18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 14:10

Sud éducation est toujours opposé au système d'évaluation des enseignant-es ainsi qu'au principe des promotions tel qu'il est actuellement en place.

 

En ce qui concerne le projet de réforme de l'évaluation des enseignant-es même si un avancement régulier est envisagé, les augmentations de salaires sont encore insuffisantes et injustes dans leur répartition.

 

Cette réforme de l’évaluation n'est pas déconnectée des modifications des carrières et des rémunérations annoncées en fin d’année scolaire. En effet, à l’issue de chacun des quatre rendez-vous de carrière, l’évaluation pourra déboucher sur une accélération de carrière… ou pas. Seuls 30% des enseignant-e-s pourraient bénéficier de cette accélération, 70% restant sur le carreau. La date de l’accès à la hors classe et l’accès ou non à la classe exceptionnelle dépendront ainsi de ces évaluations.

L’évolution des carrières « au mérite » est donc maintenue et renforcée. Tout le monde doit désormais accéder à la hors-classe (plus ou moins tôt selon son « mérite »), mais la mise en place d’une « classe exceptionnelle » vient élargir encore l’écart de rémunération entre un-e débutant-e et un e enseignant-e « méritant-e » en fin de carrière. Aujourd’hui, pour l’ensemble des enseignant-e-s, l’écart entre l’échelon le plus faible et le plus élevé est de 434 points d’indice, il sera en 2020 de 582. La classe exceptionnelle sera réservée à 10 % des enseignant-e-s, 8 % pour celles et ceux qui auront des fonctions ou des missions particulières et 2 % pour les plus « méritant-e-s ». Lorsque le ministère affirme qu’il a renoncé à la mise en place du GRAF (grade d’accès fonctionnel), il se paie de mots puisque la classe exceptionnelle sera de fait essentiellement réservée à celles et ceux qui auront occupé des fonctions spécifiques.

 

Il nous semble urgent et indispensable que l'évaluation soit déconnectée des évolutions de carrière et des rémunérations.

 

En ce qui concerne la formation continue, l'offre nous semble toujours très largement insuffisante. Dans certaines circonscriptions, les IEN imposent aux enseignants de mettre en œuvre des pratiques pédagogiques innovantes, fustigent ceux qui exercent leur profession de manière plus traditionnelle, et dans le même temps, aucune formation n'est proposée, ou alors, le nombre de place est très restreint.

Beaucoup d'enseignants ne demandent pas mieux que de faire évoluer leurs pratiques professionnelles (par exemple les stages syndicaux sur les pratiques pédagogiques alternatives font salle comble), il serait temps que l'institution réponde à cette demande.

Plus largement, Il nous semble essentiel d'instaurer une vraie formation initiale, mais aussi, pour tou-te-s, un droit réel à la formation continue sur temps de travail et d'augmenter de façon drastique les droits de congés formation.

Partager cet article

Repost 0
Published by SUD 61