5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 08:04

Le 25 septembre 2012, les représentants de la mission d’audit (Inspection générale des finances,  Inspection  générale  de  l’administration   et  Inspection  générale  des  affaires sociales)  sur  la  Révision  Générale  des  Politiques  Publiques  ont  remis  leur  rapport  au Premier Ministre.

Tout comme Solidaires, ce bilan qui semble reprendre les analyses et réflexions que nous avons produites pendant l’été, dresse un constat négatif de cette réforme de l’Etat voulue et mise en œuvre par le gouvernement de N. Sarkozy :


- la RGPP s’est focalisée sur la recherche d’économies rapides ;
-­ le rythme n’était compatible ni avec une association des acteurs et des usagers, ni avec une préparation suffisante des réformes envisagées ;
-­ des mesures imposées sans dialogue avec les administrations et avec leurs agents ;
-­ une démarche verticale et cloisonnée, en vase clos, sans consultation des usagers ;
-­ la gestion des ressources humaines n’a pas été à la hauteur des enjeux ; des outils d’accompagnement n’ont pas permis d’éviter une détérioration de l’ajustement entre missions et effectifs ;
-­ au final, la RGPP a été mal vécue par de nombreux agents de l’Etat.


Si, à  Solidaires, nous sommes en accord avec ce constat, nous ne pouvons, pour autant, admettre les conclusions qui en sont tirées.


Certes, en la forme, la mission préconise de rompre avec la période précédente en terme de dialogue social et préconise une concertation, en amont, de tous les acteurs, usagers, représentants des personnels, responsables administratifs de terrain, élus, etc.


C’est le seul point positif car, s’agissant de réparer les dégâts causés par la RGPP, confirmés par ce bilan... pas de retour en arrière... pas de gommage des disfonctionnements, seule une période de stabilité est recommandée pour les secteurs fortement restructurés pendant la RGPP.


Solidaires ne peut se satisfaire de constater qu’une telle réforme, si mal vécue, si mal pensée, si  mal adaptée, ne puisse être remise en question.


Nous ne pouvons, encore moins, nous satisfaire que « les mesures RGPP en cours, sauf exceptions » soient achevées comme le préconise le rapport.



Pour Solidaires, il faut que ce bilan serve à autre chose qu’à confirmer un existant que l’ensemble  des acteurs concernés rejette.



Pour Solidaires, il n’est pas question d’écrire un nouvel épisode de la RGPP et encore moins de le faire cautionner, sous couvert de dialogue social, par les agents !



Dans sa lettre de mission, le Premier Ministre a écrit : « la période de la RGPP est close ». Alors, qu’elle le soit, une bonne fois pour toute !

Partager cet article

Repost 0
Published by le bureau syndical - dans solidaires