14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:56

Ce communiqué a été publié le 10/09/2020

L’urgence budgétaire est à la prise en charge des besoins immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’épidémie de la COVID-19 et sa gestion par le gouvernement ont un impact considérable sur notre système d’enseignement supérieur et de recherche. La rentrée universitaire 2020 s’annonce catastrophique, avec des dizaines de milliers de nouveaux étudiant·es dans le supérieur sans que les universités n’aient les moyens de les accueillir. Cette situation est notamment le résultat de plus de dix ans de restrictions sur le nombre de postes d’enseignant·es-chercheur/ses, de personnels ingénieur·es, technicien·nes, administratif/ves, ouvriers, de bibliothèque… Il aurait fallu recruter des dizaines de milliers d’agents et construire de nouveaux locaux depuis longtemps ; c’est d’autant plus prégnant et urgent maintenant que les conditions sanitaires nécessitent de dédoubler les amphis, les TD et TP ! Dans la recherche publique, les moyens manquent pour permettre aux laboratoires de relancer les recherches qui ont été mises entre parenthèses pendant les mois du confinement. Faute des postes de chercheur/ses et ingénieur·es et technicien·nes, la plupart des jeunes dans la recherche ont pour seul horizon l’incertitude, avec au mieux, la précarité de l’emploi.

C’est dans ce contexte que le gouvernement veut faire passer à la hâte au parlement, dès le 21 septembre, la loi de programmation de la recherche (LPR) rédigée avant la pandémie, dont le contenu est à l’opposé des revendications du personnel, et sans tirer aucune leçon de la situation actuelle. La COVID-19 a mis en évidence la nécessité de renforcer le service public. Des postes stables (dans le cadre du statut de la fonction publique) doivent être créés pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

Pourquoi nous opposons-nous au projet de LPR ?

Ce projet institutionnalise la précarisation du personnel de l’ESR et remet en cause ses statuts, gage d'une recherche libre et indépendante. La mise en place des « tenure tracks » (chaires de professeurs juniors), contrats de « pré-titularisation conditionnelle » ouvre la possibilité de contourner les dispositifs nationaux d'accès à la profession d’enseignant·e/chercheur·e et de chercheur·e. La création de nouveaux contrats précaires, les contrats de projet scientifique, frauduleusement dénommés « CDI », dont la fin de contrat est conditionnée à la durée et au financement du projet de recherche, remet gravement en cause les recrutements de personnels titulaires.

Le projet de LPR favorise le financement de la recherche par appels à projets, notamment via l’ANR, au détriment de financements pérennes alloués aux unités de recherche dont les laboratoires ont besoin pour accomplir leurs missions. Il encourage ainsi la mise la concurrence à tous les étages, et oriente et limite les thématiques de recherche à des sujets « porteurs » et/ou jugés « rentables » et « valorisables » par le privé. Une telle logique a notamment fait perdre 10 ans de recherche sur les virus de type coronavirus !

En parallèle, l’annonce budgétaire de 5 milliards d’euros sur 10 ans ne permet même pas d’atteindre les 1 % du PIB pour la recherche publique, et laisserait la recherche française continuer son lent déclin. Ainsi la LPR prévoit 357 millions supplémentaires pour le budget 2021 ce qui représente une augmentation similaire aux dernières années. L’effort dans la programmation budgétaire serait prévu après les élections présidentielles ! Et aucun moyen conséquent n’est prévu pour répondre aux besoins urgents de l’ESR liés à la crise sanitaire.

Le personnel de l’ESR, comme les étudiant·es, ont massivement fait savoir par des manifestations, en particulier le 5 mars, ainsi que de multiples motions, qu’ils rejetaient ce projet de LPR. Aujourd’hui, la Ministre tente, à travers un protocole d’accord “relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières” de faire acter en force les dispositifs de précarité prévus dans la LPR en « échange » de promesses d’augmentation de primes largement individualisées.

Nous demandons des moyens et des postes statutaires en urgence.

Nous exigeons l’abandon de la LPR et comptons, par la mobilisation du personnel de l’ESR, afficher notre détermination à construire un grand service public de l'’enseignement supérieur et de la recherche, au service de toutes et tous, avec des moyens humains, financiers et matériels garantis et pérennes, ou la précarité n’est plus de mise.

Nous appelons les collègues à se réunir en assemblées générales, à rejoindre les actions interprofessionnelles de la rentrée partout sur le territoire et à se rassembler massivement le 21 septembre devant l’assemblée nationale à Paris à 14h, jour d’ouverture de l’examen du texte.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, FO-ESR, SUD RECHERCHE
EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, UNEF, FACS ET LABOS EN LUTTE.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:53

Ce communiqué a été publié le 07/09/2020

Dans une interview au Figaro datée du 4 septembre, la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) Frédérique Vidal affirme que "les établissements sont prêts à recevoir les étudiants". Alors que des vidéos d'amphis bondés avec des étudiant-e-s dans les travées circulent quelques jours à peine après la rentrée, la ministre ne prend pas l'ampleur de la crise qui se profile dans des universités déjà au bord de la rupture bien avant la crise sanitaire.

 L'annonce très médiatique de 30 000 places supplémentaires, sans date par ailleurs d'annoncée, soit une hausse très faible de 1.8% ne saurait compenser les manques de places criantes que connaissent les universités. D'autant qu'avec un bac obtenu au contrôle continu en 2020 et un taux de réussite supérieur aux années précédentes, les effectifs en cette rentrée en sont plus conséquents (et alors que des milliers d’étudiant-e-s se trouvent encore sans réponses). Ce que Vidal anone, ce sont des formules creuses sur "l'hybridation" des cours entre présentiel et distanciel et l'accent mis sur le tout numérique comme solutions miracles : pansements dérisoires alors que l'université souffre d'un manque d'embauche de personnels enseignants et administratifs pour accompagner des étudiant-e-s fragilisé-e-s par 6 mois sans cours.

 Les cours à distance durant le confinement (sans parler des examens en lignes) ont constitué, comme nous l'avions craint, un cheval de Troie pour la stratégie ministérielle et des établissements d'imposer leurs outils et leurs méthodes pédagogiques basées sur le recours croissant au numérique, au e-learning, à la "scénarisation", à la dématérialisation des savoirs et à l'individualisation des parcours. Penser comme la ministre qu'il faudrait choisir entre la numérisation des enseignements et des "cours magistraux traditionnels, où le professeur lit son cours face à un amphi d’étudiants qui ne posent pas de questions" est réducteur, méprisant et éloigné de la réalité.

 Mme Vidal est par ailleurs bien la ministre de ce gouvernement libéral qui offre des cadeaux aux entreprises quand elle répond à la crise de l'université par des aides versées aux entreprises qui recruteraient des apprentis. L'université doit être un service public des savoirs ouvert à toutes et tous, pas le bassin d'emploi des entreprises locales ou des multinationales. À l’image du reste du gouvernement, la ministre verse aussi dans la réaction autoritaire. Elle dénonce des "petits groupes qui s'agitent" sur les campus, alors que justement, les étudiant-e-s s'emparent des questions politiques posées à notre société, dans des universités qui justement reprennent tout leur sens de lieux d'expression publique et intellectuelle.

 Pour SUD éducation, cette rentrée particulière doit être synonyme d'annonces concrètes pour les universités: embauches massives de personnels, titularisation des personnels précaires, engagement financier massif, ouvertures de locaux, gratuité des masques, protocoles sanitaires clairs.

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 15:21

Le ministère a fourni, tardivement, des masques aux personnels affectés dans les écoles maternelles et élémentaires. Toutefois, il ne fournit aucun dispositif de protection pour les élèves, et les mesures d’hygiène ont été considérablement allégées. À ce stade, les masques ne sont d’ailleurs toujours pas arrivés en quantité suffisante pour répondre aux besoins fixés par le protocole sanitaire lui-même, à savoir deux masques par jour et par adulte. Par ailleurs, les personnels ont reçu, au mieux, des masques en tissu qui ne constituent pas, du point de vue de l’agence nationale de santé, une protection suffisante. Le ministre prend donc sciemment la responsabilité, alors que plus de 260 classes sont déjà fermées, d’exposer les personnels et les élèves à la contamination.
Plus largement, il prend la responsabilité de favoriser l’apparition de clusters dont la conséquence sera la fermeture de classes, d’écoles ou d’établissements. En effet, l’agence nationale de santé définit clairement comme cas contact tout-e élève ou enseignant-e de la même classe qu’un-e élève ou personnel testé positif à la Covid-19, si l’un-e des deux ne porte pas de masque. Cela signifie que si un-e enseignant-e est testé-e positivement, toute la classe devra être mise en quatorzaine et testée. Cela signifie également que si un-e élève est testé-e positif ou positive, alors l’enseignant-e sera un cas contact également s’il ou elle n’était pas doté-e d’un masque chirurgical.

Pour SUD éducation, cela confirme la désinvolture avec laquelle le ministère et le ministre Blanquer ont préparé cette rentrée.
Les personnels contaminés par la Covid-19 doivent bénéficier de la reconnaissance en maladie professionnelle, et donc la journée de carence ne doit pas leur être décomptée.
SUD éducation revendique la mise en œuvre urgente de mesures permettant de limiter les risques de contamination, par le respect des mesures indispensables d’hygiène et de protection des élèves et des personnels, ainsi qu’une baisse significative des effectifs par classe permettant de réduire les risques de contamination.
Cela suppose des recrutements importants de personnels, en puisant dans le vivier des listes complémentaires aux concours, ainsi qu’au-delà dans les vivier des candidat-e-s admissibles aux concours.

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 15:08

Des grands discours du confinement, les trémolos dans la voix pour un système plus juste et plus humain, il ne reste aujourd’hui plus grand chose. Dans la continuité de sa décision de maintenir le gel des salaires, le gouvernement confirme sa volonté de poursuivre la mise en œuvre des mêmes politiques régressives déjà en cours avant le confinement. Pourtant, les situations sociale et sanitaire appellent des changement radicaux :

Exigeons un plan d’urgence sanitaire
Nous exigeons les créations d’emplois nécessaires afin d’assurer le bon exercice de nos missions. La situation épidémique appelle des politiques cohérentes et des moyens à la hauteur. Par exemple, il est absurde et dangereux de maintenir le jour de carence dans la Fonction publique, au risque de pousser des personnels ayant des symptômes à continuer de venir travailler pour ne pas perdre d’argent. Il est inacceptable que les coûts personnels du télétravail et les frais d’entretien des équipements de protection ne fassent pas l’objet de mesures compensatoires pour tou-te-s les personnels concerné-e-s. Il est inconcevable que l’imputabilité professionnelle de la Covid19 ne soit toujours pas reconnue pour les personnels tombé-e-s malades alors qu’elles et ils sont à leur poste de travail. Le contexte sanitaire appelle enfin l’arrêt du processus de suppression des CHSCT et le respect plein et entier des libertés syndicales et des prérogatives des représentantes et représentants des personnels. Enfin, les carences observées dans la fourniture des protections élémentaires aux personnels sont inacceptables et indignes.

Exigeons la hausse de nos salaires
Nous exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et un plan de rattrapage des pertes accumulées notamment pour les femmes par la mise en place de l’égalité salariale.

La relance, pour qui, pour quoi ?
Sur les 100 milliards d’euros du plan de relance, 20 vont être consacrés à la baisse d’impôt des entreprises. A quelles conditions ? Aucune ! C’est cadeau ! Cet argent pourra donc être encaissé par les actionnaires. En plus, toutes ces baisses d’impôts, comme le CICE, n’ont jamais démontré la moindre efficacité en matière de créations d’emplois. Pire, de nombreuses entreprises profitent de la situation actuelle pour licencier à tout va ! C’est inacceptable. La situation actuelle appelle des mesures d’urgence à commencer par le maintien de l’emploi, tout particulièrement dans les entreprises aidées par l’état et bien sûr dans celles qui font des bénéfices.

Exigeons l’abandon de la contre réforme des retraites 

Enfin, le gouvernement parle de relancer sa contre-réforme des retraites contre laquelle se sont mobilisé-e-s des millions de salarié-e-s l’an passé, par des manifestations nombreuses et de longues grèves reconductibles. Pour SUD éducation, les économies sur nos pensions c’est toujours non !

 

SUD éducation appelle les personnels à participer à la journée unitaire d’action interprofessionnelle du 17 septembre et à se réunir pour décider des formes à lui donner : grève, rassemblements, manifestations, actions etc.

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:56

Ce communiqué a été publié le 06/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/rentree-des-aesh-a-quand-un-vrai-statut/

L’Éducation nationale compte 100 000 personnels employés sur des missions d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Le Ministre Blanquer a annoncé le recrutement de 8 000 nouveaux emplois à mi-temps d’AESH. L’inclusion de ces élèves à l’école est un des enjeux majeurs du système éducatif français. Pourtant l’Éducation nationale refuse toujours aux AESH de reconnaître leur métier avec les garanties salariales qui vont avec et les cantonne à des « missions ». Pire encore, les AESH vont voir leurs conditions de travail se dégrader avec la généralisation des PIALs (Pôles Inclusif d’Accompagnement Localisés), le grand projet du Ministre Blanquer pour une « gestion » plus rentable du handicap à l’école.

 

Une précarité inacceptable

SUD éducation revendique la reconnaissance du métier d’AESH. Les AESH doivent être recruté-e-s sur des contrats à temps plein de 24h avec élèves afin de garantir du temps de concertation, de préparation. Un contrat à temps plein c’est aussi la garantie d’un salaire à temps plein. Aujourd’hui les AESH sont quasi exclusivement recruté-e-s sur des temps incomplets avec des salaires incomplets (en moyenne 760 euros pour 24h de travail devant élèves). Cette précarité est inacceptable.

 

Les PIALs ou comment casser l’inclusion scolaire

SUD éducation s’oppose à la généralisation des PIALs au cours de l’année 2020. Les PIALs vont permettre à l’ Éducation nationale d’imposer encore plus de contraintes aux AESH, déjà extrêmement précaires, en favorisant leur déplacement d’une école ou d’un établissement scolaire à l’autre au cours d’une même journée. Avec les PIALs, les AESH deviennent interchangeables, ils et elles sont amené-e-s à accompagner plus d’élèves aux handicaps différents, sur des lieux différents avec des équipes différentes. Or l’accompagnement des élèves en situation de handicap nécessite de la stabilité, de la régularité, un suivi personnalisé de la part des AESH qui apprennent progressivement à connaître l’élève et ses besoins. Avec les PIALs, le ministère nie les compétences professionnelles des AESH.

SUD éducation revendique l’abandon immédiat de ce projet néfaste pour les élèves et pour les personnels.

SUD éducation porte une série de mesure pour améliorer les conditions de travail des élèves et par conséquent les conditions d’accompagnement des élèves en situation de handicap :

- la création d’un véritable statut de fonctionnaire d’ Éducateur Scolaire Spécialisé pour les AESH afin de reconnaître leur rôle d’éducatif et leur métier,

- un salaire à l'entrée dans le métier : 1 700€ nets et l’accès aux mêmes primes (éducation prioritaire), indemnités et pondérations (éducation prioritaire et affectation multiple) que les titulaires quelle que soit la durée du contrat,

- un temps plein avec 24h max avec élèves et le reste pour la prise en compte de tout le travail invisible (préparation, suivi, coordination, formation...)

- Des moyens pour une véritable formation,

  • Des affectations respectueuses des élèves et des personnels : affectation sur 2 établissements au maximum, respect des notifications MDPH…

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:55

Ce communiqué a été publié le 05/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/heraut-greve-pour-les-conditions-de-travail-au-college-les-escholiers-de-la-mosson/

La fédération SUD éducation relaie ce communiqué de SUD éducation 34. Pour accéder à toutes les informations, cliquez ici.

PAS DE RENTREE AUX ESCHOLIERS

Nous, les personnels du collège les Escholiers de la Mosson sommes en grève ce jeudi 3 septembre 2020 pour protester contre l’inaction de notre hiérarchie face à la grande souffrance au travail que subissent plusieurs de nos collègues.
Cela fait maintenant deux ans que nous alertons le rectorat de la dégradation du climat scolaire dans notre collège. De nombreux collègues déclarent avoir subi des pressions de la part du chef de l’établissement. La situation s’est tant détériorée qu’elle a abouti à la tentative de suicide d’une collègue au printemps dernier.
Notre collège, au sein d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé, ne peut continuer de souffrir de ce climat. Nous désirons pouvoir offrir un cadre éducatif de qualité à nos élèves et pour cela, il est absolument nécessaire que le personnel éducatif et médico-social puisse travailler dans des conditions viables.
Nous réclamons que des mesures immédiates soient prises afin d’assurer la sécurité et la sérénité de nos collègues.
Nous demandons à l’administration de l’éducation nationale de procéder à une enquête, rapide et impartiale, dès cette semaine.
Nous demandons l’éloignement du chef d’établissement mis en cause pendant toute la durée de l’enquête. Nous demandons que ce chef d’établissement soit remplacé.

Depuis 2 ans les personnels du collège alertent l’administration sur la situation de l’établissement. Un premier mouvement de grève avait eu lieu en juin 2019. Une audience au rectorat s’est tenue en juillet 2020. Face à l’inaction de la hiérarchie académique, une nouvelle journée de grève a été décidée pour ce jeudi 3 septembre. Voici ci-dessous le communiqué de presse des personnels en grève.

L’assemblée des personnels grévistes du collège des Escholiers est entrée en contact avec le maire de Montpellier et la députée Muriel RESSIGUIER, afin d’échanger sur la situation de souffrance au travail. Un courrier a été envoyé à Madame la Rectrice de l’académie de Montpellier, dans le but d’obtenir un dénouement rapide.
Les personnels disposent d’
une caisse de solidarité qui permet de les soutenir et d’exprimer votre solidarité. N’hésitez pas à y participer !

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:54

Ce communiqué a été publié le 04/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/plan-de-relance-34-milliards-pour-le-patronat-seulement-4-pour-la-renovation-energetique-des-batiments-scolaires/

Le Premier ministre a annoncé le 3 septembre les contours du plan de relance voulu par le gouvernement.

Pour SUD éducation, il ne faut pas être dupe : l’ensemble de la somme consacrée à la transition écologique est inférieur aux cadeaux fiscaux que le gouvernement s’apprête à offrir aux capitalistes pour un montant de 34 milliards d’euros. Les responsables de la crise économique, écologique et sanitaire ne doivent pas être récompensé-e-s par des réductions d’impôts et des subventions.

Ce plan de relance prévoit trente milliards d’euros pour la “transition écologique”. Sur ces trente milliards, 4 seront consacrés à la rénovation énergétique des bâtiments, à la main des préfet e s pour subventionner les projets des collectivités territoriales, ce qui induira de nouvelles inégalités entre les territoires.
SUD éducation revendique depuis plusieurs années un plan d’investissement dans la construction et la rénovation du bâti scolaire. En cette période de crise sanitaire, la question de l’état des écoles, collèges, lycées, et des universités revêt une importance cruciale.

SUD éducation revendique l’ouverture de discussions immédiate des ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche pour mettre en œuvre un plan ambitieux de rénovation et de construction du bâti scolaire.

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:54

https://www.sudeducation.org/communiques/gestion-des-cas-de-covid-19-dans-les-ecoles-ou-etablissements-sud-education-ecrit-au-ministre/

Ce communiqué a été publié le 04/09/2020

Paris, le 4 septembre 2020

 

Monsieur le Ministre de

l’Éducation nationale, de la jeunesse

et des sports

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Objet : procédure à adopter en cas d’apparition de symptômes, de suspicion ou de diagnostic positif à la Covid-19

Monsieur le Ministre,

Par manque d’anticipation, le protocole sanitaire s’avère insuffisant sur un certain nombre de points. En particulier, il apparaît que la procédure à adopter en cas d’apparition de symptômes, de suspicion ou de diagnostic positif à la Covid-19 d’un personnel ou d’un-e élève n’apparaît pas dans le protocole. Il n’existe donc pas à ce jour de cadre réglementaire au niveau national permettant de traiter rapidement les situations. En particulier, de grandes disparités apparaissent dans la gestion des “personnes-contact”, ce qui risque de provoquer un délai dangereux dans le traitement des situations. 

Dans certains endroits, les personnels se voient intimer l’ordre par leur direction ou leur IEN de se rendre sur leur lieu de travail en attendant la notification d’un arrêt de travail ou d’un certificat d’éviction. Dans d’autres, on leur demande de rester chez eux-elles en attendant de se faire dépister. Il en va de même dans la gestion des cas diagnostiqués positifs. Certaines directions prennent les devants en informant les potentielles “personnes-contacts” parmi le personnel quand d’autres attendent que ce travail soit effectué, comme c’est prévu, par l’assurance-maladie. 

De même, la gestion des fermetures de classes lorsqu’un-e élève est diagnostiqué-e positif ou positive ou identifié-e comme “personne-contact” s’avère différente d’une école ou d’un établissement à l’autre. Certain-e-s élèves continuent ainsi de venir en classe alors qu’un-e membre de la famille est diagnostiqué-e positif ou positive, alors qu’ailleurs on demande aux parents de garder les enfants à la maison dans ce cas de figure. 

À l’heure où vous avez annoncé la fermeture de 22 écoles ou établissements scolaires et de cent-vingt classes, ainsi que le déclenchement quotidien d’environ 250 procédures de suivi de cas contacts, il devient urgent d’établir une procédure claire et unique sur l’ensemble du territoire.

Cette procédure doit être explicitée par une circulaire ministérielle adressée à l’ensemble des personnels. L’objectif est bien pour notre fédération d’éviter au maximum l’apparition de clusters et la fermeture de classes, afin de prévenir l’accroissement des inégalités scolaires aggravées par le confinement et l’enseignement à distance. 

La fermeture de classes, d’écoles et d’établissements étant dorénavant une réalité, nous demandons à ce que les protocoles envisagés en cas de reprise de l’épidémie, et annoncés lors de votre conférence de presse de rentrée soient discutés au plus vite avec les organisations syndicales aux différentes échelles et rendus publics. 

Enfin, l’imposition du jour de carence à des personnels diagnostiqués positifs n’est pas acceptable. Elle est évitée pour les personnels bénéficiant d’un arrêt de travail de la part de la sécurité sociale au titre de leur qualité de “personnes-contact”, mais pas pour les personnels diagnostiqués positifs et ne bénéficiant à ce titre que d’un congé maladie ordinaire. Il s’agit là d’une aberration qui doit être corrigée. Le jour de carence doit être supprimé immédiatement.

Veuillez croire, M. le Ministre, en notre attachement au service public d’éducation.

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:53

Ce communiqué a été publié le 04/09/2020

https://www.sudeducation.org/communiques/declaration-de-sud-education-et-sud-recherche-epst/

Précarité, concurrence, soumission : pour SUD, la LPPR c’est toujours non !

Malgré la contestation très large de la LPPR par les agent-e-s du service public d’enseignement supérieur et de la recherche à l’hiver et au printemps dernier, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) a soumis le texte de la LPPR dans un calendrier resserré aux instances de représentation du personnel (CNESER, CTMESR, CTU) en début d’été, avant un passage en conseil des Ministres en juillet. En cette rentrée, la LPPR arrive devant l’Assemblée nationale, où le gouvernement a choisi une procédure accélérée pour raccourcir les temps de débat. En prévision des débats dans les commissions et dans l’hémicycle, les organisations syndicales sont auditionnées par les député-e-s rapportant sur le texte.

 

Déclaration de SUD éducation et SUD Recherche EPST devant les député-e-s rapportant sur la LPPR pour la Commission des Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale le 1er septembre 2020

 

Mesdames et messieurs les député-e-s,

À son arrivée à l’Assemblée nationale, la LPPR a désormais l’avantage de se présenter sous un intitulé qui la décrit mieux : « Projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur ». En effet, la LPPR n’est pas qu’une loi de programmation budgétaire insuffisante et trompeuse. Il s’agit aussi, peut-être surtout, d’une loi poursuivant la destruction du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

Emplois: une logique de précarisation

La première dynamique poursuivie par la LPPR, dans son titre II, est celle de la précarisation des travailleurs et travailleuses du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans un secteur déjà parmi les plus précarisés de la Fonction publique - plus d'un tiers des personnels sont déjà précaires. L’article 3 de la LPPR crée une voie parallèle d’accès aux grades les plus élevés dans les établissements, en organisant le recrutement sur statut précaire de jeunes chercheurs et chercheuses trié-e-s sur le volet, voué-e-s à une période de 3 à 6 ans de précarité – sans les droits, protections et garanties d’indépendance dont bénéficient les titulaires – avant un éventuel accès privilégié aux postes de directeur/directrice de recherche ou professeur-e des universités. Si c’est un passage par la précarité qui est promis aux « excellent-e-s », probablement afin de leur inculquer la docilité à l’égard de la hiérarchie et le caractère toujours précaire de leur position dans l’institution, c’est la précarité sans fin qui est promise aux autres.

L'article 6 crée en effet des CDI « dont l’échéance est la réalisation du projet ou de l’opération », mais qui « peut être également rompu lorsque le projet ou l’opération pour lequel ce contrat a été conclu ne peut pas se réaliser ». Il est particulièrement ironique que ce nouveau type de contrat précaire, qui place les chercheurs et les chercheuses dans une relation de dépendance à des financements temporaires et les soumet aux aléas de la réalisation des projets, soit affiché parmi les dispositifs d’un titre II de la LPPR intitulé « Améliorer l’attractivité des métiers scientifiques », alors qu’il constitue une dégradation sans précédent du cadre juridique de l’emploi dans le service public. Ce que la LPPR contribue ainsi à détruire, c’est ce qui faisait et fait encore la force de la recherche française : des emplois titulaires permettant la conduite d’une recherche indépendante et son inscription dans la durée. Au lieu de cette précarisation accrue et prolongée, ce que SUD revendique ce sont des recrutements plus tôt dans la carrière, sur des postes d'agent-e-s de la fonction publique d'État.

 

Recherche: court-termisme et marchandisation

Alors que les établissements, les laboratoires de recherche et les formations souffrent de moyens insuffisants pour mener leurs missions et s’épuisent dans une vaine course aux financements sur projet, la LPPR propose de poursuivre et même d’accroître la mise en concurrence. Ainsi, l’article 2 annonce une augmentation significative du budget de l’Agence nationale de la recherche (ANR), qualifiée dans le rapport annexe d’ « outil majeur » visant à « insuffler une dynamique nouvelle à la recherche française ».

On sait pourtant ce que la logique des appels à projet fait à la recherche, transformée en recherche du « buzz » scientifique et véritable incitation à la fraude, au détriment de la diversité thématique, de la coopération et de la fiabilité des résultats. L’augmentation du poids budgétaire de l’ANR ne peut qu’entraîner l’impossibilité de mener une politique scientifique à long-terme, que transformer les structures en simples hôtels à projets captant le préciput de ceux-ci (article 12), hébergeant des équipes en concurrence entre elles, sans synergie, sans visibilité, dans un temps politique et médiatique qui n’a rien à voir avec le temps scientifique.

Au prétexte de "diffuser la recherche dans l'économie et la société", le titre IV organise une porosité accrue entre le service public et le secteur marchand. L'article 13 du titre IV incite les fonctionnaires du service public d'enseignement supérieur et de recherche à se muer en dirigeant-e-s de start-up, commercialisant non seulement leurs propres travaux de recherche, mais même ceux "non nécessairement réalisés par les intéressés dans l’exercice de leurs fonctions", cependant que l'article 14 met ces mêmes personnels du service public à la disposition du privé et ouvre la porte au versement de sur-salaires. Cette porosité de plus en plus grande entre la recherche publique et le privé est organisée par ailleurs sans contrôle déontologique, puisque la commission de déontologie a été supprimée par la loi Pacte, que ce projet de loi prolonge. Faire reposer la responsabilité du contrôle déontologique sur les employeurs, qui par ailleurs voient les moyens de leurs établissements calculés sur la base d'indicateurs comme la création de start-ups ou le nombre de chercheur-e-s détaché-e-s dans le privé, présente un problème de conflit d'intérêt  et fait peser une véritable menace sur l'indépendance de la recherche.

 

Reféodalisation : mettre au pas la recherche, soumettre les individus

Cette marchandisation de la recherche publique, de ses acteurs/actrices et des savoirs qu'elle produit, vont de pair avec sa mise au pas, le rapport annexe vantant une recherche transformée en « bras armé de l’État » au service de politiques publiques  (4.c.ii). De fait, le renforcement de la contractualisation des acteurs/actrices, c’est la soumission de la politique scientifique aux souhaits de l’appareil politique. Et c’est clairement dit dans ce rapport qui est tout sauf annexe, puisqu’il vous est proposé de l’approuver à l’article 1er du projet de loi : « renforcer l’engagement des établissements dans les orientations et les politiques de l’ESRI », « accroître la mobilisation des établissements sur les priorités de la relance ». Les contrats d’objectifs et de moyens seront là pour faire pression sur les organismes et établissements, « en leur attribuant des crédits non pérennes (dans le cadre des contrats, avec une visibilité pluriannuelle) ». C’est là tout le contraire de ce dont les établissements ont besoin, et même plus, puisque non content d’augmenter le financement par projet, le projet de LPPR rend même le financement des infrastructures non pérenne.

Le parallèle de la soumission des institutions à la commande politique, c'est la soumission accrue des personnels, et la soumission de l'ensemble des catégories de personnel, aux directions des établissements à travers l'attribution des primes ou la création de dispositifs d'intéressement spécifiques telle que prévue à l'article 15 de la LPPR, qui ne sauraient remplacer une revalorisation salariale en berne après 16 années de gel du point d'indice. De tels dispositifs de primes, qui mettent en concurrence les personnels pour obtenir les faveurs des directions des établissements, sont avilissants pour les individus, destructeurs pour les collectifs de travail et corrupteurs pour les missions de service public.

 

Budget de la recherche : le grand enfumage

La nécessité d'une augmentation conséquente du budget de l'ESR est un constat largement partagé par la communauté de l'enseignement supérieur et la recherche. Ce que celle-ci attend, ce sont des moyens permettant de créer de l'emploi statutaire pour résorber la précarité et des moyens pour les laboratoires, sous la forme de crédits de bases récurrents. Force est de constater que ce n'est pas la réponse apportée par ce projet de loi. La trajectoire budgétaire du projet de loi est loin d'être à la hauteur de l'ambition affichée des 3% de PIB pour la recherche, dont 1% pour la recherche publique. Le rapport annexé au projet de loi en fait d'ailleurs lui- même le constat : en fait, avec une trajectoire telle que proposée et en estimant une évolution du PIB basée sur une tendance défavorable, il faudra attendre 2062 pour atteindre les 1%....

Concernant la trajectoire d'emploi indiquée dans le rapport annexé et sur la base des données de l'analyse d'impact, il est annoncé une augmentation de 3% de l'emploi sous-plafond (les emplois de chaque Ministère et de chaque opérateur étant, depuis la mise en œuvre de la LOLF, limités par un plafond révisé de manière annuelle). Et il ne s'agirait même pas forcément d’emploi de fonctionnaires, puisque par exemple les tenure tracks seraient comptabilisés dans l'emploi sous-plafond. C'est en revanche une augmentation de 22% de l'emploi hors-plafond, donc contractuel, qui est prévu: ce n'est pas acceptable, mais hélas cohérent avec la volonté d'augmenter les moyens de l'ANR et de développer encore plus le financement sur projet.

Dès lors, pour ce qui est de "l'attractivité", si, comme le souligne le rapport d'impact, le nombre de candidat-e-s au postes de chercheur-e-s diminue, c'est en grande partie lié à la diminution dans les mêmes proportions du nombre de postes mis au concours (la pression de sélection reste quasi identique). Ce qu'attendent les collègues c'est avant tout un emploi stable, des conditions de travail et des moyens corrects, bien plus que des primes de plus en plus individualisées qui sont quasiment la seule réponse qu'apporte le projet de loi à cette question.

Enfin, le rapport annexé annonce une augmentation de la dépense fiscale du crédit d'impôt recherche (CIR) mais aucun chiffrage n'est donné. Aujourd'hui, ce sont déjà 6,5 milliards d'euros qui sont dépensés sans contrôle et qui constituent un véritable détournement de l'argent public. Cette somme représente l'équivalent de 60 000 emplois de titulaires environnés (c'est-à-dire avec les locaux et moyens pour travailler); des emplois qui manquent cruellement à l'heure actuelle au service public de recherche et d’enseignement supérieur.

Pour SUD éducation et SUD Recherche EPST, la LPPR c’est toujours non ! Ce projet de loi condamne à la précarité sans fin les générations actuelles et futures de jeunes chercheurs et jeunes chercheuses. Il constitue une attaque contre le service public d’enseignement supérieur et de la recherche, contre les droits des personnels et contre l’indépendance de la recherche.

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Published by SUD 61
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 09:52

Cet article a été publié le 03/09/2020

https://www.sudeducation.org/covid-19-presence-de-symptomes-contact-avec-une-personne-positive-quels-sont-mes-droits-et-obligations/

Covid-19 : présence de symptômes, contact avec une personne positive… Quels sont mes droits et obligations ?

 

1. Je présente les symptômes du Covid-19, que dois-je faire ?

Pour mémoire, les symptômes du covid listés par l’assurance-maladie sont les suivants : 
• une fièvre ou sensation de fièvre,
• des signes respiratoires, comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine,
• le nez qui coule, un mal de gorge,
• une fatigue importante inexpliquée,
• une perte du goût : le goût d’un aliment ne peut être différencié de celui d’un autre (par exemple le poisson et le poulet ont le même goût),
• une perte de l’odorat avec impossibilité de reconnaître une odeur même marquée comme celle d’une viande grillée,
• des maux de tête,
• des courbatures et/ou des douleurs dans les muscles,
• une diarrhée avec au moins 3 selles molles dans la journée.

En cas de symptômes, il faut : 
1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier en informant que l’on ne se rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. 
2. prendre rendez-vous avec son médecin traitant : en vertu du décret 2020-73 du 31 juin 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus, celui-ci doit faire un arrêt de travail spécial sans jour de carence. 
3. se rendre dans un lieu de dépistage, avec ou sans ordonnance. Le test PCR est gratuit et sans ordonnance. La liste des lieux de dépistage est disponible sur le site du ministère de la Santé.

En cas de diagnostic positif : 
1. Il faut rester en quatorzaine et suivre les recommandations du médecin.
2. La sécurité sociale prendra contact avec vous pour établir la liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, et se chargera de les contacter.

 

2. J’ai été en contact avec une personne diagnostiquée Covid-19, que dois-je faire ?

C’est l’assurance maladie qui détermine si vous êtes un cas contact. Pour l’assurance-maladie, un cas contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protections :
- a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
- a prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

On n’est donc pas concerné-e tant que la personne avec qui vous avez été en contact n’est pas diagnostiquée positivement, même si elle est en quatorzaine à titre préventif.

Si l’on apprend qu’une personne avec laquelle on a été en contact rapproché est diagnostiquée Covid-19 (soit parce qu’elle vous en informe directement, soit parce que la CPAM vous en informe), il faut : 
1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier électronique en informant que l’on ne rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. 
2. demander à la personne diagnostiquée de transmettre son identité lors de son entretien avec la sécurité sociale, qui doit normalement vous transmettre rapidement un arrêt de travail sans jour de carence d’une durée de 14 jours à compter du dernier contact avec la personne diagnostiquée
3. si la CPAM n’est encore entrée en contact avec vous : prendre rendez-vous avec son médecin traitant. En vertu du décret du 31 juin 2020 portant adoption de conditions adaptées pour le bénéfice des prestations en espèces pour les personnes exposées au coronavirus, celui-ci doit faire un arrêt de travail spécial sans jour de carence. 
4. se rendre dans un lieu de dépistage, avec ou sans ordonnance, 7 jours après le dernier contact avec la personne diagnostiquée positive en l’absence de symptômes. Le test PCR est gratuit et sans ordonnance. La liste des lieux de dépistage est disponible sur le site du ministère de la Santé. Dans le cas où l’on présente des symptômes, ou dans le cas où l’on vit avec la personne diagnostiquée positive, il faut se faire tester au plus vite.
5. respecter une quatorzaine à compter du dernier contact avec la personne diagnostiquée positive, même en cas de test négatif au bout de sept jour en suivant les consignes sanitaires disponibles sur le site de l’assurance-maladie. Cette période d’absence est couverte par un arrêt de travail et ne fait pas l’objet d’un jour de carence. 
6. en cas de test positif, suivre la procédure indiquée plus haut.

Pour SUD éducation, il est anormal que les personnels qui seraient contaminé-e-s par la Covid-19 soient placées en congé de maladie avec application du jour de carence, alors que les personnels placés en quatorzaine ne se le voient pas appliquer. Le jour de carence que le gouvernement a rétabli le 11 juillet 2020 pour les congés-maladie doit être supprimé sans délai pour permettre aux agent-e-s malades de ne pas perdre une journée de salaire.

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