8 septembre 2018 6 08 /09 /septembre /2018 20:08

Mesdames, Messieurs
Nous nous retrouvons ce jour pour les ajustements de rentrée. Nous étions convoqués le 30 août alors même que la rentrée n’avait pas eu lieu. Rien d’étonnant à ce qu’il n’y ait pas le quorum dans de telles conditions. L’année dernière, il nous a été répété à de multiples reprises qu’un comptage des élèves le jour de la rentrée permettrait d’ajuster au mieux. Or, comme à son habitude, l’administration, non seulement ne respecte pas les engagements pris, mais en plus continue de décider seule ; faisant fi des conditions de travail des élèves et des enseignants ainsi que du travail de terrain des syndicats. Nous sommes scandalisés par ces façons de faire. Nous avions décidé de boycotter le CTSD programmé aussi le 30 afin de pouvoir faire le point à la rentrée comme convenu. Nous avons eu bien raison car des ouvertures ou levée de mesure de fermeture se sont imposées dans plusieurs écoles tant les effectifs étaient différents de ceux prévus par l’administration. Reste l’école Brassens Brel de Domfront pour laquelle nous ne comprenons toujours pas qu’il n’y ait pas d’ouverture proposée alors que le nombre d’élèves par classe est supérieur au seuil que l’on s’était fixé pour la carte scolaire ; d’autant plus que cette école accueille une classe ULIS et qu’il semble bien compliqué de permettre l’inclusion de ces élèves à besoins particuliers dans des classes aussi  surchargées. Nous espérons que la situation évolue dans les ajustements proposés au vote lors de ce CDEN.


Que dire du ministre de l’Education Nationale qui de son côté empile actuellement ses réformes. Avec la mise en œuvre de Parcoursup, la casse du service public d’orientation, la réforme des lycées (professionnel, général et technologique), et la remise en cause des pédagogies coopératives, une seule et même logique : un projet d’école libéral et réactionnaire pour renforcer le tri social dévolu à l’école et placer les élèves sur le marché du travail. Afin de mettre au pas les personnels, ce sont toujours les mêmes solutions : casser les statuts et développer la précarité et le management à l’école. Face à ce rouleau compresseur, une nécessité : la mobilisation de tous les personnels, de la maternelle à l’université !


Un petit mot enfin pour dénoncer la tâche supplémentaire ajoutée aux déjà très nombreuses obligations des directeurs-trices : le tutorat et le suivi à travers un livret numérique des contrats PEC. Le courrier émanant du rectorat dit effectivement ceci : « Dans le cadre du PEC, le tuteur voit son rôle renforcé à travers un livret numérique, partagé avec le salarié et les services de Pôle emploi. Dans le cadre de ses missions générales, le chef d’établissement ou le directeur d’école est naturellement le tuteur de proximité pour tous les contrats à partir de septembre 2018. Cependant dans l’hypothèse où il y aurait plus de 3 contrats dans l’établissement ou l’école, il vous appartiendra de désigner un autre personnel pour remplir cette fonction. »


Nous pensons que l’administration n’a aucune idée du travail énorme qu’ont les directeurs-trices d’école ; il serait temps d’en prendre enfin conscience. 
 

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Published by SUD 61