20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 08:06

SUD éducation tire la sonnette d’alarme et invite les personnels à débattre et à organiser des mobilisations

Le gouvernement a lancé cet été une consultation « pour la refondation de l’école », dont l’objectif affiché est de préparer une loi d’orientation et de programmation scolaire. Les séances vont reprendre ce lundi 20 août. A l’occasion de cette reprise, la fédération SUD éducation, qui participe à la concertation, souhaite faire un bilan d’étape, tire la sonnette d’alarme, et invite les personnels à débattre et à organiser des mobilisations.

SUD éducation a décidé de participer à cette concertation pour y porter ses revendications et informer les personnels. Après les séances de juillet, nous constatons que les craintes que nous exprimions au lancement de cette concertation se voient confirmées.

Si cette concertation permet à beaucoup d’acteurs et d’actrices (syndicats, associations, collectivités, « experts », « personnalités ») d’exprimer leur point de vue, elle s’inscrit dans un calendrier beaucoup trop serré pour traiter de façon suffisante l’ensemble des thèmes. Les méthodes de travail ne permettent aucune réelle confrontation des points de vue et aboutissent plutôt à une juxtaposition de prises de parole successives où chacun-e exprime sa vision du sujet.

A l’évidence le champ des questions ouvertes à la consultation est limité et purement formel, l’essentiel des décisions semblent prises avant même que la consultation ait débuté. Ainsi, le ministre qui affirmait en juillet que « la reconstruction de la formation initiale […] comme la mise en place d’un pré-recrutement […] seront définies à l’issue de la concertation  » ( Communiqué de presse de Vincent Peillon du 12/07/2012 ) a décidé unilatéralement de créer le dispositif « Emploi d’Avenir Professeur » entérinant au passage la mastérisation…

Les attentes de nos collègues, les besoins des élèves, en particulier des plus fragiles, sont immenses. Pour SUD éducation, la concertation doit s’ouvrir à de véritables alternatives pour l’éducation, et ne pas être fermée à des exigences comme l’abrogation de la mastérisation du recrutement des enseignant-e-s, l’abandon des systèmes numériques de fichage et de flicage des personnels et des élèves, la remise en cause des pressions hiérarchiques, le refus d’une régionalisation du service public d’éducation et d’orientation, la fin de la mise en concurrence des personnels et des établissements, la suppression du socle commun et du LPC, le retour au bac pro en 4 ans et à des formations de type BEP, la fin de la précarité…

SUD éducation continuera à défendre ses revendications pour une école démocratique, critique et émancipatrice y compris dans le cadre de cette concertation. Mais pour le service public d’éducation comme pour l’ensemble des questions qui touchent au monde du travail, un véritable changement dépend avant tout des mobilisations. SUD éducation s’emploiera à les construire et invite les personnels à se réunir dès la rentrée pour débattre des exigences à porter et des moyens à mettre en œuvre pour obtenir satisfaction.

19 août 2012

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 15:18

Communiqué de la fédération SUD éducation du 10 août 2012

Mardi 31 juillet 2012, Manuel Valls, Ministre de l’intérieur, annonçait : « Les préfets ont pour mission de démanteler les camps de Roms quand il y a eu une décision de justice ». Ces déclarations sont une confirmation : la politique d’expulsion tous azimuts mise en œuvre sur le terrain cet été n’est nullement le fait de Préfets nostalgiques du sarkozysme, elle est bel et bien commanditée directement par le ministère !

Comme l’ont constaté le collectif Romeurope et la FNARS fin juillet : « Partout en France les évacuations des lieux de vie se poursuivent, comme à Aix-en-Provence, à Saint-Étienne, à la Tronche… sans solutions alternatives, abandonnant à nouveau des hommes, des femmes et des enfants à la rue, dans une précarité toujours plus grande. »  D’autres expulsions ont déjà eu lieu ou sont en préparation à Hellemmes, Villeneuve d’Asc, Grenoble, La Courneuve, Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Marseille, en Seine-Saint-Denis, …

Il y a urgence à en finir avec cette politique discriminatoire qui a notamment pour conséquence de priver des milliers d’enfants et d’adolescent-e-s du droit à l’école. Déjà en 2009, SUD éducation condamnait, avec le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation , les déplacements forcés à répétition qui ruinent les efforts des familles, des associations et des personnels de l’Éducation Nationale pour la scolarisation de ces enfants.

La fédération SUD éducation :

condamne la politique discriminatoire du gouvernement Hollande-Ayrault-Valls à l’égard des Roms, dont les propos du ministre de l’intérieur sont le révélateur ;

demande que soit mis fin à toutes les mesures dérogatoires en France et en Europe qui entravent la liberté de circuler et qui excluent des milliers de travailleurs/euses roms du droit de travailler ;

exige que le droit au logement soit effectif sans condition d’origine ou de nationalité, et qu’il n’y ait aucune expulsion sans relogement, pour les Roms comme pour tou-te-s les résident-e-s ;

appelle à construire des mobilisations pour faire respecter par l’ensemble des institutions (Mairies, Conseils Généraux, Régions, IA, Rectorats, État, Union Européenne) les droits inconditionnels au travail et au revenu, au logement et à l’éducation.

Saint-Denis, le 10 août 2012

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 06:48

Suite à l'octroi de 1000 postes à la rentrée, le DASEN de l'Orne propose les 6 ouvertures ou réouvertures suivantes pour la rentrée.

BERJOU STE HONORINE RPI 75

CHAILLOUE RPI 18

CHAMPSECRET RPI 20

CIRAL LA ROCHE ST DIDIER RPI 79

COURTOMER

UROU et CRENNES

Considérant qu'il s'agit d'une mesure très largement insuffisante au regard des besoins, les syndicats ont voté contre lors du CTSD qui s'est  réuni hier après-midi.

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 19:09

Mme le Recteur,

 

Le Ministère de l’Éducation Nationale vient d'annoncer la création de 1000 postes supplémentaires de professeurs des écoles pour la rentrée scolaire 2012. Cette mesure édulcore à peine la rentrée prévue par l’ancien gouvernement avec 13000 suppressions de postes au lieu de 14000 initialement prévues.

 

Dans notre académie, les 20 postes supplémentaires annoncés ne constituent en rien le véritable plan d’urgence que nous réclamons, avec un solde toujours négatif.

 

Nous ne voulons pas d’une année supplémentaire de régressions scolaires :

 

- Avec des suppressions de postes ;

-Avec de plus en plus de classes à 30 élèves dans les zones hors ZEP ;

-Avec des listes d’attente pour l’inscription des enfants en maternelle

-Avec des enseignants dont les conditions de travail se dégradent et les droits syndicaux sont rognés

 

Nous ne voulons pas d’une année de plus de destruction de l’École Publique dont sont particulièrement victimes les enfants des classes populaires, nombreux dans notre académie.

-Sans poste de remplaçants titulaires suffisants

-Sans RASED complet sur les écoles

-Sans réelle formation pour les enseignants débutants

 

 

A ces conséquences pour les professeurs des écoles, s'ajoutent celles pour ceux du second degré avec, notamment, les effets de la réforme du lycée qui se font de plus en plus sentir (postes supprimés, augmentation des effectifs, suppression des dédoublements, accroissement de la charge de travail...), réforme dont le nouveau ministre n'a aucunement annoncé une possible remise en question. Quid également de la réforme de l'enseignement professionnel qui supprime 25% de formation pour les élèves de bac pro? Quid de celle de la voie technologique qui n'a d'autre objectif que de supprimer des postes ?

 

Sud éducation ne se satisfait pas d'un sparadrap sur une jambe de bois. Ce que nous réclamons, c'est un véritable plan d'urgence pour la rentrée prochaine qui serait une première étape pour une véritable politique éducative de reconstruction de l’école publique avec :

 

  • le rétablissement des postes supprimés,

  • le réemploi et la titularisation sans condition de tous les précaires,

  • le retour au tiers temps face aux élèves pour les stagiaires,

la suppression du Livret personnel de compétences,

la suppression de tous les systèmes de fichage centralisé des élèves et des personnels,

 

Pour l'intérêt des personnels et des élèves de notre académie, nous exigeons un vrai changement et dès maintenant !  

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:57

Comme Solidaires le craignait, le gouvernement fait le choix de la « rigueur » en poursuivant la logique des suppressions d’emplois dans la Fonction publique.

La nouvelle règle appliquée est celle de la stabilité globale.

Ainsi, à côté des créations d’emplois prévues sur cinq ans (60 000 à l’Education Nationale et 1 000 dans la gendarmerie, la police et la justice) réservées aux missions prioritaires, il y aura bien des suppressions de postes dans les autres ministères, y compris chez les opérateurs de l’Etat, à hauteur de 2,5 % par an jusqu’en 2015.

François Hollande avait annoncé, haut et fort, qu’il tournait le dos à la RGPP.

Les annonces sur les suppressions d’emplois confirment en réalité, qu’un virage à 360 degrés vient d’être effectué par le gouvernement.

Après plus de 150 000 emplois supprimés depuis 2003 par les précédents gouvernements, demander à certains ministères de réduire, à nouveau, la voilure de 2,5% par an, c’est toujours nier la réalité des services et les conséquences désastreuses pour les agents.

Cette politique absurde, purement comptable et dogmatique va, de fait, perdurer.

Poursuivre la réduction des effectifs de la Fonction Publique, c’est diminuer les services rendus aux usagers, c’est amoindrir la place de l’Etat.

Lors de son entrevue avec Madame Lebranchu, Solidaires Fonction Publique avait déclaré qu’il n’était pas concevable de poursuivre cette logique de destruction des services publics.

Solidaires Fonction Publique appellera à la mobilisation de toutes et tous afin d’obtenir satisfaction sur nos légitimes exigences et maintiendra la pression pour la défense de nos revendications.


29 juin 2012

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:52

Le Ministère de l’Éducation Nationale multiplie les effets d’annonces pour la rentrée scolaire 2012 : 

1000 postes supplémentaires de professeurs des écoles, 250 postes d’enseignants dans le secondaire, 75 postes de CPE.

En additionnant nous sommes loin de compenser les 14000 postes supprimés à cette rentrée par l’ancienne majorité !

Pour SUD Éducation la réalité que nous devrons affronter à la rentrée prochaine c’est bien la suppression de 12645 postes (-14000 + 1355).

Dans le Premier degré : l’insuffisance criante des moyens de remplacement, les RASED démantelés, le recul de la scolarisation des 2 ans, les classes trop chargées…

À cela s’ajoutent pour le Second degré les conséquences de la réforme du lycée qui se font de plus en plus sentir (postes supprimés, augmentation des effectifs, suppression des dédoublements, accroissement de la charge de travail...), réforme dont le ministre n’a aucunement annoncé une possible remise en question.

Quid également de la réforme de l’enseignement professionnel qui supprime 25% de formation pour les élèves de bac pro ?

Quid de celle de la voie technologique qui n’a d’autre objectif que de supprimer des postes ?

Quid de la démolition en règle de la Vie scolaire prise en étau entre suppressions d’emplois, restructurations et dérives sécuritaires ?

Quant aux stagiaires : passer à 15h devant élèves au lieu de 18, ce n’est pas leur donner les moyens de se former. D’autant que cette mesure se traduira par de nouvelles heures supplémentaires imposées pour les personnels titulaires !

Non, nous ne voulons pas faire la rentrée prévue par Sarkozy-Fillon-Châtel, à peine édulcorée par Hollande-Peillon, avec pas loin de 13000 postes en moins au lieu des 14000 suppressions initialement prévues.

SUD éducation rappelle que le renouvellement des milliers de CAE-CUI arrivant en fin de contrat ne fera que les maintenir dans la précarité alors qu’il s’agit de missions pérennes qu’il faut titulariser sur des emplois de fonctionnaires. De même, la décision de créer un nouvel emploi de “médiateur violences”, une fois de plus précaire, et alors que les postes de surveillants sont notoirement insuffisants, n’est pas acceptable.

Pour la Fédération SUD Éducation l’urgence pour la rentrée prochaine c’est :
  •  La réouverture des 2500 postes RASED supprimés, la mise en place de formations spécialisées pour rétablir les réseaux d’aides complets, créer des postes de Maîtres E et G, de psychologues,
  • L’augmentation des moyens de remplacement, la baisse significative des effectifs-classe par des créations de postes à la hauteur des besoins,
  • L’extension du recrutement sur listes complémentaires, l’organisation d’une session de concours supplémentaire (comme en 1981...),
  •  Le réemploi et la titularisation sans conditions de concours ni discriminations de nationalité de tous les précaires,
  •  Le retour au tiers temps face aux élèves pour les stagiaires,
  •  Mais aussi la suppression des dispositifs liberticides : Livret personnel de compétences, systèmes de fichage centralisé des élèves et des personnels,
  •  Et l’arrêt des atteintes aux libertés syndicales et le rétablissement dans leurs droits des militants sanctionnés.

SUD Éducation ne se satisfera pas d’un sparadrap sur une jambe de bois et s’adresse à nouveau au Ministre pour réclamer un véritable plan d’urgence pour la rentrée.

 

SUD Éducation appelle les personnels à se réunir en AG, à se mobiliser activement, à coordonner leurs actions et soutiendra toutes les initiatives prises pour refuser cette nouvelle rentrée d’austérité.

 

Communiqué de la fédération SUD éducation du 29 juin 2012

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 13:22

Depuis plusieurs années, nous assistons à une dégradation continuelle des conditions de travail générant une souffrance du personnel voire même des actes dramatiques comme le suicide de salariés. Les suppressions de postes comme la transformation des missions des agents désorganisent le travail. Cette désorganisation expose les salariées à un risque anormal pour leur santé physique et morale. Ces mesures rendent le travail pathogène et transforment le travail en source de maladie. La santé des personnels est confiée de par la loi aux services de l'État et  ses représentantes doivent tout mettre en œuvre pour la préserver. En matière de faute inexcusable, la responsabilité de l’employeur est engagée, non seulement par sa propre faute, mais également par celle des personnes subordonnées, investies par l’employeur d’un pouvoir de direction et auxquelles celui-ci a confié une partie de son autorité. Il est du rôle du CHS-CT d'intervenir quand l’organisation du travail remet en cause notre santé. Les situations non exhaustives rapportées ci-dessous sont des faits générateurs de mal-être, voire de souffrance pour les salariées. Ce sont des situations auxquelles nous voulons que vous apportiez des réponses:

  • des entretiens d’évaluation attentatoires à la santé morale des salariés ;

  • la réorganisation du travail, sans formation préalable, est  source de Risques Psycho-Sociaux ;
    
  • la quasi absence de formation des stagiaires ;
    
  • La mise en place des postes à profil qui dérogent aux règles habituelles du mouvement
    
  • Les lettres des parents au DASEN. ou à l’IEN.  À la moindre difficulté rencontrée, avec un parent par exemple, les collègues se retrouvent très souvent en position d'accusé▪es et ne se sentent pas soutenu▪es par leur hiérarchie.
    
  • la diminution d'offre de formation continue ;
    
  • des suppressions de postes dégradant les conditions de travail des salariées (classes plus chargées, absences non remplacées) ;

  • la suppression des postes spécialisés, ne permettant pas au personnel d'assurer toutes ses missions ;

  • des suppressions de filières entrainant des reconversions non souhaitées du personnel (STI, RASED) ;

  • le nombre d'enfants par classe, notamment en maternelle. Les objectifs à atteindre, la difficulté des enfants à respecter un cadre et des règles, la quantité de choses à penser pour faire fonctionner la classe, les attentes des parents … mènent au surmenage et au sentiment de frustration d'un travail inachevé et insatisfaisant.

  • l’ordre de mission à établir soi-même dans « ULYSSE-DT » pour un grand nombre de personnels, qui est un véritable labyrinthe pour un non-initié

  • la recrudescence de tâches administratives au détriment du temps qui devrait être consacré aux missions éducatives, les tâches gestionnaires deviennent plus importantes que les tâches pédagogiques, notamment pour les directrices et directeurs ;

  • L’introduction du « livret personnel de compétences » se double d’une surcharge de travail pour les enseignantes sans mise en place de réelles procédures d’aides et de remédiation aux élèves en difficulté générant encore du mal-être au travail ;

  • la journée de carence a eu des conséquences financières désastreuses sur les personnes de santé fragile.

  • la casse des statuts des personnels GRETA

  • - la quasi absence de mobilité entre les trois départements de l'Académie pour les PE

  • le refus d'accorder des temps partiels pour de nombreuses collègues

Nous dénonçons les risques psycho-sociaux ainsi créés dans les établissements d'enseignement et les souffrances consécutives à ces violences. La santé des personnels est confiée de par la loi aux services de l’État. Ainsi, les représentantes de l'Etat sont dans l’obligation de tout mettre en œuvre pour la préserver:

  • par des visites médicales, ce qui suppose des personnels de santé en nombre suffisant;vu l'ampleur des RPS , l'embauche de médecins de prévention ne serait pas du luxe. Cela permettrait de réaliser les visites obligatoires ;

  • par la mise en place des Registres de Santé et de Sécurité au travail  et par des réponses aux questions posées dans les RSST

  • par l’organisation de la prévention des risques professionnels notamment à l’aide du Document Unique, dans lequel nous entendons que les risques psycho-sociaux figurent en bonne place.

  • Par une formation préalable avant changement de mission ou statut (GRETA)

  • par une formation sérieuse des représentants en CHSCT

  • par la tenue des commissions de CHS dans les EPLE et la mise en place de ces commissions dans les écoles.

  • par l’application des PPMS, y compris dans le 2nd Degré

  • par une décharge pour le ou la secrétaire du CHS-CT

Le personnel de l'Education Nationale est porté par un idéal de service de l’intérêt général, comme il est soucieux d'un service éducatif public et laïc de qualité. C'est pourquoi SUD Education dénoncera toutes les mesures mettant à mal la réalisation de cet engagement et demande que ce CHS-CTD prenne les mesures nécessaires pour garantir de bonnes conditions de travail à tout son personnel tout en préservant sa santé et par la même occasion lui offrant la possibilité d'assurer les missions qui lui sont confiées sans y laisser sa santé.

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:20

Malheureusement sans surprise, le gouvernement Ayrault n’augmente le SMIC que de 2 %, soit seulement +0,6% (moins de 7 euros par mois) au-delà de l’augmentation légale obligatoire liée à l’inflation ! 

L’Union syndicale Solidaires, juge cette mesure très insuffisante au regard des besoins incompressibles des ménages. Elle ne permet pas de réduire l’inégalité croissante des revenus, dont les femmes sont particulièrement victimes. Beaucoup de salarié-es touchent bien moins que le « SMIC mensuel », du fait du temps partiel imposé, des contrats à durée déterminée, etc. 

Une mesure de justice aurait été de porter le SMIC à 1 700 euros mais aussi d’augmenter les minima sociaux comme le demandent notamment les associations de chômeurs/ses. Par ailleurs, il y a urgence à revoir l’ensemble des grilles salariales pour combattre les inégalités qui profitent aux 10 % les plus aisé-es. 

Patronat et gouvernement imposent que la part de redistribution des richesses produites consacrée aux salaires soit maintenue à un faible niveau, depuis 30 ans. Ils prétextent une soit disant stimulation de l’investissement productif : c’est faux, celui-ci n’est pas plus élevé qu’au début des années 1980. Le recul de la part salariale n’a servi qu’à augmenter les dividendes et à reporter la pression des grands groupes sur les salarié-es des PME (Petites et Moyennes Entreprises). 

La question fondamentale du partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits passe donc une nouvelle fois à la trappe, tout comme la dynamique de relance économique. 

Comme l’Union syndicale Solidaires l’affirme depuis des mois, il est nécessaire de coordonner nationalement les luttes menées dans nombre d’entreprises et administrations, de reconstruire une mobilisation sociale d’ensemble, pour imposer une autre répartition des richesses et refuser de payer l’austérité à la place des puissances financières et patronales qui sont les seules responsables de la crise de leur système économique.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 13:29

Passage dans le corps des PE et accès à la hors classe

17 collègues accèderont à la hors-classe cette année.

Deux instituteur et institutrice ont accédé au corps de PE

Exeats

Aucun exeat n'a été accordé vers la Manche et le Calvados, ces deux départements ayant fait savoir qu'ils n'accorderaient aucun ineat.

10 collègues ont obtenu un exeat vers d'autres départements. Si ceux-ci répondent négativement, il sera procédé à d'autres exeats,

A noter qu'aucun des 7 collègues ayant demandé à entrer dans l'Orne n'a obtenu satisfaction.

Evaluations nationales

Aucune obligation de remontée des résultats.

Nomination des PE stagiaires

16 sur liste principale et sans doute 6 sur liste complémentaire sont recrutés pour la rentrée.

Les modalités de « formation » seront revues suite aux directives ministérielles, qui seront débattues en Comité Technique.

Carte scolaire

Un Comité Technique aura lieu le 3 juillet. Si des postes ré-ouvrent, les personnels victimes de fermeture auront priorité pour y retourner.

Droit Individuel à la Formation

Une note explicative sera faite pour en expliquer le fonctionnement.

Brigadiers non dédommagés

Si des brigadiers effectuent le même remplacement toute l'année, le dernier trimestre ne donne pas lieu au versement d'indemnités.

Mouvement

De nouvelles pistes doivent être explorées pour améliorer le fonctionnement et la communication nous a dit l'administration.

Preuve que le fonctionnement est loin de donner satisfaction !

Il a été procédé à l'affectation de 72 collègues resté-es sans poste.

Le mouvement a été fait en faisant d'abord tourner l'ordinateur : 40 collègues ont ainsi obtenu une affectation, notamment par les voeux géographiques. Puis 32 collègues ont été positionné-es manuellement par l'IA. Pour ces derniers, des modifications ont été effectuées par rapport au document préparatoire, en tenant compte du barème et des voeux. Les déléguées du personnel de SUD éducation ont pu intervenir en tenant compte des fiches de voeux.

L'IA n'a pas répondu à notre demande de connaître les affectations réelles des collègues nommées en brigade ASH, les supports n'ont pas encore été déterminés.

32 collègues restent en attente d'un poste. Il sera procédé à des affectations au fur et à mesure que des postes se libèreront.

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:00

Le gouvernement vient de rétablir le droit de partir à 60 ans, mais seulement pour une partie
des salarié-es ayant commencé à travailler avant 20ans et qui répondent à des conditions de
durée de cotisation.
L’Union syndicale Solidaires apprécie le geste symbolique du nouveau gouvernement qui
rompt avec la politique de régression sociale visant à reculer toujours plus l’âge du départ en
retraite. Cette mesure éclaire un avenir, sombre des nouvelles menaces de l’OCDE qui prétend
que l’augmentation de l’espérance de vie rendrait inévitable le recul de l’âge de départ en re-
traite. Rien ne justifie ces reculs : l’espérance de vie, qui augmente depuis 1740 et a triplé en
250 ans, ne représente pas un élément nouveau ; la multiplication par 30 de la productivité en
250 ans, grâce aux découvertes et aux innovations technologiques, a toujours permis de tra-
vailler de moins en moins dans sa vie, d’instaurer les études, les congés payés, la réduction du
temps de travail… et la retraite de plus en plus tôt. C’est ce qu’on appelle le progrès social.

Mais le décret ne remet pas en cause la contre réforme de 2010 imposant le recul de 2

ans de l’âge de départ. La loi de 2010 prévoyait déjà des départs à 60 ans pour les salarié-es
ayant commencé à travailler avant 18 ans et ayant cotisé plus que la durée requise. Le décret
étend ces exceptions à ceux ayant commencé avant 20ans et en n’imposant « que » la durée de
cotisation requise, sans revenir sur son allongement décidé par le gouvernement Sarkozy.

L’Union syndicale Solidaires conteste le pilotage de la politique par la logique financière.
La promesse du programme du Président Hollande, d’élargissement des conditions de départ à
60 ans reposait sur un coût, payé par une augmentation de 0,5 point de la cotisation sociale sur
la mandature. Cet objectif budgétaire a limité à 2 le nombre de trimestres supplémentaires va-
lidés au titre de la maternité et du chômage. La logique financière nie les souhaits d’une partie
des personnes ayant commencé à travailler très tôt, elle ne respecte pas les valeurs de notre
système de retraite, qui repose sur la solidarité, en validant des périodes non cotisées afin de
compenser les inégalités de la vie.

L’Union syndicale Solidaires demande une négociation pour abroger toutes les contre-réfor-
mes imposées depuis celle de 1993, notamment le retour à la durée de cotisation de 37,5 ans
qui représente la durée réelle constatée aujourd’hui et prévue dans l’avenir.
Dans l’immédiat, nous demandons la suppression de la double peine de la décote car les plus
précaires et les femmes sont déjà pénalisées par une pension calculée en proportion de 41 an-
nées de cotisation et le gel de la mesure qui allonge automatiquement la durée de cotisati
on.
13 juin 2012

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