11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 17:56

Tract, autocollant/affichette, tract-avion

Une seule journée de grève ne suffira pas pour faire plier le gouvernement, chacun-e le sait. Pour SUD éducation, la grève doit être au cœur de la construction d’un rapport de force dans la durée, et non le simple témoignage d’un ras-le-bol par ailleurs parfaitement légitime : par la grève, dans l’unité, dans la durée.

À l’occasion de la grève du 12 novembre, vous trouverez ci-dessous plusieurs documents :

-un tract intitulé "En grève le 12 novembre : et après ?"

-un visuel utilisable sous diverses formes (par exemple sous forme d’autocollants ou de sucette)

-et en bonus, un tract-avion pour animer la manifestation !

En grève le 12 : et après ?

Les personnels de l’Éducation nationale ont affaire à l’heure actuelle à un rouleau compresseur dans le cadre d’une logique cohérente :

La casse des statuts : les réformes en cours prévoient la casse des droits collectifs avec la suppression du paritarisme, le développement de la contractualisation, l’augmentation de la charge de travail.

Les réformes du tri social : la loi ORE, parcoursup, la réforme du bac et du lycée, la réforme de la voie professionnelle, et bientôt la destruction de l’éducation prioritaire vont dans le même sens : renforcer les inégalités et assujettir toujours plus l’école aux besoins du marché du travail.

Des attaques réactionnaires : on avait déjà les restrictions aux libertés pédagogiques (circulaire Blanquer sur la lecture, formations obligatoire Agir pour l’école), on a maintenant la surenchère sécuritaire et policière dans le cadre de la récupération du mouvement #pasdevague.

SUD éducation fait le choix d’articuler l’ensemble de ces attaques et de ne pas se limiter aux seules suppressions de poste, même si l’annonce de 2600 suppressions de postes est évidemment un pivot dans la casse de l’école publique actuellement à l’œuvre. Ces attaques sont cohérentes, notre cadre revendicatif doit être à la hauteur. SUD éducation revendique donc la création de tous les postes nécessaires, le retrait des contre-réformes et le renoncement à la surenchère sécuritaire nauséabonde à laquelle se livre le ministère.

Au-delà du 12 novembre, construire le rapport de force

Une seule journée de grève ne suffira pas pour faire plier le gouvernement, chacun-e le sait. Pour SUD éducation, la grève doit être au cœur de la construction d’un rapport de force dans la durée, et non le simple témoignage d’un ras-le-bol par ailleurs parfaitement légitime :

Par la grève

Dans l’unité

Dans la durée

C’est pourquoi SUD éducation appelle les personnels à faire du 12 novembre un point d’appui pour populariser, mettre en débat et construire la grève reconductible en assemblée générale.

SUD éducation poussera dans les différents cadres intersyndicaux à ce que le 12 novembre ne reste pas lettre morte, et à ce que des perspectives de mobilisations claires soient dégagées.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 21:53

Aujourd’hui, pour devenir professeur, il faut obtenir un diplôme de master (Bac +5 tout en effectuant un stage en totale responsabilité de classe, à mi-temps voire à plein temps). Ce qu’on demande aux professeurs en formation, c’est donc d’être immédiatement opérationnels, de mobiliser des compétences d’enseignants expérimentés alors même qu’ils se forment pour comprendre les enjeux et la complexité du métier. Dans ces conditions, ils sont surchargés, ils manquent de temps pour préparer, concevoir, réfléchir correctement.

Oui, alors que la crise de recrutement s’aggrave d’année en année, il est vraiment urgent d’améliorer la formation des enseignants. Cela doit passer par des modifications structurelles : pour que la première année de master ne soit pas seulement occupée à la préparation des concours, pour que l’entrée en responsabilité

soit vraiment progressive, pour que la formation ne se réduise pas à une adaptation immédiate à l’emploi, pour que les futurs enseignants ne soient pas mis dans l’urgence de faire la classe sans le recul de l’analyse nécessaire...

Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale veut imposer sa

réforme de la formation

➜ Mise en responsabilité possible des assistants d’éducation en tant qu’enseignant ;

➜ Un volume de stage en responsabilité trop important au détriment des heures de

formation universitaires ;

➜ Cadrage des contenus du master MEEF réduit et contenant des injonctions

correspondant aux conceptions du ministre (neurosciences…) ;

➜ Arbitrages à venir sur la place du concours, la nature des épreuves et le volume du stage

en responsabilité et dans l’état actuel, sans la consultation des représentants des

personnels ;

➜ Suppression des ÉSPÉ pour créer des INSPÉ (Instituts nationaux supérieurs du

professorat et de l’éducation) ;

➜ Modification du mode de désignation du directeur en dehors du conseil d’école ;

➜ Calibrage des équipes de formateurs et nouvelle attaque sur les personnels de statut 1er et 2d degrés affectés dans les ÉSPÉ.

Ces orientations, accompagnées des suppressions de postes annoncées et de la volonté

d’augmenter les recrutements de contractuels non formés, sont inquiétantes et ne

résolvent aucun des problèmes actuels.

Lundi 12 novembre 2018, il faut dire non à cette politique de la défiance

Pour être en capacité de relever les défis d’une école ambitieuse et pour faire réussir tous les élèves, il faut des enseignant·es et des CPE bien formé·es. Enseigner assurer la diversité des missions demandées aux enseignants est un métier qui s’apprend et sur plusieurs années. Une formation de qualité, structurée à la fois par la recherche, des enseignements et des stages, nécessite une réorganisation qui tienne compte de l’expertise de l’ensemble des des membres de la communauté éducative.

Il est urgent d’améliorer la formation des enseignant.es et des CPE dans les ÉSPÉ mais dans le respect des règles universitaires, des conditions d’études des étudiant.es et des stagiaires et des conditions de travail des enseignant·es formateurs et des formatrices.

Se former pour enseigner :un droit, une exigence, une nécessité

L’intersyndicale se félicite de mobilisation suite à « l’appel des 300 » et

demande :

➜ Une meilleure structuration de la formation initiale et continuée : organisation de la formation sur les quatre semestres du master MEEF et dans le cadre d’un continuum, de la licence aux premières années de titularisation ;

➜ Le déploiement de tous les parcours à la fois dans les domaines de l’enseignement, de l’éducation et de la formation : tous les parcours développés dans les ÉSPÉ ne mènent pas nécessairement aux métiers de l’éducation nationale ;

➜ Une mise en responsabilité nécessairement progressive : les stagiaires ne peuvent plus être des moyens d’enseignement, l’alternance s’organise au sein du master MEEF et avec des écoles ou des établissements scolaires adaptés permettant un l’accueil et un accompagnement de qualité ;

➜ L’assurance du maintien des enseignant.es du 1er et du 2nd degrés affecté.es à l’université : la construction d’un collectif de travail s’appuie sur un ensemble de compétences toutes reconnues au sein d’équipes pluricatégorielles, pluridisciplinaires et pluriinstitutionnelles ;

➜ Le maintien de l’adossement des formations à la recherche qui doit se faire en toute liberté, sans injonction du ministère, par les enseignants-chercheurs au sein de l’équipe pédagogique ;

➜ Le maintien du nom « ÉSPÉ » et du mode actuel de désignation du directeur ou de la directrice ;

➜ Un calendrier des négociations garantissant une véritable concertation : l’évolution de la formation nécessite une expertise partagée et l’engagement de tous les responsables.

Le 12 novembre dans les universités et dans les ÉSPÉ, toutes et tous mobilisé·es pour une autre politique de la formation !

Signez et faites signer l’Appel des 300 acteurs et actrices de la formation

https://chn.ge/2zZlkPg 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 16:44

Les annonces du ministère du 30 octobre, qui faisaient suite à l’agression d’une enseignante à Créteil et à une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, allaient déjà loin dans la surenchère sécuritaire en mettant en avant la présence de policier-e-s dans les écoles.

Aujourd’hui, un nouveau cap est franchi avec la militarisation des établissements. La fédération SUD éducation a en effet pris connaissance de deux faits graves et inacceptables, dans deux académies différentes :

  • au lycée Utrillo de Stains (Seine-Saint-Denis), un gendarme a été nommé comme troisième proviseur adjoint, dans le cadre d’une mission de sécurité qui s’étend sur une large portion du département de Seine-Saint-Denis. Les personnels se sont mobilisés dès sa prise de fonction, lundi 5 novembre, pour protester contre cette nomination et pour réclamer des moyens. La fédération SUD éducation soutient la mobilisation et dénonce cette nomination scandaleuse.
  • dans l’académie de Versailles, une quarantaine de chef-fe-s d’établissement ont participé ce mardi 6 novembre à un stage de “gestion de crise” dans un camp militaire, sous le pilotage d’une conseillère de la rectrice. Les chef-fe-s d’établissement y effectuent des exercices en treillis, dans le cadre de mises en situation diverses.

La fédération SUD éducation dénonce la militarisation du système éducatif qui est à l’oeuvre. Nous refusons de toutes nos forces cette évolution nauséabonde, et appelons les personnels à débattre et à se mobiliser contre cette évolution inacceptable.

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 16:41
Tract et visuels de la fédération SUD éducation, tract de l’Union syndicale Solidaires

 

Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion de la journée du 24 novembre.

Vous trouverez dans l’article ci-dessous le tract de la fédération SUD éducation, des visuels à partager sur les réseaux sociaux, ainsi que le tract de l’Union syndicale Solidaires

Les violences faites aux femmes sont un phénomène social massif et mondial. Elles sont multiples et sont exercées dans toutes les sphères de la société (privé comme publique) et dans tous les milieux sociaux.
Le centre Hubertine Auclert propose une cartographie1 des violences faites aux femmes qui peuvent être physiques, économiques, administratives, psychologiques et/ou verbales. Sont définies notamment les violences au sein du couple, les mutilations sexuelles féminines, le viol et autres violences sexuelles, les violences au travail, la prostitution et l’exploitation sexuelle, la lesbophobie, biphobie et transphobie, et l’esclavage moderne.
Malgré le mythe de l’école « sanctuaire », les discriminations sexistes et les violences faites aux femmes y sont communes, courantes, voire instituées. Les agressions sexistes physiques et verbales existent bien évidemment à l’école comme ailleurs. Et le système scolaire perpétue ces violences de genre.

Lutter contre les stéréotypes sexistes

L’éducation proposée aux élèves véhicule l’invisibilisation et l’infériorisation des femmes, et de ce fait les enferme dans des rôles en fonction de leur genre. Cela a des conséquences sur le cours de leur vie entière et entrave leur épanouissement en donnant des images de femmes moins pensantes, moins agissantes, moins capables que les hommes. Ainsi, en 2018 dans un exercice d’évaluation où des images doivent inspirer les élèves du 1er degré pour écrire, sont mis-es en scène un garçon actif, dehors, faisant du sport et une fille passive sur un lit se faisant belle. Ces images d’Epinal, encore beaucoup trop communes, briment les projets et ambitions des filles. D’ailleurs, les femmes ne sont pas érigées comme modèles : elles sont absentes ou très minoritaires dans les programmes scolaires (de lettres, d’Histoire-géographie, de philosophie…) Et pourtant, elles existent !
Dans les fait, l’orientation des élèves est conditionnée par leur genre. Il y a 12,2 % de filles dans les bac pro spécialités de la production, contre 63,6 % dans les bac pro spécialités des services.

Des discriminations qui touchent les personnels

De plus, les travailleuses de l’Education Nationale subissent aussi le sexisme de l’institution dans leurs conditions de travail et dans leur carrière.
Seulement 3 % des hommes sont à temps partiel alors que 12 % des femmes le sont avec des conséquences sur la rémunération et les évolutions de carrière. 
Dans la fonction publique, les femmes sont payées 18 % de moins que les hommes.
Plus le public auquel on s’adresse est jeune plus la profession est exercée par des femmes. En 2006, 80 % des enseignant-es du primaire sont des femmes alors que dans les universités, elles ne sont que 35 %.
On constate, parmi les agents-es, une répartition du travail sexuée : aux hommes les postes de techniciens et de chefs cuisine, aux femmes les tâches dites polyvalentes (nettoyage ou service des repas).

Les revendications de SUD éducation

Pour les élèves 

- la réintégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans l’élaboration des programmes  
- la production de manuels qui fassent une place à l’histoire des femmes, non pas sur un strapontin dans des dossiers documentaires annexes, mais dans le corps du texte et le fil de l’Histoire (documents-sources d’autrices, féminisation des textes, évocation systématique de la place des femmes, vision genrée des événements et des concepts)  
- la mise en œuvre de pratiques de classe favorisant la circulation égalitaire de la parole, les pratiques collaboratives, l’apprentissage de toutes les disciplines (littéraires, scientifiques, artistiques, sportives) pour toutes et tous  
- l’effectivité des séances d’éducation aux sexualités prévues dans les textes officiels et des moyens conséquents pour les mettre en œuvre ainsi que la prise en compte dans ces séances d’une perspective non-hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre  
- la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire  
- la promotion de projets via les CESC, et d’interventions d’associations ou organisations (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements 

Pour les personnels 

- l’inscription dans les textes de l’arrêt du gel de la note administrative en cas de congé maternité ou parental (comme c’est déjà le cas dans la fonction publique hospitalière) ; 
- une politique de prévention et de suivi via les CHSCT s’agissant des cas de harcèlement, et la mise en place systématique de la protection fonctionnelle, qui est de droit  
- la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-es enseignant-es (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel  
- un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions  
- le développement des services de la petite enfance pour que les choix professionnels en soient vraiment  
- une rotation des tâches chez les ATTEE pour ne pas reproduire une division sexuée du travail où les femmes sont le plus souvent assignées aux tâches polyvalentes (faire le ménage, servir les repas) tandis que les hommes occupent les postes techniques ou de supervision (chef cuisine, chef d’équipe) 

Pour toutes et tous, personnels et élèves 

- Le refus de toute discrimination fondée sur le genre, l’origine, l’orientation sexuelle 
- Le droit à chacun-e de s’épanouir dans l’identité qui est la sienne, hors des stéréotypes sexistes assignant hommes et femmes à tel ou telle apparence, comportement, rôle social

Contre toutes les formes de violences faites aux femmes, SUD éducation appelle à participer massivement à toutes les initiatives à l’occasion de la journée du 24 novembre.

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 16:40
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Mercredi 7 novembre devant le Sénat, le ministre Blanquer était entendu dans le cadre du projet de loi de finances 2019.

À cette occasion, il a déclaré : “quand on est professeur en 6e le sujet n’est pas de savoir si on a 26 ou 27 élèves mais si les élèves vont savoir lire, écrire compter et respecter”.

Le ministre donne dans la surenchère réactionnaire en instrumentalisant le mouvement #pasdevagues.

Il a également présenté sa solution aux sureffectifs annoncés dans le second degré en raison des suppressions de postes qu’il a décidées : imposer une seconde heure supplémentaire aux enseignant-e-s.

SUD éducation condamne fermement cette attaque frontale contre les statuts des enseignant-e-s.

SUD éducation appelle les personnels, à manifester massivement le 12 novembre contre les suppressions de postes et la casse du statut de fonctionnaire

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 15:26

LUNDI 12 NOVEMBRE 2018

TOUTES ET TOUS MOBILISÉS POUR LA FORMATION DES ENSEIGNANTS ET DES CPE ET LA RECONNAISSANCE DES FORMATEURS

Aujourd’hui, pour devenir professeur, il faut obtenir un diplôme de master (Bac +5 tout en effectuant un stage en totale responsabilité de classe, à mi-temps voire à plein temps). Ce qu’on demande aux professeurs en formation, c’est donc d’être immédiatement opérationnels, de mobiliser des compétences d’enseignants expérimentés alors même qu’ils se forment pour comprendre les enjeux et la complexité du métier. Dans ces conditions, ils sont surchargés, ils manquent de temps pour préparer, concevoir, réfléchir correctement.

Oui, alors que la crise de recrutement s’aggrave d’année en année, il est vraiment urgent d’améliorer la formation des enseignants. Cela doit passer par des modifications structurelles : pour que la première année de master ne soit pas seulement occupée à la préparation des concours, pour que l’entrée en responsabilité soit vraiment progressive, pour que la formation ne se réduise pas à une adaptation immédiate à l’emploi, pour que les futurs enseignants ne soient pas mis dans l’urgence de faire la classe sans le recul de l’analyse nécessaire...

Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale veut imposer sa réforme de la formation

Mise en responsabilité possible des assistants d’éducation en tant qu’enseignant ;

Un volume de stage en responsabilité trop important au détriment des heures de formation universitaires ;

Cadrage des contenus du master MEEF réduit et contenant plus à travers une liste d’ injonctions correspondant aux conceptions du ministre (neurosciences…) ;

Arbitrages à venir sur la place du concours, la nature des épreuves et le volume du stage en responsabilité et dans l’état actuel, sans la consultation des représentants des personnels ;

Suppression des ÉSPÉ pour créer des INSPÉ (Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation) ;

Modification du mode de désignation du directeur en dehors du conseil d’école ;

Calibrage des équipes de formateurs et nouvelle attaque sur les personnels de statut 1er et 2d degrés affectés dans les ÉSPÉ.

Ces orientations, accompagnées des suppressions de postes annoncées et de la volonté d’augmenter les recrutements de contractuels non formés, sont inquiétantes et ne résolvent aucun des problèmes actuels.

Lundi 12 novembre 2018, il faut dire non à cette politique de la défiance

Pour être en capacité de relever les défis d’une école ambitieuse et pour faire réussir tous les élèves, il faut des enseignant·es et des CPE bien formé·es. Enseigner assurer la diversité des missions demandées aux enseignants est un métier qui s’apprend et sur plusieurs années. Une formation de qualité, structurée à la fois par la recherche, des enseignements et des stages, nécessite une réorganisation qui tienne compte de l’expertise de l’ensemble des des membres de la communauté éducative.

Il est urgent d’améliorer la formation des enseignant.es et des CPE dans les ÉSPÉ mais dans le respect des règles universitaires, des conditions d’études des étudiant.es et des stagiaires et des conditions de travail des enseignant·es formateurs et des formatrices.

CGT-Ferc Sup, SGEN-CFDT, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SUD-éducation, FCPE, SNESUP FSU

Se former pour enseigner :

un droit, une exigence, une nécessité

L’intersyndicale se félicite de mobilisation suite à « l’appel des 300 » et demande :

Une meilleure structuration de la formation initiale et continuée : organisation de la formation sur les quatre semestres du master MEEF et dans le cadre d’un continuum, de la licence aux premières années de titularisation ;

Le déploiement de tous les parcours à la fois dans les domaines de l’enseignement, de l’éducation et de la formation : tous les parcours développés dans les ÉSPÉ ne mènent pas nécessairement aux métiers de l’éducation nationale ;

Une mise en responsabilité nécessairement progressive : les stagiaires ne peuvent plus être des moyens d’enseignement, l’alternance s’organise au sein du master MEEF et avec des écoles ou des établissements scolaires adaptés permettant un l’accueil et un accompagnement de qualité ;

L’assurance du maintien des enseignant.es du 1er et du 2nd degrés affecté.es à l’université : la construction d’un collectif de travail s’appuie sur un ensemble de compétences toutes reconnues au sein d’équipes pluricatégorielles, pluridisciplinaires et pluri-institutionnelles ;

Le maintien de l’adossement des formations à la recherche qui doit se faire en toute liberté, sans injonction du ministère, par les enseignants-chercheurs au sein de l’équipe pédagogique ;

Le maintien du nom « ÉSPÉ » et du mode actuel de désignation du directeur ou de la directrice ;

Un calendrier des négociations garantissant une véritable concertation : l’évolution de la formation nécessite une expertise partagée et l’engagement de tous les responsables.

Le 12 novembre dans les universités et dans les ÉSPÉ,

toutes et tous mobilisé·es pour une autre politique de la formation !

Signez et faites signer l’Appel des 300 acteurs et actrices de la formation

https://chn.ge/2zZlkPg

CGT-FercSup, SGEN-CFDT, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SUD-éducation, FCPE

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 15:21
Communiqué JUJIE (collectif Justice pour les jeunes isolés étrangers)

 

A l’occasion de la journée internationale des Droits de l’enfant le 20 novembre, le collectif Justice pour les jeunes isolés étrangers (Jujie) lance une campagne de sensibilisation et de mobilisation aux côtés de ceux qu’on appelle Mineurs Isolés Etrangers (Mineurs Non Accompagnés selon la terminologie officielle).

Du 25 octobre au 20 novembre, Jujie publiera chaque jour sur le blog Jujie sur Médiapart relayé sur un maximum de médias (listes de diffusion, sites, contacts presse, réseaux sociaux) un témoignage sur la maltraitance institutionnelle dont ces enfants sont victimes ainsi que chaque lundi un dessin et un texte destinés à lutter contre les idées reçues au sujet des mineurs isolés étrangers.

Le 20 novembre des initiatives concertées donneront une visibilité publique à ces jeunes et à ceux qui les soutiennent.

Laissés à la rue pendant des semaines ou des mois sans pouvoir être entendu pour défendre leurs droits, victimes d’une politique du soupçon qui, dans de très nombreux cas, aboutit à la contestation de leur minorité, bientôt fichés avec l’ouverture d’un fichier national biométrique, les MIE sont traités de façon indigne par les institutions qui devraient assurer leur protection, Conseils départementaux, services de l’Aide Sociale à l’Enfance, parquets des mineurs, tribunaux pour enfants.

Jeunes écrivant eux-mêmes ou aidés par un soutien, travailleurs sociaux écœurés de devoir trier des enfants à la place de leur mission éducative, militants et bénévoles contraints de tenter de pallier les carences des responsables, diront jour après jour ce qu’est la réalité de cette jeunesse discriminée et abandonnée.

Les témoignages directs des jeunes étrangers isolés contiennent parfois des approximations ou des erreurs, en particulier sur les institutions et les procédures auxquelles ils ont affaire. Des erreurs qui révèlent leur désarroi devant un monde qu’ils découvrent et qui les ballotte d’un service à l’autre, d’un rendez-vous à une évaluation ou une audience sans leur permettre de comprendre qui est qui et quels sont les enjeux. Ils témoignent de ce qu’ils vivent. Il faut les entendre.

Campagne de sensibilisation et de mobilisation en soutien aux Mineurs Isolés Etrangers (Mineurs Non Accompagnés). 25 oct au 20 nov. 2018 :

https://blogs.mediapart.fr/jeunes-isoles-etrangers/blog

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article55811

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 15:17
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le 24 octobre 2018, la Fédération SUD éducation a été reçue par Mme Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées. Cette audience advient alors que le gouvernement a lancé une grande concertation sur l’école inclusive. L’école inclusive que défend SUD éducation ne peut se construire sans les personnels et encore moins sans les AESH (Accompagnant-e-s d’Elèves en Situation de Handicap), c’est pourquoi SUD éducation a tenu à porter les revendications des AESH en termes de titularisation et de création d’un véritable statut.

Les contrats sous lesquels travaillent les AESH dans l’Education nationale sont particulièrement précaires : renouvellement d’année en année, faible salaire, temps incomplet imposé, manque de formation… Il est temps de créer un véritable statut protecteur pour les personnes qui effectuent ce métier d’AESH, à la hauteur des compétences spécialisées qu’il nécessite.

Si la secrétaire d’État indique partager le constat des inégalités territoriales flagrantes, en termes de moyens comme de formation des personnels, les réponses qui sont étudiées nous paraissent bien minces puisque sans moyens supplémentaires et sans une véritable amélioration des conditions de travail, l’école ne pourra pas relever le défi de l’inclusion.

Nous ne pouvons que nous féliciter de la volonté du gouvernement de développer les formations dans les académies, de faciliter les démarches administratives aujourd’hui compliquées par l’engorgement des MDPH et de faire entrer le médico-social dans les établissements. Encore faudrait-il que cette formation soit publique et financée par l’Education nationale ? Alors les postes de médecins, d’infirmier-ère-s scolaires et de psychologues de l’Éducation nationale sont détruits, il est impossible de croire que des équipes spécialisées seront mises en place dans les établissements scolaires. La création des Pial (Pôle inclusif d’accompagnement localisé) est une manière de déléguer aux chef-fe-s d’établissement la gestion des AESH en la déconnectant des préconisations de la Maison du Handicap.

Enfin, si contrairement à nos revendications, le gouvernement ne prévoit pas de titularisation des AESH, ni d’augmentations de salaire, il envisage cependant une extension des missions des AESH sur le temps périscolaire par exemple. Cela constituerait un net recul pour les AESH qui réclament d’être plutôt inclus-e-s dans le domaine scolaire, disciplinaire, éducatif et qui se retrouveraient à assumer une grande diversité de missions, sans formation, au service de plusieurs employeurs, à salaire constant.

SUD éducation continue de revendiquer des droits pour les AESH : une augmentation salariale, une véritable formation, et surtout la reconnaissance de leur métier par un statut protecteur de personnel titulaire.

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 08:59
courrier intersyndical au ministère

Publié le mardi 6 novembre 2018 sur https://www.sudeducation.org/Le-projet-de-note-de-service-mobilite-des-enseignant-es.html

A Monsieur le Ministre de l’Education nationale

Monsieur le Ministre,

Le projet de note de service mobilité des enseignant-es du 1er degré a été présenté lors de groupe de travail les 8 et 18 octobre. Réunions au cours desquelles les organisations syndicales ont fait part de leur désaccord sur les orientations poursuivies par votre ministère concernant le mouvement intradépartemental.

La première de ces orientations c’est un mouvement en une seule phase : une seule saisie de vœux, une seule opération d’affectation et éventuellement, à la marge, des affectations complémentaires. Penser que cela peut fonctionner est le signe d’une méconnaissance complète du 1er degré. De nombreux départements, qui en 2008 avaient suivi les instructions de la note de service en organisant une seule phase de mouvement, sont depuis revenus à un mouvement en plusieurs phases en raison des difficultés de mise en œuvre et de la grande insatisfaction des enseignant-es.

La seconde orientation, liée à la première, c’est l’affectation à titre définitif. Si vous êtes revenu sur l’affectation à titre définitif de tous les collègues (hors détention de titre), cette orientation n’a pas disparu. L’obligation de saisir des vœux « larges » pour les enseignant-es sans poste devant participer au mouvement va engendrer, mécontentement, insatisfaction voire souffrance au travail pour celles et ceux qui pourraient ainsi se retrouver « prisonniers » pendant plusieurs années d’un poste obtenu sur un vœux large forcé.

De plus nous contestons la double peine des enseignant-es ayant subi une fermeture de classe, qui en plus de la perte de leur affectation, pourraient être nommés à titre définitif à partir d’un vœux large forcé sans maintien des points de priorité pour participer au mouvement de l’année suivante et obtenir une affectation choisie. 
La création en nombre de postes de titulaires de secteur, pour toujours plus d’affectation à titre définitif, ne doit pas se faire au détriment des enseignant-es. Nous nous opposons à la mise en place de coquilles vides rattachées à une circonscription dont les enseignant-es ne connaitraient la composition pour l’année à venir qu’après y avoir été affecté. Les postes de titulaire de secteur doivent correspondre à des postes fractionnés définis et être rattachés à une école.

A ces orientations, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action, le SGEN-CFDT et SUD Education opposent :

  • Le maintien, de façon claire et explicite dans la note de service, de l’AGS comme élément essentiel du barème pour tous les postes
  • Nous renouvelons notre demande que les notes de service soient, en tout état de cause, étudiées dans le cadre des CAPD . Si le CTSD devait être consulté cela ne pourrait être que sur les éléments de barème. 
  • Le maintien de l’affectation uniquement sur des postes précis et non sur des postes zones géographiques, formulation ambigüe qui doit être retirée de la note de service,
  • La suppression des postes profilés au profit de postes à exigences particulières,
  • Le maintien de la seconde phase du mouvement dans les départements où elle existait et leur rétablissement dans les autres,
  • Le respect du caractère non obligatoire des vœux géographiques,
  • L’affectations à titre provisoire des collègues actuellement sans poste à titre définitif et qui n’obtiendraient aucun poste précisément demandé au mouvement,
  • L’augmentation du nombre de vœux.

De plus pour les organisations syndicales signataires, les mesures que vous proposez vont encore dégrader les conditions de travail des personnels administratifs. Personnels qui ont appris la suppression de 400 postes après avoir déjà subi de nombreuses suppressions de postes et de restructuration.

Sans réponse positive de votre part sur ces revendications, les organisations syndicales SNUipp-FSU, SE-UNSA, SNUDI-FO, CGT Educ’action, SGEN-CFDT et SUD Education prendront alors toutes leurs responsabilités pour mobiliser les personnels.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre l’expression de notre parfaite considération.

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 11:45

La loi n° 2018-727 du 10 août 2018 « pour un État au service d’une société de confiance », d’abord présentée comme loi sur le « droit à l’erreur », est au final un fourre-tout législatif autorisant, entre autre, le Gouvernement à prendre une série d’ordonnances dans le domaine de la loi concernant divers secteurs. Pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR), c’est l’article 52, glissé discrètement dans un chapitre II intitulé : « Une administration moins complexe » qui autorise cela.

Projet d’ordonnance largement rejeté

Le projet d’ordonnance rédigé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a été présenté au Conseil National de l’Enseignement Supérieur Et de la Recherche (CNESER) le 16 octobre, qui l’a largement rejeté, et sera soumis à l’avis du Comité Technique Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTMESR) le 6 novembre. Cette ordonnance, par une série de dérogations au cadre national, permettrait aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche, dont des organismes de recherche, publics et privés de se rapprocher, se regrouper ou fusionner en prenant la forme d’un « établissement expérimental » pour les 10 ans à venir. « Cet établissement expérimente(rait) de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement […] afin de réaliser un projet partagé d’enseignement supérieur et de recherche défini par les établissements qu’il regroupe ».

Ainsi, l’ordonnance répond aux attendus des projets d’ « universités cibles », partagés et portés par une minorité d’initié-e-s, qui ont fleuri dans tout l’hexagone depuis plus d’un an comme, par exemple, à Paris Saclay, Paris Sciences et Lettres ou encore Lyon-Saint-Etienne. Ces projets dont l’unique ambition est d’atteindre la lumière des classements internationaux dans l’espoir d’attirer, par leur visibilité accrue, les « meilleur-e-s » étudiant-e-s, les « meilleur-e-s » enseignant-e-s-chercheur/euses. Pour cela, tous les moyens sont bons : gouvernance resserrée, liens étroits avec le monde de l’entreprise et le tissu industriel, plus grande autonomie dans la gestion des ressources humaines, capacité de pouvoir choisir leurs étudiant·e·s et de leur proposer une offre de formation à deux vitesses…

L’ordonnance apporte donc à ces projets, en réponses à leurs appels du pied, et par là-même à tous les établissements de l’ESR, une série de possibilités de dérogations au cadre national pourtant déjà bien mis à mal par les précédentes réformes (LRU, RCE, Fioraso).

Des « statuts expérimentaux » s’ouvrant à toutes les dérives

L’établissement expérimental devra ainsi, en dehors de tout cadre, se doter de statuts expérimentaux définissant notamment :

le titre, les modalités de désignation et les compétences de la personne qui exerce la fonction de chef-fe d’établissement, autorisant l’accès à la fonction aux personnalités extérieures ou issues de la sphère privée pour une durée indéterminée, potentiellement à vie (pas de limite dans la possibilité de renouvellement du mandat, dérogation à la limite d’âge fixée à 68 ans) ;

la composition du conseil d’administration, ou de l’organe en tenant lieu, et des autres organes décisionnels de l’établissement, ne prévoyant qu’un minimum de 40 % de représentant-e-s élu-e-s des personnels et des usager-e-s et faisant la part belle aux extérieurs et aux apparatchiks ;

les compétences de ces organes et celles qui peuvent être délégué-e-s au-à la chef-fe d’établissement, qui pourra ainsi concentrer tous les pouvoirs entre ses mains ;

les modalités d’inscription des étudiant-e-s, permettant la mise en place généralisée d’un enseignement supérieur à deux vitesses : d’une part, des filières d’« excellence » sélectives et onéreuses accaparant le plus gros des ressources et, par ailleurs, des collèges universitaires sans réelles perspectives pour répondre à l’objectif d’amener 50 % d’une tranche d’âge au niveau bac+3.

La liste des possibilités de dérives ouvertes par cette ordonnance ne s’arrête pas là, elle est longue et lourde de conséquences. La création d’un marché de l’enseignement supérieur et de la recherche est en marche ! Portée par la vague des réformes libérales, elle éloigne toujours plus l’Université et la Recherche publique de ce qui fait leur fondement : la liberté académique et l’indépendance.

A l’opposé de la régression profonde que représente cette ordonnance, à l’opposé de ces expérimentations brutales imposées à des établissements soumis à un flot continu de contre-réformes destructrices, à l’opposé du renforcement d’une gouvernance universitaire de plus en plus autoritaire, SUD éducation revendique un service public d’enseignement supérieur et de recherche :

ouvert et accessible à toutes et tous, y compris aux personnes en reprise d’études ;

permettant la liberté et l’indépendance d’une recherche publique au service de l’intérêt général ;

favorisant la création et la diffusion des savoirs ainsi que leur critique ;

pratiquant l’expérimentation lorsqu’elle est pensée et menée par nous-même, personnels et usager-e-s.

 

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Published by SUD 61