16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 07:32

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Devant la multiplication des clusters dans les universités, alors même que celles-ci n'ont pas encore toutes reprises, le MESRI n'a visiblement pas d'autres réponses qu'en appeler à "l'engagement collectif" de la communauté universitaire et à la "responsabilité individuelle" des étudiant-e-s.

Il ne fallait pourtant pas être devin pour bien voir, depuis la fin d'année universitaire dernière, qu'accueillir plus d'étudiant-e-s avec le même nombre de personnels et le même nombre de m² et sans investissement financier significatif allait créer une situation intenable.

De quelle "responsabilité individuelle" parle-t-on quand on convoque plus d'étudiant-e-s que ne compte de places un amphi lors des réunions de pré-rentrée ? Quand l'accueil dans les RU (sans masques évidemment) se fait toujours dans les même conditions? quand l'Etat ne prend pas ses responsabilités en fournissant des masques aux étudiant-e-s?

De quel "engagement collectif" des enseignant-e-s ou des personnels parle-t-on alors que l'on a multiplié les injonctions contradictoires depuis des mois, que l'on s'est reposé sur un investissement personnel énorme des personnels, que l'on a bafoué le droit du travail en terme de "travail à domicile", que l'on ne fournit que quelques masques lavables en guise de protection ?

Protéger les étudiant-e-s et les personnels des universités, ce n'est pas croiser les doigts et fuir ses responsabilités de ministre en renvoyant la faute sur les soirées étudiantes et la vie sociale, c'est investir massivement et durablement dans l'ESR, associer les personnels dans la politique à mener qui allie protection sanitaire et pédagogie, embaucher des enseignant-e-s sur contrats pérennes afin de pouvoir dédoubler les cours, embaucher des personnels administratifs et médicaux, récupérer des bâtiments pour délocaliser des enseignements.

Le ministère n’a visiblement pas pris la mesure de ce qui se passe au quotidien dans les universités, trop attaché à faire passer au pas de charge sa Loi de Programmation de la Recherche (LPR) que la communauté universitaire rejette depuis des mois pourtant.

SUD éducation réaffirme son opposition à ce projet de loi et sa détermination à construire un véritable service public de l’ESR au service de toutes et tous seul à même à répondre à la crise actuelle à travers un investissement conséquent en moyens humains et matériels.

Que cela soit clair : l’“engagement collectif” des personnels sera bien au rendez-vous lors des mobilisations interprofessionnelles du 17 septembre et devant l’assemblée nationale le 21 septembre contre la LPPR à l’appel de l’intersyndicale de l’ESR.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:50

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Les personnels du lycée de Melle (Deux-Sèvres) victimes de répression anti-syndicale viennent de recevoir les convocations pour leurs conseils de discipline. Jusqu’à présent, nous savions que Sylvie, Cécile et Aladin, trois adhérent-e-s de SUD éducation, étaient visé-e-s par des procédures disciplinaires : à la surprise générale, une quatrième collègue, Sandrine, est convoquée pour un Conseil de discipline également. Les dates de convocation s’étalent sur la durée de la semaine précédant les vacances de la Toussaint.
Le rectorat et le ministre Blanquer choisissent donc de franchir un cran supplémentaire dans la répression. Pour rappel, il est reproché à nos collègues la participation à des manifestations contre la mise en place des E3C dans leur établissement.
Face à cet exemple emblématique de la répression anti-syndicale dans l’éducation, SUD éducation appelle à participer à un rassemblement national à Poitiers à l’occasion de la tenue des CAPA disciplinaires le lundi 12 octobre à 13h.
SUD éducation appelle également l’ensemble des personnels à témoigner de leur solidarité avec les 4 de Melle par le biais de prises de positions, de motions en Conseil d’administration ou en Conseil d’école, par l’organisation de rassemblements de soutien devant les DSDEN et les rectorats à l’occasion des Conseils de discipline, et à suivre les initiatives proposées par le comité de soutien.

SUD éducation déposera un préavis de grève spécifique à cette occasion pour toute la semaine du 12 au 16 octobre.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:48

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Après deux semaines, il est clair que la rentrée que vivent les AESH est catastrophique. De nombreuses et nombreux AESH n’ont pas reçu d’affectation, ou sont affecté-e-s selon des modalités absurdes. Au mépris de leur contrat de travail et de leur fiche de poste, on leur demande parfois de s’inscrire sur le planning de surveillance des récréations. On voit aussi des AESH à qui l’administration impose la coordination du PIAL.

L’extension des PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisé) se fait dans une impréparation totale, leurs pilotes, chef-fe-s d’établissements et IEN, ne semblent pas savoir quoi faire : les réunions de pôles n’ont généralement pas eu lieu et un grand nombre d’AESH ne savent toujours pas quel-le-s élèves elles·ils doivent accompagner. Chaque interlocuteur se renvoie la balle tandis que les nouveaux accompagnements se font sur le tas, sans rencontre préalable entre l’élève, sa famille et l’AESH, sans que cet-te dernier-e puisse consulter le Gevasco comme cela est recommandé par les écrits du ministère.

On est bien loin de la rentrée où « tout est prêt » comme le fanfaronne le ministre. On est bien loin de la reconnaissance des AESH et de leur plein intégration dans les équipes éducatives.

Cependant, il ne faut pas se leurrer, la reconnaissance des AESH comme membres de la communauté éducative ne se fera pas à coup de réunions et de déclarations d’intention. Le paradoxe est à son comble lorsque dans la circulaire de 2019 le ministère feint de vouloir intégrer les AESH à la communauté éducative et dans le même temps instaure les PIAL, multipliant les lieux de travail des accompagnant-e-s et limitant de fait les possibilités d’échange entre personnels de cette communauté.

Les PIAL et la mutualisation accrue des accompagnements c’est la dégradation des conditions de travail des AESH, utilisé-e-s comme une variable d’ajustement de l’école inclusive. La reconnaissance éducative et pédagogique ne passera que par la création d’un vrai statut, offrant des garanties en terme de salaire, de conditions de travail, de formation.

 Pour cela SUD éducation revendique :

  • la création d’un statut de fonctionnaire et la titularisation des AESH en exercice, sans conditions ;

  • des augmentations de salaires et une baisse du temps de travail ;

  • des moyens pour une véritable formation, initiale et continue, rémunérée et sur temps de travail ;

  • l’abandon des PIAL, l’arrêt de la mutualisation accrue, des affectations respectueuses des conditions de travail des AESH et d’accompagnement des élèves.

  • SUD éducation appelle les collègues à participer aux mobilisations qui vont s’organiser dans les prochains mois. Nous n’obtiendrons ce que nous revendiquons que par la construction d’un rapport de force conséquent !

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 06:48

Ce communiqué a été publié le 15/09/2020

Le ministère de l’Éducation nationale a lancé début août un appel d’offre d’un montant de 8,3 millions d’euros. Cet appel d’offre vise à équiper les services de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, ainsi que de la recherche.

Cet appel d’offre indique expressément qu’il s’agit d’acquérir des logiciels vendus par l’entreprise multinationale Microsoft. Aucune mention n’est faite du logiciel libre, alors que des solutions existent pour chacun des besoins indiqués par l’appel d’offre.

Le ministère accumule les exemples de collusion entre les intérêts des grandes entreprises et l’Éducation nationale. Il y a eu l’accord de 2015 avec Microsoft pour la mise à disposition de logiciels, l’embauche d’un directeur du numérique pour l’éducation par Amazon, et son remplacement par le directeur général de Canopé qui avait lui aussi passé un partenariat avec la même entreprise, l’hébergement des données personnelles des élèves collectées lors des évaluations nationales sur les serveurs d’Amazon.

Aujourd’hui, le ministre Blanquer choisit une fois de plus de renforcer les profits d’une multinationale au détriment du logiciel libre, librement distribuable, modifiable, et respectueux des données personnels de ses utilisateurs et utilisatrices. La somme allouée à acquérir des licences de logiciels propriétaires pourrait à la place être utilement investie dans le développement et l’amélioration de logiciels libres.

SUD éducation revendique la transition rapide de l’infrastructure informatique du ministère vers des solutions reposant sur des logiciels libres, et hébergées sur des serveurs maîtrisés directement par l’administration.

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:05

La Marche des Solidarités organise l’acte 3 des Sans-Papiers. Des marches de Sans-papiers partant de différents points de France vont sillonner le pays pour converger en une importante manifestation vers l’Elysée le samedi 17 octobre prochain.

Parallèlement des réseaux antiracistes et de solidarité avec les migrantEs de différents pays se mettent à discuter l’idée d’une mobilisation internationale ce 17 octobre.

La marche partant de Rennes arrivera le vendredi 9 octobre à Alencon et le samedi 10 octobre à Mortagne

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:03

Mise à jour au 9 septembre 2020

1. Je présente les symptômes du Covid-19, que dois-je faire ?

Pour mémoire, les symptômes de la Covid listés par l’assurance-maladie sont les suivants : 
• une fièvre ou sensation de fièvre,
• des signes respiratoires, comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine,
• le nez qui coule, un mal de gorge,
• une fatigue importante inexpliquée,
• une perte du goût : le goût d’un aliment ne peut être différencié de celui d’un autre (par exemple le poisson et le poulet ont le même goût),
• une perte de l’odorat avec impossibilité de reconnaître une odeur même marquée comme celle d’une viande grillée,
• des maux de tête,
• des courbatures et/ou des douleurs dans les muscles,
• une diarrhée avec au moins 3 selles molles dans la journée.

En cas de symptômes, il faut : 
1. 
avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier en informant que l’on ne se rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. Demandez lui une autorisation spéciale.

2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

En cas de diagnostic positif : 
1. Il faut rester en quatorzaine et suivre les recommandations du médecin.
2. La sécurité sociale prendra contact avec vous pour établir la liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, et se chargera de les contacter.

2. J’ai été en contact avec une personne diagnostiquée Covid-19, que dois-je faire ?

Pour l’assurance-maladie, un cas contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protections :
- a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
- a prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

On n’est donc pas concerné-e tant que la personne avec qui vous avez été en contact n’est pas diagnostiquée positivement, même si elle est en quatorzaine à titre préventif.

Si l’on apprend qu’une personne avec laquelle on a été en contact rapproché est diagnostiquée Covid-19 (soit parce qu’elle vous en informe directement, soit parce que la CPAM vous en informe), il faut : 
1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier électronique en informant que l’on ne rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. 
Demandez-lui une autorisation spéciale d'absence
ou la mise en place du télétravail.
2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

Pour SUD éducation, il est inacceptable que les personnels qui seraient contaminé-e-s par la Covid-19 soient placées en congé de maladie avec application du jour de carence, alors que les personnels placés en ASA ou en télétravail ne se le voient pas appliquer. Le jour de carence que le gouvernement a rétabli le 11 juillet 2020 pour les congés-maladie doit être supprimé sans délai pour permettre aux agent-e-s malades de ne pas perdre une journée de salaire.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:59

Depuis l’annonce du plan de relance qui ignore significativement les services publics, sauf sous le prisme d’un financement donné à la « transition numérique », la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques n’a de cesse de communiquer autour du thème « les agent·es publics sont les agent·es de la relance ».

Pour Solidaires, les agent·es publics sont les agent·es des services publics. Leur mission, puisqu’il semble nécessaire de le rappeler, est d’assurer et d’exercer les services publics dont le rôle est notamment de permettre la cohésion sociale, assurer la réduction des inégalités, l’accès à l’éducation, la santé, la culture, etc., bref de répondre aux besoins des populations.

En période de crise telle que nous la connaissons, tant sanitaire qu’économique, on voit ainsi bien à quoi servent les agent·es publics.

On ne peut, sauf à donner un signe très particulier et on ne peut douter qu’il s’agit bien de la volonté du gouvernement, annoncer que désormais les agent·es publics, qui ont été exemplaires, mais pour qui notamment toute revalorisation salariale a été écartée d’un revers de main, sont désormais des agent·es de la relance et donc soyons honnêtes tourné·es exclusivement vers les besoins des entreprises (et peut-être avant tout de leurs actionnaires ou de leurs dirigeant.es) notamment au travers d’allègements d’impôts et de « charges sociales » sans contreparties exigées pour les entreprises.

Pour accentuer encore cette orientation, la ministre lance, comme l’avait fait en son temps Gérald Darmanin, avec son forum de l’action publique, une « consultation » des agent·es. Deux questions pour le moins biaisées et orientées leurs sont posés : Quelle est la mesure principale pour simplifier l’action publique pour faciliter la relance ? Quelle mesure pour travailler plus efficacement et mieux remplir les objectifs ?

C’est donc cela le seul enjeu et les seules réponses possibles ? Le problème se résumerait donc à un seul besoin de simplification et d’efficacité pour mieux remplir des objectifs ?

Les missions publiques (celles dont ont besoin les citoyen.nes et pas avant tout le patronat) sont mises à mal par les suppressions d’emplois année après année entraînant un fonctionnement des services à flux tendu et des conditions de travail dégradées pour les agent·es, par les réformes à marche forcée qui bien loin de permettre à la population d’avoir accès à l’ensemble des services publics sur l’ensemble des territoires détruisent chaque fois un peu plus l’organisation des services.

Pour Solidaires, les agent·es publics doivent pouvoir exercer pleinement les missions de service public, car elles contribuent à la cohésion de notre société, à la redistribution des richesses. Mais il faut pour cela des moyens humains, matériels et cela ne se résume ni par la simplification ni par la transition numérique. Pour Solidaires, les services publics ne sont pas un coût pour la société, mais contribuent à son bon fonctionnement de manière solidaire, égalitaire et démocratique dans l’intérêt général.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:54

https://solidaires.org/Video-Stop-aux-violences-policeres

Des quartiers populaires aux mouvements sociaux, plus personne ne peut nier que la police est violente. Sa mission n’est pas de protéger les citoyens mais bien de maintenir l’ordre social et économique. Solidaires demande la dissolution des armes mutilantes et létales, des gaz lacrymogènes, clefs d’étranglements...

Solidaires comme le mouvement social continueront de descendre dans la rue, pour défendre les droits des travailleurs et travailleuses, afin de construire une société plus juste et moins violente.

- https://vimeo.com/441154590
- > https://www.facebook.com/watch/?v=3268278643251293

Solidaires national - 2020 - durée 2 mn

Vidéo réalisée dans le cadre des émissions "Expression directe" diffusée sur les chaînes du service public : diffusion le 08/09/2020 sur France 2 vers 13h50 puis rediffusion le 11/09/2020 sur France 5 vers 22h30 puis sur France 3 le 12/09/2020 vers 17h.

Canal Marches / Solidaires

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:53

Après deux années d’intense mobilisation, la réforme voulue par le gouvernement de transférer les CTS aux fédérations est enfin abandonnée ! Il n’y aura donc pas de réforme statutaire, de « détachement » qui aurait positionné les CTS sous l’autorité hiérarchique des fédérations. C’est une victoire incontestable des personnels JS et des syndicats, mobilisés depuis le 7 septembre 2018 pour maintenir un service public « Jeunesse et Sports ». Mais attention, le gouvernement a choisi une voie certainement plus insidieuse pour affaiblir le service public. Avec l’Agence Nationale du Sport, la baisse régulière des effectifs, le transfert à l’Education Nationale et l’absence d’un sérieux plan de relance pour le sport…le programme du gouvernement semble être « ATTENTION DANGERS » !

Cette victoire appelle donc de nouvelles mobilisations. Lors de la « fuite » dans la presse le 7 septembre 2018, il s’agissait de la 3ème tentative de « détacher » les
CTS aux fédérations, après Atlanta en 96 et le rapport Bocquet en 2009. Celle-ci aura été la plus difficile, la plus longue et la plus coûteuse mobilisation pour le service public JS, les missions et les agents. Mais le gouvernement a-t-il compris le rôle et l’importance des CTS dans le dispositif du sport français, garants de l’intégrité, de l’éthique et de la neutralité de leur action ? Ces pilotes de projets, capable d’exercer des missions sur tous les terrain, avec tous types d’acteurs, jouent un rôle social indispensable en matière d’éducation, de prévention et d’accompagnement à l’autonomie de publics variés. Leur capacité de mise en réseau, de créativité et d’aide à la décision leur donne un rôle original et singulier. C’est ce rôle qu’il convient de renforcer avec plus de moyens, une formation initiale et continue plus adaptée et un accompagnement que l’Etat avait parfaitement négligé ces dernières années au profit de la mise en concurrence et de la libéralisation du champ du sport.

Félicitons les CTS et l’ensemble des personnels JS d’avoir tenu bon dans la tempête ! Maintenant, place à la reconstruction, en pleine année olympique et à 3 ans de Paris 2024 ! Le défi est immense ! Si les personnels JS ont joué un rôle essentiel dans cette lutte, il est maintenant évident qu’elle devra se poursuivre au quotidien et dans les prochains mois car plusieurs dangers rôdent !

La nuisance de l’agence du sport

Chaque jour, l’agence du sport contribue à dégrader le service public JS. Cette agence publique-privée, malgré son rappel à l’ordre par le Conseil d’Etat en juillet 2020, qui l’a pourtant bien bordé comme « opérateur du ministère », vient rompre le contrat de l’égalité de traitement des usagers et des associations. Son ingérence dans le recrutement de CTS et dans le travail des directions techniques nationales, sa méconnaissance du suivi socio-professionnel des SHN et sa gestion calamiteuse de l’ex-CNDS sont particulièrement nuisibles.

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:38

Ce tract a été publié le 08/09/2020

Plutôt que de prendre la mesure des difficultés que traversent l’Éducation nationale et ses personnels, le MEN a annoncé le 2 juillet 2020 de nouvelles dispositions pour les collègues directeurs et directrices d’école, pour la plupart applicables dès la rentrée 2020 suite à l'adoption de la loi Rilhac par l'Assemblée nationale. Profiter de la crise sanitaire pour remettre sur le tapis ce projet déjà annoncé sans aucun respect  suite au suicide de Christine Renon l'année dernière est inacceptable. Le gouvernement méprise encore les personnels qui malgré leur mal-être se sont mobilisés pour une diminution du nombre d’injonctions administratives et une amélioration des conditions de travail.

 Des mesures insuffisantes applicables dès la rentrée 2020

Les mesures annoncées font état d’une indemnité exceptionnelle liée à la crise sanitaire de 450 euros, d’une organisation indépendante des 108 heures de service annuelles, de la simplification d’applications informatiques, "d'espaces de discussion" virtuels avec les représentant-e-s des DASEN, de deux jours de formation par an, d'un-e référent-e "direction d’école" par département et d'une aide administrative recrutée par le ministère qui pourra être exercée par des services civiques, des AED ou des étudiant-e-s apprenti-e-s préparant un diplôme de niveau bac+2 (BTS, DUT…).

Les annonces du ministre sont des mesures insuffisantes. Les tâches administratives ne seront pas allégées, mais seulement annoncées plus en avance. La décharge de service des directeurs et directrices d’école n’augmentera pas. L’aide administrative dont ils et elles bénéficieront sera essentiellement apportée par une main d’œuvre peu formée et corvéable : des salarié-e-s en contrat précaire, ou des jeunes en service civique dont les emplois ne seront pas pérennisés dans le temps. Cela nécessitera régulièrement du temps pour former des personnels qui ne resteront pas en poste du fait de la précarité de leur emploi

La loi Rilhac même allégée, et le discours du ministre, montrent la volonté de placer les directrices et directeurs d’école davantage sous le contrôle des DASEN, au détriment des conditions de travail de tou-te-s, adjoint-e-s et directeur-rices. La pression sur ces personnels se fera encore plus forte, puisque la loi ne prévoit pas plus de décharge, ni d'allègement réel des tâches administratives.

 Aucune amélioration des conditions de travail

La situation sanitaire du printemps dernier et de la rentrée de septembre 2020 démontre bien le paradoxe. Les directrices et les directeurs d'école se trouvent en première ligne pour répondre à la demande de leur propre employeur, l’État. On leur demande de mettre en place des protocoles sanitaires régulièrement renouvelés dans des conditions de stress et de précipitation pour rouvrir les écoles toujours sans moyens nouveaux et sans respect de leurs conditions de travail (de nombreux-ses directeur-rice-s ont d'ailleurs saisi le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)).

On leur reconnaît donc bien un statut particulier en situation de crise mais rien ne change dans leurs conditions de travail : temps de décharge, valorisation salariale (si ce n’est une indemnité ponctuelle de 450€), etc.

Les personnels n’ont pas besoin d’un nouvel échelon hiérarchique qui ne dit pas son nom. Ils ont besoin de collectif, de solidarité au sein de l’équipe, et d’une amélioration des conditions de travail. Cela passe par des recrutements de personnels, une baisse générale des effectifs en classe, l’allègement des tâches administratives. C’est ainsi qu’il sera possible de garantir un fonctionnement démocratique dans les écoles, condition nécessaire à un service public d’éducation émancipateur pour tous les élèves.

  Les directeurs et directrices d’école ont besoin immédiatement :

  • d’une augmentation du temps de décharges

  • d’un allégement des tâches administratives (surcharge administrative avec les multiples tableaux et enquêtes à remplir, relation avec les mairies et les IEN...)

  • d’une revalorisation salariale

  • d’aucune hiérarchisation de leur statut

  • d’un fonctionnement horizontal avec la hiérarchie avec des temps de concertation

  • du recrutement de personnels formé et titularisé d’aide à la direction

SUD éducation porte un projet de direction collégiale d’école pour une école égalitaire et émancipatrice :

  •     la prise en charge collective des directions d’école : un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles

  •     l’augmentation du temps de concertation sans augmentation du temps de travail (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

  •     la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

 

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