27 mars 2019 3 27 /03 /mars /2019 17:11

Les conditions de travail dans l’Éducation nationale se dégradent. Pressions hiérarchiques, injonctions contradictoires et absurdes, bureaucratisation, suppressions de postes, hausse des effectifs… La liste est longue, les conséquences sont connues : les congés de maladie se multiplient et leur durée s’allonge, les démissions de personnels augmentent, de titulaires comme de stagiaires.
L’organisation du travail pathogène par la hiérarchie a des conséquences manifestes. La vacuité de la prise en charge des personnels en souffrance, l’absence de suivi sont à l’image de cette organisation du travail.
Pour SUD éducation, l’administration et le ministère portent directement la responsabilité de la dégradation de la santé collective des personnels de l’Éducation nationale.
Sous prétexte d’alléger les effectifs dans le premier degré, ceux du second degré n’ont jamais été aussi élevés. Est-ce ainsi que le gouvernement compte lutter contre la difficulté scolaire ? Est-ce en ajoutant des heures supplémentaires aux enseignants, en transformant les heures pleines en HSA, en précarisant l’enseignement ? Toutes ces mesures rendent difficiles les conditions de travail, le temps de concertation, obligent à enseigner dans différents établissements.
Les élèves relevant du handicap sont déconsidérés. Les effectifs en ULIS sont trop élevés dans presque tous les dispositifs. L’ouverture d’une ULIS est insuffisante. Pourquoi ne pas attribuer d’HSA aux enseignants en ULIS ? 
Par ailleurs, pourquoi opter pour des blocs de moyens provisoires, lorsqu’un temps plein avec un titulaire pourrait être mis en place ? 
La précarisation dans l’Education nationale se généralise, SUD éducation appelle les personnels à réagir et à se mettre en grève contre la dégradation des conditions d’enseignement.
 

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Published by SUD 61