13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 16:39

Madame Moncada vous avez fait le choix de mettre plus de conseill-ères, de personnes ressources plutôt que de diminuer le nombre d’élèves par classe afin de favoriser la réussite scolaire et l’inclusion de tou-tes. Ces personnes ressources, évaluées exceptionnelles, qui exercent peu ou plus devant élèves, seraient plus utiles à notre avis chargé-es de classe, et particulièrement sur des lieux où les effectifs sont élevés et les problématiques variées. A SUD éducation, nous sommes persuadé-es que la pédagogie coopérative est plus efficace et émancipatrice que la transmission directe. Nous ne croyons pas à la théorie du ruissellement où les « meilleur-es » font profiter de leurs savoirs. Tout comme le premier de cordée, aucune étude ne montre que cela est efficace pour la réussite et le mieux être du plus grand nombre. C’est à chacun-e de trouver la pédagogie qui lui est la mieux adaptée et qu’il ou ellle pourra questionner. Mais pour cela il faut du temps de concertation avec les collègues et les différent-es partenaires de l’école. Ajoutons que les conclusions de l’enquête indépendante STAR montrent que le faible nombre d’élèves par classe (13 à 17) est un facteur de réussite scolaire immédiat et durable. C’est donc ce que revendique SUD, moins d’élèves par classe : 20 nous semblant un chiffre maximum.

Nous avions pourtant cette année l’opportunité de donner de meilleures conditions de travail aux élèves et aux enseignant-es car le nombre d’élèves baisse alors que le nombre de postes augmente. Or, vous envisagez de fermer des classes dans des écoles où la moyenne par classe sera supérieure à 22 élèves contrairement à ce que vous avez écrit aux élu-es et aux directeurs-trices en février, vous fermez nombre de PMQC alors que vous-même indiquiez il y a peu que ce dispositif est efficace, vous n’ouvrez aucun poste de RASED, vous n’ouvrez aucune unité d’enseignement afin de permettre l’inclusion des élèves d’IME alors que cela avait été annoncé en ce début d’année. Comment pouvons-nous accepter de telles décisions. Vous proposez même de fermer une classe à St Hilaire sur Erre alors qu’il est prévu de faire un pôle ou un RPI avec Les communes de Mâle et La Rouge l’année suivante et que cette école a absolument besoin d’une année de sursis. Passer de 3 à 2 classes, c’est mettre les élèves en difficulté et prendre le risque de voir partir les élèves vers les écoles proches.

Quant à la circulaire pour le mouvement, obliger les enseignant-es à faire des vœux sur des zones très larges avec impossibilité de refuser le poste qu’il ou elles ont ainsi « choisi » est intolérable. En quelques jours d’ouverture des écoles seulement, entre la publication des postes et la fin d’inscription des vœux comment les postulant-es vont pouvoir contacter toutes les écoles concernées ?

S’agit-il de faire le tri dès le départ entre ceux et celles qui sont prêt-es à accepter n’importe quel poste, à rester dans l’incertitude, à s’adapter (même si cela prendra des années à se trouver sur un poste pour lequel il sera possible d’allier vie privée et vie professionnelle) et ceux et celles qui, le refusant, devront démissionner.

 

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Published by SUD 61