9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 23:02

Le ministre de l’Éducation nationale avait porté plainte pour « discrimination » et « exploitation des personnes vulnérables » contre SUD éducation 93. Le ministère prétendait que des ateliers étaient interdits à certaines catégories de personnes. Il n’en est évidemment rien, et SUD éducation 93 a pu faire litière de ces accusations odieuses portées par le ministre.

Jean-Michel Blanquer n’en est pas à son premier coup d’essai : en 2018 déjà, il tentait d’instrumentaliser la justice pour faire taire SUD éducation 93.

Aujourd’hui, SUD éducation se réjouit d’apprendre qu’une nouvelle fois, la tentative du ministre Blanquer d’attaquer un syndicat de la fédération a échoué.

Ce ministre, qui porte un projet réactionnaire et libéral pour l’école, qui met en œuvre l’éviction des étudiant-e-s étranger-ère-s de l’université par la hausse de leurs frais d’inscription, et qui a laissé récemment un recteur produire une circulaire excluant les élèves sans-papiers de stages et de cours en atelier n’a aucun crédit en matière de lutte contre le racisme et la xénophobie.

Rappelons que ce ministre a multiplié depuis le début de l’année scolaire les sorties scandaleuses et polémiques stigmatisant les personnes musulmanes ou supposées telles . Il a été démenti par ses propres services sur le prétendu défaut de scolarisation des petites filles musulmanes. Il a attaqué la FCPE à propos d’une affiche de campagne montrant une femme portant le voile. Il n’a pas condamné fermement l’agression par un élu RN d’une mère d’élèves portant le voile accompagnant une sortie scolaire. Il n’a pas été appuyé par le premier ministre qui a été contraint de préciser qu’il n’y aurait pas de modification de la réglementation.

Contrairement à Jean-Michel Blanquer, SUD éducation défend une école publique, mixte, gratuite, laïque, égalitaire et émancipatrice.

SUD éducation est bien un syndicat antiraciste

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9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:59

Communiqué SUD éducation FNEC-FP-FO - CGT éduc’action - Snes FSU - UNL

Depuis le 5 décembre dernier, les salarié.es, chômeur.ses, retraité.es et jeunes sont mobilisé.es et en grève contre un projet qui conduirait, s’il était adopté, à repousser l’âge de départ à la retraite, à baisser les pensions et à ouvrir la porte aux retraites par capitalisation. Aujourd’hui encore, plus de 60 % des français.es et parmi eux une grande majorité de salarié.es, réclament avec nous le retrait du projet de loi.

Le Président et le Premier ministre sont donc de plus en plus isolés. Ils sont même désavoués par le Conseil d’Etat. Et pourtant ils poursuivent dans la même direction. Ce gouvernement ne voit rien et n’entend rien. Dans la continuité de l’escalade répressive des derniers mois, le premier ministre menace même d’un recours à la « force pour ramener l’ordre ».

Un cran supplémentaire a été franchi ces derniers jours contre les enseignant.es et les lycéen.nes, qui ne veulent tout simplement pas de la « réforme » Blanquer du Baccalauréat et des épreuves communes de contrôle continu. Jean-Michel Blanquer de son côté veut imposer à tout prix et par la force si nécessaire la tenue de la session « E3C ».

Depuis une semaine devant les lycées, la répression fait rage. En tenue de combat, les forces de l’ordre pourchassent, utilisent gaz lacrymogènes et matraques contres des lycéen.nes, comme cela s’est produit à plusieurs reprises.

Les recteurs et rectrices ont reçu des consignes d’agir avec la plus grande fermeté : sanctions disciplinaires à l’égard des professeur.es avec menaces de recours au code pénal, des 0/20 aux élèves récalcitrant.es, etc. Quatre lycéens du lycée Ravel à Paris ont même passé la nuit en garde à vue et trois d’entre eux ont été déférés au tribunal de grande instance. A l’heure où ces lignes sont écrites, un élève, mineur, du lycée Paul Valéry à Paris est en garde à vue. A Rennes, au lycée Victor et Hélène Bash, des lycéen.nes ont été obligés de composer sous présence policière. D’autres situations similaires continuent de se produire sur l’ensemble du territoire.

C’est inacceptable !

Les organisations syndicales FNEC FP-FO, SNES-FSU, Cgt Educ’action, Sud Education et UNL exigent que cesse cette répression tous azimuts. A travers cette attitude autoritaire et méprisante, c’est bien la démocratie qui est menacée. Nos organisations réaffirment avec force la nécessité de respecter le droit de grève, de respecter et faire vivre la démocratie des personnels comme des lycéen.nes (droit de se réunir, de manifester…), élément incontournable d’une éducation émancipatrice.

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 10:09

DHG collèges et LGT – Tout savoir pour ne pas se faire avoir – GUIDE de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/DHG-colleges-et-LGT-Tout-savoir-pour-ne-pas-se-faire-avoir.html?var_mode=calcul

Le mois de janvier est marqué dans les établissements par la réception des DHG, les dotations horaires globales, cette enveloppe d’heures qui est la première étape de la préparation de la rentrée suivante. En cette année de suppression de postes, ces enveloppes seront insuffisantes, plus encore que d’habitude. La fédération SUD éducation met à disposition des personnels son vademecum pour tout comprendre aux DHG et fournir une boîte à outil pour construire des mobilisations pour les moyens.

Lire une DHG collège

La DHG d’un établissement obéit à un calcul qui semble complexe, mais qui est finalement plus simple qu’il n’en a l’air : à la dotation dite « à la structure » (heures réglementaires en fonction du nombre de divisions) s’ajoutent les heures statutaires (heure de labo, UNSS...) et les heures spécifiques (liées au classement de l’établissement, aux dispositifs mis en œuvre, etc...).

1. La dotation à la structure comprend les heures réglementaires en fonction du nombre de divisions. Les horaires réglementaires sont les horaires minimaux auxquels ont droit les élèves (voir tableaux ci-contre). C’est le nombre d’élèves par niveau qui va donner le nombre de divisions, et c’est ce nombre de divisions, multiplié par ce nombre d’heures réglementaires (nombre différent suivant le niveau) qui va donner la dotation à la structure. On comprend l’intérêt budgétaire des DSDEN et des rectorats de gonfler les classes en supprimant la notion de seuil et de mentir sur les chiffres.

2.A cela s’ajoutent les 3 heures par divisions mises en place dans le cadre de la réforme du collège. Ne nous y trompons pas : il ne s’agit pas d’une augmentation des DHG, puisque les horaires disciplinaires ont baissé. Au contraire, de nombreux établissements qui avaient plus que 3 heures par division de marge ont vu leur dotation baisser.

3. Les horaires statutaires sont les heures allouées aux enseignant-e-s du fait de tâches supplémentaires. Au fil des années ces heures ont diminué (labo d’histoire géographie, heure TICE...), l’an dernier il y avait encore l’heure de coordination en EPS. Dorénavant, du fait de la réforme des statuts d’août 2014 seules les 3 heures UNSS pour les professeur-e-s d’EPS et les heures de labo de sciences restent. Les autres heures sont remplacées par l’indemnité pour missions particulières (IMP) modulables par décision locale selon des taux annuels de 312.50€ ; 625€ ; 1 250€ ; 2 500€ ; 3 750€. C’est une des raisons pour lesquels SUD éducation a voté contre la réforme des statuts.

4.Les heures dévolues à la pondération REP+. Il s’agit des heures données pour compenser la baisse des maxima de services en REP+. Cela correspond à 10% des heures postes. Cela gonfle le volume global de la DHG, mais nous ne le prenons pas en compte dans le calcul du H/E (car ce ne sont pas des heures faites devant élèves, et ne permettent pas de comparer avec d’autres établissements, ou avec la situation avant la réforme de 2014).

5. Si les horaires réglementaires sont cadrés nationalement, les heures spécifiques allouées en plus ne le sont pas. Ces heures dépendent du classement de l’établissement (heures zone sensible, EP1) et des dispositifs pédagogiques de droit ou négociés par l’établissement (heures fléchées), et le volume horaire qui leur est attribué peut varier d’un département à l’autre, d’une année à l’autre. Notons que les heures liées au territoire ou aux anciens classements éducation prioritaire ou politique de la ville ont largement disparu depuis 2014, au titre de... l’équité territoriale et de la refondation de l’éducation prioritaire ! L’administration n’a jamais peur du ridicule lorsqu’il faut trouver des tours de passe-passe sémantiques pour justifier les baisses de moyens.Le rapport Mathiot Azéma risque de conduire à une baisse de moyens pour les collèges en REP et REP+.

L’administration modifie tous les ans la présentation des documents, ce qui rend évidemment la comparaison difficile.Rapprochez-vous de votre syndicat SUDéducation local pour les obtenir.

Si l’on résume :
Nombre de divisions x horaires réglementaires
+ nombre de divisions x 3 heures
+ Heures statutaires x nombre de professeur-e-s concerné-e-s
+ heures de pondération REP+
+ Heures spécifiques
= DHG de l’établissement

C’est à partir de ce calcul que les DSDEN établissent la DHG de chaque établissement en prenant en compte son histoire et le rapport de force qui est ou n’est pas instauré.

Pour avoir le détail des horaires disciplinaires, vous trouverez le PDF complet en bas de cet article.


Lire une DHG en LGT

Le mois de janvier est marqué dans les établissements par la réception des DHG (dotations horaires globales).
Cette enveloppe d’heures est la première étape de la préparation de la rentrée. En cette année de mise en place de la réforme du lycée sur fond de suppression de postes, ces enveloppes sont, comme cette réforme, inacceptables. La fédération SUD éducation met à disposition des personnels son vademecum succinct pour tout comprendre au nouveau calcul des DHG.
Lire une DHG lycée
La DHG d’un établissement obéit à un calcul qui semble complexe, mais qui est finalement plus simple qu’il n’en a l’air : à la dotation dite « à la structure » (heures réglementaires en fonction du nombre de divisions) s’ajoutent les heures statutaires (heure de labo, UNSS…), les heures d’autonomie (Accompagnement Personnalisé, enseignements facultatifs, etc.) et les heures spécifiques (liées au classement de l’établissement, aux projets d’établissements).

La DHG comprend un volume horaire en heures postes, un volume horaire en heures supplémentaires ainsi qu’un volume horaire pour les IMP. Par la lutte on peut obtenir la transformation d’une partie des volants des heures supplémentaires en heures postes.

1. Une dotation à la structure comprend les heures réglementaires pour chaque discipline en fonction du nombre de divisions. Les horaires réglementaires sont les horaires minimaux auxquels ont droit les élèves (voir tableaux ci-contre). C’est le nombre d’élèves par niveau qui va donner le nombre de divisions, et c’est ce nombre de divisions, multiplié par ce nombre d’heures réglementaires (nombre différent suivant le niveau) qui va donner la dotation à la structure. La structure (le nombre de classes et les spécialités) est imposée par le rectorat. On comprend l’intérêt budgétaire des DSDEN et des rectorats de gonfler les classes en supprimant la notion de seuil et de mentir sur les chiffres.
Avec la réforme Blanquer du LGT, le nombre de divisions s’obtient en divisant le nombre total d’élèves par 35 pour les secondes et les premières générales, par 29 pour les premières technologiques, et en arrondissant à l’entier supérieur.
Dans le cadre de la réforme, sont prévues trois x 4 heures d’enseignement de spécialité en Première par élève, mais il n’y a pas de règle pour établir combien de groupes de spécialités seront dispensés dans chaque établissement. Attention : les 54h prévues pour l’orientation sont des heures élèves qui n’apparaissent donc pas dans la DHG.

2. A cela s’ajoutent des heures d’autonomie, afin de permettre aux établissements d’avoir une « souplesse d’organisation accrue » ( !!), qui permettent la mise en place des groupes restreints dans les disciplines, l’Aide Personnalisée (AP), la limitation des effectifs d’une classe, la création d’options et d’heures d’orientation. Le conseil pédagogique, s’il a été créé, et dont les membres sont nommés par le chef d’établissement, doit être consulté sur son utilisation. Le volume de cette « enveloppe » est arrêté par les recteurs sur une base horaire par semaine et par division –indiquée dans le tableau ci-dessous. Ce volume peut, théoriquement, être abondé davantage en fonction des spécificités pédagogiques de l’établissement.
Ces heures d’ « autonomie » renforcent les inégalités entre établissements puisque certains lycées vont utiliser ces heures pour faire des dédoublements et pas d’autres par exemple. Par principe d’équité ce volant d’heures supplémentaires devraient être réinjectées dans les matières. Il vaut mieux être vigilant sur la façon dont ces heures sont réparties, et les équipes doivent être parties prenantes de leur répartition (et pas seulement le conseil pédagogique…). Il est important de s’assurer que ces heures d’autonomie ont bien été attribuées dans la DHG en fonction du nombre de divisions présentes dans l’établissement (voir tableau dans le guide en pièce jointe).

3. Une enveloppe pour des missions particulières statutaires. 3 heures par professeur-e d’EPS pour l’UNSS. Suivant la structure de l’établissement il peut y avoir des heures de laboratoire (en physique et/ou en SVT, et/ou en histoire-géographie).

4. Une enveloppe horaire pour les pondérations des enseignants en Première et Terminale (1,1 / heure de cours, dans la limite de 10 heures par professeur-e).

5. Une dotation supplémentaire en fonction de différents critères, variables d’une académie à l’autre, dans les lycées généraux et technologiques. Par exemple, le score de l’indice de position sociale (IPS), la taille de l’établissement, les élèves provenant d’éducation prioritaire, les dispositifs pédagogiques liés au projet d’établissement, …

6. S’il y a des post bac, une enveloppe horaire pour les cours et les pondérations (1,25 / heure de cours sans limitation) dans ces sections.

Les tableaux se trouvent dans le guide en pièce jointe.

Si l’on résume :
Nombre de divisions x horaires réglementaires
+ Nombre de divisions x heures d’autonomie
+ Heures statutaires x nombre de professeur-e-s concerné-e-s
+ Heures de pondération en Première et en Terminale
+ Heures spécifiques
+ Heures post bac si elles existent
= DHG de l’établissement


DHG collège : l’organisation des enseignements

La réforme du collège, imposée au mépris des personnels au printemps 2016, a en partie fait long feu.Les EPI et l’APont largement été détricotés à l’arrivée de Blanquer, à travers l’arrêté du 16 juin 2017.Vous trouverez dans cet article l’organisation des enseignements tel qu’il est actuellement prévu pour le collège, suite à la réforme du collège et aux modifications apportées par l’arrêté Blanquer.Voir PDF en bas de cet article.


Volume et utilisation de la DHG : seule la lutte paie

La rentrée 2020 s’annonce catastrophique.La suppression de 440 postes à la rentrée 2020, qui vient s’ajouter aux 2600 de la rentrée 2018 et 3550 en 2019 porte le total à 6390 postes supprimés depuis la rentrée 2018, alors que les effectifs dans le second degré ont augmenté de près de 100 000 élèves dans la même période.Ces suppressions de postes sont partiellement absorbées par la seconde heure supplémentaire imposée par Blanquer aux enseignant-e-s, et par une augmentation des effectifs dans nos classes.SUD éducation appelle à la lutte sur les moyens. Les pages qui suivent visent à donner quelques jalons pour construire la mobilisation.

Lutter ensemble pour des moyens suffisants pour tous les établissements

La dotation nationale est répartie entre les académies puis entre les départements. La dotation départementale est discutée et votée en CTSD (Comité Technique Spécial Départemental) mais, comme en CA, l’administration a le dernier mot en cas de refus des organisations syndicales. Courant janvier, les chef-fe-s d’établissement reçoivent les Dotations horaires globalisées (DHG) de la part du rectorat ou des DSDEN. Il faut l’obtenir auprès du-de la chef-fe d’établissement ou en sollicitant votre syndicat SUD éducation local. Il faut également obtenir les prévisions d’effectifs pour l’année suivante pour pouvoir calculer le nombre d’élèves par division (E/D) et le H/E (nombre d’heures / nombre d’élèves). Plus que le nombre total d’heures de la DHG, c’est le nombre d’heures par élèves (H/E) qui est un bon indicateur de l’évolution réelle des moyens.

Ce H/E doit être comparé à celui de l’année précédente : en fonction de la situation locale (rapport de force avec l’administration, capacités de mobilisation), il faut envisager une mobilisation en cas de baisse, ou même de stagnation.
-Pour appuyer son argumentation, on peut, avant même les discussions autour de la répartition des moyens par discipline, calculer la structure à l’aide de la grille des horaires réglementaires, et ainsi évaluer les dispositifs et postes menacés (voir pages 2 et suivantes)
-De même, on peut ainsi calculer le nombre d’heures dont on aurait besoin pour faire face aux besoins réels de l’établissement, sans tenir compte de l’enveloppe, mais en tenant compte du nombre de divisions qui doivent être créées pour que les seuils soient respectés, des dispositifs mis en place ou prévus par les équipes (dédoublements, coanimation, projets divers)...
Cette approche concrète de la DHG permet d’argumenter auprès des collègues, mais aussi des parents d’élèves. A l’aide de cette analyse de la DHG, il faut réunir les collègues en heure d’information syndicale, et informer les parents d’élèves, dans le but de sensibiliser l’ensemble des personnes concernées pour construire ensemble une réponse combattive.

Il s’agira pour les militant-e-s dans les établissements du second degré d’obtenir du rectorat et des DSDEN un abondement de ces DHG pour faire face aux besoins. Il ne faudra donc pas entrer dans le jeu de la hiérarchie et nous laisser diviser : il ne s’agit pas pour nous de gérer la pénurie, ce que nous voulons, c’est une augmentation des moyens alloués à l’éducation, pas prendre des moyens aux autres établissements qui en ont tout autant besoin ! La lutte locale doit donc être le moteur d’une mobilisation plus large. Pour cela, toutes les formes de mobilisation sont bonnes à prendre, en fonction de la situation locale, et ne s’excluent pas les unes les autres : vote et motions en CA, pétitions, actions médiatiques, manifestations, blocages, grève. Mais ce qui est certain, c’est qu’on n’obtient pas de moyens supplémentaires sans rapport de force.

La mobilisation

Souvent, les établissements qui se mobilisent rivalisent d’imagination pour défendre leur DHG ! Il ne s’agit donc certainement pas ici d’expliquer comment monter sa mobilisation, mais de donner quelques conseils, qui répondent à des questions fréquemment posées en période de lutte.

Comment informer les personnels et les parents d’élèves ?
Pour les personnels, rien de plus simple. Tou-te-s les salarié-e-s ont droit à une heure mensuelle d’information syndicale, déposée par n’importe quel collègue au nom de SUD éducation par exemple (article 5 du décret du 28 mai 1982, circulaire n° 2014-120 du 16 septembre 2014). Des représentant-e-s syndicaux-ales peuvent venir y assister : n’hésitez pas à contacter le syndicat. Par ailleurs, en période de lutte notamment, les collègues peuvent se réunir en Assemblée générale hors du temps de travail n’importe quand, en salle des professeur-e-s par exemple.
En ce qui concerne les parents d’élèves, on a le droit de distribuer des tracts aux élèves en-dehors du collège, pour qu’ils-elles transmettent une information aux parents. Souvent, les chef-fe-s d’établissement n’apprécient pas la démarche, mais insistons : il n’y a rien d’illégal là-dedans. Par ailleurs, on peut organiser des Assemblées générales communes avec les parents d’élèves en dehors des heures de cours, annoncées par le bais des tracts, en profitant d’un rapport de force favorable avec l’administration : un-e chef-fe d’établissement n’ose que rarement empêcher l’entrée à des parents d’élèves venu-e-s s’informer auprès des personnels d’un mouvement naissant...

La grève, comment et quelles conséquences ?
La gre
̀ve est un droit fondamental, garanti par la constitution et le statut général des fonctionnaires : Loi 83-634 du 13/07/1983, article 10. Les salarié-e-s du second degré n’ont pas à se déclarer grévistes à l’avance ni à prévenir leurs élèves. C’est à l’administration de compter le nombre de grévistes. Une journée de grève implique un retrait d’un 1/30e du salaire (Circulaire 74-411 du 7 novembre 1974). Si des journées de grève ont lieu le vendredi et le lundi suivant, le week-end peut aussi être comptabilisé dans les journées de salaires retirées.

Les relations avec l’administration
Les personnels en grève font généralement des demandes d’audience auprès de l’administration. Celle-ci, généralement tendues, peuvent gagner en efficacité avec un rassemblement au pied de la DSDEN ou du rectorat. Nous encourageons les collègues à faire appel aux représentant-e-s de SUD éducation pour les accompagner en audience : pour argumenter avec combattivité, souvent résister à l’agressivité de l’administration, et avoir un témoin extérieur pour attester et rendre compte de ce qui s’y dit.


Lutter dans son établissement pour une meilleure répartition des moyens

Dès la réception de la DHG, les chef-fe-s d’établissements commencent, en dialogue avec le rectorat et/ou la DSDEN, à construire un projet d’emploi de la DHG en la répartissant par niveau et par discpline. C’est le Tableau de répartition de moyens par discipline, (TRMD), qu’il faut obtenir rapidement, et qui est présenté en commission permanente. Le-la chef-fe le fait remonter courant février ou mars après délibération du Conseil d’administration, mais il peut être modifié jusqu’à la rentrée suivante. Attention, de cette répartition dépendent les postes qui seront créés ou supprimés à la rentrée suivante. Plusieurs points doivent susciter une vigilance particulière :

La répartition des moyens doit donner lieu à des discussions avec les collègues. Il faut exiger une plénière, sur une demi-journée banalisée, ou au moins veiller à ce que les conseils d’enseignements soient réunis. L’article R 421-41 du code de l’éducation précise que la commission permanente, obligatoirement saisie sur cette question « veille à ce qu’il soit procédé à toutes consultations utiles, et notamment à celle des équipes pédagogiques intéressées ». Il faut être vigilant à ce que les dispositifs choisis par les collègues soient reconduits, à ce que les horaires réglementaires soient respectés, à ce qu’aucune discipline ne soit lésée.

Quelques points à vérifier en particulier :
- vérifier si les heures et dispositifs réglementaires ainsi que les heures statutaires sont bien inscrites
- vérifier que les heures de DHG fléchées soient correctement ventilées
- vérifier les effectifs : que des élèves n’aient pas disparu d’un niveau à l’autre. demander au-à la chef-fe d’établissement quel est le nombre de CM2 dans les écoles du secteur (pour les collèges).
- vérifier que tous les élèves pourront avoir accès aux choix, notamment pour les langues (certains établissements refusent le choix de LV2 des élèves pour ne pas ouvrir un groupe de LV2 supplémentaire sur un niveau pour quelques élèves supplémentaires).
- vérifier que la quasi totalité des heures soient ventilées pour éviter une trop grosse cartographie, qui devient une véritable « caisse noire », opaque, de HSE (voir page suivante)

Ensuite, il faut veiller à ce que dans chaque discipline, le plus grand nombre possible d’enseignant-e-s soient affectés-e-s dans l’établissement. S’il reste un nombre d’heures (3, 6 ou plus) dans les moyens accordés à telle ou telle discipline, il faut demander la création d’un bloc de moyens provisoires (BMP). Ces heures seront affectées à un-e enseignant-e qui partagera son service avec un autre établissement (TZR, titulaire de poste en service partagé, enseignant-e contractuel-le). S’il y avait déjà un BMP et que le nombre d’heures alloués à la discipline augmente, par exemple en cas d’ouverture d’une classe supplémentaire, il faut voir si cela ne permet pas de créer un poste fixe (à partir de 18 heures). C’est dans ce cadre que la lutte contre les heures supplémentaires est décisive : si une équipe pédagogique refuse collectivement les heures supplémentaires, cela peut permettre la création d’un BMP ou d’un poste fixe supplémentaire.

L’intervention en CA

Le CA et la commission permanente doivent absolument être consultés sur l’emploi de la DHG. Il ne faut pas se méprendre : le-la chef-fe d’établissement fait littéralement ce qu’il-elle veut, puisqu’en cas de rejet de son TRMD par le CA, il ou elle peut le faire valider même si un second CA (sans quorum obligatoire celui-là) le rejette de nouveau. Cela dit, l’intervention en CA permet d’exprimer publiquement un mécontentement et surtout d’en discuter avec les parents d’élèves. Concernant le fonctionnement du CA, rappelons que :
-le CA et la commission permanente sont obllgatoirement consultés sur l’emploi de la DHG, qui relève de l’autonomie des établissements (article R 421-2 et R 421-41). Les chef-fe-s d’établissement s’appuient souvent sur ces articles pour dire que le CA se prononce sur l’utilisation des moyens et non sur l’enveloppe elle-même, pour inciter les membres du CA à voter pour sa répartition. Ce à quoi on peut répondre qu’on ne peut pas voter pour une répartition portant sur des moyens insuffisants !
-le ou la chef-fe doit communiquer les documents (prévisions d’effectifs, DHG, projet de TRMD) dix jours avant le CA (article R 421-25)
ule vote peut être secret si un-e membre du CA le demande (article R 421-24)
ules représentant-e-s peuvent soumettre au vote une motion au CA, quoiqu’en dise le ou la chef-fe d’établissement (article R 421-23)
-Le TRMD doit être obligatoirement voté en CA et appliqué tel que voté. C’est une compétence des CA (TA de Lille décisions du 19 septembre 2008 n°0503605 et 0503854). Cela n’est quasiment jamais appliqué par l’administration pour la simple et bonne raison que les chef-fe-s d’établissement n’ont pas toute les données lors du vote de la DHG et le TRMD s’en trouve modifié. Les élu-e-s peuvent donc demander à revoter la répartition de la DHG en juin. En effet, il y a une phase d’ajustements des moyens et des supports à l’issue des votes (ce qui fait le mouvement intra académique) mais ensuite, il y a en fin d’année un dernier ajustement et les modifications peuvent être nombreuses.


Organiser le refus d’heures sup : un argumentaire

La Dotation horaire globalisée (DHG) est divisée en heures-postes (HP) et Heures supplémentaires annualisées (HSA). Jusqu’à présent, le ou la chef-fe d’établissement ne pouvait pas imposer plus d’une heure supplémentaire par enseignant-e mais la DSDEN leur demande d’imposer aux enseignant-e-s un nombre supérieur d’heures supplémentaires. Attention, le ministère se dirige vers la possibilité d’imposer une deuxième heure supplémentaire (voir ci-dessous). Le refus collectif des heures supplémentaires non imposables est donc un enjeu majeur de la préparation de la rentrée : en effet, pour assurer les horaires réglementaires de service des élèves, l’administration se voit obligée de créer un poste ou un bloc de moyens provisoire, et donc de transformer ces HSA en heures postes. Si besoin en est, quelques arguments pour convaincre les collègues de refuser les heures supplémentaires.

Refuser les heures supplémentaires, c’est protéger ses conditions de travail.

On peut légitimement être tenté-e, au vu de la baisse continue de notre pouvoir d’achat, d’accepter des heures sup au-delà de l’heure imposable - en particulier si le-la chef-fe d’établissement insiste lourdement ! Cependant, on peut être amené-e à le regretter bien vite une fois le service accepté : une classe en plus, autant de copies à corriger, de parents à rencontrer. Prendre des heures (et donc des classes) supplémentaires, c’est prendre le risque de faire moins bien son travail ou de subir de gros coups de stress et de fatigue.

Refuser les heures supplémentaires, c’est lutter contre les suppressions de poste

Entre 2007 et 2012, le schéma des suppressions de postes était bien rodé : on transformait des heures postes en heures supplémentaires, en poussant les collègues à les accepter. Puis on supprimait les heures supplémentaires par petit morceau pour réduire encore les budgets de l’éducation nationale, en supprimant tel projet, tel dédoublement, etc.
Le gouvernement actuel a repris totalement à son compte cette politique en allant encore plus loin : pour la rentrée 2019, 2085 postes sont transformés en HSA. Et pour les absorber, le gouvernement a recours à un expédient que même le gouvernement Sarkozy n’avait pas mis en place : l’obligation d’accepter une deuxième heure supplémentaire.
Refuser les heures supplémentaires, c’est aussi refuser la suppression de ces 2085 postes.

Refuser les heures supplémentaires, c’est favoriser la stabilité et créer des postes dans son établissement

Lorsqu’une équipe disciplinaire refuse collectivement un nombre suffisant d’heures supplémentaires, le volant d’HSA peut devenir un BMP. Dans ce cas, cela signifie un-e adulte en plus dans le collège ou le lycée, un-e collègue de plus avec qui mener des projets et des actions. Mieux encore, s’il y a déjà un BMP dans l’équipe, le refus d’HSA peut transformer ce BMP en poste fixe. Dans ce cas, cela permet à l’équipe d’avoir un-e titulaire de poste en plus, ce qui favorise une stabilité qui est toujours très importante pour les établissements. Ainsi, refuser les HSA, c’est partager le travail et créer de l’emploi !
De même pour les projets (tutorats, coanimations, remédiation) : l’idéal est qu’il soit intégré dans les services, et qu’ils soient donc rémunérés en heures postes. En effet, s’ils sont en HSA (ne parlons même pas des HSE), ils sont plus encore à la merci de la politique de l’établissement, et seront la première variable d’ajustement à la DHG suivante.

Et les HSE ?Lutter contre la caisse noire des chef-fe-s

Il faut être très vigilant-e sur le nombre d’heures mises en cartographie, c’est-à-dire librement utilisable au cours de l’année. Ces heures seront transformées en Heures Supplémentaires Effectives (1 HP = 36 HSE), véritable « caisse noire » des chef-fe-s d’établissements. Ces heures sont normalement payées au coup par coup, uniquement lorsqu’elles ont déjà été faites (projet, sortie, soutien, club...) et après déclaration auprès de l’administration. Mais beaucoup de chef-fe-s les « gardent sous le coude » et les distribuent « à la tête du client », en fin d’année, pour soigner les relations entre la direction et certains personnels de l’établissement... L’attribution en est donc très opaque et a pour conséquence directe d’accentuer les inégalités de salaire et d’induire une concurrence entre les équipes et entre les personnels. Il faut donc s’assurer que cette cartographie soit réduite au strict minimum au profit des heures postes. Il peut être intéressant de poser une question diverse sur l’utilisation des HSE de l’année antérieure lors du CA sur la DHG (à déposer à l’avance pour qu’il y ait une réponse). Le-la chef-fe d’établissement se sent souvent obligé-e de répondre s’il-elle souhaite abonder une dotation en carto : s’il-elle ne le fait pas cela révélera l’opacité de des HSE et ne manquera pas d’interpeller les parents d’élèves et d’être relevé dans une motion.

Une deuxième HSA imposée en 2020

Depuis la rentrée 2019, le ministre Blanquer a modifié le statut des personnels enseignants du second degré pour être en mesure d’imposer une seconde HSA. Ainsi, Blanquer peut encore accentuer le nombre de postes convertis en heures supplémentaires.

Pour mémoire, les HSA sont défiscalisées et désocialisées. Ce n’est donc pas une une augmentation du salaire, c’est la baisse des ressources pour notre assurance santé et notre retraite.


Pour un collège égalitaire et émancipateur, SUD éducation revendique :

-Des effectifs réduits pour toutes et tous. Nous revendiquons une baisse des effectifs par classe pour atteindre 20 élèves maximum en collège ordinaire, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA, les élèves en intégration et inclusion devant être comptabilisé-e-s dans les effectifs des classes. Nous revendiquons des dédoublements nationaux sur la moitié des horaires d’enseignement dans toutes les matières.
-Un collège réellement unique avec un enseignement polytechnique qui garantisse à tou-te-s les élèves l’exploration de tous les types de savoirs, qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques, reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
-La réduction du temps de travail. Nous revendiquons pour les enseignant-e-s que 3 heures soient soustraites des obligations de services pour être consacrées à la concertation, dans le cadre d’une baisse du temps de travail à 14h de classe par semaine + 3h de concertation.
-L’autonomie des équipes et non des chef-fe-s d’établissement : vers l’autogestion.

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Fiche DHG SUD éducation 2020

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 10:08

Coordination nationale des 1er et 2 février 2020 : des facs et des labos déterminés dans la lutte

Communiqué de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Coordination-nationale-des-1er-et-2-fevrier-2020-des-facs-et-des-labos.html

Une première coordination nationale

La première coordination nationale des facs et labos en lutte a réuni 740 personnes à Saint-Denis : étudiant·es, personnels de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) de toutes catégories, titulaires et non titulaires. La diversité des statuts des participant·es et de leurs établissements d’origine a permis des échanges riches et encourageants pour la suite de la mobilisation.
Tout au long du week-end, l’ambiance était déterminée et volontaire. Les débats ont montré la cohérence des différentes réformes que nous combattons (transformation de la fonction publique, de l’assurance chômage, du système des retraites, LPPR, formation des enseignant·es, loi ORE, lois Blanquer, augmentation des frais d’inscription, etc.). Ils ont également permis de faire le bilan des effets toxiques des réformes passées qui ont conduit le service public de l’ESR à la situation catastrophique et aux conditions de travail et d’études dégradées que nous connaissons aujourd’hui.
Dans les différents ateliers, nous avons pu échanger sur les situations locales et les nombreuses idées pour faire vivre la grève. Les collègues précaires, dont la participation à la coordination a été massive, ont tenu une AG tout le samedi après-midi, qui a débouché sur un communiqué combatif (lien : https://universiteouverte.org/2020/02/04/communique-de-lassemblee-generale-nationale-des-precaires-de-lenseignement-et-de-la-recherche-du-01-02-2020/).
La coordination des facs et labos en lutte s’inscrit clairement dans le mouvement social interprofessionnel initié par les grévistes de la RATP et de la SNCF et rejoint par de nombreux autres secteurs dont l’Éducation Nationale contre la réforme des retraites. La coordination a débouché sur une motion (lien : https://universiteouverte.org/2020/02/02/motion-coord-1-2-fevrier/) qui en témoigne et appelle à la grève reconductible dans l’ESR. Elle propose un calendrier national de mobilisation jusqu’en mars.

Se réapproprier notre outil de travail

Même si la mobilisation est encore très inégale, la grève s’étend dans les universités et les organismes de recherche. Elle concerne 56 universités, 147 laboratoires, 6 INSPÉ, 105 revues, 15 sociétés savantes, 46 séminaires, 15 sections CNU, 41 évaluateurs et évaluatrices de l’HCÉRES. En particulier, la mobilisation s’étend là où les collègues mobilisé·es sont présent·es sur leur lieu de travail pour rendre visible la lutte en cours : certain·es portent par exemple un brassard ou un carré rouge, plusieurs facs renouent avec la pratique des piquets de grève ou des tables pour informer les collègues et les étudiant·es sur la réforme des retraites et la LPPR. Plusieurs facs ont lancé des universités populaires, vivantes ou autonomes comme à Paris Diderot, Nanterre ou Grenoble : des cours alternatifs sont organisés, ouverts à tous et toutes, sur l’histoire de la Sécurité sociale ou des luttes à l’université, les enjeux des réformes en cours, etc. … qui sont aussi l’occasion d’expérimenter d’autres formes d’enseignement. Dans le même esprit, de nombreuses facs s’ouvrent ou participent à des AG interprofessionnelles, permettant aux différents secteurs en lutte de se rencontrer, y compris avec les étudiant·es, ce qui est très prometteur pour construire les luttes localement et articuler le combat contre plusieurs réformes différentes.
Tout cela est dans l’esprit de la grève comme réappropriation de notre outil de travail, afin de mettre en œuvre ici et maintenant l’université ouverte et émancipatrice que nous voulons.

Etendre la grève reconductible

SUD éducation appelle donc tous les travailleurs et toutes les travailleuses des universités et des organismes de recherche à étendre la grève reconductible, en s’appuyant sur le calendrier suivant :

  • 5 février : actions et rassemblements pour célébrer les deux mois de la mobilisation
  • 6 février : participation aux cortèges des facs et labos en lutte dans les manifestations interprofessionnelles
  • 11 février : journée de mobilisation sur la précarité, à l’appel de l’assemblée générale nationale des précaires, avec la mise en place en piquets de grève devant les facs et les labos
  • 17 février : participation aux cortèges des facs et labos en lutte dans les manifestations interprofessionnelles ou réalisation d’actions dans les campus, selon les contextes locaux
  • 5 mars : « l’université et la recherche s’arrêtent » notre objectif collectif : aucune fac ni aucun labo en fonctionnement
  • 6 et 7 mars : deuxième coordination nationale des facs et labos en lutte
  • 8 mars : participation de cortèges des facs et labos en lutte dans les mobilisations féministes
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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 10:07

La formation professionnelle est un droit pour tous

Communiqué unitaire SUD éducation - Ferc CGT - FSU - Sgen Cfdt Unsa - FCPE - Resf - Solidarité laïque – Gisti

https://www.sudeducation.org/La-formation-professionnelle-est-un-droit-pour-tous.html

En Seine Saint-Denis, 23 mineurs non accompagnés se sont vu refuser l’autorisation de travail nécessaire à leurs contrats d’apprentissage.
L’article 50 de la loi du 10 septembre 2018 intégrée dans le Code du travail (L5221-5) et une ordonnance rendue le 15 février 2017 par le Conseil d’État affirment pourtant que cette autorisation doit être accordée de plein droit aux mineurs isolés étrangers ayant un contrat d’apprentissage. C’est la DIRECCTE qui en est chargée.

Tout converge pour permettre de réussir la qualification professionnelle de ces jeunes : leur motivation à apprendre un métier, l’assurance d’une formation et la volonté d’emploi d’une entreprise. La décision administrative de refus entrave l’avenir de ces mineurs. Elle va aussi à l’encontre de l’intérêt général puisque le département de la Seine-Saint-Denis manque d’ouvriers qualifiés.

Les organisations syndicales et les associations signataires demandent que l’autorisation de travail soit accordée à ces jeunes pour leur permettre d’assurer leur avenir par l’obtention d’une qualification professionnelle.
Nous continuerons à lutter contre toute entrave au principe légal d’un droit à la scolarisation et la formation pour tous, quelle que soit leur situation, conformément aux principes de la Convention internationale des droits de l’enfant, dont la France est signataire.

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La formation professionnelle est un droit pour tous

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 17:48

Le ministre de la fonction publique vient à Alençon demain.

Soyons nombreux à l'accueillir !

RDV 9h à la cité administrative

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 16:02

ALENÇON le 6 février départ 11h30 de la Préfecture

Amplifier la mobilisation et la grève pour gagner !

Le gouvernement est faible, isolé, contredit par toutes les institutions : il n’a plus aucun crédit. Il est temps de porter le coup de grâce par la grève ! Poursuivons les actions décidées en AG dans la semaine du 3 février, et jeudi 6, on arrête tout !

 

Retrait de salaire et quotité saisissable

Lors d’une grève comme celle que nous connaissons sur les retraites, la question se pose des limites de ce que l’administration est en droit de prélever chaque mois sur les salaires pour chaque jour de grève.

SUD éducation fait le point sur la quotité saisissable.

La règle est bien le prélèvement du trentième indivisible pour chaque journée de grève.

Les services de paie reportent les jours d’absence non-rémunérée et doivent étaler la somme des prélèvements en fonction de la quotité saisissable : une part du revenu est protégée de tout prélèvement.

Quand l’administration prélève trop, il est possible d’agir.

SUD éducation met à disposition un simulateur pour savoir quelle est la part saisissable maximale du salaire mensuel, et une lettre de recours.

https://www.sudeducation.org/Lors-d-un-conflit-social-long-la-question-se.html

Sud éducation a mis en place une caisse de grève, prendre contact avec nous.
 
29 janvier Tribune intersyndicale parue sur Mediapart
 
 

Un collectif de femmes syndicalistes de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’élèvent contre le projet de retraites par points, qui « ne ferait qu’accroître ces inégalités par des baisses de pensions très importantes d’un grand nombre de femmes ». Les soi-disant « grandes gagnantes » refusent d’être instrumentalisées « pour justifier une réforme injuste et inégalitaire ».

L’intégralité de la tribune est accessible sur Mediapart.

Mobilisation contre les E3C

La CGT Éduc’action, le SNES, le SNEP et SUD Éducation exigent l’abandon définitif des épreuves communes de contrôle continu (EC3) du deuxième trimestre en classe de première et revendiquent le retour à un examen national fondé sur des épreuves disciplinaires, ponctuelles et terminales.

Dans de nombreux établissements, les personnels, mais aussi des élèves et des parents d’élèves se mobilisent avec succès contre la tenue des épreuves. Le ministre refuse toujours d’entendre leur colère légitime et minimise les annulations ou reports des épreuves.

Communiqués intersyndicaux :
Communiqués SUD éducation :
Enseignement supérieur et recherche en lutte

Après Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s, le gouvernement accélère la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec la préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR). Organisons des Assemblées générales locales en janvier 2020 dans nos labos, nos universités, avec l’ensemble des personnels et des étudiant-e-s pour les préparer, débattre de ces projets de loi qui nous concernent, faire voter des motions dans les instances qui nous représentent, afin d’interrompre le processus de destruction en cours et poser les bases de la reconstruction d’une Université ouverte.

Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) :

Vœux de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 11:11
Communiqué de SUD éducation

 

La première session d’E3C se déroule depuis le mois de janvier dans des conditions chaotiques. Une large intersyndicale ainsi que la FCPE demandaient a minima le report de cette session et, pour beaucoup dont la fédération SUD éducation, leur abandon.

Au vu des conditions de passation de ces épreuves, le ministre ne peut plus nous faire croire que ces examens se passent bien.

Partout sur le territoire les personnels et les élèves se mobilisent pour empêcher ces épreuves qui détruisent l’égalité de traitement des candidat-e-s. Partout on constate les mêmes phénomènes :
- des pressions énormes exercées sur les enseignant-e-s désobéisseur-e-s et des procédures disciplinaires illégitimes engagées.
- des pressions également sur les élèves avec des menaces de sanctions disciplinaires : 11 lycén-ne-s ont été pacé-e-s en garde à vue depuis le début de la procédure.
- une volonté de faire passer ces épreuves coûte-que-coûte dans des conditions indignes d’un examen dont le caractère national n’est qu’une fiction (élèves bondés dans des salles, non respect par les surveillant-e-s remplaçant les grévistes des conditions des épreuves).
- une répression policière violente pour assurer ces examens dans des conditions « sereines »avec des interventions policières dans plusieurs lycées.

Non au bac local, un examen national !

SUD éducation a pris position dès la rentrée 2019 contre la mise en place de ces E3C en appelant à refuser ce bac local en contrôle continu de formation qui aboutirait à des diplômes maisons. Ces diplômes n’auraient bien évidement plus du tout la même valeur dans le cadre de la procédure de tri d’accès au supérieur mise place par parcoursup.
Début février, plus de 550 lycées sont dans la mobilisation contre les E3C avec des épreuves annulées, reportées, passées partiellement ou perturbées. Bien loin des 0,1 % de Blanquer, le mouvement est national et ne cesse de se développer avec des mobilisations majoritaires ou très fortes dans de nombreuses académies. Aujourd’hui nous pouvons gagner l’abandon du bac Blanquer et le retour à un examen national et anonyme. Amplifions encore la mobilisation !

SUD éducation :
- dénonce cette mascarade d’examen ainsi que l’impréparation dans lesquelles ces épreuves ont lieu et soutient les personnels et les élèves dans les actions qu’ils et elles pourraient entreprendre
- appelle et à être aux côtés de nos élèves lors des rassemblements devant les lycées pour éviter par la présence syndicale la répression du mouvement lycéen.
- rappelle que des préavis de grève nationaux et locaux de notre syndicat couvrent les personnels et appelle à faire grève notamment lors des surveillances.
- revendique toujours l’abandon de cette réforme et un examen à caractère national.

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 10:34

E3C : SUD éducation dénonce le sabotage du bac par le ministre

Communiqué de SUD éducation

La première session d’E3C se déroule depuis le mois de janvier dans des conditions chaotiques. Une large intersyndicale ainsi que la FCPE demandaient a minima le report de cette session et, pour beaucoup dont la fédération SUD éducation, leur abandon.

Au vu des conditions de passation de ces épreuves, le ministre ne peut plus nous faire croire que ces examens se passent bien.

Au vu des conditions de passation de ces épreuves, le ministre ne peut plus nous faire croire que ces examens se passent bien.
Partout sur le territoire les personnels et les élèves se mobilisent pour empêcher ces épreuves qui détruisent l’égalité de traitement des candidat-e-s. Partout on constate les mêmes phénomènes :
- des pressions énormes exercées sur les enseignant-e-s désobéisseur-e-s et des procédures disciplinaires illégitimes engagées.
- des pressions également sur les élèves avec des menaces de sanctions disciplinaires : 11 lycén-ne-s ont été placé-e-s en garde à vue depuis le début de la procédure.
- une volonté de faire passer ces épreuves coûte-que-coûte dans des conditions indignes d’un examen dont le caractère national n’est qu’une fiction (salles bondées, sujets divulgués, AED et personnels techniques mobilisés…).
- une répression policière violente pour assurer ces examens dans des conditions prétendument « sereines » avec des interventions policières dans plusieurs lycées.

Non au bac local, un examen national !

SUD éducation a pris position dès la rentrée 2019 contre la mise en place de ces E3C en appelant à refuser ce bac local en contrôle continu de formation qui aboutirait à des diplômes maisons. Ces diplômes n’auraient bien évidement plus du tout la même valeur dans le cadre de la procédure de tri d’accès au supérieur mise place par parcoursup.
Début février, plus de 550 lycées sont dans la mobilisation contre les E3C avec des épreuves annulées, reportées, passées partiellement ou perturbées. Bien loin des 0,1 % de Blanquer, le mouvement est national et ne cesse de se développer avec des mobilisations majoritaires ou très fortes dans de nombreuses académies. Aujourd’hui nous pouvons gagner l’abandon du bac Blanquer et le retour à un examen national et anonyme. Amplifions encore la mobilisation !

SUD éducation :
- dénonce cette mascarade d’examen ainsi que l’impréparation dans lesquelles ces épreuves ont lieu et soutient les personnels et les élèves dans les actions qu’ils et elles pourraient entreprendre
- appelle et à être aux côtés de nos élèves lors des rassemblements devant les lycées pour éviter par la présence syndicale la répression du mouvement lycéen.
- rappelle que des préavis de grève nationaux et locaux de notre syndicat couvrent les personnels et appelle à faire grève notamment lors des surveillances.
- revendique toujours l’abandon de cette réforme et un examen à caractère national.

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E3C : SUD éducation dénonce le sabotage du bac par le ministre

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 21:05

M. Blanquer, vous dites que ce sont les conflits sociaux qui rebutent l’entrée dans le métier. Nous le prenons bien évidemment comme une nouvelle provocation à l’égard des personnels et des organisations syndicales qui organisent les mobilisations. Nous ce que l’on dit, c’est que c’est la politique du gouvernement et celle du ministère qui est rebutante.

Le contexte est marqué par la mobilisation contre la réforme des retraites. La mobilisation est extrêmement forte chez les enseignant-e-s contre le projet de réforme, parce qu’ils ont beaucoup à y perdre : sur l’âge de départ à la retraite, mais aussi bien sûr sur le niveau de pension.

Rien dans ce qui a été dit par le ministère ou le gouvernement n’a été en mesure de rassurer les enseignant-e-s ou les futur-e-s enseignant-e-s.

Au contraire, ils ont bien vu que l’excès de communication du ministère traduisait une fébrilité plutôt à même de confirmer le fait qu’ils-elles avaient raison d’être inquiet-e-s.

Le seul élément tangible qui a été donné, à savoir inscrire dans la loi le fait que les niveaux de pensions des enseignant-e-s soit au même niveau que celui des autres catégories A de la Fonction publique, a d’ailleurs été retoqué par le Conseil d’État. Précisons si besoin en était que SUD éducation revendique évidemment le retrait pur et simple du projet de réforme.

Cette nouvelle perspective n’est pas donc pas pour susciter des vocations. Et d’ailleurs on peut continuer à parler de l’attractivité du métier. À ce titre, on ne peut que constater qu’elle baisse, année après année.

Il y a la question des rémunérations et des pensions de retraites qui est en jeu, mais pas seulement.

Le climat que vous instaurez autour de l’éducation, M. Blanquer, est on ne peut plus rebutant : lorsque vous infantilisez, menacez, insécurisez, réprimez, demandez des sanctions contre les personnels comme c’est le cas en ce moment, et je pèse chacun de mes mots, vous ne pouvez que rebuter des vocations.

Enfin, la multiplication des contre-réformes menées depuis le début de la mandature, dans tous les degrés, a également, on le voit très clairement année après année, pour effet de faire baisser les vocations.

Pour revenir sur le sujet du suivi des INSPE, la dernière fois que l’on a été convié sur la question, c’était le 20 février 2019. Depuis, il s’est passé un certain nombre de choses, discutées dans le périmètre CTMEN, notamment sur la préprofessionnalisation des AED. Cela dit, on n’a rien entendu de bien nouveau par rapport à il y a un an.

Sur les questions et inquiétudes que l’on avait à l’époque, il n’y a pas eu à notre connaissance de réponse, y compris par voie de presse. Ce comité de suivi, c’est d’abord l’occasion pour nous de les soulever de nouveau :

1. La première chose, c’est que nous tirons toujours un bilan négatif de la mastérisation : élitisme renforcé, baisse du nombre de vocation, hausse du nombre de contractuel-le-s.

2. La deuxième question, c’est toujours la nature du concours, au sujet de laquelle on aimerait en savoir plus. On voit cela comme une menace sur le statut, dans le fait d’avoir un concours glissant : on veut des garanties, dans un contexte où par ailleurs on attaque les garanties statutaires.

3. Il y a le sujet de la rémunération des stagiaires M2. On souhaite des réponses sur la rémunération des admissibles au concours, faute de quoi on ne pourra que considérer la réforme comme une nouvelle mesure d’austérité budgétaire.

4. Nous dénonçons toujours la nomination des directeurs d’INSPE, directement par le ministère et plus comme actuellement par le conseil des ESPE

5. Sur le contenu des formations, nous dénonçons également toujours le recentrage sur les fondamentaux dans les plaquettes au détriment de la question didactique. À l’opposé, nous revendiquons la présence dans la formation initiale d’initiation aux pédagogies coopératives telles qu’elles sont promues par exemple par nos partenaires de l’ICEM-pédagogie Freinet, du GFEN, ou des groupes de pédagogie institutionnelle.

Compte-tenu de nos craintes et de notre bilan de la mastérisation, nous revendiquons toujours un concours en fin de L3 suivi de deux années de stage rémunérées.

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