2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 09:05

Différents guides pour les personnels précaires : Ne vous laissez pas faire !

La précarité touche de plus en plus de personnels. Aujourd’hui, 1 enseignant­-e sur 10 est contractue-l­le. Si on compte l’ensemble des agent­-e­-s de l’Education Nationale (Enseignant-­e­-s, AED, AESH, Agent-­e­-s techniques et administratif­-ve­-s), 1 personnel sur 4 est contractuel­-le. Si vous êtes dans cette situation, sachez que le syndicat Sud éducation est à vos côtés, dans vos démarches, tout au long du parcours semé d’embûches qui attend malheureusement les contractuel­-le-s, depuis l’affectation jusqu’à la fin du contrat. Ce journal vous présente, étape par étape, vos droits, pour que vous puissiez les faire respecter. Mais pour Sud éducation, lutter pour les droits des contractuel­les et plus largement des non-­titulaires, ce n’est pas seulement défendre des situations individuelles C’est aussi se battre collectivement, pour acquérir de nouveaux droits. SUD éducation revendique la titularisation sans condition de toutes et tous. Et en attendant d’obtenir cette revendication indispensable, SUD lutte pour que les contractuel­-le-s aient les mêmes droits que les titulaires : système barêmé et contrôle paritaire sur les affectations,fin des avis défavorables des chef-fe-s d’établissement, conditions de reclassement acceptables…

Ce guide vous présente, étape par étape, les revendications pour lesquelles SUD éducation se bat.

Sommaire

1 Votre contrat : statut, affectation, lire son contrat et renouvellement
2 CDI et titularisation
3 Salaires
4 Congés

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Nouvelles circulaires sur l’école inclusive et les AESH : toujours pas de sortie de la précarité !

 

 

Deux nouvelles circulaires concernant la scolarisation des élèves en situation de handicap et en particulier les conditions de travail de leurs accompagnant-e-s (les AESH) ont été publiées le 5 juin dernier : elles sont largement en deçà des attentes des personnels.

 

Quelques avancées obtenues grâce à la lutte syndicale

Le ministère s’est décidé à reconnaître le travail invisible des AESH : préparation, concertations, réunions, formations. Ils et elles seront habilité-es à communiquer avec les responsables légaux des élèves. Les contrats de trois ans, qui existaient déjà dans la loi, seront généralisés. La portabilité du CDI est réaffirmée. Pour l’instant, il n’est plus question du « double employeur » qui aurait détérioré les conditions de travail des AESH.

La lutte continue : toujours pas de véritable statut pour les AESH

Le recrutement en CDD 6 ans avant d’obtenir un CDI est toujours la règle, sans prendre en considération les années de CUI, alors que la loi permettrait un recrutement direct en CDI. En effet la loi Le Pors prévoit pourtant le recrutement en CDI pour pourvoir des emplois permanents correspondant à des missions pour lesquelles il n’existe pas de corps de fonctionnaires. Aucune amélioration en termes de formation : pas de formation initiale avant la prise de poste, toujours les mêmes 60h d’« daptation à l’emploi », pas de cadre réglementaire sur le contenu de la formation continue.
Aucune revalorisation des salaires, la grille indiciaire reste plafonnée à un taux ridiculement bas.

SUD éducation revendique la titularisation des AESH, la reconnaissance de leur rôle éducatif, avec une véritable formation et une revalorisation du SMIC à 1700 euros.

Non à la loi Blanquer : aggravation des conditions de travail des AESH

L’organisation en PIALs (pôle inclusif d’accompagnement localisé) accentuera la mutualisation à outrance, et multipliera les lieux de travail, notamment sur les PIALs interdegré. Les élèves seront accompagné-es par plusieurs AESH. Les emplois du temps seront susceptibles de changer à tout moment. La relation hiérarchique à l’autorité administrative est renforcée. Outre l’IEN ou le/la chef-fe d’établissement, des niveaux intermédiaires de hiérarchie sont créés : directeur/trice d’école, chargé-e de mission, AESH référent-e.
Les contrats de travail posant une plage de 41 (voire 45) semaines travaillées a pour objectif d’imposer des formations durant les congés scolaires.
SUD éducation revendique qu’un-e AESH ne suive pas plus de deux élèves simultanément, l’abandon de l’annualisation du temps de travail, et le maintien de la formation sur le temps de travail.

Quel avenir pour l’école inclusive ?

Malgré la communication à grands frais du ministère, les conditions de scolarisation des élèves en situation de handicap vont se dégrader. Les élèves en situation de handicap sont noyé-e-s dans l’ensemble des élèves à « besoins éducatifs particuliers », alors que la loi de 2005 leur garantissait une reconnaissance particulière. La circulaire sur l’école inclusive ne fait plus aucune mention de l’enseignement spécialisé (coordonateurs/trices ULIS, RASED), ni des dispositifs (ULIS) et des instituts spécialisés (IME, ITEP). Cette réforme comptable ne peut que peser sur les conditions de travail des personnels, et d’études des élèves.

SUD éducation revendique la titularisation des AESH et la consolidation de l’enseignement spécialisé pour garantir aux élèves en situation de handicap une réelle égalité des chances.

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Nouvelles circulaires sur l’école inclusive et les AESH - toujours pas de sortie de la précarité

 

Le guide des AED - 2019-2020

Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale, 1 personnel sur 4 est contractuel-le : assistant-e-s d’éducation, accompagnant-es d’élèves en situation de handicap, assistant-es pédagogiques, enseignant-e-s et administratif-ves contractuel-le-s, agent-e-s d’entretien…

Les Assistant-es d’éducation et les Assistant-e-s pédagogiques travaillent sous des contrats de droit public de la Fonction publique d’État. Ces contrats offrent très peu de protections collectives : bas salaires, temps incomplets imposés, pressions sur les renouvellements de contrats… Les contrats qui offrent peu de garanties créent de la précarité. Sur le terrain, cette situation se traduit par le non-respect des missions des AED, une quasi-absence de formation, des abus d’autorité de la part du-de la chef-fe ou des CPE, la non-reconnaissance du rôle pédagogique et éducatif du travail, l’absence de fiches de poste précises (avec pour conséquence la multiplication des tâches demandées, qui peuvent être assez éloignées des missions).

Se défendre pour faire respecter nos droits ! C’est l’objectif de ce guide qui s’adresse plus particulièrement aux personnels effectuant des missions de surveillance et d’éducation, AED et AP. Connaître ses droits et les faire respecter est un premier pas, mais nous devons aller plus loin et exiger de véritables améliorations dans le statut et dans les conditions de travail des personnels de Vie scolaire. Ce guide consacré aux droits des AED et des AP a été écrit à partir de l’expérience de militant-e-s syndicaux-ales AED et AP.
La Fédération SUD éducation, syndicat de lutte, revendique la titularisation de tou-te-s les précaires de l’éducation, sans conditions de concours ni de nationalité, la réduction du temps de travail et l’augmentation des salaires. SUD éducation revendique un vrai statut d’éducateur pour les personnels des équipes de Vie scolaire, sans limite dans le temps. Nous pensons que la précarité au travail doit disparaître au même titre que la précarisation généralisée de la société. C’est pour cela que SUD éducation se bat pour une autre école et une autre société, à l’opposé des politiques libérales et réactionnaires du gouvernement.

Au sommaire :

  • Le contrat
  • Le service
  • Le salaire
  • Protection et action sociale
  • Santé et sécurité au travail
  • Absence et congés
  • Droits syndicaux

Vous trouverez toutes ces informations détaillées dans notre guide de 56 pages, téléchargeable ci-dessous.

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Guide AED 2019-2020

 

AESH : temps de travail

Jusqu'à l'année dernière : temps de travail annuel réparti sur 39 semaines avec une heure en plus comptée hebdomadairement pour le travail "invisible" dont 3 semaines prenant en compte ce travail de concertation/préparation. Depuis cette année : temps de travail réparti sur 41 semaines et disparition de l'heure supplémentaire. Les 5 semaines en plus du temps scolaire ne sont pas offertes pour le temps "invisible". Résultat: pour une quotité équivalente et quelques euros en plus chaque mois des centaines d'heures en plus ! Travailler plus pour gagner moins, tel est le choix fait par la direction académique pour les AESH ! Les convocations pour formation le mercredi après midi et pendant les vacances scolaires se multiplient. Conséquences : une extension du temps de travail sans rémunération supplémentaire et des frais de garde d'enfants et de déplacement sans prise en charge ! Allons-nous nous laisser faire !

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Published by SUD 61