24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 16:12

 

Les élections professionnelles sont terminées dans l’Éducation nationale. Dans l'Orne, SUD éducation progresse et obtient un deuxième siège au Comité Technique. Chez les professeurs des écoles et instituteurs de l'Orne, SUD devient la deuxième organisation syndicale représentative des personnels, avec plus de 25% des votes exprimés. Nous remercions  tous les collègues qui, une nouvelle fois, nous ont fait confiance.

Alors que la mobilisation est historiquement élevée à l'Education (plus de 62 % en 2008), le taux de participation globale s'est effondré à 40,4 %.

L’explication avancée par le Ministère qui consiste à affirmer que la motivation a fait défaut est un peu courte.

 

C'est le Ministère qui a pris la responsabilité des modalités de vote par voie électronique, malgré l'opposition de certaines organisations syndicales dont la Fédération SUD Éducation. L'administration centrale aurait dû fournir les moyens réels pour organiser de manière correcte ce scrutin. Or, cette décision prise en haut lieu mais dont la mise en œuvre a été sous-traitée au secteur privé (société Atos dont le PDG n’est autre que Thierry Breton, ancien ministre du budget) a engendré une charge de travail supplémentaire considérable pour les personnels administratifs des administrations et des établissements.

 

Malgré l'investissement des uns et des autres, nous devons constater que cette modalité de vote est un échec. De plus, la sincérité de cette consultation électorale se trouve entachée par de nombreux dysfonctionnements (bugs, difficultés de fonctionnement, défaillances techniques, encombrement de la plateforme…) et irrégularités (absence sur les listes électorales d'agents remplissant pourtant les conditions pour être électeurs, utilisation par certaines organisations syndicales de fichiers d'adresses électroniques…)

 

En particulier, ces élections ont entraîné une discrimination intolérable entre les personnels de l’Éducation Nationale, ce que nous dénonçons avec force. Les personnels précaires, notamment les Assistants d'Education, les AVS et les enseignants précaires, de nombreux personnels détachés (supérieur, maisons du handicap…) et les agents et ouvriers des établissements, ont éprouvé des difficultés à voter ou bien ont été privés de ce droit. C’est inadmissible.

 

Les objectifs qui ont officiellement présidé à la mise en place du vote électronique simplification, rapidité, égalité de traitement, efficacité ne sont pas atteints. Où sont les garanties et le contrôle par les électeurs ?

 

Nous ne pouvons que constater l'échec patent de ce type de consultation qui doit condamner le recours au vote électronique : il n'offre pas les garanties en termes de démocratie et de fiabilité que présente de manière durable le vote matériel. SUD Education se tient prêt à tous les recours utiles devant la juridiction compétente pour que les collègues qui ont été privés de l'exercice de leur droit de vote par une organisation absurde et inefficace se voient rendre justice.

 

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Published by le bureau syndical - dans communiqués