3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 17:00

SUD éducation dénonce la poursuite du procès des 18 étudiant.e.s et un enseignant de l’université technique du Moyen-Orient à Ankara (Turquie)

 

Ils et elles sont accusé.e.s d’infractions pénales passibles de peines de prison pour avoir participé à la Marche des fiertés lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes (LGBTI) sur le campus de l’université le 10 mai 2019.
Interdiction générale sur tous les événements LGBTI à Ankara du 3 octobre 2018 jusqu’au 19 avril 2019.

Le 18 novembre 2017, le gouvernorat d’Ankara a interdit pour une durée indéterminée tous les événements publics à Ankara, en faisant usage des pouvoirs extraordinaires qui lui étaient conférés par l’état d’urgence dictatorial alors en vigueur en Turquie. Après la fin de l’état d’urgence en juillet 2018, le gouvernorat d’Ankara a pris une nouvelle décision en faveur d’une interdiction similaire le 3 octobre 2018, imposant une interdiction générale sur tous les événements LGBTI à Ankara sans donner davantage d’explications.

Le recteur de l’université interdit la marche des fiertés.
Le 6 mai 2019, le recteur de l’université, Mustafa Verşan Kök, a écrit aux étudiant·e·s et au personnel que la marche ne serait pas autorisée, en invoquant une ordonnance du gouvernorat d’Ankara en date du 3 octobre 2018. Cette décision de la direction de l’université est une restriction illégale du droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique des étudiant.e.s.

Le 10 mai 2019, la direction de l’université, s’appuyant sur cette douteuse deuxième interdiction, a requis l’intervention de la police lors de la marche des fiertés.

Les 18 étudiant·e·s et l’enseignant ont été inculpés en vertu de la Loi relative aux réunions et manifestations (n° 2911). Cette loi sert souvent à entraver l’exercice du droit de réunion pacifique en Turquie, en raison de son caractère restrictif et de son application arbitraire.

La Fédération SUD éducation exige que toutes les charges et poursuites qui pèsent sur ces personnes pour avoir exercé leur droit à la liberté d’expression et de réunion soient abandonnées. Elle réaffirme son soutien à tout.e.s les militant.e.s politiques, journalistes, activistes emprisonné.e.s et demande leur libération , alors que l’épidémie de coronavirus menace de faire des ravages en prison.

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Published by SUD 61