14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:06

Une déclaration préalable de la FSU et une déclaration préalable de SUD éducation (reproduite ci-dessous).

Réforme des rythmes scolaires :

Les représentants du personnel découvrent le document en séance et posent quelques questions.Sur le document, il manque les horaires des APC, le nombre de personnels concernés.

A la demande de SUD éducation, le DASEN affirme que les écoles du Perche pratiquant la semaine de 4 jours 1/2 à titre dérogatoire depuis quelques années ont eu le choix entre pratiquer la semaine de 4 jours ou la semaine de 4 jours et 1/2 à la rentrée prochaine. Nous n'avions pas la même information.

Visites d'établissements :

Cette partie de l'ordre du jour a occupé la majeure partie de la réunion du CHSCT, l'administration reproduisant la même pratique de blocage que lors des séances précédentes, renvoyant à chaque fois à une échéance lointaine la possibilité pour les membres du CHSCT d'exercer leur droit. Un groupe de travail sera réuni à la rentrée pour définir les sujets d'étude et un CHS fin septembre devrait définir la liste des établissements qui seront visités.

Les textes officiels (Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique ) définissent les prérogatives des CHSCT.

« Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail procède à l'analyse des risques professionnels.
Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail contribue en outre à la promotion de la prévention des risques professionnels et suscite toute initiative qu'il estime utile dans cette perspective . Il peut proposer notamment des actions de prévention du harcèlement moral et du harcèlement sexuel.

Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail suggère toute mesure de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail, à assurer l'instruction et le perfectionnement des agents dans les domaines de l'hygiène et de la sécurité. Il coopère à la préparation des actions de formation à l'hygiène et à la sécurité et veille à leur mise en œuvre.

Les membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail procèdent à intervalles réguliers à la visite des services relevant de leur champ de compétence. Ils bénéficient pour ce faire d'un droit d'accès aux locaux relevant de leur aire de compétence géographique dans le cadre des missions qui leur sont confiées par ledit comité. »

Accidents de service

Nous avons découvert en séance un tableau sur lequel nous avons pu poser quelques questions. Les délégués ont réitéré leur demande de disposer des documents avant les séances. A noter qu'il n'y a eu aucun accident grave.Nous avons posé la question de la reconnaissance en accident de service des accidents survenant aux collègues se rendant dans leur établissement le week-end ou pendant les vacances scolaires. Il faudrait que cela passe par un accord explicite de la mairie (et en tout état de cause, aucune couverture possible le dimanche, qui ne peut pas être considéré comme un jour de service)

Déclaration Sud Éducation

au CHS-CT Départemental du 13 juin 2013

De par la diversité des tâches et leur parcellisation, le travail des professeur-es est polymorphe. S’il s’exerce sur près de 40 heures hebdomadaires, le travail enseignant doit en outre surmonter quotidiennement de nombreux obstacles et supporter de nombreuses réformes qui impactent leurs conditions de travail.

Ces atteintes quotidiennes aux conditions de travail pèsent sur l’ensemble des personnels du service public d’éducation : Atsem, personnels de vie scolaire, de santé, administratifs, ouvriers et de service… Ce qui se manifeste encore plus dès lors que l’on est précaire. Le fait que les enseignant-e-s n’aient pas bénéficié de la réduction du temps de travail, qu’ils et elles aient une organisation de leur travail où la frontière entre vie privée et professionnelle s’est considérablement effacée, contribue à la surcharge.

Certains chiffres nationaux sont éloquents ! En 2011, 24% des personnels de l’Éducation nationale sont en état de tension au travail (contre 12% des cadres), 14% sont en situation d’épuisement professionnel. 17% des professeurs sont victimes d’épuisement contre 11% dans les autres professions. 21% des actes de harcèlement répertoriés sont le fait de supérieurs hiérarchiques. Ces chiffres sont ceux de la MGEN qui « accompagne » chaque année 15 000 personnels en souffrance au travail.

Un constat est très largement partagé : de nombreux/ses enseignant-es du1er comme du 2nd Degrés ressentent que la pression en quantité de travail a nettement augmenté. La surcharge de travail administratif est la raison la plus souvent invoquée. Ils ont l’impression de répondre à un nombre d’injonctions administratives croissantes qui relèvent plus de la logique quantitative que qualitative. Ces heures passées à remplir des tableaux, à réduire à une information quantitative la complexité de leur travail réel, sont frustrantes.

La qualité ou quantité de leur travail ne se mesure pas uniquement dans le face-à face avec les élèves car une partie du travail se fait en dehors des murs de l’école ; la surcharge de travail conduit bon nombres d'enseignant-es à rapporter du travail à la maison et consacrent pendant l’année scolaire une partie de leur week-end à leur activité professionnelle. A ce sujet, nous demandons avec force que les enseignant-es soient protégé-es quel que soit le jour de leur travail dans les établissements

Un dernier point est à ajouter quand on parle du temps de travail, celui des transports. Dans notre département, de nombreux collègues changent de postes tous les ans et peuvent aller aux quatre coins du département, et d'autres, souvent chargés de famille, sont bloqués dans le département de l'Orne, sans espoir de pouvoir rejoindre le département dans lequel ils vivent, ce qui implique des temps de transport quotidiens conséquents ou une séparation familiale.

Enfin, nous devons absolument prendre en compte les AVS, ces personnes qui travaillent au quotidien avec les enseignant-es, dans les classes, auprès d'élèves en situation de handicap. Ces personnes sont employées sous des contrats précaires et sont priées de retourner à Pôle emploi après 2 ans de bons et loyaux services , sans avoir pu suivre de formation professionnelle comme l'exige la loi. En attendant qu'une loi reconnaisse ce métier comme une véritable profession, il serait plus que nécessaire que les personnes arrivée en fin de contrat puissent être reconduites, Quand on parle de souffrance au travail, on ne peut pas faire l'impasse sur ces personnel qui aiment leur métier, ont acquis de l'expérience et se trouvent contraintes de repartir à zéro. La précarité dans l'éducation nationale ne devrait pas exister tant il y a besoin d'emplois pérennes.

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Published by SUD 61