31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 16:23

La rentrée 2012-2013, préparée par le gouvernement précédent, est catastrophique : le saccage de l'école a été mené tambour battant et laisse des traces profondes. L'espoir suscité par le slogan « le changement maintenant » a été entendu dans l'école par les personnels, les élèves, leurs parents. La réponse doit prendre en compte l'attente créée, et ne pas laisser comprendre que le changement, c'est pour les autres, pas pour l'Education nationale .

Le gouvernement a lancé cet été une consultation « pour la refondation de l’école », dont l’objectif affiché est de préparer une loi d’orientation et de programmation scolaire.

SUD éducation a décidé de participer à cette concertation pour y porter ses revendications et informer les personnels. Après les séances de juillet et de fin août, nous constatons, au niveau national, que les craintes que nous exprimions au lancement de cette concertation se voient confirmées :

Cette concertation permet à beaucoup (syndicats, associations, collectivités, « experts », « personnalités ») d’exprimer leur point de vue, mais elle s’inscrit dans un calendrier beaucoup trop serré pour traiter de façon satisfaisante l’ensemble des thèmes. Les méthodes de travail ne permettent aucune réelle confrontation des points de vue et aboutissent plutôt à une juxtaposition de prises de parole successives où chacun-e exprime sa vision du sujet.

A l’évidence le champ des questions ouvertes à la consultation est limité et purement formel, l’essentiel des décisions semblent prises avant même que la consultation ait débuté. Ainsi, le ministre qui affirmait en juillet que « la reconstruction de la formation initiale […] comme la mise en place d’un pré-recrutement […] seront définies à l’issue de la concertation  » a décidé unilatéralement de créer le dispositif « Emploi d’Avenir Professeur » entérinant au passage la mastérisation…

Les attentes de nos collègues, les besoins des élèves sont immenses. Pour SUD éducation, la concertation doit s’ouvrir à de véritables alternatives pour l’éducation.

Nous demandons que tout puisse être débattu dans cette concertation, sans a priori ni refus de principe :

  • la fin de la politique de saignée des postes en tous genres, le recrutement des personnels nécessaires

  • l’abrogation de la mastérisation du recrutement des enseignant-e-s, une véritable formation initiale et continue

  • l’abandon des systèmes numériques de fichage des personnels et des élèves,

  • la remise en cause des pressions hiérarchiques,

  • le refus d’une régionalisation du service public d’éducation et d’orientation,

  • la fin de la mise en concurrence des personnels et des établissements,

  • la suppression du socle commun et du LPC,

  • l'arrêt du recours systématique à l'apprentissage au LP comme en post-bac,

  • le retour au bac professionnel en 4 ans et à des formations de type BEP,

  • la fin de la précarité, etc.

A l'ordre du jour de ce CTA figurent des création de postes, précaires, d'assistants de prévention et de sécurité. Hors le fait que la dénomination de ces emplois va entraîner la confusion avec les assistants de prévention (ex. ACMO), ces créations laissent à penser que l'Education Nationale n'est plus à même de prendre en charge les élèves dits "difficiles", par manque de personnels correctement formés ?

Comment leur travail s'articulera avec ceux des CPE, des assistants d'éducation ou des enseignants ? Quelle sera leur formation, quel sera leur profil ?

SUD éducation continuera à défendre ses revendications pour une école démocratique, critique et émancipatrice y compris dans le cadre de la concertation tout le temps qu'elle est un vrai dialogue constructif.

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Published by le bureau syndical - dans communiqués