite de toutes et de tous.

Toutes les consultations des personnels des écoles ont montré leur rejet massif de modifier la structuration et le fonctionnement de l’école. Seul, contre l’avis de la majorité des personnels et de nos organisations syndicales, le ministre souhaite mettre un coup d’accélérateur en introduisant plus de verticalité, sans s’attaquer aux problématiques qui ne cessent de s’accumuler : notamment alléger le quotidien de toutes et tous pour répondre à la dégradation des conditions de travail.

Ce ministre n’en est pas à sa première tentative depuis son entrée au gouvernement. Sous la pression des mobilisations, iI a dû retirer le fameux article 6 de la loi pour l’école de la confiance qui visait à créer des établissements publics locaux d’enseignement des savoirs fondamentaux. Pour les organisations syndicales SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’Action et Sud Education, il franchirait ainsi une ligne rouge en maintenant ce projet, avançant de façon dogmatique au mépris de l’expression des directrices et directeurs, qu’il a pourtant consulté∙es à l’automne 2019, et au mépris de l’ensemble des professeur∙es des écoles.

Les organisations SNUipp-FSU, SNUDI-FO, CGT Educ’Action et Sud Education jugent inacceptable ce qui mettrait à mal la place centrale du conseil des maîtresses et maîtres animés par les directrices et directeurs, lieu de débats et de démocratie au sein des écoles. Les personnels des écoles n’ont pas besoin de hiérarchie dans l’école, mais de renforcer le collectif pédagogique.

Elles engageront à la rentrée une mobilisation avec les personnels pour faire échec à ce projet et faire valoir les réelles revendications des personnels pour la direction d’école : une augmentation des décharges, l’allègement des tâches inutiles et chronophages et la mise en place d’une aide administrative pérenne et statutaire dans les écoles.

Paris, le 7 juillet 2021

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 15:25

En tant que représentante syndicale depuis de nombreuses années, je constate que le dialogue social est devenu un monologue social. Les corps intermédiaires sont devenus des faire-valoir du ministère. L’éducation nationale est sciemment poussée vers les écueils que sont le privé, le libéralisme et l’autoritarisme, tout comme les autres services publics. Les premières victimes en sont les élèves, qui ne sont plus au centre du système éducatif, et dont l’avenir est réduit à un utilitarisme libéral. Les secondes victimes sont les personnels dont le sens du métier a disparu et dont les conditions d’exercices se sont dégradées, nous regrettons d’ailleurs le grand nombre de jeunes et moins jeunes qui quittent le métier. Pourtant, nombreuses-eux sont, parmi nous, celles et ceux qui ont encore des convictions et qui n’auront plus que la rue pour s’exprimer, SUD éducation les soutiendra sans réserves !

 

Dans l'Orne, dans le 2nd degré, nous faisons face à des situations inadmissibles. Par exemple, concernant le collège Molière de L'Aigle, Madame la DASEN nous avait informés au précédent CTSD que 6h supplémentaires avaient été débloquées. Ces quelques miettes étaient déjà largement insuffisantes pour combler tous les besoins dans ce collège. Nous avons cependant appris que ces 6h de BMP étaient consacrées aux mathématiques car elles compensent un temps partiel de droit qui laisse libres 4h. Ainsi le « cadeau » de la DSDEN se limite à 2h de maths ajoutées à ces 4h de compensation ! Non seulement ces 6h supplémentaires n'existent pas, mais en plus elles ne permettent pas de pallier les insuffisances dans les autres disciplines, en EPS par exemple ou bien dans les matières scientifiques où les dédoublements ont été supprimés alors qu'ils devraient être une priorité selon le BO n°27 du 2 juillet 2015  : "les groupes à effectifs réduits ont vocation à être constitués en priorité pour les sciences expérimentales, la technologie, les langues vivantes étrangères, les langues régionales et l'EMC". Cette gestion impacte évidemment les postes au lycée, car des heures octroyées au collège Molière pour l'EPS auraient permis à une collègue du lycée de rester dans la zone, au lieu d'être envoyée à l'autre bout du département, comme un collègue du LP en Mathématiques". Les collègues ont le sentiment qu'on leur a menti !


Au lycée, un courrier destiné aux chefs d'établissement signé par Madame la DASEN a été transmis aux professeurs principaux de seconde, pour leur donner des indications sur la politique d'orientation à mener. Dans ce courrier daté du 20/05, on apprend que « les filières technologiques et professionnelles représentent des parcours de réussite pour les plus fragiles et notamment celles et ceux issus des classes socio-professionnelles défavorisées ». De plus, le département de l'Orne « se doit d'atteindre les taux académique et national » : 70% de passage en général, 27% en technologique et 3% en professionnel. Ces données confirment bien que l'orientation des élèves a disparu au profit de la « gestion de flux ». On fait totalement abstraction de la réalité et de la spécificité des territoires. L’ascenseur social tant vanté par l’éducation nationale semble irrémédiablement brisé : désormais, les élèves issus de familles plus aisées sont systématiquement envoyés en voie générale, quel que soit leur projet, et on réserve les voies pro et techno aux plus démunis. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé en cette fin d'année : nombre d'élèves ont pu intégrer une filière générale alors qu'ils/elles n'avaient pas du tout le niveau pour y aller, et d'autres se sont vus proposer cette même filière alors qu'ils/elles ne l'avaient même pas demandé, tout cela pour faire gonfler les chiffres et correspondre aux pourcentages prévus par la DSDEN. On lit encore dans ce courrier que « la mobilité non souhaitée par les jeunes Ornais » est une « véritable problématique territoriale qu'il est souhaitable de prendre en compte ». Pourquoi supprimer des sections professionnelles dans ce cas, comme la filière Gestion-Administration au LPO Napoléon ? Pourquoi prévoir des DHG au rabais dans les lycées ruraux, ce qui ne permet pas de proposer les spécialités souhaitées par les élèves ? Une fois encore, les politiques budgétaires prennent le pas sur l'intérêt des élèves ! Ce courrier a suscité l'indignation des collègues mais surtout des parents d'élèves, déjà bien échaudés par la mise en œuvre chaotique et angoissante de la réforme du lycée"! La DSDEN mesure-t-elle les conséquences de ces éléments sur la confiance que les collègues et les usagers [élèves et parents d'élèves] pouvaient encore placer dans l'institution ?

Quant à la diminution de la dotation en AED c'est :

-des heures d'études qui seront bondées, et pendant lesquelles les élèves ne pourront plus être aidé·es, épaulé·es.

-des temps de pause (récréations, pause méridienne) encadrés par moins d'AED et avec de facto davantage de problèmes entre les élèves, problèmes que les AED auront moins de temps pour gérer. On va avoir une augmentation des conflits interpersonnels.

-une ambiance d'établissement qui peut devenir tendue et dont les conséquences se feront sentir aussi en classe, en cours.

-une diminution de la possibilité d'échanges entre élèves et adultes, moins de possibilités de se confier, donc une perte de visibilité sur ce que les élèves vivent dans les établissements et en dehors.

-un encadrement moindre dans les selfs / cantines, donc il sera plus difficile de déceler les troubles alimentaires.

-moins de personnel pour gérer les situations de crise (comment accompagner un élève qui se fait exclure de cours s'il n'y a pas d'AED pour venir la/le chercher?).

-moins d'AED c'est moins de prise en charge de tous les problèmes de santé des élèves (faut-il rappeler qu'il n'y a pas en permanence un·e infirmier·ère dans les établissements).

-idem pour les problèmes sociaux qui sont très souvent signalés par les AED (il n'y a que rarement un·e assistant.e social.e dans les établissements).

Ce sont les AED qui créent un climat scolaire serein ; et un climat scolaire serein c'est la base pour que l'apprentissage se fasse.

La diminution de la dotation d'AED aura des impacts négatifs sur tous et toutes les acteurs/trices de la communauté éducative. Les agent·es, les professeur.e.s, les directions sont aussi concerné.e.s. Ce n’est pas qu’une destruction de postes, c’est une partie de la destruction du système scolaire.


 

Dans le premier degré, nous ne cessons de réclamer des moyens pour aider les élèves en difficulté. Le nombre de postes de RASED ne cesse de diminuer, les postes de PMQC sont fermés, les écoles qui accueillent des élèves à besoins particuliers sont traitées comme les autres écoles comme s'il s'agissait d'une gestion purement comptable. A Boucé par exemple, la moyenne par classe est nettement supérieure à la moyenne départementale alors qu'il s'agit d'une école accueillant de nombreux élèves en souffrance. Nous vous avons alerté aussi sur les ULIS et IME qui pour certaines accueillent un nombre trop élevé d'élèves. Là aussi, aucune réponse à nos demandes.

Quant aux répartitions, vous nous confirmiez au dernier CTSD que c'était de la responsabilité du conseil de maitres-esses et de la direction, pourtant certaines écoles voient toujours les répartitions proposées refusées par l'administration. A nouveau, nous ne pouvons que constater l'écart entre les propos tenus et la réalité du terrain.

Enfin, comment ne pas réagir aux problèmes posés depuis la mise en place des PIALs. Les conditions de travail des AESH se sont considérablement détériorées, les élèves en situation de handicap ne sont pas correctement accompagné.e.s, les équipes, les familles, les classes sont complètement déstabilisées. Alors que les élèves en situation de handicap sont d'habitude accueilli.e.s à bras ouverts, leur insertion en milieu ordinaire suscite à présent beaucoup d'inquiétude. Ça ne devrait pas être le cas car chacun.e sait qu'un.e élève en situation de handicap scolarisé.e en milieu ordinaire apporte beaucoup à sa classe et inversement.

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 15:24

Carte scolaire

 

Les syndicats n'ont pas été entendus et la carte scolaire a peu évolué.

Une fermeture a été annoncée à Aube.

La DASEN a refusé de prendre en compte les effectifs réels à St Langis et à Boucé.

A St Langis, il ne restera qu'une classe du CP au CM2 avec 28 élèves inscrits (sans doute 31 à la rentrée). Depuis des années, l'administration souhaite faire fermer cette école. Fermer une classe en donnant des conditions de travail inadmissible incite les familles à inscrire leurs enfants ailleurs. Ainsi, il ne restera plus qu'à fermer l'école !

A Boucé, l'école accueille de nombreux enfants de la maison de protection de l'enfance. Ces élèves ont des vécus difficiles, souvent des séquelles, des troubles de l'attention et de l'apprentissage mais l’administration décide pourtant de fermer une classe ; ainsi la moyenne par classe y sera bien plus élevée que la moyenne départementale. Ces enfants qui ont déjà connu le pire méritent mieux !

A Vimoutiers, notre demande a été partiellement entendue puisqu'une classe ouvre.

Par ailleurs, l'administration renonce à son projet aberrant d'envoyer 2 jours par semaine les CP et CE1 de Crouttes à Vimoutiers. C'est une victoire pour les syndicats et les parents d'élèves qui se sont battus contre.

A Flers, à Morin La Fontaine, une ouverture sera peut-être décidée ultérieurement.

Un comptage est prévu à la rentrée à St Langis et à St Hilaire sur Erre, la DASEN a refusé d'en effectuer un à Boucé malgré la hausse des effectifs prévue.

 

 

Assistant.e.s pédagogiques

En REP+, les écoles qui bénéficiaient de l'aide d'assistant.e.s pédagogiques n'y auront plus droit. La DASEN estime que ces écoles ont déjà beaucoup d'aide. Nous ne pouvons que constater que chaque année des aides disparaissent.

 

 

Solde postes

18 ETP sont inoccupés. La DASEN a accepté tous les INEATs et aucun EXEAT. Nous avons demandé un recrutement sur liste complémentaire mais aucun engagement n'a été pris par l'administration. Espérons que ce ne soit pas les brigades qui doivent assurer tous ces postes.

 

 

Plan de formation

Il n'a pas été présenté en instance. Il sera envoyé prochainement aux syndicats pour avis.

 

 

PEMF 

Il y a 17 postes mais seuls 11 sont pourvus. C'est une fonction qui n'attire pas.

 

 

EMAS

L'équipe mobile d'appui à la scolarisation est implantée sur l'école Victor Hugo (école repérée comme celle ayant le plus de besoins). C'est un projet porté par l'ADAPEI, adossé au SESSAD. 3 niveaux d'action : formation / accompagnement in situ / interventions directes auprès d'élèves ; le tout sur sollicitation du/ de la chef-fe d'établissement ou du pôle ressources.

 

Ajustements second degré

 

1 division supplémentaire : Alençon L. Michel, Briouze, Carrouges, Moulins-la-Marche et Rémalard

1 division de moins : Alençon Balzac et St Exupéry, Céaucé-Passais, Ecouché-les-Vallées et Gacé

 

 

Orientation des élèves

 

Un débat s'est tenu. Voir notre déclaration préalable quant au courrier envoyé par la DASEN qui pour nous n'est rien d'autre qu'une incitation à la discrimination sociale et au non-respect de la volonté des élèves.

 

Baisse des dotations des AED

 

Cette année, les syndicats n'ont reçu aucune information. Rien d’étonnant face à la baisse prévue : - 12 ETP. Les conséquences d'une telle baisse du taux d'encadrement sont importantes, comment l’administration peut-elle à ce point nier l'importance de la vie scolaire et de ses AED. La diminution de la dotation en AED c'est :

-des heures d'études qui seront bondées, et pendant lesquelles les élèves ne pourront plus être aidé·es, épaulé·es.

-des temps de pause (récréations, pause méridienne) encadrés par moins d'AED et avec de facto davantage de problèmes entre les élèves, problèmes que les AED auront moins de temps pour gérer. On va avoir une augmentation des conflits interpersonnels.

-une ambiance d'établissement qui peut devenir tendue et dont les conséquences se feront sentir aussi en classe, en cours.

-une diminution de la possibilité d'échanges entre élèves et adultes, moins de possibilités de se confier, donc une perte de visibilité sur ce que les élèves vivent dans les établissements et en dehors.

-un encadrement moindre dans les selfs / cantines, donc il sera plus difficile de déceler les troubles alimentaires.

-moins de personnel pour gérer les situations de crise (comment accompagner un élève qui se fait exclure de cours s'il n'y a pas d'AED pour venir la/le chercher?).

-moins d'AED c'est moins de prise en charge de tous les problèmes de santé des élèves (faut-il rappeler qu'il n'y a pas en permanence un·e infirmier·ère dans les établissements).

-idem pour les problèmes sociaux qui sont très souvent signalés par les AED (il n'y a que rarement un·e assistant.e social.e dans les établissements).

Ce sont les AED qui créent un climat scolaire serein ; et un climat scolaire serein c'est la base pour que l'apprentissage se fasse.

La diminution de la dotation d'AED aura des impacts négatifs sur tous et toutes les acteurs/trices de la communauté éducative. Les agent·es, les professeur.e.s, les directions sont aussi concerné.e.s. Ce n’est pas qu’une destruction de postes, c’est une partie de la destruction du système scolaire.

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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 09:17
”Emploi fonctionnel de directeur”: face au passage en force de Blanquer, mobilisons-nous dès la rentrée !

Le 2 juillet, à l’occasion d’une réunion de travail consacrée aux directions d’école, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé la création imminente d’un « emploi fonctionnel » pour les directeurs et directrices ayant la charge d’une école de plus de 13 ou 14 classes. Ce que les personnels refusent, ce que les parlementaires ne parviennent pas à voter, ce que la mobilisation des écoles a plusieurs fois réussi à repousser, le ministère va tâcher de l’imposer par un décret, court-circuitant ainsi l’assemblée nationale et méprisant allègrement l’avis de la majorité des professeur-es.

Une annonce ministérielle officielle, vers la mi-juillet, devrait venir confirmer cette décision inspirée par les conclusions fantoches du Grenelle de l’éducation. Concrètement, les directeurs et directrices des plus grosses écoles recevraient une nomination sur cet « emploi fonctionnel » avec, à la clef, de nouvelles missions déléguées par la direction de l’académie, et notamment une autorité fonctionnelle sur les enseignants et enseignantes de l’école.

Si cet « emploi fonctionnel » venait à être créé, on peut imaginer la pression supplémentaire que subiraient les directrices et directeurs : non seulement il faudrait continuer à alimenter la communication du ministère avec des indicateurs et des statistiques, mais il faudrait en plus bien « manager » son équipe, s’assurer que les ex-collègues et futur-es subalternes rentrent bien dans les clous, voire participer à leur évaluation.

Cette annonce au potentiel destructeur pour la stabilité des écoles et la collégialité des équipes enseignantes est malheureusement caractéristique de la méthode Blanquer : imposer à marche forcée des réformes sans se soucier des conséquences et sans même faire semblant d’écouter personnels.

La solution à la surcharge administrative des directeurs et directrices, ce n’est certainement pas de créer des relations hiérarchiques entre les collègues d’une même école. Au contraire, pour SUD éducation, il faut affirmer la gestion collective des écoles en conseil d’équipe.

Face à ce nouveau passage en force, SUD éducation appelle l’ensemble des personnels du premier degré à se mobiliser dès la rentrée pour faire échouer cette énième tentative de caporaliser les directions d’école , et s'adressera aux autres organisations syndicales pour construire dans l'unité une mobilisation à même de faire plier le ministre.

Pour améliorer les conditions de travail des directeurs et directrices, SUD éducation ne revendique pas une carotte et un bâton mais :

  • un allègement réel des tâches administratives avec l’arrêt des différentes enquêtes qui relèvent plus du management que des besoins des écoles ;
  • une définition claire des responsabilités en termes de sécurité avec des missions qui doivent être assumées par les Dasen, IEN et collectivités ;
  • une augmentation du temps de décharge, planifié à l’avance et indemnisé dans le cas où il n’aurait pas lieu faute de remplacement. Dans un souci de gestion coopérative et collective des tâches de direction, ce temps devrait pouvoir être partagé entre les collègues d’une même école en fonction des souhaits exprimés : direction unique, co-direction, direction collégiale, direction alternée, etc.
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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 07:46
Les ministères de l’Éducation et du Travail mènent des attaques brutales contre les lycées professionnels

Ce communiqué a été publié le 29/06/2021

Tribune intersyndicale parue das le Huffington Post

https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-ministeres-de-leducation-et-du-travail-menent-des-attaques-brutales-contre-les-lycees-professionnels

Des attaques multiples et brutales

L’enseignement professionnel initial public est la cible d’attaques récurrentes depuis de nombreuses années. Certain·es le considèrent trop coûteux, quand d’autres le prétendent éloigné des besoins des entreprises -voire pire, le discréditent en le qualifiant de “pourvoyeur de chômeurs et chômeuses”. Alors que l’apprentissage est plébiscité dans les médias et présenté comme LE modèle d’excellence, l’enseignement professionnel public est sous-financé, sous-doté, et connaît depuis plus de 20 ans des réformes qui diminuent le temps de formation des élèves et appauvrissent leurs savoirs et savoir-faire.

Aujourd’hui, c’est le projet global et l’objectif émancipateur de l’enseignement professionnel public qui sont plus que jamais menacés par le gouvernement.  Répondant ainsi aux exigences des organisations patronales, les ministères du Travail et de l’Éducation mènent des attaques brutales contre ce modèle de formation unique, pourtant envié en Europe, qui scolarise 650.000 jeunes en France.

Le big-bang de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel (LCAP)

Cette loi bouleverse de fond en comble l’organisation de l’apprentissage en le livrant au secteur marchand notamment par l’arrivée du financement au contrat (sorte de tarification à l’acte). Cela exacerbe sa mise en concurrence directe avec l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Par ailleurs, cette loi permet aux élèves de rentrer en apprentissage tout au long de l’année. Elle transforme ainsi l’enseignement professionnel public en une sorte de sas vers l’apprentissage, et crée les conditions du développement du mixage des parcours et des publics. Simultanément, en faisant passer de 23 à 13% la part de taxe d’apprentissage pouvant revenir aux lycées professionnels et technologiques, la loi réduit d’autant leur financement.

 

 

La loi LCAP bouleverse l’organisation de l’apprentissage en le livrant au secteur marchand notamment par l’arrivée du financement au contrat. Cela exacerbe sa mise en concurrence avec l’enseignement professionnel sous statut scolaire.

 

Elle impose aussi aux organismes de formation de publier leurs résultats via la plateforme InserJeunes. Ce site discrédite les formations scolaires et constitue un instrument de propagande au service de l’apprentissage. En donnant la main dans les CPC aux branches professionnelles sur la définition des diplômes, leur contenu et les parcours de formation, la LCAP permet surtout de développer l’employabilité immédiate. La consécration des compétences au détriment des savoirs et savoir-faire affaiblit la qualification et sa reconnaissance dans le monde du travail. Le contexte sanitaire difficile que nous traversons a pourtant révélé l’importance des formations professionnelles sous statut scolaire pour appréhender les incertitudes de l’emploi et sécuriser les parcours professionnels des jeunes.

Transformation de la voie professionnelle (TVP): vers une formation au rabais

Au cœur de la TVP, la baisse drastique des heures d’enseignement disciplinaire conduit à un appauvrissement des contenus de la formation. De plus, le regroupement des secondes, en familles de métiers, organise la déqualification des élèves en enseignant des compétences transversales génériques. Alors condensée en 1ère et Terminale, la préparation à un diplôme reconnu par les professionnels est amputée d’une année. Ce dispositif n’est pas mis en place dans les formations par apprentissage accentuant de fait la concurrence. C’est aussi un leurre pour les familles et les élèves qui n’ont qu’un choix contraint d’orientation à l’issue de cette année de seconde.

 

La mise en place de Parcoursup a exclu des poursuites d’études dans le supérieur un bon nombre de jeunes provenant des lycées professionnels. Le ministre restreint, de fait, l’avenir des jeunes.

 

La TVP permet une réduction des postes et une mise en concurrence des enseignantes et enseignants, mais produit aussi une perte de sens du métier. En imposant des dispositifs utilitaristes, la réforme modifie en profondeur le métier dans l’objectif de transformer les enseignantes et les enseignants en simples exécutantes et exécutants. La mise en place de Parcoursup a exclu des poursuites d’études dans le supérieur un bon nombre de jeunes provenant des lycées professionnels. La non-augmentation des places en BTS ne permet pas l’élévation du niveau de qualification. Agissant ainsi, le ministre restreint, de fait, l’avenir des jeunes, notamment de celles et ceux, peu qualifiées et qualifiés, qui sont les premières victimes de la crise économique.

L’apprentissage: une solution en trompe-l’œil

Le gouvernement et le ministre Blanquer brandissent l’apprentissage comme un système magique pour lutter contre le chômage des jeunes -argument qui ne résiste ni aux faits ni aux nombreuses études sur le sujet. L’insertion immédiate des jeunes dans l’emploi est fortement corrélée à la conjoncture économique et aux besoins des territoires. L’apprentissage limite aussi les possibilités de poursuites d’études des jeunes. Pourtant, l’élévation du niveau de qualification est un élément crucial pour résister aux crises économiques et pour une entrée durable dans l’emploi. L’apprentissage répond aux besoins immédiats des entreprises et des organisations patronales dans leur quête de main-d’œuvre précaire et à coût réduit. De plus il est discriminatoire, notamment à l’égard des filles et des jeunes issues et issus de l’immigration. Malgré ces réalités le gouvernement persiste à injecter des milliards pour le développer. Parmi les 7 milliards d’euros dévolus au plan “1 jeune 1 solution”, 4 milliards lui sont dédiés. Alors que le chômage des jeunes a bondi de 16% au 3ème trimestre 2020, ce plan n’a pas les effets escomptés puisque peu de nouveaux contrats ont été signés. Ce financement public massif de l’apprentissage qui participe à l’abaissement du “coût du travail” est attribué massivement aux entreprises sans aucune contrepartie.

 

L’apprentissage répond aux besoins immédiats des entreprises et des organisations patronales dans leur quête de main-d’œuvre précaire et à coût réduit.

 

Pour nous CGT Éduc’action, CNT-FTE, SNALC, SNUEP-FSU, SUD Éducation, il y a urgence à mettre en œuvre un plan de financement ambitieux permettant de renforcer et de développer le service public de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire. C’est un outil indispensable pour augmenter le niveau de qualification de l’ensemble de la population, pour sécuriser les parcours scolaires et professionnels des jeunes et pour répondre aux nouveaux enjeux de société qui s’ouvrent à nous.

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Published by SUD 61
2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 12:55
Ce communiqué a été publié le 02/07/2021
 

Dans une interview à la presse ce vendredi 2 juillet, la ministre Frédérique Vidal vient d'annoncer qu'elle allait créer 19 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur cet été, en plus des 15 000 déjà annoncées dans l'année. La ministre annonce donc la création de 34 000 places, 5000 dans les BTS, le reste dans les universités ou encore en IFSI.

Cet effet d'annonce médiatique, corrélé à un autosatisfecit sur l'extrême réussite de Parcoursup, est une provocation de plus puisqu'elle n'est accompagnée d'aucune annonce de postes d'enseignant-e-s et de personnels, d'ouverture d'universités et de locaux.

Mme Vidal, créer des places sur un tableur excel dans un ministère est aisé, mais pour répondre à cette hausse d'étudiant-e-s dans l'ESR, il faut une embauche massive d'enseignant-e-s. Avec un taux d'encadrement dans le supérieur d'environ 1 enseignant-e pour 18 étudiant-e-s, allez -vous donc créer près de 2000 postes dès cette rentrée ? Nous pourrions faire le même calcul pour le nombre de salles qu'il faudrait créer.

La ministre peut se désoler en fin d'interview de la baisse du nombre de doctorant-e-s en France, mais pour parvenir au doctorat, les étudiant-e-s en France devront passer par des 1ères années de supérieurs dégradées, où l'on est assis dans les marches d'un amphi ou à près de 50 étudiant-e-s dans certains TD.

SUD éducation, avec l'ensemble des organisations syndicales, n'a eu de cesse de vous alerter et interpeller sur la situation dramatique de l'ESR : l'absorption des nouveaux étudiant-e-s depuis 2 ans nécessite la création de 3 universités tout de suite (10 en tout pour un encadrement digne), il faut embaucher dès à présent 9000 enseignant-e-s sur statut de fonctionnaires et non pas de contractuel-les payé-e-s tous les 6 mois ou sous contrat LRU au SMIC.

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Published by SUD 61
2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 08:44

Le 3 juin, les AESH se sont mobilisé·e·s en nombre dans toute la France, avec le soutien des autres personnels de l’Éducation nationale. Par la grève et la participation aux manifestations, ils et elles ont rendu visible leur colère face au mépris du ministère qui reste sourd à leurs revendications.

Pour toute réponse, le ministère a refusé d’engager des négociations spécifiques et a relégué les discussions sur les rémunérations et le temps de travail des AESH dans le groupe de travail « Amélioration du service public » du Grenelle, excluant ainsi toute une partie des revendications.

Les pistes avancées par le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports pour faciliter l’accès à des emplois à temps complet ne sont pas acceptables. En effet, il serait proposé aux AESH de multiplier les contrats auprès de plusieurs employeurs, en dehors du champ de l’Éducation nationale. Cela ne répond aucunement aux attentes des AESH qui exigent la pleine reconnaissance de leur métier d’accompagnant.e d’élèves en situation de handicap, dans les écoles et établissements scolaires.

Une enveloppe de 40 à 60 millions d'euros serait prévue pour 2022, mais sans aucun engagement sur un plan pluriannuel pour améliorer les rémunérations. La proposition d’un cadre dérogatoire, avec une grille de rémunération comprenant 11 niveaux allant jusqu’à l’indice majoré 427 contre 363 actuellement, et un avancement automatique tous les trois ans contourne la création d’un corps, mais c’est un premier bougé à mettre à l’actif des mobilisations.

Il reste urgent d’augmenter les rémunérations de tous les AESH sur toute la carrière et leur garantir la possibilité de contrats à temps complet pour vivre dignement de leur travail, d’abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens, de créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH, et de recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des besoins.

L’intersyndicale nationale juge nécessaire de poursuivre et amplifier la mobilisation pour imposer la satisfaction des revendications des AESH. Elle décide de se revoir fin août pour échanger sur les modalités d’action et construire cette mobilisation avec les personnels. Elle apporte dès à présent son soutien à toutes les initiatives en cours ou à venir.

Paris, le 1er juillet

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