5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 15:01

Examens, Bac, DNB, 3e trimestre : la FAQ de SUD éducation

Bulletins, notes, livrets, évaluations, orientation

Dois-je absolument finir le programme ?

Non. La circulaire du 4 mai 2020 indique que :

« l’enjeu n’est pas de finir les programmes mais de s’assurer que les élèves maîtrisent les connaissances nécessaires pour poursuivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Il s’agit d’éviter que les difficultés non surmontées au cours de cette année si particulière ne s’ancrent durablement. »

Pour SUD éducation, il ne saurait être question de mettre les bouchées doubles pour finir à tout prix les programmes, alors que les inégalités se sont énormément accrues depuis le 16 mars : l’essentiel est avant tout de consolider les apprentissages et les acquis en prévision de la rentrée prochaine, et de permettre aux élèves de renouer le lien avec l’école avant les congés de fin d’année scolaire.

Pour les classes sans examen final : comment remplir les bulletins du troisième trimestre ?

La circulaire du 4 mai 2020 relative à l’ouverture des écoles et établissements scolaires indique à propos des modalités d’évaluation du 3e trimestre que « les professeurs continuent à évaluer leurs élèves selon les modalités qu’ils fixent ».
Par conséquent, hors classe à examen, les enseignant-e-s peuvent saisir des notes, et doivent saisir des appréciations.

Pour les classes sans examen final : faut-il mettre des notes ?

La seule consigne donnée par le ministère était de ne pas évaluer les élèves pendant le confinement, afin de ne pas accroître des inégalités sociales et scolaires déjà si présentes.
Dans les collèges qui ont commencé à accueillir progressivement les élèves, les enseignant-e-s sont libres d’évaluer ou non les élèves : cela ne peut leur être imposé par le ou la chef-fe d’établissement.
Pour SUD éducation : l’heure n’est pas à l’évaluation mais à la remédiation scolaire et à l’accompagnement social.

Pour les classes sans examen final : quelles appréciations dans les bulletins ?

Quant aux appréciations qui figureront sur les bulletins du troisième trimestre, dans de nombreux collèges et lycées, la hiérarchie demande aux enseignant-e-s de noter une appréciation qui valorisent les élèves qui ont travaillé à distance sans pénaliser ceux et celles qui n’ont pas pu travailler.

Pour SUD éducation, il est inacceptable de demander de faire un bilan du travail réalisé à distance. SUD éducation conseille aux enseignant-e-s de se limiter à leurs obligations réglementaires en se bornant à donner des conseils pour l’année prochaine, sans mention du bilan du travail à distance.

Au sujet des notes inscrites dans le livret scolaire :

Les notes obtenues pendant le confinement ne seront pas prises en compte, mais elles peuvent donner lieu à une appréciation des professeur-e-s.
Votre proviseur-e ne peut pas vous demander d’inventer une ou des notes pour le troisième trimestre.

  • Pour SUD éducation, la fabrication d’un bulletin pour le 3e trimestre à partir d’évaluations qui auraient eu lieu après la date du 16 mars n’est pas acceptable. D’une part, le nombre de notes obtenues avant le confinement est trop faible (voir nul pour beaucoup) pour permettre la constitution d’un bulletin. D’autre part, il ne doit pas y avoir de notes après le retour du confinement, celui-ci ayant trop creusé les inégalités scolaires. La seule solution possible réside donc dans le fait de ne pas mettre de notes au 3e trimestre, mais simplement une appréciation du type : “Pas de note pour ce 3e trimestre. X ou Y mérite d’obtenir le [DNB, CAP, BAC...]”.
  • Pour SUD éducation, les enseignant-e-s doivent mettre en œuvre, en fonction des décisions qui seront prises par les équipes, des solutions pour que les appréciations soient le moins pénalisantes possible, pour l’orientation ou l’obtention des examens au contrôle continu.

Au sujet des appréciations inscrites dans le livret scolaire :

SUD éducation appelle les enseignant-e-s à ne pas accroître les inégalités en pénalisant les élèves qui n’avaient pas les moyens de travailler pendant la période de fermeture des établissements scolaires. Noter l’assiduité ou la motivation de certain-e-s élèves dans les appréciations du troisième trimestre, c’est souligner les carences des autres. Pourtant, chacun-e sait que les conditions d’étude à la maison sont très inégales.
La seule solution possible réside donc dans le fait de ne pas mettre de note au 3e trimestre, mais simplement une appréciation du type : “Pas de note pour ce 3e trimestre. X ou Y mérite d’obtenir le [DNB, CAP, BAC...]”.

Est-ce que l’établissement d’origine peut être pris en compte pour la délivrance des examens ou des mentions ?

Les jurys pourront avoir accès à des informations administratives sur l’établissement d’origine du ou de la candidat-e, en particulier sur les taux de réussite et de mentions attribuées l’an passé afin de revaloriser les notes de contrôle continu.
C’est absolument inacceptable : cela revient à discriminer les candidat-e-s en fonction de l’établissement d’origine. SUD éducation refuse cette dérive, déjà à l’œuvre avec Parcoursup, qui constitue une rupture d’égalité majeure entre les candidat-e-s.

Au sujet de l’orientation

Enfin, l’accompagnement des élèves dans leurs choix d’orientation n’a pas pu se faire dans des conditions acceptables, et s’est montré extrêmement chronophage et anxiogène pour les enseignant-e-s chargé-e-s de le faire. En particulier, Parcoursup a été maintenu tel quel en triant les futur-e-s étudiant-e-s et en les mettant sous pression : de nouveau, nombre d’étudiant-e-s se trouveront sans affectation ou subiront une affectation par défaut. En cette fin d’année et au vu d’un calendrier qui ne tient pas du tout compte du confinement, il est maintenant trop tard pour reprendre à zéro un dialogue avec l’élève et sa famille pour l’aiguiller dans le choix d’une autre orientation quand celle qu’il ou elle a demandé semble inadaptée.

SUD éducation conseille aux enseignant-e-s d’appuyer le plus possible le choix des élèves, notamment dans les conseils de classe, afin de ne pas imposer une orientation que l’élève n’aurait pas choisie. En cette période de crise sanitaire, la machine du tri social suit son cours : ne la laissons pas broyer toujours plus d’élèves !

Examens

Pour SUD éducation, la solution la moins inéquitable à cette étape sera donc d’attribuer les examens (CFG, DNB, CAP, BEP, BAC, E3C pour la spécialité en fin de 1re, BTS) à l’ensemble des candidat-e-s.

Pour le DNB, comment ça se passe ?

L’obtention du brevet dépend pour plus de moitié du Livret Scolaire (qui sanctionne la maîtrise du Socle Commun de Compétences, de Connaissances et de Culture). Le reste ne serait plus constitué par des épreuves terminales mais par les notes de contrôle continu, c’est-à-dire la moyenne des deux premiers trimestres dans les disciplines évaluées aux Brevet.
Pour les disciplines scientifiques (SVT - Physique Chimie – Technologie) : on prend en compte la moyenne des trois matières.
Il n’y aura pas d’épreuve orale, cette épreuve notée sur 100 disparaît, ainsi le brevet n’est pas noté sur 800 points mais sur 700 points.

La FAQ sur le site du ministère permet la prise en compte des notes obtenues après la réouverture. SUD éducation s’y oppose. L’heure n’est pas à l’évaluation après deux mois sans école voire plus dans certains départements mais à poursuivre l’accompagnement des élèves. Maintenir des évaluations alors que tous les élèves n ne sont pas accueillis c’est maintenir une inégalité de traitement en fonction des zones et des situations locales.

En classe de Première : qu’en est-il de l’EAF (Épreuve Anticipée de Français) ?

Les épreuves d’EAF sont annulées. Le note d’EAF est remplacée par la moyenne des notes trimestrielles obtenues au cours de l’année en classe de français avant le 16 mars.
Le ministère a parlé au CSE du 18 mai de la possibilité d’ouvrir les notes du 2nd trimestre pour y intégrer les notes obtenues entre le début du 3eme trimestre et le début du confinement le 16 mars.

En classe de Première : qu’en est-il des E3C ?

La deuxième session des E3C (E3C2) est annulée. Pour chaque matière, la note retenue au baccalauréat sera la moyenne de la première session d’E3C en classe de première et la troisième session en classe de terminale.
Dans les lycées où l’épreuve des E3C1 n’a pas eu lieu, le ministère insiste pour qu’elle soit rattrapée dès que cela sera possible. SUD éducation s’oppose à ce rattrapage qui n’a aucun sens d’un point de vue pédagogique.
La FAQ du ministère indique que s’agissant de la spécialité abandonnée en fin de première et qui devait être évaluée par la deuxième session des E3C (E3C2), la note retenue sera la moyenne des moyennes trimestrielles tout comme pour l’enseignement scientifique.
Aucune note obtenue après le 16 mars ne sera prise en compte.
La fédération SUD éducation revendique l’abandon définitif des E3C.

En classe de Terminale : comment se déroule le baccalauréat général et technologique ?

Les épreuves terminales sont remplacées par le contrôle continu. Le jury se prononcera à partir des notes et des appréciations inscrites sur le livret scolaire.

Comment le baccalauréat professionnel sera-t-il évalué ?

Les épreuves terminales sont remplacées par les notes de CCF et si il n’y a pas eu de CCF par la moyenne des moyennes trimestrielles de la discipline. Le jury se prononcera à partir des notes et des appréciations inscrites sur le livret scolaire, qui n’est pas encore dématérialisé dans la voie professionnelle.

Rattrapage

Les candidat-e-s ayant entre 8 et 10 de moyenne seront invités à se présenter à un oral de rattrapage, pour deux matières de leur choix, qui aura lieu entre le 8 et le 10 juillet.

Les candidat-e-s ayant une moyenne inférieure à 8 ou ne pouvant présenter de livret scolaire seront amené-e-s à composer lors d’une session exceptionnelle en septembre.

Pour SUD éducation passer des épreuves dans de telles conditions relève du non sens et nous revendiquons l’attribution du diplôme à tou-te-s les candidat-e-s inscrit-e-s à l’examen.

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 14:11
Pour SUD éducation, aucun licenciement de stagiaire en fin d’année !

Communiqué de SUD éducation

Par un arrêté du 26 mai, le ministre Blanquer modifie les règles de titularisation des fonctionnaires stagiaires. L’arrêté réserve la visite de l’inspection aux stagiaires dont l’administration envisage le licenciement.

Cela signifie que l’administration peut décider cette année le redoublement de l’année de stage, avec les conséquences financières et sur la carrière que comporte cette décision, sans même qu’une visite en bonne et due forme ait lieu. Dans le premier degré, le jury présidé par le DASEN prendra donc sa décision sur la base d’une décision de jury reposant essentiellement sur le rapport de la tutrice ou du tuteur, et d’un rapport produit par un-e IEN qui n’aura peut-être jamais rencontré l’agent-e. Dans le second degré, le poids de l’avis du ou de la chef‑fe d’établissement dans la proposition au recteur est encore renforcée, au détriment des considérations pédagogiques.

Cet arrêté vient renforcer le rôle de la hiérarchie dans la procédure de titularisation. Les corps d’inspection sont amenés à produire le matériel à charge de l’administration qui a décidé de licencier un personnel.

Alors que la formation des stagiaires a cette année été encore plus défaillante que d’ordinaire du fait de la crise sanitaire, le ministère n’a rien de plus pressé de que de couvrir les décisions de licenciement et de renouvellement d’ordinaire déjà particulièrement opaques.

Pour SUD éducation, cette crise sanitaire a montré l’urgence à recruter davantage de personnels dans les écoles et les établissements scolaires afin de réduire les inégalités scolaires et d’accompagner au mieux les élèves. Le Ministre de l’Éducation nationale doit prendre ses responsabilités en permettant à tous les personnels stagiaires d’être titularisés, puis en rétablissant une véritable formation continue en présentiel et incluant les pédagogies alternatives, enfin en donnant les moyens de coordination et d’auto-formation avec les pairs tout au long de leur carrière.

 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 14:06

Concours de recrutements : SUD éducation revendique le recrutement de toutes et tous les admissibles

Communiqué de SUD éducation

Tandis que la fin de l’année scolaire approche, les candidat-e-s aux concours de l’enseignement sont toujours plongé-e-s dans l’incertitude.

Concours externes

Les oraux sont supprimés pour de nombreux concours externes :
le CRPE dans tous les départements ;

  • Capes externe : suppression de l’oral pour lettres, mathématiques, histoire-géographie, documentation, la plupart des langues, informatique, philosophie, physique-chimie, SVT, SES arts plastiques, éducation musicale.
  • tous les Caplp ;
  • Agrégation : seules certaines disciplines voient l’oral supprimé : histoire, géographie, mathématiques, EPS, musique, philosophie, arts.

Dans ces cas de figures, le ministère prévoit de recruter sur la base du classement aux épreuves écrites d’admissibilité, avec une liste complémentaire.

SUD éducation se félicite que la mobilisation des candidat-e-s et des organisations syndicales aient contraint le ministre à renoncer au maintien de l’oral dans dans conditions inacceptables.

Toutefois, le ministère s’entête à faire passer des épreuves orales pour certaines sections. De plus, pour certains concours, le ministère supprime ou modifie des épreuves. Changer les règles en cours d’année introduit une nouvelle inégalité à la fois entre les concours, mais aussi et surtout entre les candidat-e-s, ajoutant de l’incertitude à l’angoisse des candidat-e-s qui se préparent depuis de nombreux mois.

Concours internes

En ce qui concerne les concours internes, le ministre vient d’annoncer l’annulation des épreuves orales, et l’admission des admissibles les mieux classés. Cette position est intenable :

  • alors même que les personnels continuaient tant bien que mal la continuité pédagogique, ils et elles, en l’absence de décision ministérielle, ont poursuivi la préparation de l’oral ;
  • le changement de règles est injuste, car il prive de chances les admissibles qui comptaient sur les épreuves orales.

Revendications de SUD éducation

Pour SUD éducation, les atermoiements du ministre doivent cesser. La crise sanitaire a révélé une nouvelle fois le manque criant en personnels enseignants. SUD éducation se tient aux côtés des candidat-e-s et des personnels, et revendique un recrutement massif de personnels dès la rentrée prochaine, ce qui doit se traduire par :

  • le recrutement sans délai de toutes et tous les admissibles pour les concours internes, et l’annulation des épreuves orales ;
  • le recrutement de toutes et tous les admissibles pour les concours externes, et l’annulation des épreuves orales ;
  • la titularisation de tous les personnels contractuels.

Tous les personnels qui seront reçus ainsi doivent bénéficier dès cette année d’une formation de qualité et d’un accompagnement pédagogique à même de les aider à prendre leur poste dans les meilleures conditions.

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 14:01
Les effets de la crise sanitaire amplifiés par le démantèlement de l’enseignement professionnel

Dans son discours devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Édouard Philippe annonçait que les élèves du lycée professionnel faisaient partie des élèves « prioritaires » pour le retour en classe, car plus à risque face au décrochage. Alors qu’en est-il des 650 000 élèves de la voie professionnelle ?

Un nombre d’élèves décrocheurs qui a explosé pendant le confinement

Cette crise a mis au jour les fragilités sociales et scolaires des élèves de lycée professionnel : pour une majorité des élèves, le travail en autonomie à la maison était impossible. Les chiffres concernant le décrochage pendant et après la période de confinement sont largement sous-estimés. Aux difficultés de travailler des gestes professionnels à distance sans matériel, ni professeur, s’est ajouté un accès très inégal au numérique.
Pour les personnels, les difficultés à « suivre » leurs élèves à distance pendant le confinement se sont additionnées, en plus d’une situation déjà intenable au quotidien. L’application à marche forcée de la réforme de la voie professionnelle a fragilisé et a perturbé l’organisation des lycées professionnels. La réorganisation en famille des métiers représente une difficulté supplémentaire pour l’orientation à distance des élèves cette année. Les inquiétudes des enseignant-e-s au sujet de l’obtention des diplômes de leurs élèves ainsi que les possibilités de poursuite d’études sont fortes.

Des inégalités amplifiées par le contrôle continu !

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé le remplacement des épreuves terminales du baccalauréat par les CCF. Lorsqu’il n’y a pas de notes de CCF, les épreuves terminales sont remplacées par la moyenne des 1er et 2d trimestre de terminale.
La question des examens et du recours au contrôle continu et au CCF interrogent. Entre les périodes de PFMP et la période de confinement, les élèves n’ont eu que peu de contact avec les établissements scolaires et leurs enseignant-e-s cette année. Ils et elles n’ont pas bénéficié de véritables temps d’apprentissage scolaire. Les CCF constituent une évaluation trop précoce qui ampute les temps de cours, dont le volume horaire des matières générales a aussi été fortement réduit suite à la réforme de la voie professionnelle. Ce choix de remplacer les épreuves terminales par un contrôle continu conduit les équipes à tenter de « bidouiller » localement afin de ne pas pénaliser les élèves avec une ou des notes qui ne sont pas représentatives du niveau des élèves.

La voie professionnelle : toujours sacrifiée

Cette crise met au jour les limites du projet ministériel d’un enseignement professionnel au service du patronat et de la réduction des coûts qui est induit par les réformes successives (famille des métiers, mixité des publics, réduction drastique de la taxe d’apprentissage, montée en puissance de l’apprentissage, suppression du BEP, qui était pourtant un diplôme qualifiant indexé sur la grille salariale). En fragilisant le fonctionnement des établissements, en mettant en difficultés les personnels, cette politique a accentué les inégalités dont la conséquence, en cette période de confinement, se manifeste par le décrochage massif de nos élèves. L’obtention du diplôme serait sanctionnée par des notes obtenues il y a plusieurs mois. Les inégalités sociales et face au numérique constituent un mur entre les élèves et les établissements scolaires de la voie professionnelle. Le peu de ressources proposées par le Cned dans le dispositif « Ma classe à la maison » pour les enseignements des filières professionnelles est notable à cet égard.

Pour SUD éducation, il faut rétablir de la justice et de l’égalité dès le mois de juin en délivrant les diplômes du Bac Pro, de CAP et de BEP à tou-te-s les candidat-e-s inscrit-e-s, et en préparant la rentrée de septembre de manière à accompagner le retour des élèves au lycée.
SUD éducation revendique l’abandon de la réforme de la voie professionnelle : l’urgence n’est pas d’appliquer cette réforme anti-pédagogique qui dégrade les conditions de travail mais d’attribuer des moyens conséquents au lycée professionnel pour améliorer le cadre d’étude et l’accompagnement des élèves.
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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 13:59

2S2C : SUD éducation dénonce une attaque d’ampleur contre le service public d’éducation

Le 21 avril, dans le cadre des annonces concernant la réouverture des écoles et établissements, le ministre Blanquer annonçait la mise en place des dispositifs 2S2C, pour “Santé, sport, citoyenneté, culture”. Ce dispositif est mis en place dans le cadre de conventions entre l’Éducation nationale et les collectivités territoriales. Le but affiché est de favoriser la prise en charge des enfants en-dehors des écoles et établissements, pour permettre à ceux-ci et celles-ci de respecter l’application du protocole sanitaire.

Au vu des annonces, il apparaît maintenant clairement qu’il s’agit d’un nouveau cheval de Troie de la casse des statuts et une étape d’ampleur de la territorialisation de l’école. Le résultat en sera un transfert de compétences de l’Éducation nationale vers les collectivités, et de ce fait un accroissement des inégalités entre les territoires en matière d’offre de formation. Blanquer utilise ainsi cyniquement la crise sanitaire pour faire avancer son projet d’école libéral et réactionnaire.

Le projet consiste en effet à externaliser ce qui concerne le sport et les activités artistiques vers les collectivités. Que ce soit dans le premier ou le second degré, ces enseignements font intégralement partie des missions des personnels enseignants. Pour Blanquer, il s’agit là d’une nouvelle opportunité de recentrer les apprentissages scolaires sur le “lire-écrire-compter”, et d’éloigner l’école de la société. Pour SUD éducation, les activités physiques et artistiques font partie intégrante d’un enseignement émancipateur, contre une vision utilitariste de l’école qui se limite à l’enseignement des supposés fondamentaux. Elles nécessitent une formation initiale et continue importante et la professionnalité des enseignant-e-s qui les dispensent ne peut être foulée aux pieds de cette manière.

Ce transfert de compétences est de plus une menace contre les garanties statutaires. L’avenir du corps des professeur-e-s d’EPS est particulièrement concerné, dans le cadre qui se dessine d’un remplacement l’EPS par les clubs de sports. Celui des enseignant-e-s artistiques l’est aussi. Au-delà, avec la perspective d’une articulation du temps éducatif entre enseignements scolaire le matin et activités prises en charge par les collectivités l’après-midi, c’est bien une attaque d’ampleur contre les obligations de service qui s’annonce.

Enfin, il s’agit d’une nouvelle étape dans la territorialisation de l’école, qui va aggraver les inégalités scolaires. En effet, le transfert de compétences annoncé va creuser l’écart entre les collectivités en terme d’offre de formation. Si les enseignements sportifs et artistiques sont pris en charge par les collectivités, il est certain qu’ils ne seront pas de même qualité entre une collectivité riche et une collectivité pauvre : il est d’ores et déjà certain que la compensation envisagée par le ministère ne couvrira pas la dépense des collectivités. Encore une fois, ce seront les enfants des milieux populaires et des espaces ruraux qui en feront les frais.

Pour SUD éducation, le dispositif 2S2C, c’est donc :

  • un projet réactionnaire de réduction de l’école aux savoirs supposés fondamentaux
  • une attaque contre les statuts des personnels
  • une nouvelle étape dans la territorialisation de l’école, qui va aggraver les inégalités scolaires

Pour toutes ces raisons, SUD éducation refuse catégoriquement ce projet et appelle les personnels à se positionner et à engager une mobilisation contre ce nouveau projet de réforme libéral et réactionnaire.

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 19:24

Trop souvent, les enseignant-e-s pourvoient sur leurs propres deniers à l’achat d’un certains nombre de fournitures allant de la papeterie jusqu’au matériel audiovisuel ou informatique.

Le sous-équipement de certains de nos lieux de travail, le matériel non-fourni ou en quantité insuffisante ou tout simplement le nombre insuffisant de postes de travail conduisent nombre de collègues à s’équiper par eux-mêmes. Rare sont ainsi celles et ceux qui ne possèdent pas aujourd’hui un ordinateur personnel pour préparer leurs séquences.

L’explosion du télétravail a conduit à amplement exploiter ce matériel personnel qui, déjà, était mis au service de notre activité professionnelle.

De plus, des dizaines, voire des centaines d’appels, ont dû être passés pour maintenir le lien avec les élèves et leurs familles. Dans la quasi-totalité des cas, ils l’ont été depuis les téléphones personnels des enseignant-e-s et des personnels de vie scolaire, y compris celles et ceux à qui l’on imposait de demeurer joignables comme les directrices et directeurs d’écoles.

Certains collègues ont ainsi amplement dépassé leur forfait, engendrant des frais importants, sans même évoquer le partage d’un numéro de téléphone personnel qui rend difficile le cloisonnement entre vie personnelle et vie professionnelle. Cette crise sanitaire a révélé la dépendance du système éducatif à l’égard de l’équipement personnel des agent-e-s.

Ces situations posent question. Pour SUD éducation, il est de la responsabilité de notre employeur de nous fournir la capacité d’effectuer nos missions.

SUD éducation revendique l’équipement des personnels de l’Éducation nationale par leur employeur et non plus au hasard des dotations des collectivités territoriales. Un enseignant-e doit bénéficier d’un ordinateur professionnel. Les personnels dont on exige qu’ils et elles soient joignables (chargé-e-s de direction, suivi de PFMP…) doivent disposer d’un téléphone et d’une ligne professionnels.

À défaut, l’employeur doit verser sans délai une indemnité afin de couvrir les frais engagés par la mise en œuvre de la continuité pédagogique, à l’image de ce que le code du travail impose aux entreprises.

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 19:20

La députée Cécile Rilhac, co-autrice du rapport Bazin-Rilhac qui avait inspiré à la loi Blanquer la création d’un statut hiérarchique pour les directeurs et directrices d’école, profite de la crise sanitaire pour revenir à la charge en proposant une loi déposée le 12 mai visant à créer « une fonction de directeur-rice d’école ».

Il s’agit d’une véritable obsession chez cette députée proche du ministre. Avant même la loi Blanquer, Mme Rilhac avait en effet rédigé un rapport à l’été 2018 sur le même sujet, et le projet avait été ressorti du chapeau suite au suicide de Christine Renon. En décembre 2019, lors d’une rencontre entre SUD éducation et Cécile Rilhac, nous avions pourtant reçu l’assurance de la députée qu’aucun projet de loi n’était dans les tuyaux. Cette façon de remettre sur le tapis ce projet impopulaire à la faveur de crises majeures dans la profession (suicide de Christine Renon, pandémie de Covid-19) est pour le moins inconvenante.

Cette proposition de loi ne consisterait pas en un changement de statut, mais en la création d’une fonction de directeur-directrice d’école avec des nouvelles responsabilités. Il s’agirait de donner une autorité hiérarchique et pédagogique à des directeurs-directrices qui seraient nommé-e-s par les DASEN, auraient leur délégation et deviendraient les supérieur-e-s hiérarchiques des enseignant-e-s.

Les directeurs-directrices seraient responsables du pilotage pédagogique de l’école (c’est déjà le cas dans les textes) et deviendraient décisionnaires dans les différents conseils qu’ils et elles président (conseil des maître-sse-s, conseil d’école).

Cette volonté d’ajouter toujours plus de hiérarchie et de management nuira aux conditions de travail et ne répondra en rien aux besoins des personnels et des élèves.

L’intention de donner plus de temps aux chargé-e-s de direction avec l’instauration d’une décharge complète à partir de huit classes permettrait de leur confier d’autres missions comme celles d’accompagnement, de formation ou de coordination (PIAL, REP, RPI). L’augmentation des décharges nécessiterait la création de postes supplémentaires, ce qui nous laisse songeur dans un contexte permanent de suppressions de postes.

L’augmentation des indemnités de direction serait ridicule et méprisante (surtout en la comparant à celle des chef-fe-s d’établissements) : on offrirait « la reconnaissance » avec davantage de responsabilités mais sans une véritable augmentation de salaire correspondant à la quantité de travail. Cette évolution n’irait pas non plus dans le sens d’une baisse de la charge de travail, malgré l’allègement de certaines charges administratives (élections de parents d’élèves, PPMS).

SUD éducation dénonce le renforcement et la multiplication des hiérarchies qui mettraient à mal la cohérence d’équipe et déposséderaient les collègues de leurs pratiques pédagogiques.

SUD éducation revendique :

- la prise en charge collective des directions d’école : un travail en équipe renforcé avec des moyens et du temps attribués aux écoles

- l’augmentation du temps de concertation sans augmentation du temps de travail (18 h devant élèves, 6 h de concertation)

- la mise en place de pratiques pédagogiques coopératives et émancipatrices.

- une école égalitaire et émancipatrice.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:42

La Ministre Frédérique Vidal a adressé mercredi 13 mai un courrier aux « membres de la communauté de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ». En guise de remerciement à l’attention de ces derniers, la Ministre réaffirme sa volonté de mener à terme son projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) pourtant largement rejeté. SUD éducation dénonce une lettre qui mêle insulte et provocation.

Ce courrier est insultant lorsque la Ministre loue l’« engagement », l’« énergie », l’« ambition », les « efforts », la « solidarité » et la « créativité » des agent-e-s du service public d’enseignement supérieur et de recherche (ESR). Celles-ci et ceux-ci n’ont aucunement besoin qu’un Ministère ordinairement maltraitant et méprisant leur attribue des bons points ou leur délivre une appréciation teintée de macronisme et de paternalisme. Les remerciements de la Ministre et le renouvellement de sa « confiance » résonnent comme autant d’insultes, lorsque ce qui est demandé par toutes les catégories de personnel et par leurs organisations, c’est qu’on réponde à leurs revendications : une campagne massive de recrutement de personnels titulaires pour résorber la précarité ; une augmentation du financement structurel permettant de mener des actions de recherche et de formation de manière sereine et efficace ; des conditions matérielles permettant aux établissements d’accomplir leurs missions et aux étudiant-e-s de poursuivre leur formation dans de bonnes conditions.

C’est pourtant là que la Ministre redouble d’insulte à l’égard du service public d’ESR, en affirmant que la reconnaissance du Ministère à l’égard des agent-e-s va se manifester sous la forme du projet de LPPR. Depuis l’automne, cette communauté à laquelle la Ministre s’adresse s’est massivement élevée contre les grandes orientations du projet gouvernemental esquissées à travers les rapports des trois groupes de travail LPPR : accroissement de la précarité, mise en concurrence accrue des personnels, formations, équipes et établissements, soumission de la recherche aux exigences du pouvoir politique et du patronat. Affirmer que la LPPR va constituer la matrice de l’action du Ministère pour les 10 prochaines années est donc une provocation à l’égard des milliers d’agent-e-s précaires et titulaires qui se sont mobilisé-e-s pendant plusieurs mois, se sont réuni-e-s en assemblées générales et en coordinations, ont voté des motions, ont retenu des notes et refusé de tenir des jurys, ont tenu des grèves longues et ont mis l’enseignement supérieur et la recherche à l’arrêt à partir du 5 mars.

Présenter cette même LPPR comme « l’un des plus importants mouvements de revalorisation salariale que notre système d’enseignement supérieur et de recherche a connu » est un leurre, lorsque la rémunération des agent-e-s du service public d’ESR s’est effondrée au cours des deux dernières décennies et lorsque le rapport du groupe de travail sur l’« Attractivité des emplois et des carrières scientifiques » préconise une revalorisation exclusivement par le biais de primes renforçant les inégalités entre les agent-e-s. SUD éducation revendique au contraire une augmentation générale des salaires et la réduction des écarts de rémunération.

Peut-être la Ministre espère-t-elle tirer profit, pour faire passer son projet, de la fatigue physique et psychique liée à l’épidémie et au confinement, de la surcharge de travail provoquée par les évaluations à distance et du carcan imposé par le maintien du calendrier d’évaluation des formations et des établissements et de mise en place du BUT.

SUD éducation appelle les agent-e-s du service public d’ESR à réaffirmer leur opposition aux logiques de précarisation accrue, de mise en concurrence généralisée et mise au pas de la recherche avancées par les rapports des groupes de travail LPPR, et à faire obstacle à toute tentative du Ministère de passer en force sur ces dossiers.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:35

Après quelques jours d’accueil des élèves, SUD éducation constate que les écoles et les personnels ne sont pas prêts et que les conditions de sécurité ne sont pas réunies.

Le déconfinement a démarré à la date fixée par Macron, mais sans les moyens pour protéger la population :

• Les masques qui sont distribués et dont le gouvernement fait une généreuse communication ne protègent pas celles et ceux qui les portent. Seuls les masques FFP2 le peuvent.

• La politique de dépistage massif ne s’applique qu’à partir d’un cas avéré et non pas d’un cas suspect, ce qui met à mal le principe de précaution.

• Le gouvernement va arrêter les dispositions à l’égard de la garde d’enfant et de la prise en charge du chômage partiel une pression plus forte sur les parents et sur les salarié-e-s.

L’Éducation Nationale met en danger la santé des personnels !

Les masques

L’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) spécifie que les masques en tissu n’ont pas tous la même performance : pour certains, elle peut plafonner à 70 % ! D’autre part, les masques qui nous ont été distribués sont sans pince-nez et seront bien compliqués à utiliser pour les personnes portant des lunettes avec la gêne de la buée provoquée.

En période épidémique, les seuls masques de protection utilisables en application du code du travail sont des masques chirurgicaux ou FFP2 de norme française (NF) . SUD éducation exige que les élèves soient fourni-e-s en masques en collège et en lycée, s’ils rouvrent. Le meilleur moyen de limiter la propagation du virus est d’équiper l’ensemble de la communauté éducative, personnels et élèves avec le matériel de protection nécessaire.

SUD éducation dénonce avec force le fait que l’Éducation nationale expose de la sorte la santé de ses personnels !

Les failles du protocole sanitaire

Les personnels découvrent que le protocole sanitaire n’applique aucun principe de précaution dans l’attente du test des personnes potentiellement atteintes.

En effet, le protocole sanitaire prévoit que l’école peut rester ouverte, les personnels qui ont été en contact avec le cas suspect peuvent recevoir des élèves et fréquenter les locaux... Ce n’est que lorsque le test s’avère positif que le protocole sanitaire envisage la fermeture du bâtiment et l’isolement de toutes les personnes en contact avec le cas positif.

Pour déconfiner en protégeant la population, il est nécessaire pour SUD éducation de :

• réquisitionner ou réorganiser la filière textile et industrielle pour produire massivement des masques FFP2

• réquisitionner ou réorganiser le secteur médical pour produire en masse le matériel nécessaire aux tests (écouvillons, principes actifs…) et à la protection (blouses, sur-blouses, sur-chaussures, charlottes…)

Face à cette défaillance des systèmes de protection, SUD éducation appelle les personnels à s’organiser collectivement pour protéger leur santé sur leur lieu de travail, à signaler des Dangers Graves et Imminents et à faire usage de leur droit de retrait.

SUD éducation revendique :

- l’application du principe de précaution en cas de suspicion de Covid-19 : fermeture de l’établissement et isolement des personnes en contact dans l’attente du résultat du test ;

- de préparer d’ores et déjà la rentrée prochaine, par un grand plan d’urgence pour l’éducation : recruter massivement du personnel (enseignant-e-s, RASED, psychologues scolaires, AESH, AED…), accompagner les collectivités pour aménager les locaux et les aider à recruter du personnel d’entretien, repenser les programmes, développer enfin la médecine de prévention pour les personnels et la médecine scolaire pour les usager-e-s…

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 16:24

Pour les syndicats SNESUP-FSU, CGT Ferc Sup et Sud Education

L’arrêt des réformes c’est maintenant !

Dans une période où la crise sanitaire déstabilise l’ensemble de la vie sociale et professionnelle du pays (y compris celles des enseignant·es), le ministre de l’Education Nationale a fait savoir par la presse spécialisée qu’une "mission" a été confiée à Mark Sherringham, Inspecteur général, sur la réforme des INSPE, aux fins de conseiller les recteurs et rectrices dans la mise au pas de la formation (voir la lettre de mission ici) : il s’agit de veiller à l’installation des directeurs et directrices compatibles avec la gestion souhaitée, de contrôler le nombre des personnels sous l’autorité du Ministère de l’éducation nationale (MEN) qu’il s’agit d’imposer à l’Université, de vérifier les maquettes de formation...

On y apprend aussi qu’un travail de définition et de conception de classes préparatoires au professorat des écoles doit être conduit, avec une mise en place dès la rentrée de septembre 2020, dans 3 ou 4 académies pilotes. Apprendre la création d’un tel dispositif qui pourrait impacter la formation des professeur·es des écoles dès la rentrée 2020 est inadmissible. C’est une négation du dialogue social.

Lors de sa première allocution concernant la crise sanitaire, le président de la République avait pourtant annoncé la suspension des réformes en cours, précisant qu’il faudrait tirer toutes les leçons de cette épreuve collective inédite.

Le SNESUP-FSU, la CGT Ferc Sup et Sud Education dénoncent ce coup de force du ministre Blanquer qui profite de la vacuité démocratique d’une période de confinement pour poursuivre et accélérer la mise en oeuvre de sa “réforme” Ecole de la confiance.

Rappelons que, selon le Code de l’éducation, les INSPÉ sont des composantes de plein droit de leur université, laquelle reste décisionnelle pour ce qui est de la conception des enseignements et des décisions de recrutement. Au travers de ses multiples expressions comme dans son relais des pétitions et expressions des collègues et de leurs associations, les organisations signataires n’ont cessé de répéter dans toutes les instances leur opposition à une telle “réforme” de la formation des enseignant·es.

Les organisations signataires refusent cette volonté de contrôle et de surveillance des enseignant·es, des formateur/trice·s comme des étudiant·es de master MEEF et s’étonnent du silence assourdissant du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) qui se désengage du champ d’une formation aussi essentielle dans la société que celle des enseignant·es, en laissant le champ libre à la vision court-termiste de l’employeur.

Elles demandent que, concernant la formation, l’action des ministères MESRI et MEN se focalise prioritairement dans les semaines à venir sur les mesures à mettre en œuvre de toute urgence pour qu’étudiant·es et stagiaires ne soient ni discriminé·es ni pénalisé·es dans leurs parcours de formation et leurs carrières professionnelles.

Enfin, elles demandent à nouveau solennellement la suspension immédiate de toute réforme dans la formation des enseignant·es, CPE, et Psy-EN et, dès que la situation sanitaire le permettra, l’ouverture de véritables concertations et négociations dans les instances habilitées.

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