7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 12:44
Cet article a été publié le 06/01/2022

Blanquer avait annoncé une revalorisation historique des personnels, deux ans après on est toujours bien loin du compte! Le gouvernement refuse de revaloriser le point d’indice : le gel du point d’indice représente pourtant une perte nette de pouvoir d’achat pour les personnels.

Depuis 2 ans, le gouvernement distribue des miettes !

- L’indemnité inflation : 100 € uniquement pour les personnels touchant moins de 2000€.
- La prime d’équipement informatique : 176€ bruts (environ 150€ nets) uniquement pour les enseignant·es à l’exception des profs documentalistes pour qui l’indemnité de sujétion spéciale devrait être augmentée. Une désindexation forfaitaire est également prévue pour les CPE, mais rien pour les autres personnels.
- La prime d’attractivité : en 2021, 31% des enseignant ·es, PSYEN et CPE l’ont touchée, elle ne concernait que les agent·es de moins de 14,5 années d’ancienneté pour un montant allant de 116€ (échelon 2) à 41€. En 2022, cette prime sera renouvelée pour un montant de 57€ (pour les échelons 2 et 3) à 27€ nets (échelons 5 à 9) par mois. Seuls 58% des enseignant·es sont concerné·es.
- La protection sociale complémentaire : l’employeur finance 50% de la mutuelle (15€ bruts).
- La revalorisation des AESH est inacceptable : les salaires restent trop bas du fait des temps incomplets imposés. Un·e AESH qui a 6 ans d’ancienneté ne gagnera que 22€ de plus !
 
SUD éducation dénonce ces mesurettes qui n’ont pas de véritables effets sur le niveau de vie des personnels. Les personnels ont perdu entre 15 et 25 % de rémunération au cours des 20 dernières années, le salaire moyen est inférieur d’au moins 15% aux salaires des personnels des pays de l’OCDE alors que le temps en classe est plus important (en moyenne 900 heures en classe en France contre une moyenne européenne de 738 heures).

La politique salariale de Blanquer est inégalitaire et insuffisante.

Les bas salaires participent du manque d’attractivité de nos métiers et du sentiment fort de mépris de la part de l’institution. Blanquer supprime des postes d’enseignant·es pour créer des postes d’infirmier·es et d’assistant·es de service social, néanmoins sans une véritable augmentation de leur salaire, ces personnels perdent du pouvoir d’achat en entrant dans l’Éducation nationale.

Des inégalités salariales femmes / hommes qui persistent

Le salaire net des enseignantes est inférieur de 13,9% à celui de leurs collègues masculins. Il existe plusieurs raisons à cela. Les HSA profitent essentiellement aux hommes, qui perçoivent 51% de rémunération liée aux HSA de plus que les femmes. De plus, les femmes sont plus souvent contraintes de prendre en charge la garde des enfants et sont bien plus souvent à temps partiel.

Pour SUD éducation, il est urgent d’obtenir satisfaction sur les revendications immédiates :

- l’indexation des salaires sur l’inflation pour garantir le maintien du niveau de vie des personnels ;
- l’intégration des primes et indemnités au salaire ;
- une augmentation significative des salaires, d’autant plus forte que le salaire de l’agent·e est bas, pour réduire les inégalités salariales.
 
SUD éducation revendique également dans le cadre du projet d’égalité salariale qu’elle porte : avec l’Union syndicale Solidaires, une augmentation du Smic à 1700€ nets ; la titularisation sans condition de concours ni de nationalité à temps plein de tous les personnels contractuels de l’Éducation nationale.
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Published by SUD 61