12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:39
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le 6 septembre, le gouvernement a publié un décret qui crée une « allocation de formation pour les professeurs bénéficiant d’une formation pendant les périodes de vacance des classes », pour une période maximale de cinq jours.

Ce décret entérine la possibilité pour l’administration d’imposer une formation pendant les congés scolaires. Il s’agit d’une attaque de plus contre le temps de travail et le statut des personnels.

En réalité, le ministère contraint déjà bien souvent les enseignant-e-s à des formations obligatoires durant les vacances scolaires. C’est le cas pour certaines formations en lien avec la réforme du lycée général et technologique, comme celle imposée pour devenir enseignant en NSI en lycée (Numérique et sciences informatiques).

Si une allocation de 60 euros bruts par demi-journée est prévue, elle ouvre la porte à tous les abus de l’administration, car son versement n’est prévu que lorsque la formation a été suivie dans sa totalité. Un-e enseignante malade durant une telle formation de plusieurs jours perdrait non seulement une journée de salaire au titre de la carence de la sécurité sociale, mais aussi cette allocation.

Les suppressions de poste organisées par le ministère rendent plus difficile, voire dans certains endroits impossibles, les remplacements des enseignant-e-s partant en congé de formation. Plutôt que de créer les postes nécessaires, le ministère opte donc pour la même logique que la seconde heure supplémentaire imposée, le “travailler plus pour gagner plus”.

À rebours de ce projet autoritaire du ministre, SUD éducation défend une formation de qualité intégrée dans le service prévu par les statuts des personnels et fondée sur les échanges entre pair-e-s.

SUD éducation revendique l’abrogation de ce décret du 6 septembre portant sur l’allocation de formation pendant les congés.
SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser contre les attaques du gouvernement contre les statuts et les droits des fonctionnaires.
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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:34

 

Comme toutes les réformes des retraites depuis 1993, la nouvelle réforme annoncée est présentée comme inéluctable. Le gouvernement prétend qu’il y a trop d’inactifs, que le déficit ne cesse de se creuser, et que sans réforme le régime de retraite risque de s’effondrer.

Le gouvernement présente l’allongement de la durée de vie comme un problème, dont la solution toute trouvée est le recul de l’âge du départ en retraite ou la baisse des pensions. Pourtant, nous vivons dans un pays où plus de gens travaillent qu’il y a 40 ans et qui produit plus de richesses chaque année.

Plus égalitaire la réforme ? 

Le gouvernement présente sa réforme comme un système prétendument « universel », et donc plus juste. Pourtant les hauts salaires bénéficient toujours d’avantages fiscaux qui leur permettent une épargne individuelle et ainsi de compléter leur pension par capitalisation (avantage déjà prévu par la loi PACTE).

Le nouveau système veut passer pour équitable puisqu’un euro cotisé donnerait les mêmes droits pour tou-t-es. Mais si chacun-e pourra connaître ce qu’il-elle cotise, la valeur du point au moment de la liquidation sera, en réalité, différente d’une année sur l’autre, parce que la volonté de maintenir la part de richesse produite consacrée aux pensions devra rester constante (moins de 14 % du PIB) alors que le nombre de retraité-e-s va augmenter.

Une réforme perdant-perdant 

La prise en compte de la totalité de la carrière dans le calcul de la pension (au lieu des 6 derniers mois dans la Fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé) aggravera la situation de celles et ceux qui ont des carrières discontinues (emploi précaire, chômage, temps partiel …). Les femmes en particulier seront les premières victimes de cette réforme, en raison d’un salaire moyen plus faible sur l’ensemble de la carrière et de période non travaillées plus longues.

Dans la Fonction publique, l’intégration promise des primes dans le calcul de la pension pénalise les corps où les primes sont faibles voire quasi inexistantes, comme c’est le cas chez les enseignants-e-s (en particulier du premier degré). L’injustice est si flagrante que Macron lui-même a jugé utile de préciser qu’il y aurait des ajustements dans la prise en compte de leurs salaires (par la création nouvelles primes notamment). Il s’agit bien de déminer à l’avance ce sujet explosif. Ne nous laissons pas berner !

Cependant, aucune solution concrète n’est proposée. Le dernier rendez-vous salarial dans la Fonction Publique (2 juillet 2019) a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de revalorisation salariales, ce qui n’augure rien de bon. Les annonces ridicules de Blanquer lors de sa conférence de presse de rentrée sur les rémunérations ne rassureront évidemment personne.

Peu importe l’âge de départ autorisé (62, 64 ou plus), car il s’agirait de rester à “l’équilibre” : l’objectif du patronat est dans tous les cas de réduire les pensions pour que la solidarité lui coûte moins cher !

Nos revendications

-37,5 années de cotisations pour toutes et tous, public comme privé, et départ en retraite possible dans tous les cas à 60 ans à taux plein,
-Taux de remplacement net de 75% pour toutes et tous les pensionné-e-s,
-Pour des emplois stables à temps complet, contre toutes les formes d’emplois précaires, suppression des exonérations de cotisations accordées au patronat,
-Maintien et amélioration du système par répartition. Suppression de tous les avantages fiscaux et sociaux pour les fonds d’épargne salariale, assurance-vie et autres fonds de pension,
-L’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,

Contre la réforme des retraites, SUD éducation appelle à : 
-se réunir en Assemblée générale, heure d’information syndicale ;
-participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
-se mettre en grève et manifester le 24 septembre

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:24
Communiqué de la fédération SUD éducation

En effet, les 250 occupant-e-s actuel-le-s dont 60 enfants ont vu débarquer aux portes du squat les forces de police le mercredi 4 septembre dernier. Cette intimidation préfigure une expulsion prochaine.
Pour ces familles, ce type de logement est le dernier rempart avant la rue, il représente aussi malheureusement une alternative aux chambres d’hôtels mais en aucun cas il ne saurait se substituer à des logements décents que toute personne sur le territoire est en droit d’exiger de l’Etat et des services départementaux.
Les conditions de scolarité étant déjà précaires, elles sont devenues indignes suite à cette pression.

La fédération SUD éducation rappelle encore une fois que la France est signataire de la Convention Internationale des Droits de L’Enfant, qui garantit un accès de tout enfant sur le territoire à une scolarité décente. Ce droit doit être effectif également pour les enfants du Marais à Caen.

La fédération des syndicats SUD éducation exige la régularisation de toutes et de tous , et le relogement immédiat et pérenne de tou-te-s les occupant-e-s afin que les enfants puissent vivre et étudier sereinement.
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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:24

 

Communiqué intersyndical du 10 septembre 2019, FSU (SNES, SNEP, SNUEP, SNETAP), CGT (Educ’Action, agri, enseignement privé), Solidaires (SUD éducation, SUD rural-territoires, Sundep), SNALC, CNT, SYNEP-CFE-CGC, Snec-CFTC, SNFOLC, avec le soutien des Stylos rouges, de la chaîne des bahuts et de l’APSES

Dans de nombreuses opérations de communication, le Ministre de l’Education Nationale a fait de la rentrée 2019 « une belle rentrée », avec « pratiquement le moins de problèmes sociaux et d’organisation », tout en mettant en avant le « bien-être au travail », instrumentalisant les questions écologiques, se faisant même le Ministre de la revalorisation salariale, en annonçant une augmentation annuelle brute de 300 euros bruts.

Cette annonce est une imposture. Elle ne répond en rien à l’absolue nécessité d’une augmentation des salaires.

Dans les faits, la rentrée est bien loin du tableau idyllique dressé par Jean Michel Blanquer : 
- la conjonction de la hausse démographique et des suppressions de postes en 2019 a conduit à des classes toujours plus chargées en collège. 
- la mise en place de la réforme du lycée conduit à des organisations des enseignements d’une complexité inédite. Le groupe classe semble avoir disparu, ce qui rend difficile tout travail pédagogique cohérent. De nombreux élèves n’ont pas eu les spécialités ou options qu’ils désiraient, preuve que le lycée des possibles vanté par le Ministre n’est qu’un leurre. Après avoir passé un été à préparer de nouveaux programmes, les personnels découvrent, 9 jours après la rentrée, des recommandations institutionnelles pour l’application de certains programmes. 
- l’inclusion se fait dans des conditions déplorables. 
- l’apprentissage continue d’être promu dans la voie professionnelle aux dépens de la formation sous statut scolaire. La réforme et ses dispositifs (cointervention, chef d’ouvre) engendre une charge de travail accrue et présente de graves dangers pour l’avenir scolaire l et professionnel des jeunes.

Les contractuels sont durement touchés par les mesures budgétaires et les réformes : nos organisations dénoncent la vague de licenciement en cours. En publiant le texte instaurant la formation pendant les vacances en dépit d’un vote unanime contre en CTM, le Ministre montre que, loin de jouer l’apaisement, il continue de montrer un réel mépris pour nos professions.

Nos organisations dénoncent toutes les formes de pressions et de répressions touchant les élèves et les personnels. Elles soutiennent tous les collègues, ayant été mobilisés sur le baccalauréat ou le DNB qui seraient menacés et, en cas de sanction, les assisteront dans leur recours et appelleront toute la profession à soutenir les grévistes, y compris financièrement.

Le projet de réforme du gouvernement d’une retraite universelle par points, l’application de la loi de transformation de la Fonction publique pénalisent tous les salariés de l’Education nationale , leurs droits et statuts . Nos organisations syndicales s’y opposent.

Nos organisations continuent de refuser les réformes en cours, dans l’éducation (lycées, baccalauréat, deuxième heure supplémentaire obligatoire, formation continue pendant les vacances...), comme dans la fonction publique. Elles demandent l’abrogation de ces réformes, de la loi Blanquer et la loi de transformation de la Fonction publique.

Les mobilisations engagées depuis des mois doivent se poursuivre. Nos organisations apportent leur soutien aux initiatives en cours (grèves, assemblées générales et heures d’information syndicale) . C’est la raison pour laquelle elles ont déposé des préavis de grève pour défendre le service public d’éducation, le statut de la fonction publique, le code des pensions.

Elles conviennent de se revoir régulièrement pour engager ensemble des campagnes d’information et de mobilisation.

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:18
Tract SUD éducation

 

Les enseignant-e-s se sont mobilisé-e-s massivement contre les évaluations nationales de CP-CE1 imposées par le ministère l’année dernière. Ces personnels ont fait l’objet de nombreuses tentatives d’intimidation et de répression. Le ministre s’obstine dans son autoritarisme. Il donne cette année un caractère formel aux évaluations nationales en les inscrivant dans sa circulaire de rentrée. Une fois de plus, il oppose son mépris aux inquiétudes légitimes des enseignant-e-s. Ces évaluations sont pourtant été largement critiquables, tant du point de vu de leur contenu, que de leur passation ou de leur traitement sur les serveurs d’Amazon.

Des enseignant-e-s infantilisé-e-s et la liberté pédagogique bafouée

Le ministère prétend que ces évaluations nationales qui sont corrigées automatiquement permettraient de cerner au plus près les besoins de chaque élève afin de leur apporter une aide personnalisée. Or il est illusoire de prétendre individualiser l’aide aux élèves à partir de tests imposés d’en haut sans le consentement des équipes pédagogiques dans des classes aux effectifs surchargés. Ces évaluations sont mal conçues : des exercices trop longs, piégeux, incohérents avec le niveau attendu des élèves et qui, de plus, véhiculent des stéréotypes sexistes. Elles ne sont donc pas un outil au service des enseignant·es et de leurs élèves. Elles constituent ainsi une perte de temps et mettent les élèves en échec. Imposer un tel dispositif entre en contradiction avec les principes qui fondent l’engagement professionnel de nombreux·ses enseignant-e-s. En ce sens, il constitue une cause de souffrance au travail des personnels.
Qui plus est, la circulaire de rentrée prévoit d’ores et déjà d’imposer aux personnels de mettre en œuvre des actions de remédiation sur la base de ces évaluations biaisées, dont on peut supposer qu’elles seront une occasion de plus pour la hiérarchie d’accroître sa mainmise sur les pratiques pédagogiques des personnels. SUD éducation dénonce ces évaluations remettent en cause les compétences professionnelles des enseignant-e-s concepteurs et conceptrices de leur travail en les réduisant au rôle de simples exécutant-e-s.

Vers une culture de l’évaluation et l’école du tri social

Ces évaluations ne constituent en rien une aide pertinente pour enseigner mais démontrent la
volonté ministérielle de mettre au pas les enseignant-e-s. Nous l’avons mesuré l’année dernière : ces évaluations sont instrumentalisées par le ministère pour justifier ses orientations et renforcer son contrôle sur les personnels. C’est dans la remontée des réponses que se dévoile le danger de ces évaluations. Derrière un discours prétendument scientifique, le ministre entend normer les pratiques pédagogiques. Le lien avec les animations pédagogiques centrées sur les seuls “apprentissages fondamentaux” est évident.
Le ministre essaie une nouvelle fois de placer les écoles sous la tutelle chef-fe-s d’établissement de collège à travers la mise en place des cités éducatives en REP et REP+, et l’autonomie des personnels de direction s’accroît. Dans ce cadre, ces évaluations sont destinées à classer les établissements, les écoles et les équipes pédagogiques en fonction des résultats. Loin d’être réservées à un usage interne, ces mesures participent au renforcement des inégalités territoriales en imposant progressivement une « culture du résultat » qui permettrait de distribuer les bons et les mauvais points aux équipes enseignantes mises en concurrence.

SUD éducation revendique, contre cette vision managériale de l’école, des moyens pour une école égalitaire et émancipatrice.
SUD éducation continuera de s’opposer frontalement aux tentatives de mise au pas des personnels, et revendique la suppression des évaluations nationales imposées aux élèves, et aux personnels.
SUD éducation revendique, pour le respect de la liberté pédagogique, une formation continue, sur le temps de service, répondant aux besoins des personnels.
SUD éducation rappelle que les évaluations nationales » sont un non-sens pédagogiques et biaisées : elles sont le produit de l’idéologie libérale et réactionnaire du ministre, et appelle depuis le début à les refuser.
SUD éducation appelle les équipes à débattre ensemble du refus :
• de faire passer les évaluations telles quelles,
• de faire remonter les résultats.
Ne restez pas isolé·e·s, contactez votre syndicat SUD éducation
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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 10:13

Madame, Monsieur,

Les évaluations nationales en classes de CP et CE1 mises en place l’année dernière sont maintenues bien que leurs résultats déclarés « encourageants » soient contestés par les spécialistes. Imposées par le ministère en début d’année scolaire et courant janvier, elles sont de notre point de vue (comme de celui de nombreux-ses enseignant-e-s et chercheur-se-s) critiquables et ne constituent pas un outil pertinent.

En effet, les exercices répétitifs et peu motivants ne sont souvent pas adaptés, les temps de réponse limités sont une source de stress pour vos enfants.

De plus, des évaluations nationales corrigées automatiquement ne permettent pas d’apporter de l’aide en classe à nos élèves. Pourtant, chaque jour nous mesurons leurs progrès à travers les situations d’apprentissages que nous construisons. C’est une attaque contre la liberté pédagogique.

Ces évaluations constituent un outil de plus de fichage des élèves. Les remontées informatiques des réponses livrent des données sensibles. Bien qu’anonymes, elles sont liées aux adresses des écoles. Cela servira à classer les écoles et les équipes pédagogiques en fonction des résultats. Elles sont hébergées sur les serveurs d’une compagnie multinationale, Amazon, en dehors de tout contrôle public.

Pour ces raisons, nous vous invitons à nous rencontrer pour évoquer collectivement cette question et les réponses à y apporter.

Nous vous remercions par avance de votre compréhension et votre soutien.

 
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Published by SUD 61
3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 18:27
Tract de SUD éducation

 

La circulaire du 5 juin dernier, présentée par les ministres Blanquer et Cluzel comme une grand avancée pour les personnels n’est que de la poudre aux yeux. Pour les AESH, c’est toujours la précarité qui est à l’ordre du jour. En cette rentrée, SUD éducation fait le point.

Le PIAL, rentabilisation à marche forcée des personnels au mépris du service rendu.

Incapable de proposer un statut suffisamment attractif pour pourvoir tous les postes comme de se donner les moyens de répondre aux besoins des élèves et de leur famille, Blanquer se retranche, avec la création des PIAL, dans une stratégie d’optimisation des ressources au mépris des conditions de travail des AESH comme des élèves suivis. Là où une solution individuelle est nécessaire, le ministre répond « mutualisation » !Les économies ne doivent se faire ni au détriment des conditions de travail, ni à celui du service rendu.

Pour les AESH, SUD éducation revendique :

  • Un vrai statut intégré à la Fonction publique de l’État avec la titularisation sans conditions de diplôme ou de nationalité.
  • l’arrêt du recrutement de personnels non-titulaires
  • une augmentation des salaires avec une entrée dans le métier à 1700€ nets et de véritables évolutions salariales tout au long de la carrière.
  • la fin des temps incomplets imposés et la reconnaissance des « tâches invisibles » des AESH (formation – coordination…) qui permettent de constituer un temps complet.
  • l’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires qu’importe la durée du contrat
  • des moyens pour une véritable formation initiale et continue
  • de meilleures conditions d’affectation :
    • Création de commissions paritaires pour les affectations des AESH pour garantir le droit à la mobilité
    • Affectation sur 2 établissements au maximum
    • Constitution d’une brigade de remplacement AESH - l’étude en CCP de tous les cas de non-renouvellements
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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 10:49
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Lors de la conférence de presse de ce mardi à l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre n’a apporté aucune réponse aux revendications des personnels. Il s’est contenté d’un exercice d’autopromotion consistant à essayer de verdir son image.
Cette tentative ne révèle que l’ampleur du discrédit du ministre et son affaiblissement.
Au-delà d’un rappel laborieux de mesures déjà anciennes, le ministre a multiplié contre-vérités et annonces floues au contenu idéologique inquiétant.

C’est particulièrement le cas en ce qui concerne la sécurité des personnels et des élèves. Le ministre fait un nouveau pas dans la surenchère rhétorique réactionnaire. Le ministre annonce ainsi la possibilité de scolariser les enfants en classe relais sans l’accord des familles, et des contrats intitulés “Protocole d’accompagnement et de responsabilisation des parents”. Il s’agit une nouvelle fois de stigmatiser les enfants des classes populaires. À cela s’ajoute la future circulaire tripartite intérieur / justice / éducation,
La scolarisation obligatoire à 3 ans présentée comme “mesure de justice sociale” est un leurre, alors que 98% des élèves sont déjà scolarisés en maternelle.
Le ministre vante le métier d’Assistant-e d’élève en situation de handicap (AESH) qui serait devenu une “carrière”, alors que ces personnels sont privés du statut de fonctionnaire et subissent les temps partiels imposés pour une rémunération mensuelle qui n’atteint qu’exceptionnellement l’équivalent d’un SMIC. Dans ce cadre, le ministre prétend qu’un-e AESH “attend” chaque élève à la rentrée. C’est évidemment faux : les services de l’Éducation nationale demandent dans plusieurs départements aux chef-fe-s d’établissement de ne surtout pas rappeler aux familles qu’elles doivent elles-même faire les demandes d’attribution d’AESH, espérant économiser ainsi des postes au détriment des élèves les plus vulnérables.
La volonté gouvernementale de démantèlement du régime des retraites est manifeste et la stagnation salariale pèse sur les conditions de vie des personnels. Dans ce contexte, le ministre Blanquer tente de faire passer pour une augmentation de 700 millions d’euros au profit des salaires ce qui n’est qu’une augmentation mécanique du montant attribué à la masse salariale. Ses annonces sur les salaires reposent essentiellement sur des primes non-intégrées au traitement et ne revêtent aucun caractère concret.
Alors que les revendications des personnels et des élèves en matière d’écologie sont fortes, le ministre se contente de gesticulation et de mettre l’accent sur la responsabilité individuelle. Il y a pourtant beaucoup à faire dans les écoles et les établissements scolaires : qualité de la nourriture servie dans les restaurants scolaires, isolation des locaux, radon, amiante… autant de sujets sur lesquels le ministre demeure muet.

Enfin, le ministre a mis en œuvre ses réformes délétères pour le service public d’éducation contre la mobilisation des personnels par la grève tout au long de l’année scolaire dernière par les personnels. Une fois imposées, il prévoit de mettre en œuvre des “comités de suivi”, comme autant de tentatives d’instrumentaliser les organisations syndicales pour qu’elles servent de caution à la politique ministérielle.

SUD éducation ne rentrera pas dans ce jeu de dupes, et en cette rentrée se place résolument au côté des personnels qui expriment toujours des revendications d’abrogation des réformes Blanquer.

L’heure est donc à la mobilisation. Des AG sont dores et déjà prévues lors des journées de pré-rentrée, ce qui doit être l’occasion de débattre de la grève et de sa reconduction, dans l’ensemble des secteurs de l’éducation.

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 10:45
Préparons la rentrée : SUD éducation appelle à reprendre la mobilisation
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

L’année scolaire 2018-2019 s’est achevée sur une mobilisation d’une ampleur inédite dans l’éducation, autour de la grève des examens et de la rétention de notes. Elle a été le point d’orgue d’une mobilisation tout au long de l’année scolaire : contre la réforme du lycée professionnel en septembre, contre les réformes des lycées et Parcoursup en hiver, et bien sûr la mobilisation massive, en particulier dans le premier degré, contre la loi Blanquer au printemps. 

Ces mobilisations n’ont certes pas obtenu satisfaction sur toutes les revendications portées par les personnels, loin de là. Cependant, elles ont permis d’obtenir l’abandon, du moins pour l’heure, du projet d’Écoles publiques des savoirs fondamentaux, qui auraient fait des principaux-ales de collèges les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles, en plus de l’inspection de l’Éducation nationale. Elles ont également obtenu le retrait des dispositions nauséabondes introduites par le Sénat concernant l’interdiction faite aux mères voilées d’accompagner des sorties scolaires ou la suppression des allocations familiales pour les élèves en décrochage scolaire.

Au-delà de ces victoires, c’est un rapport de force massif entre les personnels et le ministère qui se construit. Ce rapport de force ne doit pas s’arrêter là : les revendications d’abrogation des contre-réformes sont toujours d’actualité, comme l’ensemble des revendications pour les droits des personnels et pour une école publique, gratuite, laïque et émancipatrice. Au-delà de l’école, de nouveaux mauvais coups vont pleuvoir, même si certains ont été retardés par l’ampleur du mouvement des gilets jaunes : réforme de la fonction publique, de l’assurance-chômage, et bien sûr des retraites.

L’heure est donc à la mobilisation. Des AG sont dores et déjà prévues lors des journées de pré-rentrée, ce qui doit être l’occasion de débattre de la grève et de sa reconduction, dans l’ensemble des secteurs de l’éducation. Et avant cela, l’université d’été des enseignant-e-s et de l’éducation organisée à Vincennes (94) les 26, 27 et 28 août, doit être une réussite, et lancer dans les meilleures conditions cette rentrée de mobilisation, de la maternelle à l’université. 

SUD éducation appelle donc l’ensemble des personnels à : 

  • participer à l’université d’été des enseignant-e-s et de l’éducation organisée à Vincennes (94) les 26, 27 et 28 août, et en particulier le 28 au matin à la coordination nationale de pré-rentrée des AG et collectifs contre les réformes Blanquer ;
  • organiser partout des assemblées générales à l’occasion des pré-rentrées le vendredi 30 août, et mettre en débat la reprise du mouvement de grève et sa reconduction, dans l’ensemble des secteurs de l’éducation.
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:57
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

SUD éducation a appris par voie de presse que le ministre prévoit la fermeture de 400 écoles rurales. 150 seront la conséquence d’une décision du ministre. Les 250 autres fermetures correspondent à des projets de fusions et de regroupement d’écoles décidés par des collectivités locales avec l’accord du ministère. La majorité de ses écoles supprimées seront regroupées dans des Regroupements d’écoles concentrées, sortes de gigantesques complexes scolaires.

Une fois de plus, le ministre de l’Éducation nationale est pris en flagrant délit de mensonge ! En avril, il déclarait “nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée”, qualifiant cette annonce “d’énorme”. Il reprenait ainsi une déclaration de Macron annoncée en pleine crise des gilets jaunes.
Cette déclaration n’avait alors trompé personne : le ministre essayait simplement de persuader les personnels du premier degré de ne pas se mobiliser contre les réformes et la loi Blanquer. Aujourd’hui, il est confirmé que le ministre de l’Éducation nationale ment éhontément, une fois de plus.

SUD éducation dénonce cette nouvelle étape de démantèlement du service public d’éducation qui conduit à la désertification des campagnes et qui oblige les personnels et les élèves à de longs déplacements.

SUD éducation revendique au contraire de cette orientation libérale portée par le ministre : 
- la fin immédiate des fermetures d’école et de classe. 
- une implantation équilibrée sur tout le territoire d’un service public d’éducation laïque, gratuit, et émancipateur, en particulier d’écoles élémentaires et maternelles. 
- des créations massives de postes, à la hauteur des besoins.
SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser contre ces destructions de classes et d’écoles, au côté des parents d’élèves et de leurs associations.

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