24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:17

Le premier tour de l’élection présidentielle a connu un taux important de participation de 82%. Le résultat fait par la
gauche, dans toute sa diversité, exprime une volonté profonde de changement.
 
Si Marine Le Pen, contrairement à ce qu’elle annonçait, n’arrive qu’en  troisième place et est donc éliminée pour  le
second  tour,  son  score  de  18 %  est  le  plus  haut  de  l’histoire  de  l’extrême-droite  et  il  est,  à  ce  titre,  extrêmement
inquiétant. Depuis  cinq  ans,  la  politique  de Nicolas  Sarkozy,  faite  de  casse  sociale  et  de  politique  xénophobe  et
sécuritaire, a servi de marche pied au Front national et a  légitimé son discours auprès des électeurs et électrices. Le
score du Front national confirme  l’adage selon  lequel « l’original est préféré à  la copie » ! Les choix  retenus par  le
gouvernement de faire payer  la crise par  la majorité de  la population en en exonérant  les principaux responsables et
bénéficiaires sont porteurs de souffrances sociales fortes et d’angoisse pour l’avenir. Dans ce contexte, une partie des
électeurs, notamment dans les couches populaires, est tentée par des réponses autoritaires et xénophobes.  
 
Il est de la responsabilité du mouvement syndical et du mouvement social dans son ensemble de répondre aux besoins
de  résistances sociales, de solidarité et de  lien social pour offrir d’autres alternatives que celles portées par  le Front
national !
 
La  politique  antisociale menée  par Nicolas  Sarkozy  depuis  cinq  ans,  au  service  du  patronat  et  d’une minorité  de
privilégiés, a été sanctionnée dans les résultats de ce premier tour.
 
La  campagne  du  second  tour  est maintenant  lancée.  Comme  avant  le  premier  tour,  l’Union  syndicale  Solidaires
réaffirme  ses  exigences  en matière d’emploi, de  salaires, de  fiscalité, de  services publics, de protection  sociale, de
luttes contre les discriminations ou de refondation de l’Union européenne… Il s’agit bien de réorienter l’économie et
les politiques publiques vers une autre répartition des richesses permettant  la satisfaction des besoins fondamentaux
de  la  population,  tout  en  étant  soucieuse  des  impératifs  écologiques.  Il  est  temps  de  changer  radicalement
d’orientations  et  de mettre  en œuvre  une  politique  qui  rompe  avec  la  logique  du  profit  et  des marchés  financiers.
L’Union syndicale Solidaires constate qu’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy au vu de son bilan et de
ce qu’il propose dans cette campagne électorale. L’Union syndicale Solidaires exigera du nouveau gouvernement des
mesures ambitieuses pour contrer le poids de la finance répondre aux urgences sociales.
 
Dans  les semaines et  les mois à venir, nous devrons construire des mobilisations  fortes et  faire converger  les  luttes
pour imposer nos revendications face au patronat et à la dictature de la finance, et refuser de continuer à payer cette
crise dont nous ne sommes pas responsables.   
 
Le 1er  mai 2012 revêt une importance particulière puisque cette journée se situe entre les deux tours de l’élection. Le
Front national veut en faire une démonstration de force. Nicolas Sarkozy, de façon très provocatrice annonce, lui, un
rassemblement ce  jour  là pour  la « fête du vrai  travail » : ne  laissons pas dénaturer par ces gens  là cette  journée de
mobilisation et de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs !
 
Dans  ces  conditions,  l’Union  syndicale  Solidaires  appelle  les  salarié-es,  chômeuses,  chômeurs  et  
retraité-es  à  être  présents  très  massivement  dans  la  rue  le  1er   mai  2012  pour  exprimer  les
revendications,  dire  le  rejet  du  racisme  et  de  toutes  les  exclusions,  et  manifester  la  solidarité
internationale avec les peuples du monde entier. 

Partager cet article

Repost 0
Published by Union Syndicale Solidaires - dans solidaires