15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:39
Communiqué de la fédération SUD éducation
 
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:37
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministère profite de la fin de l’année scolaire pour financer en catimini par décret le privé à hauteur de 11 millions d’euros prélevés sur le budget de l’État.
Fin 2018, deux notes de la DEPP (Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance) montraient que la hausse de fréquentation de l’enseignement privé s’opérait au détriment de l’enseignement public.
En dix ans, ce sont près de 100 000 élèves de plus qui accomplissent leur scolarité dans le privé.
Le ministre Blanquer profite également de la fin de l’année pour augmenter par arrêté de 1,12% la subvention de l’État accordée aux établissements privés sous contrat du second degré. Les écoles, collèges, et lycées sous contrat sont pourtant déjà financés à plus de 73% sur fonds publics.
Cette évolution n’a rien d’étonnant : d’une part, en supprimant des postes le ministère organise son propre démantèlement. D’autre part, en subventionnant toujours davantage le privé par rapport au public, le ministère favorise sa propre mise en concurrence et, in fine, la privatisation progressive du service public d’éducation.
SUD éducation rappelle également que cette loi dite « pour l’école de la confiance » a permis le financement des écoles maternelles privées par l’État à travers les communes (estimé entre 100 et 150 millions). SUD éducation rappelle que ce sont 10 milliards d’euros qui sont versés chaque année à l’enseignement privé, majoritairement confessionnel. Cela est en complète contradiction avec le principe de laïcité.

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :

  • des créations de postes à hauteur des besoins
  • la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:35
communiqué intersynsyndical

 

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN constatent que le mouvement contre le projet de réforme des retraites s’est inscrit depuis le 5 décembre dans la durée avec notamment des reconductions importantes de grève.

La journée du 10 décembre a été un nouveau temps fort de cette mobilisation.

L’opinion publique tout comme les personnels de l’Éducation ne se laisseront ni abuser par les opérations médiatiques du Gouvernement, ni par les tentatives d’opposer les uns aux autres. Les organisations syndicales dénoncent toutes entraves au droit de grève et de manifestation plus particulièrement envers les jeunes.

Les organisations syndicales de l’Éducation pointent la responsabilité du gouvernement sur la situation sociale. C’est pourquoi, elles attendent que lors de sa prise de parole, le premier Ministre tienne compte du rejet massif exprimé par les mobilisations du projet de régime universel à point et retire ce dernier. Elles confirment leur appel à l’ouverture de réelles négociations sans préalable sur la base des propositions des organisations syndicales pour le renforcement et l’amélioration du système actuel par répartition, solidaire et intergénérationnel.

Contrairement aux annonces gouvernementales, nos organisations syndicales exigent des augmentations de salaires sans contrepartie.

Les organisations CGT Éduc’action – FSU – Sud Éducation – SNALC - FAEN appellent l’ensemble des personnels à poursuivre et renforcer la grève. Elles soutiennent les assemblées générales qui décident la reconduction de la grève. Elles appellent à organiser et à participer aux actions locales du 12 décembre, puis du week-end, et à faire du 17 décembre une nouvelle journée interprofessionnelle massive de grève et de manifestations.

Paris le 11 décembre

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:32
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le syndicat SUD éducation a pris connaissance du projet de livret scolaire unique pour l’examen du baccalauréat qui devrait être présenté au Conseil Supérieur de l’Éducation le 18 décembre prochain.

SUD éducation appelle le ministère à renoncer à ce nouveau projet inutile qui alourdira la charge de travail des enseignant-e-s des lycées.

Le Livret scolaire unique vient remplacer les livrets propres à chaque filière. Il sera utilisé dans le cadre des jurys du baccalauréat. C’est pour le ministère l’occasion d’aller plus loin dans la transformation d’un baccalauréat vidé de sens et dévalué.
Les enseignant-e-s seront conduit-e-s à noter sur 4 les compétences du livret scolaire unique. On remarque néanmoins que les compétences évaluées ne sont ni celles du programme des classes de première, ni de terminale, ni celles sanctionnées dans Parcoursup. Les enseignant-e-s devront donc évaluer des compétences qu’ils et elles n’auront pas travaillées pendant l’année. L’expression orale est entièrement absente de ce livret scolaire unique.
Certaines compétences ont des intitulés dont la subjectivité rend impossible leur évaluation. C’est le cas par exemple en EPS avec « construire durablement sa santé » ou encore « accéder au patrimoine culturel en tant que pratiquant, spectateur ou critique ». En EMC, les enseignant-e-s devront évaluer la compétence de « mobiliser à bon escient les connaissances, méthodes et outils ».
Enfin, la dernière partie du livret scolaire est consacrée à sanctionner l’engagement de l’élève. Or, l’engagement des élèves ne devrait pas faire l’objet d’une évaluation dans le cadre du baccalauréat. Cette évaluation est normative et creuse les inégalités entre les élèves qui ont le patrimoine culturel et financier nécessaire à un engagement citoyen au lycée valorisé par l’institution d’une part, et entre ceux et celles qui n’y ont pas accès d’autre part.

Derrière un prétendu livret “unique” se dissimule en fait un troisième système de notation qui s’empile sur les deux précédents : les compétences à évaluer s’ajoutent aux notes et aux appréciations des bulletins. SUD éducation dénonce ce projet de livret scolaire conçu dans la précipitation : il participe à la dégradation des conditions de travail des enseignant-e-s induite par la réforme des lycées. Ce livret s’ajoute au refus du ministère de rémunérer les corrections des E3C, à l’absence de banque données pour préparer les élèves à ces épreuves, aux difficultés à préparer les élèves à un Grand Oral dont on ne connaissait pas le contenu à la rentrée 2019 ainsi qu’aux nombreux dysfonctionnements dûs à la casse des filières voulue par le ministre.
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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 16:34
Communiqué de SUD éducation

 

Le 6 novembre, le ministère a publié une circulaire relative à la « préprofessionnalisation » des assistantes et assistants d’éducation applicable à compter de l’année scolaire 2020-2021. Cette circulaire prévoit un changement statutaire d’ampleur pour les AED, à mi-chemin entre enseignant-e stagiaire et surveillant-e.

L’objectif affiché du ministère est de former les assistant-e-s d’éducation pour les préparer à effectuer leur mission d’enseignement. Mais le véritable enjeu pour le ministère est d’avoir à sa disposition un volant de personnels encore plus précaires et moins rémunérés que les contractuel-le-s enseignant‑e‑s.
À partir du M1, les AED pourront en effet se voir chargé-e-s de mission de remplacement, dans le premier comme dans le second degré, pour une rémunération brute de 1219 € mensuels.

Ce nouveau statut instaurera de multiples inégalités et de la compétition entre ces nouveaux et nouvelles AED et une complexité dans l’organisation des services. Ils et elles auront des statuts différents en fonction de leur niveau d’études qui conditionnera leur rémunération, et se verront placé‑e‑s en concurrence par l’administration.

Les étudiant-e-s en M1 qui prépareront les concours ne bénéficieront que de quelques heures de formation supplémentaires et de quelques euros supplémentaires par rapport à des étudiant-e-s en 2e année de licence.
SUD éducation s’oppose à l’exploitation et précarisation des étudiant-e-s, ainsi que le renforcement de la concurrence entre les personnels : entre enseignant-e-s et non enseignant-e-s, entre enseignant-e-s et AED-enseignant-e-s, et entre AED et AED-enseignant-e-s !

Pour SUD éducation, c’est un fait que la mastérisation (la nécessité d’être titulaire d’un master pour être enseignant-e titulaire) a écarté toujours davantage des métiers enseignant-e-s les étudiant-e-s issu-e-s des classes populaires. La “pré-professionnalisation” des AED dès le M1 ne peut être une réponse à cet état de fait : ce n’est d’ailleurs pas une préoccupation du gouvernement qui entend par ailleurs passer les épreuves d’admission du concours en M2.

Il ne s’agit pas d’un pré-recrutement : cela introduit un nouveau contrat de trois ans (avec un an renouvelable en cas de redoublement) permettant à de nombreuses heures de cours d’être assuré-e-s par des précaires, et d’autre part, cela conduira des cohortes supplémentaires vers le concours, suite auquel de nombreux et nombreuses AED “pré-professionnalisé-e-s” ayant échoué seront réembauché‑e‑s… comme contractuel-le-s. Cela ne favorisera pas d’une quelconque manière les étudiant-e-s AED, mais cela permettra d’aller toujours plus loin dans le recours aux contractuel-le-s, comme préconisé par la loi de transformation de la Fonction publique.

Pour SUD éducation, la solution réside toujours dans un concours au niveau licence suivi de deux années de formation sous statut de fonctionnaire stagiaire validées par l’obtention du master. De même, pour SUD éducation, il est urgent d’arrêter le recours à la précarité, dont on voit bien qu’il ne se résorbe jamais avec l’empilement de telles mesures depuis des décennies. La seule solution sérieuse réside dans la titularisation sans condition de toutes et tous les non-titulaires sur des emplois sous statut de fonctionnaires.
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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 10:42

En mars 2019, un enseignant de l’école Flammarion à Eaubonne dans le 95, en avril 2019, une CPE du lycée Jean-Moulin de Béziers dans le 34, en mai 2019, un instituteur de l’école Victor Hugo de Barrême dans le 04, le 21 septembre, la directrice de l’école Mehul de Pantin dans le 93 et le 23 septembre un professeur de SVT à nice. En moins d’un an, tout-e-s se sont suicidé-e-s suite à leurs mauvaises conditions de travail et aux pressions exercées par la hiérarchie.

À la souffrance des personnels, l’administration répond par le silence. Pire, en février 2019 la Directrice des ressources humaines du rectorat de Montpellier va jusqu’à conseiller à des enseignant-e-s de « penser à l’euthanasie » quand ils et elles confient leur inquiétude sur l’avenir de leur métier. La pression hiérarchique augmente : les directeurs et directrices d’école doivent remplir des charges de plus en plus lourdes sans bénéficier de temps supplémentaire ; dans le cadre du PPCR, les carrières sont dictées par des appréciations arbitraires des chef-fe-s d’établissement ; la liste des missions s’allonge alors que le métier de professeur-e est de moins en moins reconnu, poussant beaucoup de collègues à démissionner. Parallèlement, l’administration a recours a de plus en plus de contractuel-le-s dont l’avenir professionnel dépend de l’appréciation des chef-fe-s. Avec la loi Blanquer, la hiérarchie sera à même de museler les personnels, notamment les syndiqué-e-s qui voudraient dénoncer les agissements d’un-e chef-fe.
SUD éducation tient à rappeler que l’employeur a l’obligation de protéger son personnel. D’après l’article L.4121-1 du Code du travail, l’employeur est tenu par la loi de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salarié-e-s. Il ne doit pas se contenter de diminuer le risque mais bien de l’empêcher. Il est de notre devoir de le leur rappeler régulièrement. Dans cette logique, il est nécessaire de construire et d’imposer un rapport de force, de ne pas rester isolé-e-s, de ne pas se rendre seul-e à un entretien avec sa hiérarchie, d’organiser des heures d’informations syndicales pour libérer la parole des collègues en souffrance, de solliciter le CHSCT, etc. Toutes et tous ensemble, nous serons plus fort-e-s contre la hiérarchie. Il n’est pas rare qu’une cellule de crise se mette en place quand les chef-fe-s sont défaillant-e-s et que certain-e-s soient alors déplacé-e-s.

SUD éducation revendique : la création d’une médecine de prévention digne de ce nom, par des recrutements massifs de médecins la mise en place et un réel suivi des risques de santé et de sécurité au travail le maintien des CHSCT et la création de CHSCT de circonscriptions dans le 1er degré et dans les services de plus de 50 agent-e-s le bénéfice de l’accident de service ou de la maladie professionnelle accordé par la Sécurité sociale et non l’administration, juge et partie
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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 06:49
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le 3 octobre dernier, devant un parterre de lecteurs-trices du Midi libre réuni-e-s à Rodez, Emmanuel Macron a formulé plusieurs déclarations sur les retraites des enseignant-e-s, chacune plus inquiétante que la précédente.

Macron a tout d’abord montré l’étendue de son ignorance du terrain en affirmant qu’une retraite d’un-e enseignant-e en fin de carrière est actuellement de 1 100-1 200 euros, alors qu’elle est en réalité actuellement de 2 380 euros en moyenne. Le plus inquiétant dans cette affirmation, c’est qu’il considère qu’une pension de 1 200 euros constituerait une retraite acceptable. Le coût social à venir de la baisse des pensions est donc parfaitement assumé par ce gouvernement au service des capitalistes.

Macron déclarait ensuite que s’il voulait maintenir le niveau de pensions actuel dans le nouveau système de retraite, il faudrait augmenter le niveau des rémunérations de 10 milliards par an. Il annonce clairement que c’est inenvisageable. Ces 10 milliards d’euros de revalorisation salariale sont à mettre en regard de ces quelques chiffres :
• le CAC 40 prévoit de verser 50 milliards d’euros de dividendes en 2019 ;
• Solidaires Finances Publiques, repris par la presse économique, chiffre la fraude sociale et fiscale patronale à au moins 80 milliards d’euros ;
• La subvention de l’État à l’enseignement privé s’élève à… 10 milliards d’euros.
Bien évidemment, la réforme des retraites est à combattre dans son ensemble, et ne saurait être compensée par des promesses de revalorisation… mais cette fin de non-recevoir sur les revendications salariales montre le mépris que porte le gouvernement aux conditions de vie des personnels.

De plus, Macron déclare : “Vous avez des vacances, et vous partez à la retraite avec un système qui est mieux calculé que chez beaucoup d’autres”. Comme tant d’autres hommes et femmes politiques, le président ne trouve rien de mieux que d’insister sur les prétendus “privilèges” des fonctionnaires en général et des enseignant-e-s en particulier. Cette surenchère démagogique trouve sa justification dans la suite des propos d’Emmanuel Macron, qui prétend rémunérer les enseignant-e-s au mérite, et augmenter leur temps de travail.

SUD éducation revendique des augmentations de salaire et refuse de projet de réforme des retraites du gouvernement. SUD éducation dénonce la mise en place de retraites individuelles par points mettant fin au système de retraites solidaire, et revendique un régime de retraite par répartition intégrale à prestation définie pour limiter les inégalités à la retraite.

SUD éducation revendique :
un taux de remplacement à 75 % des dix meilleures années ou du dernier indice,
une durée de cotisation de 37 ans et demi,
pas de pension inférieure au smic,
l’égalité entre les hommes et les femmes au travail comme dans la retraite,
départ à 60 ans, à 55 ans pour les métiers pénibles, pas de recul sur les droits acquis.

SUD éducation, avec l’Union syndicale Solidaires, appelle d’ores et déjà à construire la grève reconductible à partir du 5 décembre pour construire un affrontement victorieux avec ce gouvernement au service du patronat et des capitalistes.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:57
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

SUD éducation a appris par voie de presse que le ministre prévoit la fermeture de 400 écoles rurales. 150 seront la conséquence d’une décision du ministre. Les 250 autres fermetures correspondent à des projets de fusions et de regroupement d’écoles décidés par des collectivités locales avec l’accord du ministère. La majorité de ses écoles supprimées seront regroupées dans des Regroupements d’écoles concentrées, sortes de gigantesques complexes scolaires.

Une fois de plus, le ministre de l’Éducation nationale est pris en flagrant délit de mensonge ! En avril, il déclarait “nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée”, qualifiant cette annonce “d’énorme”. Il reprenait ainsi une déclaration de Macron annoncée en pleine crise des gilets jaunes.
Cette déclaration n’avait alors trompé personne : le ministre essayait simplement de persuader les personnels du premier degré de ne pas se mobiliser contre les réformes et la loi Blanquer. Aujourd’hui, il est confirmé que le ministre de l’Éducation nationale ment éhontément, une fois de plus.

SUD éducation dénonce cette nouvelle étape de démantèlement du service public d’éducation qui conduit à la désertification des campagnes et qui oblige les personnels et les élèves à de longs déplacements.

SUD éducation revendique au contraire de cette orientation libérale portée par le ministre : 
- la fin immédiate des fermetures d’école et de classe. 
- une implantation équilibrée sur tout le territoire d’un service public d’éducation laïque, gratuit, et émancipateur, en particulier d’écoles élémentaires et maternelles. 
- des créations massives de postes, à la hauteur des besoins.
SUD éducation appelle les personnels à se mobiliser contre ces destructions de classes et d’écoles, au côté des parents d’élèves et de leurs associations.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:56
Communiqué de SUD éducation

 

Hier soir à la télévision, le ministre Blanquer a adopté un ton martial pour menacer les personnels engagés dans la grève des corrections du brevet et les rétentions de notes du baccalauréat. Il tente par tous les moyens de minimiser l’impact de la grève, et se trouve confronté à son efficacité.

Fidèle à son habitude, le ministre continue de croire que des déclarations à la presse vaudraient une instruction officielle. C’est ainsi que les consignes qu’il donne ont été relayées parfois oralement par des chef-fe-s de centre, parfois sur des feuilles sans en-tête ni signature sans aucun caractère officiel.

Les personnels convoqués dans les jurys sont
– soit en grève ;
– soit siègent mais adoptent des motions indiquant qu’il leur est impossible de délibérer au vu des manques de notes pour les candidates et les candidats ;
– soit acceptent de délibérer uniquement pour les candidat-e-s qui auraient toutes leurs notes.
Les motions en ce sens adoptées par les jurys se multiplient.
Les personnels sont solidaires des grévistes qui retiennent les copies, et en tant que membres d’un jury souverain aux termes du code de l’éducation leur refus de se conformer au caprice d’un ministre est légitime et légal.
Les dysfonctionnements se multiplient : certains rectorats procèdent à une saisie de notes fantaisistes, les chef-fe-s de centre exercent des pressions inadmissibles sur les membres des jurys.
Il est d’ores et déjà certain que le ministère ne sera pas en mesure de publier ce soir les résultats comme escompté.

SUD éducation soutient pleinement les grévistes engagé-e-s dans les rétentions des notes, et les membres des jurys qui refusent de se livrer à la farce ministérielle.
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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 05:52
COMMUNIQUÉ DE PRESSE INTERSYNDICAL

 

Depuis des mois l’opposition aux réformes des lycées et la demande d’une revalorisation significative mobilisent un nombre croissant d’enseignants. 
À aucun moment, le ministre n’a envisagé de remettre en cause les fondements de ces réformes, écartant de fait toute possibilité de dialogue.
Cette obstination a suscité l’appel de l’intersyndicale à la grève le premier jour du baccalauréat, cette décision exceptionnelle n’a pas suffi à infléchir la position du ministre.

Aujourd’hui, il s’engage dans une escalade supplémentaire : dans de nombreuses académies des Recteurs annoncent leur volonté de retirer jusqu’à 15 jours de salaire aux professeurs ayant collectivement décidé une rétention des notes et menacent nos collègues de sanctions pour non remise des notes du baccalauréat. 
Nous demandons au ministre de mettre fin à ces pressions inacceptables et d’engager un véritable dialogue indispensable au bon fonctionnement du service public d’Éducation pour permettre la communication des résultats du baccalauréat.

Les organisations CGT Éduc’action, FNEC FP-FO, SNALC, SNEP FSU, SNES FSU et SUD Éducation soutiennent tous les collègues mobilisés sur le baccalauréat ou sur le brevet des collèges qui seraient menacés et, en cas de sanction, les assisteront dans leur recours et appelleront toute la profession à soutenir financièrement les grévistes.
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