18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:35

Après quelques jours d’accueil des élèves, SUD éducation constate que les écoles et les personnels ne sont pas prêts et que les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

Le déconfinement a démarré à la date fixée par Macron, mais sans les moyens pour protéger la population :

• Les masques qui sont distribués et dont le gouvernement fait une généreuse communication ne protègent pas celles et ceux qui les portent. Seuls les masques FFP2 le peuvent.

• La politique de dépistage massif ne s’applique qu’à partir d’un cas avéré et non pas d’un cas suspect, ce qui met à mal le principe de précaution.

• Le gouvernement va arrêter les dispositions à l’égard de la garde d’enfant et de la prise en charge du chômage partiel une pression plus forte sur les parents et sur les salarié-e-s.

L’Éducation Nationale met en danger la santé des personnels !

Les masques

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) spécifie que les masques en tissu n’ont pas tous la même performance : pour certains, elle peut plafonner à 70 % ! D’autre part, les masques qui nous ont été distribués sont sans pince-nez et seront bien compliqués à utiliser pour les personnes portant des lunettes avec la gêne de la buée provoquée.

En période épidémique, les seuls masques de protection utilisables en application du code du travail sont des masques chirurgicaux ou FFP2 de norme française (NF) . SUD éducation exige que les élèves soient fourni-e-s en masques en collège et en lycée, s’ils rouvrent. Le meilleur moyen de limiter la propagation du virus est d’équiper l’ensemble de la communauté éducative, personnels et élèves avec le matériel de protection nécessaire.

SUD éducation dénonce avec force le fait que l’Éducation nationale expose de la sorte la santé de ses personnels !

Les failles du protocole sanitaire

Les personnels découvrent que le protocole sanitaire n’applique aucun principe de précaution dans l’attente du test des personnes potentiellement atteintes.

En effet, le protocole sanitaire prévoit que l’école peut rester ouverte, les personnels qui ont été en contact avec le cas suspect peuvent recevoir des élèves et fréquenter les locaux... Ce n’est que lorsque le test s’avère positif que le protocole sanitaire envisage la fermeture du bâtiment et l’isolement de toutes les personnes en contact avec le cas positif.

Pour déconfiner en protégeant la population, il est nécessaire pour SUD éducation de :

• réquisitionner ou réorganiser la filière textile et industrielle pour produire massivement des masques FFP2

• réquisitionner ou réorganiser le secteur médical pour produire en masse le matériel nécessaire aux tests (écouvillons, principes actifs…) et à la protection (blouses, sur-blouses, sur-chaussures, charlottes…)

Face à cette défaillance des systèmes de protection, SUD éducation appelle les personnels à s’organiser collectivement pour protéger leur santé sur leur lieu de travail, à signaler des Dangers Graves et Imminents et à faire usage de leur droit de retrait.

SUD éducation revendique :

- l’application du principe de précaution en cas de suspicion de Covid-19 : fermeture de l’établissement et isolement des personnes en contact dans l’attente du résultat du test ;

- de préparer d’ores et déjà la rentrée prochaine, par un grand plan d’urgence pour l’éducation : recruter massivement du personnel (enseignant-e-s, RASED, psychologues scolaires, AESH, AED…), accompagner les collectivités pour aménager les locaux et les aider à recruter du personnel d’entretien, repenser les programmes, développer enfin la médecine de prévention pour les personnels et la médecine scolaire pour les usager-e-s…

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 16:24

Pour les syndicats SNESUP-FSU, CGT Ferc Sup et Sud Education

L’arrêt des réformes c’est maintenant !

Dans une période où la crise sanitaire déstabilise l’ensemble de la vie sociale et professionnelle du pays (y compris celles des enseignant·es), le ministre de l’Education Nationale a fait savoir par la presse spécialisée qu’une "mission" a été confiée à Mark Sherringham, Inspecteur général, sur la réforme des INSPE, aux fins de conseiller les recteurs et rectrices dans la mise au pas de la formation (voir la lettre de mission ici) : il s’agit de veiller à l’installation des directeurs et directrices compatibles avec la gestion souhaitée, de contrôler le nombre des personnels sous l’autorité du Ministère de l’éducation nationale (MEN) qu’il s’agit d’imposer à l’Université, de vérifier les maquettes de formation...

On y apprend aussi qu’un travail de définition et de conception de classes préparatoires au professorat des écoles doit être conduit, avec une mise en place dès la rentrée de septembre 2020, dans 3 ou 4 académies pilotes. Apprendre la création d’un tel dispositif qui pourrait impacter la formation des professeur·es des écoles dès la rentrée 2020 est inadmissible. C’est une négation du dialogue social.

Lors de sa première allocution concernant la crise sanitaire, le président de la République avait pourtant annoncé la suspension des réformes en cours, précisant qu’il faudrait tirer toutes les leçons de cette épreuve collective inédite.

Le SNESUP-FSU, la CGT Ferc Sup et Sud Education dénoncent ce coup de force du ministre Blanquer qui profite de la vacuité démocratique d’une période de confinement pour poursuivre et accélérer la mise en oeuvre de sa “réforme” Ecole de la confiance.

Rappelons que, selon le Code de l’éducation, les INSPÉ sont des composantes de plein droit de leur université, laquelle reste décisionnelle pour ce qui est de la conception des enseignements et des décisions de recrutement. Au travers de ses multiples expressions comme dans son relais des pétitions et expressions des collègues et de leurs associations, les organisations signataires n’ont cessé de répéter dans toutes les instances leur opposition à une telle “réforme” de la formation des enseignant·es.

Les organisations signataires refusent cette volonté de contrôle et de surveillance des enseignant·es, des formateur/trice·s comme des étudiant·es de master MEEF et s’étonnent du silence assourdissant du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) qui se désengage du champ d’une formation aussi essentielle dans la société que celle des enseignant·es, en laissant le champ libre à la vision court-termiste de l’employeur.

Elles demandent que, concernant la formation, l’action des ministères MESRI et MEN se focalise prioritairement dans les semaines à venir sur les mesures à mettre en œuvre de toute urgence pour qu’étudiant·es et stagiaires ne soient ni discriminé·es ni pénalisé·es dans leurs parcours de formation et leurs carrières professionnelles.

Enfin, elles demandent à nouveau solennellement la suspension immédiate de toute réforme dans la formation des enseignant·es, CPE, et Psy-EN et, dès que la situation sanitaire le permettra, l’ouverture de véritables concertations et négociations dans les instances habilitées.

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 16:12

Le gouvernement et Blanquer ont décrété la réouverture des écoles à compter du 11 mai.

Pour SUD éducation, l’impréparation est manifeste et vient une nouvelle fois contredire la communication ministérielle. Les remontées de terrain sont claires : 75% des communes ont fait le choix de maintenir fermées ou de ne rouvrir que partiellement les écoles.

On ne compte plus les décisions prises à l’emporte-pièce par le ministre Blanquer, qui font l’objet parfois dans les heures qui suivent d’un désaveu ministériel ou d’une volte-face. L’inconséquence de la haute hiérarchie attachée à faire respecter des consignes absurdes et contradictoires sont manifestes. Tandis que le ministre se pavane sur les plateaux de télévision, il fait peser la responsabilité du retour en classe sur les équipes pédagogiques, dépourvues de règles claires, d’équipements de protection, et de toute visibilité sur la période.Les écoles rouvertes ne sont, en fait, que des garderies destinées à permettre aux parents de se rendre au travail.

La réouverture des écoles, prématurée et précipitée, est profondément anxiogène pour les personnels.

De nouveaux foyers de contamination apparaissent dans les écoles et les collèges, quelques jours seulement après la réouverture. Les conditions sanitaires dans lesquelles les écoles et établissements rouvrent risquent de provoquer une flambée des contaminations dans les jours et les semaines à venir, alors que le ministre Blanquer est incapable de garantir que des tests en nombre suffisant permettront d’opérer un dépistage efficace des cas contacts et des cas suspects.

Blanquer et son gouvernement portent la responsabilité directe de la contamination des personnels et des familles par le Covid-19.

Pour SUD éducation, il est encore temps de prendre une décision réaliste : suspendre la réouverture généralisée des écoles. L’accueil doit être limité aux personnels des services publics indispensables et aux enfants pour lesquels les équipes estiment vraiment nécessaire un contact avec l’école.

Pour SUD éducation, il s’agit bien plutôt de préparer la rentrée de septembre qui doit donner lieu non seulement à la mise en œuvre de toutes les garanties sanitaires que le gouvernement se montre incapable de fournir actuellement, mais aussi à un plan massif d’investissement dans l’éducation dont l’embauche de personnels supplémentaires, de manière à compenser les inégalités qui se sont accrues pendant la période de confinement.

Face au risque que fait courir l’administration aux personnels ainsi qu’aux élèves et à leur famille, SUD éducation soutiendra les personnels qui feront usage de leur droit de retrait.

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:57

Des annonces très diverses selon les départements

La priorité aux élèves en situation de handicap affichée dans la circulaire du 4 mai sur la réouverture des écoles et des établissements a été interprétée diversement d’une académie à l’autre. Cette absence de cadrage clair est l’occasion une fois de plus de tordre le droit du travail pour les Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap.

Les AESH ont reçu très tardivement des courriers pour les informer de leurs conditions de reprise, ne leur laissant pas la possibilité d’interroger les services, de s’organiser en fonction de leur situation, de vérifier leurs droits. Ces courriers ont pu être en contradiction avec des annonces qui ont été faites en amont dans différentes instances.

On ne peut vous imposer d’autres missions que celles inscrites sur votre contrat de travail !

On comprend cette précipitation quand on voit comment certaines de ces injonctions contreviennent aux textes juridiques qui régissent les missions des Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap telles que définies par la circulaire du 3 mai 2017. Leurs contrats de travail stipulent que leurs fonctions s’exercent exclusivement à l’égard des élèves en situation de handicap.

On ne peut modifier votre contrat du jour au lendemain !

Or toute modification substantielle du contrat de travail doit faire l’objet d’un avenant envoyé par lettre recommandée avec accusé de réception ou en main propre contre décharge, le/la salarié-e ayant un mois pour l’accepter ou le refuser. Cela concerne le lieu du travail, la quotité horaire, les missions. Or dans certaines académies on exige des AESH d’être présent-e-s dans les écoles ou établissements, y compris quand aucun-e élève en situation de handicap n’est présent-e. On veut leur confier toutes sortes de tâches sans lien avec leurs missions. Notre organisation syndicale rappelle également que l’administration ne peut changer un-e AESH de lieu d’affectation sans avenant. En PIAL l’agent-e travaillera exclusivement dans les écoles ou établissements qui lui sont rattachés ; hors PIAL exclusivement dans l’école ou les écoles ou établissements d’affectation.

Notre priorité : protéger la santé des AESH

En obligeant les AESH à être présent-e-s dans les écoles ou établissements ou à se déplacer de l’une à l’autre, l’administration prend le risque d’augmenter inutilement la concentration d’adultes et le risque de propagation du virus, en particulier dans les zones rouges.

Si les familles ont fait le choix de ne pas mettre leurs enfants en situation de handicap les Accompagnant-e-s d’élèves en situation de handicap doivent pouvoir continuer à accomplir leurs missions auprès de ces élèves à distanciel dans la mesure des possibilités et contraintes technologiques et de la nature des handicaps, en partenariat avec les enseignants.

Une attention particulière doit être portée à la sécurité des AESH peu évoquée dans les protocoles sanitaires qui seront en présentiel et dont le métier suppose de fait une certaine proximité et des gestes techniques spécifiques. La distanciation physique dans le cas de l’accompagnement des élèves en situation de handicap est inapplicable. C’est à l’administration de proposer des modalités de travail et de fournir le matériel adéquat (masques FFP2, gants, sur-blouses) qui n’exposeront pas la santé et la sécurité des personnels. Ils ou elles devront avoir bénéficié de la formation aux gestes barrières exigée par le protocole avant le retour des élèves. Le Registre Santé et Sécurité Travail devra être mis à disposition de tous et toutes pour alerter de toute défaillance.

Les AESH doivent bénéficier des mêmes droits que les autres personnels (autorisation d’absence, droit de retrait...)

Certaines AESH considéré-e-s comme des personnes vulnérables doivent bénéficier au même titre que les autres personnels du droit aux autorisations spéciales d’absence et continuer à être payé-e-s, conformément à la circulaire de réouverture, sans avoir à entamer leurs droits par des arrêts maladie. Il n’existe pas une sous-catégorie de salarié-e-s au regard de la santé. Il en est de même pour les ASA pour garde d’enfants de moins de 16 ans ou en situation de handicap s’ils et elles ne peuvent être accueilli-e-s dans leur lieu de scolarisation. Pas plus que l’administration ne peut leur dénier la possibilité d’exercer leur droit de retrait s’ils ou elles devaient se sentir en danger imminent. Seul le ou la juge du tribunal administratif pourra en décider.

Stop aux pressions à l’encontre des plus précaires !

Toute pression hiérarchique (liée au renouvellement de contrat, à un entretien professionnel, à la quotité hebdomadaire qui ne serait pas effectuée… ) serait d’autant plus malvenue sur les AESH qu’ils et elles n’ont pas d’obligations de service au sens où on l’entend pour un-e titulaire et ne sont pas responsables du contexte sanitaire. La précarité de leur statut n’autorise pas à les considérer comme des agent-es polyvalent-e-s et à changer de facto leurs missions.

Comment agir ? Où s’informer ?

Nous invitons les AESH à consulter sur notre site les différents articles consacrés aux moyens légaux pour se protéger à partir du 11 mai comme ici : Autorisation spéciale d’absence, Télétravail, Arrêts maladies, Droit de retrait, Registre Santé et Sécurité au Travail, Droit de grève. Nous le mettons à jour au fur et à mesure des informations que nous recevons. N’hésitez pas à faire remonter aux différents Sud éducation locaux les situations problématiques en termes de droit du travail et de sécurité au travail.

Sud éducation restera vigilant au respect des droits des AESH et à la manière d’assurer leur sécurité par leurs employeurs. Plus que jamais l’égalité des droits des contractuel-les et des titulaires doit être appliquée. Le guide AESH est consultable ici.

Pour SUD éducation, les conditions sanitaires ne seront pas réunies et ne permettent pas une reprise en mai dans de bonnes conditions pour les élèves et le personnel.

Pour SUD éducation, il s’agit bien plutôt de préparer la rentrée de septembre qui doit donner lieu non seulement à la mise en œuvre de toutes les garanties sanitaires que le gouvernement se montre incapable de fournir actuellement, mais aussi à un plan massif d’investissement dans l’éducation dont l’embauche de personnels supplémentaires, de manière à compenser les inégalités qui se sont accrues pendant la période de confinement.

Face au risque que fait courir l’administration aux personnels ainsi qu’aux élèves et à leur famille, SUD éducation soutiendra les personnels qui feront usage de leur droit de retrait.

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:54

Les questions qui se posent fréquemment pour les AESH face à la réouverture annoncée des écoles et établissements :

1. Si les enfants dont on a la charge ne sont pas présent-e-s, devons-nous venir à l’école ?

2. Si oui devons-nous alors travailler avec des enfants sans notification ?

3. Peut-on nous demander de faire un travail qui ne soit pas avec les enfants (type préparations des cours avec les enseignant-e-s) ?

4. Doit-on venir lors de la "pré-rentrée" et quel est alors notre rôle ?

5. Peut-on gérer seule un groupe d’élèves ?

6. Si je suis fragile, ou que j’ai dans mon entourage une personne fragile, comment faire pour ne pas aller à l’école ou dans mon établissement ?

7. Je ne veux pas mettre mon enfant à l’école : je peux avoir une Autorisation Spéciale d’Absence pour le garder ?

8. Si je ne veux pas retourner en établissement, je peux refuser ?

Toutes les réponses à vos questions :

1. OUI et NON... Le confinement est fini, donc reprise du travail... En présentiel ou distanciel (voir point 7), auprès d’élèves ayant une notification, mais pas forcément les mêmes que d’habitude (voir point 2).

2. NON ! (les missions des AESH sont d’accompagner les enfant avec notif) ; mais d’autres enfants avec notif que ceux et celles suivi-e-s habituellement : OUI ; voire même possible d’aller dans un autre établissement s’il est dans la zone du PIAL (lorsqu’on en fait partie : voir sur son contrat).

3. NON pour faire les petites mains (dame-pipi, désinfection,...) bref, non pour tout ce qui ne relève pas de ses missions d’AESH ; OUI pour préparer la reprise des élèves qu’on suit ou pour les suivre à distance.

4. OUI si les mesures sanitaires de rentrée sont respectées (comme pour une pré-rentrée "normale") sinon droit de retrait ; voir dessous pour les modalités de retour en établissement (point 7)

5. Encore une fois, ne travailler qu’avec des élèves avec notif... du coup c’est comme d’habitude : pas censée être seule avec des élèves, sans la présence de l’enseignant-e

6. J’ai droit à une Autorisation spéciale d’Absence* (à demander à son employeur) : ASA avec certificat médical = remettre un certificat du médecin traitant interdisant le travail en présentiel pour raison de santé dans le cadre de la pandémie (attention ce n’est pas un arrêt de travail, il n’y a pas besoin, car cela ne doit pas être décompté dans les jours maladie). Je ne suis pas en télétravail.

7. Le ministère a déclaré aux organisations syndicales que pour les enseignant-e-s et AESH ayant des enfants et ne souhaitant pas les mettre à l’école, le télétravail serait possible dans un premier temps. Dans le cas où ils ou elles ne pourraient pas faire du télétravail, ils pourraient obtenir des ASA. Ces dispositions sont supposées s’arrêter au premier juin. SUD éducation réclame toutes les garanties sur cette question, et que les dispositions annoncées soient prolongées.

8. Oui, pour l’instant (jusqu’au 1er juin), a priori pour l’instant on peut rester en télétravail (choix à déclarer avant la reprise) (attention, ça n’a pas l’air d’être valable dans toutes les circonscriptions/départements...).

Sauf que pour les AESH, pas de télétravail tant que l’employeur ne fournit pas d’outil de télétravail (ordi, téléphone avec forfait,...) : donc vous indiquez que vous voulez travailler en distanciel, mais ensuite vous demandez du matériel pour pouvoir faire ce télétravail.

Si les conditions sanitaires dans l’établissement ne sont pas satisfaisantes pour me protéger, je peux exercer mon droit de retrait.

Liens utiles :

Droit de retrait : https://www.sudeducation.org/Reouverture-des-ecoles-et-etablissements-comment-exercer-son-droit-de-retrait.html

Outils légaux pour se protéger : https://www.sudeducation.org/Se-proteger-a-partir-du-11-mai-tous-les-outils-legaux.html

Guide AESH SUD éducation : https://www.sudeducation.org/Guide-AESH.html

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:51

Le 16 mars, les universités de la France entière se sont brusquement arrêtées. Elles ont dû en un temps record s’adapter à la nouvelle situation du confinement, adapter leurs cours et surtout adapter leurs modalités d’évaluation. Alors que la pétition nationale "Non aux examens en ligne qui creusent les inégalités dans l’enseignement supérieur !"1, soutenue par un grand nombre d’organisations syndicales et de collectifs, a recueilli près de 9000 signatures, partout sur le territoire, les établissements d’enseignement supérieur se préparent à faire passer des examens en ligne.

Tout en continuant à réclamer la validation automatique de ce semestre pour tou-te-s, nous nous inquiétons aujourd’hui des modalités d’examen prévues par les établissements d’enseignement supérieur. En effet, les fiches informatives 5 et 6 du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche 2 ouvrent la voie à des examens télé-surveillés. Ce type de pratiques existe depuis quelques années, mais jusqu’ici il n’a été utilisé que dans quelques facs. Cependant, le contexte actuel pousse un certain nombre d’établissements à tenter l’expérience. Il s’agit de contrôler les étudiant-e-s à distance, donc de relever leur identité, les surveiller via logiciel mouchard et webcam voire même en doublant avec la caméra du smartphone, leurs faits et gestes pendant le partiel.

Alors que beaucoup d’étudiant-e-s n’ont pas accès à du matériel informatique ou une connexion de qualité, alors que nombre d’entre elles et eux n’ont pas d’espace personnel pour travailler et être seul-e, un examen en temps limité surveillé par webcam ne paraît pas envisageable, sauf à rompre avec le principe d’égalité élémentaire. De plus, ce type de solutions demande un équipement performant, même quand on a un ordinateur à disposition : la grande majorité ne dispose pas d’ordinateurs puissants, ou de connexions suffisantes. Par ailleurs, un certain nombre d’étudiant-e-s sont rentré-e-s dans leur famille et se retrouvent dans des zones "blanches", avec une connexion très faible voire inexistante.

En termes de données personnelles, le Règlement Général de Protection des Données (RGPD) est clair sur la question : les données personnelles des utilisateurs et utilisatrices ne peuvent être collectées qu’avec leur plein gré. Il est évident que les étudiant-e-s qui sont obligé-e-s de passer leur partiel ne pourront donner leur accord librement pour être filmé-e-s et enregistré-e-s, ni voir leurs données personnelles collectées par une entreprise privée ou la fac (identité, photo, images d’intérieur de leur lieu de vie...).

Aujourd’hui nous le disons : nous n’acceptons pas que la surveillance technologique de toutes et tous se généralise jusque dans les foyers. Une grande partie des étudiant-e-s ne peut tout simplement pas accéder aux moyens techniques permettant de mettre en œuvre une telle solution, et les autres n’ont pas à se voir obliger une captation aussi importante des données personnelles. L’organisation d’examens télé-surveillés va contre le principe d’égalité et contre les normes les plus basiques de protection des données.

Nous le répétons : la seule solution valable pour tou-te-s est la validation automatique et la neutralisation du semestre ! Si les établissements d’enseignement supérieur souhaitent malgré tout mettre en place une évaluation finale, nous demandons que celle-ci se fasse sans surveillance et de manière asynchrone, pour permettre à toutes et tous de valider.

1 À retrouver ici : https://www.change.org/p/madame-la-ministre-de-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-et-de-la-recherche-non-aux-examens-en-ligne-qui-creusent-les-in%C3%A9galit%C3%A9s-dans-l-enseignement-sup%C3%A9rieur-validation-du-semestre-pour-tout-es?recruiter=1072363733

2 Les fiches informatives, circulaires et ordonnances concernant l’adaptation de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche au confinement sont disponibles ici : https://services.dgesip.fr/T712/covid_19

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:48

Alors que les enseignant-e-s reçoivent en permanence des injonctions contradictoires, des informations qui évoluent au gré des discours officiels et ne savent même pas s’ils et elles pourront reprendre les cours dans des conditions assurant leur sécurité et leur santé, l’Éducation nationale a trouvé le temps d’élaborer et de diffuser une fiche intitulée Coronavirus et risque de replis communautaristes.

Cette fiche vise explicitement les habitant-e-s des quartiers populaires, et en leur sein, les musulman-e-s ou identifié-e-s comme tel-le-s. L’expression « séparatisme », employée par Emmanuel Macron lors de la dernière polémique médiatique concernant les musulman-e-s, est bien sûr présente dans la fiche, qui appelle à anticiper des réactions prétendument « communautaristes » en ne se basant sur aucune étude ni aucune réalité de terrain.

Depuis le début de l’année scolaire 2019-2020, le ministre Blanquer a multiplié les sorties scandaleuses, créant des polémiques stigmatisant les personnes musulmanes ou supposées telles. Il a été démenti par ses propres services sur le prétendu défaut de scolarisation des petites filles musulmanes. Il a attaqué la FCPE à propos d’une affiche de campagne montrant une femme portant le voile. Il s’est refusé à condamner l’agression d’une mère d’élève portant le voile accompagnant une sortie scolaire par un élu RN. Cette fiche s’inscrit dans la continuité d’un discours officiel islamophobe au sommet de l’institution scolaire.

Parallèlement, le ministre et ses services s’inquiètent dans cette fiche que « la crise du Covid 19 peut-être utilisée par certains pour démontrer l’incapacité des États à protéger la population ». Par cynisme, ils s’inquiètent de ce que la population nourrisse une « défiance envers les discours scientifiques », alors même que la décision de rouvrir écoles et établissements scolaires contrevient directement aux recommandations du Conseil scientifique. S’il est évident que la période est propice aux rumeurs et aux fausses nouvelles, la diffusion d’intox est moins l’apanage des classes et des quartiers populaires que du gouvernement et des capitalistes.

Le gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, porte la responsabilité du démantèlement des services publics, en particulier de santé, et du système de protection sociale dans son ensemble. Juste avant la crise sanitaire, le pays a connu un mouvement de grève massif et puissant contre le démantèlement du système de retraites. Les rédacteurs et rédactrices s’alarment d’une « possible fronde contre les mesures gouvernementales ». Ils ont bien raison : les capitalistes doivent payer la crise.

Le ministre Blanquer doit protéger les enfants, leurs familles ainsi que les personnels, et non stigmatiser toujours les mêmes personnes pour escamoter sa gestion calamiteuse et les désaveux à répétition qu’il subit au quotidien.

SUD éducation dénonce ce nouvel acte de stigmatisation islamophobe que constitue cette fiche.

SUD éducation revendique un plan massif d’investissement pour le service public d’éducation, avec les recrutements nécessaires, pour une école véritablement

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:43

Le ministère a convoqué les représentant-e-s au Conseil Supérieur de l’Éducation dès le 11 mai 2020 afin de présenter les textes réglementaires concernant les modalités d’attribution de l’examen du baccalauréat et du brevet des collèges au contrôle continu.

SUD éducation dénonce le déni de démocratie permis par l’état d’urgence sanitaire grâce auquel le Ministère peut se dispenser d’un vote concernant les textes qu’il propose.

SUD éducation a déjà vivement condamné auprès du ministère les inégalités que creuse le recours au contrôle continu. Le contrôle continu, défendu depuis longtemps par le ministre de l’Éducation nationale, est une mesure de casse du cadre national des diplômes et des protections qui en résulte pour les salarié-e-s dans le monde du travail. Après la suppression du BEP et la territorialisation induite par la réforme du baccalauréat, le contrôle continu est une nouvelle attaque contre les salarié-e-s.

L’éventuelle reprise échelonnée sur le territoire en mai et en juin et ses adaptations locales, ainsi que les difficultés matérielles survenues pendant et après le confinement accentueront les inégalités scolaires. Ajouter à cette situation anxiogène de pandémie la pression d’examens remaniés au dernier moment est irresponsable, à l’égard des candidat-e-s comme des personnels. Le ministère a annoncé qu’aucune note obtenue entre le début du confinement et la fin de l’année scolaire ne comptera dans le contrôle continu pour l’obtention du brevet des collèges et du baccalauréat.

Face à l’urgence sanitaire et sociale, la priorité n’est ni de finir le programme à toute vitesse en juin, ni de bricoler des notes pour « gonfler » le contrôle continu en vue du baccalauréat, ni de convertir dans l’urgence les compétences validées en 3e en notes chiffrées en vue du brevet. Il s’agit au contraire de mettre les moyens nécessaires pour accompagner tous les élèves dans les meilleures conditions. Il est urgent de favoriser la poursuite de leurs études avant les congés d’été.

Pour cela, le ministère doit annoncer la titularisation des personnels précaires déjà en poste et la création de postes afin d’améliorer les taux d’encadrement et de baisser les effectifs par classe.

Pour SUD éducation, la seule mesure responsable à prendre en cette période est l’obtention automatique des diplômes du baccalauréat et du brevet pour tou-te-s les candidat-e-s inscrit-e-s avec une possibilité de redoublement pour ceux et celles qui le souhaitent. Faisons confiance aux enseignant-e-s, à leur travail, aux élèves et à leurs familles plutôt que d’accroître les inégalités, trier et pénaliser des élèves.

Enfin, SUD éducation appelle le ministère à prendre une mesure de responsabilité en annulant les épreuves anticipées de français pour les élèves de première. La tenue de ces épreuves présente des risques sanitaires pour les personnels comme pour les élèves. On ne peut imposer cette source d’inquiétude supplémentaire.

Pour SUD éducation, c’est la santé, la sécurité et le bien-être des élèves et des personnels qui comptent aujourd’hui.

Pas de reprise, pas d’évaluation, tant que les conditions sanitaires et scolaires ne sont pas satisfaisantes sur tout le territoire et pas « d’examen-sanction » !

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:41

Déclaration liminaire de SUD éducation devant le comité « Suivi sectoriel de la crise du Covid-19 - enseignement supérieur » de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale

Enseignement supérieur : la priorité doit aller au présentiel

L’illusion de la continuité pédagogique

L’activité d’enseignement, en tant qu’elle se déroule très majoritairement en présentiel dans la plupart des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, s’est interrompue à la suite de l’arrêt de l’accueil des étudiant-e-s à partir du lundi 16 mars. Cette décision, à savoir d’une fermeture au public des établissements et non d’une fermeture administrative pleine des établissements comme il peut s’en produire lors d’épisodes climatiques sévères par exemple, a produit ce second semestre bancal et illusoire. Le Ministère et les équipes dirigeantes ont prétendu que les établissements pouvaient continuer d’assurer leurs missions tout en fonctionnant en mode dit « dégradé », cependant que le personnel et les étudiant-e-s constataient quotidiennement l’impasse de la numérisation des missions de l’université, à commencer par l’enseignement.

Le personnel des établissements de l’ESR (administratif, technique et enseignant) s’est attaché à maintenir avec les étudiant-e-s un lien pédagogique, qui ne saurait tenir lieu d’un enseignement au sens plein, et qu’il faut distinguer d’une continuité pédagogique factice. Les limites de celles-ci ont aussi révélé les conditions matérielles et financières précaires de beaucoup d’étudiant-e-s ne bénéficiant ni des outils informatiques pour poursuivre des études à distance, ni des conditions d’existence leur permettant de poursuivre sereinement des études tout court.

Pour ces raisons, nous réaffirmons aussi que le semestre ne s’est pas déroulé dans des conditions permettant un contrôle des connaissances : les évaluations à distance imposées par les directions d’établissements sous les encouragements du Ministère sont une mascarade dégradante à l’égard des diplômes universitaires. Elles sont génératrices d’une surcharge de travail généralisée, qui fragilise les personnels au moment où la fatigue physique et psychique liée au travail à distance et au confinement se font sentir. Elles refusent de prendre en compte les effets produits par l’épidémie et le confinement : peur, incertitude, anxiété, l’isolement, démotivation, qui ont entravé l’activité d’apprentissage des étudiant-e-s. Ces évaluations à distance sont enfin l’occasion de franchir une nouvelle étape dans la numérisation des activités d’enseignement et leur marchandisation partielle, lorsque le Ministère oriente les établissements vers des prestataires privés d’évaluation à distance, et incite à procéder pendant les examens à une télé-surveillance liberticide.

Les agent-e-s et le dialogue social malmenés

La période récente s’est avérée punitive pour les agent-e-s du service public d’enseignement supérieur et de recherche, après que le travail à distance s’est généralisé de manière sauvage. Assuré par beaucoup de collègues avec leurs outils personnels, il est générateur de souffrance physique et psychique, a fortiori lorsqu’on intime aux agent-e-s de poursuivre leur travail à distance tout en assurant la garde des enfants et le soin des malades, et que le temps de travail s’allonge inexorablement pour faire face aux exigences de création et de maintenance d’une infrastructure numérique, de mise en ligne de contenus d’enseignement, de préparation d’évaluations en ligne. Le Ministère et les directions des établissements, cependant, se sont emparées des mesures punitives prises à l’encontre des agent-e-s de la Fonction publique, avec des RTT et des congés imposés par l’Ordonnance n° 2020-430 du 15 avril 2020.

De manière plus générale, le Ministère a fait preuve d’un autoritarisme assumé lorsqu’il s’est agi de nier la liberté pédagogique en s’opposant aux mesures de neutralisation et/ou de validation automatique défendues dans de nombreuses universités par les organisations syndicales et étudiantes, et utilisé pleinement la crise sanitaire pour contourner des instances de dialogue social bien malmenées. Les plans de reprise des activités ont été présentés au dernier moment aux CHSCT ministériel et d’établissement, ainsi qu’à des comités techniques privés de leur unique pouvoir, celui de rendre un avis. Peut-être la Ministre trouve-t-elle la compagnie des journalistes plus agréable, puisque c’est par voie de presse, dans le Parisien du 7 mai, que nous avons pris connaissance de ce qui semblent être les orientations pour la rentrée, en particulier le recours aux « cours à distance ».

Rendre possible les enseignements présentiels

Oui, il existe des enseignements à distance qui ont permis à diverses catégories – des prisonniers et prisonnières par exemple – d’accéder à une formation universitaire et d’obtenir les diplômes correspondants. Ces enseignements à distance demandent toutefois des moyens considérables, une longue élaboration pédagogique et fonctionnement surtout avec un public très motivé, souvent plus âgé que la majorité des étudiant-e-s en formation initiale. Ils nécessitent aussi un encadrement strict et un soutien fort : fourniture des outils aux enseignant-e-s et aux étudiant-e-s ; prise en compte de la surcharge de travail impliquée par le transfert et/ou la création d’enseignements en distanciel ; aménagement des évaluations pour pallier les faiblesses du numérique et éviter la télé-surveillance.

Parce que tous les enseignements ne sont pas transférables en distanciel, parce que les études ne se résument pas à l’appréhension de contenus de connaissance mais comportent une dimension de socialisation essentielle, la priorité doit continuer d’aller à l’enseignement présentiel. La reprise de ce dernier ne peut se faire que si les conditions sanitaires sont réunies, mais encore faut-il que la volonté et les moyens existent afin de le rendre possible.

SUD éducation regrette donc que pour l’année universitaire prochaine, le grand bond en avant vers l’université numérique semble constituer l’unique feuille de route de la Ministre, laquelle n’a pour l’instant donné aucun détail aux représentant-e-s du personnel et des étudiant-e-s, mais semble déjà clore le débat sur les grandes orientations.

SUD éducation affirme que d’autres choix sont possibles et souhaitables pour les étudiant-e-s comme pour les agent-e-s du service public d’enseignement supérieur et de recherche :

-recruter massivement des agent-e-s titulaires et mettre à disposition les locaux nécessaires pour des enseignements en petit groupe ;

- différer la rentrée jusqu’à ce que les conditions pour une rentrée présentielle soit réussie, quitte à remettre en question la rigidité du calendrier universitaire découpé en semestres pour rentrer dans le moule LMD ainsi que l’obsession évaluative qui guide aujourd’hui trop souvent l’organisation des études.

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Published by SUD 61
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 10:37

Communiqué intersyndical CGT éducation, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC, SNEP, SNES, SNUEP, SUD éducation


L’annonce de la réouverture des établissements du second degré (à partir du 18 mai pour les collèges dans les zones vertes et éventuellement début juin tous les collèges et lycées) a été accueillie avec inquiétude, scepticisme par les personnels que nous représentons. Inquiétude quant aux risques sanitaires que représente le regroupement de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes dans un même lieu ; scepticisme quant à l’intérêt pédagogique d’une reprise tardive dans des conditions très dégradées.

Cette réouverture imposée ne peut se faire à marche forcée, prenant le risque de ne pas réunir les conditions de sécurité sanitaire des élèves et des personnels, de ne pas avoir de sens éducatif et pédagogique, de ne pas respecter les droits des personnels : charge et organisation du travail, respect des missions.

La priorité est la santé et la sécurité des élèves et des adultes. Des conditions strictes de sécurité doivent être respectées, s’appuyant sur le protocole sanitaire national. Avant la réouverture, les personnels des collèges et des lycées doivent être partie prenantes des discussions sur les conditions sanitaires de réouverture des établissements et faire valoir leurs exigences. Si les conditions qu’elles et ils jugent nécessaires ne sont pas réunies, un établissement ne peut ouvrir. Si après réouverture, les personnels constatent que les conditions de réouverture et de reprise en présentiel leur font courir des risques pour leur santé ainsi que celles de leurs élèves, nous les accompagnerons pour qu’ils exercent leur droit de retrait.

Si les conditions sont réunies pour la réouverture, celle-ci ne peut se faire qu’à l’issue d’un travail collectif préparatoire, dans le strict respect du protocole sanitaire. Il faut notamment que puissent se réunir les instances démocratiques des collèges et des lycées : conseil d’administration, le conseil de la vie collégienne, le conseil de la vie lycéenne et la commission hygiène et sécurité.

Enfin les équipes doivent disposer du temps pour travailler ensemble à la construction du sens pédagogique de la reprise.

Dans le cadre de la préparation des reprises, une attention toute particulière doit être apportée aux internats qui ne doivent pas être ouverts quand le protocole sanitaire ne peut pas être respecté, que ce soit par manque de matériel de protection et d’hygiène, ou par manque de personnels pour en assurer l’encadrement ou le nettoyage.

L’accueil des élèves ne doit pas être guidé par des objectifs chiffrés au détriment de la sécurité et de la qualité éducative et pédagogique.

Nous sommes convaincus que c’est dès maintenant que doit se préparer la rentrée 2020, dont on sait qu’elle ne sera pas une rentrée ordinaire. Nous demandons que les personnels y soient largement associés et que les moyens nécessaires soient octroyés.

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