30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 08:30

Notre intervention est centrée sur les conditions de travail d'une catégorie de personnels que le ministère ne veut plus nommer enseignants ou enseignantes, à savoir les collègues exerçant la soit disant fonction de « coordonnateur » ou « coordonnatrice » d'ULIS.

Pour ces collègues, il est bien évident que leur mission première, ce pour quoi ils et elles ont voulu faire ce métier, c'est d'enseigner auprès d'un public particulier.

La notion de coordonnateur laisserait entendre que la fonction enseignante serait diluée dans un ensemble de tâches diverses.

Avec pour corollaire l'idée que les collègues seraient amené-es à moins enseigner qu'avant.

Et la modification dans le 1er degré de l'appellation n'est pas anodine, passer de classe à unité, ce n'est pas seulement vouloir unifier la dénomination quelque soit le niveau dans le système éducatif.

C'est laisser croire à l'opinion publique, aux partenaires, aux équipes des écoles, qu'il n'y aurait plus de classe, donc plus d'effectif fixe, et cette mystification entraîne de la part de l'administration une volonté, déjà mise en œuvre dans plusieurs écoles de notre département, d'inscrire dans les « ULIS écoles » au-delà de 12 élèves.

Pourtant, la circulaire n° 2015-129 du 21 août 2015 est très claire sur la question des effectifs des ULIS écoles :

« L'effectif des Ulis école, comptabilisé séparément des autres élèves de l'école pour les opérations de la carte scolaire, est limité à 12 élèves. »

La seule correction possible de ce nombre est en outre précisée dans la circulaire à la ligne suivante :

« Toutefois, l'inspecteur d'académie-directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-Dasen) peut décider de limiter l'effectif d'une Ulis donnée à un nombre sensiblement inférieur si le projet pédagogique du dispositif ou si les restrictions d'autonomie des élèves qui y sont inscrits le justifient . »

L'effectif, c'est à dire nle nombre d'élèves inscrits est limité à 12 par le Ministère, et ce nombre peut être réduit.

Sans parler des conditions d'accueil et d'apprentissage des élèves, il en va de la santé, tant physique que psychique, des personnels y exerçant, d'une part de limiter à 12 maximum le nombre d'élèves inscrits dans chacune des ULIS écoles de l'Orne, et d'étudier pour chacune d'entre elles sir l'une ou l'autre des conditions fixées par le Ministère, à savoir le projet pédagogique ou les restrictions d'autonomie des élèves, ne justifieraient pas de limiter l'effectif en deçà de 12.

En ce qui concerne les ULIS dans le 2nd degré, nous demandons également que les textes soient rappelés lors de l'inscription des élèves :

« Le nombre d'élèves qui bénéficient du dispositif au titre d'une Ulis collège ou lycée ne dépasse pas dix. Cependant, dans certains cas, l'inspecteur d'académie-directeur académique des services de l'éducation nationale (IA-Dasen) peut décider de limiter l'effectif d'une Ulis donnée à un nombre sensiblement inférieur si le projet pédagogique ou si les restrictions d'autonomie des élèves qui y sont inscrits le justifient

Et nous demandons également que chaque ULIS école, collège ou lycée bénéficie d'au moins une personne formée, sous contrat de droit public pérenne, pour assister l' enseignant ou l'enseignante d'ULIS dans son travail, sur un temps de service au moins égal à celui de l'emploi du temps de la classe.

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Published by SUD 61