28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 13:22

Depuis plusieurs années, nous assistons à une dégradation continuelle des conditions de travail générant une souffrance du personnel voire même des actes dramatiques comme le suicide de salariés. Les suppressions de postes comme la transformation des missions des agents désorganisent le travail. Cette désorganisation expose les salariées à un risque anormal pour leur santé physique et morale. Ces mesures rendent le travail pathogène et transforment le travail en source de maladie. La santé des personnels est confiée de par la loi aux services de l'État et  ses représentantes doivent tout mettre en œuvre pour la préserver. En matière de faute inexcusable, la responsabilité de l’employeur est engagée, non seulement par sa propre faute, mais également par celle des personnes subordonnées, investies par l’employeur d’un pouvoir de direction et auxquelles celui-ci a confié une partie de son autorité. Il est du rôle du CHS-CT d'intervenir quand l’organisation du travail remet en cause notre santé. Les situations non exhaustives rapportées ci-dessous sont des faits générateurs de mal-être, voire de souffrance pour les salariées. Ce sont des situations auxquelles nous voulons que vous apportiez des réponses:

  • des entretiens d’évaluation attentatoires à la santé morale des salariés ;

  • la réorganisation du travail, sans formation préalable, est  source de Risques Psycho-Sociaux ;
    
  • la quasi absence de formation des stagiaires ;
    
  • La mise en place des postes à profil qui dérogent aux règles habituelles du mouvement
    
  • Les lettres des parents au DASEN. ou à l’IEN.  À la moindre difficulté rencontrée, avec un parent par exemple, les collègues se retrouvent très souvent en position d'accusé▪es et ne se sentent pas soutenu▪es par leur hiérarchie.
    
  • la diminution d'offre de formation continue ;
    
  • des suppressions de postes dégradant les conditions de travail des salariées (classes plus chargées, absences non remplacées) ;

  • la suppression des postes spécialisés, ne permettant pas au personnel d'assurer toutes ses missions ;

  • des suppressions de filières entrainant des reconversions non souhaitées du personnel (STI, RASED) ;

  • le nombre d'enfants par classe, notamment en maternelle. Les objectifs à atteindre, la difficulté des enfants à respecter un cadre et des règles, la quantité de choses à penser pour faire fonctionner la classe, les attentes des parents … mènent au surmenage et au sentiment de frustration d'un travail inachevé et insatisfaisant.

  • l’ordre de mission à établir soi-même dans « ULYSSE-DT » pour un grand nombre de personnels, qui est un véritable labyrinthe pour un non-initié

  • la recrudescence de tâches administratives au détriment du temps qui devrait être consacré aux missions éducatives, les tâches gestionnaires deviennent plus importantes que les tâches pédagogiques, notamment pour les directrices et directeurs ;

  • L’introduction du « livret personnel de compétences » se double d’une surcharge de travail pour les enseignantes sans mise en place de réelles procédures d’aides et de remédiation aux élèves en difficulté générant encore du mal-être au travail ;

  • la journée de carence a eu des conséquences financières désastreuses sur les personnes de santé fragile.

  • la casse des statuts des personnels GRETA

  • - la quasi absence de mobilité entre les trois départements de l'Académie pour les PE

  • le refus d'accorder des temps partiels pour de nombreuses collègues

Nous dénonçons les risques psycho-sociaux ainsi créés dans les établissements d'enseignement et les souffrances consécutives à ces violences. La santé des personnels est confiée de par la loi aux services de l’État. Ainsi, les représentantes de l'Etat sont dans l’obligation de tout mettre en œuvre pour la préserver:

  • par des visites médicales, ce qui suppose des personnels de santé en nombre suffisant;vu l'ampleur des RPS , l'embauche de médecins de prévention ne serait pas du luxe. Cela permettrait de réaliser les visites obligatoires ;

  • par la mise en place des Registres de Santé et de Sécurité au travail  et par des réponses aux questions posées dans les RSST

  • par l’organisation de la prévention des risques professionnels notamment à l’aide du Document Unique, dans lequel nous entendons que les risques psycho-sociaux figurent en bonne place.

  • Par une formation préalable avant changement de mission ou statut (GRETA)

  • par une formation sérieuse des représentants en CHSCT

  • par la tenue des commissions de CHS dans les EPLE et la mise en place de ces commissions dans les écoles.

  • par l’application des PPMS, y compris dans le 2nd Degré

  • par une décharge pour le ou la secrétaire du CHS-CT

Le personnel de l'Education Nationale est porté par un idéal de service de l’intérêt général, comme il est soucieux d'un service éducatif public et laïc de qualité. C'est pourquoi SUD Education dénoncera toutes les mesures mettant à mal la réalisation de cet engagement et demande que ce CHS-CTD prenne les mesures nécessaires pour garantir de bonnes conditions de travail à tout son personnel tout en préservant sa santé et par la même occasion lui offrant la possibilité d'assurer les missions qui lui sont confiées sans y laisser sa santé.

Partager cet article

Repost 0
Published by le bureau syndical - dans communiqués