8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 20:00

Riposte sociale face à la casse totale

Le projet du nouveau président est sans ambiguïté. Il s’agit d’entreprendre une brusque accélération dans la mise en œuvre des politiques néolibérales de déréglementation qui ont été menées ces dernières décennies.

Continuation de l’Union européenne austéritaire, baisse du nombre des fonctionnaires (de 120 000) et des budgets publics, des lois Travail bis et ter pour poursuivre la destruction du droit du travail, l’ubérisation de la société... Il n’a pas caché son programme de destruction de la protection sociale par la suppression des cotisations sociales. C’est la fin du système de retraites solidaires par répartition, qu’il veut remplacer par une retraite individuelle par points. L’assurance chômage sera conditionnée à un contrôle encore plus fort des privé-e-s d’emploi qui seront contraint-e-s d’accepter quasiment n’importe quel poste pour ne pas être radié-e-s. C’est un projet de société encore plus inégalitaire, avec toujours plus de pauvres, de chômeurs/euses, de précaires, et des conditions de travail dégradées.

Toute cette politique n’a d’autre objectif que de favoriser les profits et les dividendes aux dépens des salaires, des solidarités sociales et des services publics. Ce n’est pas le fruit du hasard : le capitalisme se nourrit de l’exploitation de la force du travail et des inégalités.

Nous ne laisserons pas faire ! C’est un véritable front social de lutte qu’il faut construire, pour la défense du droit du travail, des services publics, de la solidarité sociale (retraites, santé, chômage…). Dans la rue, par nos luttes, nos grèves, notre mobilisation, SUD éducation s’inscrit dans un combat général pour que naisse une alternative sociale, économique, politique et écologique dont l’essentiel reste à inventer.


Une école néolibérale et réactionnaire

Le projet éducatif d’Emmanuel Macron est de continuer les politiques de mise en concurrence menées par les gouvernements précédents. De la « refondation » il veut accentuer toutes les contre-réformes néolibérales de structure. Mais il entend en parallèle imposer un nouveau tournant réactionnaire à l’école. Elle sera davantage celle du tri social, avec des évaluations nationales numérisées dès la grande section, la mise en avant de l’apprentissage, le développement des options de reproduction sociale et de l’individualisation des parcours, la sélection à l’entrée à l’université…

En accroissant la territorialisation et l’autonomie, en produisant une école réduite au "lire-écrire-compter" pour les pauvres et en multipliant les processus de sélection sociale, l’école d’Emmanuel Macron poursuit l’adaptation du service public d’éducation aux besoins du patronat. Celles et ceux qui portent des alternatives pédagogiques et sociales doivent faire front, pour résister à ce processus et faire naître un tout autre projet pour une école égalitaire et émancipatrice.

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Published by SUD 61