10 janvier 2019 4 10 /01 /janvier /2019 18:42

Le ministère a communiqué au Comité technique ministériel du 19 décembre la répartition des créations de postes à la rentrée 2019.

Pour le premier degré, dans 13 académies sur 31 il n’y a aucune création de postes alors que toutes vont devoir dédoubler des classes de CE1.

Cette inégalité est d’autant plus forte que des académies comme Lille et Marseille se retrouvent avec très peu de nouveaux postes alors que d’autres académies sont très favorisées comme Paris qui perd des élèves et se retrouve pourtant avec 40 nouveaux postes.
En tout, plusieurs centaines de postes vont manquer à la rentrée prochaine. Le ministre compte sans doute puiser à nouveau dans les maîtres.sse.s + restant.e.s.
Pourtant, le ministère promet, à qui veut l’entendre, que partout les taux d’encadrement s’amélioreront. Une belle amélioration, avec des classes surchargées en dehors des classes dédoublées en CP et Ce1 Rep. sans oublier les postes Rased et les remplaçant.e.s à recréer !

Dans le second degré, le ministre joue à l’enfumage.

Au lieu de présenter les créations ou suppressions de postes, le ministère a présenté des “moyens annoncés” incluant des heures supplémentaires pour camoufler les suppressions massives de postes. Une première qui empêche de connaître la réalité jusqu’à l’arrivée des dotations horaires des établissements.
Sous prétexte de renforcer le pouvoir d’achat des professeur.e.s, le ministre mise sur sa volonté de doubler les heures supplémentaires obligatoires pour que ce qu’il appelle les « moyens annoncés » correspondent à des équivalents temps pleins. En fait, ces heures supplémentaires ne remplaceront pas des enseignant.e.s qui ne peuvent être à deux postes à la fois. Ces milliers de faux postes vont rendre les emplois du temps encore plus invivables, aggravant les conditions de travail déjà malmenées.
Et comme pour le premier degré, ce sont les mêmes académies qui seront les plus maltraitées.

SUD éducation revendique :

  • Le maintien de tous les postes dans l’éducation nationale et un budget à la hauteur des besoins ;
  • Le maintien d’un réel service public national de l’éducation, contre les inégalités scolaires sur le territoire ;
  • Une réduction des effectifs par classe et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
  • L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
  • Des établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou.te.s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 14:13
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

La séance des 18 et 19 décembre dernier au Conseil Supérieur de l’Éducation clôturait un processus engagé depuis un an : la réforme du lycée général et technologique.

Il s’agissait pour le ministère d’articuler entre elles plusieurs contre-réformes : baccalauréat, orientation, programmes scolaires, sélection à l’entrée à l’université.

Parcoursup joue le rôle de la machine de tri social en fin de parcours, quand la réforme du lycée permet d’aller vers toujours plus d’inégalités territoriales, organisant la mise en concurrence des élèves, des personnels, et des établissements entre eux.

Cette séance du CSE était consacrée à l’examen des programmes du lycée général et technologique. Le ministère n’a pas varié de comportement : prétendre faire du “dialogue social”, tandis qu’il impose des projets rétrogrades et fait donner la répression policière contre les lycéens et lycéennes qui se mobilisent. À cette occasion, le ministère a été incapable de ne serait-ce que défendre les programmes qu’il avait rédigé. L’objectif était clair : faire passer en force sa réforme des programmes du lycée aux contenus réactionnaires, aberrants et irréalisables.

Avec les syndicats de la FSU et de la CGT, SUD éducation et Solidaires ont donc quitté la séance du CSE du 19 décembre, refusant de participer à cette mascarade et de cautionner davantage ce monologue dogmatique ministériel.

Cette réforme entérine une organisation en cartes de spécialités dont la vocation est de renforcer la ségrégation sociale et scolaire, en éclatant l’offre de formation :

• En effet, sur les 12 spécialités prévues, 5 ne font l’objet que d’une carte académique ou nationale qui inclut les lycées privés ;

• Les 7 autres, au départ annoncées comme devant être présentes dans chaque lycée, devront en réalité être disponibles au sein d’un même bassin.

Il n’y a donc pas d’offre minimale de formation commune à chaque lycée !

Dans le contexte de la mise en œuvre de Parcoursup, le choix des spécialités deviendra déterminant dans l’orientation post-bac. Le choix entre tel et tel lycée en fonction des spécialités disponibles n’en sera que plus crucial. Cet effet concurrentiel va se combiner avec la mise en œuvre d’une évaluation des établissements annoncée au premier trimestre 2019, pour aboutir à l’émergence d’un véritable marché des lycées, renforçant les inégalités entre ceux-ci. Dans ce système, les élèves, promu-e-s “auto-entrepreneurs-euses de leur scolarité”, devront jouer des coudes pour bénéficier des meilleures opportunités. C’est à l’opposé de l’école de l’égalité que défend SUD éducation.

Nous revendiquons au contraire :

• L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;

• Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ;

• Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;

• Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te‑s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 08:32
Déclaration de SUD éducation et de l'Union syndicale Solidaires au CSE des 18 et 19 décembre

 

Cette séance du Conseil Supérieur de l’éducation est présentée par le ministère comme l’aboutissement du processus de la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique initié il y a un peu moins d’une année. Un peu moins d’une année pour une réforme d’ampleur qui aurait nécessité de véritables temps de réflexion, de concertation, et la recherche d’un consensus.

 
 

Mais le temps de ce gouvernement et de ce ministère n’est ni à la réflexion, ni à la concertation, pas plus qu’à l’écoute des revendications des lycéen-ne-s et des personnels, de leurs expériences de terrain.
Les réformes mises en œuvre le sont au pas de charge dans un simulacre de concertation alors qu’il n’est que l’expression du monologue dogmatique porté par le ministre.

SUD éducation avait boycotté la réunion de présentation des projets de programmes devant le mépris du ministère qui a envoyé ces nouveaux programmes à la dernière minute, empêchant par là-même toute analyse substantielle.
Une fois les programmes bouclés, il a été organisé une parodie de concertation à l’intention des personnels au travers d’un questionnaire QCM infantilisant, dont les réponses proposées allaient de « tout à fait d’accord » à « pas du tout d’accord ».
Les questions posées ont été biaisées : elles sous-entendaient que les enseignant-e-s adoptaient cette réforme et les objectifs qui y sont liés.
Lors des commissions spécialisées de la semaine passée de nombreuses incohérences et problèmes concernant les programmes ont été soulevés sans que nous n’ayons eu de réponse. Et pour cause : ni les membres du CSP, ni l’inspection générale n’étaient présents pour a minima expliquer ce qui justifiait les orientations et les choix de contenus. Nul doute que les considérations pédagogiques, didactiques et disciplinaires ne font pas partie des priorités de ce ministère.
Nous le disons depuis plusieurs mois, cette réforme va renforcer les inégalités sociales et territoriales dans son déploiement.

Cette réforme va renforcer la ségrégation sociale et scolaire, en éclatant l’offre de formation :

• En effet, sur les 12 spécialités prévues, 5 ne font l’objet que d’une carte académique ou nationale qui inclut les lycées privés : arts ; littérature ; langues et cultures de l’Antiquité ; numérique et sciences informatiques ; sciences de l’ingénieur ; biologie-écologie.
• Les 7 autres, au départ annoncées comme devant être présentes dans chaque lycée, devront en réalité être disponibles au sein d’un même bassin : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; mathématiques ; physique-chimie ; SVT ; SES.
Il n’y a donc pas d’offre minimale de formation commune à chaque lycée !
Dans le contexte de la mise en œuvre de Parcoursup, le choix des spécialités deviendra déterminant dans l’orientation post-bac. Le choix entre tel et tel lycée en fonction des spécialités disponibles n’en sera que plus crucial. Cet effet concurrentiel va se combiner avec la mise en œuvre d’une évaluation des établissements annoncée au premier trimestre 2019, pour aboutir à l’émergence d’un véritable marché des lycées, renforçant les inégalités entre ceux-ci. Dans ce système, les élèves, promu-e-s “auto-entrepreneurs-euses de leur scolarité”, devront jouer des coudes pour bénéficier des meilleures opportunités. C’est à l’opposé de l’école de l’égalité que défend SUD éducation.

Nous revendiquons au contraire :
• L’abrogation de la réforme du lycée et du bac ;
• Le maintien du cadre national du baccalauréat, qui doit rester le premier grade universitaire et maintien d’un véritable anonymat lors des épreuves ;
• Une réduction des effectifs par classe (maximum 25 élèves) et la mise en place d’un dédoublement systématique par un cadrage national ;
• Le changement des EPLE en établissements polytechniques avec un enseignement qui garantisse à tou-te‑s les élèves l’appropriation de tous les types de savoirs – qu’ils soient manuels, techniques, artistiques ou théoriques – reposant sur des pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.
L’opposition aux projets du gouvernement et aux réformes conduites par le ministre de l’Éducation nationale ne désarme pas depuis trois semaines, les lycéen-ne-s de plus en plus conscient-e-s du sort qui les attend avec la mise en place de la réforme du lycée à la rentrée prochaine sont entré-e-s en lutte. Il est temps que le ministère entende leurs voix et cesse de leur répondre par la répression. Nous dénonçons les sanctions qui sont prises par les chef-fe-s d’établissement sans justification (éviction de la cantine scolaire, éviction de l’internat, convocation abusive du conseil de discipline…). La fédération SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires apporte tout son soutien au lycéen-ne-s mobilisé-e-s et sera à leur côté pour lutter contre la répression qu’ils et elles subissent. Une répression qui a déjà fait de nombreux-euses blessé-e-s chez les lycéen-ne-s : ne serait-ce pas plutôt de la violence d’État qu’il faudrait protéger les lycéen-ne-s ?

Nous tenons à dénoncer également les méthodes de certain.e.s DASEN dans les territoires qui ont édicté des consignes quant à la mise en œuvre de la réforme du lycée où ils ou elles demandent aux chefs d’établissement d’interdire les réunions entre parents d’élèves et enseignant-e-s sur le sujet de la réforme ; et demandent aux chef-fe-s d’établissement de signaler toute réunion de cette nature qui viendrait à se tenir. Le ministère a sans doute raison de redouter que les parents d’élèves s’informent : cela les conduit immanquablement à rejeter la réforme.
La fédération SUD éducation et l’Union Syndicale Solidaires appellent les personnels et les salarié-e-s à entrer dans la lutte par la grève et à participer à toutes les actions aux côtés de celles et ceux qui luttent, les personnels de l’éducation nationale doivent se mettre en grève et assurer la protection des lycéen-ne-s mobilisé-e-s. Les élections professionnelles sont passées, il est temps d’entrer dans la lutte pour arracher plus de justice sociale et de dignité dans nos conditions de travail et de vie, et conquérir de nouveaux droits.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:35

Voir ici... dans ce dossier toute une série de matériels concernant la mobilisation des lycées et les violences policières.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:22
La réforme du lycée général et technologique et du baccalauréat est actuellement mise en oeuvre dans les lycées. SUD éducation a voté contre la réforme du baccalauréat et du lycée général et technologique en Conseil Supérieur de l’Education. À l’heure où la réforme se met concrètement en place, il est temps de faire un premier bilan. Et surtout, il est temps de se mobiliser !

> Voir ici... dans cet article tout le matériel de la fédération SUD éducation pour discuter, échanger, convaincre... et se mobiliser (4 pages, brochure, affichette, visuels, vidéo...) !
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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:58

Déclaration de l'union des syndicats SUD Éducation Basse-Normandie

lors du dépouillement du scrutin de l'académie de Caen

Jeudi 6 décembre 2018

 

SUD éducation s’est toujours opposée au choix du vote électronique imposé par le ministère de l’Éducation Nationale. La distribution du matériel de vote plus que parcellaire, le déroulement catastrophique de la première journée et plus généralement celui des élections lors de la semaine écoulée démontre, s'il en était encore nécessaire, que nous avons eu raison.

D'abord, le taux de participation s'avère de nouveau catastrophique : en dix ans, des dernières élections organisées physiquement aux élections de cette année, la participation est passée de 60 % à 40 % !

Sans les efforts de pédagogie de l’ensemble des organisations syndicales pour expliquer la procédure et accompagner nombre de collègues dans l’expression de leur droit, sans leur intervention auprès de l'administration pour signaler les anomalies, la participation frôlerait le ridicule ! Alors aujourd'hui ne venez pas nous tenir des discours éculés sur le supposé désintérêt des collègues pour ces élections puisque votre responsabilité dans cet échec est clairement engagée.

Les obstacles que certain-es ont dû franchir afin de pouvoir voter, la complexité des opérations de vote, la difficulté à récupérer son matériel de vote, la difficulté d'accès aux plates-formes sur internet, les dysfonctionnements informatiques sont les symboles du parcours du combattant qu'a été pour certain-es le simple fait de voter. A cela, ajoutons l'individualisation, voire l'isolement de l'acte de vote, que représente un tel scrutin !

Comparez d'ailleurs les taux de participations des élections aux conseils centraux des établissements du second degré et ceux du scrutin d'aujourd'hui... La différence est flagrante et nous l'expliquons simplement : l'un se fait par voie électronique et l'autre de manière classique !

 

Ensuite, ce scrutin constitue à bien des égards une véritable atteinte aux droits démocratiques des personnels les plus précaires (AED, AESH, contractuel-les…) Le taux de participation est dramatiquement bas et il en va de votre responsabilité ! Vous êtes coupables d'avoir sciemment empêcher les plus précaires de voter en ne leur communiquant ni leur Numen, ni leur adresse professionnelle et encore moins leur notice de vote. Cette pratique met de nouveau en exergue le mépris que vous exercez à l'encontre de ces personnels, mépris se traduisant par une différence flagrante de traitement entre les personnels contractuels et les personnels titulaires. Partout dans l'académie, de nombreux personnels ont éprouvé des difficultés à voter ou bien ont été privés de ce droit à cause d'erreurs purement administratives ou techniques !

Il est inadmissible que des erreurs administratives et des rigidités techniques fassent entrave au droit démocratique fondamental des travailleurs de désigner leurs représentant-es !

Le rôle de l'administration est en effet de permettre aux électrices et aux électeurs d'exercer leurs droits, pas de les en empêcher ! En conséquence, nous considérons que l'administration aurait dû prendre les mesures nécessaires pour permettre la résolution de ces problèmes, d'autant plus que les difficultés des contractuel-les étaient connues depuis les expériences semblables lors des élections précédentes.

 

Nous n’avons par ailleurs aucun moyen de contrôle réel sur l’authenticité du vote.

Nous sommes censés nous contenter de faire confiance à des « experts indépendants » nous garantissant l’authenticité des votes alors même que de nombreux collègues ont été écartés du scrutin. Nous avons donc été contraints de déléguer notre mission d’observation et de contrôle et cela ne peut nous satisfaire.

 

Nous l'avons déjà dit et nous le réaffirmons : nous nous interrogeons sur cette volonté de maintenir un vote électronique qui, scrutin après scrutin, désorganise la bonne tenue des élections là où le vote à urnes physiques, qui a déjà prouvé son efficacité en termes de participation et de transparence, aurait été une garantie des principes démocratiques.

 

Enfin, nous refusons la privatisation de nos élections professionnelles. Des millions d’euros d’argent public ont dû être dépensés pour le résultat constaté cette semaine : un serveur qui ne tient pas 5 minutes après l'ouverture du vote et une remise en route plus que laborieuse !

Il y avait mieux à faire au service de l’École Publique !

 

Pour toutes ces raisons, Sud éducation se considère obligé, en tant que membre du bureau électronique de vote, de refuser de déverrouiller les urnes tant que tous les personnels privés de leur droit de vote n'auront pas eu la possibilité de voter. Nous invitons toutes les autres organisations syndicales, notamment celles qui ont exprimé leurs critiques sur le scrutin, à faire de même.

 

Ce refus est indépendant des résultats : notre communiqué venant après la clôture du vote et avant l'ouverture des urnes, avant que ne soit connu le moindre résultat.

Lorsque ces élections seront terminées, nous nous gardons la possibilité d’en contester les résultats sur le terrain du droit. Ces élections sont scandaleuses. Nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir avec l’ensemble des personnels pour faire que cette élection soit la dernière organisée par voie électronique.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 10:27
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

SUD éducation n’a pas retrouvé son siège au CTMEN à l’issue des élections professionnelles qui se sont déroulées du 29 novembre au 6 décembre 2018. Nous remercions les 19 601 électeurs et électrices qui ont porté, dans les urnes, leur confiance dans le syndicalisme de lutte et de transformation sociale. Nous avons perdu 700 voix depuis les élections de 2014, soit une baisse de 0,48 %.
Il s’agit donc d’une défaite électorale. Cependant, SUD éducation garde des sièges dans un certain nombre de comités techniques académiques et dans divers instances locales. Dans certaines académies, SUD éducation conserve le même nombre d’élu-e-s ou en gagne malgré les difficultés liées à la perte du siège en 2014. Notre projet d’école, nos stratégies de mobilisation ont toujours une audience dans une période défavorable.

Le vote électronique a une nouvelle fois été un fiasco. Les difficultés techniques pour voter ont été multiples : problèmes dans les diffusions des notices de vote, suspension du processus pendant quasiment toute la première journée de vote. SUD éducation constate que le vote électronique favorise la participation de la hiérarchie au détriment des précaires et des personnels en général. Pour toutes ces raisons, SUD éducation continue à revendiquer le retour à un vote à l’urne.
Les grands équilibres de 2014 n’ont pas été modifiés, la répartition des sièges entre les différentes organisations étant la même au comité technique ministériel. Le syndicalisme d’accompagnement, comme le syndicalisme réactionnaire et corporatiste se maintiennent ou progressent. Force est de constater que globalement le syndicalisme de lutte n’y gagne pas suffisamment.

Dans le même temps, le gouvernement attaque toujours plus les statuts et les conditions de travail des personnels. Les contre-réformes menées tambour battant détruisent toujours plus l’école publique. Et avec un vote majoritaire pour la FSU, la CGT, FO ou SUD, c’est bien l’opposition aux réformes en cours qui l’emporte auprès des personnels. Cela doit nous encourager à poursuivre dans la mobilisation contre les réformes Blanquer.

Ces résultats électoraux ne nous feront donc pas taire : SUD éducation a acquis une place dans les mobilisations, auprès des personnels. La fédération SUD éducation gagne des adhérent-e-s et continue à se construire. Dans la période actuelle de climat social explosif, nous continuerons à prendre toutes nos responsabilités dans la construction du rapport de force face au gouvernement.
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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 11:22
Communiqué de la fédération SUD éducation

 

Vendredi 30 novembre, un appel lancé par l’Union nationale lycéenne à bloquer les lycées contre les réformes Blanquer a été très bien suivi. Une quarantaine de lycées ont été ainsi bloqués dès vendredi. Ce lundi 3 décembre, la mobilisation a été encore davantage suivie, avec plus de 150 lycées mobilisés dans l’ensemble de la France.

Disons-le tout net : SUD éducation soutient la mobilisation des lycéen-ne-s. 
Leurs revendications sont aussi les nôtres :

• refus de la sélection à l’entrée à l’Université et de Parcoursup ;
• refus de la réforme du bac et du Lycée général et technologique ;
• refus de la hausse des frais d’inscription à l’entrée à l’université ;
• refus de la réforme de la voie professionnelle.

SUD éducation condamne sans ambiguïté les violences policières dont sont victimes les lycéen-ne-s mobilisé-e-s.

  • SUD éducation appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à se solidariser des lycéen-ne-s mobiliser et à s’emparer des mots d’ordre portés pour l’abrogation des réformes Blanquer.
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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 14:13

SUD éducation a pris connaissance du nombre de postes ouverts au concours cette année.

Les postes ouverts aux concours de recrutement du 2nd degré public (CAPES, CAPEPS, CAPLP, agrégation) baissent globalement de 6%. Dans le même temps, les postes ouverts au concours du 2nd degré privé augmentent de 15%.

Les disciplines sont impactées de manière différenciée. Les langues, notamment, sont particulièrement touchées (-12% en Anglais, -22% en Espagnol). Mais les disciplines les plus touchées sont celles qui sont sacrifiées par les réformes en cours, en particulier la réforme de la voie professionnelle : Lettres-histoire (-38%), Lettres-anglais(-50%), Espagnol (-50%), Économie-Gestion (-50%).

Le choix effectué par le ministère est clair et cohérent avec le reste de sa politique éducative :

  • rien pour le public, tout pour le privé !
  • mise en œuvre des réformes, et à marche forcée !

Contre ces choix budgétaires qui se font sur le dos des personnels et des usager-e-s, SUD éducation revendique :

  • des créations de postes à hauteur des besoins
  • la socialisation de l’enseignement privé, sans indemnité ni rachat
  • l’abrogation des réformes du lycée général et technologique
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30 novembre 2018 5 30 /11 /novembre /2018 09:17

Pour ne laisser personne de côté, il considère que la transition énergétique doit se faire dans l’accompagnement social pour une écologie populaire.
Résultat, pas de changement de cap sur les choix déjà réalisés qui favorisent :

  • les plus riches avec la suppression de l’ISF, l’instauration d’une taxe forfaitaire sur les revenus financiers (la flat taxe).
  • les entreprises avec la casse du code du travail, la consolidation du CICE qui distribue 50 milliards aux entreprises qui gonflent les dividendes distribués aux actionnaires, les exonérations de la taxe carbone en particulier pour les entreprises les plus polluantes via le marché carbone.

Macron annonce la sortie des énergies fossiles d’ici 2050.
D’ici là, il aura disparu du paysage politique et c’est oublier qu’il a donné à Total l’autorisation de forages pétroliers exploratoires au large de la Guyane. Et pour flatter la fibre nationaliste et souverainiste, il met en avant l’importance de construire notre indépendance énergétique vis-à-vis des intérêts étrangers producteurs de pétrole. En attendant, il fait l’impasse sur l’absence de taxation du kérosène (transport aérien) et du fioul lourd (transport maritime).

Il affirme qu’il faut consommer moins d’énergie mais considère que le besoin de production électrique va s’accroître avec le développement de la mobilité électrique.
Il justifie ainsi la prépondérance du nucléaire en reprenant le discours du lobbie nucléaire, l’énergie décarbonée et à bas coûts oubliant là aussi le prix du démantèlement et les risques liés aux déchets nucléaires qui engagent pour des milliers d’année.
Il ne fait que confirmer la fermeture des deux réacteurs à Fessenheim et annonce celle de 12 autres dont les six premiers d’ici à 2030 c’est-à-dire au-delà de son quinquennat, une manière de renvoyer la responsabilité de ses engagements à d’autres.

Quelle crédibilité peut-on dès lors lui accorder quant à ses annonces de développement des énergies renouvelables. Au passage, il rappelle que l’hydraulique est une force pour nos territoires et pour la production d’électricité. Là encore, il fait preuve d’amnésie : il a lancé le projet d’ouverture à la concurrence et aux intérêts privés des barrages hydrauliques (gérés à 80% par EDF depuis 70 ans) sans même que la commission européenne l’y oblige.

En guise de réponse sur la fiscalité carbone, Macron propose d’adapter la taxe carbone à la fluctuation des prix du marché du pétrole. Or, la taxe flottante a déjà montré son inefficacité.

Enfin pour construire le nouveau modèle économique et social, il lance pendant 3 mois, une consultation au niveau national et territorial en associant élus, syndicats, associations et tous ceux qui veulent participer.

L’Union syndicale Solidaires a des propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique :
☛ Pour la justice fiscale, abandon des mesures favorisant les plus riches (flat taxe, ISF, CICE).
☛ Pour une fiscalité écologique juste socialement, c’est-à-dire qui taxe les plus riches et les processus de production coûteux en énergie et en transport et les entreprises les plus polluantes (industrie, transport aérien, maritime et routier)
☛ baisse des taxes sur les carburants qui touchent toute la population (la TICPE et TVA représentent près de 60%) et mise en place d’une véritable réforme fiscale reposant sur le principe de justice sociale, afin de financer les politiques écologiques et les besoins sociaux de la population. En tout état de cause un moratoire sur les dernières mesures de hausse est indispensable tant que le rééquilibrage pour une justice fiscale n’est pas réalisé.
☛ Pour un salaire minimum à 1700 € net, une augmentation de 400 € pour tous-tes, aucun revenu au dessous du seuil de pauvreté, l’abandon de la hausse de la CSG sur les retraites...
☛ Pour des services publics accessibles sur tout le territoire et à bas coûts...
☛ Pour le développement de transports écologiques par un maillage dense de lignes ferroviaires publiques et à bas coût
☛ Pour la transition écologique, soutien à la rénovation des logements pour l’efficacité et la sobriété énergétique

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