9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 06:41

Le 2 juillet, les élues du personnel (SUD éducation) ont interpellé par courrier le DASEN sur la situation préoccupante d'une collègue.

Cette lettre, écrite sous le coup de l'émotion comportait une formulation inappropriée.

Le 5 juillet, le DASEN écrit à toutes les organisations syndicales (y compris un syndicat non représenté en CAPD) en joignant la lettre de SUD éducation où nous faisions part de manière détaillée des difficultés de cette collègue.

Le DASEN nous met en cause : « Il est d'ailleurs surprenant que les auteur(e)s s'exonèrent de toute responsabilité alors même que chacun même des acteurs est questionné dans ces cas-là »

Invoquant notre formulation inappropriée et en extrapolant des intentions qui n'étaient pas les nôtres, le DASEN suspend les travaux du groupe de travail de la CAPD et annule la réunion du 12 juillet où devaient être présentées et discutées les affectations de plus de 70 PE resté-es sans poste.

Le 8 juillet, les élues de SUD éducation essayent en vain à plusieurs reprises de contacter l'administration et envoient ce courrier au DASEN :

« Votre réponse à notre courrier concernant Mme ... nous a fort étonnées. Nous souhaitons dès maintenant éviter tout malentendu.

Nous ne souhaitions pas remettre en cause vos services ni les personnes qui y travaillent, nous nous adressions plutôt à vous directement, en tant qu'employeur. Notre formulation était en effet maladroite et nous le regrettons. L'article L41-21-1 du code du travail préconise que :

« L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. »

Notre lettre décrit la difficulté dans laquelle se trouve Mme... et il nous semblait de notre

devoir de vous informer de cette situation, façon aussi pour nous, syndicat d'assumer notre rôle.

Notre courrier a été rédigé sous le coup de l'émotion que génère la situation de notre collègue. Il s'agissait pour nous de pratiquer le dialogue social pour permettre le meilleur traitement rapide d'une situation très préoccupante.

Nous ne nous exonérons pas de notre responsabilité puisque nous essayons au maximum

d'accompagner notre collègue, notamment dans ses démarches auprès de l'administration.

Nous regrettons que l'affectation de plusieurs dizaines de PE restés sans poste puisse être effectuée sans prendre l'avis des élus du personnel et demandons le maintien du groupe de travail du 12 juillet.

Nous nous étonnons aussi que la situation personnelle d'une collègue ait pu être présentée à un syndicat non représenté en CAPD.

Il nous semble indispensable de pouvoir discuter avec vous autour d'une table et non pas par messagerie électronique interposée, raison pour laquelle nous sollicitons une audience rapide de votre part. »

Nous attendons la réponse en espérant que la situation des collègues prévaudra.

N'arrivant pas à obtenir de réponse de l'administration, nous ne savons pas quand ni de quelle manière les collègues en attendant d'affectation ou d'exeat auront une réponse à leur attente.

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Published by SUD 61