17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 11:38

L'avancement des professeurs des écoles et la formation continue... Voici deux sujets au cœur de nos revendications. C'est donc pour nous, une fois de plus, l'occasion de rappeler notre profond désaccord avec les pratiques actuelles.

Commençons par l'avancement. Il est, encore et toujours dépendant de la note d'inspection, pratique on ne peut plus rétrograde et infantilisante.

Ce pose la question, et je cite : « Pourquoi noter ?

Sans doute ces rapports « langue de bois » et « copié/collé » ne sont-ils là que pour rappeler où est l'autorité. Et ce ne serait pas très grave si, au nom de l'autorité, il n'y avait trop souvent de ces abus de quelques chefs qui se prennent un peu trop au jeu, ou doivent régler avec eux-mêmes un trop grand nombre de comptes.(...) Peut-être serions-nous enclins à passer sur ces abus si, globalement, l'utilité des inspections traditionnelles apparaissait de façon éclatante (...)Ce qui, en revanche, me paraît établi, c'est que des décennies de procédures de contrôle telles que les ont vécues les enseignants de plusieurs républiques ont eu pour effet de créer, entretenir et renforcer un phénomène criant d'infantilisation aux effets encore visibles chez une partie d'entre eux. »

Cet extrait n'est pas issu d'un texte syndical, mais d'un livre écrit par un Inspecteur de l’Éducation Nationale aujourd'hui en retraite.

Si l'on ajoute à cela le dernier rapport de l'OCDE, rappelant que les enseignants français restent moins bien payés que beaucoup de leurs collègues étrangers, on ne peut que demander que cesse cette mascarade d'avancement « au choix et au grand choix » et que tous les enseignants avancent de manière systématique et de façon suffisamment forte pour arriver, pour une fois, en tête du classement établi par l'OCDE...

Quand à la formation, nous rêvons d'une formation innovante, qui va plus loin que les stages de 3 ou 4 jours proposés actuellement, une formation dans laquelle l'enseignant puisse réfléchir sur l'ensemble de sa pratique, ait le temps de la remettre en cause, de discuter, d'échanger, avec ses collègues. Une formation aussi plus ouverte, qui puisse inclure, par exemple, le fait d'aller passer un peu de temps dans la classe d'un collègue, d'assister à une conférence sur la dyslexie ou encore de participer à une formation sur les pédagogies alternatives. Bref, une formation adaptée aux besoins de chacun.

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Published by SUD 61