11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 17:03

 

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 17:01
2021 - 06 - 11 Declaration-CTMESR_FO-FercSup-Sud_Non-au-RIPEC-page-001.jpg
Non à la mise en place du RIPEC, le nouveau système de primes pour les enseignants-chercheurs et les chercheurs
Non au mépris des syndicats par le ministère  - déclaration au CTMESR du 10 juin 2021


Dans le cadre de la LPR et du protocole d’accord sur les rémunérations et les carrières, le ministère prépare une réforme pour mettre en place un régime indemnitaire des personnels enseignants et chercheurs (RIPEC) à destination des enseignants-chercheurs, des enseignantes-chercheuses, des chercheurs et des chercheuses, nouveau système de primes qui remplacerait l’essentiel des primes ou indemnités existantes à partir de l’an prochain.

Ce projet, dont on ne connaîtra pas la réalité des chiffres avant l’automne, veut mettre en place un régime similaire à celui qui a été mis en place pour les personnels techniques, administratifs et de bibliothèque des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, à savoir le RIFSEEP.

Le système repose sur l’instauration de trois composantes (ou blocs) : une indemnité de base liée au grade, une indemnité variable liée aux fonctions et une prime non automatique liée à « la qualité des activités et à l’engagement professionnel ». La deuxième composante, l’indemnité liée aux fonctions, est décidée par le chef d’établissement. Il s’agit d’individualiser, en transformant les primes actuelles en indemnités variables

Enfin, concernant la troisième composante, la prime individuelle, elle remplace la PEDR en allant encore plus dans la logique de prime au mérite. Pour les enseignants-chercheurs et enseignantes chercheuses, c’est un moyen d’imposer le suivi de carrière et d’affaiblir encore le rôle du CNU.

Alors que le traitement indiciaire continue d’être bloqué, ce projet participe de la politique d’individualisation de la rémunération du gouvernement par l’augmentation de la part variable, liée aux fonctions et au toujours discutable « mérite », contre la logique de carrière, menaçant ainsi l’indépendance des enseignants-chercheurs, des enseignantes-chercheuses, des chercheurs et des chercheuses.

Par ailleurs, une décision du conseil d’État a confirmé que le ministère ne pouvait choisir les interlocuteurs syndicaux avec lesquels il discute sur les questions de rémunérations. Concernant cet important projet de réforme du régime indemnitaire, il n’était prévu au départ aucune réunion préparatoire avant son passage pour avis devant le comité technique le 7 juin. Ce projet ayant été envoyé aux organisations syndicales représentées au CTMESR dans la nuit du 30 au 31 mai, soit quelques minutes avant le délai réglementaire de communication des documents, cette situation a
été dénoncée au CTMESR du 1er juin.

Lors de cette séance, le représentant du ministère a tout d’abord refusé de soumettre au vote un avis demandant que le comité technique soit repoussé et que les organisations syndicales représentatives soient convoquées pour négociation préalable. Une interruption de séance a alors été demandée par les représentants du personnel, à l’issu de laquelle ils ont unanimement demandé que le CTMESR du 7 juin soit reporté pour permettre des réunions de concertations et la rédaction d’éventuels amendements.

Sous la pression, le ministère a alors annoncé le report au 10 juin du CTMESR sur le RIPEC ainsi que la tenue d’une réunion de concertation sur le RIPEC le 3 juin.

Les organisations soussignées se félicitent de ce résultat mais ne peuvent que condamner la dérive de notre ministère qui ignore toute revendication venue des représentants des personnels et ne garde pour l’essentiel que la simple apparence formelle de dialogue dans ses relations avec les syndicats.

Les organisations soussignées alertent tout le personnel, dont les enseignants-chercheurs, enseignantes-chercheuses, chercheurs et chercheuses : cette volonté de passer en force est particulièrement dangereuse concernant ce projet de RIPEC.

Les organisations soussignées demandent au ministère de renoncer à ce projet et d’ouvrir de réelles négociations sur les rémunérations.

FO ESR, FERC CGT, SUD Education, SUD Recherche-EPST
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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 13:09

La direction de l’évaluation de la prospective et de la performance a rendu deux notes portant sur les choix des spécialités des élèves en série générale. Les conclusions sont sans appel : le choix des spécialités ne diminue pas les inégalités dans la filière générale, voire les renforce. Si les élèves choisissent majoritairement en Terminale la doublette « physique-chimie et mathématiques », la note précise qu’on observe dans cette doublette une « surreprésentation d’élèves d’origine sociale très favorisée ». La place des mathématiques est hautement représentative de ces inégalités : cette matière est conservée en enseignement de spécialité ou choisie en enseignement optionnel (« mathématiques expertes ») surtout par des élèves « d’origine sociale très favorisée ».

Loin d’observer une variété de parcours et une liberté de choix tant vantée par le ministère, la réalité de terrain pointe plutôt un conformisme au profit des élèves d’origine sociale très favorisée.

Comme SUD éducation le dénonçait avant même la mise en place de la réforme, cette prétendue liberté de choix se fait au détriment des élèves n’ayant pas accès à l’information nécessaire pour un choix d’orientation ‘’payant’’ dans leur entourage. Cela montre de nouveau le caractère néfaste et inégalitaire de cette réforme du tri social.

SUD éducation revendique toujours l’abrogation de la réforme des lycées, du bac et de parcoursup.

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:53

Alençon

Manifestation pour les libertés et contre les idées d'extrême-droite

samedi 12 juin à 11h

Rassemblement devant la préfecture puis cortège

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:49
Tract de SUD éducation

Le contexte politique est extrêmement préoccupant. L’extrême-droite est au plus haut dans les sondages. Le gouvernement mène une politique réactionnaire, xénophobe et liberticide (loi sécurité globale, loi séparatisme). Les tribunes publiées par des militaires laissent planer une ambiance de menace sur la démocratie. Les manifestations de policier-e-s mettant en cause la justice, avec le soutien du ministre de l’intérieur et de responsables politiques, sont inquiétantes en termes de séparation des pouvoirs. Les interdictions de manifester se multiplient. Face à cette situation, il est urgent d’organiser une riposte massive, dans l’unité des organisations.

Et dans l’éducation ?

Dans notre secteur également, l’autoritarisme et la réaction sont à l’œuvre. Jean-Michel Blanquer ne cache pas sa proximité avec les franges les plus réactionnaires du monde éducatif, comme SOS éducation. Nathalie Elimas, secrétaire d’État à l’éducation prioritaire, a fait partie des soutiens à la Manif pour tous. Au-delà des affiliations, Blanquer mène une politique autoritaire et réactionnaire. Il multiplie les sorties islamophobes et sexistes. Dans l’enseignement supérieur, la ministre Vidal s’est lancée dans une chasse aux sorcières pour intimider les enseignant-e-s et chercheur-s militant-e-s, notamment des luttes antiracistes. Les raisons pour les personnels de l’Éducation de se mobiliser le 12 juin ne manquent donc pas. Mais au-delà des agissements de nos ministres, le rôle des personnels de l’Éducation, qui oeuvrent au quotidien pour l’émancipation des élèves, est bien de lutter contre l’extrême-droite, l’obscurantisme et l’intolérance. Toutes et tous ensemble, personnels de l’Éducation, mobilisons-nous le 12 juin !

Le 12 juin, les personnels de l’Éducation seront dans la rue !

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à participer massivement aux marches des libertés organisées sur tout le territoire.

Retrouvez les rdv sur www.marchedeslibertes.fr

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:44

 

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:41
Fiche analyse – Grenelle de l’éducation

Le 26 mai dernier, le ministre Blanquer annonçait en grandes pompes les conclusions de son “Grenelle de l’Éducation”. Les mesures annoncées ont vocation à être mises en œuvre au plus tard en janvier 2022. SUD fait le point sur les mesures annoncées.

Revalorisation salariale

Le ministère prétend que ce sont 700 millions d’euros qui seront consacrés à revaloriser les salaires des métiers dans l’Éducation nationale. Mais il s’agit en réalité d’un montant bien inférieur.

100 millions d’euros ne serviront que d’écriture comptable : ils serviront à financer sur une année pleine le dispositif de la prime d’attractivité réservé aux personnels enseignants entre les échelons 2 et 7 de la classe normale.

200 millions d’euros seront effectivement mis au budget de l’Éducation nationale, mais dans le cadre d’un financement de la protection sociale complémentaire des personnels de toute la fonction publique. Si à terme il s’agit, ministère par ministère, de négocier des contrats de prestation sociale complémentaire (mutuelles) payées à 50% par l’employeur, dans un premier temps le dispositif prévoit le versement forfaitaire de 10 à 15 euros mensuels aux agent-e-s à compter de janvier 2022.

SUD formule à cet égard ses revendications :

  • une adhésion obligatoire la plus large possible, pour une prise en charge solidaire;

  • un panier de soin de haut niveau pour toutes et tous, pas en fonction du niveau de revenu ;

  • une couverture élargie aux contractuel-le-s en recherche d’emplois, et les retraité-e-s ;

  • une participation du ministère au-delà du seul panier de soins prévu par la Sécurité sociale ;

  • une inclusion de la prévoyance ;

  • des candidatures réservées aux mutuelles et non les grands groupes assurantiels détenus par des fonds d’investissement.

Lire le tract de SUD sur la protection sociale complémentaire

Ce chantier est suivi de près par SUD éducation et l’Union syndicale Solidaires qui participe aux négociations à l’échelle de la fonction publique sur ce sujet.

400 millions d’euros seulement seront consacrés à de nouvelles mesures qui ne seraient cette fois pas uniquement réservées aux personnels enseignants. Rapporté aux près de 1,2 millions de personnels, cela revient à un effort moyen d’un peu moins de 28 euros bruts mensuel par agent-e. On est bien loin d’une revalorisation significative du salaire des personnels.

À ce stade, aucune mesure concrète n’est annoncée. Ce qui est certain, c’est qu’il s’agit une nouvelle fois de mesures indemnitaires et de primes, sans doute systématiquement réservées à des catégories de personnels : aucune revalorisation globale n’est engagée.

Les dangers des primes

Les primes c’est du pouvoir d’achat, mais pas du salaire

Quelle  est  la  différence  ?  Le  traitement   brut   fait   l’objet   d’un   certain   nombre   de   prélèvements   destinés   à   financer  les  différentes  caisses  de  sécurité  sociale  :  c’est  que  l’on  appelle  les « cotisations sociales ». Elles nous permettent de bénéficier du paiement des jours de congés, de la retraite et de l’assurance-chômage   (c’est-à-dire   des   différentes  branches  de  la  protection  sociale). À  l’inverse,  les  primes  et  indemnités  sont  moins  sujettes  à  cotisations.  Les  augmenter est évidemment moins cher pour  l’employeur  que  d’augmenter  les  indices. On ne peut donc s’en contenter, car cela ne se répercute pas sur nos droits  en  termes  de  protection  sociale.  

Les primes et indemnités visent à faire accepter une surcharge de travail

De  plus,  les  primes  et  indemnités  diverses  servent  souvent  à  faire  accepter  une  charge  de  travail  accrue  ou  des  conditions de travail dégradées. Dans l’éducation nationale, les heures supplémentaires ont par exemple en partie cette fonction. Présentées par le ministre comme une hausse de la rémunération, elles visent surtout à rendre acceptable une dégradation des conditions de travail et les suppressions de poste.

Les primes et indemnités augmentent les inégalités entre les personnels, en particulier les inégalités femmes/hommes

Les primes et indemnités ne sont pas versées de manière uniforme à tous les personnels : elles dépendent parfois du temps de service, des heures supplémentaires, des tâches et responsabilités supplémentaires… Il ne faut pas oublier dans ce contexte que 23% des femmes sont à temps partiel dans l’Éducation nationale (féminisée à 72%) contre seulement 6% des hommes. Les hommes prennent en charge une quantité plus importante d’heures supplémentaires (en moyenne 1,8 pour les hommes et 1,4 pour les femmes dans l’enseignement), et ont en conséquence une rémunération supérieure, tandis que les femmes prennent en charge de nombreuses tâches domestiques.

Les primes et indemnités ne sont donc pas un outil qui tend vers l’égalité salariale femmes/hommes, mais bien souvent ont pour conséquence une augmentation de ces inégalités.

Il faut augmenter les salaires !

Pour  SUD  éducation,  même  s’il  ne  s’agit  pas  de  cracher  sur  des  primes  et indemnités  dans  une  période  de  paupérisation  des  personnels  de  l’Éducation  nationale,  la  revendication  doit  être claire : augmenter les salaires !

En matière de salaires, SUD revendique notamment :

un salaire minimum porté immédiatement à 1700 euros nets pour tous les personnels ;  l’indexation  des  salaires  sur  l’inflation  pour  garantir  le  maintien  du  niveau  de  vie  des  personnels  en  activité  et à la retraite;

l’intégration  des  primes  et  indemnités  générales  aux  salaires,  et  la  compensation  des  tâches  supplémentaires  et  des  conditions  difficiles  par  des  réductions des services.

À plus long terme, SUD revendique des augmentations de salaires d’autant plus forte que le salaire est bas, afin de tendre vers l’égalité salariale : notre projet syndical de transformation sociale est la redistribution au plus juste des richesses.

https://www.sudeducation.org/tracts/brochure-speciale-salaires-battons-nous-pour-nos-salaires-en-greve-le-26-janvier/ → Brochure salaires 

Atteinte aux statuts des personnels

Sous couvert d’assurer une “continuité pédagogique efficace”, le ministre tente de ressortir du placard les remplacements de Robien en interne à l’établissement effectués en heures supplémentaires. Inefficace et massivement boudé par les personnels, le dispositif n’est que très peu appliqué. Le ministère envisage de confier une partie des remplacements à des AED, ou via des cours en ligne.

SUD éducation s’opposera frontalement à de telles mesures qui remettent en cause le travail pédagogique des personnels et appelle les personnels à y résister collectivement : ce sont des personnels titulaires remplaçants qu’il faut, pas des cours en lignes standardisés.

Pêche aux chef-f-e-s

La mesure 2 consiste essentiellement à fusionner la direction générale des ressources humaines du ministère avec les services liés à la gestion des personnels d’encadrement. Concrètement, la traduction sur le terrain de cette mesure consistera à lancer des campagnes pour essayer de convaincre les personnels d’accepter de prendre des responsabilités hiérarchiques. Pour SUD éducation, cette mesure montre que le ministère ne comprend pas que la crise que traverse le ministère de l’Éducation nationale est avant tout dû à l’autonomie sans cesse accrue de la hiérarchie, en parallèle la dépossession des personnels de terrain de leur organisation du travail.

Pour SUD, il est au contraire nécessaire de recruter, titulariser, former davantage de personnels qui rendent effectivement le service au public, et leur laisser le temps de s’organiser. Cela passe pour les personnels enseignants et d’éducation par une réduction du temps face aux élèves.

Carrière

Le ministère indique entamer une réflexion sur les carrières. Il s’agit de favoriser la reprise d’ancienneté des nouvelles et nouveaux personnels et d’augmenter marginalement les taux de promotion à la hors-classe d’une part, et de favoriser les mobilités internes en termes de type d’emploi d’autre part. Cette annonce recouvre plusieurs aspects. Il s’agit ainsi notamment de requalifier la filière administrative et d’y favoriser les détachements, ainsi que les détachements interministériels. SUD sera cependant attentif au suivi de ces mesures, car l’intention affichée de faciliter les mobilités entre lycée professionnel et lycée général et technologique par exemple peut devenir un nouveau moyen pour le ministre de contourner les statuts des personnels.

Formation des personnels

Le volet “formation des personnels” est, au-delà des effets d’annonces, extrêmement pauvre. Il s’agit essentiellement de créer des “écoles académiques de la formation continue” qui auraient pour vocation de coordonner les différents dispositifs de formation professionnelle. Si le ministère indique vouloir enrichir le programme de la formation continue et pouvoir la rendre diplômante en partenariat avec les INSPÉ, aucune annonce concrète ne vient étayer cette ambition. Ainsi, le ministère demeure discret sur la possibilité d’utiliser son compte personnel de formation pour des formations librement choisies sur temps de service. De même, aucune mesure n’est prévue, par exemple pour faciliter l’obtention d’un permis de conduire pour les personnels affectés en zone rurale qui le souhaiteraient.

Resserrer l’étreinte sur les personnels enseignants

Derrière le vocabulaire managérial se dissimule une nouvelle fois l’obsession du ministre Blanquer pour le contrôle de l’activité des personnels. Il s’agit de créer de nouvelles hiérarchies intermédiaires chargées de suppléer les corps d’inspection dans les premier et second degrés. 

Dans le même temps, le ministre évoque carrément un “carré régalien” autour des recteurs et rectrices sur les “valeurs de la République, radicalisation, violences, harcèlement”. Il ne faut pas s’y tromper. Il ne s’agira pas de protéger les personnels des abus de la hiérarchie, des conditions de travail dégradées ou d’agressions dont ils seraient victimes mais bien pour le ministre d’imposer ses idéaux réactionnaires. Le récent exemple d’une enseignante convoquée pour port du masque arc-en-ciel en est à cet égard éloquent.

Pour SUD, nul besoin d’une nouvelle strate hiérarchique dans un ministère qui en compte déjà bien trop : ce qu’il faut, c’est du collectif, et donner les moyens aux personnels de travailler ensemble selon les modalités qu’ils estiment les plus adaptées aux situations de terrain.

Un faux comité d’entreprise

Les prestations sociales au ministère de l’Éducation nationale sont faibles et inadaptées. Le ministère, au lieu de mettre en œuvre un véritable comité des œuvres sociales qui organiserait la solidarité entre les agent-e-s, choisit de créer une association aux contours et l’administration flous, “Préau”. Cette association aura vocation à fournir des prestations à ses adhérent-e-s. Il semble que ces prestations seront essentiellement destinées à consommer.

L’association commencerait ses activités selon le calendrier suivant :

  • Septembre 2021 : ouverture des adhésions du personnel et des premières offres

  • Premier trimestre 2022 : premières adhésions d’associations d’action sociale

  • Mars-avril 2022 : désignation des représentants des adhérents

  • Mai 2022 : assemblée générale ordinaire

En revanche, rien de neuf n’est annoncé concernant l’action sociale à destination des personnels qui en ont besoin. Le ministère n’annonce aucune augmentation des prestations sociales ni de nouvelles prestations. Il se contente d’annoncer un meilleur recensement des mesures qui existent déjà, mais sont extrêmement faibles. En matière d’accès au logement, par exemple, les prestations sociales sont presqu’inexistantes.

Pour SUD, ce type de prestations doivent être du ressort des futurs comités sociaux d’administrations et mis en œuvre sous contrôle des organisations syndicales dans la plus grande transparence : ce sont les personnels, via leurs organisations qui doivent décider de ce qui est bon pour eux, pas le ministre.

https://www.sudeducation.org/fiche-analyse-grenelle-de-leducation/

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:41
Lycée Blaise Pascal (63) : rassemblement le 16 juin devant le rectorat de Clermont-Ferrand pour dénoncer la répression anti-syndicale – Communiqué de SUD éducation

Le samedi 18 janvier avait lieu devant le lycée Blaise Pascal, à Clermont-Ferrand, un rassemblement contre les E3C, à l’appel des organisations syndicales, regroupant plus de 200 personnes. Les manifestant-e-s ont pu entrer dans l’établissement et faire des prises de paroles dans la cour, avec l’aval de la direction de l’établissement. Comme dans d’autres établissements par la suite, les E3C ont été annulées.

Cette mobilisation s’est déroulée dans le calme, dans le cadre du répertoire normal du mouvement social. Or, la réponse a été une répression anti-syndicale immédiate. Le ministre Blanquer a immédiatement appelé à la fermeté contre la mobilisation naissante contre les E3C. Quelques jours plus tard, des responsables syndicaux départementaux de SUD éducation, SNES-FSU, CGT éduc’action et UNEF, ainsi qu’un lycéen d’un autre établissement en lutte, étaient convoqué-e-s au commissariat suite à une plainte du rectorat. Par ailleurs, les responsables SNES-FSU, CGT éduc'action, ainsi qu’un responsable SN-FO-LC, ont reçu de la part du rectorat un courrier de “mise en garde”.

Ce 27 avril 2021, les syndicalistes convoqué-e-s au commissariat ont reçu une amende de 400 euros, ainsi qu’une inscription au casier judiciaire B2 pour "intrusion non autorisée dans l’enceinte d’un établissement d’enseignement scolaire dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement".

Il s’agit donc d’une entreprise de répression anti-syndicale, sur le plan pénal, ce qui est inédit. La méthode du rectorat, qui consiste à cibler des responsables syndicaux identifiés, est claire : il s’agit d’attaquer les organisations syndicales elles-mêmes. Elle s’inscrit dans une série de répression contre des équipes mobilisées contre les E3C à Melle, Carcassonne, Dôle, Strasbourg ou Bordeaux.

Pour SUD éducation, la réponse doit être à la hauteur de l’enjeu. Un rassemblement est organisée par l’intersyndicale devant le rectorat de Clermont-Ferrand le 16 juin à 15h. 

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à y participer, pour faire de ce rassemblement une mobilisation d’ampleur contre la répression anti-syndicale et la politique de Blanquer. 

SUD éducation appelle les personnels à écrire des motions de soutien (de réunions syndicales, de Conseils d’administration ou de Conseils d’école) et de diffuser sur les réseaux sociaux des messages de soutien.

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 07:39
Le Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation désavoue Patrick Cohen

Le 19 octobre 2020, Patrick Cohen s’en prenait violemment dans une chronique de l’émission C à vous à SUD éducation. Au lendemain d’un rassemblement Place de la République à Paris auquel participait SUD éducation en hommage à Samuel Paty, Patrick Cohen est allé dans sa chronique jusqu’à prétendre que SUD éducation faisait partie des organisations ou personnes qui “excusent les bourreaux”. Il s’appuyait sur une altération des propos tenus par un cosecrétaire fédéral de SUD éducation au micro de France inter.

Le CDJM a pu relever que l’intervention de ce cosecrétaire reposait sur « deux idées : premièrement le deuil, le recueillement et la solidarité, et deuxièmement le refus d’une exploitation de l’assassinat de Samuel Paty dans un “déferlement d’islamophobie” ».

Il était donc contraire aux règles élémentaires de la déontologie journalistique de déclarer comme l’a fait M. Cohen que « ce qui inquiète d’abord ce syndicaliste c’est le risque d’offense aux musulmans ».

Le CDJM a donc estimé que la saisine formée par SUD éducation était fondée.

SUD éducation se félicite de cette décision du CDJM, et rappelle son attachement à la liberté de la presse comme la liberté d’expression.

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 18:32

Ce jeudi 3 juin, les accompagnant-e-s des élèves en situation de handicap se sont une nouvelle fois mobilisé-e-s par une grève massive et des rassemblements et manifestations sur l'ensemble du territoire, devant les DSDEN, rectorat et à Paris au ministère.

L'ampleur de cette grève est inédite : les AESH ont exprimé leur colère face au déploiement des PIAL, à la dégradation de leurs conditions de travail, à l'absence de statut et de reconnaissance, au salaire indécent.

De nombreux-euses autres personnels ont également exprimé leur soutien aux revendications des AESH : des écoles étaient totalement fermées, des lycées et collèges très fortement perturbés.

Le ministre Blanquer doit arrêter de jouer la sourde oreille et mépriser 110 000 AESH. Les revendications sont claires et ne peuvent attendre :

  • un statut de la Fonction publique,
  • une hausse importante de salaire,
  • la reconnaissance d'un temps plein à 24h d'accompagnement,
  • une réelle formation initiale et continue,
  • l'abandon des PIAL et de la logique de mutualisation.

Nous continuerons la lutte tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction sur l'ensemble de ces points.

SUD éducation appelle les AESH à se réunir en assemblées générales, à construire des collectifs unitaires locaux pour faire vivre la mobilisation AESH et gagner !

SUD éducation appelle les AESH à se syndiquer massivement afin de défendre leurs droits et de porter leurs revendications le plus largement possible.

AESH = un vrai statut, un vrai salaire !

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