18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 07:37

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:36

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 11:42
Séance spéciale sur le projet de réforme des rythmes scolaires

La fédération des syndicats SUD éducation invite les personnels à résister à cette réforme néfaste, soutient les mobilisations qui se construisent d’ores et déjà et dénonce l’absence de volonté politique pour défendre et servir des politiques publiques garantes de l’intérêt des citoyens et citoyennes et respectueuses de la dignité des agent-e-s qui les mettent en œuvre.

Personnels mobilisés contre la loi de refondation de l’école, contre cette réforme des rythmes, avec nos camarades, au sein de l’union syndicale Solidaires, nous serons en grève le 31 janvier avec toute la Fonction Publique pour l’abrogation des contre-réformes du gouvernement précédent, une amélioration des conditions de travail des personnels, la titularisation des précaires, pour des salaires décents et l’abrogation du scandaleux jour de carence, pour une vraie refondation des missions de services publics et un autre partage des richesses.

Comité Technique Ministériel du 11 janvier 2013
Déclaration liminaire de la Fédération SUD éducation

Madame la directrice des Ressources Humaines, Mesdames et Messieurs,

L’ambition affichée de ce projet de décret relatif à l’aménagement du temps scolaire dans le primaire était d’alléger la journée des écoliers. Mais en créant des Activités Pédagogiques Complémentaires après la classe et en permettant aux municipalités d’inscrire dans un Projet Éducatif Territorial l’allongement de la pause méridienne, ce projet aboutit en fait à l’augmentation de l’amplitude du temps de travail des élèves et des personnels. C’est sûr qu’avec ce changement, on est bien avancé...

Quatre journées quasiment aussi lourdes qu’avant... et un lever matinal et une demi-journée supplémentaires dans la semaine, les enfants seront plus en forme ! 

Pour les professeur-e-s et autres personnels, leur temps de présence dans l’école ne diminuera pas vraiment mais leur temps de trajet et ses dépenses vont augmenter... contrairement à leur salaire qui a même diminué depuis quatorze mois maintenant, rappelons-le...

Les RASED ne sont toujours pas rétablis dans leurs effectifs souhaitables, et on maintient – bien que sous une forme remaniée – le dispositif qui a justifié leur suppression. Pire, la refonte de l’Aide Personnalisée en Activités Pédagogiques Complémentaires, organisées conjointement avec les municipalités, ouvre la porte à de grandes inégalités entre les élèves de communes qui auront les ressources budgétaires et humaines pour proposer des activités variées aux enfants et ceux de communes moins favorisées qui ne pourront qu’assurer tant bien que mal une pseudo-aide aux devoirs, inadaptée aux élèves en difficulté.

Nombre de ces élèves souffriront en outre de l’attribution de moyens supplémentaires non plus sur critères de seuils, mais sur contrats d’objectifs, qui risque de dégrader les conditions d’enseignements en Zone d’Éducation Prioritaire.

Ni l’égalité ni l’équité de traitement des élèves ne sont donc assurées par ce texte.

Or, celui-ci n’est pas isolé, mais adossé au projet de refondation de l’école, dont la Loi en son article 35 annonce que le poids réel de la municipalité dans le conseil d’école est repoussé à un futur décret. Pour le second degré, cette même loi renforce le rôle du conseil général ou régional en instaurant des contrats d’objectifs tripartites. Nous avons tout lieu de redouter une ingérence sans précédent dans l’organisation pédagogique et pratique des écoles.

La territorialisation de l’École est cohérente avec la régionalisation du service d’orientation dans le second degré voulu par ce gouvernement, avec l’acte trois de la décentralisation qui confiera aux régions la carte de la formation professionnelle, avec la co-éducation dont parlait le ministre dans les Echos du mois d’octobre...

C’est cette politique de décentralisation de l’Éducation Nationale, soumise à la recherche d’une « compétitivité des territoires » - en fait la concurrence de tous contre tous - qui est le véritable fond de cette réforme. Ce sont prudemment les annexes qui l’expriment le plus clairement : « la réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial » qui sera plus cohérent avec les besoins locaux, dont ceux à courts termes et des plus pragmatiques...

Ni la question du rythme, ni celle de l’encadrement éducatif de l’enfant n’est au cœur du dialogue qu’engagent les ministères avec les communes pour une amélioration du système. Au contraire, le premier ministre promet aux maires de France dans son courrier du 18 décembre un assouplissement du taux d’encadrement en centre de loisirs, sous réserve toutefois d’un encadrement de ce dispositif dans un projet éducatif territorial.

Plus que les rythmes scolaires, c’est cette contractualisation locale qui est l’enjeu fondamental de ce projet, même si ce n’est pas ainsi que la communication ministérielle a présenté les choses, orientant la couverture médiatique sur des aspects secondaires.

Face aux inégalités de traitement entre les élèves que ce texte rend possible, et aux graves attaques sur le cadre national du service public d’enseignement qu’il contient, SUD éducation votera contre le texte, et s’emploie à alerter les enseignants, les enseignantes et les parents sur sa dangerosité.

Notre fédération condamne cette stratégie cynique qui consisterait à passer en force en achetant une réforme précipitée à coups de fonds exceptionnels pour les mairies volontaires.

« Passer en force est toujours contre-productif. Il faut arriver à convaincre tous les acteurs du bien-fondé des réformes que nous devons conduire » déclarait le ministre en octobre.

Prenons-le au mot :
- bien que ce projet n’a reçu le soutien d’aucune, je dis bien aucune, organisation représentative des personnels, et qu’une large majorité de cette représentativité s’y oppose fermement ;
- bien qu’on nous avait promis concertation, dialogue et « changement de gouvernance », que le mépris c’en était fini ;
- droit dans ses bottes, le ministre voudrait faire la sourde oreille : les enseignantes et enseignants ne veulent pas de ce projet ! Nous le redisons solennellement en ce CTM, le ministre doit le retirer, reporter la réforme, engager une consultation réelle de l’ensemble des personnels concernés.

La fédération des syndicats SUD éducation invite ces derniers à résister à cette réforme néfaste, soutient les mobilisations qui se construisent d’ores et déjà et dénonce l’absence de volonté politique pour défendre et servir des politiques publiques garantes de l’intérêt des citoyens et citoyennes et respectueuses de la dignité des agent-e-s qui les mettent en œuvre.

Personnels mobilisés contre la loi de refondation de l’école, contre cette réforme des rythmes, avec nos camarades, au sein de l’union syndicale Solidaires, nous serons en grève le 31 janvier avec toute la Fonction Publique pour l’abrogation des contre-réformes du gouvernement précédent, une amélioration des conditions de travail des personnels, la titularisation des précaires, pour des salaires décents et l’abrogation du scandaleux jour de carence, pour une vraie refondation des missions de services publics et un autre partage des richesses.

Fédération SUD éducation

lundi 14 janvier 2013

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:24

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 17:18
Séance spéciale sur le projet de réforme des rythmes scolaires
mardi 8 janvier 2013

Le projet de décret sur les rythmes scolaires a reçu un avis largement négatif lors de cette séance du Conseil supérieur l’Education, avec seulement 5 voix pour, 23 contre, 30 abstentions et 14 refus de vote. Précisons qu’aucune organisation syndicale n’a voté pour ce projet : SUD Education et Solidaires ont voté contre, ainsi que la CGT, FO, la FSU et le SNALC. La CFDT s’est abstenue et l’UNSA n’a pas pris part au vote. C’est le signe pour SUD éducation que la mobilisation peut et doit s’amplifier pour obtenir l’abandon de ce projet et des mesures urgentes pour l’Education (voir notre déclaration ci-dessous).

Déclaration de SUD Éducation et de l’Union syndicale Solidaires

Abandon du projet Peillon !

Des mesures urgentes pour l’École !

Pour SUD Éducation et l’Union syndicale Solidaires une réforme des rythmes scolaires est inséparable d’une amélioration des conditions d’accueil, d’enseignement des élèves et des conditions de travail de l’ensemble des personnels, dans le cadre d’un service public défini nationalement avec l’objectif d’une école émancipatrice. Elle ne peut être dissociée d’une réflexion de fond sur l’École mais aussi sur la société et les conditions de vie et de travail des parents.

Nous ne retrouvons pas ces principes dans le projet de décret.

Pour les personnels ce projet dégrade les conditions de vie et de travail.

L’augmentation de l’amplitude de travail avec une demi-journée de classe supplémentaire signifie plus de fatigue, du temps de transport en plus, des frais de garde d’enfant le mercredi matin. Avec les Activités Pédagogiques Complémentaires (APC) et l’allongement souvent envisagé de la pause méridienne de 1h30 à 2h par les mairies, le temps de présence avec élèves au quotidien et l’heure de fin de service changeront peu. Il y a fort à craindre que les formations, animations et réunions de concertation soient reportées au mercredi après midi ou au samedi et tout cela sans aucune compensation en terme d’horaire ou de salaire.

Pour les élèves nous ne voyons pas d’amélioration sensible.

Avec une durée journalière de classe à peine réduite, les Activités Pédagogiques Complémentaires (APC), 5 jours de classe, l’absence du repos le mercredi, les semaines seront encore plus fatigantes pour les enfants… Cette organisation ne réduira pas les difficultés scolaires. Enfin la dissociation entre les heures d’enseignement et d’accompagnement aggrave encore les inégalités de traitement : activités culturelles dans les communes riches et pseudo soutien scolaire ou garderie dans les communes pauvres alors que les élèves en difficulté n’ont pas besoin de plus d’école mais d’école autrement.

Pour le service public un pas de plus vers la territorialisation.

L’annexe du projet de loi d’orientation explique parfaitement le projet gouvernemental : « La réforme des rythmes doit agir comme un levier pour faire évoluer le fonctionnement de l’école autour d’un projet éducatif territorial (PET) ». Les communes voient leur pouvoir accru avec la possibilité de proposer une organisation horaire de la semaine et de la journée notamment en jouant sur la pause méridienne. Leur influence augmente aussi avec plus de représentants dans les Conseils d’École.

· Avec les PET rebaptisés Projets Éducatifs Globaux (PEG) une partie des heures de service des PE (1h30 par semaine) pourrait être déterminée par les villes : pour nous les mairies n’ont pas à intervenir dans les choix pédagogiques

· D’après l’annexe de la loi, les moyens seraient attribués en fonction de « contrats d’objectifs » et non plus du nombre d’élèves

· Si le DASEN voit son pouvoir renforcé alors que le conseil d’école pourrait ne pas être consulté, c’est avec la mission d’appliquer cette politique de territorialisation qui donne plus de pouvoirs aux collectivités en échange de leur financement du temps périscolaire.

Cela va accentuer les inégalités de traitement entre les élèves et la dépendance vis-à-vis des choix éducatifs des mairies au gré de leurs orientations politiques ! Ce n’est pas acceptable.

Pour fonder une école émancipatrice, une autre réforme des rythmes scolaires est indissociable de mesures souvent bien plus urgentes, notamment :

Concernant les élèves et les apprentissages :

· La réduction du nombre d’élèves par classe

· Le retour de tous les postes d’enseignant-e-s spécialisé-e-s pour les élèves en difficulté, pour des RASED complets sur tous les territoires ; ce qui nécessite de relancer une formation suffisante pour pourvoir ces postes spécialisés.

· L’augmentation du nombre de titulaires-remplaçants pour assurer la continuité du service public.

· Une reforme allégeant le contenu des programmes et des apprentissages trop souvent discriminant socialement

· La multiplication des échanges de pratiques pédagogiques sur le temps de formation

· La réaffirmation du rôle du conseil des maîtres comme organe de décision dans les écoles

· Des dispositifs de soutien aux apprentissages avec des maîtres supplémentaires en nombre suffisant

· Le recrutement, la formation la titularisation des AVS-I chargés de l’intégration des élèves en situation de handicap

Concernant tous les personnels :

· La réduction du temps de travail et de la charge de travail

· Une augmentation des salaires

· Le développement d’une formation continue de qualité et choisie

· Le retour des réunions d’information syndicale sur le temps de travail

· L’abrogation du service minimum d’accueil

Votre projet n’améliore ni la situation des élèves, ni celles des personnels. Il dessine les contours d’une école placée plus encore sous la tutelle pédagogique des collectivités territoriales, en cohérence avec votre politique pour le second degré général, l’enseignement professionnel et le service d’orientation. Ceci est lourd de menace pour l’égalité de traitement des élèves mais aussi pour les statuts des personnels.

La fédération SUD Education et l’Union syndicale Solidaires sont donc opposées au projet de décret.

Pour que l’ensemble des questions puissent être réellement posées et que les personnels puissent participer à ce débat nous demandons l’abandon du projet actuel et le report de toute réforme à la rentrée 2014.

Nous soutenons les mobilisations en cours notamment en région parisienne avec plusieurs appels à la grève en janvier et invitons les personnels à multiplier les AG pour mettre en débat les revendications et les modalités d’action.

Partout en France nous appelons les personnels à se saisir de la journée nationale d’action de toute la Fonction publique le 31 janvier à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires pour faire valoir leurs revendications, par la grève et la manifestation

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 08:34
Veuillez lire ci-dessous le communiqué en date du 5 janvier de la fédération SUD éducation :
En grève le jeudi 31 janvier !

La CGT, la FSU et Solidaires appellent toute la Fonction Publique à une journée nationale d’action le jeudi 31 janvier.

La fédération SUD éducation :
- appelle tous les personnels à la grève le 31 janvier
- apporte son soutien aux mobilisations décidées par les personnels
- appelle à multiplier les AG et les actions dès la rentrée pour construire la lutte, débattre des revendications et de la suite à donner à la mobilisation

Le Gouvernement affirme qu’il fait de l’éducation sa priorité. Le Ministère de l’Éducation Nationale prétend « refonder » l’école. La réalité est très éloignée de ces discours.

La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. Elle ne permettra même pas de recréer les postes supprimés alors qu’il en manquait déjà avant la purge subie sous Sarkozy. Elle se fait à postes publics constants, au détriment des autres services publics avec la poursuite de fait de la RGPP.

Les politiques éducatives s’inscrivent dans la continuité avec celles de ces dernières années, quelques corrections limitées mises à part. La loi d’orientation et de programmation a un contenu très pauvre. Les contre-réformes sont pour la plupart maintenues. Et d’autres sont programmées.

Les conditions de vie et de travail des personnels continuent de se dégrader. Certains projets du ministère vont encore aggraver cette situation. Les réformes de Vincent Peillon, faites sans les personnels, sont très largement faites contre les personnels.


Ne nous laissons pas diviser ! Le ministère éparpille les réformes et crée des rideaux de fumée pour masquer l’insuffisance des moyens dégagés et l’absence de véritable refondation. Mais tous les personnels veulent une amélioration des conditions de travail pour eux et pour les élèves, tous les personnels veulent une politique budgétaire et scolaire permettant de développer un véritable service public.
Avec toute la Fonction Publique, revendiquons :

- La fin des politiques d’austérité, l’annulation de la dette publique, un autre partage des richesses
- La titularisation sans condition de tous les personnels précaires et l’arrêt du recrutement de précaires
- La création d’emplois publics à la hauteur des besoins
- La diminution du temps de travail
- Des augmentations de salaires pour tous et toutes
- L’abrogation du jour de carence

Pour l’école et ses personnels, exigeons les bases d’une véritable refondation :

- L’abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (masterisation, aide personnalisée, socle commun, LPC, réformes des 3 lycées…) et l’abandon des sanctions contre les militant-e-s

- Le retrait des projets inacceptables de V. Peillon, en particulier la décentralisation de l’orientation et de la carte de l’enseignement professionnel, et son projet de réforme des rythmes scolaires qui va dégrader encore les conditions de vie et de travail des personnels sans améliorer la situation pour les élèves

- Les conditions d’un véritable service public d’éducation : baisse des effectifs par classe à tous les niveaux pour améliorer les conditions de travail et d’étude ; développement de RASED complets partout ; une vraie politique d’éducation prioritaire ; une carte scolaire garantissant la mixité sociale ; l’argent public doit être réservé à l’école publique…

Les conditions d’une réorientation des politiques scolaires n’étant pas réunies, les projets du ministère n’étant pas acceptables, ils ne peuvent pas être promulgués dans le calendrier prévu : imposons le report de tout le processus pour que les personnels puissent enfin y prendre part et pour que toutes les questions puissent être posées.

La CGT, la FSU et Solidaires appellent toute la Fonction Publique à une journée nationale d’action le jeudi 31 janvier [1].

La fédération SUD éducation :
- appelle tous les personnels à la grève le 31 janvier
- apporte son soutien aux mobilisations décidées par les personnels
- appelle à multiplier les AG et les actions dès la rentrée pour construire la lutte, débattre des revendications et de la suite à donner à la mobilisation


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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 06:59

Le bureau départemental  de SUD éducation souhaite  

à tous les personnels de l'Education Nationale de l'Orne

UNE TRES BONNE ANNEE 2013 :

qu'elle soit chaleureuse et solidaire

mais aussi déterminée pour nos mobilisations collectives !

EN 2013, LE CHANGEMENT, C'EST NOUS QUI LE FERONS…

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 12:42

Nos organisations syndicales se sont réunies le lundi 17 décembre 2012 et ont constaté leurs convergences sur la situation actuelle dans l’Éducation nationale, notamment vis-à-vis de la loi d’orientation sur l’école présentée par Vincent Peillon, contre laquelle ont voté nos organisations au Conseil supérieur de l’éducation et au Comité technique ministériel.

- Le Ministère de l’Éducation nationale prétend « refonder » l’école. La réalité en est très éloignée. La programmation budgétaire est en deçà des besoins. Sur de nombreux sujets, les politiques éducatives s’inscrivent dans la continuité de celles de ces dernières années. Sur la question salariale, les rémunérations des personnels seront bloquées pour l’année 2013, alors que les enseignants français sont parmi les plus mal payés d’Europe. Sur les rythmes scolaires, l’enseignement professionnel et l’orientation, ce gouvernement met en place de véritables attaques contre le service public d’éducation et ses personnels. Pour nous, il faut une réorientation des politiques scolaires, les projets du ministère n’étant pas acceptables, ils ne doivent pas être promulgués dans le calendrier prévu : nous demandons leur report et la mise en place d’un processus pour que les personnels puissent enfin y participer réellement.

- Déjà, des personnels n’acceptent pas ces projets et l’expriment par la mobilisation. Nous saluons les initiatives qui se sont déroulées dans certaines académies. De même, les convergences intersyndicales dans l’enseignement professionnel et l’orientation témoignent qu’un travail unitaire est possible. Et nous soutiendrons toutes les mobilisations qui seront mises en œuvre le plus unitairement possible par les personnels.

Nos organisations syndicales s’engagent à se réunir rapidement au mois de janvier 2013, pour échanger sur l’évolution de la situation dans notre secteur professionnel et nous invitons les autres organisations syndicales de l’Éducation nationale à nous rejoindre dans cette démarche.

La perspective d’une grève unitaire au premier trimestre 2013 apparaît, par ailleurs, à nos organisations comme une nécessité pour faire avancer les revendications légitimes des personnels.

Action et Démocratie, CGT Éduc’action, Fédération SUD Éducation, le jeudi 20 décembre 2012

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 11:50
lundi 17 décembre 2012

Mercredi 12 décembre s’est tenue au Ministère de l’éducation nationale une réunion sur les projets de « référentiels de compétences » des enseignant-es. A cette occasion, SUD éducation a de nouveau dénoncé les exigences de l’administration concernant les compétences linguistiques et informatiques. Le Ministère a répondu que le C2i2e (Certificat informatique et internet de niveau 2 “enseignant”) et le CLES2 (Certificat de compétences en Langues de l’Enseignement Supérieur de niveau 2) seront à l’avenir inclus dans le MASTER.

Nous avons protesté contre la situation des stagiaires 2012-2013, le ministère conditionnant leur titularisation à l’obtention de ces deux certifications complémentaires. Si bien que les stagiaires, en dépit d’un temps de présence face aux élèves à peine réduit (15 heures pour les certifié-es), avec une année où ils et elles se trouvent submergé-es de tâches à accomplir, ont dû s’inscrire “volontairement” à des formations complémentaires, qu’ils et elles doivent parfois payer de leur poche, et hors temps de travail. Il semblerait que le Ministère recherche les moyens d’éviter aux stagiaires 2012-2013 d’être recalé-es au motif de l’absence de ces certifications et que ces dispositions devraient concerner aussi les stagiaires ayant obtenu leurs diplômes avant 2002, celles et ceux qui sont passé-e-s par une VAE (Validation des Ac-quis de l’Expérience), celles et ceux pour qui il n’y a pas de Master (notamment certain-e-s PLP)…A suivre…

Pour la Fédération SUD éducation :

 la titularisation ne doit pas être conditionnée à l’obtention de certificats complémentaires

 les formations doivent être gratuites : nous demandons le remboursement des frais engagés par les stagiaires pour leur formation

 les décrets sur les certifications CLES2 et C2i2e doivent être abrogés

 au-delà, la mastérisation doit être abrogée : nous revendiquons le retour au recrutement à la licence et la délivrance d’un master à l’issue d’une formation en alternance sous statut de fonctionnaire stagiaire


Face aux hésitations et aux atermoiements du ministère, les mobilisations qui commencent à se construire doivent se développer. SUD éducation continuera à leur apporter tout son soutien.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:41
Déclaration de la fédération SUD éducation et de l’Union syndicale Solidaires lors de la présentation de la loi d’orientation et de programmation pour l’école au Conseil Supérieur de l’Éducation du 14 décembre
vendredi 14 décembre 2012

Monsieur le ministre,

Les grands axes de votre projet de Loi laissent le chantier de la refondation de l’Ecole en devenir. Après 3 mois de concertation dans laquelle SUD éducation a porté sans illusion ses revendications puis le marathon de consultations officielles des organisations représentatives des personnels, le résultat est à la fois décevant et inquiétant.

Décevant car peu de points sont réellement réglés dans la partie législative du projet de Loi alors même que certains sont ambigus ou contestables.

Certes vous réaffirmez le principe d’une École plus juste et moins inégalitaire mais vous confirmez le principe du socle commun qui deviendra le minimum pour les classes populaires. Vous revenez à juste titre sur les dispositifs de relégation au collège tout en prévoyant des enseignements complémentaires et des stages professionnels qui pourraient rapidement s’y substituer en 3e et en maintenant la possibilité d’apprentissage à 15 ans en CFA… avec la volonté explicite d’adapter le système scolaire à une idéologie des besoins supposés du marché qui débouche plus souvent sur la déscolarisation de l’enfant que sur son insertion.

Vous promettez l’enseignement, d’ailleurs bien flou, d’une « morale laïque » mais ce contre-feu médiatique ne masquera pas l’absence d’ambition réelle pour l’école et de contenus rénovés.

Nous prenons acte de votre réaffirmation du rôle spécifique de l’école maternelle, de la priorité à la scolarisation à partir de 2 ans dans les zones d’éducation prioritaire, les territoires ruraux isolés et les DOM-TOM et il est difficile de ne pas souscrire à la déclaration faisant du primaire une priorité. Pourtant il faudra attendre des décrets pour définir les cycles et avoir une vision plus claire du nouveau cycle CM2/6ème : pour nous la coopération des équipes doit prévaloir sur les illusions d’un pilotage hiérarchique par un « super » conseil pédagogique.

Il manque également la réaffirmation de la liberté pédagogique des enseignants et du rôle des conseils de maîtres, ainsi que l’abandon des évaluations nationales et départementales déconnectées des pratiques de classe.

Les références à l’acte III de la décentralisation sont nombreuses : contractualisation des moyens par des conventions tripartites Établissement Public Local d’Enseignement-Rectorat-Collectivité Territoriale, augmentation du poids des Collectivités Territoriales dans les Conseils d’administration, prêt des locaux des Établissements à des entreprises ou des organismes formation par les collectivités…. Nous vous rappelons notre opposition sur ce sujet, comme celui de la régionalisation de l’orientation et de la carte de la formation professionnelle, cela revient à soumettre le service public d’éducation à des intérêts locaux et clientélistes.

La reprise dans le projet de loi de la notion de formation tout au long de la vie annonce une remise en cause des diplômes nationaux, surtout si on y adjoint l’enseignement par compétences.

Votre projet d’Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation réunissant formations initiale et continue des professeurs et CPE du 1er et du 2nd degré et du supérieur, semble se rapprocher d’une de nos revendications sur la formation des maitres ; mais nous trouvons dangereux que le conseil de cette école comprenne des personnalités extérieures parmi lesquelles le directeur ou la directrice est nommé-e ; n’est-ce pas là aussi organiser l’affaiblissement de la primauté de la mission pour l’Ecole publique de protection et d’éducation de l’enfant sur toute autre considération ? Enfin, il faudra encore beaucoup de précisions sur le contenu des formations pour que nous sortions en 2014 de la situation catastrophique que vous maintenez pour les enseignants stagiaires en ces 2 premières années du « changement ».

Vous avez choisi d’aborder la conception des programmes dans la Loi. Quelle déception de ne pas voir figurer dans la composition du futur CNP des enseignants de terrain et des représentants des organisations syndicales qui interviennent sur ces sujets, notamment dans le cadre du CSE !

Quant au plan numérique, l’utilisation des technologies de la communication ne comblera à lui seul ni l’évidente déficience de l’aide aux enfants en difficulté, ni les lacunes de la collaboration de l’Ecole avec les parents ; là aussi rien ne remplacera des personnels formés …statutaires assez nombreux !

Votre projet de loi nous inquiète car des questions déterminantes sont reléguées en annexe et seront soumises à des évolutions ultérieures.

Ainsi en est-il de la « programmation » des postes, que chaque loi de finance pourra modifier. Avec 54 000 postes sur le quinquennat, nous sommes encore loin de revenir sur les 80 000 supprimés sous la présidence précédente et seulement 34 000 Equivalents Temps Plein sont destinés sur 5 ans à l’enseignement scolaire. Là aussi, les choix budgétaires du gouvernement ne permettent pas de donner les moyens d’une démocratisation de notre système qui passe par une diminution drastique du nombre d’élèves par classe et des groupes qui permettent la prise en charge des apprentissages, des méthodes et de la difficulté scolaire.

Ainsi la loi ne traite pas de l’éducation prioritaire pourtant fondamentale pour "refonder" l’École. Ce qui est dit en annexe est plutôt inquiétant. Les RASED doivent évoluer, leur renforcement n’est nulle part avancé, alors qu’il s’agit là d’un dispositif permettant de lutter efficacement contre l’échec scolaire dès le plus jeune âge, s’il est doté de moyens suffisants de façon homogène sur tout le territoire. La délabellisation semble actée et l’attribution de moyens serait contractualisée selon les caractéristiques propres de chaque établissement et, une fois encore, avec l’aval des Collectivités territoriales. Les écoles ne sont même pas évoquées. La généralisation du contrat et de l’absence de règle nationale d’attribution reviennent à remettre en cause dans les textes le droit à l’éducation, notamment pour les enfants des milieux populaires ; nous ne pourrons l’accepter. Nous attendons toujours avec les personnels l’annonce de l’abrogation du dispositif Eclair.

Ainsi la réforme des rythmes scolaires est réaffirmée dans ces grands axes. En l’état nous redisons que toute réforme des rythmes scolaires respectant les intérêts des personnels et des élèves supposerait au préalable un ensemble de mesures, dont l’abrogation de l’aide individualisée ou activités pédagogiques complémentaires, des réductions d’effectifs et des moyens humains pour la prise en charge des élèves, et un allègement des programmes socialement discriminants. Nous ne pourrons accepter une réforme qui va alourdir les conditions de travail des personnels sans baisse du temps de travail alors que les salaires de la FP sont gelés et que les enseignant-e-s français-es sont parmi les moins bien payé-e-s de l’OCDE. Qui plus est, cette organisation de la semaine rendra difficile l’organisation des heures de service disponibles pour la formation, la concertation et les activités syndicales.

Les reformes tant contestées du gouvernement précédant semble entérinées dans les grandes lignes. Le LPC sera maintenu mais dans une version simplifiée, les systèmes de fichage comme base élève aussi. La réforme du LP avec le bac pro 3 ans est actée. Les ouvertures sur la réforme du lycée général semblent bien timides voire inexistantes pour la voie technologique, alors que c’est l’ensemble de la réforme, dont la globalisation horaire, qui doit être revue.

Où est la volonté de reprendre le chantier d’une vraie réforme démocratique du lycée ? Sur les contenus, c’est la continuité qui prévaut alors que les programmes de primaire de 2008 mais aussi du secondaire en 2010 sous Luc Châtel ont été vivement critiqués. L’externalisation par l’intermédiaire des CT, qui pourraient recourir au privé, sont possibles dans le cadre du parcours artistique et des activités périscolaires via « des fondations ».

Nous ne pouvons que nous opposer à une refondation qui n’en a que le nom. Vous l’aurez compris, SUD éducation et Solidaires ne partagent pas ce projet d’école. Si vous en changez quelques aspects, cela reste une école du tri social, de la soumission aux pouvoirs locaux et n’aboutira pas à un changement social profond.

Nous demandons le report du vote de la loi, pour que les grands absents de la « concertation », les personnels, soient réellement associés à son élaboration dans le cadre d’un vrai débat, pour que toutes les questions puissent être soulevées, et pour que les bases d’une véritable refondation soient enfin posées.

Nous mettrons tous nos moyens militants pour nous opposer à votre projet, nous soutenons les mobilisations des personnels qui s’organisent dès maintenant, comme en région parisienne où une manifestation contre votre refondation aura lieu le 19 décembre.

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