11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:32
Nouvelle provocation du premier ministre : pour faire plier le gouvernement, ancrer la grève dans la durée

Le premier ministre est intervenu ce soir au journal télévisé au sujet de l’évolution du protocole sanitaire dans les écoles. La mobilisation oblige le gouvernement à prendre la parole publiquement au sujet de la situation sanitaire et des revendications sanitaires. Il n’est pas venu répondre aux revendications légitimes des personnels mais simplifier les démarches éventuellement chronophages des parents.

Les annonces du premier ministre se sont limitées à trois modifications en cours au protocole sanitaire actuel. D’une part, les élèves ne seront pas envoyés chez eux dès qu’un cas positif sera détecté, mais seulement une fois la journée de classe terminée. D’autre part, les trois tests à effectuer pourront être trois autotests, pourtant moins fiables et pas nécessairement disponibles, il n’y aura plus de test à effectuer obligatoirement en pharmacie ou en centre de dépistage. Enfin, les parents devront faire une attestation unique pour les trois tests, contre une attestation par test actuellement. 

C’est une provocation et une démonstration de cynisme. Le gouvernement va toujours plus loin dans la fuite en avant, levant toujours davantage les freins à la circulation du virus. Il ne répond pas aux revendications portées par les personnels : des campagnes de tests préventifs, un renforcement du protocole, des recrutements d’enseignant·es titulaires pour effectuer les remplacements, des dotations en masques chirurgicaux et FFP2, l’acquisition de capteurs de CO2 et de purificateurs d’air, et enfin un collectif budgétaire pour créer des postes en nombre suffisant pour faire face de manière durable à la crise. 

La colère des personnels, avivée à chaque intervention médiatique et à chaque allégement du protocole, est telle que la mobilisation du jeudi 13 devrait être impressionnante. Il s’agit dorénavant de la durcir et de la faire durer dans le temps pour faire plier ce gouvernement qui ne veut rien entendre. Pour cela, les personnels doivent d’ores et déjà prévoir, sur l’ensemble du territoire, des Assemblées générales pour voter des perspectives et la reconduction de la grève. 

SUD éducation va faire la proposition à l’intersyndicale de se réunir dès le jeudi soir pour décider immédiatement des suites à donner à cette mobilisation historique

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:30
SUD éducation lance un référé-suspension au Conseil d’État contre le protocole sanitaire dégradé

Le nombre de contaminations en milieu scolaire a atteint cette semaine un niveau inédit. Pourtant, le nouveau protocole sanitaire en vigueur est indigne : pire qu’insuffisamment protecteur, il organise la diffusion du virus dans l’espace scolaire.

La santé des personnels (AED, AESH, personnels enseignants et administratifs) comme des élèves n’est pas protégée.

Le ministre, incapable de recruter des personnels malgré les alertes répétées de SUD éducation et des autres organisations syndicales, profite de l’occasion pour s’attaquer également au droit syndical. Le nouveau protocole ouvre la possibilité pour l’administration d’annuler des stages syndicaux sans respecter les textes réglementaires, et invite à restreindre la possibilité d’organiser des réunions syndicales, ce qui relève du jamais-vu.

Dans la mesure où cette nouvelle circulaire porte une atteinte démesurée au droit à la santé et au droit syndical des personnels, SUD éducation lance une action en référé-suspension devant le Conseil d’État.

Pour SUD éducation, cette action en justice est un élément du rapport de force à instaurer avec le ministère, mais ne se substitue pas à la mobilisation : c’est bien par le caractère massif de la grève, localement à partir du 11 janvier, et avec la date de grève intersyndicale du 13 janvier ainsi que ses suites décidées par les personnels que le ministère sera contraint de céder sur les revendications : un protocole qui protège réellement les personnels, dotations d’État en capteurs de CO2 et purificateurs d’air, un plan d’urgence pour l’éducation.

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11 janvier 2022 2 11 /01 /janvier /2022 18:27

Nous ne pouvons accepter les conditions de travail que nous impose Blanquer depuis qu'il est ministre. Le non-respect des personnels, comme des élèves et de leur famille, est maintenant une évidence pour tout le monde. Les protocoles qui changent tout le temps, les informations non diffusées ou bien diffusées sur des journaux payants ou des chaines de télé faisant de la désinformation, le foutage de gueule que nous supportons depuis trop longtemps, tout cela n'est plus supportable. 

Alors, pour montrer notre mécontentement, il ne suffit pas de faire grève, il faut aussi aller manifester notre colère dans la rue.
Retrouvons-nous à 11h devant la DSDEN.
Apportez vos masques usagés de l'EN pour symboliquement les accrocher là-bas.
Avec l'intersyndicale, nous avons déposé une demande d'audience. Quelques représentants syndicaux pourront être reçus. Il faudra faire du bruit, nous comptons sur vous.
L'équipe de SUD éducation
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9 janvier 2022 7 09 /01 /janvier /2022 18:32

Parce que la situation est devenue vraiment inacceptable, l'intersyndicale appelle à se mobiliser jeudi 13 janvier. Retrouvons-nous à 11h devant la DSDEN. Plus d'informations demain mais en attendant, retrouvez ci-dessous le communiqué intersyndical

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:11

Le ministère a mis à jour le protocole sanitaire dans la soirée du 6 janvier 2022.

Ces modifications ont pour objet de réduire à néant tous les efforts qui peuvent être entrepris pour freiner l’épidémie en milieu scolaire.
En effet, les élèves cas contacts de moins de 12 ans comme les élèves de vacciné⋅es avec deux doses ne sont plus placé⋅es à l’isolement. Il leur est simplement demandé de produire un résultat de test antigénique ou PCR négatif, puis de réaliser des autotests à J+2 et J+4, sans que d’ailleurs la production des résultats conditionne le maintien en classe, puisqu'une simple attestation parentale suffira.
De même, si un élève contact se révèle finalement positif, le document ministériel ne prévoit pas de relancer une série de dépistages, sauf si le cas positif est déclaré au moins sept jours après la survenue du premier cas. Des règles similaires s’appliquent en cas de contagion dans le milieu familial alors même que, selon les situations familiales, il est difficile pour les cas confirmés de s’isoler.
Avec le protocole de la rentrée, pourtant drastiquement affaibli, le nombre de classes fermées en trois jours a vite représenté plus du double des classes fermées avant les congés. Le suivi du parcours de dépistage des élèves cas contact et positifs en fonction de leur âge et de leur schéma vaccinal est impossible. Le dépistage ne peut reposer uniquement sur la responsabilité des familles et doit pouvoir se faire en milieu scolaire.
Les autres mesures nouvelles en matière sanitaire sont à l’avenant : elles ne constituent que des recommandations, et ne revêtent jamais de caractère impératif pour l’administration. Dans le même temps, aucune politique de dépistages massifs n’est mise en œuvre. Le ministère renvoie de manière systématique les élèves et leurs familles à leur responsabilité individuelle sans aucune mesure de protection collective.

Le ministère doit entendre raison : il doit recruter massivement des personnels pour effectuer les remplacements, distribuer des protections individuelles (masques chirurgicaux et FFP2), acquérir sur budget d’État des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air, renoncer aux allègements successifs du protocole mis en œuvre depuis fin novembre, et annoncer un plan d’urgence pour l’Éducation pour faire face de manière durable à la crise sanitaire et compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.
Pour obtenir satisfaction, il faut construire le rapport de force !
SUD éducation appelle les personnels, du premier et du second degré, à se mettre massivement en grève le 13 janvier.
SUD éducation soutient également les initiatives prévues toute la semaine prochaine, et notamment les appels à la grève prévues localement dès le 11 janvier. Toutes les initiatives doivent servir de point d’appui pour construire un mouvement reconductible massif.

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 15:10

Les conditions d’accueil des élèves et de travail des personnels sont inacceptables : Blanquer n’a pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour faire face à la crise sanitaire. Dans de très nombreux endroits, les personnels ne sont pas remplacés en dépit des annonces indignes de recours à des étudiant·es, des retraité·es et même des parents d’élèves. Les absences des élèves par dizaines dans les écoles et par centaines dans les collèges et les lycées mettent au jour l’intensité de la circulation du virus en milieu scolaire. Le nouveau protocole fait peser tout le poids du contrôle du parcours de dépistage et d’isolement sur les personnels, déjà épuisés par la situation, et sur les familles.
Le nouveau protocole sanitaire est inapplicable et insuffisamment protecteur. Les conditions de travail se dégradent partout, en particulier pour les directeurs et directrices d’écoles, mais aussi les AED et AESH qui se retrouvent en première ligne.

L’heure est à la grève ! Le ministère doit entendre raison : il doit recruter massivement des personnels pour effectuer les remplacements, distribuer des protections individuelles (masques chirurgicaux et FFP2), acquérir sur budget d’État des capteurs de CO2 et des purificateurs d’air, renoncer aux allègements successifs du protocole mis en oeuvre depuis fin novembre, et annoncer un plan d’urgence pour l’Éducation pour faire face de manière durable à la crise sanitaire et compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement.

Pour obtenir satisfaction, il faut construire le rapport de force !

SUD éducation appelle les personnels, du premier et du second degré, à se mettre massivement en grève le 13 janvier.

SUD éducation soutient également les initiatives prévues toute la semaine prochaine, et notamment les appels à la grève prévues localement dès le 11 janvier. Toutes les initiatives doivent servir de point d’appui pour construire un mouvement reconductible massif.

SUD éducation portera dans l’intersyndicale de ce soir le mandat d’un appel à la grève pour l’ensemble de l’Éducation nationale.

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:48

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:45

 

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44

Monsieur le Ministre,

En ce début d’année, les personnels qui sont engagés au quotidien, bien au-delà de ce qui serait normal pour faire fonctionner le service public d’éducation sont fatigués et en colère. Une nouvelle fois, des modifications importantes des conditions du protocole sanitaire ont été dévoilées d’abord à la presse. A moins de 24h de la rentrée,nous avons découvert sous le bandeau « exclusif » du Parisien vos premiers mots, sans pouvoir prendre connaissance immédiatement des mesures pour la rentrée puisque l’article était payant et qu’il n’y a pas eu d’envoi direct immédiat à tous les personnels. Encore une fois, la communication médiatique prend le pas sur la communication à destination des personnels de l’Éducation. Ce n’est pas la première fois que vous agissez ainsi depuis le début de la crise sanitaire. Ce mode de fonctionnement n’est pas respectueux des personnels : il met sous tension tout le système éducatif, les personnels courent après les différentes sources d’informations et sont confrontés aux très nombreuses questions des familles, sans pouvoir y répondre. Et ce n’est pas l’argument de coller au plus près des chiffres épidémiques qui peuvent convaincre familles et personnels du bien-fondé de cette méthode alors que les modélisations sont connues depuis des semaines.
Enfin, ce mode de communication envoie le signe, inacceptable, d’une forme de relégation des préoccupations des personnels qui passent alors après des impératifs de communication politique. Les premières étant pourtant bien plus essentielles à l’École que les seconds.

Les discours qui s’adressent plus à la population générale qu’aux agents ajoutent à cette fatigue et cette colère. Vous affirmez sans cesse être le ministre de l’ « École ouverte ». Cette expression est devenue votre première et souvent unique réponse aux nombreuses interpellations, en particulier les nôtres, vous demandant des moyens et des protections pour les personnels dans les écoles et établissements scolaires, avec un protocole viable, adapté à la réalité et permettant ainsi de tenir dans la durée. Cette réponse nie les vraies questions et les vrais problèmes que nous posons et elle jette l’opprobre sur les personnels et les organisations syndicales, soupçonnés de vouloir fermer les écoles, collèges et lycées, face à un ministre déterminé, lui, à les garder ouverts.

La répétition de ce discours, déconnecté des réalités que vivent nos collègues, est insupportable, alors même que depuis 20 mois, les personnels portent à bout de bras le service public d’Éducation.

Le fonctionnement de notre système éducatif en période de crise sanitaire mérite autre chose que ce débat binaire « école ouverte/fermé » que vous entretenez. Faut-il alors, encore une fois répéter notre volonté que l’École reste ouverte alimentant un débat qui, pour les professionnels de l’Éducation et nos organisations n’a pas lieu d’être ?

Nous réaffirmons surtout que nos écoles, collèges et lycées doivent avoir les moyens de fonctionner – en particulier par la création de postes en ayant recours aux listes complémentaires –, avec des conditions d’études et de travail respectueuses des élèves et des personnels et bénéficier d’une politiques de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

A Paris, le 6 janvier 2022

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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44
Cet article a été publié le 06/01/2022

Blanquer avait annoncé une revalorisation historique des personnels, deux ans après on est toujours bien loin du compte! Le gouvernement refuse de revaloriser le point d’indice : le gel du point d’indice représente pourtant une perte nette de pouvoir d’achat pour les personnels.

Depuis 2 ans, le gouvernement distribue des miettes !

- L’indemnité inflation : 100 € uniquement pour les personnels touchant moins de 2000€.
- La prime d’équipement informatique : 176€ bruts (environ 150€ nets) uniquement pour les enseignant·es à l’exception des profs documentalistes pour qui l’indemnité de sujétion spéciale devrait être augmentée. Une désindexation forfaitaire est également prévue pour les CPE, mais rien pour les autres personnels.
- La prime d’attractivité : en 2021, 31% des enseignant ·es, PSYEN et CPE l’ont touchée, elle ne concernait que les agent·es de moins de 14,5 années d’ancienneté pour un montant allant de 116€ (échelon 2) à 41€. En 2022, cette prime sera renouvelée pour un montant de 57€ (pour les échelons 2 et 3) à 27€ nets (échelons 5 à 9) par mois. Seuls 58% des enseignant·es sont concerné·es.
- La protection sociale complémentaire : l’employeur finance 50% de la mutuelle (15€ bruts).
- La revalorisation des AESH est inacceptable : les salaires restent trop bas du fait des temps incomplets imposés. Un·e AESH qui a 6 ans d’ancienneté ne gagnera que 22€ de plus !
 
SUD éducation dénonce ces mesurettes qui n’ont pas de véritables effets sur le niveau de vie des personnels. Les personnels ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années, le salaire moyen est inférieur d’au moins 15% aux salaires des personnels des pays de l’OCDE alors que le temps en classe est plus important (en moyenne 900 heures en classe en France contre une moyenne européenne de 738 heures).

La politique salariale de Blanquer est inégalitaire et insuffisante.

Les bas salaires participent du manque d’attractivité de nos métiers et du sentiment fort de mépris de la part de l’institution. Blanquer supprime des postes d’enseignant·es pour créer des postes d’infirmier·es et d’assistant·es de service social, néanmoins sans une véritable augmentation de leur salaire, ces personnels perdent du pouvoir d’achat en entrant dans l’Éducation nationale.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :

- l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
- l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
- une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent·e est bas, pour réduire les inégalités salariales.
 
SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires, une augmentation du Smic à 1700€ nets ; la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.
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