13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 08:27
Expression de la fédération SUD éducation

 

M. Blanquer, Ministre de l’éducation nationale, a réagi le 5 décembre aux résultats de l’évaluation internationale PIRLS. Le ministre tire prétexte de cette publication pour relancer son offensive idéologique sur la lecture et contre la liberté pédagogique. Les réponses du ministre sont ineptes et inquiétantes.

Cette enquête cherche à évaluer « l’aptitude à comprendre et à utiliser les formes du langage écrit que requiert la société ». Le ministre y répond par les mêmes vieilles recettes des programmes de 2008 : une réaffirmation de la nécessité d’une dictée quotidienne, le renforcement de l’étude de la grammaire, la récitation quotidienne en élémentaire, le vocabulaire en maternelle… Pourtant l’enquête affirme que les élèves des écoles françaises déchiffrent plutôt bien et qu’ils et elles sont capables de retrouver des informations dans un texte. Ce sont les capacités de compréhension, de décontextualisation, d’application au monde réel qui font défaut. La réponse du ministre est donc complètement décalée et purement idéologique.

L’enquête propose plusieurs pistes d’explication, dont le rapport à la lecture dans la société et les familles et le type d’exercices proposés aux élèves, trop peu axés vers la compréhension. Le rapport pointe surtout le manque de formation continue des enseignant-e-s en France, ce que SUD éducation ne cesse de dénoncer. À cela le ministre répond par les 18 heures annuelles, ce qui est quantitativement ridicule et qualitativement le plus souvent extrêmement pauvre. Et quand on sait que le ministère voudrait que la moitié de ces heures soient effectuées en distanciel devant un ordinateur, on mesure l’inanité de la réponse.

Puisque c’est désormais sa solution à tous les problèmes de l’école, Blanquer met en avant le dédoublement des CP et CE1 en Rep et Rep+ dès l’an prochain. Macron a pourtant rappelé que les dédoublements ne seront effectifs que “dans le quinquennat”. Le Projet de Loi de Finances 2018 en atteste. Du reste, cette promesse prête à sourire au vu des coupes budgétaires qui touchent tous les services publics. Mais surtout, cette mesure ne saurait masquer le reste des politiques de réduction des postes et de suppression des dispositifs existant comme les « Plus de maîtres que de classes ». En se focalisant sur les CP et CE1 en Rep et Rep+, toutes les autres classes sont négligées. Les capacités de compréhension en lecture ne sont pourtant pas acquises en deux ans, loin s’en faut.

Le ministre, qui avait promis qu’il ne réformerait pas les programmes, annonce désormais que finalement, oui, il va les changer. Quand on sait que les programmes qu’ont suivi les élèves évalué-e-s par cette enquête sont ceux de 2008 – sans doute les pires depuis des décennies – que le même Blanquer a mis en oeuvre alors qu’il était directeur de la Dgesco, on peut être inquiet-e-s pour l’école publique et pour les élèves.

Surtout que le ministre veut confier les programmes et la formation à un comité scientifique centré sur les sciences cognitives, au détriment de toutes les approches pédagogiques complexes et collectives des apprentissages. Le principal objectif de ce comité sera de produire des évaluations nationale à foison : en début de CP, au milieu du CP, en fin de CP, au début de CE1, en 6ème… SUD éducation a déjà expliqué pourquoi nous refusons ces évaluations nationales, incompatibles avec les valeurs et les pratiques d’une école égalitaire, émancipatrice et autogestionnaire que nous promouvons.

Enfin, le tour autoritaire de la politique du ministère se manifeste en toute clarté dans son projet de contrôle des manuels scolaires. Le conseil scientifique à la botte du ministère donnera un label aux manuels scolaires. Ce label sera réservé aux manuels qui respecteront la nouvelle doctrine d’État en matière d’enseignement, en premier lieu sur la lecture, cherchant ainsi à imposer la méthode syllabique. Car notre ministre l’affirme : « notre institution doit indiquer le cap. La liberté pédagogique ce n’est pas l’anarchisme pédagogique ».

SUD éducation dénonce cette offensive réactionnaire du Ministre de l’éducation nationale sur l’école primaire. Nous appelons à constituer un vaste front de lutte en défense de l’école publique et de la liberté pédagogique.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 21:27

Contre la répression des universitaires qui ont signé une pétition pour la paix !

En Turquie, ce mardi 5 décembre 2017, le procès de 150 universitaires accusé-e-s de « propagande terroriste » a commencé et durera plusieurs mois. Ce que l’État turc leur reproche ? Avoir signé une pétition dénonçant le massacre de civils par les forces de sécurité turques dans les villes du Kurdistan nord et demandant la reprise des discussions pour la paix entre le gouvernement et les Kurdes. Ce qu’ils encourent ? Jusqu’à 7 ans et demi de prison.

La fédération sud éducation réitère sa solidarité avec tou-te-s les enseignant-e-s, syndicalistes, journalistes, militant-e-s ou simples citoyen-ne-s en lutte pour leurs droits dans une Turquie où la dérive dictatoriale de l’État n’est plus à démontrer. Nous appelons également le gouvernement français à prendre ses responsabilités et à dénoncer tout partenariat avec la Turquie, ainsi qu’à prendre des sanctions contre l’État turc et ses représentant-e-s tant que ceux-ci continueront à bafouer impunément les droits humains.

Une première victoire pour Nuriye Gülmen et Semih Özakça

La fédération Sud éducation adresse toutes ses félicitations et son soutien à Nuriye Gülmen et à Semih Özakça. Les deux enseignant-e-s, licencié-e-s lors des purges après le coup d’État en Turquie, ont fait 270 jours de grève de la faim, après avoir épuisé tous les recours légaux pour récupérer leur travail. Après avoir manifesté pacifiquement plusieurs semaines, ils ont été incarcéré-e-s au motif de faire partie d’une organisation terroriste. Après 6 mois de détention dans des conditions éprouvantes, le tribunal a finalement rendu son verdict. Semih Özakça est acquitté. Nuriye Gülmen est condamnée à 6 ans et 3 mois de prison mais libérée sous contrôle judiciaire en attendant le verdict de la Cour d’Appel.

Les deux enseignant-e-s considèrent que c’est une première victoire, même si leur revendication de réintégration dans la fonction publique n’a pas été satisfaite et nécessitera de poursuivre leur combat.

La fédération Sud éducation soutient les initiatives suivantes :

Partager l’appel à solidarité : des informations sont disponibles sur le site de l’association Solidarité UP ! (Solidarité avec les Universitaires pour la Paix et Défense des Droits Humains en Turquie) : http://solidarite-up.org/

Signer la pétition pour soutenir le boycott des universités complices de la répression en Turquie : https://academicboycottofturkey.wordpress.com/petition/

Informer les organisations professionnelles ou le conseil d’administration de votre université pour qu’elles agissent contre les institutions complices telle le Scientific and Technological Research Council of Turkey (TUBITAK : www.tubitak.gov.tr/en).

Soutenir financièrement les enseignant-e-s-chercheur-euse-s démis-e-s de leurs fonctions en faisant un don au syndicat qui les soutient, ici https://www.youcaring.com/

Participer aux actions de solidarité organisées en Europe. Retrouvez l’agenda des manifestations de soutien publié par l’association Solidarité UP !

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 21:11

Des super-bénévoles pour faire tourner les établissements scolaires ?

Dans l’Éducation Nationale, un personnel sur cinq travaille sous contrat précaire, renouvelable d’année en année, sans bénéficier des mêmes droits que leurs collègues fonctionnaires. Ces personnels effectuent des missions d’enseignement, de surveillance en Vie Scolaire, d’accompagnement des élèves en situation de handicap, d’orientation…et leur nombre va continuer d’augmenter avec l’annonce du gouvernement de la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat Macron. Dans un même temps, le ministre de l’Éducation Nationale a annoncé à la rentrée 2017 le développement d’un nouveau « statut » encore plus précaire, celui des Services Civiques, dont le nombre devrait être porté à 350 000 d’ici 2018.

Le recours au Service Civique est un moyen pour l’Éducation Nationale de contourner les contraintes déjà maigres qui existent dans le droit public et dans le Code du Travail pour l’employeur. Avec un salaire d’un peu plus de 500 euros par mois pour 24 à 48 heures de travail réparties sur 6 jours, sans accès aux droits fondamentaux des travailleur-euse-s, tels que les droits syndicaux et les droits sociaux, le Service Civique, c’est l’esclavage !

Les offres d’emploi publiées sur les sites des académies et sur www.service-civique.gouv.fr montrent bien que les Services Civiques effectuent des missions de service public pérennes, d’enseignement et d’éducation. Un collège cherche par exemple deux personnels en Service Civique pour accompagner des projets d’éducation à la citoyenneté et pour participer à la lutte contre le décrochage scolaire avec un temps de travail hebdomadaire de 30h de travail pour 580 euros pendant 7 mois. Une école maternelle recrute un personnel en Service Civique pour contribuer à l’inclusion des élèves en situation de handicap. On assiste donc à une précarisation aggravée des métiers de l’Éducation Nationale alors que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et toutes les missions d’éducation nécessitent de vraies formations dans le cadre d’un emploi statutaire.

La Fédération des syndicats SUD éducation appelle tous les personnels de l’Éducation Nationale à :

Se mobiliser pour réclamer les créations de poste nécessaires dans nos établissements scolaires ;

Lutter pour la titularisation de tou-te-s les précaires ;

Refuser le recours aux Services Civiques.

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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 17:08

Plan étudiant : qu’est-ce qui va changer ?

- Chaque lycéen-ne pourra faire jusqu’à dix vœux d’orientation non-hiérarchisés. Deux semaines seront consacrées au projet d’orientation en Terminale. Compilés, ces vœux seront ensuite étudiés par le conseil de classe du second trimestre et le/la chef-fe d’établissement rendra un avis sur chacun d’entre eux pour ensuite le transmettre aux établissements de l’enseignement supérieur via une « fiche Avenir ».

- Le nombre de places dans chaque formation sera fixé par le recteur. Le tirage au sort et l’algorithme d’affectation automatique sont supprimés, les dossiers des lycéen-ne-s sont consultés par les équipes pédagogiques des établissements où ils souhaitent étudier.

- Leur sélection se fera sur la base des « attendus » fixés pour chacune des formations avec des critères de type : filière de bac, notes dans certaines matières, cinq derniers bulletins de note, lettre de motivation, notes au bac de français, investissement associatif, ou encore suivi d’un MOOC présentant la filière.

- Dans les formations sélectives (CPGE, DUT, BTS, écoles…) les réponses possibles aux élèves demeurent les mêmes : Oui, Non, En attente (liste d’attente).

- Dans les formations « non-sélectives », les universités vont choisir des élèves qui remplissent ces « attendus ». S’il leur reste des places, elles doivent accepter d’autres élèves, mais en conditionnant leur inscription à l’acceptation d’un parcours pédagogique spécifique, par exemple une année de mise à niveau. L’étudiant-e devra donc faire une espèce « d’année zéro » allongeant la durée de son cursus universitaire.

- Pour les élèves qui n’auront eu aucune place car leurs attendus n’auront pas été jugés bon par les universités demandées, une commission rectorale d’accès au supérieur se réunira chaque semaine pour leur proposer des affectations dès les résultats du bac.

- Les universités pourront proposer aux étudiant-e-s des parcours à la carte via les « contrats de réussite pédagogique » : remise à niveau, cursus pluridisciplinaire, accéléré ou accompagné, de durées variables… le tout supervisé par un « directeur des études » par grand champ disciplinaire qui pourra faire évoluer ce contrat de réussite pédagogique.

Ce plan étudiant est une remise en cause du libre accès à l’enseignement supérieur. Il introduit purement et simplement la sélection à l’entrée à l’université.

Individualiser les parcours c’est établir une concurrence entre les élèves, mettre en place des pré-requis, et donc accentuer encore la sélection sociale et les inégalités.

Non au tri dès le lycée !

Afin de guider les élèves dans leurs choix d’orientation, le projet de loi prévoit la nomination dès décembre d’un second-e professeur-e principal-e dans chaque classe de Terminale. Leur mission est de conseiller les élèves en matière d’orientation, de choix de filières et de compiler leurs vœux pour étude approfondie lors du conseil de classe du second trimestre.

Une partie du travail d’orientation et de sélection reviendrait aux enseignant-e-s des lycées : accompagnement des élèves dans le choix des filières, avis lors des conseils de classe devenant des conseils d’orientation, etc.

Cela impliquerait encore une surcharge de travail. De plus, alors que les PSY-EN donnent des conseils aux élèves, les enseignant-e-s auraient de fait un poids décisionnel dans l’orientation des élèves. Le rôle des enseignant-e‑s n’est pas de se transformer en auxiliaire de la sélection sociale : nous refusons ce travail de tri !

Les conséquences de cette réforme vont être une accentuation du processus de tri social et l’exclusion des classes populaires de l’enseignement supérieur.

Pour un vrai service public d’orientation

Le conseil et l’accompagnement à l’orientation nécessite des qualifications spécifiques : c’est le rôle des conseiller-e-s d’orientation (devenu-e-s Psy-EN). 
Pourtant aujourd’hui cette mission est de plus en plus deléguée aux enseignant-e-s tandis que les conditions de travail des collègues Psy-EN se dégradent : augmentation des missions, baisse du nombre de postes, regroupement et fermeture des CIO et multiplication du nombre d’établissements couverts par un-e même Psy-EN. D’autre part, le projet de loi prévoit la mise en place d’un tutorat des lycéen-ne-s par… des services civiques !

SUD éducation revendique des moyens pour un service public d’orientation : réouverture des CIO, embauche de personnels titulaires et formés pour assurer ce travail auprès des élèves.

Des universités sous pression

L’annonce d’un investissement d’un milliard d’euros à destination de l’enseignement supérieur et de la recherche est un leurre. Y figurent 450 millions d’euros déjà budgétisés sous forme d’appels à projet : toutes les universités n’en bénéficieront pas, n’y auront droit que celles dont les projets sont en adéquation avec les volontés gouvernementales.

Il reste donc 550 millions d’euros budgétisés sur 5 ans pour accueillir près de 3 millions d’étudiant-e-s d’ici à 2025 !

C’est totalement insuffisant, d’autant qu’aucune garantie n’existe sur les recrutements de personnels titulaires. Bien au contraire, les contrats précaires, contractuels ou vacataires, se multiplient à tous les étages : enseignant‑e‑s, personnels techniques, administratifs et des bibliothèques. Les conditions de travail et d’étude des personnels et des usager-e‑s des universités se sont fortement dégradées ces dernières années.

Ces quinze dernières années, les choix gouvernementaux en matière d’enseignement supérieur et de recherche sont clairs : l’université doit s’adapter au marché.

Les collègues enseignant-e-s/chercheurs-euses à l’université accompliraient le reste du travail de sélection en examinant un nombre de dossiers incalculables (tous les choix non hiérarchisés devant a priori être examinés !).

La réforme du Bac, c’est l’adaptation du Bac à une université sélective

Ce projet de loi s’articule enfin aux annonces faites par Blanquer au sujet du Bac. D’une part, le contrôle continu serait renforcé, le contrôle terminal étant réduit à quatre disciplines.

Or, nous savons très bien avec le précédent des lycées professionnels que cela créerait des bacs « territoriaux », et donnerait donc une valeur différente aux bacs de centre-ville et aux bacs estampillés « ZEP ».

D’autre part, le Bac ne serait plus la conclusion des études secondaires, et ainsi le premier niveau de qualification ouvrant à des droits dans le monde du travail, mais il serait la porte d’entrée vers la sélection dans le supérieur. Un bac modulaire qui ouvrirait les portes de telle ou telle filière en fonction des modules validés.

SUD éducation appelle les personnels à se réunir afin de discuter des modalités d’actions contre ce Plan étudiant qui constitue un recul sans précédents du droit aux études supérieures.

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 13:19

5 833 postes sont proposés aux concours externes de l’enseignement secondaire 2018, contre 7 315 en 2017 (dont 1602 n’ont pas été pourvus). Le gouvernement supprime donc 2580 postes aux concours du 2nd degré, soit une baisse de près de 20 % en moyenne. Cette baisse atteint 37,5 % en Arts plastiques et 28 % en documentation. La baisse du nombre de poste ne concerne pas simplement les disciplines déficitaires mais bien l’intégralité des concours (CAPES, CAPEPS, CAPLP, CAPET, Agrégation).

La multiplication des missions des personnels enseignants, notamment avec la mise en place de la sélection à l’entrée de l’université, s’accompagne donc d’une baisse des recrutements, ce qui ne fera qu’augmenter la charge de travail des personnels en poste.

Le gouvernement justifie cette réduction par une volonté d’augmenter le niveau de recrutement. Sauf que les besoins existent et que le nombre de collègues contractuel-le-s ne fait qu’augmenter. Ils et elles sont actuellement 8,9 % dans le secondaire et le recours à la précarité enseignante est désormais en train de se développer dans le primaire.

Cette baisse ne permettra pas de répondre à la hausse du nombre d’élèves attendue pour la rentrée 2018. Dès lors, deux choix s’offrent au gouvernement : soit surcharger toujours plus le nombre d’élèves par classe, soit avoir recours à des professeur-e-s contractuel-le-s de façon encore plus massive.

La réduction du nombre de postes aux concours réduit d’autant les débouchés professionnels pour un nombre conséquent d’étudiant-e-s. La mise en place de la sélection à l’entrée de l’université ainsi que la baisse drastique des postes ouverts dans tous les concours de la fonction publique précarisent un peu plus une génération dans un contexte de chômage de masse et de destruction du droit du travail.

Nous exigeons que le gouvernement ouvre un nombre de postes permettant de subvenir aux besoins de l’enseignement secondaire. Nous souhaitons également que des mesures soient prises pour améliorer la formation des futur-e-s enseignant-e-s comme des personnels en poste.

Les fédération SUD éducation et Solidaires étudiant-e-s revendiquent :

  • la titularisation sans conditions de tout-e-s les précaires de l’éducation nationale et l’arrêt du recrutement de personnels précaires ;
  • l’ouverture d’un nombre de postes aux concours permettant de subvenir aux besoins réels de l’enseignement et la réduction des effectifs par classe
  • une transformation de la formation des enseignant-e-s, avec deux années de formation rémunérées, une entrée progressive dans le métier (avec 1/3 temps maximum de service pour les stagiaires, un tiers temps de formation la première année d’exercice en titulaire, et 3 semaines de formation par an sur le temps de travail après les premières années d’entrée dans le métier).

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 19:01

Communiqué du syndicat SUD éducation Limousin du 5 décembre 2017

Résultats médiocres pour les écoliers français : la dernière enquête Pirls (Progress in International Reading Literacy Study) qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays les place à la 34e place en compréhension de lecture. Seuls, la France et les Pays-Bas ont régressé depuis quinze ans.

Face à cette situation dramatique, le ministre actuel de l'Education Nationale aurait pu prendre ses responsabilités et déclarer par exemple que la hausse incessante des effectifs d'élèves dans les classes ne favorise pas les apprentissages.

Il aurait pu déclarer aussi que la fermeture répétée de nombreuses écoles dans le pays n'y contribue pas non plus ; que la précarisation des personnels, et en particulier des enseignant.e.s, n'est en fin de compte pas favorable aux apprentissages des élèves, et qu'il serait bien préférable de former correctement des enseignant.e.s titulaires.

En résumé, il aurait pu déclarer que la dégradation perpétuelle des conditions de travail pour les élèves et les personnels explique en grande partie ces résultats ; que le dysfonctionnement actuel de l'école publique est la conséquence inéluctable des politiques d'austérité mises en place depuis plusieurs décennies.

Mais il ne l'a pas fait.
Il ne l'a pas fait, parce qu'il sait que la dégradation de l'école publique contribue au transfert progressif de l'enseignement vers le privé, la marchandisation progressive de l'école étant à l'ordre du jour du programme capitaliste.
Et il a préféré annoncer le retour de la dictée obligatoire, mesure stupide et élitiste s'il en est, cet exercice ultra-traditionnel favorisant immanquablement les élèves les plus à l'aise et traumatisant le plus souvent les élèves en difficulté.
Ces propos sont totalement irresponsables et mettent en danger les apprentissages du plus grand nombre d'élèves : il sont l'équivalent d'une démission face à l'ampleur du problème posé.
Sud éducation Limousin demande donc à ce que le ministre reste cohérent : qu'il démissionne effectivement.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 10:17

Une campagne se développe contre un stage de formation syndicale organisé par le syndicat départemental SUD éducation 93. Le fonctionnement de la fédération des syndicats SUD éducation laisse entière l’autonomie de chaque syndicat, en particulier en matière de pratiques syndicales et de politique d’action, notamment sur le contenu des formations locales.

Le ministre de l’éducation nationale s’est exprimé devant l’Assemblée nationale ce mardi 21 novembre. Il y a notamment dénoncé que la fédération SUD éducation ne se soit pas désolidarisée de SUD éducation 93. La fédération SUD éducation tient à faire une mise au point sur un certain nombre de contresens opérés par le ministre à cette occasion.

Contre le racisme d’État

Nous avons pris connaissance de l’intention de M. Blanquer de porter plainte pour diffamation contre le syndicat SUD éducation 93 au motif que celui-ci utilise le terme de “racisme d’État”. Si le ministre veut attaquer en justice toutes les organisations qui utilisent ce terme, la fédération SUD éducation en fait partie. En effet, son dernier congrès, en 2015, s’est donné parmi ses objectifs de combattre le racisme d’État, outil de division des travailleurs et des travailleuses. [1]

Cette expression fait débat, car pour certain-e-s elle renvoie à des systèmes racistes officiels tels que le régime de Vichy ou les États d’apartheid. La législation française ne correspond effectivement pas à ces critères, puisque dans la loi l’égalité de toutes et tous est formellement proclamée et les actes et propos racistes sont interdits.

Ce que notre congrès dénonçait c’est « un système inégalitaire et le "deux poids deux mesures" », un ensemble de politiques institutionnelles, qui font système, et qui permet d’affirmer que l’État dans lequel nous vivons est bien, dans les faits, raciste, au sens où il reproduit, poursuit et aggrave des situations de discriminations racistes, directes et indirectes. Ainsi, le rapport au premier ministre de juin 2016 « Les discriminations dans l’accès à l’emploi public », établit l’existence de discriminations fondées sur les origines ou sur les lieux d’habitation dans l’accès aux emplois publics. [2] La Cour de cassation a condamné l’État pour les contrôles au faciès. Les discriminations dans l’accès au logement sont établies. Etc.

“Racisé-e” = “victime du racisme”

Le terme “racisé” est dénoncé par Jean-Michel Blanquer comme impliquant une vision raciste de la société, alors que c’est exactement l’inverse. Ce terme lui aussi fait débat, mais c’est un terme désormais en usage installé dans les sciences sociales. Il désigne le processus social qui attribue une race à certaines personnes, et qui les discrimine sur cette base.

Affirmer qu’il y a des personnes racisées, ce n’est en rien affirmer l’existence réelle de races, c’est uniquement reconnaître, pour la dénoncer, l’existence d’un racisme systémique (c’est à dire d’un racisme qui ne se résume pas à des actes individuels). “Racisé” signifie en résumé : “victime du racisme”. C’est en ce sens qu’il a été utilisé dans deux textes adoptés par notre dernier congrès fédéral.

La non-mixité est un outil

Le stage de SUD éducation 93 n’est interdit à personne. Il propose deux temps “non-mixtes”, pour permettre aux personnes qui subissent le racisme de se regrouper. 
Cet outil de la non-mixité choisie a été mis en œuvre et explicité par la génération fondatrice du Mouvement de Libération des Femmes. Dans des écoles nordiques, les espaces de jeux sont investis en non-mixité. En France, certain-e-s enseignant-e-s mettent en place des moments de non-mixité choisie (certains cours d’EPS, interventions d’éducation sexuelle…).

Ce qui vaut pour le sexisme vaut également pour le racisme. La non-mixité choisie a également été utilisée dans le mouvement pour les droits civiques aux Etats-Unis d’Amérique.

La non-mixité choisie et temporaire est une stratégie de résistance politique à des dominations structurelles telles que le racisme ou le sexisme. Elle libère la parole, la sécurise, permet une mise en confiance. Elle donne de la force pour affronter les situations de discriminations et les stéréotypes. [3]

Le ministère contre les discriminations ? Chiche !

Nous nous réjouissons de voir que M. Blanquer saisit à bras le corps la lutte contre les discriminations. Nous espérons donc que les contrôles policiers au faciès pendant les sorties scolaires, les refus de scolarisation d’enfants migrants, les inégalités de progression de carrière entre femmes et hommes dans l’éducation nationale comme ailleurs cesseront au plus vite et que plus un-e seul-e de nos élèves ne dormira à l’hôtel ou dans la rue.

Nous sommes dans l’attente d’actions concrètes pour lutter contre les inégalités territoriales, pour garantir l’égalité du droit à l’éducation, avec une carte élargie de l’éducation prioritaire (incluant les lycées) et un label sur des critères nationaux et transparents, des moyens pérennes et des droits pour tou-te-s, des postes et des seuils d’effectifs contraignants, permettant la réduction des effectifs par classe.

Enfin, nous constatons que le ministère qui devait recevoir la fédération SUD éducation le mardi 21 novembre a annulé deux heures avant ce rendez-vous prévu de longue date préférant le même jour communiquer par médias interposés. Notre fédération comptait y porter des sujets sur lesquels les personnels attendent des réponses et notamment questionner la DGRH sur la réforme du bac et de l’orientation post-bac, l’annualisation des CUI et reclassement des stagiaires, le reclassement des agents dans les nouveaux échelons PPCR et la mise en oeuvre ou non du protocole, la pénurie de médecins de prévention, les atteintes au secret médical, la reconnaissance des accidents du travail, les nouvelles modalités d’évaluation des personnels. Y répondre n’était manifestement pas la priorité du jour.

De la maternelle à l’université, SUD éducation continuera à porter en toute autonomie ses revendications pour les personnels et le service public.

Contre le libéralisme, contre toutes les discriminations, contre toutes les inégalités. Pour une autre société, une autre école : publique, gratuite, laïque, égalitaire et émancipatrice.

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 09:35

Nous aurions pu consacrer notre déclaration à la réforme du bac et à la sélection à l’université ou encore évoquer la plainte pour diffamation que M. Blanquer envisage de porter contre notre syndicat pour avoir utilisé le terme de « racisme d’état » ou bien encore évoquer notre inquiétude quant à l’accompagnement futur des élèves en situation de handicap et pour les personnels précaires qui s’y consacrent ; mais nous avons finalement souhaité parler des violences faites aux femmes dans l’Education Nationale et ailleurs.

A l’heure où la parole se libère au sujet du harcèlement structurel que subissent les femmes, la responsabilité de l’Education nationale doit être questionnée dans la mesure où les programmes, les préconisations en la matière ne sont pas respectées. Les trois séances obligatoires sur l’éducation à la sexualité par an par niveau de la maternelle à la terminale ne sont pas mises en place dans les établissements.
De nombreux textes (Code de l’éducation, circulaires de 1999 et de 2003) rappellent que ces enseignements doivent être effectués même s’ils sont insuffisants car ils peuvent être trop théoriques voire véhiculer certains clichés.
Nous savons que l’éducation est un des meilleurs moyens de lutter contre les stéréotypes sexistes, qui produisent discriminations et violences.

Depuis 2011, des partis, des associations et des groupes liés au milieu réactionnaire catholique (Sens commun, La Manif Pour Tous, Citizengo) exercent une forte opposition auprès du Ministère de l’Education Nationale pour supprimer cette éducation à la sexualité et cette déconstruction des stéréotypes de l’école au lycée : retrait des ABC de l’Egalité ; pressions sur les enseignant-es ; révision du contenu des cours de SVT ; baisse des moyens financiers aux associations intervenant dans les établissements auprès des élèves… Ces opposant-es sont porteur-ses de violences en nous imposant une société binaire dont les femmes et les élèves sont victimes. L’école doit au contraire déconstruire les stéréotypes, développer des pédagogies antisexistes afin de prévenir les violences faites aux femmes et à toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les représentations binaires masculin/féminin.

L’organisation de notre société incite les femmes à choisir l’enseignement, permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale. L’idée selon laquelle les femmes doivent, plus que les hommes, adapter leur vie professionnelle à une vie familiale dont la responsabilité leur incombe, a la vie dure.

Filles et garçons continuent à se conformer à ce qui est présenté comme leur domaine respectif de compétence dans des schémas socioprofessionnels fortement stéréotypés. Cette persistance des choix sexués est autant le fait des garçons que des filles.

Pour construire une autre école et une autre société, SUD éducation revendique

Pour les élèves

  •  la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans l’élaboration des programmes ;

  •  la production de manuels qui fassent une place à l’histoire des femmes, non pas sur un strapontin dans des dossiers documentaires annexes, mais dans le corps du texte et le fil de l’Histoire (documents-sources d’auteures, féminisation des textes, évocation systématique de la place des femmes, vision genrée des événements et des concepts) ;

  •  la mise en œuvre de pratiques de classe favorisant la circulation égalitaire de la parole, les pratiques collaboratives, l’apprentissage de toutes les disciplines (littéraires, scientifiques, artistiques, sportives) pour toutes et tous ;

  •  l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non-hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre ;

  •  la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire ;

  •  la promotion de projets via les CESC, et d’interventions d’associations ou organisations (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements ;

Pour les personnels

  •  l’inscription dans les textes de l’arrêt du gel de la note administrative en cas de congé maternité ou parental (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique hospitalière) ;

  •  une politique de prévention et de suivi via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit ;

  •  la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-es enseignant-es (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-es) ;

  •  un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions ;

  •  le développement des services de la petite enfance pour que les choix professionnels en soient vraiment ;

  •  une rotation des tâches chez les ATTEE pour ne pas reproduire une division sexuée du travail où les femmes sont le plus souvent assignées aux tâches polyvalentes (faire le ménage, servir les repas) tandis que les hommes occupent les postes techniques ou de supervision (chef cuisine, chef d’équipe) ;

Pour toutes et tous, personnels et élèves

  •  Le refus de toute discrimination fondée sur le genre, l’origine, l’orientation sexuelle

  • Le droit à chacun-e de s’épanouir dans l’identité qui est la sienne, hors des stéréotypes sexistes assignant hommes et femmes à tel ou telle apparence, comportement, rôle social.

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Published by SUD 61
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 13:06

Racisme d’État, personnes racisées, non-mixité, discriminations : mise au point

Une campagne se développe contre un stage de formation syndicale organisé par le syndicat départemental SUD éducation 93. Le fonctionnement de la fédération des syndicats SUD éducation laisse entière l’autonomie de chaque syndicat, en particulier en matière de pratiques syndicales et de politique d’action, notamment sur le contenu des formations locales.

Le ministre de l’éducation nationale s’est exprimé devant l’Assemblée nationale ce mardi 21 novembre. Il y a notamment dénoncé que la fédération SUD éducation ne se soit pas désolidarisée de SUD éducation 93. La fédération SUD éducation tient à faire une mise au point sur un certain nombre de contresens opérés par le ministre à cette occasion.

Contre le racisme d’État

Nous avons pris connaissance de l’intention de M. Blanquer de porter plainte pour diffamation contre le syndicat SUD éducation 93 au motif que celui-ci utilise le terme de “racisme d’État”. Si le ministre veut attaquer en justice toutes les organisations qui utilisent ce terme, la fédération SUD éducation en fait partie. En effet, son dernier congrès, en 2015, s’est donné parmi ses objectifs de combattre le racisme d’État, outil de division des travailleurs et des travailleuses. [1]

Cette expression fait débat, car pour certain-e-s elle renvoie à des systèmes racistes officiels tels que le régime de Vichy ou les États d’apartheid. La législation française ne correspond effectivement pas à ces critères, puisque dans la loi l’égalité de toutes et tous est formellement proclamée et les actes et propos racistes sont interdits.

Ce que notre congrès dénonçait c’est « un système inégalitaire et le "deux poids deux mesures" », un ensemble de politiques institutionnelles, qui font système, et qui permet d’affirmer que l’État dans lequel nous vivons est bien, dans les faits, raciste, au sens où il reproduit, poursuit et aggrave des situations de discriminations racistes, directes et indirectes. Ainsi, le rapport au premier ministre de juin 2016 « Les discriminations dans l’accès à l’emploi public », établit l’existence de discriminations fondées sur les origines ou sur les lieux d’habitation dans l’accès aux emplois publics. [2] La Cour de cassation a condamné l’État pour les contrôles au faciès. Les discriminations dans l’accès au logement sont établies. Etc.

Article complet ici:

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Published by SUD 61
25 novembre 2017 6 25 /11 /novembre /2017 13:03

Nous reprenons ici un article rédigé par Sud Education 49. 

Devant l’assemblée nationale, notre vénéré ministre de l’éducation nationale s’est indigné des modalités retenues lors d’un stage de formation syndicale organisé par nos camarades de SUD éducation 93. Après un énoncé des faits quelque peu biaisé de notre révéré ministre faisant l’amalgame entre racialisé et racisé. Racialiser c’est trier une population en fonction de critères raciaux, c’est du racisme. Racisé, en sociologie, c’est le terme qui sert à désigner les personnes victimes de discrimination/oppression en raison de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe ethnique ou culturelle. Le raccourci du ministre est un peu gros mais devant l’élite nationale ça passe sans problème. Y paraît même que c’est à ça qu’on les reconnaît ! 
Puis, il a annoncé sa décision de porter plainte contre SUD Éducation 93 pour avoir l’outrecuidance de parler de racisme d’état. Ce qui lui a valu une ovation debout de tou·tes nos braves député·e·s, Marine Le Pen en tête. C’est dire s’il est cool !

Pourtant, comme le relève François Jarraud sur le café pédagogique « En portant plainte, JM Blanquer donne une tribune aux multiples travaux de sociologie qui attestent de l'apartheid scolaire. S'il est clair que l'État n'a pas pris de loi ou même de circulaire traitant différemment les élèves en fonction de leur "race", il est établi aussi que ce critère est actif dans le fonctionnement du système éducatif. G. Felouzis l'a mis en évidence il y a plus de 10 ans dans les collèges bordelais. Le rapport Dhume a été un autre moment fort pour faire apparaître les travaux des chercheurs. Les enseignants du 93 en ont la preuve directe tous les jours particulièrement en lycée professionnel. » Sans doute, l’ami Jean-Michel n’a pas lu non plus le rapport L’Horty sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public remis en juin 2016 au 1er ministre de l’époque.
Le communiqué du ministère sur le sujet est tout aussi hallucinant. On peut y lire qu’il est contraire à la Constitution de questionner le roman national raconté dans les programmes d’histoire, la sur-orientation dans les filières professionnelles des élèves descendant·e·s des immigrations en particulier postcoloniales, l’islamophobie et l’instrumentalisation de la laïcité. 
Cette plainte et le communiqué du ministère, étayés par des arguments inacceptables, porte atteinte au droit syndical de façon inédite, SUD éducation 49 les condamne fermement et apporte son soutien à SUD Éducation 93. 
Ne nous y trompons pas, cette nouvelle atteinte aux libertés fondamentales est inédite. Elle vise à restreindre la liberté d’opinion des enseignant·es pour imposer une vision réactionnaire de l’éducation tout en méprisant des décennies de recherches universitaires. 

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