23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 10:14

Le gouvernement a annoncé un plan de dynamitage de la fonction publique. Nous disions en 2016 que les fonctionnaires devaient faire front avec les salariées du privé contre la loi Travail. Il était évident que la fonction publique serait la prochaine sur la liste au nom de cette conception très particulière de la solidarité qui consiste à aligner tout le monde sur le moins privilégié. Le statut, les droits ne sont pas un privilège : ce doit être la norme.

Recours accru aux contractuels et plan de départ volontaire. Le gouvernement ne se cache pas. En supprimant 120 000 postes, il détruit encore un peu plus les services publics qui permettent aux plus défavorisées d’avoir accès aux soins, à l’éducation, de se déplacer... S’attaquer aux services publics et aux fonctionnaires, c’est agir contre la solidarité.

Le projet d’ensemble de la fonction publique est d’ailleurs cohérent avec le projet Macron/Blanquer/Vidal pour l’éducation.

Les postes aux prochains concours d’enseignant-e-s sont en baisse de 20 % dans le 2nd degré et de 10 % dans le 1er degré, qui continue d’être désorganisé par des mesures de pure communication et qui subit des pressions régressives sur les contenus et sur les pratiques pédagogiques.

La réforme du bac et du lycée prévoit de son côté une remise en cause du statut des enseignantes, une baisse des horaires et donc des postes, l’accroissement des inégalités entre élèves et entre établissements.

Quant à la sélection à l’université, c’est la poursuite de la destruction de l’enseignement supérieur public. C’est la porte ouverte à la hausse des frais d’inscription et un cadeau pour l’enseignement privé qui va accueillir moyennant finances les bachelieres recalées.

Après différentes mobilisations des ATSEM en 2017 demandant, entre autres, la revalorisation de leur cadre d’emploi, le gouvernement Macron-Philippe accouche d’une souris… empoisonnée ! Avec le Décret n° 2018-152 modifiant le statut des ATSEM, il entérine la pénurie croissante des postes AVS en renforçant les missions des ATSEM auprès « des enfants à besoins éducatifs particuliers ». Les ATSEM déjà ultra polyvalentes vont assumer, en plus de toutes leurs tâches, le suivi des enfants porteurs de handicaps physiques ou psychiques. Ce suivi représentera une charge de travail supplémentaire et une charge mentale insupportable étant donné le manque de formation patent sur ces sujets.


 

Pour défendre le service public et pour lutter contre la précarité, SUD éducation appelle à la grève ce jeudi 22 mars ainsi que le 5 avril.

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Published by SUD 61