14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 09:03

Mise à jour au 9 septembre 2020

1. Je présente les symptômes du Covid-19, que dois-je faire ?

Pour mémoire, les symptômes de la Covid listés par l’assurance-maladie sont les suivants : 
• une fièvre ou sensation de fièvre,
• des signes respiratoires, comme une toux, un essoufflement ou une sensation d’oppression dans la poitrine,
• le nez qui coule, un mal de gorge,
• une fatigue importante inexpliquée,
• une perte du goût : le goût d’un aliment ne peut être différencié de celui d’un autre (par exemple le poisson et le poulet ont le même goût),
• une perte de l’odorat avec impossibilité de reconnaître une odeur même marquée comme celle d’une viande grillée,
• des maux de tête,
• des courbatures et/ou des douleurs dans les muscles,
• une diarrhée avec au moins 3 selles molles dans la journée.

En cas de symptômes, il faut : 
1. 
avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier en informant que l’on ne se rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. Demandez lui une autorisation spéciale.

2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

En cas de diagnostic positif : 
1. Il faut rester en quatorzaine et suivre les recommandations du médecin.
2. La sécurité sociale prendra contact avec vous pour établir la liste des personnes avec lesquelles vous avez été en contact, et se chargera de les contacter.

2. J’ai été en contact avec une personne diagnostiquée Covid-19, que dois-je faire ?

Pour l’assurance-maladie, un cas contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protections :
- a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
- a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes-contacts à risque ;
- a prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins ;
- a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel ...) pendant au moins 15 minutes avec un cas ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement.

On n’est donc pas concerné-e tant que la personne avec qui vous avez été en contact n’est pas diagnostiquée positivement, même si elle est en quatorzaine à titre préventif.

Si l’on apprend qu’une personne avec laquelle on a été en contact rapproché est diagnostiquée Covid-19 (soit parce qu’elle vous en informe directement, soit parce que la CPAM vous en informe), il faut : 
1. avertir son chef d’établissement / son IEN par simple courrier électronique en informant que l’on ne rendra pas sur son lieu de travail et que l’on va prendre rendez-vous chez son médecin traitant pour se faire diagnostiquer. 
Demandez-lui une autorisation spéciale d'absence
ou la mise en place du télétravail.
2. Il vous appartient de prendre rendez-vous avec votre médecin traitant et de vous faire dépister au plus vite.

Pour SUD éducation, il est inacceptable que les personnels qui seraient contaminé-e-s par la Covid-19 soient placées en congé de maladie avec application du jour de carence, alors que les personnels placés en ASA ou en télétravail ne se le voient pas appliquer. Le jour de carence que le gouvernement a rétabli le 11 juillet 2020 pour les congés-maladie doit être supprimé sans délai pour permettre aux agent-e-s malades de ne pas perdre une journée de salaire.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:59

Depuis l’annonce du plan de relance qui ignore significativement les services publics, sauf sous le prisme d’un financement donné à la « transition numérique », la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques n’a de cesse de communiquer autour du thème « les agent·es publics sont les agent·es de la relance ».

Pour Solidaires, les agent·es publics sont les agent·es des services publics. Leur mission, puisqu’il semble nécessaire de le rappeler, est d’assurer et d’exercer les services publics dont le rôle est notamment de permettre la cohésion sociale, assurer la réduction des inégalités, l’accès à l’éducation, la santé, la culture, etc., bref de répondre aux besoins des populations.

En période de crise telle que nous la connaissons, tant sanitaire qu’économique, on voit ainsi bien à quoi servent les agent·es publics.

On ne peut, sauf à donner un signe très particulier et on ne peut douter qu’il s’agit bien de la volonté du gouvernement, annoncer que désormais les agent·es publics, qui ont été exemplaires, mais pour qui notamment toute revalorisation salariale a été écartée d’un revers de main, sont désormais des agent·es de la relance et donc soyons honnêtes tourné·es exclusivement vers les besoins des entreprises (et peut-être avant tout de leurs actionnaires ou de leurs dirigeant.es) notamment au travers d’allègements d’impôts et de « charges sociales » sans contreparties exigées pour les entreprises.

Pour accentuer encore cette orientation, la ministre lance, comme l’avait fait en son temps Gérald Darmanin, avec son forum de l’action publique, une « consultation » des agent·es. Deux questions pour le moins biaisées et orientées leurs sont posés : Quelle est la mesure principale pour simplifier l’action publique pour faciliter la relance ? Quelle mesure pour travailler plus efficacement et mieux remplir les objectifs ?

C’est donc cela le seul enjeu et les seules réponses possibles ? Le problème se résumerait donc à un seul besoin de simplification et d’efficacité pour mieux remplir des objectifs ?

Les missions publiques (celles dont ont besoin les citoyen.nes et pas avant tout le patronat) sont mises à mal par les suppressions d’emplois année après année entraînant un fonctionnement des services à flux tendu et des conditions de travail dégradées pour les agent·es, par les réformes à marche forcée qui bien loin de permettre à la population d’avoir accès à l’ensemble des services publics sur l’ensemble des territoires détruisent chaque fois un peu plus l’organisation des services.

Pour Solidaires, les agent·es publics doivent pouvoir exercer pleinement les missions de service public, car elles contribuent à la cohésion de notre société, à la redistribution des richesses. Mais il faut pour cela des moyens humains, matériels et cela ne se résume ni par la simplification ni par la transition numérique. Pour Solidaires, les services publics ne sont pas un coût pour la société, mais contribuent à son bon fonctionnement de manière solidaire, égalitaire et démocratique dans l’intérêt général.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:54

https://solidaires.org/Video-Stop-aux-violences-policeres

Des quartiers populaires aux mouvements sociaux, plus personne ne peut nier que la police est violente. Sa mission n’est pas de protéger les citoyens mais bien de maintenir l’ordre social et économique. Solidaires demande la dissolution des armes mutilantes et létales, des gaz lacrymogènes, clefs d’étranglements...

Solidaires comme le mouvement social continueront de descendre dans la rue, pour défendre les droits des travailleurs et travailleuses, afin de construire une société plus juste et moins violente.

- https://vimeo.com/441154590
- > https://www.facebook.com/watch/?v=3268278643251293

Solidaires national - 2020 - durée 2 mn

Vidéo réalisée dans le cadre des émissions "Expression directe" diffusée sur les chaînes du service public : diffusion le 08/09/2020 sur France 2 vers 13h50 puis rediffusion le 11/09/2020 sur France 5 vers 22h30 puis sur France 3 le 12/09/2020 vers 17h.

Canal Marches / Solidaires

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:53

Après deux années d’intense mobilisation, la réforme voulue par le gouvernement de transférer les CTS aux fédérations est enfin abandonnée ! Il n’y aura donc pas de réforme statutaire, de « détachement » qui aurait positionné les CTS sous l’autorité hiérarchique des fédérations. C’est une victoire incontestable des personnels JS et des syndicats, mobilisés depuis le 7 septembre 2018 pour maintenir un service public « Jeunesse et Sports ». Mais attention, le gouvernement a choisi une voie certainement plus insidieuse pour affaiblir le service public. Avec l’Agence Nationale du Sport, la baisse régulière des effectifs, le transfert à l’Education Nationale et l’absence d’un sérieux plan de relance pour le sport…le programme du gouvernement semble être « ATTENTION DANGERS » !

Cette victoire appelle donc de nouvelles mobilisations. Lors de la « fuite » dans la presse le 7 septembre 2018, il s’agissait de la 3ème tentative de « détacher » les
CTS aux fédérations, après Atlanta en 96 et le rapport Bocquet en 2009. Celle-ci aura été la plus difficile, la plus longue et la plus coûteuse mobilisation pour le service public JS, les missions et les agents. Mais le gouvernement a-t-il compris le rôle et l’importance des CTS dans le dispositif du sport français, garants de l’intégrité, de l’éthique et de la neutralité de leur action ? Ces pilotes de projets, capable d’exercer des missions sur tous les terrain, avec tous types d’acteurs, jouent un rôle social indispensable en matière d’éducation, de prévention et d’accompagnement à l’autonomie de publics variés. Leur capacité de mise en réseau, de créativité et d’aide à la décision leur donne un rôle original et singulier. C’est ce rôle qu’il convient de renforcer avec plus de moyens, une formation initiale et continue plus adaptée et un accompagnement que l’Etat avait parfaitement négligé ces dernières années au profit de la mise en concurrence et de la libéralisation du champ du sport.

Félicitons les CTS et l’ensemble des personnels JS d’avoir tenu bon dans la tempête ! Maintenant, place à la reconstruction, en pleine année olympique et à 3 ans de Paris 2024 ! Le défi est immense ! Si les personnels JS ont joué un rôle essentiel dans cette lutte, il est maintenant évident qu’elle devra se poursuivre au quotidien et dans les prochains mois car plusieurs dangers rôdent !

La nuisance de l’agence du sport

Chaque jour, l’agence du sport contribue à dégrader le service public JS. Cette agence publique-privée, malgré son rappel à l’ordre par le Conseil d’Etat en juillet 2020, qui l’a pourtant bien bordé comme « opérateur du ministère », vient rompre le contrat de l’égalité de traitement des usagers et des associations. Son ingérence dans le recrutement de CTS et dans le travail des directions techniques nationales, sa méconnaissance du suivi socio-professionnel des SHN et sa gestion calamiteuse de l’ex-CNDS sont particulièrement nuisibles.

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:38

Ce tract a été publié le 08/09/2020

Plutôt que de prendre la mesure des difficultés que traversent l’Éducation nationale et ses personnels, le MEN a annoncé le 2 juillet 2020 de nouvelles dispositions pour les collègues directeurs et directrices d’école, pour la plupart applicables dès la rentrée 2020 suite à l'adoption de la loi Rilhac par l'Assemblée nationale. Profiter de la crise sanitaire pour remettre sur le tapis ce projet déjà annoncé sans aucun respect  suite au suicide de Christine Renon l'année dernière est inacceptable. Le gouvernement méprise encore les personnels qui malgré leur mal-être se sont mobilisés pour une diminution du nombre d’injonctions administratives et une amélioration des conditions de travail.

 Des mesures insuffisantes applicables dès la rentrée 2020

Les mesures annoncées font état d’une indemnité exceptionnelle liée à la crise sanitaire de 450 euros, d’une organisation indépendante des 108 heures de service annuelles, de la simplification d’applications informatiques, "d'espaces de discussion" virtuels avec les représentant-e-s des DASEN, de deux jours de formation par an, d'un-e référent-e "direction d’école" par département et d'une aide administrative recrutée par le ministère qui pourra être exercée par des services civiques, des AED ou des étudiant-e-s apprenti-e-s préparant un diplôme de niveau bac+2 (BTS, DUT…).

Les annonces du ministre sont des mesures insuffisantes. Les tâches administratives ne seront pas allégées, mais seulement annoncées plus en avance. La décharge de service des directeurs et directrices d’école n’augmentera pas. L’aide administrative dont ils et elles bénéficieront sera essentiellement apportée par une main d’œuvre peu formée et corvéable : des salarié-e-s en contrat précaire, ou des jeunes en service civique dont les emplois ne seront pas pérennisés dans le temps. Cela nécessitera régulièrement du temps pour former des personnels qui ne resteront pas en poste du fait de la précarité de leur emploi

La loi Rilhac même allégée, et le discours du ministre, montrent la volonté de placer les directrices et directeurs d’école davantage sous le contrôle des DASEN, au détriment des conditions de travail de tou-te-s, adjoint-e-s et directeur-rices. La pression sur ces personnels se fera encore plus forte, puisque la loi ne prévoit pas plus de décharge, ni d'allègement réel des tâches administratives.

 Aucune amélioration des conditions de travail

La situation sanitaire du printemps dernier et de la rentrée de septembre 2020 démontre bien le paradoxe. Les directrices et les directeurs d'école se trouvent en première ligne pour répondre à la demande de leur propre employeur, l’État. On leur demande de mettre en place des protocoles sanitaires régulièrement renouvelés dans des conditions de stress et de précipitation pour rouvrir les écoles toujours sans moyens nouveaux et sans respect de leurs conditions de travail (de nombreux-ses directeur-rice-s ont d'ailleurs saisi le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)).

On leur reconnaît donc bien un statut particulier en situation de crise mais rien ne change dans leurs conditions de travail : temps de décharge, valorisation salariale (si ce n’est une indemnité ponctuelle de 450€), etc.

Les personnels n’ont pas besoin d’un nouvel échelon hiérarchique qui ne dit pas son nom. Ils ont besoin de collectif, de solidarité au sein de l’équipe, et d’une amélioration des conditions de travail. Cela passe par des recrutements de personnels, une baisse générale des effectifs en classe, l’allègement des tâches administratives. C’est ainsi qu’il sera possible de garantir un fonctionnement démocratique dans les écoles, condition nécessaire à un service public d’éducation émancipateur pour tous les élèves.

  Les directeurs et directrices d’école ont besoin immédiatement :

  • d’une augmentation du temps de décharges

  • d’un allégement des tâches administratives (surcharge administrative avec les multiples tableaux et enquêtes à remplir, relation avec les mairies et les IEN...)

  • d’une revalorisation salariale

  • d’aucune hiérarchisation de leur statut

  • d’un fonctionnement horizontal avec la hiérarchie avec des temps de concertation

  • du recrutement de personnels formé et titularisé d’aide à la direction

SUD éducation porte un projet de direction collégiale d’école pour une école égalitaire et émancipatrice :

  •     la prise en charge collective des directions d’école : un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles

  •     l’augmentation du temps de concertation sans augmentation du temps de travail (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

  •     la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 08:01

Ce communiqué a été publié le 12/09/2020

Dans le contexte de la crise sanitaire de la fin de l’année 2019-2020, le ministère de l’Éducation Nationale a décidé de supprimer les épreuves orales des concours du CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPLP, CPE et agrégation et de créer une épreuve d’“oral de titularisation” pour les lauréats concernés. Les organisations syndicales, consultées à deux reprises cet été, ont unanimement exprimé leur opposition à ce projet d’un dispositif qui alourdit encore l'année des stagiaires sans apporter de plus-value ni en termes de formation, ni en termes de recrutement puisque ce qu’il est censé évaluer– sans indication de grille de critères précis ! – l'est déjà dans les dispositifs existants (oraux de stage, visites, inspection).

 Leurs craintes sont confirmées dans l’arrêté publié le 30 août :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000042284691&dateTexte=&categorieLien=id

 Des objectifs affichés à la composition du jury, en passant par le statut de cet “entretien” - dans lequel le ou la stagiaire doit présenter une situation professionnelle vécue, tout fait problème. Alors que l'année s'annonce particulièrement difficile pour toutes et tous et en particulier pour les débutant·es, cet oral représente une charge de travail supplémentaire pour les stagiaires, lesquels sont soumis à un stress et une pression constante du fait de conditions de stage très exigeantes. D’autre part, cela va accroître inutilement les charges des personnels d’encadrement et des formateurs.

 Les OS signataires réaffirment leur opposition à ce dispositif et dénoncent le passage en force comme mode de fonctionnement ordinaire du ministère. Elles demandent que cet oral ne soit pas mis en place, que des moyens soient déployés d’urgence pour l’accompagnement des fonctionnaires stagiaires et que les conditions de stage soient améliorées pour permettre une entrée plus sereine et progressive dans le métier.

 Signataires : SNESUP-FSU, SNUIPP-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNPI-FSU, SNES-FSU, SUD ÉDUCATION, FERC CGT

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:59

Ce communiqué a été publié le 12/09/2020

Durant la période de déconfinement, de nombreuses et nombreux AED ont fait les frais du manque de considération de l’institution à leur égard : demande de présence dans des établissements vides pour des tâches éloignées des missions des personnels, pression à accepter des heures en-dehors de l’emploi du temps, sur l’argument de n’avoir rien fait pendant le confinement, non prise en compte des contrats en termes d’horaires ou de lieux de travail (internat/externat), difficultés à obtenir des autorisations spéciales d’absence pour garde d’enfants ou personnes vulnérables ou pour passer des concours…

Pendant le confinement il avait déjà été demandé à certain-e-s AED des tâches qu’ils-elles n’avaient absolument pas à assumer, d’autant plus sans matériel fourni par l’employeur.

La fin de l’année scolaire passée a été marqué par les habituels abus de non-renouvellement par les administrations, visant notamment les collègues s’étant mobilisé-e-s durant la période écoulée.

Comme à chaque rentrée scolaire, SUD éducation appelle les AED à être très vigilant-e-s concernant leurs contrats de travail :

— bien vérifier la durée de travail hebdomadaire, ainsi que l’étendue du contrat (entre 39 et 45 semaines), pour éviter que l’administration vous réclame des heures hors contrat ;

— si vous avez demandé à bénéficier d’un crédit d’heures pour formation (200h pour un temps plein), celui-ci doit figurer sur votre contrat de travail et être déduit de votre quotité annuelle sans baisse de salaire ;

— temps de pause (toutes les 6h) ;

— la période d’essai est d’1/12e du contrat initial. Elle peut être renouvelée une fois pour une durée qui ne peut être supérieure à sa durée initiale. En cas de renouvellement du contrat, pas de période d’essai !

En cas de doute, contactez votre syndicat SUD éducation local

La situation particulière de crise sanitaire, et le protocole de rentrée publié par le ministère, nous pousse également à certains points de vigilance supplémentaires :

— le matériel de protection et de désinfection doit être fourni par l’employeur. Chaque personnel a droit à deux masques pour chaque jour de présence dans les établissements.

— les missions doivent être clairement indiquées sur le contrat signé, attention aux demandes abusives pour cause de crise sanitaire !

SUD éducation revendique la titularisation de tous les personnels précaires, avec la création d’un vrai statut d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps.

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:57

Ce communiqué a été publié le 10/09/2020

Paris, le 10 septembre 2020

 

à l’attention de Mme Souâd AYADA, 

présidente du Conseil supérieur des programmes

110 rue de Grenelle

75007 Paris

 

Objet : allègement en urgence des programmes pour l’année scolaire 2020-2021

Madame la présidente du Conseil supérieur des programmes, 

nous vous avions fait part par un courrier datant du 17 juin de notre demande de voir les programmes de l’année scolaire 2020-2021 allégés. Il est en effet indispensable que le début d’année soit consacré à compenser les inégalités qui se sont accrues pendant le confinement, notamment du point de vue des apprentissages. 

Durant les audiences disciplinaires auxquelles SUD éducation a participé au début de l’été, nous avons également rappelé systématiquement cette exigence, fondamentale du point de vue de l’égalité entre les élèves. En cette rentrée, nous constatons que cette demande n’a pas été entendue. Au contraire, le ministre continue à affirmer que l’objectif est d’élever le niveau et certainement pas d’alléger les programmes, s’enfermant ainsi dans un déni face à ce qu’a été en réalité la période de confinement du point de vue de la continuité des apprentissages. 

Par ailleurs, ce sont aujourd’hui plusieurs centaines de classes, d’écoles et d’établissement qui ont été ou sont fermées du fait de l’apparition de cas de Covid-19 parmi les personnels ou les élèves. De ce fait, aux inégalités qui se sont accrues pendant le confinement vont s’ajouter les inégalités entre élèves qui sont en mesure d’aller à l’école et celles et ceux dont la classe est fermée. 

Cette situation n’est ni tenable pour les enseignant-e-s sur le plan pédagogique, ni juste pour les élèves. Pour tenir compte de l’ensemble de ces paramètres, il faut d’urgence alléger les programmes pour cette année, afin de laisser la latitude nécessaire pour que les enseignant-e-s adaptent leur enseignement à la situation présente. 

Veuillez croire, madame la présidente, en notre attachement au service public d’éducation,

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:56

Ce communiqué a été publié le 10/09/2020

L’urgence budgétaire est à la prise en charge des besoins immédiats dans l’enseignement supérieur et la recherche.

L’épidémie de la COVID-19 et sa gestion par le gouvernement ont un impact considérable sur notre système d’enseignement supérieur et de recherche. La rentrée universitaire 2020 s’annonce catastrophique, avec des dizaines de milliers de nouveaux étudiant·es dans le supérieur sans que les universités n’aient les moyens de les accueillir. Cette situation est notamment le résultat de plus de dix ans de restrictions sur le nombre de postes d’enseignant·es-chercheur/ses, de personnels ingénieur·es, technicien·nes, administratif/ves, ouvriers, de bibliothèque… Il aurait fallu recruter des dizaines de milliers d’agents et construire de nouveaux locaux depuis longtemps ; c’est d’autant plus prégnant et urgent maintenant que les conditions sanitaires nécessitent de dédoubler les amphis, les TD et TP ! Dans la recherche publique, les moyens manquent pour permettre aux laboratoires de relancer les recherches qui ont été mises entre parenthèses pendant les mois du confinement. Faute des postes de chercheur/ses et ingénieur·es et technicien·nes, la plupart des jeunes dans la recherche ont pour seul horizon l’incertitude, avec au mieux, la précarité de l’emploi.

C’est dans ce contexte que le gouvernement veut faire passer à la hâte au parlement, dès le 21 septembre, la loi de programmation de la recherche (LPR) rédigée avant la pandémie, dont le contenu est à l’opposé des revendications du personnel, et sans tirer aucune leçon de la situation actuelle. La COVID-19 a mis en évidence la nécessité de renforcer le service public. Des postes stables (dans le cadre du statut de la fonction publique) doivent être créés pour répondre aux besoins de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

Pourquoi nous opposons-nous au projet de LPR ?

Ce projet institutionnalise la précarisation du personnel de l’ESR et remet en cause ses statuts, gage d'une recherche libre et indépendante. La mise en place des « tenure tracks » (chaires de professeurs juniors), contrats de « pré-titularisation conditionnelle » ouvre la possibilité de contourner les dispositifs nationaux d'accès à la profession d’enseignant·e/chercheur·e et de chercheur·e. La création de nouveaux contrats précaires, les contrats de projet scientifique, frauduleusement dénommés « CDI », dont la fin de contrat est conditionnée à la durée et au financement du projet de recherche, remet gravement en cause les recrutements de personnels titulaires.

Le projet de LPR favorise le financement de la recherche par appels à projets, notamment via l’ANR, au détriment de financements pérennes alloués aux unités de recherche dont les laboratoires ont besoin pour accomplir leurs missions. Il encourage ainsi la mise la concurrence à tous les étages, et oriente et limite les thématiques de recherche à des sujets « porteurs » et/ou jugés « rentables » et « valorisables » par le privé. Une telle logique a notamment fait perdre 10 ans de recherche sur les virus de type coronavirus !

En parallèle, l’annonce budgétaire de 5 milliards d’euros sur 10 ans ne permet même pas d’atteindre les 1 % du PIB pour la recherche publique, et laisserait la recherche française continuer son lent déclin. Ainsi la LPR prévoit 357 millions supplémentaires pour le budget 2021 ce qui représente une augmentation similaire aux dernières années. L’effort dans la programmation budgétaire serait prévu après les élections présidentielles ! Et aucun moyen conséquent n’est prévu pour répondre aux besoins urgents de l’ESR liés à la crise sanitaire.

Le personnel de l’ESR, comme les étudiant·es, ont massivement fait savoir par des manifestations, en particulier le 5 mars, ainsi que de multiples motions, qu’ils rejetaient ce projet de LPR. Aujourd’hui, la Ministre tente, à travers un protocole d’accord “relatif à l’amélioration des rémunérations et des carrières” de faire acter en force les dispositifs de précarité prévus dans la LPR en « échange » de promesses d’augmentation de primes largement individualisées.

Nous demandons des moyens et des postes statutaires en urgence.

Nous exigeons l’abandon de la LPR et comptons, par la mobilisation du personnel de l’ESR, afficher notre détermination à construire un grand service public de l'’enseignement supérieur et de la recherche, au service de toutes et tous, avec des moyens humains, financiers et matériels garantis et pérennes, ou la précarité n’est plus de mise.

Nous appelons les collègues à se réunir en assemblées générales, à rejoindre les actions interprofessionnelles de la rentrée partout sur le territoire et à se rassembler massivement le 21 septembre devant l’assemblée nationale à Paris à 14h, jour d’ouverture de l’examen du texte.

Signataires : SNTRS-CGT, CGT FERC SUP, CGT-INRAE, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, FO-ESR, SUD RECHERCHE
EPST-SOLIDAIRES, SUD EDUCATION, SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S, UNEF, L’ALTERNATIVE, UNEF, FACS ET LABOS EN LUTTE.

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 07:53

Ce communiqué a été publié le 07/09/2020

Dans une interview au Figaro datée du 4 septembre, la ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) Frédérique Vidal affirme que "les établissements sont prêts à recevoir les étudiants". Alors que des vidéos d'amphis bondés avec des étudiant-e-s dans les travées circulent quelques jours à peine après la rentrée, la ministre ne prend pas l'ampleur de la crise qui se profile dans des universités déjà au bord de la rupture bien avant la crise sanitaire.

 L'annonce très médiatique de 30 000 places supplémentaires, sans date par ailleurs d'annoncée, soit une hausse très faible de 1.8% ne saurait compenser les manques de places criantes que connaissent les universités. D'autant qu'avec un bac obtenu au contrôle continu en 2020 et un taux de réussite supérieur aux années précédentes, les effectifs en cette rentrée en sont plus conséquents (et alors que des milliers d’étudiant-e-s se trouvent encore sans réponses). Ce que Vidal anone, ce sont des formules creuses sur "l'hybridation" des cours entre présentiel et distanciel et l'accent mis sur le tout numérique comme solutions miracles : pansements dérisoires alors que l'université souffre d'un manque d'embauche de personnels enseignants et administratifs pour accompagner des étudiant-e-s fragilisé-e-s par 6 mois sans cours.

 Les cours à distance durant le confinement (sans parler des examens en lignes) ont constitué, comme nous l'avions craint, un cheval de Troie pour la stratégie ministérielle et des établissements d'imposer leurs outils et leurs méthodes pédagogiques basées sur le recours croissant au numérique, au e-learning, à la "scénarisation", à la dématérialisation des savoirs et à l'individualisation des parcours. Penser comme la ministre qu'il faudrait choisir entre la numérisation des enseignements et des "cours magistraux traditionnels, où le professeur lit son cours face à un amphi d’étudiants qui ne posent pas de questions" est réducteur, méprisant et éloigné de la réalité.

 Mme Vidal est par ailleurs bien la ministre de ce gouvernement libéral qui offre des cadeaux aux entreprises quand elle répond à la crise de l'université par des aides versées aux entreprises qui recruteraient des apprentis. L'université doit être un service public des savoirs ouvert à toutes et tous, pas le bassin d'emploi des entreprises locales ou des multinationales. À l’image du reste du gouvernement, la ministre verse aussi dans la réaction autoritaire. Elle dénonce des "petits groupes qui s'agitent" sur les campus, alors que justement, les étudiant-e-s s'emparent des questions politiques posées à notre société, dans des universités qui justement reprennent tout leur sens de lieux d'expression publique et intellectuelle.

 Pour SUD éducation, cette rentrée particulière doit être synonyme d'annonces concrètes pour les universités: embauches massives de personnels, titularisation des personnels précaires, engagement financier massif, ouvertures de locaux, gratuité des masques, protocoles sanitaires clairs.

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