16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:07

L’urgence climatique ne peut attendre, le vendredi 24 mai, dans la lignée du 15 mars, un appel à une grève mondiale pour le climat à été lancé, afin de couvrir l’ensemble des personnel travaillant dans l’éducation nationale la fédération SUD éducation à déclaré un préavis de grève. Toutes et tous en grève pour le climat

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Préavis de grève pour le climat le vendredi 24 mai 2019

La Fédération des syndicats SUD éducation dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève couvrant, le vendredi 24 mai, notamment tou-te-s les enseignant-e-s du premier, du second degré et les enseignant-e-s de l’AEFE l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s du premier degré, enseignant-e-s de l’AEFE, enseignant-e-s-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-e-s par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités Territoriales, le Ministère des affaires étrangères ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront :

La fédération SUD éducation revendique un mode de développement en rupture avec la logique productiviste : cesser la course irrationnelle à la croissance et partir de la satisfaction des besoins sociaux. Justice sociale et justice climatique sont intimement liées.

À ce titre, la fédération SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, revendique :

Le financement d’un programme de réduction du transport routier par le développement du ferroutage et par une amélioration des transports collectifs, y compris par la gratuité, ainsi que le développement des lignes ferroviaires secondaires.
La taxation de l’aérien et du fret maritime, des voitures de luxe ; la taxation du transport routier polluant par camions.
La sortie des énergies fossiles.
Une véritable fiscalité écologique qui doit s’inscrire dans une politique publique globale favorable à l’environnement, basée sur le principe pollueur/payeur, qui réduise les inégalités, qui finance l’action publique à la hauteur des besoins sociaux et qui pour être légitime, doit comporter le moins d’exonérations possibles.
Le plafonnement des loyers et lutte contre la spéculation immobilière : la hausse du coût du logement pousse les habitant-e-s loin des centres-villes et les contraint à utiliser des moyens de transports individuels.
La fin des grands projets inutiles, coûteux et néfastes pour notre environnement, projet de Center-Parc dans la forêt des Chambarans, site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, ligne TGV Lyon-Turin, Europacity à Gonesse, Open Sky à Pacé…

Particulièrement dans notre secteur, SUD éducation revendique :

Une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires. SUD éducation revendique que les programmes permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.
La réalisation de bilans énergétiques et plans d’isolation des bâtiments
Un programme concerté de réduction énergétique et de la consommation en eau 
Des outils pour mettre en place le recyclage des déchets
Le renforcement des filières locales et bio dans la restauration scolaire
Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degrés afin de limiter leurs déplacements
La prise en compte des risques environnementaux par les CHSCT et notamment une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires dans le cadre de l’application du Plan amiante relancé en 2016 et une prise en charge des personnels exposés avant 2021
La mise en place des mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs-ses exposés-e au radon (visite médicale, information des personnels, mesures techniques telles que système de ventilation, ouverture des fenêtres...)
Un vrai plan de formation professionnelle orienté vers les nouveaux métiers : inscription dans le cursus obligatoire en lycée agricole de la formation à l’agriculture biologique, permaculture, etc.., dans les filières du bâtiment renforcer la formation à la rénovation énergétique, à l’isolation du bâti, matériaux écologiques, énergies renouvelables etc.

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:02

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12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 18:56

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. La grève du 9 mai a été une réussite, et des AG appellent à la reconduire. Dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés par les personnels, la manifestation nationale du 18 mai doit être une réussite, et constituer un point d’appui d’ampleur pour toutes les mobilisations qui auront lieu d’ici là, et ensuite.

Contre la loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la liberté de parole des enseignant-e-s (article 1), par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Les modifications apportées par le débat parlementaire au Sénat sont clairement insuffisantes, et introduisent même des amendements inquiétants : financement accru du secteur privé, statut de directeur-rice d’école supérieur-e hiérarchique, avis des chef-fe-s d’établissement sur les mutations… La mise à l’écart par le Sénat de l’amendement introduisant les Établissements publics des savoirs fondamentaux montre que la mobilisation est à même de faire reculer le pouvoir. Mais ne nous y trompons pas : pour SUD éducation, c’est le retrait pur et simple du projet de loi qui est à l’ordre du jour !

Manifestons massivement à Paris le 18 mai ! En grève, en reconduction suivant les dates décidées par les AG!

Contre la précarité

La loi Blanquer s’inscrit dans la continuité des réformes de casse du statut de la fonction publique, notamment par le recrutement de personnels précaires contractuels au lieu de fonctionnaires. C’est le cas notamment pour les AESH, qui seront amené-e-s à subir les temps partiels imposés, les CDD à répétition, et l’obligation pour compléter leur rémunération d’avoir la collectivité territoriale pour second employeur. Des journées de mobilisation sont d’ores et déjà prévues : le 15 mai rassemblement devant les rectorats et les DSDEN, le 23 mai une journée de grève et de manifestation. Combattons les réformes de casse du statut, luttons pour la titularisation de toutes et tous les précaires !

Contre les réformes des lycées et du bac

Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves. Combattons les contre-réformes Blanquer !

Nos revendications

- le retrait du projet de loi Blanquer

- le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique

- l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup

- l’abandon du projet de réforme des retraites

- une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale

- une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA

- la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

- une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au cœur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués. Dans ce cadre, la grève des examens peut être un point d’appui majeur pour construire le rapport de force.

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle à :

- manifester en masse à Paris le 18 mai ;

- se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;

- participer aux actions et manifestations décidées en AG ;

- mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements ;

- mettre en débat dès à présent la grève des examens

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 14:35

9 mai : une mobilisation de la fonction publique réussie à intensifier

Communiqué de la Fédération SUD éducation

 

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Communiqué suite à la grève FP du 9 mai

Ce jeudi 9 mai avait lieu une journée de grève interprofessionnelle appelée par les neuf syndicats de la fonction publique. Elle a été très suivie, en particulier dans l’éducation.

Les raisons de mobiliser sont en effet très nombreuses. Les statuts sont attaqués. La précarité explose. Dans l’éducation les réformes Blanquer visent à renforcer le poids de la hiérarchie, à territorialiser, privatiser, contractualiser et casser les conditions de travail et de vie des personnels. Elles sont libérales et réactionnaires.

Les politiques au services des capitalistes doivent être combattues. Il faut au contraire intensifier la mobilisation pour la justice sociale, pour une autre école et société juste et égalitaire.

Dans différents départements, des Assemblées générales de grévistes envisagent des suites à donner aux mobilisation. Des reconductions ont d’ores et déjà décidées. SUD éducation soutient ces initiatives : c’est aux personnels qu’il appartient de décider eux et elles-mêmes de la conduite de la grève.

Une journée de grève isolée ne suffira pas à faire plier le gouvernement.

Contre les réformes Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, SUD éducation appelle ainsi à :

→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels (dès maintenant, le mardi 14 mai, jeudi 16 mai, etc.),

→ participer aux actions et manifestations décidées en AG,

→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements,

→ manifester massivement à Paris le 18 mai.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 09:15
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le Décret n° 2019-370 du 25 avril 2019 qui porte sur la « création des familles de métiers en seconde professionnelle et les mentionnant dans la procédure d’orientation » s’appliquera dès la rentrée 2019

Les « familles de métiers » :

Il s’agit regrouper dans une grande « famille » les métiers qui présentent des compétences communes. L’offre de formation sera ainsi restructurée sur la base de ces « familles ». Au lieu des 80 actuellement, il ne resterait que 15 « familles » regroupant 50 spécialités quand cela est possible. 
Au lieu d’opter pour une spécialité dès la seconde, les élèves choisiront une « famille de métiers » comprenant plusieurs spécialités.

Conséquences sur les enseignant-e-s et élèves :

  • Un an de moins pour les élèves
    Les nouvelles classes de seconde de détermination retarderont ainsi d’un an la spécialisation des élèves. Après avoir réduit la formation bac pro de 4 à 3 années, celle-ci est encore raccourcie d’un an, la faisant passer à 2 ans et quelques mois.
  • Moins de postes :
    Cette nouvelle organisation des enseignements par familles de métiers entraînera de nombreuses suppressions de postes (au moins 6 000) et par ricochet un remplissage des classes contraire à de bonnes conditions de travail pour les élèves et leurs professeurs

SUD éducation revendique :

  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • Le maintien de la voie professionnelle au sein de l’Education Nationale
  • Le maintien et le développement de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.
  • Une formation de qualité validée par des diplômes nationaux qualifiants
  • La diminution des périodes de formation en entreprise
  • Des moyens avec le rétablissement des postes supprimés ces dernières années, indispensables à une véritable rénovation de la voie professionnelle initiale sous statut scolaire à de façon à ce que les lycéens puissent avoir accès à un enseignement pluri-culturel véritablement émancipateur.

Pour SUD éducation, Il paraît urgent que soit redéfinie, en concertation avec les personnels enseignants, une politique éducative qui place les intérêts de l’élève au centre des objectifs de formation et préserve l’indépendance du lycée professionnel face à l’intrusion de plus en plus prégnante des entreprises locales au détriment d’une politique de formation nationale cohérente à long terme.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 08:32
La loi blanquer: 
vidéo réalisée par des parents qui se battent pour un école publique de qualité!
 

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 07:03
Matériel de la fédération SUD éducation et de Solidaires Fonction Publique
vendredi 3 mai 2019 
mis à jour lundi 6 mai 2019

 

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer.Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. Dans ce cadre, le 9 mai doit être une réussite, par la présence massive en manifestation et dans les Assemblées générales, et constituer un point d’appui pour construire la grève reconductible.

Contre la loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la
liberté de parole des enseignant-e-s (article 1) par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Aujourd’hui, l’article 6 quater, qui prévoit la mise en place d’Établissements publics des savoirs fondamentaux, est sous le feu de la critique. En effet, il s’agit d’un moyen pour accélérer encore davantage les regroupements d’écoles, en particulier en zone rurale. Ces regroupements se traduisent par des suppressions de classes et des fermetures d’école. Les principaux-ale-s de collège deviendront les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles !

Pour la défense de la fonction publique

Le projet de loi transformation de la fonction publique est une menace grave pour les statuts et les droits des fonctionnaires. Plus largement, il s’agit d’une offensive majeurs contre la fonction publique et les services publics. L’objectif est de développer le recours à la contractualisation dans la fonction publique, alors même que l’État est déjà le premier employeur de précaires ! La casse des instances paritaires (commissions administratives paritaires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail) est une attaque grave contre nos droits. Combattons cette réforme délétère !

Contre les réformes des lycées et du bac

Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves.

Combattons les contre-réformes Blanquer !

Nos revendications

→ le retrait du projet de loi Blanquer
→ le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
→ l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
→ l’abandon du projet de réforme des retraites
→ une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
→ une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
→ la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
→ une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au coeur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.

Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle à :

→ se mettre massivement en grève le 9 mai ;
→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
→ participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.

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9 mai et au-delà : en grève pour gagner !

Mobilisation le 9 mai dans toute la Fonction publique

Dossier (tracts, préavis, visuels...)

Communiqué intersyndical Enseignement Supérieur et Recherche

Manifestations le jeudi 9 mai prochain : toutes et tous en grève !

Plus que jamais mobilisé-e-s : c’est bien le retrait de la loi Blanquer que nous voulons

https://www.sudeducation.org/Plus-que-jamais-mobilise-e-s-c-est-bien-le-retrait-de-la-loi-Blanquer-que-nous.html

Congés bonifiés Originaitres des DOM : jeudi 9 mai grève et manifestation

https://www.sudeducation.org/Conges-bonifies-Originaires-des-DOM-Jeudi-9-greve-et-manifestation.html?var_mode=calcul

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 07:29

 

 

 

 

Le monde éducatif connaît actuellement une mobilisation d’une ampleur particulièrement importante. Depuis le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, sont très fortement mobilisés contre le projet de loi Blanquer. Des Assemblées générales réunissant jusqu’à plusieurs centaines de personnels ont voté des mouvements de grève reconductible. Les parents d’élèves sont mobilisés avec des actions et initiatives organisées dans différentes régions. Dans le second degré, les réformes des lycées, du bac et Parcoursup suscitent toujours autant de mécontentement, et les initiatives de mobilisation sont très fortes. Le ministère s’acharne à réprimer les mobilisations par les menaces, intimidations et sanctions contre les personnels. Le climat social, avec les gilets jaunes, est explosif et met le gouvernement en difficulté. C’est le moment d’amplifier la mobilisation pour gagner sur nos revendications. Dans ce cadre, le 9 mai doit être une réussite, par la présence massive en manifestation et dans les Assemblées générales, et constituer un point d’appui pour construire la grève reconductible.

Contre la loi Blanquer

Le projet de loi Blanquer est significatif du projet d’école du ministère : à la fois libéral et réactionnaire. Libéral parce qu’il organise le démantèlement du service public d’éducation, par les cadeaux faits au privé (article 3) ou par la précarisation organisée des missions d’enseignement (article 14). Réactionnaire par la volonté de museler la
liberté de parole des enseignant-e-s (article 1) par la mise au pas de la formation des futur-e-s professeur-e-s (article 10) ou par l’obligation d’afficher le drapeau tricolore dans les salles de classe. Aujourd’hui, l’article 6 quater, qui prévoit la mise en place d’Établissements publics des savoirs fondamentaux, est sous le feu de la critique. En effet, il s’agit d’un moyen pour accélérer encore davantage les regroupements d’écoles, en particulier en zone rurale. Ces regroupements se traduisent par des suppressions de classes et des fermetures d’école. Les principaux-ale-s de collège deviendront les supérieur-e-s hiérarchiques des professeur-e-s des écoles !

Pour la défense de la fonction publique

Le projet de loi transformation de la fonction publique est une menace grave pour les statuts et les droits des fonctionnaires. Plus largement, il s’agit d’une offensive majeurs contre la fonction publique et les services publics. L’objectif est de développer le recours à la contractualisation dans la fonction publique, alors même que l’État est déjà le premier employeur de précaires ! La casse des instances paritaires (commissions administratives paritaires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail) est une attaque grave contre nos droits. Combattons cette réforme délétère !

Contre les réformes des lycées et du bac

Avant même la loi Blanquer, le ministère organisait le tri social généralisé. Parcoursup, c’est la sélection à l’université. La réforme du baccalauréat, c’est l’instauration de bacs maison qui n’auront pas la même valeur en fonction du lycée ou du territoire dans lequel il aura été obtenu. La réforme de la voie professionnelle, c’est la casse du lycée professionnel. La réforme du lycée général et technologique, c’est l’instauration d’un lycée à la carte, qui met en concurrence les lycées, les filières et les élèves.

Combattons les contre-réformes Blanquer !

Nos revendications

→ le retrait du projet de loi Blanquer
→ le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique
→ l’abrogation des contre-réformes des lycées, du baccalauréat, de Parcoursup
→ l’abandon du projet de réforme des retraites
→ une augmentation des salaires pour aller vers l’égalité salariale
→ une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
→ la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices
→ une école égalitaire et émancipatrice

L’abrogation de la loi Blanquer est au coeur des revendications des personnels mobilisés. Mais il s’agit de ne pas oublier la réforme des lycées, du bac et parcoursup, contre lesquelles sont mobilisés les personnels depuis cet hiver. Il s’agit également d’obtenir le retrait du projet de loi transformation de la fonction publique. Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas.

Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués.

Contre la loi Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, contre les réformes Blanquer, SUD éducation appelle à :

→ se mettre massivement en grève le 9 mai ;
→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
→ participer aux actions et manifestations décidées en AG ;
→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.

 

Le tract à afficher dans vos établissements est dans le lien ci-dessous. 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 12:57
Communiqué de SUD éducation

 

Le ministère indique que « plus aucune fermeture d’école n’aura lieu d’ici la fin du quinquennat ».

→ Mais c’est pour aussitôt indiquer que des fermetures resteront possibles, notamment dans le cadre des « conventions ruralité ».
Qui plus est, alors que plus de 2000 écoles ont fermé ces dernières années, il n’est pas question d’en rouvrir.

Le ministère annonce les dédoublements des classes de grande section de maternelles en REP et REP+ à l’horizon 2020, et la limitation des effectifs par classe de CP et CE1 hors REP et REP+ à 24 élèves.
→ Alors même que la limitation à 24 élèves par classe entraînera à elle seule l’ouverture d’environ 5000 classes, seulement 2300 créations de postes sont prévues. Le ministère trouvera les postes en augmentant les effectifs dans les autres niveaux des écoles élémentaires, où des effectifs de trente élèves deviendront la norme, et en recrutant massivant des contractuel-le-s. Le recrutement de personnel sous statut précaire est dangereux tant pour les élèves que pour les salarié-e-s.

Ni locaux, ni personnels ne sont disponibles pour les dédoublements décidés par le gouvernement à moyen presque constants.
Ce qui en résultera nécessairement, c’est la dégradation des conditions de travail des personnels dans le premier degré, ainsi que de la qualité de l’enseignement en école élémentaire.

Intensifions la mobilisation pour la justice sociale, les services publics, une éducation émancipatrice, contre le projet de loi Blanquer, les réformes antisociales : grèves reconductibles, actions, manifestations… Chacun-e sait que pour l’emporter sur nos revendications, c’est la construction d’un rapport de force massif qui compte.

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 12:55
Communiqué de SUD éducation

 

Jeudi 25 avril lors d’une conférence de presse le président Macron a présenté deux annonces concernant l’école : 
—  l’absence de fermetures d’écoles d’ici à la fin du quinquennat “sans l’accord des maires” ; 
—  la limitation des effectifs en école élémentaire et maternelle à 24 élèves par classe.
Ces deux annonces sont des trompe-l’œil. Dans tous les départements, les DSDEN ont déjà annoncé des fermetures d’écoles consécutives à des suppressions de postes. Il est aisé de prétendre geler les fermetures d’écoles jusqu’aux prochaines échéances électorales, alors même que les regroupements d’écoles s’accélèrent sur tout le territoire en zone rurale.

De même, la limitation des effectifs à la sauce Macron / Blanquer dissimule les disparités énormes entre les effectifs. Si dans de nombreuses écoles rurales, les effectifs sont souvent en dessous de 24 élèves par classe, les écoles élémentaires et maternelles, en zone urbaine, en particulier dans les quartiers populaires densément peuplés ont vu leurs effectifs exploser parfois jusqu’à trente élèves par classe. Avec la création des EPSF, des écoles pourront fermer avec l’accord des communes.
Ces annonces entrent en contradiction frontale avec la baisse de postes ouverts aux concours du premier degré dans les académies annoncée en ce début d’année civile et en contradiction avec les réformes actuelles et loi Blanquer.

Le président est obligé de commencer à céder, au moins dans les mots : son objectif idéologique de réduction coûte que coûte du nombre de fonctionnaires d’environ 120 000 postes a désormais du plomb dans l’aile. C’est la preuve que les diverses mobilisations, qu’il s’agisse des gilets jaunes ou bien des personnels en lutte, permet d’instaurer un rapport de force qu’il faut désormais amplifier pour arracher les moyens nécessaires au service public.

Intensifions la mobilisation pour la justice sociale, les services publics, une éducation émancipatrice, contre le projet de loi Blanquer, les réformes antisociales : grèves reconductibles, actions, manifestations… Chacun-e sait que pour l’emporter sur nos revendications, c’est la construction d’un rapport de force massif qui compte.

SUD éducation appelle ainsi à : • la constitution d’assemblées locales regroupant les personnels et les parents d’élèves des écoles, établissements scolaires pour se coordonner, premier et second degré, organiser des actions en commun afin de construire la grève générale ;

• mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements, les AG locales ;

• construire d’ores et déjà la grève des examens ;

• avec les Gilets Jaunes, à continuer de lutter pour le partage des richesses, la transition écologique et la transformation sociale.

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