30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 14:13

SUD éducation a pris connaissance du nombre de postes ouverts au concours cette année.

Les postes ouverts aux concours de recrutement du 2nd degré public (CAPES, CAPEPS, CAPLP, agrégation) baissent globalement de 6%. Dans le même temps, les postes ouverts au concours du 2nd degré privé augmentent de 15%.

Les disciplines sont impactées de manière différenciée. Les langues, notamment, sont particulièrement touchées (-12% en Anglais, -22% en Espagnol). Mais les disciplines les plus touchées sont celles qui sont sacrifiées par les réformes en cours, en particulier la réforme de la voie professionnelle : Lettres-histoire (-38%), Lettres-anglais(-50%), Espagnol (-50%), Économie-Gestion (-50%).

Le choix effectué par le ministère est clair et cohérent avec le reste de sa politique éducative :

  • rien pour le public, tout pour le privé !
  • mise en œuvre des réformes, et à marche forcée !

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :

  • des créations de postes à hauteur des besoins
  • la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat
  • l’abrogation des réformes du lycée général et technologique

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 10:54

En cas de besoin, 07 56 95 19 46

La plateforme de vote en ligne est remise en service depuis ce matin.

Il est donc de nouveau possible de voter à tous les scrutins.

/ !\ Certain-e-s utilisateurs et utilisatrices qui ont tenté de voter hier et qui n’ont pas réussi à aller au bout de la démarche de vote peuvent avoir en retournant sur la plateforme un problème d’accès, en particulier pour le vote CTMEN.

Voici la marche à suivre pour régler le problème.

1/ Ouvrir un navigateur, Mozilla Firefox ou Google Chrome.

La procédure est décrite pour Firefox, mais similaire avec Chrome.

2/ Une fois le navigateur ouvert, presser les touches suivantes :

Ctrl + Majuscule + Suppr

(Majuscule apparaît parfois comme Shift, suppr comme Delete).

La fenêtre suivante apparaît :

3/ Cliquer sur “la dernière heure”, et choisissez “tout”

4/ Puis dans la fenêtre suivante, cliquer sur “effacer maintenant”.

Vous pouvez retourner surhttps://elections2018.education.gouv.fr/portail/identification.htm

5/ Votez et faites voter SUD éducation !

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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 09:17

Pour ne laisser personne de côté, il considère que la transition énergétique doit se faire dans l’accompagnement social pour une écologie populaire.
Résultat, pas de changement de cap sur les choix déjà réalisés qui favorisent :

  • les plus riches avec la suppression de l’ISF, l’instauration d’une taxe forfaitaire sur les revenus financiers (la flat taxe).
  • les entreprises avec la casse du code du travail, la consolidation du CICE qui distribue 50 milliards aux entreprises qui gonflent les dividendes distribués aux actionnaires, les exonérations de la taxe carbone en particulier pour les entreprises les plus polluantes via le marché carbone.

Macron annonce la sortie des énergies fossiles d’ici 2050.
D’ici là, il aura disparu du paysage politique et c’est oublier qu’il a donné à Total l’autorisation de forages pétroliers exploratoires au large de la Guyane. Et pour flatter la fibre nationaliste et souverainiste, il met en avant l’importance de construire notre indépendance énergétique vis-à-vis des intérêts étrangers producteurs de pétrole. En attendant, il fait l’impasse sur l’absence de taxation du kérosène (transport aérien) et du fioul lourd (transport maritime).

Il affirme qu’il faut consommer moins d’énergie mais considère que le besoin de production électrique va s’accroître avec le développement de la mobilité électrique.
Il justifie ainsi la prépondérance du nucléaire en reprenant le discours du lobbie nucléaire, l’énergie décarbonée et à bas coûts oubliant là aussi le prix du démantèlement et les risques liés aux déchets nucléaires qui engagent pour des milliers d’année.
Il ne fait que confirmer la fermeture des deux réacteurs à Fessenheim et annonce celle de 12 autres dont les six premiers d’ici à 2030 c’est-à-dire au-delà de son quinquennat, une manière de renvoyer la responsabilité de ses engagements à d’autres.

Quelle crédibilité peut-on dès lors lui accorder quant à ses annonces de développement des énergies renouvelables. Au passage, il rappelle que l’hydraulique est une force pour nos territoires et pour la production d’électricité. Là encore, il fait preuve d’amnésie : il a lancé le projet d’ouverture à la concurrence et aux intérêts privés des barrages hydrauliques (gérés à 80% par EDF depuis 70 ans) sans même que la commission européenne l’y oblige.

En guise de réponse sur la fiscalité carbone, Macron propose d’adapter la taxe carbone à la fluctuation des prix du marché du pétrole. Or, la taxe flottante a déjà montré son inefficacité.

Enfin pour construire le nouveau modèle économique et social, il lance pendant 3 mois, une consultation au niveau national et territorial en associant élus, syndicats, associations et tous ceux qui veulent participer.

L’Union syndicale Solidaires a des propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique :
☛ Pour la justice fiscale, abandon des mesures favorisant les plus riches (flat taxe, ISF, CICE).
☛ Pour une fiscalité écologique juste socialement, c’est-à-dire qui taxe les plus riches et les processus de production coûteux en énergie et en transport et les entreprises les plus polluantes (industrie, transport aérien, maritime et routier)
☛ baisse des taxes sur les carburants qui touchent toute la population (la TICPE et TVA représentent près de 60%) et mise en place d’une véritable réforme fiscale reposant sur le principe de justice sociale, afin de financer les politiques écologiques et les besoins sociaux de la population. En tout état de cause un moratoire sur les dernières mesures de hausse est indispensable tant que le rééquilibrage pour une justice fiscale n’est pas réalisé.
☛ Pour un salaire minimum à 1700 € net, une augmentation de 400 € pour tous-tes, aucun revenu au dessous du seuil de pauvreté, l’abandon de la hausse de la CSG sur les retraites...
☛ Pour des services publics accessibles sur tout le territoire et à bas coûts...
☛ Pour le développement de transports écologiques par un maillage dense de lignes ferroviaires publiques et à bas coût
☛ Pour la transition écologique, soutien à la rénovation des logements pour l’efficacité et la sobriété énergétique

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 15:15
Contre le statut de directeur-trice

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 20:28

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:35

Nul ne peut nier aujourd’hui l’ampleur de la mobilisation des gilets jaunes, qui depuis samedi 17 novembre ont multiplié les blocages d’axes routiers. La mobilisation est partie de l’augmentation du prix de l’essence.

L’exaspération exprimée dépasse aujourd’hui largement ce point de départ. Une partie des mots d’ordre remet dorénavant en cause le mépris du pouvoir en place, les privilèges des plus riches, la faiblesse des salaires. En tant que syndicat ayant combattu les réformes des gouvernements successifs au service du patronat, les deux lois Travail, les budgets d’austérité, les contre-réformes du système éducatif, ces mots d’ordre nous parlent.

Extrême-droite dehors !

Bien évidemment, les comportements et invectives sexistes, racistes, islamophobes, lgbtqiphobes vus sur des blocages sont inacceptables. Pour nous, la lutte contre toutes les formes de discriminations et contre l’extrême-droite est une priorité. Il est urgent d’écarter l’extrême-droite de la mobilisation en cours.

Dans l’éducation nationale, nous sommes concerné-e-s

Sur nos lieux de travail, la mobilisation des gilets jaunes est sur toutes les lèvres. Et pour cause, les mots d’ordre concernent directement les personnels.

D’une part, toute une partie de la profession est amenée à faire un trajet long pour se rendre sur son lieu de travail : remplaçant-e-s dans le premier et dans le second degré notamment. Dans l’éducation nationale, les personnels pâtissent également du coût de l’essence, mais aussi et surtout de la destruction des transports en commun consécutive aux privatisations. La précarisation des emplois, y compris dans les services publics, éloigne les personnels de leur lieu de vie et amplifie les effets d’une mobilité quotidienne imposée.

D’autre part, le gel du point d’indice et la faiblesse des salaires en particulier en catégorie B et C concerne directement les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Tout le système éducatif est frappé par la destruction des services publics et des solidarités mis en œuvre par ce gouvernement.

Le gouvernement aux ordres du capital

SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, a des revendications pour lutter contre le réchauffement climatique, la dégradation de l’environnement et pour la transition écologique. Mais ce qui est sûr, c’est que le gouvernement, lui, ne s’attaque pas aux véritables responsables : il privatise et ferme les lignes de chemins de fer, promeut le transport en autocar, ne touche pas aux dividendes du fret maritime, des patrons-ne-s de la route, des entreprises les plus polluantes.

Contre ce gouvernement au service du patronat et certainement pas de l’environnement, SUD éducation revendique l’augmentation générale des salaires et des prestations sociales avec un passage immédiat du salaire minimum à 1700 euros et l’intégration des primes et indemnités aux salaires.

S’attaquer aux vrais responsables

Pour SUD éducation, il faut s’attaquer aux responsables du désastre :

– en taxant les revenus du capital, le transport aérien et maritime, les véhicules de luxe polluants, le transport poids lourd routier,

– par la création d’emplois non délocalisables,

la reconversion des transports polluants,

– une vraie politique du transport public accompagnée d’une vraie réflexion sur leur accessibilité par toutes et tous, notamment par un coût réduit des billets,

– la transformation des industries et de l’agriculture polluantes avec des aides pour les salarié-es et riverain-es concernées.

Transformer la société

Nous voulons une transformation profonde de la société. SUD éducation se bat pour une société plus juste, débarrassée du sexisme et des lgbtphobies, du racisme, de l’exploitation capitaliste, solidaire, égalitaire, autogestionnaire, et écologique. SUD éducation sera au côté de celles et ceux qui luttent dans ces combats.

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:26

Tract, autocollant, affichette de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/Statut-des-directeurs-rices-d-ecole-Non-aux-projets-du-ministere-8080.html 

Plusieurs rapports publiés cette année, dont le rapport Bazin-Rilhac du 1er août, viennent renforcer les dernières annonces ministérielles de changer le statut des directeur-rice-s d’école. Sous couvert de lutte contre les inégalités, il s’agirait de placer les directeur-rice-s d’école à un niveau comparable aux chef-fe-s d’établissement du second degré et de leur donner ainsi un statut hiérarchique. SUD éducation refuse catégoriquement ce projet. Vous trouverez dans cet article les analyses et le matériel de mobilisation de la fédération SUD éducation.

Création d’un statut de directeur-rice

En créant un corps nouveau recruté par concours, les directeurs-rices deviendraient responsables du pilotage pédagogique de l’école (c’est déjà le cas dans les textes) et seraient associé-e-s aux objectifs définis par la circonscription, avec un pouvoir accru dans les différents conseils qu’ils et elles président (conseil des maitre-sse-s, conseil d’école).

On passerait d’un-e directeur-rice, professionnel-le enseignant-e chargé-e de l’organisation pédagogique et du fonctionnement de l’école avec ou sans charge de classe, à un-e directeur-rice entièrement déchargé-e de classe se consacrant à des fonctions de management et déléguant les tâches de secrétariat à des aides administratives comme le préconise le rapport. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le statut qu’auront ces personnels en charge des tâches administratives. Par le passé, ils étaient des personnels recrutés sur la base de contrats précaires à temps partiel.

Vers le retour des EPEP et de la territorialisation

Ce projet n’est pas nouveau et pourrait prendre deux formes :

- Des regroupements d’école, les EPEP (Etablissement Public du Premier Degré) où il n’y aurait plus que des écoles primaires (maternelle et élémentaire réunies). Dans les zones rurales, cela se traduirait par la mise en réseau de petites écoles au sein de RPI (Regroupements pédagogiques intercommunaux) déconcentrés pour ensuite arriver à une fusion vers un même site.

- L’intégration des petites écoles dans un réseau piloté par le collège de leur secteur, les EPSC (Etablissement Public du Socle Commun), avec une organisation calquée sur celle des Réseaux d’éducation prioritaire. Présentée comme la volonté de donner davantage de continuité entre école et collège en adéquation avec la politique de cycles et en particulier celui du cycle commun école-collège (cycle 3 : CM1, CM2, 6ème), elle permettrait surtout de mutualiser le personnel administratif, les enseignant-e-s et les locaux. Les directeurs-rices deviendraient alors les adjoint-e-s du/ de la principal-e.

Notre analyse

On assiste aujourd’hui à une multiplication des tâches et à un alourdissement de la charge de travail des directeurs-rices d’école qui les cantonne à un rôle d’administrateur-rice et d’intermédiaire entre les inspections et les équipes et vide de son sens la mission de direction. Résoudre cette problématique par davantage de responsabilités ne va pas dans le sens d’un allègement de la charge de travail.

SUD éducation dénonce ce projet qui participe à la casse des statuts, renforce et multiplie les hiérarchies, met en concurrence les établissements et les personnels, participe à la liquidation des petites écoles en zone rurale, uniformise et formate les pratiques pédagogiques.

L’autorité hiérarchique et pédagogique du/de la directeur-rice d’école mettrait à mal la cohérence d’équipe et déposséderait les collègues de leurs pratiques pédagogiques. La mutualisation des postes et des moyens aurait pour conséquence des suppressions de postes.

SUD Education revendique à l’opposé de ces conceptions libérales, des directions collégiales d’école avec une répartition des tâches et une relation de travail horizontale, du temps de concertation pour les équipes, des moyens pour une école publique égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société, solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.

Les revendications de SUD Education

- la prise en charge collective des directions d’école

- du temps de concertation réel (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

- des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 20:18

4 pages, brochure, affichette, visuels, vidéo de la fédération SUD éducation

https://www.sudeducation.org/La-reforme-du-lycee-a-l-epreuve-de-sa-mise-en-oeuvre-Et-maintenant-on-se.html 

La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en oeuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education. À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

Vous trouverez dans cet article tout le matériel de la fédération SUD éducation pour discuter, échanger, convaincre... et se mobiliser !

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 16:46
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Publié le vendredi 23 novembre 2018 sur https://www.sudeducation.org/Une-militaire-a-la-DGESCO.html

Par un arrêté du 21 novembre 2018, Blanquer nomme une colonnelle cheffe
de service de l’instruction publique et de l’action pédagogique à la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO).

C’est donc une militaire qui sera chargée de définir et mettre en œuvre la politique pédagogique du ministère. Le message est clair : après la nomination d’un gendarme comme proviseur adjoint d’un lycée, des stages à l’armée pour les chef-fe-s d’établissement et pour les élèves. Le ministre vise, pour plaire aux franges les plus réactionnaires de la société, à militariser l’école.

SUD éducation dénonce cette nomination lourde de conséquences et appelle les personnels à refuser de devenir autant de sergentes et sergents recruteurs pour une armée en mal de vocations guerrières.

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 19:27

Plusieurs rapports publiés cette année, dont le rapport Bazin-Rilhac du 1er août, viennent renforcer les dernières annonces ministérielles de changer le statut des directeur-rice-s d’école. Sous couvert de lutte contre les inégalités, il s’agirait de placer les directeur-rice-s d’école à un niveau comparable aux chef-fe-s d’établissement du second degré et de leur donner ainsi un statut hiérarchique. SUD éducation refuse catégoriquement ce projet.

Création d’un statut de directeur-rice

En créant un corps nouveau recruté par concours, les directeurs-rices deviendraient responsables du pilotage pédagogique de l’école (c’est déjà le cas dans les textes) et seraient associé-e-s aux objectifs définis par la circonscription, avec un pouvoir accru dans les différents conseils qu’ils et elles président (conseil des maitre-sse-s, conseil d’école).

On passerait d’un-e directeur-rice, professionnel-le enseignant-e chargé-e de l’organisation pédagogique et du fonctionnement de l’école avec ou sans charge de classe, à un-e directeur-rice entièrement déchargé-e de classe se consacrant à des fonctions de management et déléguant les tâches de secrétariat à des aides administratives comme le préconise le rapport. Nous pouvons d’ailleurs nous interroger sur le statut qu’auront ces personnels en charge des tâches administratives. Par le passé, ils étaient des personnels recrutés sur la base de contrats précaires à temps partiel.

Vers le retour des EPEP et de la territorialisation

Ce projet n’est pas nouveau et pourrait prendre deux formes :

- Des regroupements d’école, les EPEP (Etablissement Public du Premier Degré) où il n’y aurait plus que des écoles primaires (maternelle et élémentaire réunies). Dans les zones rurales, cela se traduirait par la mise en réseau de petites écoles au sein de RPI (Regroupements pédagogiques intercommunaux) déconcentrés pour ensuite arriver à une fusion vers un même site.

- L’intégration des petites écoles dans un réseau piloté par le collège de leur secteur, les EPSC (Etablissement Public du Socle Commun), avec une organisation calquée sur celle des Réseaux d’éducation prioritaire. Présentée comme la volonté de donner davantage de continuité entre école et collège en adéquation avec la politique de cycles et en particulier celui du cycle commun école-collège (cycle 3 : CM1, CM2, 6ème), elle permettrait surtout de mutualiser le personnel administratif, les enseignant-e-s et les locaux. Les directeurs-rices deviendraient alors les adjoint-e-s du/ de la principal-e.

Notre analyse

On assiste aujourd’hui à une multiplication des tâches et à un alourdissement de la charge de travail des directeurs-rices d’école qui les cantonne à un rôle d’administrateur-rice et d’intermédiaire entre les inspections et les équipes et vide de son sens la mission de direction. Résoudre cette problématique par davantage de responsabilités ne va pas dans le sens d’un allègement de la charge de travail.

SUD éducation dénonce ce projet qui participe à la casse des statuts, renforce et multiplie les hiérarchies, met en concurrence les établissements et les personnels, participe à la liquidation des petites écoles en zone rurale, uniformise et formate les pratiques pédagogiques.

L’autorité hiérarchique et pédagogique du/de la directeur-rice d’école mettrait à mal la cohérence d’équipe et déposséderait les collègues de leurs pratiques pédagogiques. La mutualisation des postes et des moyens aurait pour conséquence des suppressions de postes.

SUD education revendique à l’opposé de ces conceptions libérales, des directions collégiales d’école avec une répartition des tâches et une relation de travail horizontale, du temps de concertation pour les équipes, des moyens pour une école publique égalitaire et émancipatrice qui s’inscrit dans un projet de société, solidaire, démocratique, débarrassée des inégalités.

Les revendications de SUD éducation

- la prise en charge collective des directions d’école

- du temps de concertation réel (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

- des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

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