14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 19:50
Communiqué fédéral et préavis fédéral

 

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Grève internationale étudiante et scolaire du 15 mars pour le climat : SUD éducation dépose un préavis spécifique couvrant tous les personnels.

L’appel à une grève internationale étudiante et scolaire pour le climat, prévue le 15 mars et lancé suite à l’initiative d’une jeune lycéenne suédoise, prend de l’ampleur.

Plusieurs appels ont notamment été lancés sur Internet à destination des enseignant-e-s dont l’appel « Les enseignant-e-s pour la planète ». SUD éducation soutient cet appel.

SUD éducation oeuvre à la construction concrète de la réussite de cette journée de mobilisation :

- SUD éducation appelle les personnels à rejoindre les lycéen-ne-s et étudiant-e-s mobilisé-e-s pour le climat le 15 mars, selon des modalités décidées par les personnels en Assemblée générale.

- Pour permettre à tous les personnels de s’emparer de cette date de mobilisation, la fédération SUD éducation a déposé un préavis de grève spécifique couvrant l’ensemble des personnels de la maternelle à l’Université sur les revendications de justice sociale et climatique.

PREAVIS DE GREVE :

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Préavis de grève pour la journée du 15 mars 2019

Paris, le jeudi 14 février 2019

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
110 rue de Grenelle 75007 Paris

Objet : Préavis de grève pour la journée du 15 mars 2019

La Fédération des syndicats SUD éducation dépose auprès de vous, conformément à la législation en vigueur, un préavis de grève couvrant la journée du vendredi 15 mars de 00:00 à 24h00 l’ensemble des personnels travaillant dans les établissements scolaires (enseignant-e-s, enseignant-e-s-chercheurs-chercheuses et chercheurs-chercheuses, IATOSS, ITA et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, employé-e-s par le ministère de l’Éducation Nationale, le Ministère de l’enseignement Supérieur et de la recherche, le Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des Collectivités Territoriales, le Ministère des affaires étrangères ou le Ministère de la fonction publique) qui se mobiliseront pour les revendications suivantes :
La Fédération des syndicats SUD éducation vous fait savoir, conformément à la législation en vigueur, son intention de déposer un préavis de grève couvrant notamment tou-te-s les enseignant-e-s du premier degré, du la journée entière du 15/03/2019.
Voici les revendications qui nous amènent à envisager de recourir à la grève et que nous défendrons en réunion de négociation préalable.
La fédération SUD éducation revendique un mode de développement en rupture avec la logique productiviste : cesser la course irrationnelle à la croissance et partir de la satisfaction des besoins sociaux. Justice sociale et justice climatique sont intimement liées.

À ce titre, la fédération SUD éducation, avec son Union syndicale Solidaires, revendique :

- Le financement d’un programme de réduction du transport routier par le développement du ferroutage et par une amélioration des transports collectifs, y compris par la gratuité, ainsi que le développement des lignes ferroviaires secondaires.

- La taxation de l’aérien et du fret maritime, des voitures de luxe ; la taxation du transport routier polluant par camions.

- La sortie des énergies fossiles.

- Une véritable fiscalité écologique qui doit s’inscrire dans une politique publique globale favorable à l’environnement, basée sur le principe pollueur/payeur, qui réduise les inégalités, qui finance l’action publique à la hauteur des besoins sociaux et qui pour être légitime, doit comporter le moins d’exonérations possibles.

- Le plafonnement des loyers et lutte contre la spéculation immobilière : la hausse du coût du logement pousse les habitant-e-s loin des centre-villes et les contraint à utiliser des moyens de transports individuels.

- La fin des grands projets inutiles, coûteux et néfastes pour notre environnement, projet de Center-Parc dans la forêt des Chambarans, site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, ligne TGV Lyon-Turin…)

Particulièrement dans notre secteur, SUD éducation revendique :

- Une véritable prise en compte de la question écologique dans les programmes scolaires. SUD éducation revendique que les programmes permettent d’étudier l’impact du capitalisme et de ses structures sociales, et ne se contentent pas d’injonctions au changement des comportements individuels.

- Une véritable campagne de désamiantage des établissements scolaires, écoles, collèges, lycées, universités.

- Des recrutements massifs de titulaires remplaçant-e-s dans les premier et second degré afin de limiter leurs déplacements.

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:54
Communiqué unitaire

 

Appel unitaire :

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Mercredi 13 février ainsi que les mercredi suivants puis le mardi 12 mars mobilisons nous pour obtenir le retrait du projet de hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étrangers.ères extracommunautaires

Appel du 18 janvier 2019 :

Le Premier ministre a annoncé, le 19 novembre 2018, une hausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s extra-communautaires. Ces frais s’élèveraient dès la rentrée 2019 à 2770 € en licence et à 3770 € en master et en doctorat.

Cette augmentation mettrait en difficulté financière les étudiant.e.s étranger.e.s parmi les plus précaires et risquerait de faire renoncer nombre d’entre eux/elles à leur projet d’études en France. Les conséquences, pour nos formations et nos laboratoires de recherche, seraient désastreuses. C’est une attaque contre les valeurs humanistes et universalistes de l’université française. C’est une attaque contre la recherche publique, qui accueille un tiers de doctorant.e.s d’origine extra-communautaire. Pourtant leur accueil contribue à la production scientifique de nos laboratoires et enrichit nos échanges internationaux.

En outre, les organisations signataires craignent que cette mesure conduise à une hausse généralisée des frais pour l’ensemble des étudiant.e.s en France. Elles défendent un modèle d’université gratuite, ouverte à toutes et à tous sans différenciation de nationalité ou d’origine géographique.

Les organisations syndicales signataires appellent à soutenir et à s’inscrire dans toutes les initiatives de mobilisations syndicales nationales et locales (assemblées générales, motions, délégations, colloques, rassemblements, manifestations, ...) à partir de ce jour et ce jusqu’au retrait de ce projet.

SIGNATAIRES : A&I-UNSA, CGT-FERCsup, CGT-INRA, FAGE, FCPE, FO-ESR, SGEN-CFDT, SGEN-CFDT recherche EPST, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SNEP-FSU, SNESUP-FSU, SNPTES, SNTRS- CGT, Solidaires Etudiant·e·s, SUD Education, SUD recherche EPST, UNEF, UNSA ITRF-BI-O

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 16:51
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Des dizaines de rassemblements ont eu lieu dans toute la France ce mercredi 6 février pour revendiquer un statut et de meilleures conditions de travail pour les accompagnant-es des élèves en situation de handicap et le ministère a reçu les organisations syndicales.

Le ministère n’a apporté aucune réponse lors de l’audience aux revendications exprimées par les organisations syndicales.

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CP AESH - face aux attaques : amplifions la mobilisation

Alors que le gouvernement martèle que la scolarisation des élèves en situation de handicap est une priorité, SUD éducation s’étonne du peu de moyens qui sont mis en œuvre. C’est avec inquiétude que nous attendons les annonces du gouvernement prévues le 11 février suite à la concertation qu’il a lancée. Si une maigre avancée est à prévoir avec l’annonce de l’instauration de contrats de trois ans pour remplacer les contrats à l’année des personnels AESH, le gouvernement souhaite imposer le multi-employeur aux AESH, ce qui constituerait une dégradation des conditions de travail et une méconnaissance de leurs compétences.

En effet, les AESH subissent des bas-salaires aggravés par des temps incomplets imposés. Aujourd’hui un-e AESH qui travaille pendant 20h par semaine avec des élèves en situation de handicap gagne à peine 600 euros et les temps d’autoformation et de coordination avec les autres membres de l’équipe éducative ne sont pas rémunérés. Ces moments doivent être compris dans le temps de travail des AESH qui doivent voir leur salaire augmenter. Au contraire, en imposant aux AESH d’être employé-e-s à la fois par l’Éducation nationale pour le temps scolaire et par les Collectivités Territoriales pour le temps périscolaire, l’État refuse de reconnaître les missions pédagogiques et le travail fourni par les AESH.

SUD éducation revendique la titularisation de tou-te-s les AESH : l’accompagnement des élèves en situation de handicap constitue un métier qui doit être encadré par un statut de titulaire impliquant une véritable formation, des droits quant aux affectations, des recrutements à temps complet, l’accès aux mêmes primes et indemnités que les autres personnels comme la prime acquise au titre de l’éducation prioritaire à laquelle n’ont aujourd’hui pas droit les AESH.

SUD éducation appelle tou-te-s les AESH et plus largement tou-te-s les personnels de l’éducation nationale à se mobiliser pour refuser la précarité croissante dans l’Éducation nationale qui compte à présent 25 % de personnels contractuels ! Gagnons la titularisation de tou-te-s les AESH !
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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 08:20
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le Ministère de l’Éducation nationale vient de lancer sa campagne « Contre l’homophobie et la transphobie » dans les collèges et lycées. Déclinée sous forme d’affiches et de flyers à destination des élèves, la campagne explicite la nature des violences à l’égard des LGBT (moqueries, discriminations, insultes, rejet, agressions, barrés d’un grand « Ça suffit ») et interpelle par son slogan « Tous égaux, tous alliés » et par les préconisations de son flyer sur les attitudes à adopter pour prévenir et réagir aux violences LGBTphobes.

On peut se réjouir de certaines avancées par rapport à la campagne précédente : la transphobie, absente jusqu’alors des campagnes de sensibilisation, est désormais nommée, et les formules du flyer proposent des pistes pertinentes et concrètes qui peuvent parler aux élèves.

Mais cette campagne présente aussi d’importantes lacunes :

  • Parler simplement d’homophobie et de transphobie et écarter le terme plus inclusif de LGBTQIphobies, c’est invisibiliser les lesbiennes qui subissent une double oppression en tant que femmes et en tant que lesbiennes, et invisibiliser les bi-es, intersexes qui subissent tous les jours discriminations et violences dans les établissements
  • Vouloir lutter contre la transphobie sans mentionner le respect du prénom et du pronom choisis des élèves et personnels trans, c’est passer à côté d’un enjeu essentiel pour le bien-être des élèves et personnels en transition
  • Limiter cette campagne au secondaire en « oubliant » l’école primaire, c’est ne pas se donner les moyens de déconstruire dès le plus jeune âge les stéréotypes LGBTQIphobes qui nourrissent insultes et discriminations
  • Diffuser cette campagne sans former véritablement les personnels sur ces questions, c’est restreindre sa portée dans la durée
  • Prétendre lutter contre les LGBTQIphobies, et honnir feu les ABCD de l’égalité qui déconstruisaient les stéréotypes de genre pour donner des gages aux réactionnaires LGBTQIphobes, c’est faire un curieux grand écart…

Pour lutter contre les LGBTQIphobies dans tous les établissements scolaires, du primaire à l’université, SUD éducation revendique :

  • la ré-intégration du concept de genre dans les textes officiels et sa prise en compte dans des programmes élaborés par la communauté éducative
  • la prise en compte de ces questions dans les enseignements
  • l’effectivité des séances d’éducation à la sexualité prévues dans les textes officiels et la prise en compte dans ces séances d’une perspective non hétérocentrée, qui mette sur un pied d’égalité toutes les orientations sexuelles et toutes les identités de genre
  • la mise en place de dispositifs dédiés (comme l’étaient les ABCD de l’égalité) permettant aux élèves de réfléchir spécifiquement aux discriminations et stéréotypes de genre, et de les déconstruire
  • le respect du prénom et du pronom d’usage pour les élèves et personnels trans
  • la promotion de projets par exemple via les CESC (Conseil d’éducation à la santé et à la citoyenneté), et d’interventions d’associations ou organisations laïques (Planning Familial, SOS Homophobie par exemple) pour compléter les actions et pratiques pédagogiques mises en œuvre dans les établissements
  • la mise en place dans la formation initiale de modules obligatoires sur les problématiques de genre, pour les futur-e-s enseignant-e-s (selon un volume horaire identique dans toutes les ESPE), et pour toutes les autres catégories de personnel (CPE, agent-e-s)
  • un renforcement de l’offre de formation continue sur ces questions

Le Collectif Éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire propose aux personnels de remplir un court questionnaire en ligne pour mesurer la mise en place effective de la campagne :

Questionnaire relatif à la campagne du MEN contre l’homophobie et la transphobie à l’école de janvier 2019

Sur le site SUD éducation :

4 pages Lutter contre les LGBTIphobies en milieu scolaire, une nécessité !!

Fiche Pour une prise en compte des élèves intersexes

Fiche Pour une prise en compte des élèves et personnels trans

Fiche Lutter contre les discriminations LGBTIphobes

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:31
Contre les réformes Blanquer, pour la justice sociale, construisons la grève générale interprofessionnelle du 5 février !
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Depuis le 17 novembre, le mouvement des gilets jaunes perdure et prend de l’ampleur. Les annonces de Macron le 10 décembre n’ont convaincu personne, pas plus que la période des fêtes de fin d’année n’a entamé la détermination des personnes mobilisées. La multiplication des actions de blocages et des manifestations du samedi a permis de construire un réel rapport de force à même d’arracher des revendications. 
Dans ce contexte, la mise en place du “Grand débat” par le président de la République constitue une provocation. Les questions proposées sont des questions pièges, comme celle dans laquelle est demandé “parmi les dépenses de l’État et des collectivités territoriales, dans quels domaines faut-il faire des économies ?”, qui menace directement les services publics et notamment celui de l’éducation nationale et de la recherche. 
Pour SUD éducation, les actions de blocage et les manifestations constituent bien sûr un élément central du rapport de force, mais notre meilleur outil pour affronter le patronat et arracher nos revendications est la grève. La date du 5 février, dont se sont d’ores et déjà emparés un certain nombre de groupes de gilets jaunes, peut ainsi être le point de départ d’un mouvement de grève d’ampleur, et il s’agit à ce titre de la construire dans notre secteur professionnel. 
Le secteur de l’éducation connaît actuellement différents fronts revendicatifs. Au mois de décembre, les lycéen-ne-s se sont fortement mobilisé-e-s, rejoint-e-s ici et là par des personnels. Des personnels, regroupés sur les réseaux sociaux sous le nom de stylos rouges, expriment un fort mécontentement face à leurs conditions de travail et au mépris de la hiérarchie. Dans différents endroits, des lycées se mobilisent, s’organisent et se coordonnent pour lutter contre les réformes. La grève du 24 janvier appelée par l’intersyndicale du second degré et par des organisations de jeunesse a d’ores et déjà été une réussite et a débouché sur un certain nombre d’assemblées générales de grévistes qui ont dégagé des perspectives de mobilisation. 
Contre les réformes Blanquer, contre les suppressions de postes, et plus largement pour les revendications de progrès social portées avec les gilets jaunes, l’heure est à la grève. SUD éducation appelle à construire un mouvement de grève massif dès le 5 février, dans le cadre d’un calendrier de mobilisation porté par les personnels de l’éducation.

SUD éducation appelle tous les personnels de la maternelle à l’université à : 
-participer massivement à un mouvement de grève générale dès le 5 février ;
-s’engager d’ici-là à toutes les initiatives permettant de construire le rapport de force avec le gouvernement pour la satisfaction des revendications des personnels de l’éducation.

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CP 5 février
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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 10:17
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Ce mardi 22 janvier, les arrêtés établissant les nouveaux programmes de lycée sont parus au bulletin officiel de l’Éducation nationale.

SUD éducation s’est opposé, avec la plupart des autres organisations syndicales, à la mise en place de ces nouveaux programmes au contenu libéral (le programme de SES en est l’exemple-type), réactionnaire (ainsi l’Histoire-géographie) et élitistes (mathématiques, français, philosophie par exemple) imposés autoritairement par un ministre idéologue.

Ces programmes n’ont fait l’objet d’aucune élaboration par les personnels. Le ministère s’est contenté d’une enquête sous forme de QCM après que les programmes aient été finalisés. Les questions étaient si orientées en faveur des vues du ministre qu’elles relevaient de la parodie.

Ces nouveaux programmes s’articulent avec la réforme de tri social que constitue le reste de la réforme du lycée et la machine de tri social Parcoursup.
SUD éducation dénonce cette réforme libérale et réactionnaire, autoritaire et inégalitaire.

SUD éducation revendique : 
—  L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ; 
—  Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ; 
—  Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ; 
—  Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te-s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

Ce jeudi 24 janvier, une intersyndicale à laquelle participe SUD éducation appelle à la grève contre les suppressions de postes annoncées, contre les prétendues réformes du système éducatif, et pour nos moyens. Soyons massivement en grève pour construire le rapport de force !

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Communiqué programmes lycées
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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 10:00
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Les organisations syndicales, dont SUD éducation, ont écrit au ministre de l’Éducation nationale pour revendiquer la fin des évaluations imposées aux élèves et aux enseignante-e-s. Le ministre Blanquer a daigné y répondre par un courrier en date du 14 janvier.

Dans ce courrier, le ministre montre une fois de plus son mépris à l’égard des enseignant-e-s en rappelant que des « chercheurs de haut niveau » ont élaboré ou produit des évaluations « destinées à identifier avec précisions les forces et les faiblesses de chacun des élèves »… Le ministre s’appuie sur « l’engagement de scientifiques éminents » pour légitimer l’utilité de ces évaluations : loin de nous rassurer, cet argument supplémentaire affiche une fois de plus le mépris du ministre qui considère les enseignant-e-s comme de simples exécutants. Loin de valoriser la profession, le ministre avec ses références élitistes place l’enseignant comme un simple subalterne. Par ailleurs, le ministre utilise la recherche quand cela l’arrange pour conforter sa vision libérale et réactionnaire de l’école.

Blanquer se vante des 19 000 réponses d’enseignant-e-s apportées à la parodie de concertation organisée par le ministère après la première salve d’évaluation. Il avoue donc que plus de 300 000 enseignant-e-s, sur les 334 700 que compte le premier degré, n’ont même pas daigné perdre leur temps avec ce questionnaire aussi inutile que ces évaluations. Mais le ministre s’appuie tout de même sur les résultats de cette enquête pour se satisfaire de résultats médiocres : “le degré d’estimation de pertinence en CP est de 67 % pour le français et de 63 % en mathématiques”

Nous ne sommes ni dupes, ni encore moins convaincus, par cette rhétorique malhonnête.

Pour une école égalitaire et émancipatrice, dans l’intérêt des élèves comme dans celui des personnels, SUD éducation revendique :
- la suppression des évaluations ;
- la baisse des effectifs en cours ;
- la création de postes supplémentaires.

SUD éducation propose plus que jamais des moyens d’action pour lutter contre ces évaluations :
- le boycott des évaluations
- la non remontée des résultats
- la signature d’une pétition, disponible sur notre site internet www.sudeducation.org

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 14:19
Déclaration commune intersyndicale direction d'école

 

Les organisations syndicales SNUipp FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ont pris connaissance des récentes déclarations du ministre de l’éducation nationale annonçant une future loi pour la création d’un statut de directeur-trice d’école. Nos organisations dénoncent une nouvelle fois le fait que cette annonce soit faite dans les médias avant même que les organisations syndicales n’en soient elles-mêmes informées et que l’agenda social prévoit des discussions sur cette question en 2019. Ceci n’est pas acceptable.

Ce nouveau statut entraînerait la mise en place d’un lien de subordination entre ces nouveaux personnels de direction et leurs collègues adjoint-es, pouvant conduire à des relations managériales au sein des équipes et une nouvelle organisation administrative de l’école, ce que nous refusons.

Le Ministre de l’éducation nationale reprend aujourd’hui le vieux projet de créer un statut hiérarchique de directeur-trice à la tête d’un établissement doté d’un fonctionnement autonome que les mobilisations importantes des enseignants du premier degré, ont permis de bloquer jusqu’à aujourd’hui. : « Maîtres directeurs » de Monory en 1986 (décret retiré), expérimentation de l’article 86 de la loi Fillon de 2004 (abrogé en 2011), décret EPEP De Robien en 2006-2007 (jamais publié).

Pour les organisations syndicales SNUipp FSU ; SNUDI-FO ; CGT-UNSEN et SUD-éducation ce projet, s’il voyait le jour, conduirait à une modification en profondeur de l’école publique et à son morcellement :

  • Regroupement d’écoles autour du collège avec tutelle hiérarchique de la-du principal-e.
  • Recrutement par concours des future-es directeur-trices dans les écoles de 10 classes ou plus.
  • Fusion d’écoles pour arriver à 10 classes ou plus. 
  • Déplacement de classes élémentaires CM1 et CM2 dans le collège  

Il en résulterait :

  • une menace sur l’existence même de l’école maternelle et plus largement une perte de l’identité du 1er degré
  • une réduction du nombre d’écoles et le développement d’écoles à taille inhumaine
  • un renforcement du poids des collectivités territoriales dans le fonctionnement des écoles et des inégalités entre les écoles.
  • une remise en question de la place spécifique du conseil des maîtres et de l’ensemble des relations entre les personnels.
  • une possible remise en cause du statut des PE fonctionnaire d’Etat

Il attaquerait la place spécifique du conseil des maîtres et l’ensemble des relations entre les personnels.

Nos organisations se prononcent contre tout statut de directeur-trice et tout statut d’établissements autonomes. Elles porteront leurs revendications pour une meilleure reconnaissance de la direction d’école, passant notamment par une augmentation des décharges de service, une amélioration financière, une aide administrative pour chaque directeur et directrice avec des emplois statutaires de la Fonction publique.

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 13:06
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Les stylos rouges ont vu le jour sur Facebook le 12 décembre 2018 et comptent plus de 60 000 personnes sur leur page. Dans la continuité des gilets jaunes et du hashtag pas de vagues, les enseignant-e-s ont lancé leur mouvement en passant par les réseaux sociaux. Le mouvement prend forme et s’organise.

Il s’agit de revaloriser financièrement le métier d’enseignant en augmentant les salaires, en refusant le jour de carence, la casse des retraites etc., mais aussi d’améliorer les conditions de travail et de vie en limitant le nombre d’élèves par classe, en ayant davantage de moyens pour les élèves à besoins particuliers, en contestant les suppressions de postes, les réformes absurdes et inégalitaires comme celle du lycée, la précarité, etc.

Il s’agit aussi de répondre au mépris affiché qui ne répond aux légitimes revendications qu’en voulant museler et réprimer les salarié-e-s.

La Fédération SUD Éducation conteste également l’augmentation constante des effectifs par classe ainsi que la diminution de postes et la précarisation accrue des personnels dans l’Éducation nationale. Dans ce cadre, les conditions de travail des personnels et d’étude des élèves se dégradent sans cesse. Il est scandaleux et inacceptable que Blanquer poursuive son projet de destruction de l’école publique et égalitaire.

SUD éducation partage ces revendications et exige une baisse des effectifs par classe, la titularisation de toutes et tous les précaires, une baisse du temps de travail et une augmentation des salaires.

C’est pourquoi SUD éducation met à disposition son outil syndical (dont son préavis de grève reconductible) pour faire aboutir les revendications des personnels de l’éducation et pour atteindre une école et une société juste et solidaire.

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 13:01
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Le ministre Blanquer a manifestement un problème avec la liberté d’opinion des fonctionnaires et son corollaire, leur liberté d’expression. Il a ainsi introduit dans l’article 1 de son projet de loi un article qu’il comptait utiliser pour museler les enseignant-e-s.

Dans son étude du projet de loi, le Conseil d’État rappelle que cet article n’a aucune valeur légale et qu’il serait censuré par le Conseil constitutionnel s’il était maintenu en l’état.

La tentative du ministre est donc vouée à l’échec. SUD éducation rappelle que les personnels qui n’ont pas de responsabilité hiérarchique ne sont pas soumis au devoir de réserve.

Nous rappelons qu’il est parfaitement possible pour les personnels de s’exprimer publiquement, y compris à destination des parents d’élèves sur les conditions de travail et d’enseignement ainsi que sur les réformes libérales et réactionnaires du ministre Blanquer.

La liberté d’expression des fonctionnaires est un droit : SUD éducation appelle les personnels à le faire vivre.
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