19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 22:11

Contre la casse du service public de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche !

SUD éducation apporte son soutien à l’organisation des États généraux des facs et des labos en lutte, reproduit ci-dessous.

Après Parcoursup et la hausse des frais d’inscription pour les étudiant-e-s étranger-e-s, le gouvernement accélère la destruction du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) avec la préparation de la loi de programmation pluriannuelle pour la recherche (LPPR).

Mobilisons-nous ! Non à la LPPR ! Non à la dégradation des services publics ! Oui à un service public de l’ESR de qualité pour toutes et tous. Non à cette réforme des retraites inéquitable !

La LPPR : une remise en question profonde de l’université publique

Fin janvier 2020, sera discutée la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche. Les rapports préparatoires annoncent notamment, pour les enseignant-e-s et chercheurs-euses :

- la modulation de service obligatoire,

- le non-paiement des heures complémentaires,

- l’évaluation des services d’enseignement en crédits ECTS (European Credits Tranfer System) et non plus

en volume horaire (fin des 192h de service),

- l’instauration d’un système de régulation collectif des charges d’enseignement au niveau de la composante

(UFR, faculté, département) en y intégrant les laboratoires (les « excellents » en recherche ayant moins de

charges d’enseignement au détriment des soit-disant « moins excellents »),

- le recrutement de personnels via des CDI-chantier (un CDI prenant fin avec le financement du projet de

recherche) et des titularisations encore plus rares et tardives (« tenure track »)

- le renforcement de la logique managériale avec des dotations aux unités en fonction de l’évaluation

HCERES et la multiplication des primes variables.

Ces rapports sont consultables ici : http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article8548, ainsi qu’une analyse critique de leur contenu : http://blog.educpros.fr/julien-gossa/author/julien-gossa/

L’accentuation des financements par projets, de la concentration des ressources dans certains pôles et de la multiplication de contrats à durée déterminée vont accroître d’autant plus la pression au travail des personnels administratifs et techniques, dans les universités et les établissements de recherche. Cette loi

renforcera encore la précarisation et la surcharge de travail pour l’ensemble du monde académique. Dans un courrier du 22 novembre 2019, la Cour des comptes a explicitement demandé que la LPPR permette d’augmenter de 9% le temps de travail des BIATSS dans les universités (sans augmentation des salaires !) et de contrôler davantage les congés et le temps de travail effectif.

La LPPR est aussi une nouvelle étape dans la mise en place d’une Université à deux vitesses, pénalisant la plupart des étudiant-e-s. Quelques universités d’excellence seront encore mieux financées, avec des statuts dérogatoires (recrutement hors CNU en particulier), des primes au rendement et attireront des étudiant-e-s d’origine favorisée. Mais la majorité des étudiant-e-s, notamment celles et ceux issus des classes populaires n’auront accès qu’à un système universitaire délaissé, limité au niveau licence pour l’essentiel, avec des personnels toujours plus précaires, sans moyens pour mener à bien leurs recherches.

La LPPR dégradera donc les conditions de travail et d’études pour toutes et tous, et elle favorisera les inégalités et les discriminations, à l’Université et au-delà.

Cette loi s’inscrit dans les transformations de l’université enclenchées par la Loi de responsabilité des Universités (LRU) de 2007 et poursuivies par la loi Fioraso de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2013. Ce qui se dessine pour tous les personnels (enseignant-e-s, BIATSS, ITA, chercheurs-euses), c’est la remise en cause du statut de fonctionnaire, qui seul protège la liberté d’exercice des missions

d’enseignement et/ou de recherche et la réduction drastique du nombre de postes. Le gouvernement a d’ailleurs publié un décret le 1 er janvier 2020 autorisant le licenciement des fonctionnaires par rupture conventionnelle ! Et pour les étudiant-e-s, une sélection accrue (loi ORE) et l’extension de l’augmentation des frais d’inscriptions des étudiant-e-s.

Au nom d’une supposée excellence, qui signifie en réalité la marchandisation de l’université, on continue donc de détruire le principe d’un enseignement et d’une recherche ouverte à et au service de toutes et tous.

Contre la précarité pour toutes et tous : construire une mobilisation d’ampleur

Au fond, les contre-réformes proposées pour l’université ne sont pas différentes de celles qui détruisent petit à petit l’ensemble des services publics. Elles s’accompagnent d’une accentuation de la précarité des étudiant-e-s comme des salarié-e-s, contractuel-le-s et vacataires de l’université, et de la réduction du nombre de fonctionnaires – comme le prévoit la loi de l’École de la confiance de 2019 où une part beaucoup plus importante de la formation sur le terrain des futur-e-s enseignant-e-s servira à combler le manque d’enseignant-e-s titulaires. D’autres réformes s’inscrivent dans cette logique et visent spécifiquement notre secteur :

- La fin des ESPE et la réforme des concours d’enseignements qui vont accroître la précarité des professeur-e-s des 1er et 2d degrés,

- L’obligation de la certification en anglais pour les licences, qui annonce la mort des enseignements d’autres langues, la technicisation de l’enseignement de l’anglais et l’externalisation au privé de cette partie des études,

- La réforme des IUT qui annonce la fin des DUT.

Au-delà, la logique néolibérale qui préside à ces politiques est la même que celle de la contre-réforme des retraites (système par capitalisation au profit des fonds d’investissement) ou encore celle de l’assurance chômage. Or, ces deux réformes affectent également notre secteur :

- Dans un secteur où l’entrée en poste se fait entre 30 et 35 ans au minimum, avec des carrières en pointillées avant cette tranche d’âge, la réforme des retraites nous va directement nous toucher en nous faisant perdre un millier d’euros par mois environ à l’âge de la retraite.

- Dans un secteur où de nombreux précaires comptent sur l’assurance-chômage pour assurer les mois de non-paiement des heures d’enseignement, pour finir une thèse ou une recherche que l’on a pas eu le temps de terminer pendant la durée d’un contrat, la réforme de l’assurance-chômage va rendre encore plus difficiles les conditions de vie de nombreux-euses travailleurs et travailleuses de l’ESR.

Concernant l’université, ces contre-réformes sont combattues partout dans le monde, que ce soit au Chili ou au Québec pour ne citer que deux exemples récents. En France, de nombreuses mobilisations locales ont déjà lieu, pour des recrutements pérennes de postes de BIATSS ou d’ITA et contre l’augmentation de

leur temps de travail sans contrepartie par exemple, et les mouvements lycéens et étudiants contre Parcoursup en 2018 et celle des carrés rouges (contre la hausse des frais pour les étudiant-e-s non européen-ne-s) en 2019 ont dénoncé l’ensemble de ces contre-réformes.

Pour ce faire, nous proposons de réunir en région parisienne les 1er et 2 février 2020 des

ÉTATS GENERAUX DES FACS ET DES LABOS EN LUTTE.

Ces États généraux, qui se dérouleront en plusieurs étapes à partir de ces dates, constitueront un point d’appui pour décider ensemble de l’avenir de nos milieux de travail et d’étude, alors que le projet de loi sera discuté à l’Assemblée Nationale. Ils visent à construire (avec les salarié-e-s, les vacataires, les étudiant-e-s, les syndicats, les collectifs, les sociétés savantes...) une mobilisation durable dans le secteur

de l’enseignement et de la recherche - et à tisser des liens entre les revendications, luttes et mobilisations spécifiques à l’université, et celles d’autres services publics et qui traversent l’ensemble de la société.

Organisons des Assemblées générales locales en janvier 2020 dans nos labos, nos universités, avec l’ensemble des personnels et des étudiant-e-s pour les préparer, débattre de ces projets de loi qui nous concernent, faire voter des motions dans les instances qui nous représentent, afin d’interrompre le processus de destruction en cours et poser les bases de la reconstruction d’une Université ouverte.

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 22:06

Dans un contexte de crise sociale et climatique, les réponses du gouvernement sont largement en deçà des enjeux. Pire : elles contribuent à aggraver ces crises.

Le épreuves communes de contrôle continu en sont un exemple criant.

La correction numérique des copies E3C présente un coût écologique très important. Elle suppose en effet l’équipement massif en scanners de haute qualité, alors même que chaque salle de classe ne dispose toujours pas d’un poste informatique fonctionnel. Le ministère n’a évidemment pas envisagé le coût écologique de la numérisation, l’envoi par courriel, le téléchargement, la consultation, le stockage de ces données sur des serveurs.

La procédure de correction numérique pour les évaluations E3C constitue une surcharge de travail importante pour tous les personnels. Les personnels qui devront corriger les copies verront leur charge de travail s’alourdir. Chacun-e sait en effet que corriger des dizaines de copies sur écran ne permet pas une correction efficace. Les personnels administratifs quant à eux se verront contraints de numériser les centaines de copies, alors que ces agent-e-s croulent déjà sous la charge de travail. Ce sont ces mêmes catégories de personnels qui devront ensuite se charger de conserver les copies dans des locaux qui n’existent pas encore.

Les conditions de transmission, de stockage et de transmission des données numériques posent évidemment problème, quand on sait que le ministère est capable de faire héberger ses données chez Amazon dans le cas des évaluations nationales.

Cette nouvelle injonction au numérique est une aberration environnementale, dans un contexte où la jeunesse s’est mobilisée lors des différentes grèves climat internationales et lors des semaines d’action pour exiger la fin des politiques au profit des capitalistes qui produisent le dérèglement climatique. Le ministre Blanquer et son gouvernement, au lieu de répondre à l’urgence climatique, multiplient les mesures qui renvoient à la responsabilité individuelle, comme le dispositif des écodélégués dans les établissements scolaires.

Sud éducation revendique :

- l’annulation des E3C, polluantes, pénibles, sources de stress et de dégradation des conditions de travail et d’étude ;

- Une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires afin que ceux-ci permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 21:52

Lettre commune « Évaluations CP CE1 »,

A l’attention de M. Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse

Monsieur le Ministre,

Les évaluations standardisées imposées en CP-CE1 dépossèdent les enseignant·e·s de leur métier et génèrent du stress aussi bien pour les Professeur·e·s des Écoles, qui ne sont donc plus concepteurs ou conceptrices mais exécutant·e·s, que pour les enfants qui pour nombre d’entre eux et elles dès la rentrée scolaire sont placé·e·s en situation d’échec. De surcroît, les résultats sont analysés par des logiciels qui disent aux enseignant·e·s comment travailler avec leurs élèves, alors même que leur métier consiste à interpréter les productions de leurs élèves pour adapter leurs enseignements. A la suite, des pseudo-formations sont imposées non pas pour renforcer la professionnalité enseignante mais pour réduire la réflexion à l’examen des résultats de ces tests. Ces formations, au prétexte de répondre aux manquements de nos enseignements, s’emparent de tout l’espace de formation.

Par ailleurs, nous constatons des pressions sur les collègues de la part de leur hiérarchie, pouvant aller parfois jusqu’à des menaces, relatives à la non-passation de la première phase des évaluations et la nonremontée des résultats.

De plus, le ministère a communiqué les résultats comme étant très satisfaisants. Or, à la lecture attentive des données de la DEPP, il en est tout autrement ! Si quelques résultats positifs sont notés ils se révèlent être de très faible ampleur au vu des moyens déployés.

C’est l’ensemble de ce système d’évaluation et ses finalités que nous dénonçons. Système qui génère un pilotage par l’évaluation de l’enseignement et de l’enseignant·e engendrant ainsi une mise en concurrence des équipes et des écoles. Par conséquent, c’est un resserrement du métier d’enseignant·e qui s’opère dès la formation sur des savoirs étriqués et des pratiques standardisées. Le fait que l’immense majorité des enseignant.e.s ait fait passer les évaluations standardisées ne doit pas laisser entendre que ceux-ci et celles-ci les soutiennent ou les valident. Ce qui est dénoncé, c’est la négation de la professionnalité enseignante, c’est l’appauvrissement des contenus d’enseignement desservant particulièrement les enfants les plus éloignés de la culture scolaire, ce qui conduira inévitablement à une augmentation des inégalités scolaires.

Nous vous demandons de bien vouloir nous recevoir afin que nous puissions échanger avec vous sur tous ces retours et nos inquiétudes.

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 14:18

Publié le vendredi 17 janvier 2020 sur https://www.sudeducation.org/Determine-e-s-jusqu-au-retrait.html

 La mobilisation se poursuit semaine après semaine pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur-euse-s, de la jeunesse... De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes.

 Malgré les annonces du premier ministre et après 6 semaines d’un mouvement social inédit, dont nous nous félicitons, la population soutient toujours majoritairement la mobilisation contre ce projet absurde et injuste (60% de soutien, au baromètre Harris Interactive du 14 janvier). La communication gouvernementale visant à nous expliquer à nouveau que ce projet est « juste et simple » se heurte à une opinion publique qui voit bien qu’il s’agit de nous faire travailler plus longtemps pour des pensions plus basses.
 Sous la pression de la mobilisation, le gouvernement tente de nouveau de leurrer les enseignant-e-s sur des hausses possibles de salaires, sous forme de primes, mais le ministre de l’Éducation n’a donné aucune réponse concrète aux organisations syndicales qui demandent d’ouvrir de réelles négociations sans préalable pour des augmentations de salaire sans contrepartie et concernant tous les personnels.
 C’est pourquoi les organisations syndicales CGT Éduc’action, FAEN, FNEC-FP-FO, FSU, SUD éducation appellent à réunir des assemblées générales pour continuer et amplifier encore la mobilisation afin d’obtenir le retrait de ce projet.
 Nos organisations appellent l’ensemble des personnels de l’éducation à poursuivre et renforcer la grève y compris reconductible là où les salarié-e-s le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir.
 Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.


 

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 13:20

Depuis le 5 décembre, un mouvement de grève historique s’est enclenché dans de nombreux secteurs professionnels. Plus d’un mois plus tard, le gouvernement est toujours incapable de rassurer les collègues sur les impacts de la réforme. Pas surprenant car tout le monde a bien compris que cette réforme n’est qu’idéologique et comptable. Son objectif : nous faire travailler plus pour gagner moins et ouvrir la voie à la retraite par capitalisation.

Dans l’éducation, un mépris jamais égalé

Après avoir affirmé que les estimations de notre simulateur étaient mensongères, Jean-Paul Delevoye lui-même a concédé que les pensions des enseignant-e-s pourraient chuter d’au moins 30 % (avant qu’il ne nous quitte pour se consacrer à ses « oublis » de déclarations). De son côté, Blanquer annonce chaque matin que nous serons augmenté-e-s mais toujours sans aucun engagement. Malgré les annonces relayées avec complaisance dans les médias, AUCUNE garantie ne nous a été donnée jusqu’à présent. Pire, les quelques miettes que Blanquer nous jette sont liées à des conditions inacceptables : révision de notre temps de travail (réduction des vacances, remise en cause du temps de service), révision des missions, voire instauration de primes au mérite, individualisation des carrières etc.

Travailler plus pour gagner moins : pour nous c’est non !

« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! »

« Les caisses sont déficitaires »

FAUX ! Le Conseil d’Orientation des Retraites lui-même le souligne. Ajoutons que ce sont les politiques de cadeaux fiscaux sans contreparties (CICE, ISF, flat taxes…) et d’encouragement à l’évasion fiscale (plus de 100 miliards par an) qui creusent un déficit factice dans nos caisses de retraites !

« Le système par points est plus simple et juste pour tou-te-s »

FAUX ! Privé et public seront dans la même galère !
• En prenant en compte l’ensemble de la carrière au lieu des 6 derniers mois dans le public (25 meilleures années dans le privé), tout le monde sera perdant et verra ses années de chômage et de temps partiel faire baisser sa pension. Cela affectera particulièrement les femmes, encore une fois !
• En limitant le budget global à 13,8 % du PIB, malgré la hausse démographique, le gouvernement veut nous faire croire qu’en coupant un gâteau en 6 ou en 40 parts, cela revient au même.
• Avec une prise en compte bien trop restreinte de la pénibilité.
• En instaurant un âge pivot à 64 ans, qui concerne même ceux et celles né-e-s avant 1975, alors que cela correspond à l’espérance de vie en bonne santé et que seul-e-s 30 % des 60/64 ans trouvent un travail !
Enfin, on s’étonne que les policier-e-s et les militaires, etc. soient exonéré-e-s d’un système si égalitaire !

« Les privilégié-e-s des régimes spéciaux assèchent les caisses »
FAUX ! Cette mise en concurrence des professions n’est qu’un leurre pour tirer tout le monde vers le bas. Les régimes spéciaux ne concernent que 3 % des actifs et actives ! Et c’est d’ailleurs leur suppression qui va nous obliger à compenser leurs caisses, le nombre d’actif diminuant avec la suppression du statut pour les nouveaux entrants…

« Tout le monde est contre les régimes spéciaux »
FAUX ! Et toi ? Tu accepterais de travailler de nuit jusqu’à 64 ans, d’être éloigné-e de ton foyer 3 nuits par semaine comme c’est le cas pour les conducteurs et conductrices de trains ou d’avoir une espérance de vie de 58 ans comme les égoutier-e-s. Non ? Les régimes spéciaux prennent en compte la pénibilité des métiers. Ils devraient plutôt être étendus !

« Il y a trop de retraité-e-s par rapport aux actifs »
FAUX ! Exit le principe de solidarité avec les plus fragiles et entre les générations : est-ce qu’on dirait « il y a trop d’enfants/d’handicapé-e-s par rapport au nombre d’actifs"? Cette guerre des générations est encore amplifiée par la proposition de clauses du grand-père.
Nous ne serons pas celles et ceux qui auront sacrifié les générations suivantes !

Le véritable objectif : la capitalisation

En réalité, ce projet idéologique ne vise qu’à faire des économies sur notre dos et à ouvrir le marché des retraites aux grands fonds de pensions privés et aux gestionnaires d’actifs comme Black Rock mais aussi Axa et bien d’autres. Aux États-Unis, des routiers viennent de perdre leurs retraites suite à la déclaration d’insolvabilité de leur fond !
Plutôt que d’assurer l’équilibre en augmentant les salaires et en imposant l’égalité salariale femmes/hommes, le gouvernement prévoit un nouveau cadeau aux riches. Au-delà de 120 000 euros, on divisera la part de cotisation par 10 (2,8%). Plus encore qu’une incitation à la capitalisation, cette proposition inacceptable exonère les plus riches de toute solidarité et constitue une perte de 3,8 milliards de cotisations par an. Durant la période de transition, ces hauts revenus continueront à bénéficier de la redistribution sans même cotiser ! Au total, on peut estimer le coût annuel de la réforme à 67 milliards d’euros soit une baisse du financement global de 22 % !

Une grève historique et déterminante

Dans l’éducation où nous avons été 700 000 en grève le 5 décembre et nombreux/ses à reconduire comme dans d’autres secteurs, cette grève marquera l’histoire du mouvement social par sa longueur et sa détermination. Dans les transports, les salarié-e-sont bien compris les enjeux actuels et sont en grève depuis plus d’un mois. Alors que le mouvement n’a pas cessé pendant les vacances à la RATP et la SNCF, dans la culture (BNF, musées) et dans d’autres secteurs, nous devons tout mettre en œuvre pour poursuivre le mouvement dans l’éducation jusqu’au retrait ! Sans rapport de force, l’ensemble des salarié-e-s sera perdant face à cette réforme.

Imposons un autre avenir !

Le projet du gouvernement est également d’anéantir toute contestation sociale et syndicale à l’image de ce qu’a pu faire Thatcher dans les années 80. Nous ne pouvons nous permettre de perdre !

Nous appelons donc tou-te-s les collègues à prendre leurs responsabilités pour ne pas se demander plus tard si nous aurions pu empêcher le massacre. Nous pouvons gagner. Le fait que le gouvernement modifie à la marge son projet est la preuve qu’il peut céder.

SUD éducation appelle à :

  • se mettre massivement en grève reconductible dès à présent ;
  • participer à l’ensemble des actions et manifestations interprofessionnelles prévues mercredi 22 et jeudi 23 janvier ;
  • le vendredi 24 janvier, jour de présentation du projet de loi, doit être une journée ;
  • particulièrement forte de grève générale, de blocages et de manifestations ;
  • organiser partout des Assemblées générales pour préparer les suites.
Jusqu’au retrait !
- - - - - -
Fédération SUD Éducation
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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 12:57

42 JOURS PLUS TARD :
UN MOUVEMENT MAJORITAIRE ET INEDIT !


La mobilisation se poursuit les 14, 15 et 16 janvier pour le retrait du projet de réforme des retraites, entraînant chaque jour de nouveaux travailleur.euses, de la jeunesse,... De nombreuses initiatives se tiennent sur tout le territoire : grève, manifestations, rassemblements, piquets de grève, etc… rassemblant à nouveau plusieurs centaines de milliers de personnes. […]

Nos organisations appellent l’ensemble   du   monde   du   travail   et   la   jeunesse   à   poursuivre   et   renforcer   la   grève   y   compris reconductible là où les salarié.es le décident. Elles appellent à des actions de grève, de convergences interprofessionnelles sur tout le territoire, les 22 et 23 janvier. Elles proposent d’organiser dans toutes les villes des « Retraites aux flambeaux » ou autres initiatives le jeudi 23 au soir. 
Elles appellent à faire du vendredi 24 janvier, date du conseil des ministres qui devrait examiner le projet de loi, une journée massive de grève et de manifestation interprofessionnelle.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 10:59

Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Les journées des 14, 15 et 16 janvier ont été une fois de plus l’occasion pour les personnels de l’éducation de participer massivement aux actions interprofessionnelles contre le projet de réforme de retraites par points. De nombreux personnels sont, à travers l’ensemble du territoire, en grève reconductible pour obtenir le retrait du projet. La journée du jeudi 16 janvier, avec d’importantes manifestations interprofessionnelle, est un point d’orgue de cette nouvelle semaine de mobilisation.

Les annonces du gouvernement n’ont convaincu personne, qu’il s’agisse :

  • des annonces d’Edouard Philippe d’un “vrai-faux” retrait de l’âge pivot renommé “âge d’équilibre”, dont le caractère purement manœuvrier ne trompe personne ;
  • des annonces de Jean-Michel Blanquer sur les rémunérations (sans calendrier déterminé, sans chiffrage, renvoyées à une future loi, prévoyant une redéfinition des missions et ne concernant que les enseignant-e-s) ; les personnels ont de toute façon perdu toute confiance en ce ministre.

Les personnels de l’éducation seront très fortement impactés par le projet de réforme, que ce soit en termes d’âge de départ à la retraite, comme l’ensemble des salarié-e-s, ou en terme de niveau de pensions. Comme ailleurs, les femmes seraient les grandes perdantes. C’est pourquoi la revendication des personnels est, plus que jamais, le retrait pur et simple de la réforme.

Par ailleurs, de nombreux personnels s’organisent actuellement pour s’opposer aux réformes en cours et en particulier à la mise en oeuvre des épreuves anticipées du baccalauréat (E3C) et du projet de loi de programmation pluri-annuelle de la recherche (LPPR), ce qui permet d’agréger de nouveaux personnels à la mobilisation en cours.

La mobilisation se poursuit dès la semaine prochaine, à l’appel de l’intersyndicale interprofessionnelle CGT-FO-FSU-CFE-CGC-Solidaires et des organisations de jeunesse UNEF-UNL-FIDL-MNL. Pour SUD éducation, les personnels doivent s’emparer de ce calendrier pour poursuivre et amplifier la grève reconductible jusqu’à la victoire. Face à ce gouvernement qui joue l’épreuve de force, seul un véritable blocage économique permettra d’obtenir le retrait du projet Macron-Delevoye et le renforcement des solidarités.

SUD éducation appelle l’ensemble des personnels à :

  • se mettre massivement en grève reconductible dès à présent ;
  • participer à l’ensemble des actions et manifestations interprofessionnelles prévues mercredi 22 et jeudi 23 janvier ;
  • le vendredi 24 janvier, jour de présentation du projet de loi, doit être une journée particulièrement forte de grève générale, de blocages et de manifestations
  • organiser partout des Assemblées générales pour préparer les suites
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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 10:57
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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 10:56

Rappel : Aujourd'hui 16 janvier dès 11h30 à Alençon, rassemblement intersyndicale à la halle au blé. Moment d'échange convivial près d'un barnum, avec petite restauration.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 10:54
Aujourd'hui 16 janvier à 18h30
Déambulation départ place Foch « Retraites en lambeaux, retraite aux flambeaux »
Apportez de quoi vous éclairer « à la lanterne »... pour un défilé photogénique, habillé-es en guenille. Prévoir également des balais et de quoi faire du bruit."
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