26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:44

Ce mardi 26 mars 2013, la fédération SUD éducation a déposé devant le Conseil d’État un recours en annulation du décret de Vincent Peillon sur les rythmes scolaires.

En ne respectant pas l’obligation de consulter le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ministériel avant de publier, le 26 janvier dernier, son décret n°2013-77 « relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires », le ministère a commis une erreur de droit symptomatique de sa précipitation à vouloir imposer sa prétendue refondation.

Il est inacceptable de se dispenser de la consultation réglementaire d’une institution représentative du personnel, qui plus est celle du CHSCT dédiée aux conditions de travail (organisation, rythme, tâches) [1].

Après les avis négatifs du Conseil supérieur de l’éducation et du Comité technique ministériel, l’opposition de la majorité des personnels, leurs grèves et mobilisations et le refus par la plupart des mairies d’appliquer cette réforme à la rentrée prochaine, la non-consultation du CHSCT ministériel démontre une fois de plus l’illégitimité de ce décret. Le recours que nous déposons aujourd’hui se veut un point d’appui pour les mobilisations, dont l’ampleur sera décisive.

Ce décret sur les rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels sans apporter d’amélioration sen-sible pour les élèves, bien au contraire.

Il symbolise une politique qui, tout en refusant de créer les conditions d’une véritable refondation, prône une territorialisation accrue du service public d’éducation de la maternelle à l’université. Cette territorialisation est synonyme d’inégalités, et elle est porteuse de remise en cause des statuts.

Ce décret doit être abrogé, les projets de loi pour l’école, pour l’enseignement supé-rieur et la recherche doivent être abandonnés et une négociation doit être ouverte pour des lois d’orientation et de programmation à la hauteur des besoins et des enjeux. Il faut que les personnels et leurs revendications puissent enfin être entendus.

Alors que les professeur-es des écoles de Paris viennent de faire grève le lundi 25 mars et qu’une nouvelle grève nationale de toute l’éducation se prépare pour le jeudi 28 mars, SUD éducation entend mener le combat sur tous les terrains, y compris juridique, contre une politique qui s’entête à soumettre l’école au néo-libéralisme.


[1] Nous lançons à ce sujet une campagne nationale, « Et voilà le travail ! » : www.travail.sudeducation.org

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:26
La section d’Alençon de la LDH participe à une grande manifestation internationale en solidarité avec le peuple syrien : « Une vague blanche pour la Syrie », le vendredi 15 mars de 19h à 19h30 devant la mairie d’Alençon un papier ou un tissu blanc à la main, le mot « Stop » écrit dessus, pour briser le silence, pour dire Stop aux massacres en Syrie et aux crimes contre les civils et faire savoir au peuple syrien qu’il n’est pas seul.
Nous vous invitons à venir nombreux participer à cet événement.
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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 16:01

Ouest-France rend compte dans son édition du 21 février de la réunion sur les rythmes scolaire tenue au Carré du Perche de Mortagne.

Le sous-préfet y a déclaré que les communes pourraient « profiter utilement des emplois aidés, permettant d'employer des jeunes au chômage tout en leur proposant une formation » ou de recruter les jeunes enseignants qui pourraient ainsi encadrer des activités périscolaires pour arrondir leurs fins de mois.

Dans son bulletin du 6 février, le directeur académique suggère d'embaucher des contrats aidés (CAE), sur la base de contrats de 9 mois.

Ce qui a été dit par le sous-préfet, ce qu'écrit le directeur académique renforce la détermination de SUD éducation à refuser cette réforme telle qu'elle est présentée.

En effet, ces propositions sont inacceptables. Les enfants ont besoin d'un véritablement temps éducatif, avec des personnels titulaires, qualifiés et rémunérés correctement, pas de personnels précaires, à temps partiel. Nous n'acceptons pas que les activités péri-éducatives, "temps éducatifs forts" comme les appelle le ministre de l'Education Nationale, deviennent des pseudo-garderies sous la responsabilité de personnes qui apprendront à s'occuper des enfants sur le tas.

Quant à proposer aux enseignant-es de les prendre en charge pour arrondir leurs fins de mois, c'est une bien mauvaise manière de garantir des revenus décents à nos plus jeunes collègues. Si le représentant de l'état reconnaît que les enseignant-es sont trop mal payé-es pour leur travail, il faut augmenter les salaires, pas suggérer de recourir à des heures supplémentaires, d'une part parce que c'est prendre le travail à d'autres et d'autre part parce que les enseignant-es ont déjà des semaines de travail suffisamment chargées, entre les heures de classe, les rencontres avec les parents, les préparations de classe, les corrections des cahiers...

C'est pour toutes ces raisons que Sud éducation refuse cette réforme précipitée, nous voulons quelque chose d'ambitieux, les temps péri-éducatifs sont des temps importants dans la journée des enfants, ils se doivent d'être de qualité et égalitaires sur l'ensemble du territoire. 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:54
Les fédérations FNEC FP-FO, FERC-CGT, SUD Education, FAEN, FTE-CNT se sont réunies le lundi 18 février 2013 au siège de la FNEC FP-FO, la FSU s’étant excusée.
jeudi 21 février 2013


Les fédérations se sont félicitées de l’important succès de la grève du 12 février appelée par nos organisations sur trois revendications claires :

- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération ;
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école ;
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

La grève a été massive dans le 1er degré.

Les fédérations s’adressent au ministre afin qu’une réponse soit apportée aux revendications des personnels à commencer par l’abrogation du décret.

Les fédérations appellent les personnels à soutenir et faire connaître leur demande d’audience auprès du ministre : le ministre doit répondre aux personnels.

Les fédérations soutiennent toutes les initiatives locales prises pour confirmer les revendications exprimées le 12 février et consolider le rapport de force.

Les fédérations considèrent qu’à l’issue des congés d’hiver, dans un mois, si le ministre n’a pas répondu à la demande d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, alors une nouvelle initiative nationale de grève sera à l’ordre du jour.

Les fédérations participeront dans cet esprit à une nouvelle réunion des fédérations syndicales proposée par la FSU le 25 février.


 

Lettre au ministre

Monsieur le Ministre,

Le 12 février nos fédérations ont appelé à la grève nationale
- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Comme vous le savez, la grève a été massive dans le premier degré, en particulier sur l’exigence d’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

Cette exigence s’est exprimée dans la grève et dans les très nombreuses manifestations qui se sont déroulées.

Les personnels veulent être entendus. Ils attendent vos réponses à leurs revendications, notamment sur cette question des rythmes scolaires.

C’est pourquoi, nous vous demandons de recevoir très rapidement les fédérations syndicales FNEC FP FO, FERC CGT, FAEN, SUD Education, FTE-CNT.

Soyez assuré Monsieur le Ministre de notre entière considération et de notre attachement au service public d’éducation.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:07

Alors que les enseignant-es du premier degré se sont massivement mobilisé-es dans de nombreux départements  pour le retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires, l’administration faisant fi de l’expression de ces dénonciations et revendications invite de manière pressante les directeurs et directrices d’école à afficher et/ou distribuer un dépliant du ministère justifiant cette réforme.



Non, les enseignant-es ne sont pas d’accord avec l’actuel décret de réforme des rythmes scolaires !!!

Pour nous ce projet n’améliore en rien les conditions d’apprentissage des élèves : les journées de présence à l’école sont toujours aussi longues, les programmes toujours aussi lourds !

L’organisation des temps d’activité périscolaire par les mairies ne permettra  pas d’offrir  des activités éducatives ou culturelles satisfaisantes, faute de moyens financiers, de locaux et de personnels formés. Bien plus, il est à redouter que la plupart des communes se limitent à gérer la garderie des enfants sans activités précises lors d’une pause méridienne allongée quand d’autres municipalités envisagent  de faire payer des animations.

Cela constituera des inégalités suivant les territoires et une surcharge  de fatigue et d’énervement pour beaucoup d’élèves que leurs enseignant-es récupèreront en mauvaise forme pour l’après midi.

Les ateliers pédagogiques complémentaires en petit groupe ne sauraient remplacer une vraie amélioration des conditions de travail (allègement des effectifs classe,  reconstitution des Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté). Nous refusons qu’ils soient dépendants des mairies par l’intermédiaire des projets éducatifs territoriaux.



Une invitation à afficher et à distribuer n'est pas un ordre. La fédération SUD éducation soutient les personnels qui n'effectueront pas cet affichage de communication gouvernementale, et propose aux écoles d’afficher également les revendications et positions des personnels.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:33

Le 12 février, la grève contre le projet de loi d’orientation sur l’école, pour l’abrogation du décret « rythme scolaire » et pour une école émancipatrice a été massivement suivie partout en France. Comme le 22 janvier, la mobilisation régionale a atteint des chiffres records à Paris. Plus de 10.000 personnes ont notamment manifesté leur opposition au décret sur les rythmes scolaires.

En fin de parcours, le cortège pacifique réunissant enseignants, parents et enfants a été dispersé à l’aide de gaz lacrymogènes ! Pour SUD éducation, comme pour toutes les personnes présentes hier, c’est l’incompréhension et la stupeur !

Alors que les manifestant-es déterminé-es scandaient des slogans dans une ambiance pacifique, ils ont été victimes d’une inqualifiable agression de la part des forces de l’ordre.

Le matin même, lors d’une manifestation de travailleurs de Goodyear contre les licenciements, le gouvernement a envoyé 600 CRS qui ont aussi utilisé les gaz lacrymogènes. Est-ce la conception que le gouvernement a des négociations et du dialogue social ?

La Fédération SUD éducation est scandalisée par ces méthodes indignes, elle condamne le recours aux méthodes de répression et demande au gouvernement de s’expliquer publiquement.

Fédération SUD éducation  le 13 février 2013

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 16:26

Loin de la « refondation » annoncée, les politiques éducatives du gouvernement s’inscrivent dans une grande continuité avec celles de ces dernières années. La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. La situation des élèves, les conditions de vie et de travail des personnels se dégradent. Certains projets actuels vont encore aggraver cet état de fait.
 
Les concertations se sont déroulées sans les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le gouvernement cherche maintenant à imposer ses réformes en refusant de répondre aux revendications. Il veut passer en force même quand ses projets sont rejetés par les personnels et leurs syndicats.

 
Nous exigeons l’abandon immédiat de réformes inacceptables :  Nous demandons le retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires, le retrait de la régionalisation de l’orientation, le retrait  de la décentralisation de la carte de l’enseignement professionnel ! Nous refusons toute territorialisation de l’éducation. Les projets de lois d’orientation doivent être abandonnés, le processus doit être reporté pour que les personnels puissent enfin y prendre part et pour que toutes les questions puissent être posées.  

Une tout autre loi d’orientation doit être élaborée, pour une école égalitaire et émancipatrice, dans le cadre d’un véritable service public national de l’éducation.

 
Nous revendiquons les bases urgentes d’une véritable refondation :

-  Abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (masterisation, service minimum d’accueil, socle commun, livret personnel de compétences, réformes des 3 lycées, loi « Libertés et Responsabilités des Universités », ) ;

 
-   Amélioration des conditions de vie et de travail de tous les personnels : la titularisation sans condition de tous les précaires et l’arrêt du recrutement de précaires, la création d’emplois statutaires à la hauteur des besoins, une diminution du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’abrogation du jour de carence ;

 
-    Des conditions pour un véritable service public d’éducation et de recherche au bénéfice des élèves : une baisse des effectifs des classes et des groupes à tous les niveaux, la révision des programmes, le développement de RASED complets partout, une vraie politique d’éducation prioritaire, une carte scolaire garantissant la mixité sociale, la gratuité réelle de la maternelle à l’université :  l’argent public doit être réservé à l’école publique…

Concernant la carte scolaire dans notre département, le peu de moyens alloués ne permetpas d'assurer une rentrée 2013 conforme aux attentes des personnels et des parents.

C'est pourquoi nous sommes en grève aujourd'hui et vous informons que nous avons décidé de ne pas siéger au CDEN.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:49
Appel de la fédération SUD éducation
vendredi 1er février 2013

La fédération SUD éducation appelle l’ensemble des personnels :

- à la grève nationale dans l’éducation le mardi 12 février à l’appel des fédérations de l’éducation CGT, CNT, FO et SUD éducation,

- à se réunir en assemblées générales de grévistes pour débattre des revendications et décider de la poursuite de la mobilisation, qui peut passer par la reconduction de la grève là où c’est possible. Nous soutenons toutes les actions décidées démocratiquement par les personnels.

Loin de la « refondation » annoncée, les politiques éducatives du gouvernement s’inscrivent dans une grande continuité avec celles de ces dernières années. La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. La situation des élèves, les conditions de vie et de travail des personnels se dégradent. Certains projets actuels vont encore aggraver cet état de fait.

Les concertations se sont déroulées sans les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le gouvernement cherche maintenant à imposer ses réformes en refusant de répondre aux revendications. Il veut passer en force même quand ses projets sont rejetés par les personnels et leurs syndicats.

La contestation commence à se développer, notamment avec la grève massive du 1er degré le 22 janvier à Paris, les nombreuses initiatives du 23, diverses actions locales, des motions d’assemblées générales, de conseils des maîtres-ses, de conseils d’administration…

Pour la fédération SUD éducation, il faut passer à une nouvelle phase de la mobilisation, par la grève nationale. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’un rapport de force permettant d’obtenir la satisfaction de nos revendications et des alternatives pour l’éducation. Seule l’intervention massive des personnels peut le permettre.

Nous exigeons l’abandon immédiat de réformes inacceptables :

- Retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires !

- Retrait de la régionalisation de l’orientation !

- Retrait de la décentralisation de la carte de l’enseignement professionnel ! Nous refusons toute territorialisation de l’éducation. Les projets de lois d’orientation doivent être abandonnés, le processus doit être reporté pour que les personnels puissent enfin y prendre part et pour que toutes les questions puissent être posées. Une tout autre loi d’orientation doit être élaborée, pour une école égalitaire et émancipatrice, dans le cadre d’un véritable service public national de l’éducation.

Nous revendiquons les bases urgentes d’une véritable refondation :

- Abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (masterisation, service minimum d’accueil, socle commun, livret personnel de compétences, réformes des 3 lycées, loi « Libertés et Responsabilités des Universités », AERES, Idex, Labex…) ;

- Amélioration des conditions de vie et de travail de tous les personnels : la titularisation sans condition de tous les précaires et l’arrêt du recrutement de précaires, la création d’emplois statutaires à la hauteur des besoins, une diminution du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’abrogation du jour de carence ;

- Des conditions pour un véritable service public d’éducation et de recherche au bénéfice des élèves : une baisse des effectifs des classes et des groupes à tous les niveaux, la révision des programmes, le développement de RASED complets partout, une vraie politique d’éducation prioritaire, une carte scolaire garantissant la mixité sociale, la gratuité réelle de la maternelle à l’université, l’argent public doit être réservé à l’école publique…

La fédération SUD éducation appelle l’ensemble des personnels :

- à participer massivement  à la grève nationale dans l’éducation le mardi 12 février à l’appel des fédérations de l’éducation CGT, CNT, FO, FAEN et SUD éducation,

- à se réunir en assemblées générales de grévistes pour débattre des revendications et décider de la poursuite de la mobilisation, qui peut passer par la reconduction de la grève là où c’est possible. Nous soutenons toutes les actions décidées démocratiquement par les personnels. Les fédérations de l’éducation se réuniront rapidement après la grève nationale de l’éducation pour proposer des suites nationales.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 15:07

En 2012, les personnels des GRETA de l'académie de Caen ont mené des actions massives pour s'opposer à la création des GIP-GRETA ; la décision ministérielle de revenir sur ce point de la loi Warsmann a donc été reçue positivement. Il s'agit maintenant de conforter le service public de formation continue de l'Education nationale dans le respect des personnels et des usagers.

Lors du CTA du 21 janvier 2013, l'administration a voulu imposer tout un pan de l'ex-projet GIP précipitamment et sans débat : la fusion des quatre GRETA de l'académie en un seul. Les organisations syndicales représentées au CTA, FSU, SGEN-CFDT, UNSA, SUD-Education ont émis un vote unanime contre ce projet précipité. Dans l'académie, il faut prendre le temps de réfléchir pour mettre en application dans les meilleures conditions le nouveau cadre réglementaire ; il faut notamment prendre en compte la nouvelle articulation entre GRETA et GIPFCIP, lequel se trouve doté de prérogatives supplémentaires.

Les personnels des GRETA de l'académie de Caen se prononcent pour une réflexion sérieuse, impliquant tous les partenaires et notamment les personnels, dans le cadre du calendrier ministériel. Ils refusent un passage en force, en contradiction avec le respect affiché du dialogue social.


Télécharger la pétition

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:43
Ne laissons pas détruire le service Public d’orientation de l’Education

NON À LA DÉCENTRALISATION DE L’ORIENTATION SCOLAIRE

 

Nous voulons le maintien et le renforcement d’un véritable service public d’orientation de et dans l’éducation nationale, au service premier de tous les élèves et de leur famille ! Or, via ses projets de loi, ce gouvernement organise sa disparition.

Les jeunes scolarisés ne sont pas des adultes en miniature ! Il faut donc préserver la spécificité de l’orientation scolaire et professionnelle des élèves. En quoi la mise en place d’un service territorialisé, prétendument public, différent d’une région à l’autre, dédié à toutes les catégories de publics et mélangeant organismes publics et privés par le biais de labellisations / externalisations, serait-elle mieux adaptée aux besoins des élèves et de leur famille que l’actuel service public d’orientation de l’Education Nationale ?

NON au transfert des CIO et de leurs missions aux régions.

C’est la conception même de l’orientation scolaire qui est en jeu ! Rabattue sur l’information, assujettie à l’insertion professionnelle, elle correspond à l’idéologie d’une école conçue de plus en plus ouvertement comme une fabrique « de chair à patrons »

NON au transfert des personnels.

DCIO, COP, personnels administratifs : tous doivent demeurer fonctionnaires de l’Éducation Nationale et être nommés en CIO, SAIO ou DRONISEP, sans mise sous tutelle de la Région.

Décentralisation : L’enseignement professionnel en LP dévoyé

L’ouverture et la fermeture des sections de formation arrêtées par la Région, c’est livrer le service public au bon vouloir des entreprises du bassin d’emploi.
- Appauvrissement de la carte des formations
- Inégalités entre les Régions
- Suppression de postes et fermetures de sections, de LP / ou transformation en CFA
- Vœux d’orientation des élèves non respectés

L’école primaire n’échappe pas elle non plus à la territorialisation !

Sous couvert de nouveaux rythmes scolaires, une partie du temps scolaire serait définie et financée localement, au travers des Projets Educatifs Territoriaux.

La Refondation Peillon, ce n’est pas celle que nous voulons !

 

En grève le 31 janvier, tous à Paris le 8 février !

- Le jeudi 31 janvier, avec toute la fonction publique, les personnels d’orientation sont appelés à la grève par le SNES, la CGT éduc’action et SUD éducation. C’est la première étape d’une mobilisation de plus grande ampleur qu’il faut construire sur le terrain, à la base, dans des assemblées générales de personnels.

- Le vendredi 8 février, à l’appel des mêmes organisations, toutes et tous à Paris – en grève pour ce faire si nécessaire ! - pour signifier à la ministre en charge de « l’acte III de la décentralisation » notre refus de la décentralisation de l’orientation scolaire.

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