17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:42

Après la période de confinement qui nous a arrêté-es dans nos mobilisations, c’est à nouveau le temps des luttes. La période du COVID et la crise sociale qu’elle provoque n’aura été pour le capitalisme qu’une nouvelle opportunité pour exploiter les salarié-es, détruire leurs acquis sociaux et accroître ses profits. Pour les salarié-es, fonctionnaires, chômeurs-euses, retraité-es, précaires, c’est comme toujours et encore plus la soupe à la grimace sociale. Plus de 700 000 emplois ont été détruits au 2ème trimestre 2020. Le plan de relance du gouvernement gratifie le patronat de plusieurs dizaines de milliards d’euros sans aucune contrepartie, sociale ou écologique. Tout cela sans moyen pour les services publics, pourtant durement éprouvés par la pandémie et nécessaires au bien commun. L’intérêt particulier de la finance prime toujours sur sur l’intérêt général.

Pourtant largement soutenues par les fonds publics, les grandes entreprises procèdent à de vastes plans de licenciements et exercent un chantage inadmissible pour obtenir baisse des salaires et augmentation du temps de travail dans des accords dits de "performance collective", tout cela au fallacieux prétexte de préserver l’emploi. Le social et les services publics sont aussi les grands
absents du plan d’aide. Malgré les dizaines de milliards d’aides publiques, il n’y a aucune obligation en retour pour le patronat ! Un contrôle de l’utilisation des aides publiques et une interdiction ferme de licencier des emplois sauvés par ces aides sont indispensables !

Dans ce contexte dégradé, les luttes s’organisent pourtant dans les lieux de travail, y compris dans les secteurs les plus précaires. Les luttes pour le climat et contre toutes les discriminations, et notamment celles des sans papiers pour leurs droits, sont toujours aussi fortes et de nombreuses initiatives sont prévues. Celles-ci doivent néanmoins faire face à une répression policière et anti-syndicale toujours aussi importante. Nombre de syndicalistes font l’objet de sanctions pouvant aller
jusqu’au licenciement en raison de leur activité syndicale et/ou pour avoir fait leur travail. C’est inadmissible et doit cesser immédiatement.

Avec un 12 septembre aux côtés des Gilets jaunes pour la justice sociale et pour l’égalité, le 17 septembre est ensuite une première journée de lutte interprofessionnelle qui va permettre d’aller vers les travailleuses et travailleurs pour montrer les alternatives aux politiques menées. Le 19 septembre sera le lancement des marches des sans-papiers qui arriveront à Alençon le 9 octobre, à Mortagne le 10, à Longny le 11 et à Paris le 17 : Solidaires est engagé sur tout le territoire à leurs côtés. Les 25 et 26 septembre seront l’occasion de mobilisations écologiques et sociales dans toute la France, marquée par l’anniversaire de la catastrophe de Lubrizol. Pour Solidaires, l'urgence est la hausse des salaires, la lutte contre la précarité et la pauvreté, les conditions de travail, la lutte contre les discriminations, la transition sociale et écologique, le développement des services publics, et dans la période actuelle, la reconquête d'un système de sécurité sociale assurant la santé et la sécurité pour tous. Il faut être capable de construire une convergence des luttes à partir des mobilisations concrètes.

Face aux urgences sociales, économiques et démocratiques, dans un contexte de vague inédite de chômage la situation exige des mesures fortes et immédiates :

  • interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits et dans les secteurs soutenus par des fonds publics

  • suppression de la réforme de l’assurance chômage dont l’application du 1er volet a déjà mis dans la misère des centaines de milliers de chomeurs-euses,

  • soutien aux services publics dotés des moyens matériels indispensables et embauches massives pour faire face aux besoins sociaux, en particulier dans santé et l’éducation

  • hausse générale des salaires et des minimas sociaux

  • abandon définitif de la réforme des retraites par points

  • fin du discours sécuritaire du gouvernement relayé par une majeure partie des médias

  • passage aux 32h sans perte de salaire pour réduire enfin le chômage de masse.

 

Retrouvons-nous :

A Alençon à 11h, devant la Préfecture ;

A Flers à 17h, place du Marché ;

à Mortagne à 17h, place du Général de Gaulle ;

à L'Aigle à 17h30, place de la Poste ;

et enfin à Argentan à 17h, place de la Mairie.

 

 

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Published by SUD 61