4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 09:14

Un premier bilan calamiteux SUD éducation alerte et lance une enquête

 

La réforme du collège est effective depuis la rentrée. Présentée par la ministre de l’éducation comme assurant d'avantage d'égalité, elle ne remplit pas cette mission : importantes disparités dans la mise en place et renforcement des inégalités, surcharge de travail pour les enseignant-e-s et dégradation des conditions d’apprentissage. Trois mois après sa mise en place, SUD éducation propose un premier bilan de cette réforme du collège et invite les personnels à remplir une enquête en vue d'un bilan plus approfondi.

Réforme du collège premier bilan

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:11
Communiqué de la fédération SUD éducation du 22 avril 2003
lundi 22 avril 2013


- Après une 1ère séance consacrée au « diagnostic », le 18 avril s’est tenue une 2ème réunion sur la rénovation du collège entre la direction générale des affaires scolaires (Dgesco) du ministère de l’éducation nationale et les organisations syndicales
- Le ministère n’a pas encore communiqué ses projets précis, mais il en a indiqué certains axes
- Ils sont inquiétants pour le service public, mais aussi pour les statuts des enseignant-e-s du secondaire, qui seront clairement sur la sellette au 2nd semestre 2013

Une réforme dans la « refondation »

La rénovation du collège qui est en chantier s’inscrit dans le cadre de la loi d’orientation en cours d’adoption au parlement. La réforme s’inscrit donc dans le cadre d’une programmation budgétaire insuffisante et d’orientations fondamentales que nous combattons : le socle commun et la logique des compétences, ainsi que l’« autonomie » des établissements, qui devrait être renforcée pour le collège sur le modèle de ce qui a été fait par la droite pour les lycées. Les préalables indispensables pour la nécessaire réorientation radicale des politiques scolaires ne sont donc pas là : ni sur les postes, ni sur le temps et les conditions de travail des personnels, ni sur le projet d’école.

Marche à l’envers et saucissonnage

On nous annonce que le nouveau socle commun n’aura rien à voir avec l’ancien, que le Livret Personnel de Compétences sera profondément revu, et que les programmes seront repensés en cohérence avec ledit socle. Toutes ces redéfinitions seront l’œuvre du Conseil National des Programmes, qui commencera à travailler… l’an prochain. Ainsi, non seulement le travail sur la refonte du collège est séparé de celui qui a eu lieu sur le primaire et de celui qui aura lieu sur le lycée, alors qu’il faudrait penser l’ensemble de la scolarité pour articuler ses différents moments, mais en plus on est appelé à discuter des structures du collège, des modalités de l’enseignement et des rythmes scolaires sans savoir ce que le collège est censé enseigner et quelles sont précisément les finalités de l’école !

Le projet : tripartition du temps scolaire

Le ministère a dévoilé un axe essentiel de son projet, la séparation du temps des élèves du collège en trois : 1. Un tronc commun 2. Des enseignements complémentaires différenciés 3. Des activités de renforcement (soutien, tutorat, aide personnalisée…)

Le collège unique, proclamé mais bafoué

Le ministère affirme qu’il n’est pas question de mettre en cause le collège unique et qu’il refuse toute orientation ou pré-orientation précoce. Cependant, l’introduction de différenciations est notoirement le biais par lequel se réintroduisent des hiérarchisations entre options et parcours, qui favorisent la reproduction des inégalités sociales et culturelles. Un tronc commun, cela veut dire des branches distinctes : il est où, le collège unique ? On est bien loin du projet que nous portons : celui d’une scolarité obligatoire commune jusqu’à 18 ans avec une formation polyvalente et polyculturelle pour toutes et tous.

Étendre ce qui ne marche pas

L’extériorisation hors de la classe du traitement de la difficulté scolaire a été mise en œuvre au primaire et au lycée avec l’aide personnalisée. Dans les deux cas, c’est un échec. Son extension au collège témoigne du renoncement à la création des conditions pour que les difficultés des élèves soient traitées au sein de classe, ce qui passe d’abord par des réductions des effectifs-classes et des groupes réduits, et donc une programmation budgétaire à la hauteur des besoins. On en est loin.

Les statuts dans la ligne de mire

Le ministère l’annonce clairement : les décrets de 1950, qui fixent les obligations de service des enseignant-e-s du 2nd degré, seront revus à l’automne/hiver 2013. La tripartition du temps des élèves est un instrument de cette casse programmée des statuts : elle sera l’occasion de revoir à la hausse les maxima de service, sous prétexte par exemple qu’une heure « d’encadrement » d’activités de renforcement ne pourrait être comptée comme une heure de classe…

La fédération SUD éducation alerte les personnels sur les dangers des projets de réforme du collège et des statuts. Il faut se préparer à la mobilisation pour refuser les attaques annoncées et imposer des alternatives pour les élèves, les personnels, et le service public, pour une école égalitaire et émancipatrice.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 09:07

 

1er_mai.jpg

 

De l’argent, il y en a dans les poches du patronat, dans les coffres des banques, ici ou dans les paradis fiscaux, sur les marchés financiers partout dans le monde. C’est cet argent qui ne va pas à l’investissement productif, au logement, au développement des services publics, à la protection sociale.

C’est cet argent qui manque en fin de mois aux salariés condamnés aux petits salaires, au chômage, aux petites retraites, aux minima sociaux.

 

Partout, on nous dit que nous coûtons trop cher, alors que ce sont les salariés par leur travail qui créent la richesse ! 

 

Il est temps de mettre les pieds dans le plat !

 

Pour sortir de la crise :

 

Augmentons d’abord les salaires.

A partir de la revalorisation du SMIC, exigeons la reconstruction de l’ensemble des grilles de salaires.

Ce sont les salaires qui alimentent les caisses de la protection sociale, pour la santé, la retraite, l’assurance chômage.

Partout dans le monde il faut un salaire minimum pour empêcher le dumping social !

 

Développons l’emploi.

Nous refusons la mise en concurrence des sites, des salariés entre eux dans les différents pays. Tous les travailleurs et les entreprises en souffrent !

Les banques, les financiers doivent être contraints de diriger l’argent vers l’investissement productif créateur d’emplois.

 

Nous exigeons des mesures immédiates pour arrêter de brader nos outils de production comme par exemple à Florange, chez Pétroplus ou encore chez Peugeot. Il faut au contraire des mesures permettant le développement de notre appareil productif, de services publics de qualité et permettre une reconquête industrielle.

 

Protégeons les salariés des aléas de la vie professionnelle et sociale. Nos acquis sociaux (sécurité sociale, retraite par répartition, assurance maladie, assurance chômage) sont issus des luttes des travailleurs avec le mouvement syndical. Non seulement nous les défendons mais nous proposons de les étendre. Partout dans le monde, les travailleurs ont besoin de cette protection et nous envient.

 

C’est à cette protection sociale qu’aspirent les travailleurs en Chine, au Bangladesh, en Amérique latine et dans tant de pays. Ils aspirent à un droit protecteur pour les salariés, à la reconnaissance du droit syndical. Or c’est ce droit qui est remis en cause dans la loi qui transpose l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier signé par le patronat et trois syndicats.

 

Cette loi protège les employeurs et flexibilise davantage les salariés.

Comment croire un moment qu’un accord jugé historique par le MEDEF soit favorable aux salariés, à l’emploi.

 

Il faut, au contraire, sécuriser l’emploi, redonner de réels droits aux salariés dans les entreprises !

 

Le 1ermai, mobilisons-nous pour l’emploi, pour le progrès social, contre l’austérité !


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 13:30
Quelles perspectives après la grève du 28 mars ?
mardi 2 avril 2013

 Après l’importante grève du 12 février, les fédérations FNEC-FP-FO, FERC-CGT, SUD éducation et FTE-CNT appelaient à une nouvelle grève nationale de toute l’éducation le 28 mars  Malgré des dispari-tés géographiques, la mobilisation a été en baisse, en-deçà du rapport de force nécessaire pour obtenir sa-tisfaction sur les revendications, en particulier l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires  Ce niveau de mobilisation ne permet pas d’envisager à court terme des suites sous la même forme et avec les mêmes objectifs  Pour autant, il n’est pas question de se résigner aux régressions tous azimuts que le gouvernement et le patronat veulent imposer 

Nous en avons vite fait le constat : la « refondation » annoncée n’en a que le nom faute de rupture avec les politiques précédentes. Programmation budgétaire in-suffisante sous contrainte d’austérité, maintien de la plupart des contre-réformes de la droite, développement de la précarité, refus de titulariser les précaires, blocage des salaires, poursuite de la dégradation des conditions de vie et de travail, accentuation du démantèlement du service public via la territorialisation, le tout inscrit dans la continuité du projet d’adapter toujours davantage l’école à l’économie néolibérale.

SUD éducation n’aura pas ménagé ses efforts pour construire la mobilisation la plus large. Dès l’automne, nous avons proposé avec insistance à toutes les organisations syndicales de se réunir en vue d’engager des mobilisations pour que les « concerta-tions » et « négociations » ne se déroulent pas sans l’intervention des personnels. Nous n’avons eu de cesse de créer les conditions de l’unité dans la lutte. Depuis le départ de la concertation, dans ses expressions propres et dans les cadres intersyndicaux, SUD éducation a mis en évidence la nécessité d’une lutte globale et inter-catégorielle contre la politique scolaire du gouvernement et cherché à éviter la focalisation sur la seule question des rythmes.

Les organisations majoritaires ont refusé la construction d’un rapport de force. Le SGEN-CFDT et l’UNSA ont soutenu le ministère et ses projets, en votant pour la loi d’orientation, en refusant de s’opposer au décret sur les rythmes, en ne participant à aucune réunion intersyndicale de mobilisation. La FSU et ses syndicats (SNES, SNUIPP, SNUEP, SNEP…) se sont contentés d’émettre des critiques circonscrites et mesurées, se sont abstenus sur la loi d’orientation, ont refusé de construire des mobilisations pour imposer les revendications, ont divisé les luttes et les personnels.

Après avoir voté contre le projet de loi et contre le décret sur les rythmes, les fédérations SUD éduca-tion, FO et CGT ont décidé de proposer à tous les personnels la grève le 12 février, avec la CNT et la FAEN, pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération, pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires. La FSU a refusé de se joindre à cet appel. Le SNUIPP a ensuite décidé d’appeler les seul-e-s enseignant-e-s du primaire à la grève, et sur ses propres bases revendiquant uniquement le report et la réécriture du décret sur les rythmes. Cette grève a été massive, en particulier dans le 1er degré. Elle aura permis de témoigner d’une capacité importante de mobilisation et de mettre à nu la méthode du ministère : passer en force malgré l’opposition des personnels. Cette grève qui explique en partie le report à 2014 de la contre-réforme dans 75% des municipalités, n’aurait pas eu lieu sans l’appel des fédérations SUD, FO, et CGT.

Il était de la responsabilité des syndicats de donner à la mobilisation du 12 février un prolongement par la grève avant fin mars. De nombreuses AG de grévistes avaient exprimé cette attente. C’est ce qu’ont proposé les fédérations SUD, FO, CGT et CNT. La FSU et ses syndicats ont refusé d’envisager tout appel à la grève. La FSU a proposé uniquement aux autres organisations de s’associer à un appel à manifestation nationale le samedi 6 avril, sur une plateforme imposée ne comprenant ni l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, ni le retrait du projet de loi d’orientation sur l’école.

En refusant d’appeler à la grève et en décidant unila-téralement un appel à une manifestation le 6 avril, la FSU et ses syndicats ont cassé la dynamique naissante et créé une situation de concurrence des initiatives qui a été démobilisatrice. Cette opération est loin d’avoir été sans conséquence par exemple sur le niveau de mobilisation du 28 mars. S’il était de notre devoir de proposer cette grève, nous prenons acte que les personnels n’ont pas massivement répondu à l’appel de nos fédérations.

La manifestation de la FSU du samedi 6 avril ne s’inscrit pas dans la construction d’un rapport de force : nous n’en serons pas. Une telle manifestation nationale ne pourrait avoir de sens que dans le cadre d’une dynamique de mobilisation et de grèves, non comme un événement sans avant ni après. Cette initia-tive isolée, sans perspective, est une opération d’auto-affirmation d’une organisation qui a montré qu’elle refu-sait de construire un bras de fer avec le ministère pour imposer les légitimes revendications des personnels. Les quelques milliers ou dizaines de milliers de manifestant-e-s du 6 seront bien peu de chose comparés aux centaines de milliers de grévistes du 12 février. Aucune autre fédération ne s’est d’ailleurs associée à cet appel.

Pourtant, il y a toutes les raisons de construire un rapport de force, car ce sont toujours les mêmes poli-tiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public. Politique sécuritaire de répression sociale et anti-immigré-es, austérité budgétaire, augmentation de la TVA et réduction des dépenses publiques (Etat et protection sociale), « réformes structurelles » cassant les droits des travailleurs/euses du privé et bientôt du public (Accord National Interprofessionnel, démantèlement des services publics (via notamment la décentralisation). Ces orientations sont faussement légitimées par la prétendue contrainte de la dette publique. Elles consis-tent en réalité à faire payer aux salarié-e-s et classes populaires une crise du système capitaliste dont ils ne sont nullement responsables. La politique scolaire actuelle ne peut se comprendre que replacée dans ce cadre global.

C’est une lutte d’ensemble de grande ampleur qu’il faut préparer, en résistant pied à pied à toutes les contre-réformes et en portant la nécessité d’une alternative au capitalisme. C’est dans cette perspective que les syndicats SUD éducation, réunis en conseil fédéral les 28 et 29 mars 2013, se sont donnés comme feuille de route pour les mois qui viennent :

Amplifier notre campagne nationale sur nos condi-tions de travail, qui continuent de se dégrader et pour lesquels les outils existants doivent être utilisés (visites médicales, registres obligatoires, comités hygiène, sécurité et conditions de travail).

Mobiliser contre le projet de loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) qui entérine la loi LRU et pousse encore plus loin les logiques d’assujettissement de l’ESR aux pouvoirs des entreprises et de la Région.

S’opposer au développement de l’école du socle et des compétences, avec une campagne nationale de boycott du Livret Personnel de Compétences.

Lutter contre la précarité avec une campagne natio-nale pour la titularisation et le réemploi de tous les précaires, avec un rassemblement devant tous les rectorats le mercredi 5 juin.

Développer la mobilisation interprofessionnelle contre l’accord d’insécurisation de l’emploi, avec comme prochaine étape la journée nationale d’action du 9 avril. Cet accord institue le chantage à l’emploi pour imposer des baisses de salaires, une hausse de la durée du travail et la flexibilité des ho-raires. L’ANI, c’est moins de droits collectifs et in-dividuels en cas de licenciements.

Combattre les projets de territorialisation et l’acte III de la décentralisation, à commencer par un pou-voir accru aux collectivités territoriales dans les conseils d’école et dans les conseils d’administration des établissements, la régionalisa-tion de l’enseignement professionnel et de l’orientation scolaire, avec des rassemblements le mercredi 10 avril devant tous les rectorats. Avec la décentralisation, un cap supplémentaire serait fran-chi dans une logique de territorialisation et de con-tractualisation de l’école incompatible avec l’égalité du service public national, et destructrice pour les statuts des personnels.

Appuyer la résistance à l’Aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en mobilisant pour la grande chaîne humaine organisée sur place le 11 mai, contre ce symbole d’une politique productiviste qui privilégie l’intérêt des actionnaires sur les enjeux sociaux, en-vironnements et démocratiques.

Préparer un affrontement interprofessionnel majeur pour refuser la nouvelle attaque contre les retraites, F. Hollande ayant annoncé le 26 mars une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une retraite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation. C’est la baisse des pensions de retraites pour tou-te-s qui est pro-grammée !


Retrouvez les éléments liés à ces campagnes et initiatives sur notre site : www.sudeducation.org

Le véritable changement dépend de nos mobilisations, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise. SUD Éducation s’inscrit dans un combat général pour que, des luttes, sorte une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer. Cela sera difficile, mais nous n’avons pas le choix. Chaque résistance y contribue. Chaque résignation nous en éloigne.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:12
Préparons la riposte !
mardi 2 avril 2013

 Dans son discours télévisé du jeudi 28 mars, F. Hollande a confirmé l’accentuation de la politique de cadeaux au patronat et d’austérité pour la ma-jorité de la population  Il a annoncé de nouvelles attaques contre les retraites, avec une augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir une re-traite à taux plein et la désindexation des pensions sur l’inflation  En clair, c’est la baisse des pensions de retraites pour toutes et tous qui est programmée ! 

Augmenter la durée de cotisation, c’est diminuer les pensions Même le Conseil d’Orientation sur les Retraites (COR), l’organisme de collaboration qui prône sans cesse de nouvelles régressions, affirme que l’augmentation du nombre d’annuités exigibles ne modifie pas la durée réelle de cotisation, qui restera en moyenne à 37 ans. Avec une nouvelle augmentation de la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à un taux plein, le taux de remplacement effectif serait donc en baisse. Ce phénomène serait amplifié par des décotes encore plus importantes, les femmes étant les premières touchées. Les futur-e-s retraité-e-s partiraient donc avec des retraites plus faibles, et ce même si le gouvernement ne touche « pas à l’âge légal » de départ à la retraite fixé à 62 ans, comme le promet Ayrault pour essayer de nous endormir. Ainsi le véritable but de ce gouvernement est bien, comme ses prédécesseurs, de diminuer la part des richesses qui reviennent aux salarié-e-s.

Désindexer les retraites, c’est diminuer les pensions Cette indexation permet aujourd’hui de maintenir à peu près le niveau de vie des retraité-e-s : les pensions sont automatiquement augmentées en fonction de l’évolution des prix. La désindexation signifierait que les pensions de retraites, si elles augmentent, augmenteraient moins que l’inflation, c’est-à-dire moins que les prix. Autrement dit, en valeur, les pensions diminueraient. Cela signifie que le gouvernement programme sans détour que le niveau de vie des retraité-e-s baissera progressivement pendant leurs années de retraites.

Partir avec des pensions plus basses qui diminueront encore tout du long de nos retraites, voilà le programme du gouvernement On le voit, ce sont toujours les mêmes politiques qui sont à l’œuvre dans le privé et le public : précarisation et flexibilisation de l’emploi avec l’Accord National Interprofessionnel, réduction des dépenses publiques, démantèlement des services publics via la décentralisation, destruction des solidarités collectives et de la protection sociale…

Il faut préparer une lutte d’ensemble de grande ampleur Cela doit désormais être clair pour tout le monde : nous ne pouvons compter que sur nos mobilisations pour stopper la spirale sans fin des régressions sociales et imposer des alternatives. La question des retraites touche l’ensemble des salarié-e-s, du public et du privé, avec ou sans emploi, précaires ou statutaires. Il faut préparer un mouvement interprofessionnel majeur, un affrontement central avec le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent continuer à nous faire payer une crise du capitalisme dont nous ne sommes nullement responsables. SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, y mettra toutes ses forces.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:44

Ce mardi 26 mars 2013, la fédération SUD éducation a déposé devant le Conseil d’État un recours en annulation du décret de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires.

En ne respectant pas l’obligation de consulter le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ministériel avant de publier, le 26 janvier dernier, son décret n°2013-77 « relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires », le ministère a commis une erreur de droit symptomatique de sa précipitation à vouloir imposer sa prétendue refondation.

Il est inacceptable de se dispenser de la consultation réglementaire d’une institution représentative du personnel, qui plus est celle du CHSCT dédiée aux conditions de travail (organisation, rythme, tâches) [1].

Après les avis négatifs du Conseil supérieur de l’éducation et du Comité technique ministériel, l’opposition de la majorité des personnels, leurs grèves et mobilisations et le refus par la plupart des mairies d’appliquer cette réforme à la rentrée prochaine, la non-consultation du CHSCT ministériel démontre une fois de plus l’illégitimité de ce décret. Le recours que nous déposons aujourd’hui se veut un point d’appui pour les mobilisations, dont l’ampleur sera décisive.

Ce décret sur les rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels sans apporter d’amélioration sen-sible pour les élèves, bien au contraire.

Il symbolise une politique qui, tout en refusant de créer les conditions d’une véritable refondation, prône une territorialisation accrue du service public d’éducation de la maternelle à l’université. Cette territorialisation est synonyme d’inégalités, et elle est porteuse de remise en cause des statuts.

Ce décret doit être abrogé, les projets de loi pour l’école, pour l’enseignement supé-rieur et la recherche doivent être abandonnés et une négociation doit être ouverte pour des lois d’orientation et de programmation à la hauteur des besoins et des enjeux. Il faut que les personnels et leurs revendications puissent enfin être entendus.

Alors que les professeur-es des écoles de Paris viennent de faire grève le lundi 25 mars et qu’une nouvelle grève nationale de toute l’éducation se prépare pour le jeudi 28 mars, SUD éducation entend mener le combat sur tous les terrains, y compris juridique, contre une politique qui s’entête à soumettre l’école au néo-libéralisme.


[1] Nous lançons à ce sujet une campagne nationale, « Et voilà le travail ! » : www.travail.sudeducation.org

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:26

La section d’Alençon de la LDH participe à une grande manifestation internationale en solidarité avec le peuple syrien : « Une vague blanche pour la Syrie », le vendredi 15 mars de 19h à 19h30 devant la mairie d’Alençon un papier ou un tissu blanc à la main, le mot « Stop » écrit dessus, pour briser le silence, pour dire Stop aux massacres en Syrie et aux crimes contre les civils et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul.

Nous vous invitons à venir nombreux participer à cet événement.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:01

Ouest-France rend compte dans son édition du 21 février de la réunion sur les rythmes scolaire tenue au Carré du Perche de Mortagne.

Le sous-préfet y a déclaré que les communes pourraient « profiter utilement des emplois aidés, permettant d'employer des jeunes au chômage tout en leur proposant une formation » ou de recruter les jeunes enseignants qui pourraient ainsi encadrer des activités périscolaires pour arrondir leurs fins de mois.

Dans son bulletin du 6 février, le directeur académique suggère d'embaucher des contrats aidés (CAE), sur la base de contrats de 9 mois.

Ce qui a été dit par le sous-préfet, ce qu'écrit le directeur académique renforce la détermination de SUD éducation à refuser cette réforme telle qu'elle est présentée.

En effet, ces propositions sont inacceptables. Les enfants ont besoin d'un véritablement temps éducatif, avec des personnels titulaires, qualifiés et rémunérés correctement, pas de personnels précaires, à temps partiel. Nous n'acceptons pas que les activités péri-éducatives, "temps éducatifs forts" comme les appelle le ministre de l'Education Nationale, deviennent des pseudo-garderies sous la responsabilité de personnes qui apprendront à s'occuper des enfants sur le tas.

Quant à proposer aux enseignant-es de les prendre en charge pour arrondir leurs fins de mois, c'est une bien mauvaise manière de garantir des revenus décents à nos plus jeunes collègues. Si le représentant de l'état reconnaît que les enseignant-es sont trop mal payé-es pour leur travail, il faut augmenter les salaires, pas suggérer de recourir à des heures supplémentaires, d'une part parce que c'est prendre le travail à d'autres et d'autre part parce que les enseignant-es ont déjà des semaines de travail suffisamment chargées, entre les heures de classe, les rencontres avec les parents, les préparations de classe, les corrections des cahiers...

C'est pour toutes ces raisons que Sud éducation refuse cette réforme précipitée, nous voulons quelque chose d'ambitieux, les temps péri-éducatifs sont des temps importants dans la journée des enfants, ils se doivent d'être de qualité et égalitaires sur l'ensemble du territoire. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:54
Les fédérations FNEC FP-FO, FERC-CGT, SUD Education, FAEN, FTE-CNT se sont réunies le lundi 18 février 2013 au siège de la FNEC FP-FO, la FSU s’étant excusée.
jeudi 21 février 2013


Les fédérations se sont félicitées de l’important succès de la grève du 12 février appelée par nos organisations sur trois revendications claires :

- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération ;
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école ;
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

La grève a été massive dans le 1er degré.

Les fédérations s’adressent au ministre afin qu’une réponse soit apportée aux revendications des personnels à commencer par l’abrogation du décret.

Les fédérations appellent les personnels à soutenir et faire connaître leur demande d’audience auprès du ministre : le ministre doit répondre aux personnels.

Les fédérations soutiennent toutes les initiatives locales prises pour confirmer les revendications exprimées le 12 février et consolider le rapport de force.

Les fédérations considèrent qu’à l’issue des congés d’hiver, dans un mois, si le ministre n’a pas répondu à la demande d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, alors une nouvelle initiative nationale de grève sera à l’ordre du jour.

Les fédérations participeront dans cet esprit à une nouvelle réunion des fédérations syndicales proposée par la FSU le 25 février.


 

Lettre au ministre

Monsieur le Ministre,

Le 12 février nos fédérations ont appelé à la grève nationale
- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Comme vous le savez, la grève a été massive dans le premier degré, en particulier sur l’exigence d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Cette exigence s’est exprimée dans la grève et dans les très nombreuses manifestations qui se sont déroulées.

Les personnels veulent être entendus. Ils attendent vos réponses à leurs revendications, notamment sur cette question des rythmes scolaires.

C’est pourquoi, nous vous demandons de recevoir très rapidement les fédérations syndicales FNEC FP FO, FERC CGT, FAEN, SUD Education, FTE-CNT.

Soyez assuré Monsieur le Ministre de notre entière considération et de notre attachement au service public d’éducation.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:07

Alors que les enseignant-es du premier degré se sont massivement mobilisé-es dans de nombreux départements  pour le retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires, l’administration faisant fi de l’expression de ces dénonciations et revendications invite de manière pressante les directeurs et directrices d’école à afficher et/ou distribuer un dépliant du ministère justifiant cette réforme.



Non, les enseignant-es ne sont pas d’accord avec l’actuel décret de réforme des rythmes scolaires !!!

Pour nous ce projet n’améliore en rien les conditions d’apprentissage des élèves : les journées de présence à l’école sont toujours aussi longues, les programmes toujours aussi lourds !

L’organisation des temps d’activité périscolaire par les mairies ne permettra  pas d’offrir  des activités éducatives ou culturelles satisfaisantes, faute de moyens financiers, de locaux et de personnels formés. Bien plus, il est à redouter que la plupart des communes se limitent à gérer la garderie des enfants sans activités précises lors d’une pause méridienne allongée quand d’autres municipalités envisagent  de faire payer des animations.

Cela constituera des inégalités suivant les territoires et une surcharge  de fatigue et d’énervement pour beaucoup d’élèves que leurs enseignant-es récupèreront en mauvaise forme pour l’après midi.

Les ateliers pédagogiques complémentaires en petit groupe ne sauraient remplacer une vraie amélioration des conditions de travail (allègement des effectifs classe,  reconstitution des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté). Nous refusons qu’ils soient dépendants des mairies par l’intermédiaire des projets éducatifs territoriaux.



Une invitation à afficher et à distribuer n'est pas un ordre. La fédération SUD éducation soutient les personnels qui n'effectueront pas cet affichage de communication gouvernementale, et propose aux écoles d’afficher également les revendications et positions des personnels.

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