16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 18:46
Communiqué de la Fédération SUD éducation et de la CGT Educ’action

 

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21 mai : appel à la grève de SUD Education et de la CGT Educ’action

Partout en France, depuis plusieurs mois, les actions locales se multiplient, démontrant l’ancrage et la vigueur de la mobilisation de tous les personnels contre les réformes : loi sur l’École de la confiance, lycée Blanquer, enseignement professionnel et Fonction publique.

Les personnels de l’éducation, les familles et de nombreux·ses élu·es refusent ces transformations radicales de notre École.

Nous refusons aussi toutes les tentatives de mise au pas de la profession et toute remise en question de la liberté d’expression des personnels comme le prévoit l’article 1 de la loi sur « Blanquer ».

Nos organisations poursuivent leur engagement pour l’abrogation de toutes les contre-réformes » commencées avec la loi relative à l’Orientation et à la réussite des étudiants de mars 2018 et qui se sont poursuivies avec les réformes du lycée, du baccalauréat et la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », confiant l’information sur l’orientation scolaire aux Régions, et imposant aux lycées professionnels d’accueillir dans les mêmes classes élèves et apprenti·es.

Puis vint la réforme de la voie professionnelle, diminuant les horaires des enseignements généraux. Ainsi, s’empilent des réformes qui poursuivent la destruction du service public d’éducation.

La CGT Éduc’action et SUD Éducation considèrent qu’il faut tout mettre en œuvre pour empêcher le gouvernement de poursuivre sa politique de destruction de l’Éducation nationale.

Le 21 mai la CGT Éduc’action et SUD Éducation appellent tous les personnels à se mettre en grève pour obtenir l’abrogation des contre-réformes et l’abandon du projet de loi « École de la confiance ».

Montreuil, le 16 mai 2019

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 14:35
9 mai : une mobilisation de la fonction publique réussie à intensifier
Communiqué de la Fédération SUD éducation

 

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Communiqué suite à la grève FP du 9 mai

Ce jeudi 9 mai avait lieu une journée de grève interprofessionnelle appelée par les neuf syndicats de la fonction publique. Elle a été très suivie, en particulier dans l’éducation.

Les raisons de mobiliser sont en effet très nombreuses. Les statuts sont attaqués. La précarité explose. Dans l’éducation les réformes Blanquer visent à renforcer le poids de la hiérarchie, à territorialiser, privatiser, contractualiser et casser les conditions de travail et de vie des personnels. Elles sont libérales et réactionnaires.

Les politiques au services des capitalistes doivent être combattues. Il faut au contraire intensifier la mobilisation pour la justice sociale, pour une autre école et société juste et égalitaire.

Dans différents départements, des Assemblées générales de grévistes envisagent des suites à donner aux mobilisation. Des reconductions ont d’ores et déjà décidées. SUD éducation soutient ces initiatives : c’est aux personnels qu’il appartient de décider eux et elles-mêmes de la conduite de la grève.

Une journée de grève isolée ne suffira pas à faire plier le gouvernement.

Contre les réformes Blanquer, contre la loi transformation de la fonction publique, SUD éducation appelle ainsi à :

→ se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels (dès maintenant, le mardi 14 mai, jeudi 16 mai, etc.),

→ participer aux actions et manifestations décidées en AG,

→ mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements,

→ manifester massivement à Paris le 18 mai.

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 09:15
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le Décret n° 2019-370 du 25 avril 2019 qui porte sur la « création des familles de métiers en seconde professionnelle et les mentionnant dans la procédure d’orientation » s’appliquera dès la rentrée 2019

Les « familles de métiers » :

Il s’agit regrouper dans une grande « famille » les métiers qui présentent des compétences communes. L’offre de formation sera ainsi restructurée sur la base de ces « familles ». Au lieu des 80 actuellement, il ne resterait que 15 « familles » regroupant 50 spécialités quand cela est possible. 
Au lieu d’opter pour une spécialité dès la seconde, les élèves choisiront une « famille de métiers » comprenant plusieurs spécialités.

Conséquences sur les enseignant-e-s et élèves :
  • Un an de moins pour les élèves
    Les nouvelles classes de seconde de détermination retarderont ainsi d’un an la spécialisation des élèves. Après avoir réduit la formation bac pro de 4 à 3 années, celle-ci est encore raccourcie d’un an, la faisant passer à 2 ans et quelques mois.
  • Moins de postes :
    Cette nouvelle organisation des enseignements par familles de métiers entraînera de nombreuses suppressions de postes (au moins 6 000) et par ricochet un remplissage des classes contraire à de bonnes conditions de travail pour les élèves et leurs professeurs
SUD éducation revendique :
  • une baisse du nombre d’élèves par classe : 20 élèves maximum par classe, 16 en éducation prioritaire, 12 en SEGPA
  • Le maintien de la voie professionnelle au sein de l’Education Nationale
  • Le maintien et le développement de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire.
  • Une formation de qualité validée par des diplômes nationaux qualifiants
  • La diminution des périodes de formation en entreprise
  • Des moyens avec le rétablissement des postes supprimés ces dernières années, indispensables à une véritable rénovation de la voie professionnelle initiale sous statut scolaire à de façon à ce que les lycéens puissent avoir accès à un enseignement pluri-culturel véritablement émancipateur.

Pour SUD éducation, Il paraît urgent que soit redéfinie, en concertation avec les personnels enseignants, une politique éducative qui place les intérêts de l’élève au centre des objectifs de formation et préserve l’indépendance du lycée professionnel face à l’intrusion de plus en plus prégnante des entreprises locales au détriment d’une politique de formation nationale cohérente à long terme.

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 07:23
Communiqué de SUD éducation

 

Le tribunal d’instance de Cayenne requalifie un service civique en CDI

Par un jugement du 23 novembre 2018, le tribunal d’instance de Cayenne reconnaît que les tâches réalisées par la requérante sont nécessaires au fonctionnement normal de l’association, et relèvent donc d’une prestation de travail et non d’une mission de service civique.
Il reconnaît aussi que les directives données par le tuteur à la volontaire en service civique établissent le lien de subordination caractéristique du contrat de travail. Pourtant le Code du service national prévoit que le service civique soit « exclusif de tout lien de subordination ».

Service civique : le pire de la précarité

Le service civique, c’est le pire de la précarité. Ce n’est pas un contrat de travail. Il n’est donc pas régi par le Code du travail. Il obéit à des règles dérogatoires en termes de droit du travail (2 jours de congés payés au lieu de deux et demi), de salaire (moins de 600 euros de revenus considérés comme des indemnités), de temps de travail (jusqu’à 48 heures par semaine), de droits syndicaux (aucun). La « phase de préparation aux missions confiées » est indigente, et de nombreux et nombreuses services civiques sont déjà recruté-e-s pour remplir des missions pérennes administratives, pédagogiques, de vie scolaire ou d’accompagnement d’élèves en situation de handicap. Le manque croissant de personnels conduit évidemment les services civiques à prendre en charge les missions dévolues aux personnels.
Avec le SNU, le gouvernement veut faire pire : le service civique, avec en prime la militarisation : lever au drapeau, uniforme, Marseillaise…

SUD éducation appelle les personnels à s’opposer au recrutement de services civiques comme de « volontaires » du Service national universel, et à soutenir les « volontaires » en lutte pour faire reconnaître la réalité de leur travail en demandant la requalification en CDI.
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:31
Communiqué de SUD éducation

 

Ce jeudi 21 mars, le Ministère de l’Éducation nationale présentait au Conseil Supérieur de l’Éducation les nouveaux programmes de lycée professionnel.

Ce jeudi 21 mars, le Ministère de l’Éducation nationale présentait au Conseil Supérieur de l’Éducation les nouveaux programmes de lycée professionnel.

Plusieurs SUD éducation, le SNES-FSU, le SNUEP-FSU, le SNEP-FSU, la CGT éduc’action ont alors fait le choix de quitter la séance.
Dans ce cadre, le ministère s’est vanté d’avoir consulté les personnels. Toutefois, aujourd’hui, alors même que les organisations étaient amenées à se prononcer sur des textes régissant l’enseignement sur deux niveaux, le ministère n’a même pas été en capacité de publier les résultats de cette consultation. Cette désinvolture ministérielle relève d’un profond mépris à l’égard des personnels, et rend manifeste une communication qui ne procède que par effets d’affichages.
Pourtant, ces programmes sont lourds d’implications idéologiques : ils mettent en œuvre, en français, histoire-géographie, économie-gestion et droit les orientations libérales et réactionnaires du ministre : droit social réduit à la portion congrue, les références à l’histoire sociale et aux Lumières évacuées.

La présentation de ces programmes en CSE intervient alors que les moyens horaires attribués par le ministère aux lycées professionnels, largement fréquentés par les élèves des classes populaires, sont en forte baisse. SUD éducation dénonce le cynisme du ministre, et revendique des créations de postes à hauteur des besoins.
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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:24
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

L’heure est à la mobilisation ! Les personnels de l’Éducation nationale, et en particulier du premier degré, l’ont bien compris en se mettant en grève le 19 mars de manière très forte. Les causes de mécontentement ne manquent pas.

Contre la loi Blanquer

L’adoption par l’Assemblée nationale de la loi Blanquer est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En s’entêtant à porter ce texte pourtant rejeté au Conseil supérieur de l’éducation, notamment par SUD éducation, le ministre montre le mépris qu’il a pour les personnels. 
Le débat parlementaire réactionnaire et nauséabond a eu pour conséquence l’obligation d’afficher le drapeau dans les salles de classes. Le projet prévoit la création des nouveaux “Établissements publics du socle commun”, ce qui entraîne de fait la suppression du statut de chargé-e de direction d’école et l’introduction d’un-e nouveau-elle supérieur-e hiérarchique aux enseignant-e-s des écoles, les principaux-ales. Elle entraînerait aussi des fusions d’écoles et fermetures de classes, notamment dans les zones rurales. 
Les réformes menées par le gouvernement sont cohérentes. Elles mettent toujours plus en oeuvre une école du tri social, de la sélection et des inégalités territoriales : Parcoursup, réforme du lycée professionnel, démantèlement de l’orientation, réforme du lycée général et technologique, réforme du bac. Dans le même temps, le gouvernement attaque le statut de la fonction publique avec le projet de loi pour la transformation de l’État : augmentation du recours aux personnels contractuels, démantèlement des commissions paritaires de suivi des carrières. Plus largement, les conditions de vie des personnels se dégradent et sont encore menacées : point d’indice gelé, rétablissement du jour de carence, retraites.

Une mobilisation massive

En se mettant massivement en grève le 19 mars, les personnels, en particulier du premier degré, ont signifié au gouvernement leur refus des réformes en cours, et en particulier de la loi Blanquer, au cœur des mots d’ordre. 
Les taux de grévistes ont varié d’un quart des enseignant-e-s des écoles à plus de la moitié en fonction des départements, et ils ont été significatifs dans le second degré. Dans de nombreux départements, des assemblées générales ont réuni plus de cent grévistes, parfois jusqu’à plusieurs centaines. Que ce soit par le nombre de grévistes, le nombre de personnes en manifestation ou en assemblée générale, cette mobilisation est le signe de la volonté de la construction d’un rapport de force majeur.
Le gouvernement tente par tous les moyens d’intimider les personnels mobilisés, notamment les enseignant-e-s des écoles qui ont refusé de faire passer les évaluations. Cette volonté de mise au pas, le ministre tente de l’introduire dans la réglementation par le biais de l’article 1 de la loi Blanquer. Nous ne nous laisserons pas intimider !

Et maintenant, amplifions la lutte !

Pour gagner, une seule journée de grève ne suffira pas. C’est ce qu’ont bien compris les grévistes réuni-e-s en assemblée générale, qui ont posé de nouvelles dates de grève dans le paysage. Il est question du 21, du 25, du 26, du 28 mars, du 1er avril en fonction des territoires. Partout, ces dates sont envisagées comme des points d’appui pour construire la grève reconductible. Pour SUD éducation, une chose est claire : c’est aux grévistes de décider de leur calendrier de mobilisation, et SUD éducation les soutiendra dans les choix qui seront effectués. Dans ces calendriers qui ont été évoqués, la date du samedi 30 mars pourra être une date pivot intéressante pour structurer la mobilisation, articulée à la construction de la grève et de sa reconduction.

SUD éducation appelle à : 

  • se mettre en grève reconductible à partir des dates d’ores et déjà décidées par les AG de personnels ;
  • participer aux manifestations prévues le 30 mars, dans le cadre des calendriers de mobilisation décidés en AG ;
  • mettre en débat la grève et sa reconduction sur nos lieux de travail, dans toutes les écoles et les établissements.

SUD éducation a proposé à l’intersyndicale de décider d’une journée de grève le plus rapidement possible, qui pourra servir de pivot à un mouvement massif de grève reconductible.

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CP suites 19 mars
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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 16:30

Attentat islamophobe de Christchurch : deuil et colère

 

Vendredi 15 mars, peu avant 14h (heure locale), plusieurs hommes lourdement armés ont ouvert le feu sur des fidèles en prière dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tuant au moins 49 personnes et en blessant des dizaines. 

D’après les première informations et revendications, les assassins seraient des terroristes d’extrême droite, animés par une haine mortelle des musulmanEs. 

Une nouvelle et tragique démonstration du fait que les théories racistes, du « choc de civilisation » au « grand remplacement » en passant par « l’invasion migratoire » et « l’islamisation », mais également les politiques guerrières et discriminatoires, participent du développement d’une haine raciste, islamophobe, qui peut conduire jusqu’à de tels passages à l’acte. 

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie, qui n’est pas malheureusement pas la première du genre et qui s’inscrit dans un contexte de progression de la haine islamophobe. 

Nous continuerons d’être de tous les combats contre l’islamophobie et toutes les formes de racisme. Solidarité internationaliste et antiraciste !

 

Montreuil, le 15 mars 2019. 

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 19:53

 

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28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 16:19
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Violence policière, arsenal judiciaire et répressif… SUD éducation s’inquiète fortement de la tournure autoritariste que prend le gouvernement à l’égard des manifestant-e-s, comme à l’encontre des fonctionnaires qui contestent son action.

Loi Blanquer : une tentative de museler les personnels

L’article 1 du projet de loi Blanquer vise à museler les enseignant-e-s sur les réseaux sociaux. Le ministre Blanquer a manifestement un problème avec la liberté d’opinion des fonctionnaires et son corollaire, leur liberté d’expression. L’exemple de l’enseignante de Dijon qui s’est exprimée sur tweeter en est une parfaite illustration. Il a ainsi introduit dans l’article 1 du projet de loi « Pour une école de la confiance » un article qu’il comptait utiliser pour museler les enseignant-e-s, bien que cet article n’ait aucune valeur légale. SUD éducation rappelle que les personnels qui n’ont pas de responsabilité hiérarchique ne sont pas soumis au devoir de réserve. La liberté d’expression des fonctionnaires est un droit : SUD éducation appelle les personnels à le faire vivre.

Répression policière en manifestation

SUD éducation s’inquiète de la répression qui ne cesse de s’abattre et de croître sur les lycéen-ne-s, syndiqués et gilets jaunes. Nous condamnons fermement l’utilisation des armes qui mutilent comme le LBD 40 et les grenades d’encerclement et revendiquons leur suppression immédiate. En décembre, les images des 151 lycéen-ne-s de Mantes-la-Jolie agenouillé-e-s ont choqué mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg des violences policières contre les lycéen-ne-s. En février , Louis Boyard, président de l’UNL, qui participait à la manifestation en soutien aux mutilé-e-s et aux blessé-e-s, a été blessé.

Criminalisation du mouvement social

Outre les violences policières, le gouvernement utilise l’arsenal judiciaire et répressif pour criminaliser le mouvement social. Parmi de nombreux exemples, des syndicalistes SUD et Solidaires sont concerné-e-s. Par exemple, en janvier, un syndicaliste de SUD éducation dans le Finistère est en garde à vue pour sa participation aux manifestations Gilets jaunes : le mouvement social est criminalisé ! On lui reproche “l’organisation d’une manifestation interdite” et “une entrave à la circulation” dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes.

Aujourd’hui, le gouvernement va toujours plus loin en proposant un projet de loi dit “anti-casseurs”. 
Il souhaite soumettre le droit de manifester à une autorisation préalable, contrôler l’accès aux manifestations et procéder au fichage systématique des manifestant-e-s, hors contrôle judiciaire. En procédant ainsi, le pouvoir ne se cache pas de porter atteinte à la liberté de manifester.

SUD éducation dénonce fermement la violence de la répression policière qui provoque des dommages irréversibles (éborgnement, diminution de l’acuité visuelle, surdité, diminution de l’acuité auditive, amputations, etc.)

SUD éducation exige l’arrêt immédiat de cette politique et de ces répressions judiciaires et policières qui pèseront lourdement notamment dans les parcours des lycéen-ne-s.

SUD éducation dénonce la pénalisation de la participation à un rassemblement.

Le gouvernement doit cesser immédiatement d’attaquer et d’agresser les manifestant-e-s. Le droit d’expression, de réunion et de mobilisation doit être garanti à tous et à toutes.

SUD éducation revendique :
le retrait du projet de loi « anti-manifestation » ; 
- l’abandon des poursuites à l’encontre des victimes de la répression policière et leur indemnisation ; 
- l’interdiction des armes mutilantes (LBD 40, grenades de désencerclement...) ; 
- l’arrêt et la fin de l’impunité des violences policières .

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:51
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

À l’heure où le débat parlementaire sur la loi Blanquer n’est pas achevé, SUD éducation exprime son dégoût et sa grande inquiétude quant à la surenchère nauséabonde et réactionnaire à l’œuvre à l’Assemblée nationale.

Au-delà des divers aspects libéraux et autoritaires de cette loi, la fédération SUD éducation est scandalisée par l’avalanche d’amendements sexistes, racistes, LGBTQIphobes et nationalistes débattus et parfois adoptés qui en accentuent encore davantage les aspects déjà fortement réactionnaires : 
les drapeaux imposés dans chaque salle de classe. Un amendement a été adopté lundi 11 février obligeant d’avoir des drapeaux français et européen dans chaque salle de classe. SUD éducation a dénoncé immédiatement cette surenchère nationaliste et démagogique, qui a reçu l’assentiment de Blanquer.

l’uniforme pour les élèves et les professeur-e-s ? Une dizaine d’amendements ont porté sur le port de l’uniforme par les élèves. Blanquer a réaffirmé ce que l’on savait déjà : “j’ai vu les bienfaits de l’uniforme. Je continue à l’encourager”. Rappelons que SUD éducation a dénoncé toutes les expérimentations auxquelles fait référence Blanquer, à commencer par l’uniforme imposé à Provins. Allant toujours plus loin dans le ridicule, un amendement vise également à imposer aux enseignant-e-s une “tenue conforme à l’autorité que doit inspirer un enseignant”.

le débat sur l’interdiction des mères voilées lors des sorties scolaires de retour. SUD éducation avait dénoncé dès 2011 la circulaire Châtel, censuré par le Conseil d’État dès 2013, comme instrumentalisation raciste et xénophobe de la laïcité. Un amendement déposé la remet sur la table. Blanquer répond, s’opposant aux décisions de justice et à la loi : "Je me suis déjà prononcé, j’ai recommandé aux directeurs d’école de ne pas avoir de signes ostentatoires lors des sorties scolaires.”

l’obligation pour les maires de scolariser les enfants migrant-e-s évacué-e-s. Un amendement adopté donne le pouvoir aux DASEN d’imposer aux maires la scolarisation des enfants ne réglera pas les problèmes, comme si l’Éducation nationale était par essence moins raciste que certain-e-s maires : l’exemple récent de Chilly-Mazarin nous montre le contraire.

une surenchère d’amendements sexistes et LGBTQIphobes  : divers amendements ont été déposés proposant notamment de supprimer l’enseignement de l’égalité femme-homme ou même l’éducation à la sexualité. Alors que ces questions sont très insuffisamment prises en charge par l’institution et les programmes, les maigres acquis en la matières sont plus que jamais menacés.

Plutôt que de se préoccuper des revendications des enseignant-e-s, le ministre et l’Assemblée nationale préfèrent se vautrer toujours plus dans la surenchère réactionnaire. À l’opposé de ces conceptions rétrogrades et dangereuses, SUD éducation continue à revendiquer une école émancipatrice, gratuite, publique et laïque. SUD éducation a voté contre le projet de loi en Conseil supérieur de l’éducation et revendique l’abandon immédiat de ce projet de loi libéral.
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